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videoyoutube.com· 10 juillet 2026

Arc 1825 veut relancer la verrerie made in France

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Pas de calais chez Arc 1825, le verrier historique qui a changé son nom avec sa reprise en mars dernier aux manettes désormais de Simoté Durand qui est l'arrière-petit-fils du patron emblématique à une nouvelle stratégie. Après la suppression de 700 emplois, le verrier espère retrouver un nouveau souffle. Reportage de Nathan Coquampo.

Rien ne peut éteindre le rouge flamboyant du verrier Arc. 24h sur 24, 7 jours sur 7, plus de 1400 degrés sont nécessaires pour faire pleuvoir des gouttes de verre couper, souffler, étirer dans un balai d'eau et d'acier. Et atteindre un verre inspiré de ceux d'il y a 20 ans.

Arc renoue avec le haut de gamme, avec le cristal ou plutôt le cristallin, sans plomb. Depuis le mois d'avril, Nicolas Mott, le directeur des opérations, surveille la production et le succès est déjà au rendez-vous. On a produit 300 et quelques mille pièces et un chiffre d'affaires de 650 000 euros.

C'est retrouver notre vraie nature, on avait abandonné le cristal dans les années 2000, on est fiers d'y revenir. On a rendu ça possible grâce à une maîtrise technique et technologique. Notamment grâce à ce laser. 500 000 euros d'investissement, des verres à vin à destination des restaurants étoilés un peu partout dans le monde.

Arc, c'est 40% de vente à l'export. Pour challenger les concurrents, l'innovation est au cœur de la stratégie du groupe. On va aussi aller chercher par exemple de l'opale culinaire, de l'opale culinaire coloré.

Nous sommes en train de développer aussi des nouvelles couleurs qui vont nous permettre de nous différencier. Il y a pas mal de recherches et de développement pour sortir de nouvelles couleurs. La nouvelle couleur dont on parle c'est 6 mois de travail.

Mais la situation reste compliquée pour Arc. Son nouveau patron Timothée Durand reprend un héritage et un site français avec de la casse. 500 départs volontaires, 200 contre 1.

Pas le choix face à la hausse des prix, mais surtout face à la concurrence asiatique qui oblige à se défendre. On connaît très bien les coûts en Chine puisque nous avons nous-mêmes une usine en Chine. Et on sait que les acteurs chinois en Chine ont des coûts bien inférieurs aux nôtres en Chine.

Et donc on est en train de monter un dossier avec nos concurrents européens pour viser à vérifier s'il n'y a pas du dumping. Les 600 millions d'euros de chiffre d'affaires l'an dernier ne sont pas assurés cette année. Arc doit aussi se projeter à plus long terme et devra se décarboner un jour.

Aujourd'hui, deux fours sur cinq sont électriques. La technologie existe, elle a été développée en interne. Mais le contexte économique ne permet pas d'avancer pour le moment selon le patron.

Un point qui reste entier, c'est la différence de coût entre l'électricité et le gaz. Aujourd'hui, le gaz est moins cher, même s'il fluctue beaucoup plus. Et ça nous amènerait à avoir des coûts de production qu'on estime de 5 à 6 % plus chers en passant à l'électricité.

Et ça, c'est un vrai sujet. Parce que nos clients aimeraient avoir des produits plus vertueux, mais ne sont pas prêts à payer plus cher. Timothée Durand poursuit les discussions avec les énergéticiens, Bercy, l'Europe.

Mais il appelle aussi à avoir des avantages face à ces concurrents qui, eux, resteront au gaz, comme des barrières douanières pour une concurrence juste, et ainsi ne pas éteindre une flamme qui fait vivre plus de 2 800 salariés. Merci. Merci.

Merci.