Arts plastiques : retour au musée
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[Musique] [Applaudissements] [Musique] [Applaudissements] m [Musique] [Applaudissements] [Musique] la critique se poursuit je suis en compagnie en présentiel comme on dit deux salles bonne et de corinne rondeau tous deux critiqué maître de conférences en esthétique et nous parlons arts plastiques dans un instant une vaste exposition à pompidou sur les femmes artistes et l'abstraction mais tout de suite entrons dans un nouveau lieu consacré à l'art contemporain à paris la bourse du commerce qui abrite une partie de la collection de l'homme d'affaires françois pinault c'est je suis devenu un bourgeois par la force des choses avec l'hôtel particulier la maison en bord de mer et les clichés de la bourgeoisie je ne crois pas l'être devenu dans ma tête ou pas trop en tout cas il faut se garder d'être sûr de son point de vue considéré que celui des autres n'est pas le bon les larmes a servi à ça ça donne une forme d'humilité de compréhension du monde se voir que tout change tout évolue ce qu'on a aimé ya 20 ans on peut dire c'était petit pas si bon que ça c'est ça ouvre l'esprit ça permet de réfléchir et c'est important bon un collectionneur est un collectionneur j'essaie d'avoir un peu d'avancé sur tout le monde pour acheter les bons artistes est le meilleur de ce qu'ils font c'est pour ça que j'ai visite souvent les ateliers d'abord jeu j'ai besoin de ce contact ces discussions au quai des artistes que je connais je connais même tous d'avis damon je vais commencer à l'acquérir ya presque 40 ans donc avant que des artistes afro-américains ne soit entre lima la mode depuis quelques années qu'elle vienne soir chez aldi à quinze bonnes années je commençais à l'acquérir sur les conseils d'ailleurs david amende si on est heureux à garder un gars chicago qui va polariser les artistes jouent ils ont un oeil d'armandie oui déçu d'être bien avec eux tu ailles voir ce cas là c'est pas mal parce que pour moi les artistes n'ont ni passeport ni couleur de peau c'est de capacité à faire qu'il soit africain denaisiens chinois ou américains ou européens ça n'a pas d'importance dans la mondialisation heureuse entre le louvre et le centre pompidou à paris la bourse du commerce est un monument ancien premier bâti qui date du 15ème siècle puis une halle aux grains circulaire couronné au 19e par une grande coupole d'acier et de verre c'est de l'architecte tadao ando qui a aménagé ce bâtiment classé en classe et pardon ce bâtiment classé en insérant comme une forme d'emboîtement gigogne un cylindre de béton au milieu de la rotonde on circule donc à la fois au milieu de ce cylindre avec au dessus des peintures anciennes qui orne le plafond et puis tout autour dans un système de galeries qui abrite certaines des oeuvres de la collection pinault on va en parler de cette collection mais peut-être déjà votre impression sur le bâtiment sadi bonne c'est un bâtiment ça que c'est un bête un bâtiment qui est un peu vertigineux parce que il effectivement vous l'avez signalé lucile c'est un bâtiment circulaire les skis à skis a introduit tadao ando fabrique une nouvelle circulation c'est derrière une sorte de galerie dans laquelle on tourne et en fait quand on emprunte cette galerie un peu particulière qui est ponctuée par une série de vitrines dans lesquelles on trouve des oeuvres de bertrand lavier y en a 24 et bien à un moment donné on fait on sait plus on se trouve et c'est assez incroyable à celles adhérant tickers l année vo thi quynh yves auger on sait jamais vraiment donc à quelle hauteur on est parent peut exactement ou disons qu'une fois qu'on sort enfin une fois qu'on rentre dans l'espace dans l'espace monumental à l'intérieur du cylindre de béton de tadao ando et quand on en sort on emprunte des escaliers pour se diriger vers les deux étages supérieurs qui effectivement sont un peu suspendue c'est à dire qu'on sait toujours pas où on est et c'est assez c'est assez troublant et c'est peut-être une impression en fait pas désagréable d'être un peu d'être un peu perdu de tourner en rond après on pourra en discuter peut-être ce que ça peut signifier aussi dans la dans la halle dans une pour les cobayes ans de visite de l'exposition effectivement corinne rondeau oui c'est un c'est le je trouve que la structure de tadao ando est tout à fait et est spectaculaire mais aussi humble je trouve elle a cette manière d'élever la partie circulaire d'un bâti qui a une vous l'avez dit une valse et du bois du fer et du béton je trouve qu'il ya une volonté de magnifier en fait la dimension de l' architecture utopique du du de la reprise lorsqu'il ya eu cette architecture de verre et qui a donné lieu à la halle à bours au commerce de commerce et je trouve que le savoir-faire métalliques notamment en france donc il ya une volonté je crois de maintenir aussi du savoir faire à l'intérieur des certitudes que vous avez dit classés et je trouve qu'en fait il a une manière très élégante de se mettre autour du bâtiment de ne pas le toucher sauf pour faire des passerelles cirque on s'élève on s'est même d'ailleurs pas comment on s'élève ça qui est très étonnant est en fait cette architecture qui est très visible en son centre est complètement disparaissant tu dansais périphérie qui donne accès au bâti ancien alors ça je trouve que c'est une très grande réussite après il va falloir qu'il se trouve chaque fois une très bonne pièce centrale oui parce que c'est on serait très vaste quand on arrive à l'intérieur du cylindre de béton bon là en l'occurrence sur ça fonctionne ça on va en parler de ce qu'on voit au milieu mais en effet tous à tous vides ou alors si on remplit trop ça risque de gâcher un peu larchitecture sa part assez compliqué à occuper comme louis c'est compliqué en même temps comme c'est un mur de béton qu'il trouvait il ya quelque chose comme une une dimension de l' architecture presque renaissante c'est ordonné ces géométriques donc c'est il ya une rationalisation du du mur dans l'espace lui-même circulaire qui est une forme parfaite donc effectivement à cet endroit de cette forme parfaite il peut y avoir un certain nombre de d'événements parce que l'oeuvre d'urs fischer qui est dans cet espace qui est tragique et gigantesques on peut le dire qui me fait penser moi des lieux comme à rome le panthéon par exemple ses formes circulaires ou vous avez des mètres de haut vous vous élevez la tête vous avez le 19e siècle et peint au dessus de la structure puisque le la lumière est naturel assez et ni talent et aux fischer je trouve que c'est très mal à expliquer ce que c'est alors oui c'est cher c'est une reproduction de l'enlever la lèvre l'un des abymes qui est ancien et puis tout autour vous avez un ensemble de fauteuils qui sont à la fois d'origine africaine et fauteuils d'avion de bureaux mais en fait tout ça est ancien tout y compris un artiste qui est dans les étages singler et qui est un ami de urs fischer et tout ça est ancien et il ya des mèches à plusieurs endroits et en fait pendant la durée de l'exposition ses sculptures vont fondre ce qui fait que vous avez là à la fois une magnificence des objets dans leur la spatialisation dans la scénographie et en même temps l'oeuvre est en transformation puisque deux formes érigé elles vont se retrouver à la fin complètement désintégrée mais pas pour dire qu'il ya une disparition pour dire il ya une transformation de la forme est d'aller à dimension informel donc on passe de la qualité je dirais d'une beauté ou d'une fonction et d'un couvent faire disparaître ces éléments dans la pure matière dans laquelle ces choses ont été faites c'est assez troublant d'ailleurs parce que cette statue est enfin surtout de loin on a vraiment l'impression du marbre de du caractère absolument solide et posé en plein milieu d'une retombe dans une grande statuaire classique en marbre de c'est assez étonnant pas je pouvais pas imaginer que ce soit le tas siens oui c'est étonnant et en même temps c'est ce qui fait aussi l'intérêt de du processus on s'alimente l'impression est d'autant plus vous l'avez signalé effectivement on quand on arrive quand on entre dans cette danse est retombé si on ne sait pas si on n'a pas lu le psy cartel qui indique qu'il ya des flammèches qui peuvent qui peut-être mettre en danger d'ailleurs c'est assez c'est assez singulier c'est à dire qu'il ya si on voit ce petit panneau on sait qu'il ya quelque chose qui va se passer ou qui est en train de se passer est qui et qui a une espèce de dangerosité qui est peut-être aussi singulière dans une danse du commerce mansart en pot à peut-être y revenir mais effectivement c'est c'est un trompe l'oeil en fait est ce cette dimension-là de transformation comme vous le dites corinne qui vise quand même à la destruction malgré tout on c'est à dire qu'en fait il ya de la figure de la marelle à la figure dame oui il ya la transformation de la matière c'est c'est très cartésien pour le coup mais mais c'est aussi quand même la destruction de quelque chose qui est de l'ordre de la représentation en fait c'est à dire et puis ce qui est ce qui est singulier aussi c'est cette entrée dans quelque chose qui reste de l'ordre du classicisme c'est à dire c'est une statuaire classique et puis au fond il ya un retournement c'est à dire que un retournement presque temporel en fait de la prévention qu'on peut avoir des oeuvres entouré de ses chaises et puis c'est une temporalité qui s'inscrit dans le l'ouverture puisque c'est le titre de l'exposition ouverture et et qui va aussi avec le dialogue qu'on entendait tout à l'heure de pino il ya un dialogue et donc il ya une durée de vie de cette collection à travers la relation qui lie les artistes et je pense que cette dure est un être impliqué à l'intérieur de cette oeuvre phare et de ceux de la magnificience de l' architecture de tado world il a beaucoup de choses à montrer françois pinault il a déjà ouvert deux lieux pour présenter sa collection d'art contemporain à venise là ils bénéficient plutôt de larges espaces moi je m'attendais ajustements dans les galeries de plus petits espaces en fait c'est quand même très très très grand il ya un lieu pour des installations vidéo et sonore tout en bas au sous sol il ya des galeries on en a parlé qui sont plutôt consacrer à la peinture et aux installations au milieu et puis quand il ya de la photographie c'est du moins ce qu'on peut voir pour le moment je ne sais pas ce sera classifié comme ça mais la salle est à peu près peut-être par souci pédagogique corinne rondeau on va peut-être commencer par ce qui vous a le plus intéressé parce que c'est très hétérogène on va évidemment pas parler de tout parce que c'est comme si on entrait dans un lieu avec plusieurs expositions choisissez peut-être écouté je sais ce que ça lui a parlé d' avis neutre et je partage absolument ce choix qui est remarquable et je dois dire qu'on n'a jamais vu autant parce qu'on en voit très peu donc je laisserais cette parole à mon ami salies j'ai trouvé que en bas l'oeuvre de tarek atteint wii qui est un sorte de post qu'edge avec cette musique fait avec des la fragilité des bouts de bois de la musique de la céramique dans un plateau très bas comme ça près de ce grand amphithéâtre acebo qui sera réservé au cours de ce colloque de lier un achat puisqu'il ya du partenariat intéressant les cours d'été de l'école du louvre mais aussi à toute la jeune génération qui n'est pas pris par l'institution donc on voit bien qu'à une volonté quand même chez pinault dravet d'ouverture dite d'ouverture mais qui est lié à des instituts jay bien alors je veux dire la ja ja du double cartel donc voilà et puis bon moi je parlerais plutôt de mariam camp qui est une artiste qu'on voit très peu ou de plus en plus on va dire qui est une artiste suisse que j'avais découvert par le biais d'un ami alain tillot centre culturel suisse qui travaille avait le corps son propre corps je trouve qu'il ya une autant je trouve qu'il ya beaucoup de peinture qui ne m'ont qui m'ont pas plu du tout dans le choix de pino autant je trouve que là ils arrachent un peu les murs parce que myriad qu'un donc c'est figuratif mais c'est aussi étrange c'est fait avec son propre corps le corps d'une femme c'est une manière pour elle de s'intéresser aux échanges entre l'image et le spectateur de renouveler en face à face avec des tableaux qui sont pas simples c'est toujours une taille à peu près à l'échelle de son corps donc il y avait il ya de la sexualité il ya une brutalité de la couleur et je trouve que là il est c'est une peinture qui et qui très très singulière dans le courant de ce qu'on peut voir dans la peinture et je trouve que là bas pour le coup je me je suis ravi d'avoir eu cet ensemble de collections parce qu'il faut rappeler que chaque salle est un ensemble d'oeuvres est pas une oeuvre unique chaque et ça c'est très intéressant de dire le dialogue c'est une durée dans laquelle il y à des choix qui se font au milieu d'un ensemble plus vaste qui celui de don qui a une vraie expérience je dirais du corps et du regard chez marianne cac et qui est pour moi le point d'orgue de ce qui est montré en peinture dans les étages vous vouliez par les salles de david hammons que françois pinault disait acquérir depuis des années désormais puisque c'est un artiste qui est qu'il a commencé à acheter dans les années soixante dix et qui travaille beaucoup sur la récupération dont il vient de darlene qui est afro-américain c'est vrai que c'est un des plus grands espaces en des plus fournis en terme de deux oeuvres à quoi ça ressemble oui c'est une sorte de mini rétrospective alors avant de rentrée plus précisément dans le détail de cette cette exposition en soit à l'intérieur de l'exposition de cette ouverture de la de la collection pinault puisqu'elle rassemble quand même une trentaine de pièces qui est extrêmement rare david a month en fait ce qui m'a semblé particulier c'est que c'est peut-être cet ensemble d'oeuvres qui résistent le mieux à cet effet de circulation à tous les sens du terme qu'on a dans la colère d'un pinot c'est-à-dire connaissent de poser il ya des jeux de circulation qui sont d'une oeuvre à l'autre des jeux de circulation qui sont sur des motifs qui sont sur des effets de renvoi c'est à dire un corinne rondeau la halle a évoqué tout à l'heure il ya la figure par exemple dans la dans la rotonde de de ceux de ce peintre qui s'appelle ce single est qui et qui est représenté par urs fischer et puis qu'on retrouve en fait al étages qui lui même représente ses propres amis donc en fait il ya des jeux de circulation constant entre tous les artistes est finalement le seul qui résista qui résistent à cette entrée dans le jeu de circulation eh ben c'est david hammond et il y résistent aussi parce que parce qu'il a une oeuvre qui est extrêmement forte et qui est qu'ils jouent aussi de sa propre disparition et donc il ya une oeuvre qui scelle dans par laquelle on entre dans son travail c'est une vidéo qui a l'air d'être une sorte de plan fixe sur une structure métallique qui était en fait une structure des prisons des cellules en fait de prison dans le dans lesquels évidemment bien sûr beaucoup d'afro américains sont sont enfermés et donc on a simplement sa structure métallique et puis on voit abandonné david avant ce qui arrive et puis qui se met à souffler et à projeter des choses et a craché et donc cette vous l'avez évoqué lucile il ya un travail autour du déchet de la récupération de la poussière qui est aussi très belle parce qu'il ya des des bodys primes ce qui se fait avec de la poussière avec la colle et et quand on traverse exposition on retrouve à la fin en fait cette structure métallique qui dans une salle qui est l'ancienne salle des sa perte n'est pas perdu et il m'a semblé aussi que ce qui apparaissait finalement c'était quelque chose qui était de l'ordre la disparition du corps alors on sait bien que cette question la disparition à l'intéressent françois pinault mais là elle est vraiment mise en oeuvre et elle se retire en fait du flux presque commercial ob kiki celui de la delà de la collection de la bourse de commerce je me remets pas quand même de la fête qu'on garde ce nom dans un bâtiment consacré une collection privée mais bon c voilà c'est mon salon bleu ça ça va être peut-être un problème en tout cas on y reviendra parce que c'est vrai que c'est très riche et il ya beaucoup d'expositions mais c'était une première approche de cette bourse du commerce pineau collection qui ouvrira donc au public demain le 22 mai j'ajoute que l'entrée sera gratuite les trois premiers jours [Applaudissements] france culture la critique lucile comeau [Musique] dans quelques instants elles font l'abstraction au centre pompidou met tout de suite le coup de coeur rapide je lui fais confiance et de corinne rondeau pour une exposition à la fondation carmignac oui fondation carmignac le soleil l'accolade la côte d'azur il ils n'ont alors la mer imaginaire d'une exposition à la fondation carmignac de crise sharp à porquerolles à porquerolles qui a écrit aussi un petit luxe appelle la cité des châteaux de sable et j'en parle parce que d'abord il ya des petites illustrations de thèmes joue jane et qui sont formidables spitex et simple qui est autour de l'histoire de châteaux de sable mais et puis toute une aventure de personnages qu'on rencontre qui sont de la mer un crabe homard etc mais qu'on retrouve dans l'exposition qu'il fait dans ce bâtiment absolument formidable puisque vous savez que peut-être le les salles se retrouve sous un niveau d'eau est donc en fait vous avez une ouverture génitales avec de l'eau qui vient troubler le sol et à l'inter de ça vous avez effectivement un parcours autour de cette mère imaginaire et cette mer imaginaire où il ya du il ya du gabriel orozco des sculptures comme ça comme des eaux face à un henri matisse de la polynésie le ciel qui jouent en termes de forme il ya d une salle un peu plus historique avec des films de pain levé qui avait fait des films de de animalier avec un petit paul klee merveilleux vous avez des choses aussi qui renvoie à une question de la mer imaginaire qui est aussi la mère qui disparaît donc comment on met en oeuvre cette disparition puisque j'ai découvert grâce à la prolongation de l'exposition le travail au fort sainte agathe de nicolas floch qui démontre en fait il fait des photographies des bords marins notamment il ya une production à port cros et il démontre en fait avec des scientifiques notamment que ce qui disparaît dans la mère disparaît cette fois plus vite que sur terre donc ses photographies noir et blanc sur la hauteur de ce fort sainte agathe où j'ai failli m'en volée par le mistral mais ces photographies noir et blanche qui sont comme des documents et puis tout cette couleur avec les films de pain levé une sorte de transversalité et puis ces oeuvres pérennes qu'il ya dans le jardin des miroirs de gpn des sculptures de tête de goran dit 'non' mais aussi à l'intérieur il y aller sans poisson de beauce nauman qui sont à faire pipi dessus parce qu'en fait ça fait tellement de bruit qu'on se dit que grosso modo il ne veut pas qu'on oublie que le monde animalier existe donc il ya une sorte de voyage comme ça à faire et puis les porquerollais sont adorables on y mange un poisson investi et tous les gens étaient formidables j'ai adoré ce moment très bien mais on va y aller merci beaucoup corinne rondeau c'est à la fondation carmignac donc à porquerolles france culture la critique le seul coup nous concluons cette critique avec une grande exposition au centre pompidou qui est accompagné d'un grand catalogue elles font l'abstraction la commissaire et christine marcel des dizaines de salles des centaines d'oeuvres toutes créées par des femmes toutes travaillant donc l'abstraction et sur de multiples supports peinture sculpture descend textile chorégraphies costumes etc l'exposition donne un peu le tournis dante il ya à voir elle ouvre avec une citation de hans hofmann adressé à l'artiste licra isner je la cite cette peinture est tellement réussie qu'on ne la croirait pas dû à une femme manière ironique de lancer cette expo gigantesque et transnationales qui écrase dans le nombre ce genre de préjugés et ils vont croiser je cite quelques noms parmi les 10 yens des dizaines pardon sonia delaunay terc germaine dulac louise bourgeois lucinda childs tania mouraud corinne rondeau comment est ce que vous êtes rentré dans ce labyrinthe extrêmement fournie mais j attends avec une joie inouïe d'abord parce que j'ai trouvé qu'il y avait une volonté tout de suite de nous mettre ailleurs puisque les femmes qu'on a oublié du la fin du 19e siècle ont travaillé l'abstraction à travers le spiritisme qui a beaucoup compté en europe mais aussi en russie avec helena blavatsky qui a été à l'origine de toute la théosophie qui a marqué kandinsky malevitch mondrian etc et j'en passe bâle a notamment aidé à lyon il ya des traits qui sont faits à l'aquarelle elle est dans des séances de spiritisme elle parle avec les morts et donc vous avez comme ça ces tableaux qui sont très ornements tout pourrait dire et qui nous ramène finalement une expression abstraite beaucoup plus tardive mais qui est déjà là un peu score de fonds dans une espèce d'expérience en effet ce dos mystique qui est commune à plusieurs artistes commune en fait à l'abstraction donc en fait sa gt gt très très très stimulés par par cette première étape notamment aussi par ses plus de 100 femmes dont on n'a le portrait parce que c'est une manière de rendre à la visibilité dans un de visibilité des femmes dont un n'a pas le visage il ya des tas d'artistes que je ne connaissais pas donc il ya vraiment une volonté et puis j'adore le titre elles font l'abstraction c'est un mot qui est au présent c'est pas une manière de dire l on fait là l onf et l'abstraction genre on les a oubliés c'est pas du tout nostalgique c'est pas du tout une sorte de deux fronts militants c'est au contraire voir en fait la lecture que les femmes ont fait à l'endroit où pouvait s'ouvrir une nouvelle forme artistique c'est aussi comme vous l'avez dit l'abstraction à travers d'autres domaines que celui de la peinture et de démontrer effectivement que la dimension de l'abstraction ce n'est pas que la géométrie ce n'est pas que ce qu'on a l'habitude de voir mais c'est aussi commencer par réintégrer le spiritualisme et l'ornement donc je trouve que la scénographie qui est ouverte comme vous le dites puisque chaque salle est ouverte sur les bords pouvait passer à droite ou à gauche peu importe ce labyrinthe est une manière de dire il n'y a pas de ligne parce que la ligne a été déjà brisé et je trouve cette manière de circulation est tout à fait justifié là pour le coup c'est vraiment une expo une expérience d'ouverture salut bonne ouverture mais qui peut être perturbant de pardon je rebondis c'est à dire qu'il peut justement noyer un peu moins châtié qui s'y promènent moi je me suis un petit peu dépassé par les événements mais c'est aussi peut-être parce que j'y étais presque seul le musée n'avait pas encore ouvert et que je me sentais très écrasé par le nombre de pièces scène alors effectivement il ya quand même il faut le dire 500 blessés incroyable et non il ya 115 artistes et le propos de l'exposition qui est qui et foisonnant qui est extrêmement riche qui est extrêmement colorés qui est extrêmement joyeux aussi et c'est l'une des choses qui est qui et qui très très agréable notamment dans toute la première partie de l'exposition même si c'est difficile de parler de partie mais en il ya quand même une sorte de parcours c'est à dire qu'on suit il ya 42 salles mais on suit on suit c'est un parcours chronologique tout à fait on démarre en 8,5 19e siècle effectivement avec 7,7 artistes que je ne connaissais pas non plus qu est merveilleuse ans m georgina automne l'anglais et qui est vraiment cessé ses dessins sont absolument fabuleux et puis et puis on parcourt comme ça on passe de deux salles qui sont construites entre il ya parfois des focus qui sont des focus sur des artistes en général sont des artistes qu'on connaît en fait qu'est-ce qu'on connaît déjà dont on connaît le travail et puis il ya des salles qui rassemble en fait aussi des causes écoles mouvement les écoles des mouvements et le propos de l'exposition c'est quand même et s'est déclaré comme tel d'ailleurs une exposition de révision de l'histoire de l'art qui consiste à des hiérarchies zh et les arts et c'est une des choses aussi qui est merveilleuse et que et que je sais pas si elle nous l'apprend cette exposition met en tout cas elle nous leur montre c'est que en fait les femmes part peut-être par histoire ou par nécessité ou par choix ou par contrainte sont sans doute moins soumise au mythe du grand artiste comme en ce moment on parle beaucoup du grand écrivain mais il ya aussi ce de ça et donc elle les artistes présentés dans l'exposition s'autorise au fond à occuper d'autres espaces de travail et de penser d'autres territoires et par exemple ça a été évoqué à au delà de la peinture de la sculpture du film de la photographie il ya des tapis il ya des tissus il ya des couvertures de livia des couvertures demers au courant des costumes de gaga connue qu'une magnifique les maquettes de théâtre il ya des vies des meubles des meubles des de même de la conception de scénographie d'architecturé au civ il ya une espèce de pluralité où l'abstraction ce n'est pas effectivement des formes géométriques sur un tableau mais c'est c'est ça peut se trouver à tous les endroits et les espaces de du travail et notamment et c'est ce qui me semble aussi manifeste c'est que on a beaucoup dans les années 60 réfléchis c'était une phrase de capreau à l'art et la vie confondues bas on voit qu'en fait dès le 19e siècle les femmes elles sont dans ce travail là qui est une manière à travers l'abstraction un de fer se confondre l'art et la vie oui c'est intéressant ce que vous lisiez d'ailleurs il ya une citation qui arrive peut-être un peu tard mais qui articule vraiment la question du genre et la question de la zone de l'abstraction de manière dynamique qui est alors je sais plus de qui est la citation mais elle explique que je la paraphrase que en gros on fait de l'art abstrait nous les femmes contre l'art un peu contre la fatuité de l'homme artistes de l'évidence de l'art qui se donne comme tel et je trouve cela s'articule peut-être l'intérêt vraiment de l'exposition qui jusque-là peut paraître peut-être trop foisonnante et peut-être pas assez dynamique après vous entendre en parler me donne plus de clés sur à la fois le prisme de l'abstraction pour penser le genre et le prisme de jours pour panser l'abstraction mais c'est pas nécessairement une évidence je trouve quand on rentrait peut-être ça aurait gagné à dynamiser ou problématiser autrement corinne rondeau oui mais parce qu'un feu c'est pas la question du genre qui est dans l'excès braillon c'est vrai et c'est quand elle intervient que ça m'intéresse plus mais du coup ça y est c'était le personnel voyez c'est des questions génération cher lucile non parce que je trouve formidable cette exposition mais vraiment je je je alors et je trouve que c'est une exposition qui lui paraît pas pardonné moelleux du terme parce que c'est quelqu'un qui choisit d enfin les commissaires l'a notamment christine macel c'est quand même quelqu'un qui va choisir des artistes qui à la fois sont contre une dimension féministe un qui dit bah finalement lars eller il n'y a pas de sexe des critiques aussi comme lui si l'eee pad qui ont fait des expositions et qui sont aussi en jeu c'est aussi une manière de dire l'art est d'abord une pratique et on a des pratiques et ça c'est génial parce que ça excusez moi du superlatif mais parce que ça signifie que et tout le monde l'art est aussi d'abord et avant tout à partir de ses avants coeur de keane sdd des artistes qui se met en danger en risque avec des pratiques qui font qu'il ya des pionniers et des pionnières et ce qu'on a enlevé ses des pionnières et donc finalement on voit bien l'éclairage cas des femmes qui ont amené suspicieuse spiritualisme pour des raisons peut-être culturels comme les photographes on avait vu ça avec les femmes photographes à orsay où elle faisait du photomontage de manière amateur c'était des bourgeoises mais finalement la question du collage et de la photo était déjà chez des formes pour des raisons qui étaient l'excellence c'est comme si donc les pnc ça voyez et là je trouve que d'un coup dans le foisonnement des pratiques vous avez une mise en écho des pratiques entre elles skiff et des nationalités aussi où vous pouvez voir une pakistanaise qui ressemble à une américaine et qui ressemble à une autre américaine vous avez amené ce martin lucinda jane en plus ils ont choisi lucinda childs et trisha brown qui sont les deux antipolis toutes deux chorégraphes de chorégraphes qui sont à l'opposé mais qui en même temps sont à l'endroit juste enfin je trouve qu'il ya des choix qui sont et c'est pas ivre einer sont pas les chercher des alors il ya des artistes qui sont connues mais je trouve que cette volonté de l'exposition et c'est là que je la trouve gonflé c'est pas d'enfermer la fin de la représentation de la femme ont dit tout le temps les femmes elles brodent est bien quand vous avez du chili laïque ce qu'on a retrouvée qui travaille avec du tissage qui ben oui mais non mais je veux dire que d'un coup ces deux là c'est de la pratique envoyé avec des fils et c'est plus une femme qui brode et je trouve aussi que l'accrochage est d'une élégance et parfois d'une grâce absolument extraordinaire et moi je suis fan de cette artiste que je connais pas dora morère timing variations autour d'un jet ces derniers vous l'apic édition vous avez un mondial ça m'a fait penser à une artiste photo alors ça ressemble à quoi elle sert à ressemble à quoi dit man parce que moi je me serais bien si une artiste en fait qui se fait filmer habillé tout en noir y est le pli de manière tout elle plie un drap et elle va le recommencer à le pilier cette fois chaque fois et aimée elle va inscrire une multiplication à chaque plan de ses sept pliage donc elle pliant 2 qu'elle plie en 4 puis elle pliant 8/10 et chaque fois vous avez une multiplication amy sas est prodigieusement merveilleux pour rester 20 minutes bah du coup vous êtes resté 28 heures dans l'express et 20 minutes devant chacun sa librairie c'est une c'est une exposition extrêmement dense et il faut prendre le temps parce que parce que c'est une vraie traversée de l'histoire de l'art en fait tout simplement et c'est ça qui est magique et magnifique aussi c'est à dire que l'on traverse histoire de l'art je pense aussi qu'on peut ne pas se poser la question de savoir si ce sont des femmes et c'est à dire qu'elle travaille en tant que femme parce qu'en fait c'est des oeuvres qui qui sont qui ont qu une puissance telle qu' elle qu'elle dépasse cette question du genre et il me semble c'est aussi un des indes et fils qui traverse exposition j'ai été effectivement vous évitez cependant donc non sans les quitter son l'éviter mais mais effectivement la question du tissage d'ubs rodage d'ailleurs ce que ce que j'évoquais tout à l'heure avec cette multiplicité de pratiquants fait qu'ils sont qui sont qui sont abordés parce qu'eux aussi soient parce qu'il ya une impossibilité je ne sais pas des histoires d'ateliers qui sont racontées d'ailleurs soit dans les cartels soit dans le qatar dans certains voient la rumba hausse les femmes à marier très souvent cantonné entre guillemets au textile de hilla est la leur zèle à l'artiste qui justement était là mettre date l'atelier de tissage du baou celle d'il ya une ti sache qui absolument magnifique vraiment avec des formes géométriques et qui est fascinant à côté il ya un tapis aussi d'une autre artiste qui s'appelle arndt qui a ses merveilleuses guerre trou tarn ce qu'est un tapis nous et qui est une succession de carrés colorés effectivement doha morère mangeant le aussi un gros gt gt absolument fasciné par cette vidéo j'ai trouvé ça merveilleux et très très beau et puis et puis on finit peut-être c'est assez assez touchant aussi cette manière dont on finit sur l'abstraction cosmologique d'un groupe collectif qui s'appelle à piquer ta groupes aborigènes d'australie et qui presque en fait on remet en route cette question du spiritualisme et qui est très bon aussi prenez du temps pour aller voir cette exposition elles font l'abstraction la commissaire c'est christine macel c'est au centre pompidou à paris jusqu'au 23 août prochain et c'est aussi un très grand catalogue très documenté publié par les éditions du même centre pompidou la critique c'est fini pour aujourd'hui merci beaucoup à vous comme une ronde au mercy salies bonne à la réalisation à la préparation pardon de l'émission c'est aïssatou ndiaye et boris pinault à la réalisation c'est bien sûr père et le gras et à la technique aujourd'hui anthony thomas leçons vous pouvez réécouter l'émission en vous rendant sur le site de france culture il vous pouvez également vous abonner au podcast de la critique sur l'application radio france lundi vous retrouverez olivier giesbert et la grande table quant à nous on se retrouve la semaine prochaine pour une critique consacré au cinéma et à la littérature entre autres le dernier roman de javier cercas et une exposition wang bing
Alain Pompidou