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InterviewCNEWS (sur YouTube)· 13 août 2026 4 minAutoproduitActualité / polémiqueJustice

Jean-Michel Verne : «C'est une hyperviolence incontrôlée»

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 15 %Défensif 5 %

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Oui, ça c'est on l'a vu aussi de mémoire à à à Cavaillon. On a on a dans d'autres ville du Vaclus des attitudes comme ça qui consistent à venir en aide entre guillemets aux habitants. En fait, on crée un une sorte de mode d'organisation sociale.

La mafia c'est ça, c'est ça a été ça euh en simil euh c'est en calabre, c'est pareil. on on vient palier euh les défaillances de l'État. Alors ce qui est assez étrange à anime, c'est qu'en même temps, souvenez-vous, on a eu droit l'année dernière à à un communiqué euh des dealers qui ont menacé les habitants.

On leur a dit "Ne sortez pas, on va on va vous tuer, on va tuer vos enfants." Donc on voit que en en matière de stratégie, on n quand même pas euh dans un niveau de stabilité et de clarté. Et c'est un peu aussi ce qui désarme la police.

Parfois vous parliez de défaillance de l'État parce que on est obligé de se dire que si ces narcotrafiquants peuvent prendre autant de place, peuvent imposer leurs lois, leurs règles. Par exemple, quand ils demandent aux habitants de vérifier qui rentre dans les immeubles, ils peuvent aussi le faire parce que soit l'État a été impuissant, soit en fait ces mafias aujourd'hui, elles sont plus puissantes et elles ont des armes au sens propre et au sens figuré bien plus puissantes que celles que l'État. Alors là justement c'est une une question qui se pose, c'est la puissance économique et financière de ces organisation criminelle et surtout leur pouvoir de corruption.

Ça c'est quelque chose qui inquiète beaucoup les autorités. Euh au parquet de Marseille, il y a une unité spéciale qui a été mise en place pour palier justement ces risques euh de corruption. Euh oui, c'est un je dirais que comme je l'ai dit auparavant, un mode d'organisation sociale qui essaie de de grimper si vous voulez des étages.

Euh jadis le milieu cors marseillais avait euh des contacts étroits avec des politiques si c'était c'était leur savoir-faire. Mais aujourd'hui, ces gens du narcotrafic n'ont pas encore, je dirais, les mêmes relais, mais ils aimeraient bien les avoir. Et donc, on va grimper petit à petit vers effectivement une pénétration du monde associatif, du monde politique et encore une fois euh c'est quelque chose qui semble pas réversible.

Qui ne semble pas réversible. Et puis on a l'impression Jean-Michel Verne, qu'on passe un peu des étapes année après année. On a commencé à découvrir malheureusement avec effroid des victimes collatéral comme cet enfant de 10 ans à PISEVin.

On a ensuite vu des sortes de crimes d'intimidation. On a ensuite vu un maire à Alè exfiltré parce qu'il est menacé par la DZ Mafia. On voit aussi qu'on passe des étapes et qu'on a des narcotrafiquants qui avant et ce n'était pas non plus évidemment une bonne chose régler leur compte en fait entre eux aujourd'hui peuvent s'en prendre plus ou moins à tout le monde ou à n'importe qui.

Juste une personne qui se trouve là au moment où il y a un échange de tir. Ah oui ça la victime collatérale malheureusement elle je veux dire on va en avoir d'autres. On va en avoir d'autres.

C'est une évidence. Quand on arrive sur un point de et qu'on rafale pour impressionner et pour montrer sa sa puissance, on risque forcément de de blesser ou de tuer quelqu'un qui n'a strictement rien à voir avec ce ce trafic. C'est une c'est une hyper violence incontrôlée quelque part.

Merci beaucoup Jean-Michel Verne d'avoir été avec nous sur