Le Grand Jury de Sébastien Martin
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 63 %Attaque 24 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:29OuverteRéponse directe
Vous êtes confronté à des faillites, dont 700 emplois perdus cette semaine chez Brandt.
- 1:28OuverteRéponse directe
Les agriculteurs s'opposent à l'abattage de cheptel face à la dermatose nodulaire. Faut-il craindre une mobilisation ?
- 2:18RelanceRéponse directe
Le gouvernement a-t-il tardé à réagir face à l'abattage des cheptels ?
- 2:39OuverteRéponse directe
Est-ce que cette technique d'abattage doit être mieux expliquée ?
- 3:03RelanceRéponse directe
Cette technique doit-elle être encore mieux expliquée ?
- 3:33OuverteRéponse directe
Est-ce que vous comprenez la mobilisation des agriculteurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41PrésentateurFait
« Nous sommes aujourd'hui quand même le pays le plus désindustrialisé du G20 2025. »
- 4:51InvitéFait
« Il y avait des projets industriels. Et à une semaine du projet, les uns après les autres, ces projets tombent. »
- 6:55InvitéFait
« Certains voulaient juste racheter la marque, racheter des marques et finalement, vous rachetez les marques, mais vous ne rachetez pas l'outil industriel qui va avec. »
- 10:14InvitéChiffre
« Sur 30 millions d'euros qui ont été avancés pour porter le projet, il y avait 19 millions de fonds publics et 11 millions de fonds privés. »
- 16:27InvitéChiffre
« Entre 2018 et 2024, nous avons recréé dans ce pays pratiquement 200 000 emplois industriels. »
- 18:07InvitéFait
« Depuis deux ans, nous ouvrons moins de sites industriels. »
- 20:40InvitéFait
« C'est la France qui l'a demandé. C'est la France qui l'a obtenu. »
- 22:05InvitéChiffre
« L'Allemagne a mis sur la table un plan de 500 milliards d'euros pour relancer son économie. »
- 23:57InvitéChiffre
« Le rapport de Mario Draghi incitait l'Europe à injecter 800 milliards d'investissements sous peine de déclassement compétitif majeur. »
- 24:36InvitéChiffre
« Il y a aussi par exemple 1,8 milliard qui vont être mis sur ce qu'on appelle un mécanisme de batterie booster pour soutenir nos gigafactories dans les Hauts-de-France. »
- 27:46InvitéFait
« On a une usine Kodak avec 2500 salariés qui a fermé quasiment du jour au lendemain. »
- 32:30InvitéChiffre
« le prix du véhicule de 1000 euros 2000 euros »
- 33:12InvitéFait
« il y a 75% des pièces qui sont dans un véhicule européen qui sont européennes »
- 33:29InvitéChiffre
« la filière des batteries qui représentent à peu près 30% de la valeur d'un véhicule »
- 34:57InvitéPromesse
« pouvoir subventionner quand c'est du made in Europe »
- 44:59InvitéFait
« nos beaux fleurons industriels on en reste fiers »
- 48:05InvitéChiffre
« plus de 60% des français étaient satisfaits que l'Assemblée Nationale ait adopté le PLFSS »
- 48:17InvitéChiffre
« 80% des sympathisants LR étaient satisfaits qu'un PLFSS ait été adopté »
Temps de parole
- Invité70 %
- Présentateur12 %
- ?8 %
- Invité 26 %
- Invité 34 %
≈ 37,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Présenté par Olivier Bost Bonjour à tous, bienvenue dans ce grand jury. Bonjour Sébastien Martin. Bonjour. Vous êtes ministre de l'économie depuis deux mois et déjà...
De l'industrie.
De l'industrie, pardonnez-moi. Depuis deux mois et déjà confronté à des faillites. La dernière, vous êtes au ministère de l'économie, la dernière branche cette semaine, 700 emplois de perdus. Les faillites, vous connaissez, vous avez dû faire face à la disparition de Kodak dans votre département de Saône-et-Loire. Nous sommes aujourd'hui quand même le pays le plus désindustrialisé du G20 2025. S'annonce comme une année noire pour les usines françaises. Bienvenue dans ce grand jury, Sébastien Martin. Nous sommes en direct sur RTL et sur Public Sénat, canal 8 de la TNT.
Et
à mes côtés pour vous interroger, Perrine Tarnot de Public Sénat et Loris Boachaud du Figaro. Dans ce grand jury, Sébastien Martin, nous aurons une séquence politique. Au début de l'année, vous aviez battu un élu RN pour devenir député lors d'une élection partielle. Aujourd'hui, la digue entre LR et le RN semble fragile. Nous en parlerons et vous répondrez aussi à nos questions express.
Le
grand jury, l'actualité de la semaine.
Alors
tout d'abord,
on
va parler des agriculteurs. Les agriculteurs sont pris de court par le développement de la dermatose nodulaire, une maladie qui touche les bovins. Des éleveurs s'opposent à l'abattage de leur cheptel. Faut-il craindre ? Tout d'abord, une forte mobilisation dans les semaines à venir et un risque de blocage en plus pour notre économie.
Écoutez,
d'abord, moi je voudrais souligner
le
courage de ma collègue Annie Gennevard, ministre de l'Agriculture, qui effectivement est face à une situation qui est extrêmement difficile et où les réponses qui sont apportées sont extrêmement difficiles.
Et
bien évidemment, le gouvernement comprend les réactions parfois de colère qu'il peut y avoir dans le monde agricole, et particulièrement lorsqu'un éleveur voit son troupeau qui est abattu. Je suis élu d'un département, la Saône-et-Loire, qui est un département agricole. Et bien évidemment, lorsqu'on voit des troupeaux abattus, c'est à chaque fois un crève-cœur.
Mais est-ce que le gouvernement a tardé à réagir quand on voit que maintenant les agriculteurs s'opposent à l'abattage de cheptel ?
Le gouvernement n'a pas tardé à réagir puisque finalement, je vous rappelle que nous avons eu dès cet été des cas de DNC. Et que ce soit dans l'un ou dans les deux Savoies, nous avons réussi à éradiquer la DNC par une technique qui est très dure, effectivement, qui est la technique de l'abattage pour vraiment circonscrire au maximum les risques de contagieux, parce que c'est une maladie extrêmement contagieuse, simplement par une piqûre de mouche ou de moustique. et en plus qui est difficile à voir parce que vous avez des animaux qui peuvent être porteurs de la maladie, mais qui n
'ont
pas de symptômes. Mais est-ce que cette technique dure doit être encore mieux expliquée ? Il
faut sans doute encore mieux expliquer.
Ne pas opposer les abattages et la vaccination, parce que la stratégie, c'est des abattages pour vraiment limiter. Et d'ailleurs, je rappelle qu'on a un peu moins de 16 millions de bovins, et il y
en
a moins de 4000 qui ont été abattus. C'est toujours trop, c'est toujours un drame, c'est toujours terrible. Mais ça a permis, dans les deux Savoies, de sortir de cette situation. Et je crois qu'il faut raison garder et se dire que oui, c'est difficile, oui, il faut que l'État soit présent aux côtés des éleveurs, mais en même temps, c'est la stratégie qui marche. Est-ce que vous comprenez la mobilisation des agriculteurs, mobilisation annoncée ? Est-ce que vous redoutez même cette mobilisation et des blocages à venir ? Je comprends, nous comprenons la mobilisation des agriculteurs. En ce moment, certains d'ailleurs traversent des moments difficiles.
Il y a les inquiétudes sur le Mercosur également qui arrivent avec. Et donc, il
y
a ce moment de mobilisation et peut-être de fatigue de certains qui ont l'impression de ne pas toujours être compris dans leur environnement général. Et donc, il faut être à l'écoute. Nous sommes à l'écoute. Annie Gennevar est à l'écoute.
C
'est quelqu'un d'extrêmement courageux, d'extrêmement solide aussi sur tous ces sujets. Et je sais qu'elle fait aujourd'hui tout ce qui est nécessaire pour être à l'écoute du monde agricole.
Est-ce que dans le même
temps, vous mettez aussi en garde les syndicats agricoles ? Parce que si ces mesures d'abattage des élevages touchés ne sont pas prises, est-ce que certains produits agricoles français, je pense au lait, au fromage, à la viande, pourraient être interdits à l'exportation ? Je veux dire qu'aujourd'hui, c'est la meilleure des méthodes
pour
éviter des risques de crise beaucoup plus graves.
Quand
j'entends qu'on pourrait vacciner tout le cheptel, je rappelle, 16 millions de bovins à vacciner, on l'a fait dans les départements de Savoie, ça a mis deux mois.
Est
-ce qu'une maladie qui met 21 jours pour incuber, donc ça veut dire deux mois de vaccination plus 21 jours d'incubation, est-ce que c'est la bonne méthode ? Par
ailleurs, ça ferait peser un risque aussi économique, puisque
ça placerait la France. Si on vaccinait tout le cheptel, ça placerait la France comme une zone à risque, et donc ça ferait peser un risque économique sur toute la filière agricole.
Vous évoquiez le Mercosur, est-ce que la France parviendra à s'opposer à cette signature ?
Écoutez, vous avez encore lu ce matin dans la presse la position qu'a rappelée au nom du gouvernement le ministre chargé du commerce extérieur, c'est qu'aujourd'hui, le compte n'y est pas. Donc aujourd'hui, le compte
n
'y est pas, la France
a posé
un
certain nombre de...
Concrètement, ça veut dire que nous ne pouvons pas valider un texte pour lequel nous considérons que le compte n'y est pas. Mais est
-ce qu'on a encore la main au niveau européen ? Est-ce qu'on a suffisamment de partenaires pour s'opposer à cette signature
?
Au niveau du nombre de partenaires, bien évidemment, il
y a
un Conseil européen en fin de semaine, et c'est là que se joueront les choses. Mais en tout cas, à l'heure à laquelle nous parlons, et au regard des conditions que nous avons posées, il n'est pas question pour la France, à l'heure à laquelle nous parlons, de pouvoir valider ce texte.
Sébastien Martin, vous êtes donc ministre de l'Industrie. Cette semaine, le dernier gros fabricant d'électroménagers français a été placé en liquidation judiciaire. 700 emplois seront détruits chez Brandt. Vous aviez dit que vous alliez revoir les élus pour trouver des solutions pour les deux sites dans la région Centre-Val-de-Loire. Quelles sont vos solutions
?
Écoutez, déjà, je veux rappeler que dans l'épisode qui vient de s'achever, il a fallu agir vraiment dans l'urgence.
Et
en moins de 10 jours, remonter un projet. Mais pourquoi vous avez agi dans l'urgence ? Pourquoi on agit dans
l'urgence ? Oui, ça mérite. Le dossier a été découvert trop tard.
C'est bien parce que, effectivement, je vais avoir le temps d'expliquer un petit peu les choses.
Il
se trouve qu'une semaine avant la date limite de dépôt des offres,
nous
avions encore plusieurs propositions. Certaines n'étaient pas intéressantes parce que certains voulaient juste racheter la marque, racheter des marques et finalement, vous rachetez les marques, mais vous ne rachetez pas l'outil industriel qui va avec. Donc, ça, ce n
'est
vraiment pas intéressant. Après, il y avait des projets industriels. Et à une semaine du projet, les uns après les autres, ces projets tombent. Et on ne se retrouve plus qu'avec un seul porteur de projet, qui est le fonds Revive, qui a déjà fait des reprises d'entreprises, mais qui avait besoin de consolidation dans ce projet. Et ça, on est le jeudi soir. Et à partir du vendredi matin, alors que, je le redis, il fallait déposer les offres pour le mercredi, nous nous mettons en mouvement pour essayer de monter ce projet de scope.
Donc,
rien de tout ça n'était prévisible ? Non,
c'était pas... L'abandon des
projets de reprise, etc. Non.
Une semaine avant, il y avait plusieurs projets de
reprise. Une semaine avant, il y avait plusieurs projets de reprise. Il y avait plusieurs industriels qui avaient fait montre d
'intérêt pour le projet. Mais est-ce qu'il n'y a pas eu un manque de vigilance
de la part du ministère de l'Economie, de la part de Bercy sur ce dossier ? Est-ce que vous n'auriez pas pu regarder un peu plus dans le détail ? Ces offres de reprise, savoir si elles tenaient la route
?
Ben, attendez. Moi, je veux bien que l'État s'occupe de tout, soit présent partout. Il y avait des offres de reprise, il y avait des signes d'intérêt d'un certain nombre d'industriels qui, au dernier moment, finalement, changent d'avis. Moi, je veux bien être aussi la plume des industriels. Mais après, vous allez me dire que l'État est présent trop souvent et s'occupe de ce dont il ne doit pas s'occuper. L'État, il est là pour vérifier qu'un cadre légal est appliqué, que les règles sont respectées. Et ensuite, il peut apporter son soutien. Et c'est ce qu'on n'a pas manqué de faire, puisque je vous indique que le vendredi, le projet de scope démarre. Le lundi matin, je suis à Orléans.
On est prêt à mettre 5 millions d'euros autour du projet. La région et son président, François Bonneau, la même. Le président de la métropole, Serge Grouard, la même chose. On réunit les banquiers, ils réunissent les banquiers. Je réunis aussi la Banque de France, les partenaires publics le lundi matin à Orléans. On fait tout ce qu'il faut pour pouvoir déposer un premier dossier le mercredi. Et donc, les banques n
'ont
pas été au rendez-vous ? Où se trouve le problème précis ? Le problème, c'est que lorsque vous agissez comme ça,
dans
un cadre très contraint, dans un temps très limité, et je pense que vous connaissez comme moi les processus décisionnels des banques, eh bien, en moins d'une semaine, arriver à réunir les comités d'engagement et prendre des engagements fermes et définitifs, ça a été très difficile. Et heureusement d'ailleurs que le mercredi, on a pu déposer le dossier de scope et qu'on nous a dit, vous avez jusqu'à lundi
pour
améliorer l'offre. Scope, c
'est coopérative
et participative. Avec des salariés. Quel enseignement vous en tirez ? C'est que les banques devraient être plus réactives
?
Je pense que
parfois, face à l'urgence,
j
'aime bien utiliser cette expression, il faut savoir un peu faire transpirer les règlements. Des fois, même transpirer soi-même pour aller se mobiliser et trouver des solutions.
C'est-à-dire faire
bousculer des normes, des réglementations ? Bousculer un petit peu, si le comité d'engagement doit se réunir sous 5 jours, peut-être que quand il y
a
une urgence comme celle-là, il faut le réunir beaucoup plus rapidement, constater qu'il y
a
un projet, qu'on peut l'accompagner, qu'on peut le soutenir. Si on avait eu plus de temps, je pense que si on avait eu plus de temps, sans doute qu'on aurait pu emmener autour du projet peut-être plus de partenaires privés. Parce que là, à la fin des fins, sur 30 millions d'euros qui ont été avancés pour porter le projet, il y avait 19 millions de fonds publics et 11 millions de fonds privés. Ce matin, M. le ministre, vous faites quand même le témoignage un peu d'une forme d'impuissance à la fois de l'État et de vos partenaires. Quelle est la solution aujourd'hui pour les deux sites de la région Centre-Val-de-Loire ?
Madame,
l'impuissance, c'est ne pas agir. Ça, c'est l'impuissance. C'est considérer qu
'on
ne peut rien faire et qu
'on
ne fait rien. Et des fois, quand on agit, quand on fait des choses, ça marche.
Et
des fois, ça ne marche pas. Et
je
n
'ai
pas l'impression qu'on ne
se
soit pas mobilisés dans cette affaire.
Je
n
'ai
pas l'impression qu'on ne soit pas allés frapper à toutes les portes et également à celle de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Péquès, puisqu'il y avait des sites
qui
étaient en Île-de-France. Pour autant,
ce qui subsiste, c'est l'amertume, la colère des 700 salariés sur le
carreau. Tout à fait, et je la comprends parfaitement. Il y a une justice qui est indépendante et qui a analysé le dossier
et
qui a considéré que le projet n'était sans doute pas suffisamment solide
pour
aller jusqu'au bout. Ne comptez pas sur moi pour venir faire sur votre plateau le procès de la justice. Je pense que beaucoup qui s'amusent avec l'État de droit, moi je ne m'amuse pas avec l'État de droit. Je pense que s'il n
'y a
plus d'État de droit, d'ailleurs, on sait à quoi ça mène. Donc il y
a
une décision qui a été prise. Maintenant, la question c'est l'avenir.
Et
moi, je ne veux pas faire des fausses promesses aux salariés en disant, allez, dans 48 heures, on rebâtit un projet. On n
'a
pas eu assez de temps, il ne faut pas refaire la même chose.
Justement, vous
parlez de les revoir avant la fin de l'année pour trouver des solutions. Encore une fois, quelles sont vos solutions ? Lundi
après-midi, j'aurai un échange avec le président de la région, le président de la métropole. Parce que moi, je voulais aussi qu
'on
prenne juste quelques jours pour analyser la décision du tribunal, voir quelles sont les possibilités d'action ensuite et voir surtout comment est-ce qu'on peut rebâtir un projet, sans doute avec un peu plus, je crois, de partenaires industriels et de partenaires privés. Avoir eu beaucoup de moyens publics,
c
'était sans doute une force, mais ça peut aussi être une certaine forme de faiblesse dans un dossier. Donc, il faut absolument que si on doit rebâtir quelque chose, il y
a
un bel outil industriel. Il y
a
des gens qui ont un savoir-faire. Mais je ne veux pas dire sur votre antenne, ici, en 48 heures, on remonte un projet et vendre du rêve aux gens.
Il faut
dire qu'il faut prendre le temps de rebâtir un projet industriel solide, avec plus de partenaires industriels, de voir quelles sont les opportunités sur ce site, s'il y a d'autres industriels que ça peut intéresser, et se mettre autour de la table dans cette énergie.
Est-ce qu'il
s'agit dans votre esprit, Sébastien Martin, de continuer de faire de l'électroménager en France ?
Ou ça pourrait être tout autre chose ?
Mais ce n'est pas l'État
qui
va être l'industriel demain. L'État industriel, on a vu parfois ce que ça pouvait donner.
Votre sentiment, parce que vous avez une connaissance des marchés, vous savez s'il y a un avenir ou pas pour ce genre d'usine. Il y a bien en
Europe des industriels qui font de l'électroménager. Plutôt sur le haut de gamme, en effet. Et d'ailleurs, le projet qui était porté par Revive et dans la SCOP, c'est ça qui est décevant finalement dans cette décision, c'est que je pense que le projet sur le fond
est
un bon projet. repositionner une marque française et à travers elle le Made in France sur des produits à un peu plus de valeur ajoutée et de qualité supérieure encore.
Et
c'est ce que c'est faire Brandt ou par exemple une autre marque du groupe Brandt,
c
'était Brandt, vous avez deux diétriches aussi, qui ont des images de qualité et de haut de gamme. Je pense qu'il y a sur cette base-là quelque chose qui peut être reconstruit, mais c'est un outil industriel. Il faut qu'on voit aussi si ça peut attirer d'autres industriels.
Votre collègue au gouvernement, Serge Papin, en charge des PME et du commerce, semblait indiquer vendredi que c'était encore possible l'option d'une SCOP. Pour vous, cette possibilité n'est pas abandonnée
?
Cette possibilité d'une SCOP, elle dépend du choix des salariés.
On
ne
fait
pas de SCOP sans les salariés.
Moi,
j'ai lu ce matin dans la presse que des organisations syndicales voulaient prendre le temps de regarder les choses. Certains même disent
pas
d'acharnement d'une certaine manière et respecter aussi un peu le moment que nous vivons. Franchement, le moment qui est vécu par les salariés en ce moment, il est difficile. C'est pour ça que moi, je crois à la sincérité d'une démarche qui prend le temps de reconstruire quelque chose sérieusement. Est-ce que la production industrielle d'électroménagers en France et peut-être plus globalement en Europe a encore un avenir ? Je vous ai dit tout à l'heure qu
'il y avait des marques. Oui,
du très haut de gamme. Pas
que du très
haut de gamme. J'ai vu en Italie une marque qui est moyen haut de gamme aussi qui fait de l'électroménager dans le
nord de l'Italie. Ce n'est pas une industrie perdue en Europe
et
en France. Ce n'est pas forcément
perdue. Je crois qu'il faut bien réfléchir au positionnement parce qu'effectivement, quand vous vous mettez en frontal avec la Chine, c'est beaucoup plus difficile. Le maire d'Orléans, où se trouve un des sites de production, Serge Roir, vous a interpellé cette semaine. J'en ai marre de ceux qui nous parlent de réindustrialiser la France, arrêter de jouer, arrêter de déconner. Je le cite, on ferme Brant, on va fermer la France. Vous entendez cette colère. Est-ce que ce n
'est
pas aussi une critique de ceux qui, comme vous, continuent de parler de réindustrialisation alors qu'on observe plutôt une désindustrialisation ? C'est dommage que vous n
'ayez
pas mis le début de l'interpellation de Serge Groir.
Parce
que le début de sa phrase, il dit, il n'y
en
a qu'un
qui
s'est bougé dans
cette
affaire. C'est
Sébastien
Martin, ministre de l'Industrie. Mais il dit tout de même, est-ce que vous
entendez cette alerte-là ? Arrêtez de déconner,
arrêtez de jouer. Il dit les choses avec ses mots, Serge Groir, avec passion et envie, parce que c'est son caractère et je le connais bien, voilà, bien évidemment. Et vous savez,
la
question de la réindustrialisation,
ce
n
'est
pas quelque chose qui peut se faire si on n'a pas une ligne au long cours.
Ça
fait plus de 30 ans qu'on a désindustrialisé ce pays.
Je
rappelle juste
qu
'entre 2018 et 2024, nous avons recréé dans ce pays pratiquement 200 000 emplois industriels.
Et vous
nous confirmez quand
même que la période de l'année est particulièrement difficile. Et qu'avant 2015, entre 2000 et
2015, nous avons destruit un million d'emplois industriels. Oui, la période est difficile. Il
y a
un cabinet spécialisé qui recense aujourd'hui 178 sites industriels qui risquent une fermeture en France. Est-ce que vous confirmez ce chiffre ? Non, je ne confirme pas ce chiffre, parce que ce sont des chiffres qui prennent aussi en considération des sites qui pourraient être menacés. Donc moi, je veux bien que la moindre menace égale amalgame de fermeture de sites.
Mais je ne
suis pas là pour constater que
des sites
menacés vont fermer obligatoirement. Il vaut
mieux s'en occuper avant quand même.
Bien évidemment. Et il me semble que je vais sur le terrain.
Que
je ne me cache pas. que contrairement d'ailleurs parfois à ce qu'on
aurait
voulu que je ne fasse pas, je suis allé rencontrer l'été serre sur le piquet de grève. Je suis allé à Brant lundi dernier, il y a 15 jours.
Oui, la période est quand
même particulièrement
compliquée. Je ne me cache pas.
Oui, la
période
est compliquée.
Vous
confirmez qu'en tout cas, il y aura davantage de fermeture que d'ouverture en 2025 et potentiellement aussi en 2026. Pour l'instant, moi, ce que je constate, c'est la chose suivante. C'est que nous avons un suivi des ouvertures et fermetures de sites
qui
est un baromètre de la réindustrialisation qui est porté par le ministère de l'Industrie parce que justement, on considérait que seul le baromètre de Trendéo était... il y avait des biais. Et
ce
baromètre, depuis deux ans, il suit la situation. Alors oui, depuis deux ans, nous ouvrons moins de sites industriels. Mais je veux juste rappeler qu'au premier trimestre 2025, nous étions encore sur un solde positif
parce
que nous prenons en compte les fermetures, bien évidemment, les ouvertures et aussi les agrandissements de sites industriels. Et
bien
sûr, la tendance, elle n'est pas bonne. Je ne
vais
pas vous dire l'inverse. D'ailleurs,
Sophie Binet, la numéro 1
de la CGT,
elle demande l
'ouverture d'une cellule de crise pour prévenir justement ces fermetures d'usines et d'entreprises. Est-ce que vous trouvez que c'est une bonne idée ? On a des outils. Aujourd'hui, on a au sein des services de Bercy, deux services, d'ailleurs, qui suivent. C'est le comité interministériel aux restructurations industrielles, la direction interministérielle aux restructurations. On a des équipes pour suivre tous ces dossiers-là, pour les regarder, pour les accompagner, pour voir s'il
y
a des repreneurs, s'il
n
'y
a
pas de repreneurs. Voilà. On a les outils. Mais la mobilisation, moi, ce que je retiens dans ce que dit Mme Binet,
c
'est que la question de la réindustrialisation, c'est aussi une question de mobilisation au long cours. Vous savez,
il
y a un peu, parfois, je trouve, sur ces thématiques-là de la réindustrialisation,
moi,
j'en fais un appel un peu de combat et de résistance.
Il
y a les résistants du 18 juin 1940, et puis il y
a
ceux du 6 juin 1944. Et alors, dans cette résistance-là, est-ce que l'Union européenne est de votre côté ? Est-ce que la France est-elle suffisamment soutenue ? La Commission européenne a renoncé à présenter mercredi son plan pour soutenir le Made in Europe
que
Paris défendait. Est-ce que c'est un camouflet pour notre pays ?
Non, non,
non. Parce que ce qui a été reporté, c'est un package plus global. Ce n'était pas que le Made in Europe. Il y a aussi les questions liées à l'automobile. Il n'y avait pas que ça. Donc, ce n
'est
pas du tout un camouflet pour la France. On
ne peut
pas se satisfaire de ce report ?
On
ne
peut
pas se satisfaire de ce report, sans doute, mais ne le listez pas juste sur la question du Made in Europe. Je veux juste revenir à ça. La France a défendu la mise en place de protections sur notre acier.
C
'est-à-dire ce qu'on appelle des clauses de sauvegarde sur l'acier. Je m'explique deux secondes. C'est quoi des clauses de sauvegarde ? C'est désormais l'acier qui rentrera en Europe, une fois que tout cela sera parfaitement adopté, je vais y revenir. Dès lors qu'on constate qu'on est sur un prix qui est anti-concurrentiel, parce qu'il est subventionné massivement ou bien qu
'on
vend en dessous du prix et du coût réel, notamment en Asie, il
y
a un mécanisme d'ajustement qui fait qu'on met des droits de douane à l'entrée sur le marché européen pour que ce prix soit un prix réel tel qu
'on
le constate. C'est la France qui l'a demandé. C'est la France qui l'a obtenu. Stéphane Séjourné les a présentés en octobre à Dunkerque. Cela a été adopté cette semaine au Conseil européen et Roland Lescure était présent.
Et
maintenant,
cela
part au Parlement européen pour application au
plus tard, je le
souhaite, avant le printemps 2020. Cela sauvera Arcelorbitale ? En tout cas, cela participera considérablement à faire en sorte que notre filière acier en France et en Europe soit protégée face à ce qui est de la concurrence déloyale. Il faut bien... Non mais attendez, parce qu'on parle de la désindustriation. Mais moi, je voudrais juste rappeler
les
choses qui se passent dans le monde entier. D'abord, l'Allemagne,
depuis
2022,
a
vu son modèle fracassé par la fin du gaz russe pas cher. L'Allemagne a perdu ces dernières années 250 000 emplois industriels. 250 000 emplois
industriels.
Pendant que nous, nous continuons
à en créer. Non mais
attendez, c'est important. Ensuite arrive... Ça, c'est 2022. Ensuite arrive l'élection du président américain 2024, la mise en œuvre de ses droits de douane. Et la Chine qui a un marché intérieur moins dynamique. Et qu'est-ce qui se passe ? Vous avez la Chine qui a bâti un outil industriel gros comme ça. Son marché intérieur moins dynamique. Et ensuite, les États-Unis qui se ferment comme ça. Et donc, vous avez tous les surplus de l'outil industriel asiatique qui
est
gros comme ça, qui se déversent sur l'Europe. Et l'acier,
c
'en est le bon exemple. La chimie,
c
'en est le bon exemple
également.
C'est
l'Allemagne qui a mis sur la table un plan de 500 milliards
d'euros. L'Allemagne a mis sur la table un plan de 500 milliards d'euros pour relancer son économie.
Oui,
parce qu'elle s'est tellement mis en matière énergétique dans la main d'autres qu'elle a en plus aujourd'hui en matière énergétique un déficit énorme de compétitivité que nous,
nous
n'avons pas grâce
au nucléaire.
Attendez, juste nous, on n
'a
pas de problème nous sur le prix de l'énergie pour nos industries ?
Ah ben, je peux vous dire que... Et j'ai fait regarder les choses de très près. Parce que quand je vois, par exemple, les mensonges qui sont déversés sur les réseaux sociaux, notamment par le Rassemblement National, sur ces questions-là, aujourd'hui, nous avons,
en
France, un prix de l'électricité pour nos industriels,
mais
qui est sans commune mesure par rapport à ce que payent les Allemands.
et
qui, demain, même avec la mise en place des mesures de M. le chancelier allemand, ils vont rattraper pour les très, très, très, très gros consommateurs d'électricité, ils vont arriver à un prix qui va être proche d'une autre
et
pour les autres, ils seront bien au-dessus d'une autre. Donc,
il faut arrêter avec ça.
Oui, mais ce n
'est
pas avec les États-Unis qu'il faut comparer, en l'occurrence, en la matière, parce que c'est eux qui ont une énergie vraiment pas chère.
Par rapport aux États-Unis, sur l'électricité, on reste extrêmement compétitifs. Après, il
y
a la question du gaz. Là, c'est sûr que le gaz, nous n'en produisons pas en France, on en importe, et c'est bien aussi pour ça que le gouvernement va vers une électrification des usages beaucoup plus importante, parce que, un, on maîtrise la technologie, deux, on n'est pas dépendant de puissances étrangères sur les énergies fossiles. Excusez-moi, mais moi, quand je vois le Rassemblement National être content que nous soyons entre les mains des Émirats Arabes Unis ou de l'Arabie Saoudite, ça me fait quand même un peu rigoler. Donc, oui à l'électrification, parce que c'est aussi notre nomine stratégique et c'est aussi nos filières industrielles.
Dans
ce
contexte,
on peine à comprendre pourquoi l'Europe ne parle pas d'une seule et même voix.
On
se souvient
qu'il y a...
Parce qu'on est 27, tout à fait, mais il
y
a un an, le rapport de Mario Draghi incitait l'Europe à injecter 800 milliards d'investissements sous peine de déclassement compétitif majeur pour l'Europe. Un an après, pourquoi rien ou si peu n'a été fait pour suivre les préconisations de Mario Draghi ? Alors, doit être présenté justement aussi la semaine prochaine quand je disais qu'il y avait plus que la question du Made in
Europe,
doit être présenté aussi à la fois des questions sur l'automobile, mais aussi dans les semaines qui viennent avec ça, un document qui s'appelle l'acte d'accélération industrielle qui sera présenté par la Commission et qui doit avoir tout un volet de mesures extrêmement importants. Il y a aussi par exemple 1,8 milliard qui vont être mis sur ce qu'on appelle un mécanisme de batterie booster pour soutenir nos gigafactories dans les Hauts-de-France. Est-ce qu'il faut aussi un peu moins de réglementation, de contraintes en Europe ? Parce qu
'on
voit qu'il
y a
un petit pays aux confins de l'Europe, la Suisse, qui attire en ce moment tous les géants de l'intelligence artificielle et notamment notre pépite française, Mistral, qui va y ouvrir des bureaux à Lausanne, à Zurich. Mistral, il fuit quoi ? Il fuit la réglementation européenne, française, toutes nos normes ? Il faut de la simplification, vous avez raison de le rappeler parce que le monde d'aujourd'hui n'est vraiment pas le même que celui d'il y a quelques années. Il y a six textes
qui
sont prêts
et
qui vont être présentés.
Il
y en
a
un qui a déjà été lancé, ce qu'on appelle des omnibus de simplification qui sont présentés par la Commission européenne que la France soutient. Il y en
a
un premier qui est dans les tuyaux, il y en
a
un deuxième qui est lancé et qui doit permettre effectivement d'alléger
une forme de fardeau administratif qui paye sur...
Pardon ? Est-ce que vous faites des choses pour retenir Mistral
en France ? Quand on par
exemple on maintient le crédit impôt recherche, oui, ça participe à maintenir pardon des entreprises innovantes en France. On va sans doute parler du débat budgétaire mais ça a été d'ailleurs un des enjeux du gouvernement que de maintenir des outils qui permettent de garder la compétitivité.
Est-ce que vous répondez à Patrick Martin le numéro 1 du MEDEF lorsqu'il dit ce matin de mémoire dans la tribune dimanche que les patrons sont maltraités sur le plan fiscal par le gouvernement en ce moment ?
Je dis d'abord je connais bien Patrick Martin parce qu'on est de deux départements limitrophes l'un et la Saône-et-Loire et c'est quelqu'un de mesuré donc pour qu'il soit parfois un peu en colère c'est qu'effectivement il doit entendre aussi ce qu'il entend sur le terrain de ses chefs d'entreprise et que le gouvernement entend et particulièrement les ministères économiques que ce soit Roland Lescure et moi-même ici et également le Premier ministre parce que j'étais avec le Premier ministre il
y a
une semaine lorsqu'il a réuni
le
MEDEF Vous allez nous dire que c
'est
la faute des députés là non ?
Je ne
vais
pas vous dire que
c'est
la faute des députés je dis juste qu'il faut objectiver un petit peu la situation et qu'effectivement du côté du gouvernement nous mettons tout en oeuvre pour maintenir un certain nombre de dispositifs
et
que je regarde aussi quels sont les députés qui votent des mesures qui sont anti-économiques excusez-moi mais je ne
vois
pas beaucoup de députés qui participent au gouvernement en le soutenant directement ou indirectement ou en les participants avoir voté les 34
milliards d'euros de LFI et du RN Avant le
problème d'instabilité politique à l'Assemblée nationale et de majorité relative il y avait quand même un engagement très fort d'Emmanuel Macron depuis 10 ans depuis son premier quenna à réindustrialiser la France est-ce que c'est quand même pas là l'échec le plus marquant
?
Non madame non cet engagement de poursuivre la réindustrialisation de la France il ne s'arrête pas au premier vent difficile
si
ça doit s'arrêter au premier vent difficile d'abord un je n'aurais pas accepté cette mission parce que je ne sais plus quel genre
c'est les échos qui a dit
il accepte le job le plus difficile de la République c'est vrai et pourquoi ? parce que je suis élu vous l'avez dit d'un territoire Chalon-sur-Saône on a une usine Kodak avec 2500 salariés qui a fermé quasiment du jour au lendemain aujourd'hui j'ai 9 usines qui sortent de terre on a tenu bon sur la durée et on a un taux de chômage à 6,5 et j'ai un emploi salarié sur 4 qui travaillent dans l'industrie donc si dès qu'il y
a
des vents contraires et bien on n'est pas capable de tenir le cap alors bien évidemment on réindustrialisera réindustrialisera pas ce pays
et la question c'est qu'en fait le premier quinquennat d'Emmanuel Macron avait commencé par la fermeture de Whirlpool à Amiens délocalisé en Pologne comment va se terminer le second quinquennat d'Emmanuel Macron sur cette question industrielle
?
et bien avec l'ouverture de Vercors où j'étais jeudi avec l'ouverture d'une usine agroalimentaire Wikifood dans mon département avec d'autres ouvertures Sanofi qui prévoit d'agrandir ses sites en Normandie voilà il y a aussi un certain nombre d'acteurs industriels qui continuent d'investir dans notre territoire il y a eu Chousse France pour les français avec 30 milliards d'euros qui ont été annoncés donc oui il y
a
des difficultés elles sont très liées au dumping chinois sur l'acier la chimie aux difficultés que rencontre l'automobile mais il faut aussi voir ce qui se passe à côté
Le
Grand Jury Question Express Juste avant la pause quelques questions et des réponses très courtes tout d'abord l'administration de Donald Trump qui estime qu'il y
a
un risque d'effacement civilisationnel pour l'Europe je vais y arriver partagez-vous cet avis je pense qu'il ferait mieux d'effacer ce genre de ligne de
ses propos
pour
lutter contre le narcotrafic faut-il décréter un état d'urgence comme le propose Édouard Philippe dans certaines zones du territoire à Dijon dans votre région la Bourgogne un collège a été incendié le préfet a évoqué la piste d'un acte de représailles à l'action de l'état contre les trafics pour ou contre donc un éventuel état d'urgence en la matière
je
pense que Laurent Nunez le ministre de l'Intérieur s'est mobilisé de manière très forte sur tous ces sujets et que c'est un combat là aussi au long cours
et
pour ou contre l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans
?
je pense qu'il va falloir beaucoup plus réguler oui les réseaux sociaux au moins de 15 ans parce
que ça fait des ravages
ça fait des ravages
aller
jusqu'à l'interdiction on verra ce que décidera le Parlement
Sébastien Martin ministre de l'Industrie et notre invité on va marquer une toute petite pause dans ce grand jury et on se retrouve dans un instant votre radio
suite
du grand jury présenté par Olivier Bost Sébastien Martin le ministre de l'Industrie et notre invité Perrine Tarnot de Public Sénat à mes côtés avec Loris Boachot du Figaro pour vous interroger
le
grand jury l'actualité de la semaine
et
dans l'actualité de la semaine prochaine mardi la commission européenne décidera si elle renonce à interdire la vente des moteurs thermiques pour les voitures à partir de 2035 tout d'abord est-ce que vous espérez vous
un
report
? la
position de la France sur ce sujet il est de dire qu
'on
voit bien comment évolue le marché
que
sans doute que l'objectif de 100% de véhicules électriques en 2035 sera difficile
à atteindre
aujourd'hui c'est 1 sur 10 aujourd'hui ah non aujourd'hui les derniers chiffres en France c'était 25% donc c'est plutôt 1 sur 4 véhicules électriques vendues sur le marché sur le marché français
dans
les ventes je ne constate pas sur le parc existant mais en tout cas
aujourd'hui le vent
est irréaliste non non c'est pas qu'il est irréaliste c
'est
sans doute qu'il est un peu ambitieux regarde comment a évolué le marché ces dernières années avec une baisse des ventes parce que les habitudes ont changé parce que le prix des véhicules aussi a augmenté et je pense qu'on y reviendra et que du coup arriver à cet objectif de 100% en 2035 il peut être ajusté mais
il
doit être ajusté il peut être ajusté si nous jouons la carte de la préférence européenne c'est à dire si nous faisons en sorte que dans nos véhicules ça soit du made in Europe donc vous dites qu'aujourd'hui c'est un objectif qui finalement fragilise notre tissu industriel européen automobile
?
je ne dis pas ça le marché automobile il a commencé sa décrue en 2019 en 2019 on vendait en France et pas qu'en France d'ailleurs le marché s'est dégradé on vendait en France un peu plus de 2 millions de véhicules 2 millions 2 2 millions 3 de véhicules aujourd'hui on en vend 1 million 6 donc il y a une chute des ventes qui a été liée à plusieurs phénomènes souvenez-vous au lendemain du Covid on a eu la crise des semi-conducteurs
on
a aussi un certain nombre d'éléments qui ont fait augmenter le prix des véhicules parce que vous avez des équipements qui étaient avant optionnels notamment en matière de sécurité qui désormais sont des équipements obligatoires et qui vont renchérir le prix du véhicule de 1000 euros 2000 euros en
plus sur un véhicule est-ce que oui ou non
le sort de l'industrie automobile européenne se joue maintenant c'est ce que dit Jordan Bardella dans une tribune au Figaro les
compétences
économiques de Jordan Bardella vous me permettrez de les laisser là où elles sont le sort de l'industrie automobile il se joue pas maintenant parce que d'abord il y aura des annonces de la commission européenne il y aura ensuite des décisions du conseil européen et il y aura aussi des discussions au sein du parlement européen donc ça se joue pas après demain ce que nous disons nous très fortement c'est qu'aujourd'hui dans un véhicule européen
un
véhicule classique européen je parle d'un véhicule thermique classique comme ça on met de côté la question d'électrique il y a 75% des pièces qui sont dans un véhicule européen qui sont européennes
donc
la question est de savoir si à travers ces assouplissements nous sommes d'accord pour nous dire tous que demain il y aura une grande partie de véhicules électriques
et
que la France investit notamment dans la filière des batteries qui représentent à peu près 30% de la valeur d'un véhicule
et
que donc nous voulons que dans les véhicules de demain il y ait toujours 75% de contenu européen c
'est
à dire que des marques
européennes soient vraiment européennes est
-ce
qu'on n'est pas extrêmement
dépendant des chinois notamment pour les 25% restants les chinois qui peuvent du coup parfois bloquer les productions européennes il y a trop de dépendance
on
a eu il
y a
quelques jours
l
'affaire Nexperia
aux
Pays-Bas
et
on s'est rendu compte quand même 5 ans après la crise du Covid et où on a eu cette question des semi-conducteurs qu'on était toujours que les constructeurs étaient toujours dépendants
d'un producteur il
faut raconter un tout petit peu c'est une entreprise
néerlandaise
néerlandaise qui avait des capitaux chinois qui a voulu récupérer ces capitaux chinois parce qu'elle soupçonne cette entreprise notamment de faire un transfert de technologie
vers la Chine
et les chinois en mesure
de rétorsion ont bloqué
complètement l'exportation ce qui fait que les constructeurs européens allaient se retrouver sans électronique oui donc ça
veut dire qu'il faut maintenant quand même et j'en ai fait part à mon homologue néerlandais parce qu'on est en train de regarder sur d'autres sourcings mais si on fait d'autres sourcings à nouveau en Asie du Sud-Est j'ai peur qu'on ne règle pas vraiment le problème donc il y a des textes européens il y a des fonds européens qui permettent aussi de travailler sur ces questions il faut être moins dépendant et donc si on veut être moins dépendant il faut acter le principe de la préférence européenne c'est à dire pouvoir subventionner quand c'est du made in Europe pouvoir avoir accès au programme européen quand c'est du made in Europe pouvoir avoir accès au marché public européen quand c'est du made in Europe pourquoi je dis ça ?
parce que c'est ce que font les chinois et c
'est
ce que font les américains et c'est ce que l'Europe est seule à se refuser à faire aujourd'hui parce que certains pensent encore que le monde n'a pas changé
ce cas néerlandais qu'on évoquait à l'instant il pose une autre question c'est est-ce qu'on a les moyens aujourd'hui d'engager un bras de fer avec la Chine excusez-moi mais si
les Pays-Bas
ont
été capables d'engager un bras de fer ils l'ont perdu ah non ils l'ont pas perdu bah ils ont cédé non
non non
parce que 15 jours plus tard les chaînes de rapprovisionnement sont réouvertes
ah c'est d'accord oui mais ils ont abandonné leur idée d'origine les
Pays-Bas tout seuls ont été capables quand même et ont eu le courage de faire un bras de fer avec la Chine alors il me semble
qu
'à 27
et
vu ce que représente notre marché de 450 millions de consommateurs si nous n'assumons pas et d'ailleurs c'est un peu ce qu'a dit le président de la République en revenant de son déplacement en Chine si nous n'assumons pas désormais une relation un peu plus d'égal à égal et avec une relation un peu plus parfois de rapport de force avec
la Chine et bien nous n'y avons
pas alors ça veut pas dire qu'il faut faire du protectionnisme ça veut dire qu'il faut savoir se protéger sur certaines filières stratégiques dans cette riposte à la Chine l'Europe va imposer 3 euros droit de douane de 3 euros sur les petits colis en provenance de ce pays à partir de juillet prochain mais est-ce qu'il n'est pas trop tard
?
bah écoutez si on ne le faisait pas vous me diriez vous ne
faites
rien et quand on le fait vous me dites c'est trop tard donc on le fait tout le monde a été convaincu de le faire ça fait suite d'ailleurs au geste à la décision de la France puisqu'on a voté nous aussi dans le PLF une taxe de 2 euros dans le budget une
taxe de 2 euros sur les petits colis
c'est 3 euros de droit de douane qui seront eux européens et qui s'appliquent sur l'exportateur donc il n
'est
pas obligé de le mettre sur le consommateur et c'est 2 euros nous par colis qui
peuvent être
aussi pris oui ça fait 5 euros 2 euros qui ne sont
pas encore adoptés parce que le
budget de l'Etat n'est pas encore adopté
moi j'essaye
d'avoir de la cohérence
qu
'est-ce que j'entends partout où je passe
on
en a marre de voir nos centres-villes avec des vitrines fermées
donc
si on en a marre d'avoir nos centres-villes avec des vitrines fermées
on
doit mettre en place des règles un peu d'équité on n'interdit pas à ces produits d'être fabriqués mais on met en place quand même des règles pour qu'ils ne dévastent pas nos centres-villes vous refusez de parler de protectionnisme oui c'est pas du protectionnisme c'est
quoi ? les barrières douanières c'est...
le protectionnisme le protectionnisme c'est quand vous mettez des barrières douanières à tout le monde surtout
la
protection c'est quand vous dites qu'il y a un certain nombre de secteurs sur lesquels vous êtes victime d'une concurrence déloyale et pour laquelle cela fait planer sur votre économie des menaces très fortes et donc là vous rééquilibrez les conditions d'un commerce est plus juste est
-ce que vous
dites comme les représentants du prêt-à-porter français devant les sénateurs cette semaine qu'on vend de la merde pour reprendre ces termes à 27 millions de français ils parlent de Chine les chinois est-ce que vous êtes d'accord est-ce que vous reprendriez les mêmes termes on vend de la merde à 27 millions de français
moi
je suis membre du gouvernement et j'aime pas utiliser des termes un peu
un
peu trop comment dirais-je léger mais par contre on vend des produits et il faut que les français le sache excusez
-moi l'autre jour il y avait un
article très bien qui rappelait ce que c'était que la vie d'un salarié qui travaillait pour Chine
c
'est 25 euros par jour pour 12 heures de travail 14 heures
c'était dans le Figaro d'hier effectivement et c'est 14 heures 7 jours sur 7 voilà 14 heures de travail 7 jours sur 7 avec
des
règles environnementales qui ne sont pas respectées donc on ne peut pas d'un côté être toujours inquiet pour notre nature être inquiet pour nos centres-villes vouloir avoir des magasins et des centres-villes vivants et dynamiques et puis continuer à acheter en masse du Chine 4 milliards de colis qui sont rentrés en Europe c'est 170 colis je crois par seconde beaucoup ne respectent pas nos normes comment peut-on expliquer aux français que un si grand nombre de colis ne respectent pas les règles en vigueur on a mis en place des contrôles vous l'avez vu d'ailleurs Amélie de Montchalin et Serge Papin étaient
allés à Roi est-ce que vous
avez
les moyens suffisants ils sont
aléatoires d'ailleurs on renforce dans le cadre du projet de budget les moyens de la DGCCRF pour pouvoir plus contrôler ces colis et moi je pense que les bonnes mesures c'est celles qui viennent d'être prises pour que ces gens-là qui produisent selon des règles que nous n'acceptons pas et à des prix qui ne sont pas acceptables et bien soient taxés à l'entrée de l'Europe pour rétablir des règles de concurrence plus loyales
une dernière question sur ce dossier Chine est-ce que vous avez été choqué par ce qu'a fait l'ancien ministre Christophe Castaner il a travaillé pour Chine et l'ancienne ministre du commerce Véronique Louvagie évoque auprès de compléments d'enquête des SMS insistants pour rencontrer les dirigeants de Chine à travail de lobbyiste que Christophe Castaner dément mais qu'en pensez-vous ?
Vous savez dans ce pays il y a un organisme qui a été créé qui s'appelle la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique et donc moi en tant que ministre d'ailleurs je suis en train de passer
au
screening de manière très large et j'ai déjà eu en tant qu'élu local à y passer et donc c'est elle qui dit les activités qui peuvent être faites ou non par tel ou tel responsable public dès lors qu'il sort de ses responsabilités publiques
donc si la HATVP
a estimé que Christophe Castaner pouvait remplir ce rôle et bien c'est qu'elle l'a jugé sans doute en droit après
il peut se poser
une question peut-être plus d'ordre
moral et politique
qui permet de dire que oui
ça peut poser question
d'un point de vue moral oui ça peut poser question
les français cumulent aujourd'hui 6000 milliards d'euros d'épargne et cette épargne va notamment dans des assurances vie qui en fait finance plutôt l'économie américaine pourquoi nous sommes incapables de flécher en quelque sorte cette épargne vers nos entreprises et notamment vers nos industries
c
'est vrai qu'en Europe
et
c
'est
pas qu'en France d'ailleurs
on
n'a pas vraiment un modèle de financement ouvert à des
fonds
et d'abord parce que parfois on en a des mauvaises expériences on pourra parler de Grébul qui a cassé cette entreprise Novasko il y a quelques jours et par ailleurs aussi une culture
où
le chef d'entreprise
il
aime pas bien ouvrir son capital
il
aime bien rester patron chez soi
et
en Allemagne d'ailleurs c'est un peu le même modèle aussi et donc pour pouvoir orienter l'épargne créer des fonds qui ensuite sont des fonds qui permettent d'aller soutenir l'industrie ou l'économie il faut aussi qu'il
y ait
une ouverture de la part du chef d'entreprise à ce que ça se passe BPI France le fait un organisme qui a été créé par le gouvernement mais c'est vrai que cette culture là il faudrait qu'on arrive un peu à la faire évoluer parce que je pense que certes c
'est
de la prudence certes c'est une volonté de garder en main son propre outil mais parfois on se prive de financement
alors justement vous évoquez la BPI son patron Nicolas Dufour a dit le tsunami chinois détruira toutes les PME industrielles de la Pologne à la Bretagne c'est faux ?
qu
'est-ce que je dis depuis quelques minutes sur
votre plateau et qu'est-ce que je dis en tant
que ministre depuis deux mois que je suis là et avant je le disais aussi en tant qu'élu local
on
a aujourd'hui certes des questions de compétitivité de prix de l'énergie de flexibilité de simplification
et
je pense que dans nos difficultés ça représente ça
mais
le tsunami chinois il est comme ça
et
donc il faut se protéger
avec
des règles de concurrence plus loyales et il faut la préférence européenne qui est le seul moyen je le redis qui est le meilleur et le seul moyen de soutenir véritablement notre industrie Et est-ce que
notre
faiblesse également ce n'est pas le manque d'innovation que fait la France que fait le gouvernement pour booster les crédits du ministère de la recherche ? Vous savez on a un outil qui a été conçu pour ça qui s'appelle France 2030
doté
de 54
Le Sénat
a voté hier
1 milliard de moins
dans les
crédits justement de France 2030
mais on a un outil qui est là pour financer l'innovation qui s'appelle France 2030 qui a
des crédits pour la recherche Le budget de
quoi ? De 4 milliards aujourd
'hui ? Dans
54 milliards Le budget total de France 2030 c'est 54 milliards dont une trentaine une bonne trentaine ont déjà été engagés autour de projets par exemple l'ouverture de Vercors cette semaine c'est le résultat de France 2030 Alpine et les innovations que fait Alpine en France c'est aussi le résultat de France 2030 Des usines qui vont sortir pour recycler les matériaux critiques les terres rares comme on les appelle d'une manière un peu commune c'est aussi du France 2030 Le soutien à l'aéronautique c'est aussi du France 2030 Ce programme a des défauts sans doute mais il a permis de faire sortir de l'innovation en France
Mais parfois ça pose question de ces subventions publiques par exemple dans le cas du fabricant de semi-conducteurs ST Microelectronics qui va recevoir près de 3 milliards d'euros de subventions pour son usine en Isère et dans le même temps ce groupe annonce plusieurs milliers de suppressions d'emplois à venir
parce
qu'il y
a
eu un marché sur le semi-conducteur ces dernières années on a parlé de l'automobile quand il y
a
moins d'automobiles il y
a
moins de semi-conducteurs aussi mais j'ai rencontré les dirigeants de la semaine d'ailleurs de ST Microelectronics il va y avoir des investissements sur l'usine à Tours aussi parce qu'on parle beaucoup de l'Isère et de Kroll mais il y a aussi une usine à Tours et leurs perspectives sont à nouveau en tout cas on le souhaite tous positives et donc on ne peut pas non plus brûler aujourd'hui ce qu'on a adoré
hier je me rappelle que c
'était Microelectronique ça a toujours été une fierté de la France et moi j'ai envie que nos beaux fleurons industriels on en reste fiers mais est-ce que ces aides sont conditionnées à des créations
les aides sont
toujours conditionnées à la réalisation de projets toujours arrêtons parfois ce que j'ai pu voir ici ou là sur le thème les aides ne sont pas conditionnées non les aides si on prend les aides de l'ADEME par exemple qui vont accompagner la décarbonation elles sont conditionnées des aides France 2030 dans l'innovation ou la construction de nouvelles lignes elles sont conditionnées à l'innovation et à la construction de nouvelles lignes mais conditionnées toujours à l'emploi c'est parfois plus difficile parce que la conjoncture économique vous ne la maîtrisez pas
Le
Grand Jury ça se passe au Parlement Sébastien Martin vous êtes ministre de l'Industrie et on a pas mal parlé de budget est-ce que vous pensez encore qu'un compromis sur le projet de loi de finances est possible ? Bien sûr
bien
sûr moi je fais confiance aux sénateurs je fais confiance aux députés hier j'étais au Sénat j'ai entendu les propos aussi de quelqu'un je pense qui compte au Sénat qui est Gérard Larcher
qui
il
y
a quelques jours rappelait que son souhait c'était quand même d'essayer d'y arriver d
'y
arriver mais une seule voix pour s'est exprimée lors du premier passage
à l'Assemblée nationale du budget de l'Etat à l
'Assemblée nationale qu'est-ce qui pourrait faire que ce scénario ne se
reproduise pas lors de son deuxième passage pour que
vos auditeurs et téléspectateurs qu
'on
me rend bien là on va passer par une étape qui va s'appeler la commission mixte paritaire pour un accord entre
7
députés et 7 sénateurs ça
va être
une étape très importante
mais
comment vous trouvez des points d'accord entre une gauche qui réclame plus d'équité fiscale et une droite mais
je vais vous dire parce qu'il le faut et parce que les français
le
demandent
je suis ministre mais je ne
suis
pas hors sol
hier
soir j'étais à Châlons-sur-Saône dans ma ville le week-end d'avant eux aussi et donc je fais du terrain et j'écoute les gens et quand je discute avec les députés ils font pareil
et
qu'est-ce que nous disent les gens
ils
nous disent on en a marre
il
faut adopter un budget
vos
débats nous n'y comprenons plus rien il faut mettre de la raison et de la modération dans tout ça parce que de toute façon il n'y aurait rien de pire que de ne pas avoir de budget
et les français est-ce que le gouvernement doit revenir
à l'article 49.3 pour faire baser c'est pas le sujet d'aujourd'hui nous on veut
y arriver vous ne l'excusez pas totalement non mais
excusez-moi
ça va arriver très vite d'ici la fin de la semaine prochaine on ne peut
pas faire avec le parlement d'aujourd'hui avec les règles d'hier
le
parlement d'aujourd'hui il a été élu il est légitime il doit prendre ses responsabilités et
c'est ce qu'a dit Sébastien Lecornu c'est ce qu'a
dit Sébastien Lecornu et l'engagement de Sébastien Lecornu c'est de ne pas utiliser le
49.3 le parlement a pris ses responsabilités
par exemple sur le budget non
mais là
on parle de la petite tambouille parisienne
moi
je veux revenir quand même à ce que disent les gens il y
a
un sondage très intéressant qui est sorti cette semaine juste après le vote du PLFSS il a été fait le soir même budget de la sécurité sociale qui a dit que plus de 60% des français étaient
satisfaits
que l'Assemblée Nationale ait adopté le PLFSS il ne faut pas faire comme si ça n'existait pas les français et ce qui était intéressant
c
'est que 80% des sympathisants LR étaient satisfaits qu'un PLFSS ait été adopté donc moi je tire mon coup de chapeau à ces députés LR qui ont eu le courage de le voter une question encore au ministre de
l'industrie
alors que
ce n'était pas la position
de votre président de parti
les députés
sont libres de leur vote il n'y a pas de mandat impératif dans ce pays
Sébastien Martin encore une question au ministre de l'industrie est-ce que la baisse de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises pourrait-elle être remise en cause pour boucler le
budget ? Écoutez, ce n
'est
pas la volonté du gouvernement
et
en tout cas ce n
'est
ni la volonté ni de Roland Lescure ni de moi-même maintenant je ne sais pas ce que décideront les parlementaires mais nous nous avons défendu dans ces discussions budgétaires des outils importants pour le monde économique comme le crédit impôt recherche comme le pacte d'Utreil et la baisse de la CVAE en fait partie
Alors,
dans son ouvrage écrit en prison Nicolas Sarkozy affirme qu'il n'appellera pas au front républicain désormais et il soutient pour la droite je cite le rassemblement le plus large possible sans exclusive est-ce que vous avez lu un appel à l'union à ce qu'on appelle l'union des droites que la droite puisse s'allier un jour avec le rassemblement national
? Mais
l'union des droites dans notre pays qu'est-ce que ça veut dire
? Il me semble que Je reviendrai Je reviendrai Ne
vous inquiétez pas Qu'est-ce que ça veut dire dans un pays où l'élection suprême c'est l'élection présidentielle
?
On n'est pas l'Allemagne ou l'Italie qui sont des régimes parlementaires où on a d'abord des élections législatives qui décident de tout Là, la prochaine élection
c
'est bien l'élection présidentielle
Donc
l'union des droites dans le cadre de l'élection présidentielle ça veut dire quoi ? Ça veut dire tous derrière Marine Le Pen
? C
'est ça que ça veut dire ? Vous tous derrière Jordan Bardella ? Vous tous derrière Jordan Bardella ?
Excusez-moi puisque Nicolas Sarkozy lui-même dit
Ce qui est l'inverse de ce qu'a toujours voulu
Nicolas Sarkozy Nicolas Sarkozy
raconte quand j'ai rencontré Jordan Bardella il m'a fait penser au RPR au temps de Jacques Chirac Est-ce que vous avez la même comparaison ? Moi
j'ai
beaucoup admiré
moi j'ai beaucoup
admiré Jacques Chirac et je ne ferai pas cette comparaison-là parce que ça serait lui faire beaucoup de tort Vous avez beaucoup
admiré Et le
parcours politique de Jacques Chirac excusez-moi a été quand même autre
que
celui de M. Bardella Est-ce que vous avez
Et on
ne peut pas être gaulliste
et
pouvoir défendre l'idée de se ranger derrière ceux je le rappelle qui sous la 5ème république lorsque le général de Gaulle est revenu combattaient le général de Gaulle Donc il
y
a un moment il
faut
un peu de cohérence et moi je me suis engagé en politique aussi pour ça
Contre le
Rassemblement National aussi et contre LFI aussi s'il faut le dire Mercier Martin est-ce que vous avez admiré Nicolas Sarkozy ? J'ai admiré Nicolas Sarkozy et ce qui me déçoit dans ce qui est dit aujourd'hui
c
'est que Nicolas Sarkozy c'était et j'espère que c'est toujours tout sauf le renoncement
c
'est tout sauf le renoncement
et
dire aujourd'hui la droite traditionnelle telle qu'on la connaît n'aurait pas d'espace et est-ce que c'est pas moi je me suis présenté aux élections législatives d'ailleurs sans le soutien des LR et j'ai quand même siégé au groupe LR et après on m'a suspendu et
vous
avez battu
peu importe et j'ai battu un rassemblement
national et j'y suis allé aussi parce que je considère que ma famille politique la droite républicaine cette grande famille politique héritière du gaullisme elle a toute sa place dans la 5ème république et je n'accepte pas je n'accepte pas une forme d'effacement
cette alliance que suggère Nicolas Sarkozy est-ce que c'est pas mais elle n
'a pas de sens dans le
cadre d'une élection présidentielle ça n'a pas de sens
dans
le cadre d'une élection dans
un régime
politique qui
s'appelle l
'Italie ça a peut-être du sens
mais pas chez
nous
est-ce que ça ne correspond
pas aujourd'hui à vos électeurs à une demande de vos électeurs
mais
demandez à nos électeurs demandez à un électeur LR si pour l'élection présidentielle qui arrive il veut qu'il n
'y
ait pas de candidat qui représente la droite républicaine et qu'on doit se ranger derrière Marine Le Pen ou Jordan Bardella il vous dira non il n'est pas encarté à LR pour adhérer au RN un sondage pour RTL a été réalisé cette semaine deux tiers des français de droite se disent favorables à une alliance entre LR et le RN une
fois encore c'est quelque chose à quelle
élection ne
va pas aux élections municipales
peut-être
non
mais les élections municipales vous savez ce sont des élections locales où les gens ne votent pas en fonction d'étiquettes politiques ils votent en fonction des personnes et
je ne
suis
pas sûr très honnêtement ça ne semble pas
beaucoup d'ambition peut-être pour eux c'est
normal qu
'ils aient de
l
'ambition c'est normal quand vous faites de la politique vous avez de
l
'ambition on a tous de l'ambition mais une fois encore l'union des droites dans un pays voulu par le général de Gaulle où l'élection suprême et l'élection présidentielle ça n'existe pas ça n'existe pas sinon ça veut dire qu'on est tous derrière Marine Le Pen ou Jordan Bardella parce qu
'ils
sont à 30% dans les sondages c'est ça que ça veut dire et bien moi je ne m'y résous pas
et
vous ne me ferez pas dire le contraire
merci beaucoup Sébastien Martin merci de votre fidélité au grand jury on se retrouve
on se
retrouve