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Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 26 octobre 2026 22 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleRetraitesÉducation & recherche

LE COUP DE GUEULE DE THOMAS PORCHER : LES VRAIS CASSEURS SONT AU POUVOIR !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:41OuverteÉludée

    Peut-on chiffrer la casse matérielle des manifestations ?

  • 3:25OuverteRéponse directe

    Pourquoi les médias amplifient-ils les coûts des manifestations ?

  • 7:20OuverteRéponse directe

    Pourquoi 32% du budget de l'éducation sert aux retraites ?

  • 12:52OuverteRéponse directe

    Comment Macron compte-t-il éteindre la colère sociale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Il y a eu des cadeaux fiscaux qui ont été faits à des gens qui n'en avaient pas besoin, les plus riches, les grandes entreprises. »
  • 1:41Chiffre
    « Si on regarde plus récemment en 2023 une semaine des meutes ça coûtait 1 milliard d'euros. »
  • 4:33Fait
    « Les gens manifestent pour une meilleure répartition des richesses. »
  • 6:15Chiffre
    « Les salaires des enseignants ont fortement baissé, ce qui fait qu'il y a eu très peu d'attractivité, que parfois il y a des concours où il y a eu 75 % de moins de candidats. »
  • 7:20Fait
    « La violence économique est la première violence et il y a pas de violence dans la rue sans violence économique. »
  • 14:52Fait
    « Le système scolaire reproduit les inégalités. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Il y a eu des cadeaux fiscaux qui ont été faits à des gens qui n'en avaient pas besoin, les plus riches, les grandes entreprises. Donc l'économie a fonctionné pour une minorité ces dernières années et pas pour la majorité. Une fois que l'on a fait ce constat-là et que ça a duré depuis 30 ans, la vraie question qu'on doit se se poser, c'est [musique] euh comment les gens ont pu être aussi calme aussi longtemps ? La violence économique est la première violence et il y a pas de de violence dans la rue en violence économique. Bonjour tout le monde et bienvenue dans l'instant Porsché saison 6.

Une fois n'est pas coutume, on est là avec Thomas et on est ravi hein pour détricoter tous les discours qu'on entend autour de nous et il y en a du travail. On est à quelques mois maintenant de l'élection présidentielle et c'est difficile de faire le tri mais on sera là tous les lundis pour vous accompagner dans ce flow d'information et parfois de bêtises. Vous le savez, le média est un média libre et indépendant et ne vit que grâce à vous. Pour assurer notre survie jusqu'en 2027, on a besoin de vous à partir de 3 € par mois sur capsurd.v.fr. Bonjour Thomas. Salut Lisa. Content de retrouver le le public du média là. Très content. Très heureux. Merci. C'est parti.

1:02
Non speech

[musique]

1:05
Locuteur

Cette rentrée est très chargée, hein. Ça fuse de partout. Mais pas de panique, on est là pour vous aider. On va vous débunk trois petits sujets aujourd'hui où l'on entend un peu tout et son contraire. Enfin, surtout le contraire. Tout d'abord, malgré les centaines de milliers de manifestants dans la rue avec des revendications claires et répétées depuis des années, devinez ce qu'on retient du 17 octobre. La casse alors non pas la casse des services publics du dos des ouvriers tués par le capitalisme ou des bouches ou œil arrachés des enfants devant leur lycée. Non la case de vitrine et de bâtiment c'est Noël chez ces news. Les coûts sont énormes.

Mais il y a d'abord un premier type de coût que tout le monde comprend c'est évidemment le coût direct de ces pillages de ces sacages. Bien entendu, si on se réfère par exemple à l'épisode l'épisode des gilets jaunes, ça vait coûter 900 millions d'euros. C'est bon 2018 2019. Si on regarde plus récemment en 2023 une semaine des meutes ça coûtait 1 milliard d'euros. Et là quand on voit ce qui s'est passé effectivement on peut estimer que d'ors et déjà le coût direct est autour des 1,5 milliards d'euros. Donc c'est déjà énorme. On dépasse évidemment tous les compteurs.

Alors évidemment certains se disent "Oui mais sont les assurances qui vont rembourser alors ils vont déjà pas rembourser tout et puis ne l'oubliez pas c'est qu'ensuite il y a des impacts notamment sur les cotisations assurance c'est reporté donc à la fin c'est toujours les français qui payent." Thomas est-ce qu'on peut vraiment chiffrer la casse matérielle comme ça là ? Non, on peut pas la chiffrer euh sur une année. Enfin, là, on est parti, on voit bien qu'il y a un effet film d'horreur, c'est-à-dire qu'on part de quelques quelques dizaines de millions puis on arrive à à plusieurs dizaines de milliards. Euh Marc Toiti nous dit "Ça un festiv, c'est une horreur économique." On nen sait rien.

En fait, quand on regarde les anciennes grèves, on se rend compte qu'effectivement, il y a un impact sur le trimestre où il y a eu des grèves qui se situent entre 01 et 02 points de PIB qui a un impact réel, mais il y a un effet de rattrapage. Après, si vous vouliez acheter par exemple des meubles et qu'il y a une grève, vous allez l'acheter le mois d'après. Alors, il y a il y a pas il y a il y a effectivement toutes les pertes qui ne sont pas compensables. Si vous allez au restaurant, vous allez pas consommer deux fois plus de steak un mois après.

Mais globalement, on se rend compte que sur une année, les pertes sont quasi quasi nules et l'impact en terme de hausse d'impôts qui devrait financer ces pertes n'existe pas. Donc, il y a une volonté très clairement d'affoler les gens avec des chiffres énormes pour leur dire voilà c'est catastrophique donc il faut augmenter bah la répression face à ces mouvements de grève et face à ses casseurs. Oui. Oui, on entend là il fait il essaie de faire peur parce qu'il dit les Français qui c'est à la fin c'est les Français qui vont payer les assurances pourront pas tout rembourser et cetera. Ouais.

En fait il y a trois Alors ce qui est ce qui est dingue c'est que ce discours qui a été tenu par Marc Toi sur ces news a été tenu quasiment par tout le monde y compris sur le service public. C'est d'abord les dégâts matériels évalués, les pertes pour les commerçants et on veut bien le comprendre qu'individuellement pour un commerçant c'est très difficile. Ensuite, il y a les pertes d à la hausse des franchises des assurances. Alors ce qui est marrant c'est que sur BFM TV, on a invité le patron des assurances à ça comme si le mec c'était quelqu'un qui aidait les gens alors que en fait non, il va augmenter les franchises, il va faire son métier d'assureur quelque part.

On peut pas dire que c'est quelqu'un qui aide les commerçants. Donc on mesure après la hausse des franchises et l'impact d'assurance et après l'impact sur les spreads, c'estàdire les taux d'intérêt qui augmenterait en milliards dans dans le budget de l'État. Donc on fait trois impacts comme ça alors que en réalité il y a un impact effectivement de perte d'activité très clair on est d'accord mais souvent un effet de rattrapage qui est après et ça ça s'est vu dans toutes les grèves, des gilets jaunes, les grèves de 95 où quand même il y a pas eu de transport pendant un mois et à l'époque il y avait pas internet et cetera. Donc quand on pouvait pas aller travailler au travail, c'était mort.

Donc on on a vu que sur toutes ces grèves là, il y a eu un effet de rattrapage et que l'impact est est est nul ou ou très proche de zéro. Puis c'est pas comme si c'était le but de mobilisation en fait, de montrer que si le peuple s'arrête, bah le pays s'arrête aussi. C'est ça. C'est que derrière alors déjà effectivement et derrière il faut comprendre en fait pourquoi aussi les gens manifestent. C'est-à-dire que les gens manifestent pour une meilleure répartition des richesses. La la cause de ça c'est c'est aussi faut faut regarder aussi la cause. Pourquoi les gens manifestent ?

il manifestent parce qu'il y a une mauvaise répartition des richesses parce qu'ils estiment qu'il y a pas eu de suffisamment de budget dans l'éducation nationale parce queil y a eu des politiques qui ont créé une forme de bah de colère chez une partie de la population. Donc ça c'est les causes des manifestations.

Deuxièmement, il faut regarder aussi que dans les manifestations toutes les avancées sociales se sont faites après des manifestations, parfois très violentes comme M mais mai 68 et que s'il y avait une meilleure enfin si on attendait très sagement que tout ça ruisselle, que l'économie de de l'économie des des plus riches ruisselles soient les plus pauvres, il y aurait pas de manifestation comme ça ne se passe pas. les gens ont besoin de manifester pour qu'il y ait une meilleure répartition des richesses et ça aussi il faut le regarder.

Oui, parce que si on recule la focale là de la casse, combien ça coûte aux français machin les Français déjà paient la politique énormément de l'offre et de l'austérité des néolibéraux depuis bien longtemps. On peut pas avancer sur un plateau. Oui, les Français ils vont payer quelques millions de cases alors qu'il payent déjà les dégâts du capitalisme depuis des dizaines d'années. En fait, complètement, il y a déjà il y a une case du service public qui a été organisée, hein, organisée depuis une trentaine d'années, nettement accéléré sous le quinquena de Macron puisque la dépense publique a pas suivi les besoins et on voit bien de de quoi on parle.

On parle d'économie sur les dépenses de santé alors que la population vieillit et qui aura de plus en plus de bah de traitements lourds à faire sur des personnes âgées. Donc on voit très bien qu'on fait une économie sérieuse sur des gens qui sont qui peuvent être victimes de de maladie. Il y a eu des économies dans l'éducation nationale qui sont fortes, très très fortes, notamment sur les salaires des enseignants.

Les salaires des enseignants ont fortement baissé, ce qui fait qu'il y a eu très peu d'attractivité, que parfois il y a des concours où il y a eu 75 % de moins de candidats, ce qui a entraîné des pénuries de professeurs et ce qui fait qu'aujourd'hui ben il y a un certain nombre d'élèves qui n'arrivent pas à avoir des professeurs en face.

Donc, il y a une case qui a été organisée et de l'autre côté, il y a eu des cadeaux fiscaux qui ont été faits à des gens qui n'en avaient pas besoin euh les plus riches, les grandes entreprises et qui n'ont pas respecté non plus les règles qui leur enfin les règles morales parce qu'il y avait aucune règles fixes leur étonné les règles morales qui consistaient à faire en sorte de moins licencier, d'investir et cetera. Donc l'économie a fonctionné pour une minorité ces dernières années et pas pour la majorité.

Donc on ne peut pas, une fois qu' l'on a fait ce constat là et que ça a duré depuis 30 ans, la vraie question qu'on doit se se poser, c'est comment les gens ont pu être aussi calme aussi longtemps ? C'est ça la vraie question. Ça devait exploser. Ça explose aujourd'hui. Ça a déjà on a déjà eu des signes des des des d'explosion au moment au moment des gilets jaunes et au moment de la grève de la réforme des retraites ou de l'explosion des des banlieux après le le meurtre de de Naël.

Mais là, on savait avec une telle politique économique que ça que c'était on était dans une cocotte minute et que ça devait exploser un moment parce que sur les plateaux, on aime beaucoup parler de violence mais en fait si on parlait d'une vraie violence, c'est la violence économique. La violence économique est la première violence et il y a pas de violence dans la rue sans violence économique. On va parler d'un autre sujet de l'actualité. Une fois n'est pas coutume, le coût des retraites. Bercy a dévoilé que 32 % du budget de l'éducation nationale est finalement alloué aux retraites. Écoutez, en fait, c'est des chiffres connus mais alors surtout on en parle le moins possible.

Il y a pas de clairon pour ces chiffreslà parce qu'évidemment il y a une fortune dépensée par l'État pour équilibrer les retraites. La nouveauté, c'est que pour la première fois en annexe du budget, c'est écrit noir sur blanc. Ça n'avait jamais été le cas. En tête de Gondole, l'éducation nationale, 32 € sur 100 € de budget, c'est uniquement pour payer les retraites des retraités de l'éducation nationale. Ça veut dire quand on vous dit l'éducation nationale, c'est un budget de 61 milliards. Oui. Pour l'éducation, et ben vous rajoutez 29 milliards avec les retraites et le budget de 61 milliards, ça son vrai montant, c'est 90 milliards. Alors Thomas, une fortune pour équilibrer les retraites.

Alors, ce qui est ce qui est moi ce qui m'étonne toujours, c'est que des gens découvrent des choses qui existent depuis longtemps. Euh euh dans le secteur privé, quand vous achetez n'importe quel produit qui vient du secteur privé, vous savez quand vous achetez un produit, il y a une part de ce produit qui va financer les retraites du secteur privé. Le taux de cotisation euh dans le secteur privé des retraites, c'est euh grosso modo 30 %. Quasiment la même chose là parce que là, on il nous dit que dans le budget d'éducation nationale, il y a 32 % qui va aux retraite. Le taux de cotisation dans le privé, c'est 30 %. Quasiment la même chose. D'accord.

Ça c'est la première chose qu'il faut dire. Sauf que le mécanisme n'est pas le même. Dans le secteur public, vous n'avez pas de cotisation patronale. Donc en fait, vous avez une subvention qui va payer euh les retraites après et donc qui va être comptabilisé dans dans ce budget qui nous disent. L'État pourrait fixer des cotisations patronales et il y aurait plus ce problème de budget. Mais c'est la même caisse. C'est soit c'est l'État qui paye des cotisations, soit il donne une subvention exposte après coup. il a choisi de faire comme ça. Donc c'est un exercice comptable mais en réalité les taux de cotisation sont quasiment les mêmes.

C'est 30 % dans le privé là c'est 32 % du budget qui part. C'est quasiment euh la même chose. C'est comme ça depuis toujours. Et là les gens en pleine grève grèvent des étudiants qui revendiquent des moyens. On a jamais vu d'étudiants avec des pancarts disant "Je veux plus payer la retraite de du prof de ma mère et on a jamais vu ça." Voilà qui demande des moyens. On vous ressort ça pour vous dire, regardez, c'est le système des retraites français qui ponctionne des moyens aux étudiants qui fait qu'ils sont en colère. Donc la vraie opposition, c'est pas les étudiants contre l'austérité, c'est les étudiants contre les vieux retraités.

Donc là, il y a vraiment une manipulation pour faire en sorte que les le clivage ne soit plus le même et que le clivage s'adresse au vieux. On l'a même on a vu la même chose pour la retraite par répartition. toujours le même le même système. Et donc ce chiffre sort est utilisé par les éditorialistes alors qu'il existe depuis toujours et que c'est juste un jeu d'écriture comptable qui fait que aujourd'hui c'est une partie des subventions qui sont dans le budget qui payent les retraites des fonctionnaires et pas des cotisations patronales. Mais l'ensemble de l'enveloppe qui est mis est quasiment la même dans le privé et dans le public. Ça, il faut le dire.

Maintenant, si vous voulez baisser euh une partie de de ce budget, bah vous augmentez le nombre de fonctionnaires et très clairement la subvention va diminuer. Or, les tendances que nous avons eu, c'était de pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui par la retraite, euh de remplacer des fonctionnaires par des contractuels qui n'ont pas le même système de retraite. C'était tout c'était l'ubérisation de la fonction publique qui qui a eu lieu.

Donc la réalité du débat ce n'est pas d'opposer des des des d'ailleurs les lycéens ne sont pas duposer les lycéens au au au au au profs retraités c'est de faire en sorte justement que l'éducation nationale ait plus de moyens que les profs soient mieux payés pour que ce soit beaucoup plus attractif parce que là il faut le dire aussi hein la la la baisse des salaires des profs n'a pas aidé les les retraites des profs ça il faut le dire aussi donc c'est ça le vrai clivage c'est les lycéens contre l'austérité et pas les lycéens contre les vieux et ça c'est une manipulation des libéraux et tu l'as dit les lycéens les étudiants et même les gens qu'on a vu par exemple dans la rue le 17 octobre ils sont pas dupe du tout c'est-à-dire que leur pancarte à chaque fois c'est taxer les riches, c'est l'argent, on sait où il est.

Enfin il y a il y a plus de l'heure sur où est l'inégalité aujourd'hui. On a l'impression qu'à chaque fois on nous met les retraites, le chômage, les malades comme un fardeau pour l'économie. Mais c'est pas du tout le cas. Même il y a les valeurs humaines et cetera, mais même quand on regarde juste d'un point de vue économique, c'est pas du tout vrai. Non, les les gens je pense que les gens ne sont plus duples, ils ont très bien compris. Mais après, ce qui est marrant quand même, c'est qu'il y a une partie de la population qui reste sensible à des informations qui circulent et qui circulent en boucle.

On l'a vu quand il y a eu cette grande grève des contre la loi Borne sur les retraites, 80 % des Français étaient pour maintenir le système par répartition et voulaient que la retraite reste à 62 ans, y compris des salariés du privé. Donc ceux qui payent les les les retraites, puisque c'est ce qu'on nous dit, les Nicolas qui payent, ils étaient pour. Et ça, je pense que pour les libéraux, ça a été insupportable.

Ils se sont dit il faut absolument rentrer différemment dans le débat des retraites et le meilleur débat et c'est le débat qui monte qui est qui est soutenu par des gens comme comme Antoine Foucher ou comme d'autres, c'était d'opposer les actifs au retraités en disant que c'était intenable en disant que c'était que que grosso modo la France préférait les vieux que les jeunes. Alors que c'est beaucoup plus compliqué que ça. C'est beaucoup plus compliqué que ça. On le sait. Et là c'est le même phénomène qui est à l'œuvre pour les lycéens. Les lycéens manifestent parce qu'ils ont pas assez de budget. Ah mais c'est de la faute des retraités de l'éducation nationale. Faut pas être duplat dessus.

Non non, ça fait longtemps que dans les budgets, il y a une subvention qui va au retraité de la fonction publique. C'est un jeu d'écriture. Il pourrait le mettre en en charge patronale l'État, mais il le fait comme ça. C'est juste une comptabilité différente. Ça existe depuis longtemps. C'est ressorti aujourd'hui parce que il faut éteindre le débat des étudiants et voilà noyer le poisson et aller sur d'autres d'autres débats. Alors comment on éteint une colère sociale ? Thomas bah Emmanuel Macron a trouvé sa solution avec son gouvernement. Il verrouille tout. répression policière avec, je le disais, des multilés à vie, hein, des mineurs.

Euh répression judiciaire, on voit des peines d'une sévérité qu'on n'a jamais vu de même de la privation de droits civiques hein pour euh une suspicion de vol ou ou euh de casse et maintenant interdiction de manifester qui se multiplie dans tout le pays. Mais attention, le président de la République a sa solution. Nous sommes à 6 mois de notre élection présidentielle. À 6 mois. Et donc tous ceux qui aujourd'hui vous expliquent que l'urgence est d'aller dans la rue, de manifester, de créer le désordre, donc un but, abîmer la République et voler le débat. Les choix d'avenir que vous aurez, que nous aurons à faire dans 6 mois, ils sont essentiels. Et la France est une grande force démocratique.

Elle mérite ses débats. Ils doivent se faire dans les réunions publiques. Ils doivent se faire avec les partis et non pas dans la rue par la violence. Ils doivent se faire dans les journaux, sur les plateaux de télévision, dans les rassemblements pacifiques où l'on parle et l'on s'explique dans le respect. Jamais dans le désordre et dans la casse. Euh sortir ça après 10 ans de mépris, est-ce que c'est pas un peu culotté ? Non mais Macron, il a toujours les mêmes ficelles et je suis étonné que ça passe encore. Voilà, c'est pas passé he pour le coup. Mais qu'est-ce qu'il a fait après le débat des gilets jaunes ? Après le mouvement des gilets jaunes ?

Il a dit je vais vous faire un grand débat des cahiers de doléance. Vous allez dire ce que vous allez ce qui quel est le problème ? on va prendre tout ça et on va changer les choses. Donc il a fait son sa tournée, il a fait un grand débat, les gens ont parlé, ils se sont exprimés, ils ont écrit des choses et rien n'a été fait. Euh la vu et sans tape quoi. Vu et sans tape. Voilà, j'écoute mais je fais rien. La convention citoyenne pour le climat, il prend 150 personnes, il leur dit "Vous pouvez parler, je reprendrai tout, vous inquiétez pas." Ils font 149 propositions, il reprend quasiment rien. Donc c'est vous pouvez parler, je vous écoute pas.

On le sait, on l'avait déjà dit ici d'ailleurs propose déjà fait. Là, il dit "Voilà, je vous propose de remplir un formulaire en ligne, me dire ce qu'il y a de mal et puis on va se réunir avec le ministre, on en tiendra compte." Mais personne n'est dupe, tout le monde sait que ça ne fonctionnera pas parce que le débat il est cadré budgétairement. C'est comme le quand ils ont dit "On va mettre les syndicats autour d'une table pour qu'il décide des retraites mais on va le faire avec tes conditions budgétaires sans bouger." Là, c'est c'est plus un débat qu'il y a, c'est un débat qui est cadré et là, il propose la même chose. Donc, on sait qu'il va il va y avoir aucune efficacité.

C'est cause toujours tu m'intéresses avec Macron. Euh et quand on regarde la colère des des étudiants, elle est elle est parfaitement des élèves, elle est parfaitement légitime parce que toutes les études montrent bah que le système scolaire reproduit les inégalités. Euh que dans les quartiers difficiles où vous avez des taux de pauvreté qui sont trois fois plus élevés que la moyenne nationale, des taux de chômage trois fois plus élevés que la moyenne nationale, vous avez majorité des une majorité de jeunes dans ces quartiers difficiles. Le se l'ascenseur social, c'est l'école, on l'a souvent dit, et on retire des moyens à l'école et au périscolaires.

Donc on retire des chances à à ces jeunes-là qui sont beaucoup plus pauvres. Et donc l'école n'a pas rempli sa mission et donc les les jeunes manifestent juste pour avoir plus d'égalité. C'est c'est hallucinant. Puis et vous leur répondez remplissez un formulaire, votre colère, on l'entend alors qu'il y a plein d'études qui l'ont déjà montré comme si il débarquait, il connaissait pas du tout son pays. Et vous remplissez un formulaire et tout ira bien. Et le débat ne se fait pas dans la rue, le débat se fait dans les journaux, dans les médias. Ouais. Enfin alors que la plupart des plateau plateau télé Ouais. Ouais. Ouais. C'est quand même Ouais.

parce que on sait très bien que les plateaux les débats sur les plateaux télés sont largement biaisés et encore une fois on met en avant les gens qui vont tenir un discours qui va être plutôt en faveur euh de la situation actuelle quoi, donc du patronat et et du gouvernement. Je sais pas, tu es président de la France et tu dis au Français de pas descendre dans la rue, c'est quand même aussi insulter son histoire quoi. Ouais, surtout voilà. Et puis tu n'écoutes pas surtout les revendications des gens. C'est ça qui est hallucinant. C'estd que le un moment en démocratie, c'est aussi au peuple d'avoir le dernier mot.

Et là, on dit toujours "Oh bah non, on va vous faire un formulaire, on va faire un grand débat, on vous écoute. On vous écoute mais rien n'est pris comme décision en fait. On vous écoute pour vous calmer mais rien ne sert ra pris." Et là, l'histoire du formulaire n'est pas du tout à la hauteur parce que derrière, on sait très bien qu'il veut pas mettre d'argent. La vra le vrai la vraie réponse, c'est d'augmenter significativement le budget et notamment des lycées les plus pauvres. C'est ça la vraie question. On sait où il se situent puis de répartir les richesses super de revenir peut-être sur ce qu'a fait Blanquaire qui a quand même tout réformé notamment parcours sup.

On sait qu'en terme d'efficacité et là tout le monde s'en plaint quelle que soit la classe sociale peut-être revenir là-dessus de dire bon ce système n'a pas fonctionné on l'a testé non rien circuler il y a rien à voir. Tout ce qu'on a fait était super. Ce que je vous propose c'est de vous écouter mais vous savez que je ne ferai rien. Et au revoir et calmez-vous. Non, c'est plus tenable ça. Et puis ce qui est intéressant dans ces lycéens, enfin, il y a deux choses.

La première chose, c'est que j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui fait trembler l'élite économique, c'est que les quartiers les plus pauvres euh se soulèvent et les quartiers les plus riches se soulèvent aussi en étant solidaire des quartiers les plus pauvres en disant "J'ai vu des pancartes, on est privilégié, on veut partager." C'est la jeunesse qui apprend cette leçonlà au reste de la population. Donc c'est quand même assez dingue. Et puis la deuxième chose, c'est que les lycéens, ils manifestent pour leur lycée et déjà ils manifestent pour et pas contre quelque chose mais ils manifestent pour plus de moyens pour leur lycée et cetera.

Mais dans leur revendication, quand on parle avec eux, ils manifestent aussi pour leurs parents qu'ils ont vu euh détruit par la violence économique dont on disait il y a quelques minutes là. Donc c'est quand même il y a quand même un plein de de données économiques qui s'ajoutent les unes aux autres et qui qui alimentent la colère là, qui font la colère, j'ai l'impression. Ouais. Ouais. Bah effectivement là tu le dis et tu l'as suivi, hein, tu l'as bien suivi. Il il y a une colère contre contre le système de manière générale mais on se rend tous compte ça.

Enfin n'importe quelle personne qui vit dans la vraie vie se rend compte que les prix ont augmenté, se rend compte que les prix des loyaux ont augmenté, se rend compte que l'accès au logement est très difficile, que les salaires d'entrée même après 5 ans d'études ne sont pas enfin que le contrat n'a pas été respecté. Le contrat de départ qu'on a dit aux gens, faites des études, travaillez, vous pourrez bien vivre. Plus vous tr plus vous travaillez, plus vous aurez des marges de manœuvre pour mieux vivre. Ce contrat n'a pas été respecté. Les gens ont plus travaillé, ils sont beaucoup plus pauvres. Les gens qui sont dans le secteur privé n'ont pas été augmentés au niveau de l'inflation.

Il le il le voit tout. Il le voit tous. Quelqu'un qui n'a pas été augmenté, je vous le rappelle, ça c'est intéressant, quelqu'un qui n'a pas été augmenté depuis le Covid a perdu 2 mois de salaire. 2 mois de salaire. Vous vous rendez compte ce que c'est 2 mois de salaire ? C'est c'est énorme. Les prix de l'immobilier augmentent à côté. le prix de la feta au supermarché augmente, tout augmente et non mais c'est vrai, tout augmente et et les salaires n'augmentent pas. Donc donc les gens les gens ont compris ça.

Et après c'est vrai ce qui est nouveau, c'est cette convergence des luttes euh entre les même les très grandes écoles, des écoles comme Sciencesp qui font grève, même des écoles comme HC, Henri I qui fait grève, donc des écoles de privilégiés, d'élites qui font grève. Euh des grandes écoles comme l'école des polytechniques d' 1000 ou de plus en plus d'étudiants refusent aujourd'hui de participer au système. Donc cette espèce de simulacre de méritocratie qu'on a vu pendant des années avec des boursiers, avec de la discrimination positive est en train de craquer.

Même les élites savent ils savent très bien que ce sont des élites et ils savent très bien qu'ils sont privilégiés par un système qui les avantage depuis le début et ils n'en veulent plus. Vous voyez ? Donc là, il y a une vraie convergence et je pense c'est ça qui embête le gouvernement et une grosse partie même des des des élites, on va dire, qui ont réussi dans les années les le grand patron et cetera parce qu'ils se disent pour la première fois, il y a pas cette division qui nous permet de régner, il y a cette convergence entre plus privilégiés et plus pauvres et ça ça les embête vraiment.

Et tu disais le les prix qui augmentent et cetera tout le monde le voit mais ce qui est important de faire comprendre c'est que c'est pas une fatalité. C'est-à-dire qu'il y a pas des pauvres et des riches parce que c'est comme ça, c'est organisé, c'est choisi, c'est encouragé, enfin c'est la politique libérale qui fait qu'il y a des pauvres et des riches et qui fait que euh tout le monde est en train de galérer de plus en plus. Les 99 % là. Ah bah bien sûr, c'est Je veux dire euh ce sont des choix politiques, c'est important de le rappeler.

Il y a il y a des aides sociales parce qu'il n'y a pas assez de de salaires élevés, parce que il y a des entreprises qui refusent d'employer et des jeunes ou refusent d'employer des seniors et ainsi que le dividuge. Ouais. Ouais. Il y a il y a un système il y a un système qui crée de la pauvreté et et ce système nous l'avons vu ces dernières années, la pauvreté a augmenté fortement et les dividendes et les plus riches sont enrichis fortement. Ces 30 dernières années, des travaux de Thomas Piquetti l'ont montré hein et rejoint par d'autres. Euh les 1 % se sont enrichis plus vite que le reste de la population.

Donc là, ça veut bien dire une chose, ça veut dire qu'il y a un système qui a mieux fonctionné pour une partie de la population que pour les autres. Et plus personne n'est dup aujourd'hui. Tout le monde le voit. Je pense que ça s'est accéléré sous Macron parce qu'il y a eu des réformes libérales qui n'avaient jamais été faites en France et on 10 ans après, on en on en mesure aujourd'hui euh les effets et et les gens le voient et c'est pour ça qu'ils sont révoltés. L'argent n'a pas disparu. On sait où il est exactement. L'argent n'a pas disparu. Il a été moins bien réparti et les gens veulent aller le chercher. Voilà, c'est ça qu'on va suivre aussi ces prochaines semaines.

Merci beaucoup Thomas Lisa et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant Porsché. Ça y est, on est parti pour cette saison présentielle et ça ne sera pas de tout repos mais évidemment on sera là. Et j'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite et historique. À chaque fois qu'on le lit de pire en pire. Deux petits messages avant de se quitter. Un signer notre pétition pour demander l'amnistie des lycéens sur amnistie-lycéen avec un.fr. 2. Nous avons besoin de vous pour survivre jusqu'en 2027 à partir de 3 € par mois sur capsurdicap.lemlediatv.fr. Spectateurs, abonnés, donatrices et sociaux.

Je vous dis à la semaine prochaine. [sifflotement] [sifflotement]