DISCOURS ICONIQUE de Claude Malhuret
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Claude MalhuretChiffre
« Si les partis extrêmes ne représentent plus que 30 % aujourd'hui, ce qui est tout de même considérable contre 40 % il y a 2 ans, c'est grâce à l'effondrement du leader minimaux de la France soumise à Cuba. »
- 2:30Claude MalhuretFait
« Le corps sacré autoclaironné lors d'une perquisition par l'homme au micro entre les dents l'a disqualifié jusque chez ses proches. »
- 3:30Claude MalhuretFait
« Des cascades d'exclusion ont délié les langues et nous savons maintenant comment avec son niggérie il dirigeait leur groubuscule. »
- 4:30Claude MalhuretChiffre
« LFI soit passé de 20 % à 6 %, mais qu'il y ait encore en 2019 6 % des Français qui votent pour la révolution bolivarienne. »
- 5:30Claude MalhuretChiffre
« la gauche démocratique et la droite républicaine, à la tête du pays pendant 60 ans est obtenu ensemble moins de 15 % des voix. »
- 6:30Claude MalhuretFait
« François Hollande a mené avec constance une politique qui ressemble à celle d'une enseigne que j'ai vu l'autre jour sur la route restaurant ouvrier cuisine bourgeoise. »
- 7:30Claude MalhuretFait
« Nicolas Sarkozi déclaré le 26 mai dernier à 20h30 il n'y a plus de droite dans notre pays. »
- 8:30Claude MalhuretFait
« une feuille à la défaite de 2012, une feuille au match de boxe Copé Fillon, une feuille lors du refus de choisir entre Le Pen et Macron au deuxè tour de la présidentielle, une feuille aux européennes. »
- 9:30Claude MalhuretFait
« Pendant toute la campagne, les adversaires d'Emmanuel Macron l'ont accusé de prendre l'élection en otage en réduisant son enjeu à un affrontement entre progressiste et populiste. »
- 10:30Claude MalhuretFait
« Lorsque presque tous les pays de l'Est de l'Europe plus l'Italie sont dirigés par des populistes, lorsqu'ils font 15 à 30 % partout en Europe de l'Ouest, lorsqu'on est entouré de Poutine, d'Erdogan ou de Xing Ping, il est temps pour les démocrates d'affronter les populistes et non de leur courir après. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
François Hollande a mené avec constance une politique qui ressemble à celle d'une enseigne que j'ai vu l'autre jour sur la route restaurant ouvrier cuisine bourgeoise. Nous vous écoutons, monsieur le premier ministre au moment particulier et grave où un parti extrémiste vient d'arriver en tête d'une élection nationale. Encore, avons-nous la chance, si l'on peut dire, en France où l'on apprendait l'école à révérer Robespierre, qu'à la différence des autres pays où le populisme est seulement d'extrême droite, il est chez nous partagé en deux, rendant les chiffres en apparence moins alarmants, mais en apparence seulement.
Ce qui est incompréhensible, c'est que pour réclamer plus de démocratie, des électeurs votent pour le parti recordman du népotisme et de l'opité, dirigé depuis 50 ans par le père, puis la fille, puis bientôt la niè. [applaudissements] que pour dénoncer un système qu'ils estiment corrompu, il vote pour le parti recordman des rendez-vous judiciaires et que pour redresser l'économie, il vote pour une dirigeante qui a fait la preuve de son incompétence absolue en la matière lors de la présidentielle. Napoléon disait en politique, une absurdité n'est pas un obstacle.
Nous le constatons tous les jours. [applaudissements] Si les partis extrêmes ne représentent plus que 30 % aujourd'hui, ce qui est tout de même considérable contre 40 % il y a 2 ans, c'est grâce à l'effondrement du leader minimaux de la France soumise à Cuba. Le corps sacré autoclaironné lors d'une perquisition par l'homme au micro entre les dents l'a disqualifié jusque chez ses proches.
Des cascades d'exclusion ont délié les langues et nous savons maintenant comment avec son niggérie il dirigeait leur groubuscule. Après la défaite, les jeunes loups du parti estiment que leur tour est venu du remu ménage en perspective quand on sait que plusieurs d'entre eux sont le genre de personne qui entrent derrière vous dans une porte à tambour et qui en ressortent les premiers. [applaudissements] Et malgré cela, ce qui est incroyable, ce n'est pas que LFI soit passé de 20 % à 6 %, mais qu'il y ait encore en 2019 6 % des Français qui votent pour la révolution bolivarienne.
Le deuxième coup de tonner de cette élection est que la gauche démocratique et la droite républicaine, à la tête du pays pendant 60 ans est obtenu ensemble moins de 15 % des voix. En ce qui concerne le PS, l'explication qui risque de ne pas plaire et je m'en excuse me semble largement partagé. François Hollande a mené avec constance une politique qui ressemble à celle d'une enseigne que j'ai vu l'autre jour sur la route restaurant ouvrier cuisine bourgeoise. [applaudissements] De l'autre côté Nicolas Sarkozi déclaré le 26 mai dernier à 20h30 il n'y a plus de droite dans notre pays.
Je trouve le jugement expéditif. Nous savons tous qu'il est rare qu'on meure en politique, comme le dit un proverbe cambodgien, quand l'eau monte, les poissons mangent les fourmis. Quand l'eau descend, les fourmis mangent les poissons.
Je ne crois pas que la droite soit morte, mais elle est partie. Elle a commencé à partir le jour où quelques-uns de ses dirigeants ont décidé que la reconquête passait par l'adoption des idées les plus raides et qu'ils ont cessé de tenir compte des minoritaires. Le parti, mon parti, ne pouvait alors que s'effuiller comme un artistaud.
Une feuille à la défaite de 2012, une feuille au match de boxe Copé Fillon, une feuille lors du refus de choisir entre Le Pen et Macron au deuxè tour de la présidentielle, une feuille aux européennes. Une fois la dernière feuille partie le 26 mai au soir, la droite s'est aperçu qu'un million de ses électeurs n'avaient pas voté pour son candidat mais pour celle d'en marche et 500000 pour le Front National. Pendant toute la campagne, les adversaires d'Emmanuel Macron l'ont accusé de prendre l'élection en otage en réduisant son enjeu à un affrontement entre progressiste et populiste.
Il n'avait pas tort, mais ce qu'il n'avait pas compris, c'est que ce n'était pas seulement un slogan de campagne, c'était aussi une réalité. Lorsque presque tous les pays de l'Est de l'Europe plus l'Italie sont dirigés par des populistes, lorsqu'ils font 15 à 30 % partout en Europe de l'Ouest, lorsqu'on est entouré de Poutine, d'Erdogan ou de Xing Ping, il est temps pour les démocrates d'affronter les populistes et non de leur courir après. Le monde est devenu dangereux. [applaudissements] Le monde est devenu dangereux et compliqué.
Avant, vous étiez de gauche, du centre ou de droite et vous vêtiez en conséquence. Cette grille, contrairement à ce qu'on dit, n'a pas été remplacée par l'opposition démocrate populiste, mais il y a désormais deux axes de lecture, l'axe gauche-droite et l'axe démocrate populiste. Je partage l'analyse du président sur ce point, mais je préfère de loin le terme de démocrate à celui de progressiste tantuire de catastrophe au nom du progrès.
La liste [applaudissements] la liste Renaissance est arrivée 2e le 26 mai. Mais vous êtes presque le seul à l'avoir fait remarquer, monsieur le premier ministre. Sa déroute était tellement prédite que le reste du monde semble persuadé qu'elle a gagné.
Je suppose que vous ne vous en plaignez pas, mais si j'insiste sur ce point, c'est qu'il me paraît important que quelqu'un, et vous n'êtes pas n'importe qui garde la tête froide. Depuis 15 jours, certains cris de victoire un peu bruyants, certaines injonctions un peu appuyées, certains appels un peu martiaux ne sont peut-être pas la meilleure façon de préparer l'avenir et de rassembler. [applaudissements] Vous vous restez lucide et c'est à saluer.
L'acte 1 du Canquen a permis des réformes importantes. La SNCF, le code du travail, l'école de la confiance et d'autres. La majorité du Sénat les a souvent soutenu, souvent amendé aussi.
L'acte 1 a aussi été marqué par une grave crise sociale.
Claude Malhuret