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InterviewRTL (sur YouTube)· 14 décembre 2025 53 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationEurope & internationalTransports

Le Grand Jury de Sébastien Martin

Au micro : Olivier Bost Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 63 %Attaque 24 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:29OuverteRéponse directe

    Vous êtes confronté à des faillites, dont 700 emplois perdus cette semaine chez Brandt.

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Les agriculteurs s'opposent à l'abattage de cheptel face à la dermatose nodulaire. Faut-il craindre une mobilisation ?

  • 2:18RelanceRéponse directe

    Le gouvernement a-t-il tardé à réagir face à l'abattage des cheptels ?

  • 2:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette technique d'abattage doit être mieux expliquée ?

  • 3:03RelanceRéponse directe

    Cette technique doit-elle être encore mieux expliquée ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez la mobilisation des agriculteurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41PrésentateurFait
    « Nous sommes aujourd'hui quand même le pays le plus désindustrialisé du G20 2025. »
  • 4:51InvitéFait
    « Il y avait des projets industriels. Et à une semaine du projet, les uns après les autres, ces projets tombent. »
  • 6:55InvitéFait
    « Certains voulaient juste racheter la marque, racheter des marques et finalement, vous rachetez les marques, mais vous ne rachetez pas l'outil industriel qui va avec. »
  • 10:14InvitéChiffre
    « Sur 30 millions d'euros qui ont été avancés pour porter le projet, il y avait 19 millions de fonds publics et 11 millions de fonds privés. »
  • 16:27InvitéChiffre
    « Entre 2018 et 2024, nous avons recréé dans ce pays pratiquement 200 000 emplois industriels. »
  • 18:07InvitéFait
    « Depuis deux ans, nous ouvrons moins de sites industriels. »
  • 20:40InvitéFait
    « C'est la France qui l'a demandé. C'est la France qui l'a obtenu. »
  • 22:05InvitéChiffre
    « L'Allemagne a mis sur la table un plan de 500 milliards d'euros pour relancer son économie. »
  • 23:57InvitéChiffre
    « Le rapport de Mario Draghi incitait l'Europe à injecter 800 milliards d'investissements sous peine de déclassement compétitif majeur. »
  • 24:36InvitéChiffre
    « Il y a aussi par exemple 1,8 milliard qui vont être mis sur ce qu'on appelle un mécanisme de batterie booster pour soutenir nos gigafactories dans les Hauts-de-France. »
  • 27:46InvitéFait
    « On a une usine Kodak avec 2500 salariés qui a fermé quasiment du jour au lendemain. »
  • 32:30InvitéChiffre
    « le prix du véhicule de 1000 euros 2000 euros »
  • 33:12InvitéFait
    « il y a 75% des pièces qui sont dans un véhicule européen qui sont européennes »
  • 33:29InvitéChiffre
    « la filière des batteries qui représentent à peu près 30% de la valeur d'un véhicule »
  • 34:57InvitéPromesse
    « pouvoir subventionner quand c'est du made in Europe »
  • 44:59InvitéFait
    « nos beaux fleurons industriels on en reste fiers »
  • 48:05InvitéChiffre
    « plus de 60% des français étaient satisfaits que l'Assemblée Nationale ait adopté le PLFSS »
  • 48:17InvitéChiffre
    « 80% des sympathisants LR étaient satisfaits qu'un PLFSS ait été adopté »

Temps de parole

  • Invité70 %
  • Présentateur12 %
  • ?8 %
  • Invité 26 %
  • Invité 34 %

≈ 37,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:12
Présentateur

Présenté par Olivier Bost Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Bonjour Sébastien Martin. Bonjour. Vous êtes ministre de l'économie depuis deux mois et déjà...

0:24
Locuteur

De l'industrie.

0:25
Présentateur

De l'industrie, pardonnez-moi. Depuis deux mois et déjà confronté à des faillites. La dernière, vous êtes au ministère de l'économie, la dernière branche cette semaine, 700 emplois de perdus. Les faillites, vous connaissez, vous avez dû faire face à la disparition de Kodak dans votre département de Saône-et-Loire. Nous sommes aujourd'hui quand même le pays le plus désindustrialisé du G20 2025. S'annonce comme une année noire pour les usines françaises. Bienvenue dans ce grand jury, Sébastien Martin. Nous sommes en direct sur RTL et sur Public Sénat, canal 8 de la TNT.

0:58
Locuteur

Et

0:59
Présentateur

à mes côtés pour vous interroger, Perrine Tarnot de Public Sénat et Loris Boachaud du Figaro. Dans ce grand jury, Sébastien Martin, nous aurons une séquence politique. Au début de l'année, vous aviez battu un élu RN pour devenir député lors d'une élection partielle. Aujourd'hui, la digue entre LR et le RN semble fragile. Nous en parlerons et vous répondrez aussi à nos questions express.

1:21
Locuteur

Le

1:22
Présentateur

grand jury, l'actualité de la semaine.

1:26
Locuteur

Alors

1:26
Présentateur

tout d'abord,

1:27
Locuteur

on

1:27
Présentateur

va parler des agriculteurs. Les agriculteurs sont pris de court par le développement de la dermatose nodulaire, une maladie qui touche les bovins. Des éleveurs s'opposent à l'abattage de leur cheptel. Faut-il craindre ? Tout d'abord, une forte mobilisation dans les semaines à venir et un risque de blocage en plus pour notre économie.

1:44
Locuteur

Écoutez,

1:44
Invité

d'abord, moi je voudrais souligner

1:45
Locuteur

le

1:46
Invité

courage de ma collègue Annie Gennevard, ministre de l'Agriculture, qui effectivement est face à une situation qui est extrêmement difficile et où les réponses qui sont apportées sont extrêmement difficiles.

1:57
Locuteur

Et

1:58
Invité

bien évidemment, le gouvernement comprend les réactions parfois de colère qu'il peut y avoir dans le monde agricole, et particulièrement lorsqu'un éleveur voit son troupeau qui est abattu. Je suis élu d'un département, la Saône-et-Loire, qui est un département agricole. Et bien évidemment, lorsqu'on voit des troupeaux abattus, c'est à chaque fois un crève-cœur.

2:18
Présentateur

Mais est-ce que le gouvernement a tardé à réagir quand on voit que maintenant les agriculteurs s'opposent à l'abattage de cheptel ?

2:24
Invité

Le gouvernement n'a pas tardé à réagir puisque finalement, je vous rappelle que nous avons eu dès cet été des cas de DNC. Et que ce soit dans l'un ou dans les deux Savoies, nous avons réussi à éradiquer la DNC par une technique qui est très dure, effectivement, qui est la technique de l'abattage pour vraiment circonscrire au maximum les risques de contagieux, parce que c'est une maladie extrêmement contagieuse, simplement par une piqûre de mouche ou de moustique. et en plus qui est difficile à voir parce que vous avez des animaux qui peuvent être porteurs de la maladie, mais qui n

3:00
Locuteur

'ont

3:00
Invité

pas de symptômes. Mais est-ce que cette technique dure doit être encore mieux expliquée ? Il

3:04
Locuteur

faut sans doute encore mieux expliquer.

3:06
Invité

Ne pas opposer les abattages et la vaccination, parce que la stratégie, c'est des abattages pour vraiment limiter. Et d'ailleurs, je rappelle qu'on a un peu moins de 16 millions de bovins, et il y

3:17
Locuteur

en

3:17
Invité

a moins de 4000 qui ont été abattus. C'est toujours trop, c'est toujours un drame, c'est toujours terrible. Mais ça a permis, dans les deux Savoies, de sortir de cette situation. Et je crois qu'il faut raison garder et se dire que oui, c'est difficile, oui, il faut que l'État soit présent aux côtés des éleveurs, mais en même temps, c'est la stratégie qui marche. Est-ce que vous comprenez la mobilisation des agriculteurs, mobilisation annoncée ? Est-ce que vous redoutez même cette mobilisation et des blocages à venir ? Je comprends, nous comprenons la mobilisation des agriculteurs. En ce moment, certains d'ailleurs traversent des moments difficiles.

Il y a les inquiétudes sur le Mercosur également qui arrivent avec. Et donc, il

3:55
Locuteur

y

3:55
Invité

a ce moment de mobilisation et peut-être de fatigue de certains qui ont l'impression de ne pas toujours être compris dans leur environnement général. Et donc, il faut être à l'écoute. Nous sommes à l'écoute. Annie Gennevar est à l'écoute.

4:09
Locuteur

C

4:09
Invité

'est quelqu'un d'extrêmement courageux, d'extrêmement solide aussi sur tous ces sujets. Et je sais qu'elle fait aujourd'hui tout ce qui est nécessaire pour être à l'écoute du monde agricole.

4:19
Locuteur

Est-ce que dans le même

4:19
Invité

temps, vous mettez aussi en garde les syndicats agricoles ? Parce que si ces mesures d'abattage des élevages touchés ne sont pas prises, est-ce que certains produits agricoles français, je pense au lait, au fromage, à la viande, pourraient être interdits à l'exportation ? Je veux dire qu'aujourd'hui, c'est la meilleure des méthodes

4:39
Locuteur

pour

4:40
Invité

éviter des risques de crise beaucoup plus graves.

4:44
Locuteur

Quand

4:44
Invité

j'entends qu'on pourrait vacciner tout le cheptel, je rappelle, 16 millions de bovins à vacciner, on l'a fait dans les départements de Savoie, ça a mis deux mois.

4:56
Locuteur

Est

4:56
Invité

-ce qu'une maladie qui met 21 jours pour incuber, donc ça veut dire deux mois de vaccination plus 21 jours d'incubation, est-ce que c'est la bonne méthode ? Par

5:05
Locuteur

ailleurs, ça ferait peser un risque aussi économique, puisque

5:07
Invité

ça placerait la France. Si on vaccinait tout le cheptel, ça placerait la France comme une zone à risque, et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole.

5:15
Présentateur

Vous évoquiez le Mercosur, est-ce que la France parviendra à s'opposer à cette signature ?

5:22
Invité

Écoutez, vous avez encore lu ce matin dans la presse la position qu'a rappelée au nom du gouvernement le ministre chargé du commerce extérieur, c'est qu'aujourd'hui, le compte n'y est pas. Donc aujourd'hui, le compte

5:33
Locuteur

n

5:33
Invité

'y est pas, la France

5:34
Locuteur

a posé

5:34
Invité

un

5:35
Locuteur

certain nombre de...

5:36
Invité

Concrètement, ça veut dire que nous ne pouvons pas valider un texte pour lequel nous considérons que le compte n'y est pas. Mais est

5:43
Présentateur

-ce qu'on a encore la main au niveau européen ? Est-ce qu'on a suffisamment de partenaires pour s'opposer à cette signature

5:48
Locuteur

?

5:49
Invité

Au niveau du nombre de partenaires, bien évidemment, il

5:52
Locuteur

y a

5:52
Invité

un Conseil européen en fin de semaine, et c'est là que se joueront les choses. Mais en tout cas, à l'heure à laquelle nous parlons, et au regard des conditions que nous avons posées, il n'est pas question pour la France, à l'heure à laquelle nous parlons, de pouvoir valider ce texte.

6:04
Présentateur

Sébastien Martin, vous êtes donc ministre de l'Industrie. Cette semaine, le dernier gros fabricant d'électroménagers français a été placé en liquidation judiciaire. 700 emplois seront détruits chez Brandt. Vous aviez dit que vous alliez revoir les élus pour trouver des solutions pour les deux sites dans la région Centre-Val-de-Loire. Quelles sont vos solutions

6:23
Locuteur

?

6:23
Invité

Écoutez, déjà, je veux rappeler que dans l'épisode qui vient de s'achever, il a fallu agir vraiment dans l'urgence.

6:33
Locuteur

Et

6:33
Invité

en moins de 10 jours, remonter un projet. Mais pourquoi vous avez agi dans l'urgence ? Pourquoi on agit dans

6:39
Locuteur

l'urgence ? Oui, ça mérite. Le dossier a été découvert trop tard.

6:40
Invité

C'est bien parce que, effectivement, je vais avoir le temps d'expliquer un petit peu les choses.

6:45
Locuteur

Il

6:45
Invité

se trouve qu'une semaine avant la date limite de dépôt des offres,

6:51
Locuteur

nous

6:52
Invité

avions encore plusieurs propositions. Certaines n'étaient pas intéressantes parce que certains voulaient juste racheter la marque, racheter des marques et finalement, vous rachetez les marques, mais vous ne rachetez pas l'outil industriel qui va avec. Donc, ça, ce n

7:04
Locuteur

'est

7:04
Invité

vraiment pas intéressant. Après, il y avait des projets industriels. Et à une semaine du projet, les uns après les autres, ces projets tombent. Et on ne se retrouve plus qu'avec un seul porteur de projet, qui est le fonds Revive, qui a déjà fait des reprises d'entreprises, mais qui avait besoin de consolidation dans ce projet. Et ça, on est le jeudi soir. Et à partir du vendredi matin, alors que, je le redis, il fallait déposer les offres pour le mercredi, nous nous mettons en mouvement pour essayer de monter ce projet de scope.

7:37
Locuteur

Donc,

7:37
Invité

rien de tout ça n'était prévisible ? Non,

7:38
Locuteur

c'était pas... L'abandon des

7:39
Invité

projets de reprise, etc. Non.

7:41
Locuteur

Une semaine avant, il y avait plusieurs projets de

7:43
Invité

reprise. Une semaine avant, il y avait plusieurs projets de reprise. Il y avait plusieurs industriels qui avaient fait montre d

7:48
Locuteur

'intérêt pour le projet. Mais est-ce qu'il n'y a pas eu un manque de vigilance

7:50
Invité

de la part du ministère de l'Economie, de la part de Bercy sur ce dossier ? Est-ce que vous n'auriez pas pu regarder un peu plus dans le détail ? Ces offres de reprise, savoir si elles tenaient la route

7:58
Locuteur

?

7:58
Invité

Ben, attendez. Moi, je veux bien que l'État s'occupe de tout, soit présent partout. Il y avait des offres de reprise, il y avait des signes d'intérêt d'un certain nombre d'industriels qui, au dernier moment, finalement, changent d'avis. Moi, je veux bien être aussi la plume des industriels. Mais après, vous allez me dire que l'État est présent trop souvent et s'occupe de ce dont il ne doit pas s'occuper. L'État, il est là pour vérifier qu'un cadre légal est appliqué, que les règles sont respectées. Et ensuite, il peut apporter son soutien. Et c'est ce qu'on n'a pas manqué de faire, puisque je vous indique que le vendredi, le projet de scope démarre. Le lundi matin, je suis à Orléans.

On est prêt à mettre 5 millions d'euros autour du projet. La région et son président, François Bonneau, la même. Le président de la métropole, Serge Grouard, la même chose. On réunit les banquiers, ils réunissent les banquiers. Je réunis aussi la Banque de France, les partenaires publics le lundi matin à Orléans. On fait tout ce qu'il faut pour pouvoir déposer un premier dossier le mercredi. Et donc, les banques n

8:58
Locuteur

'ont

8:58
Invité

pas été au rendez-vous ? Où se trouve le problème précis ? Le problème, c'est que lorsque vous agissez comme ça,

9:06
Locuteur

dans

9:06
Invité

un cadre très contraint, dans un temps très limité, et je pense que vous connaissez comme moi les processus décisionnels des banques, eh bien, en moins d'une semaine, arriver à réunir les comités d'engagement et prendre des engagements fermes et définitifs, ça a été très difficile. Et heureusement d'ailleurs que le mercredi, on a pu déposer le dossier de scope et qu'on nous a dit, vous avez jusqu'à lundi

9:28
Locuteur

pour

9:29
Invité

améliorer l'offre. Scope, c

9:30
Locuteur

'est coopérative

9:31
Présentateur

et participative. Avec des salariés. Quel enseignement vous en tirez ? C'est que les banques devraient être plus réactives

9:37
Locuteur

?

9:38
Présentateur

Je pense que

9:38
Invité

parfois, face à l'urgence,

9:41
Locuteur

j

9:41
Invité

'aime bien utiliser cette expression, il faut savoir un peu faire transpirer les règlements. Des fois, même transpirer soi-même pour aller se mobiliser et trouver des solutions.

9:51
Locuteur

C'est-à-dire faire

9:51
Invité

bousculer des normes, des réglementations ? Bousculer un petit peu, si le comité d'engagement doit se réunir sous 5 jours, peut-être que quand il y

9:58
Locuteur

a

9:58
Invité

une urgence comme celle-là, il faut le réunir beaucoup plus rapidement, constater qu'il y

10:03
Locuteur

a

10:03
Invité

un projet, qu'on peut l'accompagner, qu'on peut le soutenir. Si on avait eu plus de temps, je pense que si on avait eu plus de temps, sans doute qu'on aurait pu emmener autour du projet peut-être plus de partenaires privés. Parce que là, à la fin des fins, sur 30 millions d'euros qui ont été avancés pour porter le projet, il y avait 19 millions de fonds publics et 11 millions de fonds privés. Ce matin, M. le ministre, vous faites quand même le témoignage un peu d'une forme d'impuissance à la fois de l'État et de vos partenaires. Quelle est la solution aujourd'hui pour les deux sites de la région Centre-Val-de-Loire ?

10:34
Locuteur

Madame,

10:34
Invité

l'impuissance, c'est ne pas agir. Ça, c'est l'impuissance. C'est considérer qu

10:39
Locuteur

'on

10:39
Invité

ne peut rien faire et qu

10:40
Locuteur

'on

10:40
Invité

ne fait rien. Et des fois, quand on agit, quand on fait des choses, ça marche.

10:46
Locuteur

Et

10:46
Invité

des fois, ça ne marche pas. Et

10:49
Locuteur

je

10:49
Invité

n

10:49
Locuteur

'ai

10:49
Invité

pas l'impression qu'on ne

10:51
Locuteur

se

10:51
Invité

soit pas mobilisés dans cette affaire.

10:53
Locuteur

Je

10:53
Invité

n

10:53
Locuteur

'ai

10:53
Invité

pas l'impression qu'on ne soit pas allés frapper à toutes les portes et également à celle de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Péquès, puisqu'il y avait des sites

11:02
Locuteur

qui

11:02
Invité

étaient en Île-de-France. Pour autant,

11:04
Locuteur

ce qui subsiste, c'est l'amertume, la colère des 700 salariés sur le

11:08
Invité

carreau. Tout à fait, et je la comprends parfaitement. Il y a une justice qui est indépendante et qui a analysé le dossier

11:16
Locuteur

et

11:17
Invité

qui a considéré que le projet n'était sans doute pas suffisamment solide

11:21
Locuteur

pour

11:22
Invité

aller jusqu'au bout. Ne comptez pas sur moi pour venir faire sur votre plateau le procès de la justice. Je pense que beaucoup qui s'amusent avec l'État de droit, moi je ne m'amuse pas avec l'État de droit. Je pense que s'il n

11:35
Locuteur

'y a

11:35
Invité

plus d'État de droit, d'ailleurs, on sait à quoi ça mène. Donc il y

11:38
Locuteur

a

11:38
Invité

une décision qui a été prise. Maintenant, la question c'est l'avenir.

11:42
Locuteur

Et

11:42
Invité

moi, je ne veux pas faire des fausses promesses aux salariés en disant, allez, dans 48 heures, on rebâtit un projet. On n

11:50
Locuteur

'a

11:50
Invité

pas eu assez de temps, il ne faut pas refaire la même chose.

11:52
Locuteur

Justement, vous

11:52
Présentateur

parlez de les revoir avant la fin de l'année pour trouver des solutions. Encore une fois, quelles sont vos solutions ? Lundi

11:58
Invité

après-midi, j'aurai un échange avec le président de la région, le président de la métropole. Parce que moi, je voulais aussi qu

12:06
Locuteur

'on

12:06
Invité

prenne juste quelques jours pour analyser la décision du tribunal, voir quelles sont les possibilités d'action ensuite et voir surtout comment est-ce qu'on peut rebâtir un projet, sans doute avec un peu plus, je crois, de partenaires industriels et de partenaires privés. Avoir eu beaucoup de moyens publics,

12:25
Locuteur

c

12:25
Invité

'était sans doute une force, mais ça peut aussi être une certaine forme de faiblesse dans un dossier. Donc, il faut absolument que si on doit rebâtir quelque chose, il y

12:34
Locuteur

a

12:34
Invité

un bel outil industriel. Il y

12:36
Locuteur

a

12:36
Invité

des gens qui ont un savoir-faire. Mais je ne veux pas dire sur votre antenne, ici, en 48 heures, on remonte un projet et vendre du rêve aux gens.

12:44
Locuteur

Il faut

12:44
Invité

dire qu'il faut prendre le temps de rebâtir un projet industriel solide, avec plus de partenaires industriels, de voir quelles sont les opportunités sur ce site, s'il y a d'autres industriels que ça peut intéresser, et se mettre autour de la table dans cette énergie.

13:00
Locuteur

Est-ce qu'il

13:01
Présentateur

s'agit dans votre esprit, Sébastien Martin, de continuer de faire de l'électroménager en France ?

13:05
Locuteur

Ou ça pourrait être tout autre chose ?

13:07
Invité

Mais ce n'est pas l'État

13:08
Locuteur

qui

13:09
Invité

va être l'industriel demain. L'État industriel, on a vu parfois ce que ça pouvait donner.

13:15
Présentateur

Votre sentiment, parce que vous avez une connaissance des marchés, vous savez s'il y a un avenir ou pas pour ce genre d'usine. Il y a bien en

13:22
Invité

Europe des industriels qui font de l'électroménager. Plutôt sur le haut de gamme, en effet. Et d'ailleurs, le projet qui était porté par Revive et dans la SCOP, c'est ça qui est décevant finalement dans cette décision, c'est que je pense que le projet sur le fond

13:42
Locuteur

est

13:43
Invité

un bon projet. repositionner une marque française et à travers elle le Made in France sur des produits à un peu plus de valeur ajoutée et de qualité supérieure encore.

13:55
Locuteur

Et

13:55
Invité

c'est ce que c'est faire Brandt ou par exemple une autre marque du groupe Brandt,

13:58
Locuteur

c

13:58
Invité

'était Brandt, vous avez deux diétriches aussi, qui ont des images de qualité et de haut de gamme. Je pense qu'il y a sur cette base-là quelque chose qui peut être reconstruit, mais c'est un outil industriel. Il faut qu'on voit aussi si ça peut attirer d'autres industriels.

14:11
Présentateur

Votre collègue au gouvernement, Serge Papin, en charge des PME et du commerce, semblait indiquer vendredi que c'était encore possible l'option d'une SCOP. Pour vous, cette possibilité n'est pas abandonnée

14:23
Locuteur

?

14:23
Invité

Cette possibilité d'une SCOP, elle dépend du choix des salariés.

14:27
Locuteur

On

14:27
Invité

ne

14:27
Locuteur

fait

14:27
Invité

pas de SCOP sans les salariés.

14:29
Locuteur

Moi,

14:30
Invité

j'ai lu ce matin dans la presse que des organisations syndicales voulaient prendre le temps de regarder les choses. Certains même disent

14:38
Locuteur

pas

14:41
Invité

d'acharnement d'une certaine manière et respecter aussi un peu le moment que nous vivons. Franchement, le moment qui est vécu par les salariés en ce moment, il est difficile. C'est pour ça que moi, je crois à la sincérité d'une démarche qui prend le temps de reconstruire quelque chose sérieusement. Est-ce que la production industrielle d'électroménagers en France et peut-être plus globalement en Europe a encore un avenir ? Je vous ai dit tout à l'heure qu

15:04
Locuteur

'il y avait des marques. Oui,

15:05
Invité

du très haut de gamme. Pas

15:06
Locuteur

que du très

15:06
Invité

haut de gamme. J'ai vu en Italie une marque qui est moyen haut de gamme aussi qui fait de l'électroménager dans le

15:13
Locuteur

nord de l'Italie. Ce n'est pas une industrie perdue en Europe

15:14
Invité

et

15:15
Locuteur

en France. Ce n'est pas forcément

15:15
Invité

perdue. Je crois qu'il faut bien réfléchir au positionnement parce qu'effectivement, quand vous vous mettez en frontal avec la Chine, c'est beaucoup plus difficile. Le maire d'Orléans, où se trouve un des sites de production, Serge Roir, vous a interpellé cette semaine. J'en ai marre de ceux qui nous parlent de réindustrialiser la France, arrêter de jouer, arrêter de déconner. Je le cite, on ferme Brant, on va fermer la France. Vous entendez cette colère. Est-ce que ce n

15:40
Locuteur

'est

15:40
Invité

pas aussi une critique de ceux qui, comme vous, continuent de parler de réindustrialisation alors qu'on observe plutôt une désindustrialisation ? C'est dommage que vous n

15:48
Locuteur

'ayez

15:48
Invité

pas mis le début de l'interpellation de Serge Groir.

15:51
Locuteur

Parce

15:51
Invité

que le début de sa phrase, il dit, il n'y

15:54
Locuteur

en

15:54
Invité

a qu'un

15:55
Locuteur

qui

15:55
Invité

s'est bougé dans

15:56
Locuteur

cette

15:56
Invité

affaire. C'est

15:57
Locuteur

Sébastien

15:58
Invité

Martin, ministre de l'Industrie. Mais il dit tout de même, est-ce que vous

16:01
Locuteur

entendez cette alerte-là ? Arrêtez de déconner,

16:04
Invité

arrêtez de jouer. Il dit les choses avec ses mots, Serge Groir, avec passion et envie, parce que c'est son caractère et je le connais bien, voilà, bien évidemment. Et vous savez,

16:15
Locuteur

la

16:16
Invité

question de la réindustrialisation,

16:18
Locuteur

ce

16:19
Invité

n

16:19
Locuteur

'est

16:19
Invité

pas quelque chose qui peut se faire si on n'a pas une ligne au long cours.

16:22
Locuteur

Ça

16:23
Invité

fait plus de 30 ans qu'on a désindustrialisé ce pays.

16:27
Locuteur

Je

16:27
Invité

rappelle juste

16:28
Locuteur

qu

16:29
Invité

'entre 2018 et 2024, nous avons recréé dans ce pays pratiquement 200 000 emplois industriels.

16:35
Locuteur

Et vous

16:35
Invité

nous confirmez quand

16:36
Locuteur

même que la période de l'année est particulièrement difficile. Et qu'avant 2015, entre 2000 et

16:38
Invité

2015, nous avons destruit un million d'emplois industriels. Oui, la période est difficile. Il

16:44
Locuteur

y a

16:44
Invité

un cabinet spécialisé qui recense aujourd'hui 178 sites industriels qui risquent une fermeture en France. Est-ce que vous confirmez ce chiffre ? Non, je ne confirme pas ce chiffre, parce que ce sont des chiffres qui prennent aussi en considération des sites qui pourraient être menacés. Donc moi, je veux bien que la moindre menace égale amalgame de fermeture de sites.

17:05
Locuteur

Mais je ne

17:06
Invité

suis pas là pour constater que

17:07
Locuteur

des sites

17:08
Invité

menacés vont fermer obligatoirement. Il vaut

17:10
Locuteur

mieux s'en occuper avant quand même.

17:11
Invité

Bien évidemment. Et il me semble que je vais sur le terrain.

17:15
Locuteur

Que

17:15
Invité

je ne me cache pas. que contrairement d'ailleurs parfois à ce qu'on

17:19
Locuteur

aurait

17:20
Invité

voulu que je ne fasse pas, je suis allé rencontrer l'été serre sur le piquet de grève. Je suis allé à Brant lundi dernier, il y a 15 jours.

17:29
Locuteur

Oui, la période est quand

17:29
Invité

même particulièrement

17:30
Locuteur

compliquée. Je ne me cache pas.

17:31
Invité

Oui, la

17:31
Locuteur

période

17:31
Invité

est compliquée.

17:32
Locuteur

Vous

17:32
Invité

confirmez qu'en tout cas, il y aura davantage de fermeture que d'ouverture en 2025 et potentiellement aussi en 2026. Pour l'instant, moi, ce que je constate, c'est la chose suivante. C'est que nous avons un suivi des ouvertures et fermetures de sites

17:46
Locuteur

qui

17:47
Invité

est un baromètre de la réindustrialisation qui est porté par le ministère de l'Industrie parce que justement, on considérait que seul le baromètre de Trendéo était... il y avait des biais. Et

17:58
Locuteur

ce

17:59
Invité

baromètre, depuis deux ans, il suit la situation. Alors oui, depuis deux ans, nous ouvrons moins de sites industriels. Mais je veux juste rappeler qu'au premier trimestre 2025, nous étions encore sur un solde positif

18:12
Locuteur

parce

18:13
Invité

que nous prenons en compte les fermetures, bien évidemment, les ouvertures et aussi les agrandissements de sites industriels. Et

18:19
Locuteur

bien

18:21
Invité

sûr, la tendance, elle n'est pas bonne. Je ne

18:23
Locuteur

vais

18:23
Invité

pas vous dire l'inverse. D'ailleurs,

18:24
Locuteur

Sophie Binet, la numéro 1

18:26
Invité

de la CGT,

18:27
Locuteur

elle demande l

18:27
Invité

'ouverture d'une cellule de crise pour prévenir justement ces fermetures d'usines et d'entreprises. Est-ce que vous trouvez que c'est une bonne idée ? On a des outils. Aujourd'hui, on a au sein des services de Bercy, deux services, d'ailleurs, qui suivent. C'est le comité interministériel aux restructurations industrielles, la direction interministérielle aux restructurations. On a des équipes pour suivre tous ces dossiers-là, pour les regarder, pour les accompagner, pour voir s'il

18:57
Locuteur

y

18:57
Invité

a des repreneurs, s'il

18:58
Locuteur

n

18:58
Invité

'y

18:58
Locuteur

a

18:58
Invité

pas de repreneurs. Voilà. On a les outils. Mais la mobilisation, moi, ce que je retiens dans ce que dit Mme Binet,

19:04
Locuteur

c

19:04
Invité

'est que la question de la réindustrialisation, c'est aussi une question de mobilisation au long cours. Vous savez,

19:12
Locuteur

il

19:12
Invité

y a un peu, parfois, je trouve, sur ces thématiques-là de la réindustrialisation,

19:17
Locuteur

moi,

19:18
Invité

j'en fais un appel un peu de combat et de résistance.

19:20
Locuteur

Il

19:20
Invité

y a les résistants du 18 juin 1940, et puis il y

19:23
Locuteur

a

19:23
Invité

ceux du 6 juin 1944. Et alors, dans cette résistance-là, est-ce que l'Union européenne est de votre côté ? Est-ce que la France est-elle suffisamment soutenue ? La Commission européenne a renoncé à présenter mercredi son plan pour soutenir le Made in Europe

19:36
Locuteur

que

19:37
Invité

Paris défendait. Est-ce que c'est un camouflet pour notre pays ?

19:40
Locuteur

Non, non,

19:41
Invité

non. Parce que ce qui a été reporté, c'est un package plus global. Ce n'était pas que le Made in Europe. Il y a aussi les questions liées à l'automobile. Il n'y avait pas que ça. Donc, ce n

19:52
Locuteur

'est

19:52
Invité

pas du tout un camouflet pour la France. On

19:53
Locuteur

ne peut

19:53
Invité

pas se satisfaire de ce report ?

19:54
Locuteur

On

19:55
Invité

ne

19:55
Locuteur

peut

19:55
Invité

pas se satisfaire de ce report, sans doute, mais ne le listez pas juste sur la question du Made in Europe. Je veux juste revenir à ça. La France a défendu la mise en place de protections sur notre acier.

20:08
Locuteur

C

20:09
Invité

'est-à-dire ce qu'on appelle des clauses de sauvegarde sur l'acier. Je m'explique deux secondes. C'est quoi des clauses de sauvegarde ? C'est désormais l'acier qui rentrera en Europe, une fois que tout cela sera parfaitement adopté, je vais y revenir. Dès lors qu'on constate qu'on est sur un prix qui est anti-concurrentiel, parce qu'il est subventionné massivement ou bien qu

20:27
Locuteur

'on

20:27
Invité

vend en dessous du prix et du coût réel, notamment en Asie, il

20:31
Locuteur

y

20:31
Invité

a un mécanisme d'ajustement qui fait qu'on met des droits de douane à l'entrée sur le marché européen pour que ce prix soit un prix réel tel qu

20:39
Locuteur

'on

20:39
Invité

le constate. C'est la France qui l'a demandé. C'est la France qui l'a obtenu. Stéphane Séjourné les a présentés en octobre à Dunkerque. Cela a été adopté cette semaine au Conseil européen et Roland Lescure était présent.

20:51
Locuteur

Et

20:51
Invité

maintenant,

20:51
Locuteur

cela

20:52
Invité

part au Parlement européen pour application au

20:54
Locuteur

plus tard, je le

20:55
Invité

souhaite, avant le printemps 2020. Cela sauvera Arcelorbitale ? En tout cas, cela participera considérablement à faire en sorte que notre filière acier en France et en Europe soit protégée face à ce qui est de la concurrence déloyale. Il faut bien... Non mais attendez, parce qu'on parle de la désindustriation. Mais moi, je voudrais juste rappeler

21:15
Locuteur

les

21:16
Invité

choses qui se passent dans le monde entier. D'abord, l'Allemagne,

21:20
Locuteur

depuis

21:21
Invité

2022,

21:22
Locuteur

a

21:23
Invité

vu son modèle fracassé par la fin du gaz russe pas cher. L'Allemagne a perdu ces dernières années 250 000 emplois industriels. 250 000 emplois

21:32
Locuteur

industriels.

21:33
Invité

Pendant que nous, nous continuons

21:34
Locuteur

à en créer. Non mais

21:35
Invité

attendez, c'est important. Ensuite arrive... Ça, c'est 2022. Ensuite arrive l'élection du président américain 2024, la mise en œuvre de ses droits de douane. Et la Chine qui a un marché intérieur moins dynamique. Et qu'est-ce qui se passe ? Vous avez la Chine qui a bâti un outil industriel gros comme ça. Son marché intérieur moins dynamique. Et ensuite, les États-Unis qui se ferment comme ça. Et donc, vous avez tous les surplus de l'outil industriel asiatique qui

21:58
Locuteur

est

21:58
Invité

gros comme ça, qui se déversent sur l'Europe. Et l'acier,

22:01
Locuteur

c

22:01
Invité

'en est le bon exemple. La chimie,

22:03
Locuteur

c

22:03
Invité

'en est le bon exemple

22:03
Locuteur

également.

22:03
Invité

C'est

22:04
Locuteur

l'Allemagne qui a mis sur la table un plan de 500 milliards

22:06
Invité

d'euros. L'Allemagne a mis sur la table un plan de 500 milliards d'euros pour relancer son économie.

22:10
Locuteur

Oui,

22:10
Invité

parce qu'elle s'est tellement mis en matière énergétique dans la main d'autres qu'elle a en plus aujourd'hui en matière énergétique un déficit énorme de compétitivité que nous,

22:19
Locuteur

nous

22:19
Invité

n'avons pas grâce

22:20
Locuteur

au nucléaire.

22:21
Présentateur

Attendez, juste nous, on n

22:22
Locuteur

'a

22:22
Présentateur

pas de problème nous sur le prix de l'énergie pour nos industries ?

22:24
Invité

Ah ben, je peux vous dire que... Et j'ai fait regarder les choses de très près. Parce que quand je vois, par exemple, les mensonges qui sont déversés sur les réseaux sociaux, notamment par le Rassemblement National, sur ces questions-là, aujourd'hui, nous avons,

22:40
Locuteur

en

22:40
Invité

France, un prix de l'électricité pour nos industriels,

22:44
Locuteur

mais

22:45
Invité

qui est sans commune mesure par rapport à ce que payent les Allemands.

22:48
Locuteur

et

22:49
Invité

qui, demain, même avec la mise en place des mesures de M. le chancelier allemand, ils vont rattraper pour les très, très, très, très gros consommateurs d'électricité, ils vont arriver à un prix qui va être proche d'une autre

23:03
Locuteur

et

23:04
Invité

pour les autres, ils seront bien au-dessus d'une autre. Donc,

23:06
Locuteur

il faut arrêter avec ça.

23:07
Présentateur

Oui, mais ce n

23:08
Locuteur

'est

23:08
Présentateur

pas avec les États-Unis qu'il faut comparer, en l'occurrence, en la matière, parce que c'est eux qui ont une énergie vraiment pas chère.

23:12
Invité

Par rapport aux États-Unis, sur l'électricité, on reste extrêmement compétitifs. Après, il

23:17
Locuteur

y

23:17
Invité

a la question du gaz. Là, c'est sûr que le gaz, nous n'en produisons pas en France, on en importe, et c'est bien aussi pour ça que le gouvernement va vers une électrification des usages beaucoup plus importante, parce que, un, on maîtrise la technologie, deux, on n'est pas dépendant de puissances étrangères sur les énergies fossiles. Excusez-moi, mais moi, quand je vois le Rassemblement National être content que nous soyons entre les mains des Émirats Arabes Unis ou de l'Arabie Saoudite, ça me fait quand même un peu rigoler. Donc, oui à l'électrification, parce que c'est aussi notre nomine stratégique et c'est aussi nos filières industrielles.

23:47
Locuteur

Dans

23:47
Invité

ce

23:48
Locuteur

contexte,

23:48
Invité

on peine à comprendre pourquoi l'Europe ne parle pas d'une seule et même voix.

23:52
Locuteur

On

23:52
Invité

se souvient

23:52
Locuteur

qu'il y a...

23:53
Invité

Parce qu'on est 27, tout à fait, mais il

23:55
Locuteur

y

23:55
Invité

a un an, le rapport de Mario Draghi incitait l'Europe à injecter 800 milliards d'investissements sous peine de déclassement compétitif majeur pour l'Europe. Un an après, pourquoi rien ou si peu n'a été fait pour suivre les préconisations de Mario Draghi ? Alors, doit être présenté justement aussi la semaine prochaine quand je disais qu'il y avait plus que la question du Made in

24:17
Locuteur

Europe,

24:18
Invité

doit être présenté aussi à la fois des questions sur l'automobile, mais aussi dans les semaines qui viennent avec ça, un document qui s'appelle l'acte d'accélération industrielle qui sera présenté par la Commission et qui doit avoir tout un volet de mesures extrêmement importants. Il y a aussi par exemple 1,8 milliard qui vont être mis sur ce qu'on appelle un mécanisme de batterie booster pour soutenir nos gigafactories dans les Hauts-de-France. Est-ce qu'il faut aussi un peu moins de réglementation, de contraintes en Europe ? Parce qu

24:48
Locuteur

'on

24:48
Invité

voit qu'il

24:48
Locuteur

y a

24:48
Invité

un petit pays aux confins de l'Europe, la Suisse, qui attire en ce moment tous les géants de l'intelligence artificielle et notamment notre pépite française, Mistral, qui va y ouvrir des bureaux à Lausanne, à Zurich. Mistral, il fuit quoi ? Il fuit la réglementation européenne, française, toutes nos normes ? Il faut de la simplification, vous avez raison de le rappeler parce que le monde d'aujourd'hui n'est vraiment pas le même que celui d'il y a quelques années. Il y a six textes

25:17
Locuteur

qui

25:17
Invité

sont prêts

25:18
Locuteur

et

25:19
Invité

qui vont être présentés.

25:20
Locuteur

Il

25:20
Invité

y en

25:20
Locuteur

a

25:20
Invité

un qui a déjà été lancé, ce qu'on appelle des omnibus de simplification qui sont présentés par la Commission européenne que la France soutient. Il y en

25:27
Locuteur

a

25:27
Invité

un premier qui est dans les tuyaux, il y en

25:29
Locuteur

a

25:29
Invité

un deuxième qui est lancé et qui doit permettre effectivement d'alléger

25:33
Locuteur

une forme de fardeau administratif qui paye sur...

25:35
Invité

Pardon ? Est-ce que vous faites des choses pour retenir Mistral

25:37
Locuteur

en France ? Quand on par

25:38
Invité

exemple on maintient le crédit impôt recherche, oui, ça participe à maintenir pardon des entreprises innovantes en France. On va sans doute parler du débat budgétaire mais ça a été d'ailleurs un des enjeux du gouvernement que de maintenir des outils qui permettent de garder la compétitivité.

25:57
Présentateur

Est-ce que vous répondez à Patrick Martin le numéro 1 du MEDEF lorsqu'il dit ce matin de mémoire dans la tribune dimanche que les patrons sont maltraités sur le plan fiscal par le gouvernement en ce moment ?

26:08
Invité

Je dis d'abord je connais bien Patrick Martin parce qu'on est de deux départements limitrophes l'un et la Saône-et-Loire et c'est quelqu'un de mesuré donc pour qu'il soit parfois un peu en colère c'est qu'effectivement il doit entendre aussi ce qu'il entend sur le terrain de ses chefs d'entreprise et que le gouvernement entend et particulièrement les ministères économiques que ce soit Roland Lescure et moi-même ici et également le Premier ministre parce que j'étais avec le Premier ministre il

26:37
Locuteur

y a

26:37
Invité

une semaine lorsqu'il a réuni

26:39
Locuteur

le

26:39
Présentateur

MEDEF Vous allez nous dire que c

26:40
Locuteur

'est

26:40
Présentateur

la faute des députés là non ?

26:41
Invité

Je ne

26:41
Locuteur

vais

26:41
Invité

pas vous dire que

26:42
Locuteur

c'est

26:42
Invité

la faute des députés je dis juste qu'il faut objectiver un petit peu la situation et qu'effectivement du côté du gouvernement nous mettons tout en oeuvre pour maintenir un certain nombre de dispositifs

26:54
Locuteur

et

26:54
Invité

que je regarde aussi quels sont les députés qui votent des mesures qui sont anti-économiques excusez-moi mais je ne

27:01
Locuteur

vois

27:01
Invité

pas beaucoup de députés qui participent au gouvernement en le soutenant directement ou indirectement ou en les participants avoir voté les 34

27:09
Locuteur

milliards d'euros de LFI et du RN Avant le

27:11
Invité

problème d'instabilité politique à l'Assemblée nationale et de majorité relative il y avait quand même un engagement très fort d'Emmanuel Macron depuis 10 ans depuis son premier quenna à réindustrialiser la France est-ce que c'est quand même pas là l'échec le plus marquant

27:24
Locuteur

?

27:24
Invité

Non madame non cet engagement de poursuivre la réindustrialisation de la France il ne s'arrête pas au premier vent difficile

27:31
Locuteur

si

27:31
Invité

ça doit s'arrêter au premier vent difficile d'abord un je n'aurais pas accepté cette mission parce que je ne sais plus quel genre

27:37
Locuteur

c'est les échos qui a dit

27:38
Invité

il accepte le job le plus difficile de la République c'est vrai et pourquoi ? parce que je suis élu vous l'avez dit d'un territoire Chalon-sur-Saône on a une usine Kodak avec 2500 salariés qui a fermé quasiment du jour au lendemain aujourd'hui j'ai 9 usines qui sortent de terre on a tenu bon sur la durée et on a un taux de chômage à 6,5 et j'ai un emploi salarié sur 4 qui travaillent dans l'industrie donc si dès qu'il y

27:59
Locuteur

a

27:59
Invité

des vents contraires et bien on n'est pas capable de tenir le cap alors bien évidemment on réindustrialisera réindustrialisera pas ce pays

28:07
Présentateur

et la question c'est qu'en fait le premier quinquennat d'Emmanuel Macron avait commencé par la fermeture de Whirlpool à Amiens délocalisé en Pologne comment va se terminer le second quinquennat d'Emmanuel Macron sur cette question industrielle

28:18
Locuteur

?

28:19
Invité

et bien avec l'ouverture de Vercors où j'étais jeudi avec l'ouverture d'une usine agroalimentaire Wikifood dans mon département avec d'autres ouvertures Sanofi qui prévoit d'agrandir ses sites en Normandie voilà il y a aussi un certain nombre d'acteurs industriels qui continuent d'investir dans notre territoire il y a eu Chousse France pour les français avec 30 milliards d'euros qui ont été annoncés donc oui il y

28:46
Locuteur

a

28:46
Invité

des difficultés elles sont très liées au dumping chinois sur l'acier la chimie aux difficultés que rencontre l'automobile mais il faut aussi voir ce qui se passe à côté

28:55
Locuteur

Le

28:56
Présentateur

Grand Jury Question Express Juste avant la pause quelques questions et des réponses très courtes tout d'abord l'administration de Donald Trump qui estime qu'il y

29:05
Locuteur

a

29:05
Présentateur

un risque d'effacement civilisationnel pour l'Europe je vais y arriver partagez-vous cet avis je pense qu'il ferait mieux d'effacer ce genre de ligne de

29:14
Invité

ses propos

29:14
Locuteur

pour

29:15
Invité

lutter contre le narcotrafic faut-il décréter un état d'urgence comme le propose Édouard Philippe dans certaines zones du territoire à Dijon dans votre région la Bourgogne un collège a été incendié le préfet a évoqué la piste d'un acte de représailles à l'action de l'état contre les trafics pour ou contre donc un éventuel état d'urgence en la matière

29:30
Locuteur

je

29:30
Invité

pense que Laurent Nunez le ministre de l'Intérieur s'est mobilisé de manière très forte sur tous ces sujets et que c'est un combat là aussi au long cours

29:38
Locuteur

et

29:39
Invité

pour ou contre l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans

29:41
Locuteur

?

29:42
Invité

je pense qu'il va falloir beaucoup plus réguler oui les réseaux sociaux au moins de 15 ans parce

29:47
Locuteur

que ça fait des ravages

29:48
Invité

ça fait des ravages

29:49
Locuteur

aller

29:49
Invité

jusqu'à l'interdiction on verra ce que décidera le Parlement

29:52
Présentateur

Sébastien Martin ministre de l'Industrie et notre invité on va marquer une toute petite pause dans ce grand jury et on se retrouve dans un instant votre radio

30:09
Locuteur

suite

30:10
Présentateur

du grand jury présenté par Olivier Bost Sébastien Martin le ministre de l'Industrie et notre invité Perrine Tarnot de Public Sénat à mes côtés avec Loris Boachot du Figaro pour vous interroger

30:23
Locuteur

le

30:23
Présentateur

grand jury l'actualité de la semaine

30:26
Locuteur

et

30:27
Présentateur

dans l'actualité de la semaine prochaine mardi la commission européenne décidera si elle renonce à interdire la vente des moteurs thermiques pour les voitures à partir de 2035 tout d'abord est-ce que vous espérez vous

30:38
Locuteur

un

30:39
Invité

report

30:39
Locuteur

? la

30:41
Invité

position de la France sur ce sujet il est de dire qu

30:44
Locuteur

'on

30:45
Invité

voit bien comment évolue le marché

30:47
Locuteur

que

30:48
Invité

sans doute que l'objectif de 100% de véhicules électriques en 2035 sera difficile

30:53
Locuteur

à atteindre

30:54
Invité

aujourd'hui c'est 1 sur 10 aujourd'hui ah non aujourd'hui les derniers chiffres en France c'était 25% donc c'est plutôt 1 sur 4 véhicules électriques vendues sur le marché sur le marché français

31:06
Locuteur

dans

31:07
Invité

les ventes je ne constate pas sur le parc existant mais en tout cas

31:09
Locuteur

aujourd'hui le vent

31:10
Invité

est irréaliste non non c'est pas qu'il est irréaliste c

31:13
Locuteur

'est

31:13
Invité

sans doute qu'il est un peu ambitieux regarde comment a évolué le marché ces dernières années avec une baisse des ventes parce que les habitudes ont changé parce que le prix des véhicules aussi a augmenté et je pense qu'on y reviendra et que du coup arriver à cet objectif de 100% en 2035 il peut être ajusté mais

31:32
Locuteur

il

31:33
Invité

doit être ajusté il peut être ajusté si nous jouons la carte de la préférence européenne c'est à dire si nous faisons en sorte que dans nos véhicules ça soit du made in Europe donc vous dites qu'aujourd'hui c'est un objectif qui finalement fragilise notre tissu industriel européen automobile

31:48
Locuteur

?

31:49
Invité

je ne dis pas ça le marché automobile il a commencé sa décrue en 2019 en 2019 on vendait en France et pas qu'en France d'ailleurs le marché s'est dégradé on vendait en France un peu plus de 2 millions de véhicules 2 millions 2 2 millions 3 de véhicules aujourd'hui on en vend 1 million 6 donc il y a une chute des ventes qui a été liée à plusieurs phénomènes souvenez-vous au lendemain du Covid on a eu la crise des semi-conducteurs

32:17
Locuteur

on

32:18
Invité

a aussi un certain nombre d'éléments qui ont fait augmenter le prix des véhicules parce que vous avez des équipements qui étaient avant optionnels notamment en matière de sécurité qui désormais sont des équipements obligatoires et qui vont renchérir le prix du véhicule de 1000 euros 2000 euros en

32:32
Locuteur

plus sur un véhicule est-ce que oui ou non

32:33
Invité

le sort de l'industrie automobile européenne se joue maintenant c'est ce que dit Jordan Bardella dans une tribune au Figaro les

32:40
Locuteur

compétences

32:41
Invité

économiques de Jordan Bardella vous me permettrez de les laisser là où elles sont le sort de l'industrie automobile il se joue pas maintenant parce que d'abord il y aura des annonces de la commission européenne il y aura ensuite des décisions du conseil européen et il y aura aussi des discussions au sein du parlement européen donc ça se joue pas après demain ce que nous disons nous très fortement c'est qu'aujourd'hui dans un véhicule européen

33:06
Locuteur

un

33:07
Invité

véhicule classique européen je parle d'un véhicule thermique classique comme ça on met de côté la question d'électrique il y a 75% des pièces qui sont dans un véhicule européen qui sont européennes

33:17
Locuteur

donc

33:18
Invité

la question est de savoir si à travers ces assouplissements nous sommes d'accord pour nous dire tous que demain il y aura une grande partie de véhicules électriques

33:26
Locuteur

et

33:27
Invité

que la France investit notamment dans la filière des batteries qui représentent à peu près 30% de la valeur d'un véhicule

33:32
Locuteur

et

33:33
Invité

que donc nous voulons que dans les véhicules de demain il y ait toujours 75% de contenu européen c

33:38
Locuteur

'est

33:38
Invité

à dire que des marques

33:39
Locuteur

européennes soient vraiment européennes est

33:40
Invité

-ce

33:40
Locuteur

qu'on n'est pas extrêmement

33:40
Invité

dépendant des chinois notamment pour les 25% restants les chinois qui peuvent du coup parfois bloquer les productions européennes il y a trop de dépendance

33:49
Locuteur

on

33:50
Invité

a eu il

33:50
Locuteur

y a

33:50
Invité

quelques jours

33:51
Locuteur

l

33:52
Invité

'affaire Nexperia

33:54
Locuteur

aux

33:55
Invité

Pays-Bas

33:56
Locuteur

et

33:57
Invité

on s'est rendu compte quand même 5 ans après la crise du Covid et où on a eu cette question des semi-conducteurs qu'on était toujours que les constructeurs étaient toujours dépendants

34:08
Locuteur

d'un producteur il

34:09
Présentateur

faut raconter un tout petit peu c'est une entreprise

34:12
Invité

néerlandaise

34:12
Présentateur

néerlandaise qui avait des capitaux chinois qui a voulu récupérer ces capitaux chinois parce qu'elle soupçonne cette entreprise notamment de faire un transfert de technologie

34:20
Locuteur

vers la Chine

34:21
Présentateur

et les chinois en mesure

34:23
Locuteur

de rétorsion ont bloqué

34:24
Présentateur

complètement l'exportation ce qui fait que les constructeurs européens allaient se retrouver sans électronique oui donc ça

34:29
Invité

veut dire qu'il faut maintenant quand même et j'en ai fait part à mon homologue néerlandais parce qu'on est en train de regarder sur d'autres sourcings mais si on fait d'autres sourcings à nouveau en Asie du Sud-Est j'ai peur qu'on ne règle pas vraiment le problème donc il y a des textes européens il y a des fonds européens qui permettent aussi de travailler sur ces questions il faut être moins dépendant et donc si on veut être moins dépendant il faut acter le principe de la préférence européenne c'est à dire pouvoir subventionner quand c'est du made in Europe pouvoir avoir accès au programme européen quand c'est du made in Europe pouvoir avoir accès au marché public européen quand c'est du made in Europe pourquoi je dis ça ?

parce que c'est ce que font les chinois et c

35:10
Locuteur

'est

35:10
Invité

ce que font les américains et c'est ce que l'Europe est seule à se refuser à faire aujourd'hui parce que certains pensent encore que le monde n'a pas changé

35:16
Présentateur

ce cas néerlandais qu'on évoquait à l'instant il pose une autre question c'est est-ce qu'on a les moyens aujourd'hui d'engager un bras de fer avec la Chine excusez-moi mais si

35:25
Invité

les Pays-Bas

35:27
Locuteur

ont

35:27
Invité

été capables d'engager un bras de fer ils l'ont perdu ah non ils l'ont pas perdu bah ils ont cédé non

35:32
Locuteur

non non

35:32
Invité

parce que 15 jours plus tard les chaînes de rapprovisionnement sont réouvertes

35:36
Locuteur

ah c'est d'accord oui mais ils ont abandonné leur idée d'origine les

35:39
Invité

Pays-Bas tout seuls ont été capables quand même et ont eu le courage de faire un bras de fer avec la Chine alors il me semble

35:46
Locuteur

qu

35:47
Invité

'à 27

35:48
Locuteur

et

35:48
Invité

vu ce que représente notre marché de 450 millions de consommateurs si nous n'assumons pas et d'ailleurs c'est un peu ce qu'a dit le président de la République en revenant de son déplacement en Chine si nous n'assumons pas désormais une relation un peu plus d'égal à égal et avec une relation un peu plus parfois de rapport de force avec

36:05
Locuteur

la Chine et bien nous n'y avons

36:07
Invité

pas alors ça veut pas dire qu'il faut faire du protectionnisme ça veut dire qu'il faut savoir se protéger sur certaines filières stratégiques dans cette riposte à la Chine l'Europe va imposer 3 euros droit de douane de 3 euros sur les petits colis en provenance de ce pays à partir de juillet prochain mais est-ce qu'il n'est pas trop tard

36:22
Locuteur

?

36:23
Invité

bah écoutez si on ne le faisait pas vous me diriez vous ne

36:26
Locuteur

faites

36:26
Invité

rien et quand on le fait vous me dites c'est trop tard donc on le fait tout le monde a été convaincu de le faire ça fait suite d'ailleurs au geste à la décision de la France puisqu'on a voté nous aussi dans le PLF une taxe de 2 euros dans le budget une

36:39
Locuteur

taxe de 2 euros sur les petits colis

36:41
Invité

c'est 3 euros de droit de douane qui seront eux européens et qui s'appliquent sur l'exportateur donc il n

36:47
Locuteur

'est

36:47
Invité

pas obligé de le mettre sur le consommateur et c'est 2 euros nous par colis qui

36:52
Locuteur

peuvent être

36:53
Invité

aussi pris oui ça fait 5 euros 2 euros qui ne sont

36:55
Locuteur

pas encore adoptés parce que le

36:56
Invité

budget de l'Etat n'est pas encore adopté

36:58
Locuteur

moi j'essaye

36:58
Invité

d'avoir de la cohérence

37:00
Locuteur

qu

37:01
Invité

'est-ce que j'entends partout où je passe

37:02
Locuteur

on

37:03
Invité

en a marre de voir nos centres-villes avec des vitrines fermées

37:06
Locuteur

donc

37:06
Invité

si on en a marre d'avoir nos centres-villes avec des vitrines fermées

37:10
Locuteur

on

37:11
Invité

doit mettre en place des règles un peu d'équité on n'interdit pas à ces produits d'être fabriqués mais on met en place quand même des règles pour qu'ils ne dévastent pas nos centres-villes vous refusez de parler de protectionnisme oui c'est pas du protectionnisme c'est

37:25
Locuteur

quoi ? les barrières douanières c'est...

37:27
Invité

le protectionnisme le protectionnisme c'est quand vous mettez des barrières douanières à tout le monde surtout

37:34
Locuteur

la

37:35
Invité

protection c'est quand vous dites qu'il y a un certain nombre de secteurs sur lesquels vous êtes victime d'une concurrence déloyale et pour laquelle cela fait planer sur votre économie des menaces très fortes et donc là vous rééquilibrez les conditions d'un commerce est plus juste est

37:52
Locuteur

-ce que vous

37:52
Invité

dites comme les représentants du prêt-à-porter français devant les sénateurs cette semaine qu'on vend de la merde pour reprendre ces termes à 27 millions de français ils parlent de Chine les chinois est-ce que vous êtes d'accord est-ce que vous reprendriez les mêmes termes on vend de la merde à 27 millions de français

38:07
Locuteur

moi

38:08
Invité

je suis membre du gouvernement et j'aime pas utiliser des termes un peu

38:13
Locuteur

un

38:13
Invité

peu trop comment dirais-je léger mais par contre on vend des produits et il faut que les français le sache excusez

38:22
Locuteur

-moi l'autre jour il y avait un

38:24
Invité

article très bien qui rappelait ce que c'était que la vie d'un salarié qui travaillait pour Chine

38:28
Locuteur

c

38:29
Invité

'est 25 euros par jour pour 12 heures de travail 14 heures

38:33
Présentateur

c'était dans le Figaro d'hier effectivement et c'est 14 heures 7 jours sur 7 voilà 14 heures de travail 7 jours sur 7 avec

38:39
Locuteur

des

38:41
Invité

règles environnementales qui ne sont pas respectées donc on ne peut pas d'un côté être toujours inquiet pour notre nature être inquiet pour nos centres-villes vouloir avoir des magasins et des centres-villes vivants et dynamiques et puis continuer à acheter en masse du Chine 4 milliards de colis qui sont rentrés en Europe c'est 170 colis je crois par seconde beaucoup ne respectent pas nos normes comment peut-on expliquer aux français que un si grand nombre de colis ne respectent pas les règles en vigueur on a mis en place des contrôles vous l'avez vu d'ailleurs Amélie de Montchalin et Serge Papin étaient

39:19
Locuteur

allés à Roi est-ce que vous

39:20
Invité

avez

39:21
Locuteur

les moyens suffisants ils sont

39:22
Invité

aléatoires d'ailleurs on renforce dans le cadre du projet de budget les moyens de la DGCCRF pour pouvoir plus contrôler ces colis et moi je pense que les bonnes mesures c'est celles qui viennent d'être prises pour que ces gens-là qui produisent selon des règles que nous n'acceptons pas et à des prix qui ne sont pas acceptables et bien soient taxés à l'entrée de l'Europe pour rétablir des règles de concurrence plus loyales

39:45
Présentateur

une dernière question sur ce dossier Chine est-ce que vous avez été choqué par ce qu'a fait l'ancien ministre Christophe Castaner il a travaillé pour Chine et l'ancienne ministre du commerce Véronique Louvagie évoque auprès de compléments d'enquête des SMS insistants pour rencontrer les dirigeants de Chine à travail de lobbyiste que Christophe Castaner dément mais qu'en pensez-vous ?

40:07
Invité

Vous savez dans ce pays il y a un organisme qui a été créé qui s'appelle la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique et donc moi en tant que ministre d'ailleurs je suis en train de passer

40:17
Locuteur

au

40:17
Invité

screening de manière très large et j'ai déjà eu en tant qu'élu local à y passer et donc c'est elle qui dit les activités qui peuvent être faites ou non par tel ou tel responsable public dès lors qu'il sort de ses responsabilités publiques

40:30
Locuteur

donc si la HATVP

40:33
Invité

a estimé que Christophe Castaner pouvait remplir ce rôle et bien c'est qu'elle l'a jugé sans doute en droit après

40:39
Locuteur

il peut se poser

40:40
Invité

une question peut-être plus d'ordre

40:42
Locuteur

moral et politique

40:43
Invité

qui permet de dire que oui

40:44
Locuteur

ça peut poser question

40:45
Invité

d'un point de vue moral oui ça peut poser question

40:49
Présentateur

les français cumulent aujourd'hui 6000 milliards d'euros d'épargne et cette épargne va notamment dans des assurances vie qui en fait finance plutôt l'économie américaine pourquoi nous sommes incapables de flécher en quelque sorte cette épargne vers nos entreprises et notamment vers nos industries

41:05
Locuteur

c

41:06
Invité

'est vrai qu'en Europe

41:07
Locuteur

et

41:08
Invité

c

41:08
Locuteur

'est

41:08
Invité

pas qu'en France d'ailleurs

41:09
Locuteur

on

41:10
Invité

n'a pas vraiment un modèle de financement ouvert à des

41:15
Locuteur

fonds

41:17
Invité

et d'abord parce que parfois on en a des mauvaises expériences on pourra parler de Grébul qui a cassé cette entreprise Novasko il y a quelques jours et par ailleurs aussi une culture

41:31
Locuteur

où

41:31
Invité

le chef d'entreprise

41:33
Locuteur

il

41:33
Invité

aime pas bien ouvrir son capital

41:35
Locuteur

il

41:36
Invité

aime bien rester patron chez soi

41:38
Locuteur

et

41:38
Invité

en Allemagne d'ailleurs c'est un peu le même modèle aussi et donc pour pouvoir orienter l'épargne créer des fonds qui ensuite sont des fonds qui permettent d'aller soutenir l'industrie ou l'économie il faut aussi qu'il

41:51
Locuteur

y ait

41:51
Invité

une ouverture de la part du chef d'entreprise à ce que ça se passe BPI France le fait un organisme qui a été créé par le gouvernement mais c'est vrai que cette culture là il faudrait qu'on arrive un peu à la faire évoluer parce que je pense que certes c

42:05
Locuteur

'est

42:05
Invité

de la prudence certes c'est une volonté de garder en main son propre outil mais parfois on se prive de financement

42:09
Présentateur

alors justement vous évoquez la BPI son patron Nicolas Dufour a dit le tsunami chinois détruira toutes les PME industrielles de la Pologne à la Bretagne c'est faux ?

42:21
Locuteur

qu

42:22
Invité

'est-ce que je dis depuis quelques minutes sur

42:25
Locuteur

votre plateau et qu'est-ce que je dis en tant

42:27
Invité

que ministre depuis deux mois que je suis là et avant je le disais aussi en tant qu'élu local

42:33
Locuteur

on

42:34
Invité

a aujourd'hui certes des questions de compétitivité de prix de l'énergie de flexibilité de simplification

42:41
Locuteur

et

42:42
Invité

je pense que dans nos difficultés ça représente ça

42:45
Locuteur

mais

42:45
Invité

le tsunami chinois il est comme ça

42:47
Locuteur

et

42:48
Invité

donc il faut se protéger

42:50
Locuteur

avec

42:51
Invité

des règles de concurrence plus loyales et il faut la préférence européenne qui est le seul moyen je le redis qui est le meilleur et le seul moyen de soutenir véritablement notre industrie Et est-ce que

43:00
Locuteur

notre

43:00
Invité

faiblesse également ce n'est pas le manque d'innovation que fait la France que fait le gouvernement pour booster les crédits du ministère de la recherche ? Vous savez on a un outil qui a été conçu pour ça qui s'appelle France 2030

43:14
Locuteur

doté

43:15
Invité

de 54

43:16
Locuteur

Le Sénat

43:16
Invité

a voté hier

43:17
Locuteur

1 milliard de moins

43:20
Invité

dans les

43:20
Locuteur

crédits justement de France 2030

43:23
Invité

mais on a un outil qui est là pour financer l'innovation qui s'appelle France 2030 qui a

43:29
Locuteur

des crédits pour la recherche Le budget de

43:31
Invité

quoi ? De 4 milliards aujourd

43:32
Locuteur

'hui ? Dans

43:32
Invité

54 milliards Le budget total de France 2030 c'est 54 milliards dont une trentaine une bonne trentaine ont déjà été engagés autour de projets par exemple l'ouverture de Vercors cette semaine c'est le résultat de France 2030 Alpine et les innovations que fait Alpine en France c'est aussi le résultat de France 2030 Des usines qui vont sortir pour recycler les matériaux critiques les terres rares comme on les appelle d'une manière un peu commune c'est aussi du France 2030 Le soutien à l'aéronautique c'est aussi du France 2030 Ce programme a des défauts sans doute mais il a permis de faire sortir de l'innovation en France

44:07
Présentateur

Mais parfois ça pose question de ces subventions publiques par exemple dans le cas du fabricant de semi-conducteurs ST Microelectronics qui va recevoir près de 3 milliards d'euros de subventions pour son usine en Isère et dans le même temps ce groupe annonce plusieurs milliers de suppressions d'emplois à venir

44:23
Locuteur

parce

44:24
Invité

qu'il y

44:24
Locuteur

a

44:24
Invité

eu un marché sur le semi-conducteur ces dernières années on a parlé de l'automobile quand il y

44:30
Locuteur

a

44:30
Invité

moins d'automobiles il y

44:31
Locuteur

a

44:31
Invité

moins de semi-conducteurs aussi mais j'ai rencontré les dirigeants de la semaine d'ailleurs de ST Microelectronics il va y avoir des investissements sur l'usine à Tours aussi parce qu'on parle beaucoup de l'Isère et de Kroll mais il y a aussi une usine à Tours et leurs perspectives sont à nouveau en tout cas on le souhaite tous positives et donc on ne peut pas non plus brûler aujourd'hui ce qu'on a adoré

44:53
Locuteur

hier je me rappelle que c

44:54
Invité

'était Microelectronique ça a toujours été une fierté de la France et moi j'ai envie que nos beaux fleurons industriels on en reste fiers mais est-ce que ces aides sont conditionnées à des créations

45:01
Locuteur

les aides sont

45:02
Invité

toujours conditionnées à la réalisation de projets toujours arrêtons parfois ce que j'ai pu voir ici ou là sur le thème les aides ne sont pas conditionnées non les aides si on prend les aides de l'ADEME par exemple qui vont accompagner la décarbonation elles sont conditionnées des aides France 2030 dans l'innovation ou la construction de nouvelles lignes elles sont conditionnées à l'innovation et à la construction de nouvelles lignes mais conditionnées toujours à l'emploi c'est parfois plus difficile parce que la conjoncture économique vous ne la maîtrisez pas

45:34
Locuteur

Le

45:35
Présentateur

Grand Jury ça se passe au Parlement Sébastien Martin vous êtes ministre de l'Industrie et on a pas mal parlé de budget est-ce que vous pensez encore qu'un compromis sur le projet de loi de finances est possible ? Bien sûr

45:47
Locuteur

bien

45:47
Invité

sûr moi je fais confiance aux sénateurs je fais confiance aux députés hier j'étais au Sénat j'ai entendu les propos aussi de quelqu'un je pense qui compte au Sénat qui est Gérard Larcher

46:01
Locuteur

qui

46:02
Invité

il

46:02
Locuteur

y

46:02
Invité

a quelques jours rappelait que son souhait c'était quand même d'essayer d'y arriver d

46:08
Locuteur

'y

46:09
Invité

arriver mais une seule voix pour s'est exprimée lors du premier passage

46:13
Locuteur

à l'Assemblée nationale du budget de l'Etat à l

46:16
Invité

'Assemblée nationale qu'est-ce qui pourrait faire que ce scénario ne se

46:20
Locuteur

reproduise pas lors de son deuxième passage pour que

46:22
Invité

vos auditeurs et téléspectateurs qu

46:24
Locuteur

'on

46:24
Invité

me rend bien là on va passer par une étape qui va s'appeler la commission mixte paritaire pour un accord entre

46:31
Locuteur

7

46:31
Invité

députés et 7 sénateurs ça

46:34
Locuteur

va être

46:34
Invité

une étape très importante

46:35
Locuteur

mais

46:35
Invité

comment vous trouvez des points d'accord entre une gauche qui réclame plus d'équité fiscale et une droite mais

46:40
Locuteur

je vais vous dire parce qu'il le faut et parce que les français

46:45
Invité

le

46:45
Locuteur

demandent

46:47
Invité

je suis ministre mais je ne

46:48
Locuteur

suis

46:48
Invité

pas hors sol

46:49
Locuteur

hier

46:49
Invité

soir j'étais à Châlons-sur-Saône dans ma ville le week-end d'avant eux aussi et donc je fais du terrain et j'écoute les gens et quand je discute avec les députés ils font pareil

46:59
Locuteur

et

47:00
Invité

qu'est-ce que nous disent les gens

47:01
Locuteur

ils

47:02
Invité

nous disent on en a marre

47:04
Locuteur

il

47:04
Invité

faut adopter un budget

47:06
Locuteur

vos

47:06
Invité

débats nous n'y comprenons plus rien il faut mettre de la raison et de la modération dans tout ça parce que de toute façon il n'y aurait rien de pire que de ne pas avoir de budget

47:18
Locuteur

et les français est-ce que le gouvernement doit revenir

47:21
Invité

à l'article 49.3 pour faire baser c'est pas le sujet d'aujourd'hui nous on veut

47:25
Locuteur

y arriver vous ne l'excusez pas totalement non mais

47:27
Invité

excusez-moi

47:27
Locuteur

ça va arriver très vite d'ici la fin de la semaine prochaine on ne peut

47:30
Invité

pas faire avec le parlement d'aujourd'hui avec les règles d'hier

47:35
Locuteur

le

47:35
Invité

parlement d'aujourd'hui il a été élu il est légitime il doit prendre ses responsabilités et

47:40
Locuteur

c'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu c'est ce qu'a

47:43
Invité

dit Sébastien Lecornu et l'engagement de Sébastien Lecornu c'est de ne pas utiliser le

47:47
Locuteur

49.3 le parlement a pris ses responsabilités

47:49
Invité

par exemple sur le budget non

47:50
Locuteur

mais là

47:50
Invité

on parle de la petite tambouille parisienne

47:53
Locuteur

moi

47:53
Invité

je veux revenir quand même à ce que disent les gens il y

47:57
Locuteur

a

47:57
Invité

un sondage très intéressant qui est sorti cette semaine juste après le vote du PLFSS il a été fait le soir même budget de la sécurité sociale qui a dit que plus de 60% des français étaient

48:09
Locuteur

satisfaits

48:09
Invité

que l'Assemblée Nationale ait adopté le PLFSS il ne faut pas faire comme si ça n'existait pas les français et ce qui était intéressant

48:17
Locuteur

c

48:17
Invité

'est que 80% des sympathisants LR étaient satisfaits qu'un PLFSS ait été adopté donc moi je tire mon coup de chapeau à ces députés LR qui ont eu le courage de le voter une question encore au ministre de

48:29
Locuteur

l'industrie

48:29
Invité

alors que

48:31
Locuteur

ce n'était pas la position

48:31
Invité

de votre président de parti

48:33
Locuteur

les députés

48:34
Invité

sont libres de leur vote il n'y a pas de mandat impératif dans ce pays

48:38
Présentateur

Sébastien Martin encore une question au ministre de l'industrie est-ce que la baisse de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises pourrait-elle être remise en cause pour boucler le

48:47
Invité

budget ? Écoutez, ce n

48:48
Locuteur

'est

48:48
Invité

pas la volonté du gouvernement

48:49
Locuteur

et

48:49
Invité

en tout cas ce n

48:50
Locuteur

'est

48:50
Invité

ni la volonté ni de Roland Lescure ni de moi-même maintenant je ne sais pas ce que décideront les parlementaires mais nous nous avons défendu dans ces discussions budgétaires des outils importants pour le monde économique comme le crédit impôt recherche comme le pacte d'Utreil et la baisse de la CVAE en fait partie

49:12
Locuteur

Alors,

49:13
Présentateur

dans son ouvrage écrit en prison Nicolas Sarkozy affirme qu'il n'appellera pas au front républicain désormais et il soutient pour la droite je cite le rassemblement le plus large possible sans exclusive est-ce que vous avez lu un appel à l'union à ce qu'on appelle l'union des droites que la droite puisse s'allier un jour avec le rassemblement national

49:33
Locuteur

? Mais

49:35
Présentateur

l'union des droites dans notre pays qu'est-ce que ça veut dire

49:37
Locuteur

? Il me semble que Je reviendrai Je reviendrai Ne

49:41
Invité

vous inquiétez pas Qu'est-ce que ça veut dire dans un pays où l'élection suprême c'est l'élection présidentielle

49:47
Locuteur

?

49:48
Invité

On n'est pas l'Allemagne ou l'Italie qui sont des régimes parlementaires où on a d'abord des élections législatives qui décident de tout Là, la prochaine élection

49:58
Locuteur

c

49:58
Invité

'est bien l'élection présidentielle

50:00
Locuteur

Donc

50:01
Invité

l'union des droites dans le cadre de l'élection présidentielle ça veut dire quoi ? Ça veut dire tous derrière Marine Le Pen

50:05
Locuteur

? C

50:06
Invité

'est ça que ça veut dire ? Vous tous derrière Jordan Bardella ? Vous tous derrière Jordan Bardella ?

50:09
Locuteur

Excusez-moi puisque Nicolas Sarkozy lui-même dit

50:12
Invité

Ce qui est l'inverse de ce qu'a toujours voulu

50:14
Locuteur

Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy

50:15
Invité

raconte quand j'ai rencontré Jordan Bardella il m'a fait penser au RPR au temps de Jacques Chirac Est-ce que vous avez la même comparaison ? Moi

50:23
Locuteur

j'ai

50:23
Invité

beaucoup admiré

50:24
Locuteur

moi j'ai beaucoup

50:24
Invité

admiré Jacques Chirac et je ne ferai pas cette comparaison-là parce que ça serait lui faire beaucoup de tort Vous avez beaucoup

50:29
Locuteur

admiré Et le

50:29
Invité

parcours politique de Jacques Chirac excusez-moi a été quand même autre

50:34
Locuteur

que

50:34
Invité

celui de M. Bardella Est-ce que vous avez

50:36
Locuteur

Et on

50:36
Invité

ne peut pas être gaulliste

50:39
Locuteur

et

50:40
Invité

pouvoir défendre l'idée de se ranger derrière ceux je le rappelle qui sous la 5ème république lorsque le général de Gaulle est revenu combattaient le général de Gaulle Donc il

50:51
Locuteur

y

50:51
Invité

a un moment il

50:51
Locuteur

faut

50:51
Invité

un peu de cohérence et moi je me suis engagé en politique aussi pour ça

50:55
Locuteur

Contre le

50:55
Invité

Rassemblement National aussi et contre LFI aussi s'il faut le dire Mercier Martin est-ce que vous avez admiré Nicolas Sarkozy ? J'ai admiré Nicolas Sarkozy et ce qui me déçoit dans ce qui est dit aujourd'hui

51:05
Locuteur

c

51:05
Invité

'est que Nicolas Sarkozy c'était et j'espère que c'est toujours tout sauf le renoncement

51:12
Locuteur

c

51:13
Invité

'est tout sauf le renoncement

51:14
Locuteur

et

51:15
Invité

dire aujourd'hui la droite traditionnelle telle qu'on la connaît n'aurait pas d'espace et est-ce que c'est pas moi je me suis présenté aux élections législatives d'ailleurs sans le soutien des LR et j'ai quand même siégé au groupe LR et après on m'a suspendu et

51:28
Locuteur

vous

51:28
Invité

avez battu

51:28
Locuteur

peu importe et j'ai battu un rassemblement

51:31
Invité

national et j'y suis allé aussi parce que je considère que ma famille politique la droite républicaine cette grande famille politique héritière du gaullisme elle a toute sa place dans la 5ème république et je n'accepte pas je n'accepte pas une forme d'effacement

51:43
Présentateur

cette alliance que suggère Nicolas Sarkozy est-ce que c'est pas mais elle n

51:47
Locuteur

'a pas de sens dans le

51:48
Invité

cadre d'une élection présidentielle ça n'a pas de sens

51:50
Locuteur

dans

51:50
Invité

le cadre d'une élection dans

51:52
Locuteur

un régime

51:52
Invité

politique qui

51:53
Locuteur

s'appelle l

51:53
Invité

'Italie ça a peut-être du sens

51:54
Locuteur

mais pas chez

51:55
Présentateur

nous

51:55
Locuteur

est-ce que ça ne correspond

51:55
Présentateur

pas aujourd'hui à vos électeurs à une demande de vos électeurs

51:57
Locuteur

mais

51:57
Invité

demandez à nos électeurs demandez à un électeur LR si pour l'élection présidentielle qui arrive il veut qu'il n

52:04
Locuteur

'y

52:04
Invité

ait pas de candidat qui représente la droite républicaine et qu'on doit se ranger derrière Marine Le Pen ou Jordan Bardella il vous dira non il n'est pas encarté à LR pour adhérer au RN un sondage pour RTL a été réalisé cette semaine deux tiers des français de droite se disent favorables à une alliance entre LR et le RN une

52:22
Locuteur

fois encore c'est quelque chose à quelle

52:24
Invité

élection ne

52:26
Locuteur

va pas aux élections municipales

52:28
Invité

peut-être

52:28
Locuteur

non

52:29
Invité

mais les élections municipales vous savez ce sont des élections locales où les gens ne votent pas en fonction d'étiquettes politiques ils votent en fonction des personnes et

52:38
Locuteur

je ne

52:38
Invité

suis

52:39
Locuteur

pas sûr très honnêtement ça ne semble pas

52:41
Invité

beaucoup d'ambition peut-être pour eux c'est

52:44
Locuteur

normal qu

52:44
Invité

'ils aient de

52:44
Locuteur

l

52:44
Invité

'ambition c'est normal quand vous faites de la politique vous avez de

52:46
Locuteur

l

52:46
Invité

'ambition on a tous de l'ambition mais une fois encore l'union des droites dans un pays voulu par le général de Gaulle où l'élection suprême et l'élection présidentielle ça n'existe pas ça n'existe pas sinon ça veut dire qu'on est tous derrière Marine Le Pen ou Jordan Bardella parce qu

53:03
Locuteur

'ils

53:03
Invité

sont à 30% dans les sondages c'est ça que ça veut dire et bien moi je ne m'y résous pas

53:07
Locuteur

et

53:08
Invité

vous ne me ferez pas dire le contraire

53:09
Présentateur

merci beaucoup Sébastien Martin merci de votre fidélité au grand jury on se retrouve

53:14
Locuteur

on se

53:14
Présentateur

retrouve