Fauve Hautot, Tomer Sisley & Stéphane Guillon - C à Vous l’Intégrale - 10/09/2026
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Chapitres
Questions et réponses
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- 1:33OuverteRéponse directe
On dit sangsus ou sangsus ? Qui a raison ? Roussel ou Pujadas ?
- 2:21OuverteRéponse directe
Vous dites slip ou zlip ?
- 3:45OuverteRéponse directe
Didier Raoult affirme que la chloroquine donne de bons résultats. On peut endiguer l'épidémie ?
- 4:40OuverteRéponse directe
Pourquoi ce nom 'cerises trottinettes' ?
- 6:18OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir caché que vous étiez la fille du professeur Raoult ?
- 8:18OuverteRéponse directe
Comment vous avez vécu cette aventure humaine et collective ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:42InvitéFait
« Didier Raoult affirme que la chloroquine donne de bons résultats. »
- 11:37InvitéFait
« C'est un génie. »
- 11:59InvitéFait
« Cette communication très marquée, gargantuesque, des vidéos tout le temps, avec cette position de sauveur. »
- 24:35PrésentateurFait
« Vous êtes, Tomer, le fugitif le plus recherché de France, accusé d'être responsable de la disparition de sa femme, Fauve, et de ses deux enfants. »
- 26:12PrésentateurFait
« Votre personnage, Tomer, est prêt à prendre tous les risques pour la retrouver. »
- 39:56InvitéFait
« J'ai vu exécuter, coupé en deux vivants, car c'était ça, la guillotine, un homme qui n'avait jamais versé le sang. »
- 40:23InvitéFait
« Et en sortant, je me suis juré que toute ma vie, je combattrai cette justice qui tue. »
Temps de parole
- Présentateur65 %
- Présentateur 28 %
- ?6 %
- Invité6 %
- Invité 25 %
- Invité 33 %
- Invité 42 %
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C
'est à vous, on dirait que jusqu'à 21h avec Agathe, Patrick et Bertrand Chameroy, c'est presque le 20h. Bonsoir, nous sommes le 10 septembre 2026, restons zen, demain c'est le week-end, voici les titres de ce jeudi... Oh non, et puis non, non, non, pas de titre, ce soir je suis désolé. Bah non, j'ai pas le cœur à ça, il
y
a la guerre, il y a l'AFD en Allemagne, le prix du carburant qui flambe, le dérèglement climatique, Closer, qui nous apprend que Daniel Guichard lit Valeurs Actuelles dans son camping-car.
C
'est déjà pas la folie cette rentrée, et comme si ça suffisait pas.
Je ne serai pas candidat.
François Bayrou,
il
sera pas candidat à la présidentielle, va falloir être fort mentalement pour survivre à ça. Un numéro vert a été ouvert pour venir en aide aux centristes sous le choc, chienne de vie. Décidément cette présidentielle est décidément celle de toutes les surprises. La preuve encore hier soir sur LCI, avec ce débat surprise qu'on n'avait pas vu venir. Fabien Roussel qualifie les milliardaires et d'une manière générale les grands patrons de sangsus. Vous
prononcez le G
? Pardon ? Vous prononcez
le G ? C
'est vrai qu'il y
a
deux écoles. Sangsus, sangsus.
Alors
doit-on prononcer le G de sangsus ?
C
'est la rosse enquête de C'est Presque le 20h. Pour en savoir plus, j'aurais pu demander à Patrick, mais nous avons préféré nous tourner vers un véritable spécialiste. Nous allons dans quelques secondes être en ligne avec Rémi Soulet. Bonsoir, vous êtes docteur en sciences du langage à Sorbonne Université. Je vais vous demander de trancher ce débat surprise de la présidentielle. On dit sangsus ou sangsus
? Qui
a raison ? Roussel ou
Pujadas ? Je pense
prononcer le G de sangsus
est
peut-être confiné au cercle proche de David Pujadas ou peut-être que c'est une variation beaucoup plus large et massive.
Donc
si je vous suis, on peut dire, je peux dire, qu'hier nous avons assisté vraiment à un événement historique pour la langue française.
Ce
n
'est
pas si historique que ça. En fait, c'est quelque chose qui est assez naturel.
Une
personne qui prononce un mot
d
'une façon qui peut nous sembler inhabituelle et en fait, on peut se rendre compte que c'est beaucoup plus large que ça. Donc plutôt un non-événement à mon avis. Allez, ça ne m'arrange pas. Mais dernière question et je vous libère, vous dites slip ou zlip
? En
l'occurrence, le fait de prononcer le S comme un Z dans slip, c'est assez logique parce que le L est ce qu
'on
appelle une consonne sonore et le Z est également une consonne sonore. Donc c'est plus facile à l'oral de prononcer deux consonnes sonores à la suite. C'est exactement ce qu
'on
fait dans tourisme, par exemple. Donc pourquoi pas slip ou zlip
?
Eh bien, ce sera zlip, tout sans zlip. Alors merci Rémi Soulet. Je rappelle que vous êtes vraiment docteur en sciences du langage. Prochaine édition, l'ABC, 20h53. Et restez avec nous puisque nous sommes la seule équipe à avoir pu suivre l'un des candidats à la présidentielle pour sa tournée des bars. C'est à suivre, c'est à toutes et c'est à 20h53.
A
tout à l'heure Bertrand Chameroy, c'est un scientifique qui est devenu en quelques semaines une star en France et un phénomène mondial. Le professeur Didier Raoult, microbiologiste et infectiologue multirecompensé qui, alors que la pandémie du Covid-19 frappe le monde, affirme étude à la pluie tenir un remède miracle, l'hydroxychloroquine. Des affirmations qui laissent sceptiques
six
enseignants, chercheurs ou soignants qui décident de vérifier. D'abord en exprimant leurs doutes respectifs sur les réseaux sociaux, puis en créant un groupe où ils échangent d'abord sans se connaître. Nom de code, les cerises trottinettes.
Didier Raoult affirme que la chloroquine donne de bons résultats.
On peut endiguer l'épidémie ? Ah ben sûrement.
Et face à ça, il y a quoi
? Les
cerises trottinettes. On va devoir faire le boulot que toutes les autorités auraient dû faire.
On
a vérifié, on a revérifié, mais certains, l'hydroxychloroquine, soit elle ne sert à rien, soit c'est dangereux. C'est vachement chaud, quoi. Comment je peux dire ça ? Je suis la fille du professeur Raoult. Alexandre Samuel, bonsoir. Vous êtes docteur en biologie moléculaire. A vos côtés, Magali Carcopino-Tuzoli, médecin au CHU de Marseille.
Merci
de votre présence ce soir. Pour nous parler de ce documentaire, le professeur Raoult versus le gang des cerises, qui sera disponible demain sur HBO Max. Vous êtes donc tous les deux les membres de ce fameux groupe. Vous êtes docteur Carcopino-Tuzoli, la fille du professeur Raoult. Une information que vous n'avez pas révélée aux autres membres du groupe. Vous nous expliquez pourquoi dans un instant. Mais d'abord, pourquoi ce nom sur ce groupe d'échange, ça fait sourire les cerises trottinettes ? Mais c'est avant tout un clin d'œil scientifique. Oui, en fait, il y a deux éléments.
Il y
a les cerises et les trottinettes. Je vais faire les trottinettes. Tu
fais
les
cerises ? Oui, si
tu veux. Les trottinettes, c'est tout simplement parce que Didier Raoult avait annoncé qu'il y aurait moins de morts par le Covid que par accident de trottinette.
Et
donc du coup, il y a des chercheurs, jeunes plein de jus comme on les nomme, c'est un petit pseudo qu
'on
leur donnait, qui ont fait une parodie et qui ont publié dans un journal scientifique un article en parlant de trottinettes et en écrivant n'importe quoi pour montrer que certains journaux scientifiques ne sont pas valides.
Et
les cerises ? Alors les cerises, en fait, ça vient de quelque chose qu'on appelle en science le cherry picking, c'est-à-dire que sur plein d'informations, on va prendre pile l'information qui nous intéresse et donc on va prendre une cerise,
par exemple, qui serait de bonne qualité sur un arbre qui n'aurait que des cerises qui seraient complètement abîmées et gâtées et on va garder que cette information. Et comme
c'était un petit peu une spécialité quand même de Raoult
à
cette époque-là, de prendre
vraiment que l'information
qui l'intéressait, c'est parti, on va faire des clafoutis en lisant la science et donc c'est parti dans les cerises et donc c'est resté
avec des cerises un peu partout. Au sein de ce gang des cerises trottinettes, on échange sous pseudo. Personne ne connaît la véritable identité des uns et des autres et pas la vôtre, que vous avez choisi, docteur Carpopino, de ne pas révéler.
Pourquoi
vous avez caché cette information
? Alors,
au départ,
ce n
'est
pas exactement volontaire dans le sens où j'exerce, en fait, depuis, sous mon nom d'épouse, depuis toujours, depuis que je suis taisée. Ce compte Twitter, il était sous Mac Carco, qui est mon diminutif,
en
fait, donc il n'était pas spécialement anonyme par rapport à mon nom. Ce qui a été bien, c'est que, pour une fois, j'ai pu participer à des discussions pour moi, donc finalement, j'ai été appréciée avant d'être la fille d'eux, donc c'était une situation un peu particulière.
Et quand on a commencé à devenir tous très proches, c'est le moment où je me suis dit, bon, là, je pense quand même qu'il faut que je vous dise...
Alors, il y avait des gens qui avaient déjà réalisé que Carcopino,
c
'était probablement la fille d'eux. Et à ce moment-là, je leur ai dit, c'est vrai que ça a été assez drôle dans le groupe,
de dire, parce que c'était le plot twist, du coup, dans le groupe.
Oui, oui,
parce que c'est vous, je crois, qui avez compris que Magali était la fille du
professeur Raoult.
C'était Samuel. Le docteur Samuel. La première réaction, c'était un mouvement de panique, quoi.
C
'était...
Oui,
en fait, on...
Il y a un traître
dans le groupe, quoi, un espion. Alors, c'est pas tout à fait ça, c'est surtout... On se dit, mais quel... Pourquoi il
ne
nous
l
'a pas dit au début ? Comment ça se fait qu'on le découvre là ? Et surtout, elle était compétente, et on l'a ajoutée au groupe parce qu'on parlait de science au départ, et on s'en fichait, en fait, qu'elle soit la fille de Raoult ou pas. Mais le fait qu'elle le soit, surtout, ce qui fait peur,
c
'est que moi, je me suis dit, mais est-ce qu'au dîner de famille, le dimanche, elle va raconter ce qu'on se dit dans ce groupe ? Comment ça se passe à ce niveau-là ? Mais je me suis dit, si elle nous le dit, elle, c'est qu'elle n
'est
pas mal intentionnée envers nous. Sinon, elle l'aurait cachée, elle aurait continué, elle aurait pu continuer très longtemps. Donc, il n'y avait pas vraiment d'inquiétude. Oui, le professeur Raoult, avec lequel vous n'avez plus de contact depuis plus de dix ans du tout. Moi, la branche de l'arbre généalogique, elle est essiée il y a un petit moment déjà.
Voilà,
je crois que c'est bien résolu. Je veux dire que le doc est excellent, et vraiment, c'est une aventure humaine, collective, qui fait plaisir, qui donne de la pêche. Et puis, c'est drôle de voir comment on peut se rapprocher, malgré le confinement, à distance, par les réseaux sociaux. C'est la bonne face des réseaux sociaux. Et je dois dire que j'ai lu, moi, vos messages au début de la crise Covid. Je vous avais fait partie de mes sources. Je ne vous ai pas cité, parce que je ne me voyais pas en plateau dire « D'après Sonny Kurtikan, virgule, qui est Guillaume Limousin, son pseudo.
» Mais en tout cas, vous n'étiez pas les plus capés, les plus diplômés des sources que je pouvais avoir au début de la crise Covid. Mais vous étiez parmi les plus pédagos. Grâce à vous, à vos textes, à vos vidéos, parfois, j'ai appris aussi à lire des études scientifiques et à me rendre compte de ce qu'était la supercherie Raoult et celle de l'hydroxychloroquine. Dès le début, vous comprenez que l'hydroxychloroquine n'est pas seulement inefficace, mais qu'elle peut être dangereuse. Ça, c'est un point très important.
Et face au danger, un des membres de votre groupe, Guillaume Limousin, alias Sonny Kurtikan, décide d'alerter les scientifiques, tels que le chef de service de pharmacologie médicale du CHU de Bordeaux, Mathieu Molimard.
Là
où ça a commencé à tourner vinaigre, c'est quand on a eu les premiers retours de troubles du rythme cardiaque qui sont arrivés au centre de pharmacovigilance.
On
a eu 8 arrêts cardiaques et 4 morts, une centaine de troubles du rythme en un mois.
N
'importe quel médicament qui fait ça, on l'interdit tout de suite. C'est pas possible. C'est
énorme. Et
là,
vous
vous dites que vous avez quand même servi à quelque chose, que vous avez réussi à sonner les bonnes alertes.
Moi,
je trouve que malheureusement, on a tenté de sonner les alertes, mais on n'a pas eu des réponses suffisamment rapides pour éviter totalement la catastrophe. À celles des pouvoirs publics, c'est sûr, sont arrivés avec beaucoup de retard. Mais vous avez trouvé des relais dans le monde académique. On
a
réussi au niveau académique quand même à alerter un petit peu. On est content que ce soit fait,
mais
moi, j'ai quand même ce regret un petit peu que ça ait mis autant de temps parce que la première vague Covid a quand même été très meurtrière et qu'il y a probablement eu des surmortalités à cause de ça. Et l'hydroxychloroquine, dès le départ, c'était peut-être pas le meilleur candidat aussi. Parce que quand on regarde la science, on peut tester des molécules, mais il
ne
faut pas les tester juste aux doigts mouillés. Il faut les tester selon ce qu'elles font. Et l'hydroxychloroquine,
c
'était probablement pas le meilleur candidat. Et le problème, c'est qu'on a investi énormément d'argent dans ça. Bien sûr, parce que des études ont été lancées pour vérifier ce que Didier Raoult avait affirmé sans preuve. Il y avait de la frustration aussi chez vous, Magadie
?
Je ne sais pas si c
'est
de la frustration. Il y avait surtout une grande surprise de découvrir ce papier qui était très discordant par rapport à l'annonce. Moi, je me rappelle de cette annonce. On a regardé tous ensemble la vidéo dans le bureau d'un collègue. Et c'est vrai qu'on le voyait devant cette courbe qui avait l'air extraordinaire.
Et d'avoir lu ensuite le papier et d'avoir été vraiment surprise de la qualité du papier
que je trouvais quand même très limitée. Et de la discordance avec cet effet d'annonce. Et c'est de ça, en fait, dont on a beaucoup discuté. C'est là où moi, je suis allée chercher de
l
'information. Parce que... Et puis, c'était... Mais quand même, c'est ce qu'il dit. C'est un génie.
Il était adoubé par Donald
Trump. On
se souvient d'Emmanuel Macron qui se déplace à Marseille. Même à côté.
C
'est-à-dire qu'il y avait
quand
même déjà des gens en réanimation, plein de choses, des gens qui avaient le nez dans le guidon. Et cette communication très marquée, gargantuesque, des vidéos tout le temps, avec cette position de sauveur qui invisibilisait complètement la réalité autour.
Qui terrorisaient aussi.
Oui.
Et qui terrorisaient. Vous, vous vivez à Marseille. Oui. Vous exercez à Marseille.
Oui, oui, juste en fait. Vous avez pu
assister à la fois à la Raoultmania et à l'espèce de terreur qui
régnait. C'est
ça. Et d'ailleurs, je dois dire qu'on dit souvent que dans les bons polars, les bons films marchent quand le méchant est bon. Et là, le méchant est horrible. Je ne parle pas de Didier Raoult. Je parle d'Éric Chabrière, qui est l'un de ses bras droits, qui témoigne dans le film et qui, sous un jour absolument épouvantable et d'un cynisme.
Oui, justement.
Parce que pendant que vous menez vos actions, les défenseurs de Didier Raoult, eux, mènent la contre
-offensive avec le bras droit d'Éric Raoult, Éric Chabrière, qui témoignent dans ce documentaire.
Ça
s'appelle des groupes de discussion.
C
'est des réseaux sociaux. Les gens, ils discutent entre eux. Je ne vois pas où est le problème. Ils ont appelé ça CIA. Je pense que peut-être que c'était une mauvaise idée parce que ça fait fantasmer les gens. Et c'était quoi l'objectif de ce groupe ? Les gens me posaient des questions. En fait, ils discutaient scientifiquement. C'était très intéressant. C'était des gens qui analysaient les articles.
Ils
disaient qu'il
y
a tel article qui montre que l'hydroxychloroquine est positif. Donc, c'était une source d'informations très intéressante.
Éric Chabrière,
il
nous demande de faire taire
tous
ceux qui sont contre Raoult. Alexander, vous avez commencé à vous faire menacer en ligne. Puis, dans la vraie vie, dans le quotidien, vous avez alerté votre rectorat. Vous devez changer vos habitudes. Patrick parlait de terreur. C
'était la
terreur
?
Alors, disons que je suis très militant, très engagé aussi sur d'autres sujets. Et donc, je suis
habitué à recevoir des menaces. Et j'ai réussi un peu mieux à l'encaisser, je pense.
Mais vous
avez
dû quoi ?
Vous
avez dû changer de mode de vie ?
On m'a quand même demandé, effectivement, de faire attention. Parce qu'il
y a
des gens qui ont même appelé le lycée. Donc, il y
a
des gens qui me menaçaient déjà parce que j'étais un peu opposé au néo-nazi.
Ce
qui, je pense, est normal. Mais ils ont un petit peu fusionné aussi. Parce qu'il y
en
avait qui étaient fans de Didier Raoult derrière. Et du coup, ça a fait un peu des mélanges. Et là, j'ai eu quand même des menaces assez dangereuses. Des menaces de mort régulièrement. Et oui, durant cette période, j'ai sollicité le rectorat qui a fait le nécessaire au niveau notamment de l'EMAS. C'est un service qui protège en fait les personnels en danger. Oui, oui. Et on
a changé ses
habitudes. Le niveau de violence qui a déferlé sur les réseaux sociaux et qui était beaucoup de la part des fans de Didier Raoult. Encore aujourd'hui, il en subsiste. Chaque fois qu'il prend la parole ou qu'il sort un livre. Vous,
votre
surnom, Alexander, c'est la mère Thérésa des complotistes. Surnom affectueux donné par Guillaume. Votre mission, faire changer d'avis les complotistes qui t'aillent passer les heures, que ce soit en ligne ou, on va le voir, lors de rassemblements contre le pass sanitaire. Je vais dans une manifestation anti-pass, comme d'habitude. J'essaie de discuter avec les gens. J'essaie de leur faire comprendre qu'il y avait de
la
désinformation. Donc, il y avait des tas de petits lives sur les réseaux sociaux où on me voit débunker en direct. Parce que c'était un peu à la volée. les différentes fausses affirmations qui circulent sur les réseaux. Incroyable. Que des fakes, quoi.
Mais
il y avait en fait des personnes qui m'aient pied.
Ça s
'est passé tellement vite. C'est une fraction de seconde. J'ai eu extrêmement peur. Il a levé son pied sur ma nuque et il a failli m'écraser la nuque contre le sol. J'ai cru qu'il allait me tuer.
C
'est là qu'on mesure votre niveau d'engagement. Il faut avoir la foi,
il
faut avoir du courage pour faire
ce
genre de choses. En fait,
c
'est des gens qui... Il y
en
a que je connaissais dans ces manifs.
Parce qu'ils avaient subi parfois des gardes à vue que j'estimais être abusives durant le mouvement des Gilets jaunes, par exemple.
Et je
savais qu'ils étaient un peu en défiance envers les autorités. Et ça, c'est un des facteurs qui favorisent aussi le conspirationnisme. Et je voyais que quelqu'un avait pris la place des autorités chez eux. Les influencés. Et leur donner
des fausses informations. Les abreuver de ces fausses informations. Et je ne leur en veux même pas tant que ça. Parce que je pense que cette violence, ils étaient prêts à la faire. Parce qu'en fait, ils étaient totalement désinformés. Que dans leur univers, c'était légitime de faire ça. Parce que j'étais vraiment à la botte de Big Pharma, etc.
Tu ne
crois
pas qu'il
y a
eu beaucoup d'angoisse aussi qui était provoquée par cette situation ?
La situation générale, oui.
Et puis, il y a eu vraiment un discours
avec
beaucoup de confusion. C'est pas grave, c'est une grippette. Mais à côté de ça, on ne
veut
pas vous donner le médicament. C'est de la chloroquine. Systématiquement, une opposition au discours de santé publique du gouvernement. Donc, toute cette confusion, ça crée énormément d'angoisse. Et si on voit quelqu'un qui dit, mais en réalité, votre sauveur, il raconte n'importe quoi, c'est encore plus angoissant. Et forcément, quand on ne sait pas forcément gérer avec les bons codes et qu'on n'a pas le raisonnement scientifique qui vient derrière, ça a fait des clashes
et une gestion de l'événement qui est...
Plusieurs facteurs, oui.
Ce que je trouve vraiment triste, c'est de voir quelqu'un qui s'est révélé prix Nobel finir à la tête d'un secte de complotistes. Cette phrase, c'est vous qui l'a prononcée dans le documentaire, Magali, au sujet de votre père. Vous lui en voulez ? Pas du tout. Je sais que c'est compliqué à comprendre, mais c'est pas du tout.
Alors, j
'ai dit, oui, c'est la vengeance, pas du tout. Alors, ça peut être une revanche, parce que je
suis
plutôt contente de ma vie, donc c'était pas ce qu'il avait prévu, donc ça, c'est ma revanche à moi. Mais ça, c'est après, les familles, je pense qu'il y
en
a plein, des dysfonctionnels, et c'est pas très intéressant, ça. En revanche, alors, ce qui est particulier, c'est qu'il me fait beaucoup de peine, en fait, parce que moi, on n'avait jamais discuté de science ensemble, donc j'ai vraiment découvert Raoult le scientifique avec tout le monde. Et je sais pas comment il est arrivé là, en fait. Non, mais c'est terrible à dire. Je comprends pas comment il a pu arriver à ce niveau, être PUPH,
directeur
d'IHU. Enfin, j'ai lu, alors, sans mentir, des centaines de papiers. Je ne comprends pas ce qu'il fait là. Alors, moi, je l'ai pas vu en étant médecin, praticien hospitalier, mais il a quand même des gens autour de lui qui étaient à un certain niveau. Je ne comprends pas comment il est arrivé là. Et surtout, le pauvre, je ne comprends pas comment il a pu penser être du niveau de quelqu'un qui pourrait avoir un prix Nobel. Donc, en fait, ça me fait de la peine, parce qu'il est déçu, mais en réalité, je sais pas ce qu'il pensait attendre de ça. C'est quelque chose qui, moi, m
'a
vraiment perturbée de voir à quel point la science ne suivait pas l'estime qu'il avait de lui-même, en fait.
C
'est-à-dire,
derrière,
ça suit pas du tout, en fait. Et ça suit de pas loin.
Merci beaucoup à tous les deux d'être venus ce soir nous parler de cette série documentaire formidable. Ça s'appelle Professeur Raoult versus le gang des cerises.
C'est
disponible dès demain sur HBO. Max, vous restez avec nous. Le meilleur est à venir. Pierre Lescure.
Bonsoir.
Eh bien, c'est aujourd'hui que 10%, le film 10% se nomme. Code, connu maintenant du monde entier, démarre sur Netflix. Et c'est l'histoire longue des agents que j'ai envie d'évoquer ce soir. On a commencé à employer ce terme d'agent d'artiste dès le début des années 1900. Mais le statut est resté longtemps très ambigu. D'autant qu'à ce moment-là, aux États-Unis, les studios régnaient en maître sur tout et dictaient carrière et vie privée aux artistes qu'ils avaient en contrat exclusif. C'est même cet excès de contrôle hollywoodien qui a amené à l'époque, avant la guerre, la création du studio des artistes associés United Artists.
Vous voyez ces belles photos à l'initiative de Charlie Chaplin, Marie Pickford et Douglas Fairbank. Les agents d'artistes connaissent ensuite un très grand développement pendant et après la guerre. Mais en 1945, en France, écoutez bien, moi je l'ai découvert. Le général de Gaulle a décidé d'interdire la profession d'agent, considérant que c'était la mission de l'État et de l'État seulement d'aider tous ses citoyens à trouver du travail. Bureau de l'emploi pour tout le monde, toute profession confondue.
Alors évidemment, pour les artistes, cette interdiction des agents n'a pas duré très longtemps car on s'est vite rendu compte que s'il est vrai que les agents trouvent du travail pour les débutants, ils gagnent surtout leur vie à s'occuper des stars qui garnissent leur 10%. Mais avouez que ce rappel historique a de quoi surprendre. J'en profite pour saluer la première grande agente française que vous êtes trop jeunes les unes et les autres pour connaître. Elle s'appelait Olga Horstig et en 1990, elle racontait à Bernard Rapp comment, pour elle, tout a démarré juste après la guerre.
C
'est Michel Morgan qui
vous a
lancé. Qui vous a lancé. J'étais journaliste de cinéma, j'étais un peu dans la diplomatie parce que je suis yougoslave d'origine. Et Michel Morgan, en revenant de Hollywood, nous étions devenus amis,
je
l'ai connu comme journaliste, elle m'a dit « Écoute, j'ai plus d'agent pour Papa 3 ». Je lui
ai
dit « Je ne
le
saurais pas
».
Je lui
ai
dit « Mais si, mais si tu apprendras
».
Et puis j'ai essayé avec elle, et puis ça m'a tellement fait publicité, puisque elle était la vedette numéro 1, que quand j'en ai eu 5 qui sont venus me voir, je me suis dit « J'en fais un métier ».
Oui, 5, ça faisait un métier. Regardez les clients
d'Olga Horstig dans les années 60, à commencer par Brigitte Bardot. Eh bien, elle avait tout simplement tout le dessus du panier français. Et c'est elle, la liste A, et c'est elle qui a présenté, par exemple, Delon à Visconti, ce qui a un peu compté dans sa carrière. Pour être précis et global en même temps, qui mieux qu'elle, Olga Horstig, fondatrice quelque part du métier d'agent en France, qui mieux qu'elle pour le décrire ?
«
Le métier d'agent, ça correspond à être avocat, conseiller artistique, conseiller fiscal, ami, et tout. C'est-à-dire s'occuper des contrats des gens, essayer de leur trouver du travail. Pour ceux qui sont moins connus, pour les autres, c'est surtout s'occuper de leur carrière, la diriger un peu. Tous les agents touchent dans le monde entier ces 10% du montant du contrat.
»
Et voilà. Écoutez, Olga Horstig, enfin, racontait l'élégance de Jean Gabin lorsqu'il a tourné avec Bardot et Edwige Feuillère dans « En cas de malheur, le film de Claude Autant-Lara », Bardot avait sacrément le trac.
«
Brigitte était très intimidée, malgré qu'elle était une immense fenêtre, de tourner un film avec Gabin et Feuillère.
Et
son premier jour, c'est une scène avec Gabin. Elle s'est trompée une fois, deux fois, et la troisième fois, elle a éclaté en sanglots et elle a quitté le plateau. Alors, on a un peu attendu, elle est revenue. Et puis, on a commencé à tourner et c'est lui qui s'est trompé deux fois. Mais il l'a fait exprès. Alors,
elle
était complètement détendue. Après, elle a vu que ça n'a eu pas qu'à elle.
C
'est la classe, non ? Tous les agents d'aujourd'hui doivent quelque chose à Olga Horstig. Merci beaucoup, Pierre, pour ce rappel salutaire. Merci au gang des cerises d'être venu ce soir sur le plateau de C'est à vous. Agathe, on se retrouve mercredi. Le meilleur est à venir aussi avec nos invités. Stéphane Guillon, dans un instant, qui incarne Robert Badinter au théâtre. Mais tout de suite, deux figures ultra populaires du petit écran. Faux Votaux, révélée par Danse avec les Stars. Et aujourd'hui, l'un des visages récurrents et solaires des fictions de TF1. Partenaire pour la première fois à l'écran du très charismatique Tomer Sisley. Bonsoir.
Pourquoi il faut ?
J'ai cru que vous aviez ouvert le frigidaire
direct. Ça y est, j'ai ouvert. Alors, qu'est-ce
qu'il y a là-dedans ?
Ah non, mais en fait, c'est plutôt là
-dedans que ça
se passe. Oh là
là. Ben voilà,
parce que je vous présente notre chef Esteban Salazar.
Salut. Le chef du restaurant
Finca à Paris, qui a cuisiné spécialement pour vous, Faux. Génial. On
a
travaillé avec des soignes,
on
est tout à fait végétariennes
en
plus, véganes même. Merci. Oignons nouveaux, un arbre blanc, une crème à base d'amandes, ail, et on a l'avocat frais, avec un petit peu de jus de citron, de bilalaï, tout fraîchement.
Ça a l'air
incroyable. Ça sent bon en plus.
Ça
sent
très bon. Génial.
On peut manger déjà ?
Pas encore.
Ah parce que vous avez faim là
?
Ça donne envie.
Ah ben non, ça va falloir attendre. On
va falloir
d'abord parler de la cible, voilà qui a cartonné avec les deux premiers épisodes, c'était lundi, sur TF1. Moi je compte les dodos, il y en a quatre encore, avant de découvrir la suite de vos aventures. Vous êtes, Tomer, le fugitif le plus recherché de France, accusé d'être responsable de la disparition de sa femme, Fauve, et de ses deux enfants. Une femme dont il découvre qu'elle est déjà mariée et présumée morte depuis 15 ans.
Lugo Meijer, principal suspect de l'enlèvement de Léa Meijer et de ses deux enfants, est toujours en fuite. Elle s'appelait Clarisse. Comment elle a pu me mentir comme ça sur toute sa vie
? Elle
te l'a fait à l'envers. Faut aller parler aux flics qui vont. Non, surtout pas les flics, pour eux c'est moi le coupable.
Police ! Il est en bas !
Nous s'en fait
tout.
Comment t'as pu nous faire ça
? Ah
ben voilà, il
y
a de l'eau partout, c'est une cascade ou
pas, Tomer ? Ah
oui,
c'est une cascade, exactement. C'est une cascade,
dans laquelle je ne me suis pas blessé, ce qui
est
une bonne nouvelle.
Oui, parce que vous vous êtes blessé sur le tournage de la cible, on n'y revient dans une seconde. Mais est-ce que vous étiez l'un et l'autre comme moi en découvrant le scénario ? C'est-à -dire comme des dingues, accrode à la première ligne, à vouloir exactement ce qui allait se passer dans les minutes qui suivaient ?
Oui, bouche bée, surtout à la fin de chaque épisode. Moi
en
fait, j'arrivais à la fin de l'épisode, je
me
disais... Moi normalement, je lis très lentement, et je mets beaucoup de temps pour finir les scénars.
Et
là, je me suis dit non,
c
'est pas possible, je ne
peux
pas attendre demain, il faut absolument que j'enchaîne,
c'est
pas possible.
Oui, c'est ce pour quoi on a accepté, je crois qu'en fait, dès que t
'as
un scénario qui est quand même très bien écrit, t'as envie de plonger dedans fortement.
Alors
c'est une histoire d'amour,
d
'abord, puisque votre personnage, Tomer, est prêt à prendre tous les risques pour la retrouver. Mais c'est aussi une sorte d'action, et la première scène du premier épisode donnait le ton, quand votre personnage qui est garde du corps, se jette d'un ton pour secourir la fille d'un milliardaire dont il assure la sécurité.
C
'est
comme ça, regardez,
regardez, hop,
hop, hop, on court et on saute, et voilà,
oui.
Alors, réaliser sans être doublé, parce que vous voulez absolument réaliser vous-même vos cascades, mais vous êtes blessé ce premier
jour-là. Je
suis blessé là-dessus, mais je voudrais revenir sur un truc, non, je ne tiens plus absolument à faire mes cascades, le problème, c'est qu
'aujourd'hui, quand j'arrive sur un plateau,
on
me dit, bah, on t'a pas pris de cascadeur, c'est bon, tu vas le faire. Bon, voilà, non, mais c'est la réalité.
Ah
bon ? C'est la réalité, j'ai pas demandé
moi, j'ai pas dit aux producteurs,
j'espère
que c'est moi qui vais sauter quand même. Donc c'est des productions qui font des économies ? Non, mais c'est parce que c'est une plus-value, je pense qu'on est tous d'accord sur le fait que c
'est...
Bah oui, oui, il adore ça. Parce que c'est, vous aussi, on vous voit passer à travers une fenêtre d'un commissariat, où vous êtes interrogé, trop pressé d'essayer de retrouver faux, vous adorez ça.
Qu
'est
-ce
que vous voulez que
je
vous réponde
? En
fait, il y a une énergie, c'est-à-dire qu'il ne tient pas en place. Donc c'est sûr que, pour lui, c'est un enfant, c'est un jeu d'enfant aussi.
Et
c'est super de le voir à l'action aussi, quoi. Ce qui est formidable, c'est que ce scénario, il est excellent. Pourquoi ? Parce qu'il rappelle, évidemment, celui du fugitif. Voilà l'histoire de cet homme accusé à tort du meurtre de sa femme. Formidable, Harrison Ford, qui lui aussi, d'ailleurs, fait un saut dans le vide quasiment dès le début du film pour échapper à la police, qui le considère comme le suspect numéro un. Donc c'est assez saisissant. Sauf que là, la femme du héros est bien vivante, vos fauves, mais son passé est trouble. C'est ce qui vous a plu ?
Son passé est trouble. En fait, moi, ce que j'adore dans ce genre de personnage,
c
'est qu'il y a tout un passif qu'on ignore. Et en fait, moi, ça me permet justement d'avoir un énorme sous-texte. Et ce que j'adore, il y a quelque chose d'assez dramatico dans tout ça qui me plaît beaucoup.
Le
personnage de Léa est aussi physique, sans que vous sautiez du pont à chaque fois. Mais ce qui a été, je crois, le plus physique, c'est d'avoir été aussi longtemps pendant la série, contrainte, bloquée.
Dans ce camion, en fait, ce qui était génial, c'est justement d'être ligotée. C'est-à
-dire
que
moi,
j'ai une vraie énergie. Et en fait, il y avait toujours justement cette urgence à l'intérieur du corps. Donc, il y avait vraiment cette contrainte avec cette urgence à l'intérieur et cette énergie qui ne voulait que sortir.
Ça,
c
'est crevant.
C'est hyper crevant. Et en fait, direct, j'ai été plongée dans le bain.
C
'est-à-dire que ma première scène a été justement dans ce camion avec les petits. Et ça a tout de suite donné le ton.
Ça m'a tout de suite donné le
ton.
Vous
dites, Tomer Sisley, que le fait que Faux soit danseux, ça a amené de la rigueur dans son jeu ?
Énormément de rigueur, oui.
Oui,
parce que tu avais quoi comme expérience avant de tourner une fois ? Oui, quelques fois, oui. En fait, la plupart des acteurs, quand on est au début de notre carrière, on est en règle générale quand même beaucoup plus maladroit que ça. Et oui, beaucoup moins rigoureux. Sauf que la danse,
c
'est la grosse différence en fait. On ne
peut
pas tricher en fait quand on danse.
On
ne peut pas être footballeur de haut niveau et le lendemain se dire, moi ça y est, maintenant je suis dans son étoile. Ça se verrait en fait. Chez les acteurs, ça se voit en région un peu moins. On va dire qu'on accepte un petit peu plus d'écarts. Mais Fauve, venant de ça,
d
'ailleurs, elle l'a exprimé à l'instant quand elle vous parlait de son énergie, le fait d'être empêchée et que ça voulait sortir, ça vient de la danse. Ça vient du corps.
Et
c'est vachement intéressant. Et oui, ce travail-là, cette rigueur, elle l'a ramenée au jeu d'acteur. Et du coup, elle n
'a
pas grand-chose à envier à des
actrices qui ont
20 ans d'expérience. J'ai
frangé. Et
à propos de danse, Fauve, en avril dernier, vous avez fait sensation, comme chaque année, chaque saison,
mais
celle-ci était particulière sur le parquet de Danse avec les stars puisque vous aviez un partenaire supplémentaire, le bébé que vous attendiez. C'était hyper impressionnant. Vous avez dansé jusqu'au bout de la grossesse.
J'ai dansé jusqu'au bout de la grossesse. Et là, ça y est, on est en création au 13e art. Donc, ça commence le 8 octobre. Donc, en fait, il n
'y
a pas eu trop de temps entre. Mais mon corps m'a permis d'eux parce que tout s'est extrêmement bien passé. Et là, je suis en répétition avec Romain Guernic, avec qui on travaille.
Ça reste en
famille puisque c'est votre compagnon. Bien
sûr. Donc, c'est super parce qu'on est danseur, chorégraphe et metteur en scène. On est 8 au plateau plus un steady camera. Donc, on est 9 en tout. Et ce qui est super, c'est que tous les interprètes ont une technicité différente.
C
'est-à-dire que chacun vient d'un milieu ou contemporain ou hip-hop. Donc, c'est très riche en technicité. Mais par contre, on a un cœur commun avec Romain. Parce qu'on voulait, et l'un et l'autre, fusionner nos deux univers. Donc, l'électro pour Romain. Et moi, c'est plus moderne, contemporain. Donc, il y a une vraie énergie. Il
y a
une vraie poésie dans tout ça. Je suis
hyper heureuse.
Et
tout va bien dans ma vie. Vraiment, tout va bien.
C'est la rencontre.
Ça
se voit.
Oui, merci beaucoup. Ça s'appelle Let's Go. C'est à partir du 8 octobre au Théâtre le 13e Art. À Paris, ce sera après en tournée dans toute la France. Mais lundi, il y a deux nouveaux épisodes de La Cible. Voilà, on comprendra pourquoi vous vous êtes mariés avant d'épouser Tomer. Ce qui est quand même scandaleux. Parce que c'est là
-dessus qu'on nous a laissés.
C'est lundi à partir de 21h10 sur TF1. Puis, je signale aussi les enfants qui sont formidables. Lou Martinez et Pablo D'Angélis.
Extraordinaire.
Voilà, et tout le casting est excellent. Voilà, moi, j'ai adoré. Donc, j'attends lundi. Parce que là, on n'a pas eu la suite. Quand on n'a pas eu le scénario.
C'est un peu
de
venir. Vous
ferez le plaisir de me l'envoyer la prochaine fois. Que je sache tout ce qui se passe. Que je ne sois pas obligée d'attendre lundi. Ah oui, Patrick, c'est comme ça. J
'ai une
vie. Je crois que vous pouvez le voir sur Netflix, déjà. Ah non, non, non. Ah non ?
J'ai vérifié. Non, on va attendre lundi. Ah oui, vous
dites n'importe quoi.
Heureusement que je suis là.
Pour la promo, vous vous faites confiance. Pour une fois, j'ai tout donné dans le bon ordre. La date, le titre et le lieu de diffusion. Vous restez avec nous, le 5 sur 5 pop de Lorraine.
On
commence avec les mots forts. Ceux de Paul de Saint-Sernin, depuis l'hôpital. Oui, l'humoriste de France Télé et France Inter. Il vient de se faire opérer du cœur. Une opération très importante et, vous l'imaginez bien, très risquée. qui lui fait prendre conscience de l'importance de l'hôpital et des soignants.
C'est quand même un taf de malade, quoi, tu vois. Genre, là, ils vont rentrer dans mon cœur et ils vont rester longtemps. Et je ne dois pas être le seul de la journée, c'est sûr et certain. Et leurs horaires,
ça
va être un truc de malade. Depuis trois semaines, j'allume ma télé. On les débat, c'est m'expliquer comment on a le droit de s'habiller dans la rue et si j'ai le droit de couvrir mes cheveux ou pas.
Et en fait, on devrait se demander comment on peut mieux considérer une personne hospitalière et
faire un peu de tunnel aux hôpitaux, non ?
C
'est un appel qui est énormément partagé alors que la campagne présidentielle bat déjà son plein à sept mois du premier tour. Il faut dire qu'il a 500 000 abonnés, Paul de Saint-Sernin. D'habitude, il fait rire, donc forcément, quand il est sérieux, on tend l'oreille. C'est important. Et d'ailleurs, il n
'a
pas pu s'empêcher, avant d'aller à l'hôpital, de rire, évidemment, de son opération à venir.
Je
me fais opérer du cœur demain, par contre, pour de vrai. Du coup, je me suis dit, bon,
ça devrait bien se passer, mais au cas où je ne
me
réveille pas, j'ai écrit mes dernières volontés.
Si je ne me réveille pas demain, dites à Hollande qui me fait penser au Pantacourt. Personne n
'a
vraiment hâte qu'il revienne à la mode. Dites à Bruno Le Maire que je lui laisse toutes mes dettes. Il a bien laissé les siennes à la France quand il est parti. Dites à Olivier Faure que je ne sais pas qui c'est. Dites à Poutine que c
'est
une petite bite, mais vérifiez bien que je suis mort avant, s'il vous plaît. Dites à Franck Leboeuf que ça y est, il peut enfin vendre ma voiture. Il est super quand il est drôle aussi, Paul. Il a promis, dans dix jours, je joue au foot. Voilà, donc il est confiant quant à l'avenir. Elle est la réussite de son opération. On parle de la folie Céline Dion qui bat son plein à deux jours de son premier concert parisien. Elle va faire un concert, pas qu'un seul d'ailleurs. Mais alors en attendant, la mode est au karaoké. Il y en a
un
géant, dix mille personnes attendues demain à la place Stalingrad à Paris. Et en attendant, il y en avait un hier soir au Grand Rex, toujours à Paris.
Le
monde est dingue de Céline Dion. On croise même à Paris des policières qui connaissent Céline Dion par cœur. C'est quand même sympa de voir des flics faire
les congés. Ben ouais, ça peut être bien.
Il y a des fans qui ont posé trois semaines de congés, ne serait-ce que pour aller voir la chanteuse devant son hôtel. Puisqu'elle n
'est
toujours pas en train de chanter pour l'instant. Et elle l'a vu plusieurs fois. Elle fait le show devant l'hôtel à chaque fois. C'est une Dion mania, mais il y
a
aussi une petite Dion lassitude. Il y en a qui en ont déjà marre.
Ouais,
j'ai une question là en rapide là.
Elle
chante quand Céline Dion là ? Parce que là, on n'en peut plus là du folklore en bas de l'hôtel là. Elle est venue combien de
temps
?
Elle
est venue trois mois avant le concert ou quoi
?
Elle vient deux jours avant, tu fais une répète, tu chantes, tu nous laisses tranquille. Il va falloir être patient parce que ça commence après-demain. 26
concerts à la Défense Arena. Il y a 500 000 billets qui ont été vendus. Et ton maire dans le public ? Oui. Très bien. Voilà. Manou,
vous n'excusiez pas. Je ne m'excuse pas. Je suis trop
content de venir avec ma femme voir Céline Dion.
Quel est le point commun entre Simon Abkarian, Charlotte Gainsbourg et Stéphane Guillon ? Chacun incarne une figure politique historique. Abkarian,
c
'est De Gaulle. Dans le diptyque qui cartonne depuis cet été, plus de 5 millions et demi d'entrées. Charlotte Gainsbourg, ça sera bientôt Gisèle Halimi. Dans un film très attendu avec Cécile de France, l'affaire Marie-Claire qui sort le 4 novembre. Et Stéphane Guillon incarne au théâtre Robert Ballinter, 45 ans après son vibrant discours contre la peine de mort.
J
'ai l'honneur,
au
nom du gouvernement de la République,
de
demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France.
Demain,
voyez-vous, demain,
grâce
à vous,
la
justice française
ne
sera plus
une
justice qui tue, législateur français.
De
tout mon cœur, je vous remercie.
Et
au-delà de l'abolition de la peine de mort, Ballinter aura été de tous les combats pendant les 5 ans qu'il a passé comme garde des Sceaux, mais aussi en tant qu'avocat, que président du Conseil constitutionnel, que sénateur. C'est l'engagement d'une vie que nous retrace Stéphane Guillon dans Ballinter, l'enragé de justice au Théâtre Antoine à Paris à partir du 23 septembre. Donc, spectacle hommage, mais aussi réflexion sur la justice et la mémoire.
La
seule question maintenant est celle de la peine de mort. Et c'est sur ce point uniquement que je dois porter mes efforts.
Il
y a
une
forme de lyrisme dans la cérémonie qu'il prend.
Et
je me suis souvent dit que j'aimerais plaider en musique.
Tout
cela, de la chute verticale d'un coup de haut triangulaire, étant sans doute que pour le condamner, il n'y a rien avant, rien après.
Bonsoir, cher Stéphane. Bonsoir. On est ravis d'évoquer ce spectacle écrit par Nina Pinson, mis en scène par Jérémy Lippmann, hommage à Robert Ballinter, l'enragé de justice. C'est le bon mot, enragé.
Oui,
il était enragé, il était passionné, il était habité toute sa vie. Il a lutté à la fois pour l'abolition de la peine de mort, à la fois pour les prisons, pour beaucoup de choses, pour la dépénalisation de
l
'homosexualité. À un moment donné, que l'âge soit par rapport aux hétérosexuels, que ce soit le même. C'est quelqu'un qui ne supportait pas l'injustice sous toutes ses formes. Et ces combats, il est nécessaire de les rappeler aujourd'hui particulièrement
? J
'ai vu qu'il y avait un homme politique de droite qui voulait faire un référendum pour
remettre
la peine de mort. Il y a très peu de temps. Donc oui,
je
pense que... Alors maintenant, elle est dans la Constitution, donc ça va être très compliqué. Mais
je
pense que rien n'est jamais acquis. Et le combat a été long et difficile à gagner. La détermination de Robert Ballinter, elle s'est enracinée, cristallisée à un moment précis, en 1972. Lorsqu'il échoue à sauver de la peine de mort, de l'exécution, Roger Bontemps, condamné pour complicité d'assassinat. Il nous en parlait, ici sur le plateau. C'est à vous.
J'ai vu exécuter,
coupé
en deux vivants, car c'était ça,
la guillotine, un homme qui n'avait jamais versé le sang. Et la cour d'assises avait reconnu dans son verdict
qu
'il n'avait pas porté de coup mortel aux deux otages. Il n'en a pas moins été condamné à mort comme complice. Le président de la République ne l'a pas moins envoyé à l'échafaud
comme
du fait qu'il lui était le coupable des deux crimes. Et en sortant, je me suis juré que toute ma vie,
je
combattrai cette justice qui tue.
Ce
procès-là, ça a changé totalement la vie
de Robert Ballinter. Il avait eu cette phrase,
la justice a tué un homme qui n'avait pas tué.
C
'est vrai que Roger Bontemps était complice, mais il n'y
avait
pas de sang sur les mains.
Et
ça l'a marqué
à
vie. Après, il a défendu Patrick Henry et
il
avait une peur terrible d'échouer
de
nouveau. De ne pas pouvoir sauver la
vie. Il
faut bien comprendre qu'à l'époque,
il
y avait plus de 60% de la population française qui était pour la peine de mort. Patrick Henry, en plus, n'avait rien fait pour se faire aimer. D'abord,
il
avait tué le petit Philippe Bertrand. Mais ensuite, il avait été odieux à son procès. Il n'avait pas eu un mot de repontance vis-à-vis des victimes. Donc en plus, il avait cette tâche terrible de défendre un homme qui était terriblement antipathique. Donc très vite, il s'est dit que le problème, ce n
'est
pas Patrick Henry. Le problème, c'est la peine de mort. Il a changé sa plaidoirie. Et c'est extraordinaire parce qu'il en sort épuisé. Mais cette plaidoirie va changer beaucoup de choses. La seule chose que j'ai essayé de faire entendre au juré,
c
'est
qu
'il est impossible,
aussi terrible
que soit un crime,
et
aussi profond soit la peine
que
nous ressentons vis-à-vis
des
victimes, «
Il
est impossible
de
prendre un homme
et
de décider
qu
'on le tuera
pour
un acte.
»
Je crois que c'est ça la vraie leçon du procès Patrick Henry. Cette plaidoirie que vous reprenez sur scène, vous la connaissiez avant
?
Non, non, non, non,
je
ne la connaissais pas. C'est le moment vraiment extraordinaire du spectacle,
pour
moi, pour
tout
le monde.
On
termine pratiquement là-dessus. Un moment extraordinaire, décisif, évidemment, puisque Patrick Henry échappe à l'échafaud. Mais ce qu'on voit dans le spectacle et dans les témoignages aussi, c'est qu'il a,
jusqu
'au bout, douté de sa capacité à
inverser le
verdict et à douter de sa propre plaidoirie. Oui, parce qu'il a la responsabilité. C'est ce qu'il dit quand il prononce son discours sur l'abolition de la peine de mort à l'Assemblée nationale. Il va leur dire, d'ailleurs, il va leur dire « j'ai peur, mais j'ai moins peur que quand je défendais la vie d'un homme ». Là, il peut échouer, ça ne tient à rien. Donc, il le sait, c'est cette peur. Il n'a pas réussi à sauver la tête de bon temps. Donc, c'est cette peur qui le paralyse.
Et la veille de
la plaidoirie, il n'avait pas dormi, il a recommencé dix fois. Enfin, tout ça, vous nous le faites revivre.
Oui,
c'est un spectacle très immersif, c'est le talent de Jérémy Lippmann. C'est qu'il y a énormément d'images d'archives,
il
y
a
évidemment le décor, les costumes. Donc, on est totalement dans les années 70 et dans cette période-là. Il est menacé, évidemment, il reçoit des lettres d'insultes, de menaces, etc. Et on voit, vous reproduisez sur scène des échanges entre sa mère, la mère de Robert Beninter et lui. Sa mère ne comprenait pas qu'il puisse défendre un assassin d'enfant. Non. En plus, sa mère était pour le général de Gaulle, était très à droite, elle lisait le Figaro, lui était à gauche. Donc, déjà, même quand il est ministre de François Mitterrand, bon, elle ne le félicite pas trop, quoi. Elle dit, j'aurais préféré que ce soit ministre de Gaulle. C'est vrai que sa mère, qu'elle défendre, mais elle était...
Moi, je me souviens que mon grand-père maternel était pour la peine de mort.
Et
il avait des discussions avec mon père, qui, lui, était abolitionniste. Donc, c'était vraiment un débat qui était très clivant à cette période. Quel âge il avait quand il a fait cette pléorerie
?
Pour le procès Patrick-Henri ? C
'est
en 1974. Il est né en 1929.
C
'est ça, oui.
D'accord, moins de 50 ans.
Il a
un peu moins de
50
ans.
Oui,
moins
de 50 ans, oui.
Les
jurés, aussi, pendant ce procès, avaient une responsabilité énorme sur les épaules.
Oui.
Et c'est évoqué, aussi, par la narratrice de
l'especteur. Un jour,
on vous dira à vos enfants que vous avez envoyé un jeune homme à mort, et vous verrez leur regard. Il termine sa plédoirie en leur disant ça. C
'est incroyable pour
un comédien de devenir sur scène Robert Badinter, mais à la fois, vous faites le lien entre les avocats et les comédiens. Ce n
'est
pas si éloigné que ça.
D
'ailleurs,
il
a commencé par défendre des comédiens,
Robert Badinter.
Il avait une clientèle très showbiz. Brigitte Bardot, pour son divorce, Sylvie Vartan, Jimmy Connors, qui a été interdit de Roland-Garros. Donc, il lui a permis, quand même, de pouvoir concourir à Roland-Garros. Il avait deux facettes. Cet homme avait deux facettes. La gacane, le baron en pain. Il avait un éventail incroyable dans ses clients. Donc, sur scène, vous allez être Robert Badinter. Avec mes deux camarades,
si
on peut les citer, Garance Bokovza et Mathias Paréchal, qui sont formidables. Merci beaucoup. Et vous allez aussi lire son fameux discours sur l'abolition de la peine de mort à l'Assemblée nationale.
Oui.
45 ans
après.
Qu'il a appris qu 'il l'ait prononcé. Ce sera dans le cadre de la nuit du droit. Voilà. Et c'était très important aussi de lire ce texte-là à l'Assemblée nationale 45 ans plus tard. Oui, je pense en plus que Mme Badinter sera là. Alors, il faut savoir qu'on a joué le spectacle le 5 mai dernier dans un festival produit par Jean-Marc Dumontet et que Mme Badinter était là. Donc, elle a vu déjà le spectacle.
Et
qu'elle a dit à Jean-Marc Dumontet, elle lui a dit... Les acteurs sont formidables, donc ça, c'était pour nous. Et après, elle lui a dit... Merci, vous ne m'avez pas trahi.
Et
ça, parce que c'est quand même une responsabilité d'incarner Robert Badinter. Il ne
faut
pas se mentir. Et donc, Mme Badinter disent qu'on ne l'a pas trahi. C'est-à
-dire
que la pièce représente
bien,
incarne bien en tout cas cette partie de la vie de son...
De
son mari. De son compagnon, de son mari.
Pour
nous,
ça
a été
un
soulagement. Badinter, l'enragé de justice est à partir du 23 septembre au Théâtre Antoine à Paris, porté par Stéphane Guillon. Est-ce que vous voulez, pardon pour cette transition, passer à table ?
Eh bien,
dites non ! Eh bien, vous serez privés de...
Vous
serez privés de dîner, Patrick ! Vous voulez rester, faites du boudin ! Ce soir, Esteban Salazar, le chef du restaurant Finca à Paris, nous propose un oignon nouveau confit avec de l'avocat mariné, des herbes fraîches, un plat végétarien en l'honneur de Fauve. Ça vous va,
végétarien ? Ah oui, oui, oui, ça me va.
Un mot sur votre vocation de comédien, qui est venu très tôt, cher Stéphane, des premiers cours de théâtre à 17 ans, des premiers pas sur scène dans une pièce de Jules Romain. On est en 1984 et vous nous avez confié cette photo de vous. Est-ce qu'à l'époque,
vous
rêviez encore d'être James Dean, Jean Gabin et Nino Ventura ? Oui, mais j'ai vite compris que ce ne serait pas possible. Mais pourquoi ? Parce que je n'étais pas vraiment un jeune premier. Et pas vraiment... J'étais entre deux, quoi. Ce n
'est
pas bon d'être entre deux. Ah ben, c'est mieux que pas du tout, aussi. Oui, mais bon. Il
vaut
mieux
être un jeune
premier qu'un vieux dernier, non ? Oui. C'est ce qu'une directrice de casting vous a dit ? Que vous aviez un physique trop ordinaire pour
faire du cinéma.
Elle
m'a
dit « Qu
'est-ce
que fait votre mère ?
»
J'ai dit « Elle est marchande de tableaux.
»
Elle m'a dit « Travaillez avec votre mère.
»
Vous n'êtes ni très laid, ni très beau. Vous êtes banal. Ah oui, mais ça peut être violent, parfois.
Ça peut couper les jambes.
Ben ouais, c'est pour ça que vous avez dit « Puisque c'est comme ça, je vais m'auto-écrire des rôles, des personnages. »
Et
ça donne un one-man
show.
Je pense que c'était la seule solution pour m'en sortir. Il n
'y
avait pas d'autre issue possible. Mais j'en connais un autre, vous savez, qui a démarré comme ça et qui s'en est sorti comme ça. Ben oui. C'est une bonne école.
Bizarrement. Tiens,
Thomas ! Mais non, c'est mal.
Parce qu'il dit ça, Stéphane, on s'est connu à mes tout, tout, tout, tout, tout début. Moi, j'ai vécu la même chose que toi. On m'a dit « Tu réussiras jamais dans ce métier, fais autre chose. » Mais parce
que vous
aviez un physique ordinaire
? On
m'a dit…
Vous n'avez pas la même raison. Je vais vous dire ce qu'on m'a
dit. On m'a dit, à l'époque, j'avais les cheveux très longs, une grosse touffe de cheveux,
et on
m
'a
dit « Toi, si on t'enlève tes cheveux,
t
'as plus rien. » Pour de vrai, c'est ce qu
'on
m'a dit. Je ne citerai pas le nom, mais je m'en souviens très bien.
Bon, on va quand même… Ce qui a fait que vous avez fait du one-man show d'abord. Oui, mais enfin, vous êtes quand même passé devant les caméras, dans les séries. Si je vous dis Studio Sud, ça vous dit quelque chose ? Ben, j'aurais envie de vous insulter.
Ben, on va voir ça tout de suite !
1996, un
souvenir du
tournage de Studio Sud.
Studio Sud fait partie du genre sitcom pour ados, c'est-à-dire un feuilleton dont l'intrigue tourne essentiellement autour du sentiment amoureux.
Si on prend les ados pour des cons, je ne
sais
pas. Je ne sais pas. Ça se laisse regarder quand tu
es
crevé, tu vois, c'est fait pour ça. Et puis voilà, maintenant, ça n
'a
aucune prétention éducative, je pense. Aucune prétention, dit ce monsieur qui
se fait passer porte-merciste. Il
paraît que vous avez
menti pour intégrer le casting en disant que vous saviez chanter, c'est vrai ? C'est vrai,
c
'est vrai, c'est vrai. Et vous savez toujours pas chanter ? Je suis toujours pas chanter.
Je veux
dire, j
'ai
dit que je faisais partie d'un groupe de musique,
mais
qu'on avait envoyé notre cassette démo à IMI,
et
que du coup, on ne
l
'avait pas, mais qu'on l'aurait genre dans deux semaines. Je savais que le casting, il se terminait avant les deux semaines. On me
dit
« Ah, non, non, c'est pas grave, parce que tu pourrais venir me chanter quelque chose. »
J'ai dit «
Oui, oui, bien sûr. » Donc j'ai couru dans un karaoké, je me suis fait faire une cassette de l'audio, juste de la musique
de Stand By Me, et j'ai appris ça, et je suis venu chanter Stand By Me. Et c'est passé, quoi. Et c'est passé. Et ça donnait quoi, comme ça
? Oh,
des beautés. Alors,
je
veux
dire,
le problème, c'est que quand tu commences et que tu veux faire
la musique,
tu fais «
Pam, pam,
pam, pam, pam, pam, pam,
pam,
pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam,
pam, pam, pam,
pam, pam, pam,
pam, pam, pam,
pam,
pam,
pam, pam, pam,
pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam,
pam,
pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam,
pam,
pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam,
pam,
pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam,
pam,
pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam, pam,
pam,
pam, pam, pam, pam, pam, pam,
pam,
pam, pam, La danse fauve, c'était dans les gènes. Votre grand-mère, je crois, dirigeait une troupe de majorelle.
Votre
maman est prof de danse. Vous, vous avez été championne de France junior de danse latine à 15 ans. C'est ça. Et puis en 2006, vous participez à l'ancêtre de Danse avec les stars, un concours de danse où vous concourez avec Maxime Deremès. Et les journalistes étaient glissés dans les coulisses.
Les
images.
Les trois couples s'affronteront sur trois danses pour Fauvet Maxime, Boogie, Roomba et avant tout Salsa.
Il
y a un fil conducteur qui passe entre nous parce que s'il y a un par exemple Maxime Dense tout seul,
les
citoyens toutes seules, ça
ne passera pas.
Et
vous avez gagné, évidemment, et ça a été un sacré tremplin.
C'était fou et en fait, c'était la première fois où je découvrais la télévision et surtout les caméras en fait. Parce
qu
'à
la base, moi, je faisais de la compétition et en compétition,
c
'est
bon,
t'as un dossard dans, t'as un dossard, etc. Donc, c'est tout un autre chemin.
Et
quand je suis arrivée dans cette émission, je me suis dit qu'enfin, j'allais pouvoir danser pour raconter aussi des histoires, etc.
Pas pour
la performance seulement, ouais.
Bah, plus pour la façon de narrer une histoire à travers la danse en fait. Ça, ça m'a fascinée de suite. Et ce que je trouve quand même assez dingo aujourd'hui,
c
'est que le parcours que j'ai m'amène à adorer et à ne plus pouvoir me passer d'une caméra, même en dansant. Ah ouais ? Bah, j'adore la caméra, quoi. Il y
a
vraiment un truc, l'outil est fabuleux, quoi. Elle a
l
'air de bien.
Elle vous le rend bien,
exactement, la caméra. Vous êtes tous les deux formidables dans la cible. Deux épisodes inédits, lundi 14 à 21h10 sur TF1 à Bas d'Inter, l'enragé de justice est au Théâtre Antoine à partir du 23 septembre. Merci beaucoup à tous les trois d'avoir accepté notre invitation.
N
'oublie pas, let's go, à partir du 8 octobre au Théâtre le 13ème art à Paris. Dans un instant, la soirée de séance grand format de Mathieu Vidard. Mais tout de suite, les actualités de Bertrand.
Ah
bah voilà !
A
bosser un petit peu.
Rebonsoir, nous sommes toujours le 10 septembre demain, le week-end. Vous rêviez de savoir ce qu'on fait Jean-François, Liliane ou Olga cette semaine ? La réponse se trouvait comme toujours dans les 13h.
Jean-François promène son chien à la fraîche. Liliane emprunte le tram de Nice. Olga ne quitte pas ses filles des yeux.
Gaëtan
vient de récupérer cette voiture. Priscilla commence à se détendre. Clara apprend là ses premières techniques.
Claudine ne laisse rien au hasard sur ce boulot de roux.
Flavien utilise cette prise dans son garage.
Olivier a repris l'une des dernières fabriques
françaises de brosses à dents à Beauvais. André fait revenir les oignons. Avec de l'huile d'olive.
Et
ben voilà. Et 13h toujours, celui de France 2 a décidé de concurrencer François Ruffin. On suit ça depuis le début. François Ruffin s'est lancé dans un Tour de France en autostop. François, France 2 a gagné.
On
vit de refaire du stop.
Pas
vous
? Bonjour
!
Vous
allez où ? En ville. Vous m'emmenez ? Allez, c'est parti. Et voilà, comme quoi c'est simple. Il suffit d'ouvrir la portière avant que le gars ait dit oui. Tout
en l'ayant calé
une semaine en amont. Et si vous n'avez pas de place pour les concerts de Céline John, Système Day, regardez le 13h de France 2.
Et
là, si je vous dis
?
J'irai où tu iras, mon pays sera toi.
C'est pas
mal
du
tout.
À
vous ? Non,
je
ne
sais
pas chanter, moi.
Vous ne pouvez pas chanter
Titanic ?
Non,
je ne
sais
pas chanter. Bonjour Valérie. Bonjour Julien.
Quelle voix,
quel swing. Ouais, et comme on dit, miam miam, le swing.
Le
plus gros coup de la semaine, c'est le 13h de TF1 qui l'a décroché en interviewant presque l'un des chanteurs les plus populaires de France. Le vol a lieu en décembre dernier. Julien Noré s'en souvient très bien. C'était près de l'actualité.
Le
sommet de l'espace au Grand Palais après son «
for
sure ». Emmanuel Macron a tenté de lancer une nouvelle trend, comme on dit, mais ça a moyennement pris. Quelles sont les entreprises européennes qui ont pu avoir accès à un marché public et des financements publics américains ou chinois ? No offense.
Mais
c'est une réalité. Ouais, mais ça manquait de lunettes de soleil. Voilà,
c
'est pour ça. Alors certes, les Américains et les Allemands ont boudé le sommet, mais est-ce une raison pour ne pas s'auto-congratuler ? Je ne crois pas.
J
'aurais bien du mal à citer tous les contrats, les accords qui ont été scellés. Mais je vais quand même le faire. Amazon
qui
signe avec Arianespace. The Exploration Company et sa levée de fonds. Eutelsat, Canopy, MySpace, Loft Orbital, Dassault, construisant avec OHB, le Vortex-S. I-Sign. Et je pourrais citer nos amis bulgares. Ouais, moi t'emmerde pas,
il
y a un grand format qui arrive tout de suite. Et je reviens sur mes propos. Ce n'était pas Emmanuel Macron qui présidait le sommet. Non, c'était... Walker, Texas Ranger, les mains dans le slop. Allez hop, je remonte le falzard et je m'arrête avec une auto-clé de bras. Vous êtes en auto-état d'arrestation. Ne bougez plus, monsieur. Rendez le pouvoir. Ouais, personne ne fait ça. Vous avez déjà essayé ? C'est vraiment pas du tout confortable. Voilà. Lui aussi était présent au sommet. L'homme parfait.
Et
non, je ne parle pas de toi, Patrick. Mais de Thomas Pesquet qui avait son fan club parmi les journalistes.
Et
ne me demandez pas pourquoi, l'une d'entre elles a chanté du Lara Fabian. Ouais, bah les journalistes s'occupent comme elles peuvent. Pendant ce temps-là, il y avait moins d'ambiance au compte-rendu du Conseil des ministres.
Quand vous avez en tête que 2.TVA, ça fait un gros 2% de salaire plus, en plus, si vous donnez tout, ça l'arrêtait parce que vous avez aussi
des ventes.
Pauvre. On aurait pu être au sommet d'espace, elle est partie si loin, un mot de brèche.
En
même temps. Qui a envie d'entendre Jean-Pierre faire en loup un jeudi matin ?
Allez,
courage, bientôt le week-end. Allez, c'est l'heure de notre point quotidien sur la chaîne 2424 de France.TV consacré au brame du cerf. Aujourd'hui, à Rambouillet. On voit un cerf ? Toujours pas de cerf. Les canards dont j'ai parlé hier. Ils ont fait la course.
De
vraies images.
Ils
ont débriefé.
Ce
sont les vraies images. Je dois faire un erratum parce que j'ai reçu un message sur Instagram. Quelqu'un de très sérieux m'a écrit en disant « Vous avez dit que c'était des canards ?
»
Non, c'était des poules d'eau hier.
Donc
je...
Ah bah donc c'était pas les
mêmes, là ? C'est bien, non ? C'était pas les mêmes. Oh, ça va, alors. Retour à la politique et le comeback de l'un de mes chouchous. Christophe Béchut, maire d'Angers,
est
toujours aussi beau et bien peigné avec cet accroche-coeur. Mamma mia ! Elle est toujours là pour nous élever. Élève-nous, Cricri.
Bah,
élève-nous, Cricri.
Une
semaine, c'est 7 jours. Allez ! Tellement
beau,
tellement beau, mon Chris Béch, qu'il en a déstabilisé le journaliste de RCF en joue.
Et
ce sera évidemment le cas encore demain. Raphaël Delacroix. Oui, on va sur... Sur quoi, Bastien ? Sur cette présidentielle qui
arrive,
je crois que vous avez une question sur la stratégie. Oui, alors,
moi, pardon, du coup, de Christophe Béchut.
Oui, mais je l'avais plus,
en
fait. L'ouvert est tellement beau que je... Enfin, mon bref, bon, même, mécontent de se te faire abrouer, il a décidé de juger en direct les propos de Christophe Béchut. Ça nous semble plutôt être au contraire une manière de rester dans un idéal fraternité. Moi,
il faut le dire.
Christophe Béchut, mère d'Angers. Pas
ouf,
pas ouf, pas ouf. Sinon, petite pensée amicale pour Maxime Squitech, qui, hier soir, encore a passé une soirée un petit peu compliquée à nous sur BFM.
Donc, attendez, attendez, attendez, attendez, s'il vous plaît,
j'essaie de comprendre qu'on va revenir à... En 10 ans de mandat. On va revenir à la... Vous n'avez
pas fait clim dans les écoles en 10 ans de mandat ?
Oui,
il
faut qu'on avance, il faut qu'on
avance. Et ce n
'est pas... Non, non, c'est terminé, c'est terminé. Non, non, non, s'il vous plaît, c'est terminé. Je vous remercie
tout le monde.
Je vous remercie tous
les quatre d
'avoir fini. On
va parler
d'adaptation.
On
a
crevé, c'est sûr que la climatisation ne s'est pas en train. Justement, je voudrais qu'on parle d'énergie. La France nous sur Tailloux, on les a été. Et deuxièmement...
Il se fait ça tous les mercredis soirs, au même moment sur LCI. Petite forme pour Fabien Roussel. Aider la Russie à se défendre est une chose. L'Ukraine. L'Ukraine à se défendre. C'est pas bien. Fabien Roussel, excellent jeu de mots pour terminer la semaine. Contrairement à BFM sur LCI. Bon, oui, je viens de le dire. C'était
pas...
Allez, pas fastoche pour Fabien Roussel, l'emplacer une face aux Français.
Ici, elle est dans une zone règle, donc on reçoit beaucoup d'aides
de
l'État. Et je ne comprends pas pourquoi on en arrive. Encore ! On ne met pas d'eau en plus. C'est tellement logique. C'est tellement logique. Bon, bon, bon. Mais on discute. Je vais pas... Non,
mais je
vous écoute. Allez-y, les animaux. Mais bien sûr, qu
'est
-ce qu
'ils
sont ? Sur notre territoire, c'est ça que vous êtes en train de proposer. Vous dites aux
Français qu'il faut respecter la loi de la République en permanence.
Mais on n'est qu'en septembre,
Fabien. Mais ça, c'est naturel.
Il revient au galop, comme on dit. Mais je ne mange que de la bonne viande. Et sur un bon barbecue. Et que j'accompagne parfois d'un bon vin et d'une bonne bière. Et je finis par le fromage.
C'est
ça pour le moment de l'honneur de Sandrine Rousseau. Et on va faire un petit des actualités avec la présidentielle et la bataille de la communication. Certains aspirants à l'Élysée donnent tout. Tourner dans la France vidéo pour les réseaux sociaux. Monter hyper cut, comme on dit. Rencontre avec le peuple. L'un d'entre eux a accepté que nos caméras le suivent. Tout au long du mois de septembre, on organise l'opération 1000 barres tabac. Pour aller à la rencontre des vrais gens. Discuter, partager, échanger, les exerciter à voter. Surtout naturel. Vous vous comportez comme eux. Salut ma couille. Tu me mets un triple riz qu'muche et deux paquets de gîtes à maïs comme d'hab.
Ça n'existe plus, monsieur.
Je
le savais.
De
toute façon, les politiciards, c'est tous les mêmes. Alors, ça boit quoi
?
8-6.
Moi,
je suis plus un 6-7. Très, fnay,
t
'es un petit changement. Opération 2 barres tabac. Rien, rien, rien, rien. La com' est dangereuse pour la santé. A consommer avec modération. Elle va être longue cette campagne. C'est la fin de cette édition. La BC revient lundi. Bonne soirée. Bravo, Bête. L'invitation à dîner, la cible. Guillaume,
c
'est
à
partir du 23 septembre au Théâtre Antoine. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation. Si vous voulez, bien vous tournez vers Séverine. Pour saluer nos téléspectateurs, excellente soirée sur France 5. Demain, Mohamed et son équipe. On se retrouve lundi.