Contre-Matinale #89 | Darmanin dérape, mafia des parrainages… l’actu du jour
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 7 %Attaque 77 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 0 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 32:58OuverteÉludée
Est-ce que sur les questions de sécurité, vous ne vous êtes pas réveillé un peu tard ?
- 36:19RelanceÉludée
Vous répondez comme vous êtes agressé ?
- 37:50RelanceÉludée
Vous faites de la politique ou vous êtes journaliste ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:54PrésentateurChiffre
« 3 millions de privés d'emploi hors des radars. »
- 7:29PrésentateurChiffre
« Toute catégorie confondue, la chute n'est que de 4,3% en un an. »
- 8:04PrésentateurChiffre
« Les comptages des chômeurs ayant exercé au moins 78 heures par mois pour la catégorie B, ou plus de 78 heures par mois pour la catégorie C, ont augmenté respectivement de 0,6% et 8,6% en 2021 en France métropolitaine. »
- 8:26PrésentateurChiffre
« Leur nombre a gonflé de 6,3% en un an. »
- 8:42PrésentateurChiffre
« Au quatrième trimestre 2021, le nombre de personnes au chômage, depuis une période de 6 mois à moins de 2 ans, a chuté de plus de 14%. »
- 11:41PrésentateurFait
« D'après The Financial Times, des responsables français assurent que Vladimir Poutine s'est engagé, à l'issue de cette rencontre, à s'engager dans la désescalade de la crise ukrainienne, en promettant, entre autres, de ne pas entreprendre de nouvelles initiatives militaires. »
- 12:38PrésentateurFait
« « La France est un pays leader de l'UE, la France est membre de l'OTAN, mais là, Paris n'est pas le leader. Dans ce bloc, un tout autre pays est aux manettes. » »
- 18:39Locuteur non identifiéFait
« Dans le jargon, ça s'appelle un maire à revoir. »
- 22:42InvitéFait
« « Faut-il maintenir l'élection au suffrage universel direct du président de la République ? » »
- 29:43PrésentateurChiffre
« Total Energy devrait annoncer un résultat net de 15 milliards d'euros, le plus gros jamais réalisé par une entreprise française. »
- 30:21PrésentateurChiffre
« En 5 ans, la part des aides aux logements dans le PIB est passée de 1,82% à 1,63%, une baisse record. »
- 37:33PrésentateurFait
« On se souvient des saisies record de Frestagada, des descentes de police suite à des clips de rap comme à Grenoble suite à la très dangereuse chanson Grenoble, c'est chaud. »
- 37:51PrésentateurFait
« Il y a des augmentations très fortes d'atteintes contre les personnes. »
- 38:01PrésentateurFait
« Je vous dis les chiffres et vous me répondez que j'ai raison. »
- 39:53PrésentateurChiffre
« Si 69% des Français jugent votre bilan négatif, c'est peut-être qu'il y a un problème. »
- 40:14PrésentateurFait
« Dans l'augmentation générale et continue des populistes depuis de très nombreuses années, une partie des médias en sont responsables. »
- 41:18PrésentateurFait
« Est-ce que ce ne serait pas Gérald Darmanin qui qualifiait Marine Le Pen de trop molle sur l'islam il n'y a pas si longtemps ? »
- 41:34PrésentateurFait
« Il y a effectivement une augmentation des violences de personnes mais il y a surtout aussi des actes terroristes qui sont en diminution et une baisse profonde des atteintes aux biens. »
- 47:52PrésentateurFait
« Cette revendication donc le port du foulard en jeu en foot qui intervient à l'occasion de la discussion au parlement de la proposition de loi visant à démocratiser le sport fait l'objet d'un vif débat et d'un clivage important au sein de la société. »
- 48:21PrésentateurFait
« Le port du voile par les femmes serait l'affirmation d'un islam politique. »
- 51:15PrésentateurFait
« Le préfet de police a interdit une manifestation revendicative déclarée par une association dénommée les députés jouent au football avec les hijabeuses. »
Temps de parole
- Présentateur88 %
- Invité3 %
- Invité 23 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Cher Matino, bonjour, c'est toujours un plaisir de vous retrouver tous les mercredis aux côtés de nos camarades de Radio Parleurs et de David Guiraud qui me retrouveront sur ce plateau. Cette semaine, c'est Violette Voldoire qui viendra discuter de la antidémocratique au parrainage pour les petits candidats. L'équipe de Radio Parleurs a suivi des militants de révolution permanente en plein porte-à-porte pour recueillir le soutien des maires en faveur de Danas Casib. Quant à David Guiraud, porte-parole jeunesse de la France Insoumise, il a choisi de se pencher sur une séquence télé qui a de grandes chances de marquer l'histoire des entretiens politiques.
Il s'agit bien sûr de l'échange très tendu entre Apolline de Malherbe et Gérald Darmanin. Au-delà du sexisme du ministre de l'Intérieur face à la journaliste, notre chroniqueur analysera l'impasse de la politique du chiffre sous Macron. Nous sommes mercredi 9 février, une nouvelle contre-matinale qui voit le jour grâce à votre soutien, qu'il passe par des dons, des abonnements ou des likes. On continue de compter sur vous pour nous donner la force de nous lever très tôt le matin. Vous trouverez le lien vers la cagnotte en description de la vidéo. Et sans plus attendre, la titrologie. EHPAD. Après le scandale, le dilemme des familles.
Le monde aurait pu aller plus loin en titrant le dilemme de la France. En effet, les terribles révélations sur les pratiques du groupe de maisons de retraite Orpea à la suite de la publication du livre de Victor Castaner, Les Fossoyeurs posent la question du regard que porte notre pays sur les seniors. Et d'ailleurs, pour la députée La France Insoumise Caroline Fiat, co-autrice d'un rapport salué sur la crise des EHPAD en 2018, « Nous sommes face à une maltraitance gouvernementale. Ils ne peuvent pas faire comme s'ils ne savaient pas. » Fin de citation. Mais on va faire comme si, on découvrait la maltraitance des personnes âgées dans certains établissements.
Le Sénat va ouvrir une commission d'enquête chargée d'examiner la supervision des contrôles des EHPAD. À bientôt deux mois l'élection présidentielle, les sénateurs prévoient d'auditionner les membres du gouvernement et les autorités de santé concernées par les faits décrits dans l'ouvrage du journaliste. Du côté des familles, c'est l'effroi et le sentiment de culpabilité qui gouverne. Les proches d'aînés en perte d'autonomie témoignent d'un déchirement lorsque vient le moment où il faut les placer en EHPAD. Un choix qui s'impose, parfois comme une nécessité, pour assurer la sécurité d'un proche. Le scandale qui ne risque pas de s'arrêter là.
Une nouvelle enquête du Monde révèle par ailleurs les dérives des cliniques d'Orpea spécialisées dans les soins de suite et la psychiatrie. À Libération, on continue de dresser les portraits des candidats à l'élection présidentielle et aujourd'hui, le candidat nous propose de découvrir l'entretien de Yannick Jadot qui nous promet, je cite, « un projet de rupture ». Le candidat vert à la présidentielle a détaillé pour Libé sa vision d'une écologie enthousiasmante, espérant créer une dynamique avant la dernière ligne droite.
Crédité par les sondages de 5 à 8% des intentions de vote, Yannick Jadot continue de défendre une ligne de politique claire et appelle à un débat de civilisation sur les questions d'environnement. Mais l'écologie est aujourd'hui partout dans les programmes. Tous les candidats en parlent. Face à un Jean-Luc Mélenchon qui incarne aussi l'écologie politique, le candidat écologie Les Verts déclare se démarquer sur les questions internationales. Un rapprochement serait toutefois envisageable avec le camp Taubira. Les proches des deux candidats se sont secrètement rencontrés dimanche pour débattre d'une possible alliance.
Les Verts ont réitéré leur refus de s'effacer, appelant la gagnante de la primaire populaire à les rejoindre, rapporte Libé. On continue de parler de l'élection présidentielle avec cette une des échos qui se posent en sociologues, âge, sexe, classe sociale, qui votent quoi à deux mois de la présidentielle ? À deux mois du premier tour, des grandes tendances peuvent être observées au regard des intentions de vote qui ont été réalisées à partir des derniers baromètres Opinion Wakea Partners pour les échos et de l'Institut élable pour BFM TV. Le journal libéral prévient, il s'agit d'une photographie de l'opinion, non pas du résultat final. Nous voilà rassurés.
Comme en 2017, les ouvriers seraient toujours à l'extrême droite, trois ouvriers sur dix voteraient. Aujourd'hui, en faveur de Marine Le Pen, contre un sur dix pour Éric Zemmour. C'est plus que pour tous les candidats de gauche réunis relèvent les échos, la plupart penchant pour Jean-Luc Mélenchon. À l'inverse de Marine Le Pen, le chef de l'État reste plus populaire chez les cadres et professions intellectuelles. Le quart des électeurs qui gagnent plus de 3 500 euros par mois voterait pour lui, un autre quart pour Valérie Pécresse. Marine Le Pen niait qu'à 6 %, devancée par Éric Zemmour à 17 %.
S'agissant du genre, les sondages ne montrent pas de différence d'intention de vote en fonction du sexe. À une exception près, Éric Zemmour, sans surprise, le polémiste sexiste et misogyne ne séduit pas l'électorat féminin. Il est crédité de 16 à 17 % des intentions de vote chez les hommes, contre 10 % chez les femmes, même s'il jure qu'il ne touchera aucun droit des femmes et se pose comme celui qui les protège le mieux. Éric Zemmour inquiète 67 % des femmes, c'est 8 points de plus que les hommes. Et quant aux jeunes, il pencherait pour Macron.
Selon un récent sondage IFOP, le président sortant rassemblerait 24 % des intentions de vote chez les jeunes, contre 21 % pour Marine Le Pen et 13 % pour Jean-Luc Mélenchon, qui, il y a 5 ans, était arrivé en tête chez les électeurs de moins de 25 ans. Comment expliquer ce revirement ? Emmanuel Macron tirerait profit de la faiblesse et des divisions à gauche. Quant aux seigneurs, ils seraient partagés. 28 à 29 % voteraient pour Emmanuel Macron, contre 23 à 28 % pour Valérie Pécresse devant Marine Le Pen, puis Éric Zemmour. Les communes rurales seraient plus à droite, voire à l'extrême droite.
Le quart des électeurs de ces territoires pencherait pour Marine Le Pen, tandis que l'on voterait plus pour Emmanuel Macron et Valérie Pécresse dans les grandes agglomérations. Peut-on se fier au sondage ? Bien sûr que non. Et d'ailleurs, sur ce sujet, David Guiraud avait écrit une chronique que vous pourrez retrouver sur la chaîne YouTube du Média. On peut aussi faire dire aux chiffres ce que l'on veut, surtout à deux mois de l'élection présidentielle, comme le relève cette une de l'UMA. Chiffres du chômage, les combines du gouvernement, l'exécutif se gargarise d'une baisse historique, mais la réalité est moins réjouissante, avec 3 millions de privés d'emploi hors des radars.
En France, hors Mayotte, les personnes inscrites à Pôle emploi en catégorie A, qui regroupent celles n'ayant pas travaillé du tout, étaient 12,6% moins nombreuses au quatrième trimestre de l'année 2021 qu'au quatrième trimestre 2020, selon l'ADAR, service des statistiques du ministère du Travail. Le presque candidat Emmanuel Macron a déjà commencé à surfer sur la bonne nouvelle pour en faire un élément de son bilan, mais la baisse annoncée dissimule la précarisation des travailleurs. Toute catégorie confondue, la chute n'est que de 4,3% en un an. Il existe un phénomène de vaste communiquant entre les catégories A et les catégories B et C.
Cela n'est pas le signe d'une reprise d'un emploi de qualité. Cela signifie que l'on remplace du chômage à temps complet par de l'emploi précaire, observe Pierre-Édouard Magnan, président du Mouvement national des chômeurs et des précaires, et cité par l'UMA. En effet, en des pays de la forte baisse de la catégorie A, la seule mise en lumière par le gouvernement, les comptages des chômeurs ayant exercé au moins 78 heures par mois pour la catégorie B, ou plus de 78 heures par mois pour la catégorie C, ont augmenté respectivement de 0,6% et 8,6% en 2021 en France métropolitaine.
La force progression du nombre de chômeurs en catégorie D, regroupant les privés d'emploi non tenus d'effectuer des recherches actives pour cause de formation ou de maladie, relativise aussi le bilan du gouvernement. Leur nombre a gonflé de 6,3% en un an. Le constat est encore plus mitigé lorsqu'on se penche sur l'ancienneté des privés d'emploi. Au quatrième trimestre 2021, le nombre de personnes au chômage, depuis une période de 6 mois à moins de 2 ans, a chuté de plus de 14%. Au contraire, le nombre de sans-emploi, depuis plus de 3 ans, lui, n'a fait que stagner. Le chômage de longue durée reste une triste réalité.
On en a parlé ici, dans la matinale de lundi, Emmanuel Macron ne se déclare toujours pas candidat en vue de la présidentielle d'avril prochain, parce qu'il veut profiter de la stature présidentielle pour se donner un avantage comparatif par rapport à ses concurrents. Des concurrents qui le critiquent alors que lui, il est dans l'action, y compris à l'international, où il révolutionne l'Europe depuis sa position de président du Conseil de l'Union. C'est bien lui, notre brave président, le super-héros du monde libre, qui va empêcher la survenue d'une guerre d'ampleur internationale entre la Russie et l'Occident autour de l'enjeu ukrainien.
Emmanuel Macron a donc pris son bâton de pèlerin et s'est rendu à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine, puis à Kiev pour parler avec la partie adverse. Avant la rencontre Macron-Poutine, les fans sous de notre bien-aimé chef de l'État triomphaient déjà. Je sens David Guirault rire derrière.
On en a parlé juste avant d'un certain nombre de personnages qui ont tendance à toujours nous dire que nous ne valons rien, que notre voix ne porte pas, qu'elle ne compte pas. Eh bien là, on le voit et vous venez de le dire, monsieur, elle porte et elle compte. Nous sommes le fer de lance de cette volonté d'apaiser les choses, d'être dans une désescalade.
Depuis la rencontre en question a eu lieu, à vue d'œil, l'on a pu observer les signaux passifs-agressifs de Vladimir Poutine. Par exemple, une mise en scène d'une sorte de distanciation sociale exagérée. Par exemple aussi une blague ambivalente, pouvant laissant l'impression qu'Emmanuel Macron, là, en réalité, a importuné.
Ce matin, en écoutant la revue de presse de France 24,
on s'est dit que les journalistes russes avaient décidément le même humour ambigu que leur président. À la une du journal Le Commerçant, la table a été raccourcie, mais la tonalité reste assez peu amène, puisque le quotidien évoque, je cite, le variant au Macron qui aurait tenté d'infecter Vladimir Poutine, de le rallier à ses positions. Mais on s'est tout de même senti rassuré, puisque des fuites dans la presse, des fuites orchestrées par la diplomatie française, nous laissaient penser qu'il y avait eu de grandes avancées, grâce à notre très très fort président.
D'après The Financial Times, des responsables français assurent que Vladimir Poutine s'est engagé, à l'issue de cette rencontre, à s'engager dans la désescalade de la crise ukrainienne, en promettant, entre autres, de ne pas entreprendre de nouvelles initiatives militaires. Mais coup de tonnerre, très rapidement, Dmitry Peskov, le porte-parole du Kremlin, a sèchement clarifié les choses. Avant même que l'avion de Macron atterris à Kiev, explique le New York Times, Dmitry Peskov a démenti que les deux présidents aient signé un accord de désescalade, laissant entendre que c'était aux Etats-Unis et non à la France de négocier un tel accord.
Une manière, toujours selon le New York Times, de saper l'autorité diplomatique de la France et même sa crédibilité. Le journal anglais The Guardian en a rajouté, dans les confidences blessantes vis-à-vis de la diplomatie française, le porte-parole du Kremlin aurait dit, et je le cite, « La France est un pays leader de l'UE, la France est membre de l'OTAN, mais là, Paris n'est pas le leader. Dans ce bloc, un tout autre pays est aux manettes. » Alors, de quels accords pourrions-nous discuter ? Macron a voulu faire un coup à l'étranger pour mieux briller en France. Et du coup, un de ses opposants, Jean-Luc Mélenchon, lui vole dans les plumes et critique son amateurisme.
« Il a été imprudent, parce qu'il aurait dû s'assurer à vendre des conditions dans lesquelles il serait reçu là-bas, parce que ce n'est pas satisfaisant pour nous Français que le président de notre République soit accueilli comme ça, là-bas comme je te pousse, et puis pour finir, cette table thylométrique, où ça a une distance, bon, ça c'est première erreur. Deuxième erreur, il ne pouvait pas être question d'aller à Moscou pendant que Biden allait voir Olaf Scholz à Berlin.
Parce que si Macron se présentait là-bas, en Russie, dans une démarche qui est une démarche de dialogue, tu ne peux pas avoir en même temps les Américains et les Allemands en train de faire exactement le contraire, c'est-à-dire de faire monter la tension d'un cran. C'est pour ça que j'ai parlé d'abord de comédie à propos du dossier Ukraine et de comédie de Moscou, parce que dans cette histoire, les Français se sont fait avoir.
Très bien, Violette, comment vas-tu ? Bonjour. Bonjour Nadia. Merci de nous rejoindre ici, et voici des manières qui vont encore moins donner à notre glorieux président envie de participer à un débat de premier tour avec ses adversaires. Alors, nous, on a parlé de Jean-Luc Mélenchon, on a parlé d'Emmanuel Macron, toi tu vas nous parler d'Anna Skazib. Je vais vous parler d'Anna Skazib, je vais vous parler surtout des petits candidats pour l'élection présidentielle, ou plus précisément de la course au parrainage pour les petits candidats.
C'est une course difficile, une course contre la montre qui s'arrête bientôt et qui va déterminer le nombre de candidates et de candidats que nous aurons la chance de pouvoir départager lors de l'élection présidentielle. Donc, je disais, vous avez suivi Anna Skazib, candidat de Révolution Permanente, et pour l'instant, c'est plutôt compliqué. On pourrait dire que faire du porte-à-porte, c'est un peu le B.A.B. de chaque campagne électorale. En période de campagne ici et maintenant, la plupart des militantes et des militants le font, mais évidemment pas du tout avec les mêmes moyens et puis surtout pas avec les mêmes chances d'y parvenir.
Donc, pour rappel, il faut juste 500 parrainages pour pouvoir avoir le droit de se présenter à l'élection présidentielle. Et Anna Skazib, lui, fait partie de ces petits candidats, justement, qui peut compter sur une équipe de bénévoles qui est certes très motivée, mais en fait, ce sont des militantes, des militants et des sympathisants, et ce sont des gens qui font ça sur leur temps libre.
Donc, forcément, quand on fait ça sur son temps libre pour sillonner la France et collecter des promesses de parrainage, puisque cette collecte et cette campagne, elle a commencé bien avant la signature effective des parrainages, mais c'est comme avec le téléthon, promesse de don n'est pas don, donc il faut convertir ça ensuite en signature réelle. Eh bien, c'est très compliqué, et donc je vous propose d'écouter deux... Alors, il y a un militant qui s'appelle Joshua et puis un sympathisant qui s'appelle Eddie du courant d'Extrême-gauche Révolution Permanente qui porte la campagne et la candidature d'Anna Skazib. Et on va les retrouver.
Ils sont à Montreux, en Seine-et-Marne, au micro radioparleur de Nabil Isdar.
Désolé de vous déranger. Je suis Joshua et je suis avec Eddie et puis accompagné d'un journaliste.
Aujourd'hui, on fait le tour du canton de Montreux à la rencontre des maires pour discuter des parrainages en vue de l'élection présidentielle. On représente un petit candidat ouvrier qui s'appelle Anna Skazib. Et en fait, on est une équipe de jeunes, de travailleurs qui allont démarcher les maires parce qu'on pense que c'est important qu'il y ait une voix comme la sienne qui puisse porter dans le débat pour défendre les travailleurs, les services publics. Voilà. Donc nous, la seule opportunité et la seule possibilité pour que ça soit entendu,
c'est d'obtenir le soutien démocratique. Je comprends. Mais par principe, depuis 2014, je ne fais jamais de soutien dans quelque question que ce soit. Parce que je me suis fait élire pour un projet pour Champagne et j'ai toujours dit que je me cantonnerais à ça. Voilà. Bonne journée.
Comment ça se passe justement en tant que militant en termes d'organisation ? Puisque vous prenez pas mal de temps sur votre temps personnel, en fait.
On dissuade beaucoup. Entre nous, on se réunit à échéance régulière pour discuter des objectifs politiques de la campagne, à savoir faire entendre la voix d'un travailleur
pour porter un discours de transformation radicale de la société,
mais qui n'est pas auto-centré sur la personnalité d'Anas et sur son cas qui, en l'espèce, est celui d'un cheminot racisé du 93. Bonjour, madame. Nous recherchons, en fait, le maire de la ville, monsieur Demelin.
Oui. C'est ici. Anna, c'est pour toi.
Bon, ben voilà. Parfait. Donc nous, on veut mettre en avant un petit candidat au nom d'Anas Kasi. Je ne sais pas si vous en avez entendu parler.
Vous réfléchissez à parrainer un petit candidat
pour cette élection présidentielle ? Jusqu'à maintenant, je ne parraine personne. D'accord. Je dis toujours, moi, je ne veux pas que ce soit un parti qui me dise ce que je dois mettre dans l'urne. Mais je vais regarder. Du fait que c'est un petit candidat, je vais regarder. Il n'y a pas de souci. Là, justement, on est pour photo au barrage des signatures. Donc forcément, 500 signatures, c'est... C'est démocratique. Enfin bon. Exactement. On est bien d'accord avec vous. Vous voyez ce qu'on est obligé de faire. Qu'est-ce qui fait que vous trouvez des 500 signatures antidémocratiques ? Normalement, si on était vraiment en démocratie, on aurait le droit de se présenter tous. Pourquoi ?
Déjà, on met un barrage. 500 signatures. Il faut y trouver, 500 signatures. Il faut vouloir. Alors quand c'est des gros, effectivement, les mecs, ils sont connus. Enfin, les femmes aussi, ils sont connus. C'est tout de suite. Quand il y a un petit qui est, boum, on le torpille tout de suite. Dans le jargon, ça s'appelle un maire à revoir. Et que voilà, il y a une potentialité de signature. Et que la conclusion à laquelle il arrive, ça ne soit pas tant que du coup, c'est un système pourri et il ne faut pas y participer. Mais a fortiori, alléger un petit peu le poids de ce barrage antidémocratique pour un petit candidat comme le nôtre.
Voilà, vous l'entendez.
Donc ce système de parrainage par les maires est critiqué par les maires eux-mêmes. Mais c'est un peu l'éternel polémique qu'on retrouve à chaque élection présidentielle, en particulier quand on entre dans cette période cruciale entre mi-janvier et début mars, dans laquelle les préfectures envoient les formulaires à remplir aux 42 000 maires de France. Donc c'est là qu'il va pouvoir y avoir la vraie conversion des promesses de parrainage en parrainage réel. Et les édiles ont jusqu'au 4 mars pour signer effectivement ce papier. Donc c'est vraiment très très court. Et c'est quoi le principal frein ?
Est-ce que c'est une question de moyens, de nombre de militants ou alors juste une question politique ? C'est un peu tout ça. C'est forcément une question de moyens et d'effectifs, puisque, à tes souhaits, si on prend l'équipe d'Anna Skazib, par exemple, donc je le disais, ce sont seulement des militants, des sympathisants, des sympathisantes et donc des gens qui font ça sur leur temps libre. Mais lui-même est sur tous les fronts, ce qui le rend finalement moins disponible que d'autres candidats pour donner des interviews, courir les plateaux télé, etc. Bon, il arrive quand même à en faire parce qu'il est complètement à fond dans cette campagne.
D'ailleurs, mon petit doigt me dit qu'il sera bientôt sur le média. Mais finalement, il n'a pas le staff d'un Jean-Luc Mélenchon ou même d'un grand parti comme les Républicains, qui sont ce qu'on appelle staffés, c'est-à-dire qu'il y a des professionnels qui sont payés. Donc, c'est le travail d'aller collecter ses parrainages et puis de mener campagne. Et finalement, ce n'est pas le frein principal parce qu'on pourrait se dire bon, finalement, c'est qu'une question de moyens. Mais non, il y a aussi un frein politique qui est très important, c'est celui de la couleur politique des candidats.
La plupart des petits maires, alors je ne dis pas petits dans le sens où ils dirigent des petites communes, sont élus sans étiquette politique ou alors divers droite, divers gauche. Donc, ils rassemblent des sensibilités différentes et souvent, ils ont un programme où ils proposent des programmes pour diriger leurs communes qui sont apolitiques. Et là où c'est problématique, c'est qu'ils ne veulent pas être assimilés à la couleur politique du candidat qu'ils vont soutenir, surtout depuis 2016, puisque depuis 2016, la loi a changé. Et donc, les parrainages sont publics et ils ont été désanonymisés en quelque sorte.
Ils sont publiés quasiment en temps réel sur le site du Conseil constitutionnel. Donc, pour les maires, en fait, dès qu'ils donnent leur signature pour un candidat, immédiatement, il peut y avoir non pas des suspicions, mais des administrés qui viennent le voir en disant pourquoi tu as donné ton parrainage à un tel, un tel. On connaît aussi la proximité des maires avec les administrés, surtout dans les petites communes. Donc, c'est un frein. Et je vous propose d'écouter à ce propos la professeure de droit Marie-Claire Pontero. Elle est donc prof de droit constitué à l'Université de Bordeaux, là encore interviewée par Nabil Isdar.
Et elle explique ça très bien, disons, ce frein de la question de la couleur politique, en particulier pour les maires des petites communes.
Alors, peut-être que ça peut échapper à certains citoyens, mais le fait de donner son parrainage à un candidat à l'élection présidentielle, ça ne veut pas dire voter pour lui. Ça veut dire donner simplement la possibilité à ce candidat de se présenter à l'élection présidentielle. Ce n'est pas la même chose. C'est vrai qu'il y a une sorte de focalisation sur cette élection, parce que concrètement, aujourd'hui, je crois que tout Français, même qui s'intéresse peu au fonctionnement des institutions, a compris, depuis la réforme du quinquennat, c'est-à-dire la réduction de la durée du mandat présidentiel, que celui qui gouverne, c'est véritablement le président de la République.
C'est une vraie difficulté, qui est, à mon avis, qui suppose une réflexion d'ensemble sur notre système institutionnel et qui devrait conduire à ne plus avoir cette focalisation sur cette élection présidentielle. En effet, la pluralité des opinions, elle peut s'exprimer à travers d'autres élections et qui sont peut-être plus pertinentes, justement, pour l'expression d'opinion. Toute cette réflexion aujourd'hui et cette focalisation sur l'élection présidentielle au suffrage universel direct devrait conduire à un véritable débat sur la question suivante « Faut-il maintenir l'élection au suffrage universel direct du président de la République ? »
Est-ce qu'il y a pour autant un espoir pour ces petits candidats dont fait partie Anas Cazib ? Oui, il y a quand même un espoir de parvenir à cette barre des 500 parrainages. Pour Anas Cazib, on est autour de 100 pour l'instant, ce qui est très bien au vu des moyens dont il dispose, mais ce qui est trop peu. On verra s'il arrive effectivement à passer la barre des 500 parrainages, mais il n'est pas le seul à ramer, disons, dans sa galère puisque de plus gros candidats qui bénéficient de moyens beaucoup plus conséquents, voire même de moyens carrément douteux, on pense bien sûr à Eric Zemmour, peinent également à rassembler les signatures nécessaires.
Donc c'est peut-être la seule chose un peu rassurante avec ces parrainages finalement que tout le monde et n'importe qui ne pourra peut-être pas se présenter. Une petite justice quand même. Oui, voilà, c'est le petit retour de bateau. Mais vous pourrez donc retrouver ce reportage de Nabil Isdar ce soir sur l'actu des luttes au Radioparleur et suivre cette course au parrainage d'Anna Skazib. C'est vraiment très intéressant. Je vous recommande d'aller l'écouter en longueur. Ok, merci Violette. Donc rendez-vous sur le site de Radioparleur pour retrouver radioparleur.net pour retrouver cet entretien.
Et rendez-vous aussi sur la chaîne YouTube Le Média très prochainement puisque notre confrère et camarade à Abu Hafs est allé à la rencontre d'Anna Skazib. Donc restez bien connectés. Alors comme le veut l'usage de la lettre des luttes, tu vas nous dire aussi où il faut aller se mobiliser cette semaine et on imagine que c'est en province. Eh bien non, j'ai trahi cette fois. J'ai trahi la province. Non, parce qu'il y a deux événements importants qui vont se passer à Paris et donc là, je ne pouvais pas faire l'impasse dessus. Un événement journalistico-politique d'abord qui est à l'invitation d'Acrimed, Action Critique Média qui est un média qui fouille vraiment un peu les...
Ce n'est pas du tout péjoratif qui fouille un peu les poubelles malheureusement fort nombreuses des médias mainstream. Et donc cette fois, ils vont créer un événement autour des liaisons dangereuses entre les médias à l'extrême droite. Donc ce sera samedi 12 février, donc samedi prochain, à partir de 13h à la salle Olympe de Gouges à Paris. Il va y avoir pas mal d'autres médias indépendants. Donc ça va être aussi l'occasion d'échanger avec des intellectuels mais aussi avec des journalistes. Il y aura notamment le chercheur Hugo Paletta extrêmement intéressant sur la question de l'extrême droite.
Et si vous voulez aller manifester avant d'aller voir nos amis d'Acrimed, il y a la marche Adama qui part à 14h de place de la République qui est un combat extrêmement important et qui bénéficie d'un peu trop peu de visibilité en cette période d'élection présidentielle. Donc voilà, si vous êtes motivé, vous pouvez faire les deux. Merci Violette. J'aurais aimé pouvoir assister à ces événements et je serai là à l'étranger. Mais j'espère que la semaine prochaine, tu pourras peut-être, ça sera peut-être l'occasion de nous faire un petit retour sur ces événements car je suis sûre que tu y seras.
Il y a des chances effectivement, mais il y aura de toute façon des gens de l'équipe de Radio Parleur au moins pour faire des tweets. Donc tu pourras passer ta frustration sur le compte-liteur de Radio Parleur. Merci Violette. Alors avant d'accueillir notre cher David Guiraud, on tenait à présenter nos excuses parce qu'on n'a pas pu hier diffuser le zapping des socios engagés alors qu'on s'y était précisément engagés suite à un problème technique. Donc voilà, j'ai des excuses à accepter. Ouais, on lance le zap. Est-ce qu'on lance le bumper David Guiraud là ou c'est pour 2023 ? On lance le zap. Ah, on l'iffuse aujourd'hui. Ok, très bien. C'est parti. Sans surprise, c'est Christiane Taubira.
L'ancienne ministre de la justice de François Hollande a été désignée candidate d'union de la gauche par les électeurs de la primaire populaire, c'est-à-dire un peu moins de 400 000 personnes qui votaient en ligne dans le cadre d'une sorte de consultation devant départager des candidats dont certains avaient refusé de se plier à l'exercice. Sans blague, non mais, sans blague. J'aimerais bien vraiment avoir une ventilation sociologique des personnes qui se sont exprimées, qui ont exprimé leur suffrage pour voir quelle est leur représentativité des peuples dits de gauche.
J'ai fait partie de ces gens-là, moi, donc vraiment, je fais aussi quelque part mon autocritique. J'ai regardé le discours de Christiane Taubira dimanche soir après sa victoire à la primaire populaire et j'étais comme ça. Les phrases creuses où on dit oui, justice sociale, justice environnementale et puis à la fin, on se colle avec un parti qui a organisé en partie, je veux dire, la casse sociale des collectivités locales qui a voté les lois travail. On doit faire comme si on avait oublié tout ça.
Je suis assez surprise de voir qu'on nous parle de justice sociale, démocratique et écologique sans jamais mentionner l'économie. Vous voyez, c'est pratique. Ça permet par exemple d'évacuer toute analyse conflictuelle du système économique puisqu'on ne dit jamais précisément contre qui et contre quoi va s'exercer notre politique. On savait déjà qu'elle n'avait pas de programme mais les Français sont désormais obligés de se rendre à l'évidence. L'ancienne garde des Sceaux de François Hollande qui a été très loin du terrain politique ces dernières années n'a pas réfléchi aux grandes questions.
Jean Jaurès, Léon Gambetta, celle de Léon Blum, Pierre Mendès France, Mitterrand, Gisèle Halimi, Robert Badinter.
Achetez ma bonne soupe, j'ai mis Jean Jaurès sur la boîte. Les chiffres à la fois impressionnants et choquants. Les profits des entreprises du CAC 40 au titre de l'année 2021, qui n'était pas l'année la plus folle qu'il soit, en tout cas pour les citoyens, et bien ces revenus pourraient atteindre 137 milliards d'euros. Nous ne sommes jamais atteints dans l'histoire. En ce moment, quand tu fais ton plein, t'es mal. T'es au bord du malaise, tu ne sais pas trop si c'est du pétrole ou ton propre sang qui rentre dans le véhicule. Total Energy devrait annoncer un résultat net de 15 milliards d'euros,
le plus gros jamais réalisé par une entreprise française. Total, qui a un projet à plus de 5 milliards d'euros en Arabie Saoudite, qui d'ici 2024, mettra en place cette méga-raffinerie pour transformer du pétrole en plastique.
Ils ne vont pas trop mal, les fournisseurs d'énergie, ça va, ils ne sont pas au fond du trou.
C'est des gens qui sont pleinement conscients de la dimension mortifère de leur business. C'est le capital qui nous détruit sur beaucoup d'autres sujets sociaux, mais en partie sur l'écologie.
L'État, c'est toujours l'État du capital,
l'État sur l'État de la classe dirigeante, bien sûr.
En 5 ans, la part des aides aux logements dans le PIB est passée de 1,82% à 1,63%, une baisse record. À force de coupes, le secteur est aujourd'hui incapable de répondre aux besoins de 4 millions de mal logés. Toutes les personnes qui vont parler d'écologie sans parler des gens, sans parler du quotidien, sans parler des luttes sociales, ce n'est pas de l'écologie. C'est-à-dire que l'écologie,
c'est quelque chose de global. L'antifascisme, l'antiracisme, les luttes coloniales, la question féministe et les luttes de classe, elles se croisent ou elles sont au carrefour du climat.
Il est temps de passer de génération sacrifiée à génération révoltée. Il donne envie ce monde d'après. On nous a bien vendu du rêve.
Bon voilà, c'est notre pays. Il s'agit de changer.
On remercie bien sûr chaleureusement les sociaux engagés. Ils ont d'ailleurs une chaîne YouTube que vous invite à faire un petit tour et vous pouvez visionner en replay, le zap et plein d'autres contenus. Et on rappelle que la matinale, c'est celle de notre public. Si vous êtes sociétaire, donateur, ulule ou contributeur au CAPAL, vous pourrez nous alerter sur les sujets qui vous tiennent à cœur ou réagir à l'actualité évoquée dans notre contre-matinale en appelant le numéro qui s'affiche à l'écran 01 48 37 33 20. Il est stylé ou pas le bonheur ? Il y a un petit truc. Comment ça va David ? Ça va. Bonjour Nadia. Je vous demande pardon. Je vous demande pardon.
Je vous demande pardon David Giraud. Stop. Bravo Nadia pour ta prononciation du mot fanzouz parce que ce matin, je vous le dis, comme ça, elle était partie sur fanzouz au début. Voilà, la balance David Giraud. On l'a recadré un petit peu. Alors, aujourd'hui, nous faisons une chronique un peu spéciale, une chronique décryptage, une chronique analyse. Nous allons nous intéresser à une séquence qui a fait beaucoup parler d'elle hier. C'est évidemment l'interview du ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, face à la journaliste Apolline de Malherbe sur le thème de la sécurité. Alors, je ne vous cache pas, un certain plaisir à décrypter ce matin un véritable naufrage pour Gérald Darmanin.
On n'est plus dans l'interview politique mais dans le sinistre. J'espère pour lui que Darmanin a une bonne assurance parce que les dégâts sont considérables pour son image, évidemment, mais aussi pour ce que cela révèle au fond de la bêtise des discours actuels sur la sécurité. Alors, on commence tout de suite par ce premier extrait où on sent que Darmanin est tombé sur un os. Regardez. Est-ce que sur les questions de sécurité, vous ne vous êtes pas réveillé un peu tard ? Vous venez, enfin Emmanuel Macron vient d'annoncer une grande loi d'orientation sur la sécurité, c'était à trois mois de la fin du quinquennat.
Est-ce que vous ne vous êtes pas réveillé un peu tard sur ces questions de sécurité ? J'en veux pour preuve les chiffres qui viennent de votre propre ministère, les hausses de la violence, des atteintes aux personnes, homicides en hausse, coups et blessures volontaires en très nette hausse, violences sexuelles notamment en hausse, tellement en hausse qu'on parle même d'explosion en l'occurrence. J'ai regardé votre logo, je pensais qu'on était sur CNews, mais en fait, on est bien sur BFM. Mais je ne vois pas le rapport. Vous ne dites pas non plus et ça, c'est terrible. Mais je ne vois pas le rapport. Parce que vous ne dites pas non plus. Mais je ne vois pas le rapport.
Est-ce que vous me laissez parler, madame ? Je vous parle en l'occurrence des atteintes aux personnes. Non, mais votre présentation, elle est très rapide et un peu populiste. Bon, franchement, alors là, allez-y, essayez de démontrer l'inverse. Ce sont vos chiffres. Mais calmez-vous, madame, discours populiste toute la journée. Ce sont vos chiffres qui sont tirés du site du ministère de l'Ontario. Vous n'évoquez même pas la baisse des biens, la baisse des cambrières. Je vous ai immédiatement dit que je m'adressais à vous à propos des violences faites aux personnes. Ne souhaiter pas que je réponde. Non, je trouve ça si bien votre manière de répondre.
Ce n'est pas une réponse, c'est presque une offence. Aïe, aïe, aïe. On aime. On aime. On aime cette séquence où Apolline de Malherbe est à deux doigts de taper un front contre front face au sexisme condescendant de Gérald Darmanin car c'est ce qui saute aux yeux dans cette séquence. Ce n'est pas qu'un politique s'embrouille avec une journaliste. Ça, ça arrive. Mais c'est qu'on sent que le bonhomme est habitué à parler comme ça aux femmes, à leur dire tais-toi et obéis. Avec cette petite manière de parler, on sent qu'il y a un problème avec les femmes. On pourrait presque l'imaginer en train de négocier des faveurs sexuelles avec une femme en échange d'une aide publique.
C'est déjà fait, donc ça, c'est bon. Autant pour moi. D'ailleurs, je le dis au passage des militantes féministes ont souligné qu'il reprend une manière dans ce « ça va bien se passer » de parler propre au réseau masculiniste d'extrême droite. Il y a des vidéos qui tournent où justement, il y a des gens qui reprennent exactement cette expression « calme-toi, ça va bien se passer », etc. Ça nous donne une idée d'où Darmanin traîne sur les internets et ce n'est pas joli joli. Mais l'échange n'est pas que sexiste. Il est aussi teinté dès le départ d'une mauvaise foi digne d'un jeu d'acteur qui mériterait un Oscar.
Car on a quand même, figurez-vous, un Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur qui se plaint d'être interrogé en tant que ministre de l'Intérieur sur les chiffres de la sécurité. C'est comme si Nutella s'étonnait d'être questionné sur l'huile de palme avec un des arguments les plus étranges. Darmanin se demande si, à la question de la journaliste, il n'est pas, je le cite, sur CNews. Mais il aurait aimé parler du voile, Darmanin, et de l'avondement qui a été voté par les sénateurs. Darmanin qui se plaint d'être sur CNews. Mais depuis quand ça le dérange en fait, CNews, Darmanin ? C'est Ronald McDonald qui se plaint d'être à l'intérieur d'un McDo, là, franchement.
Darmanin, il était il n'y a même pas un mois sur CNews. Devinez pour parler de quoi ? Des chiffres du ministère de l'Intérieur. En fait, ce qui dérange Gérald Darmanin, ce n'est pas qu'on parle de sécurité, c'est qu'une journaliste lui parle d'un sujet qu'elle a choisi avec l'angle qu'elle a choisi et qu'elle ne reprenne pas ses éléments de langage en hochant la tête. Allez, on passe au deuxième extrait. Je réponds comme vous m'agressez. Moins 30% de cambriolages. Moins 26% de vols sans armes. Moins 25% de vols avec armes. On voit bien qu'il n'y a plus d'hémeutes urbaines telles que nous les connaissions. Une lutte acharnée contre la drogue.
Les arguments de Darmanin ici, c'est une véritable performance artistique. Interrogé sur les violences sur les personnes, Darmanin dit mais les violences sur les biens. Alors, il y aurait, selon le ministre de l'Intérieur, une baisse des cambriolages. Jure. Une baisse des cambriolages alors qu'on sort de plusieurs confinements et que tout le monde est en télétravail. C'est-à-dire, chez lui, je n'y aurais pas cru moi personnellement. C'est vrai qu'en ce moment, la vocation de cambriolage est un peu en crise depuis que les gens sont encore chez eux en slip à 15h dans leur lit en train de remplir des fichiers Excel.
Mais je ne vois pas très bien en quoi ça serait un succès à mettre au crédit de l'action de Gérald Darmanin. Deuxième argument notable, il n'y aurait plus d'émeutes urbaines. Bon. Là, je ne vais rien dire. Je précise quand même que les gilets jaunes sont toujours sur la banquette arrière. Je l'ai dit la semaine dernière. Attention Gérald au prix de l'essence. Et puis, superbe argument de la lutte acharnée contre la drogue. Là, on touche au sublime. Attention à vos yeux, ça brille. On se souvient des saisies record de Frestagada, des descentes de police suite à des clips de rap comme à Grenoble suite à la très dangereuse chanson Grenoble, c'est chaud, Grenoble, c'est chic agreux.
Bref, c'est un très beau bilan. Gérald Darmanin, continuez les gars. On passe à la suite avec ce nouvel extrait. Vous avez raison. Il y a des augmentations très fortes d'atteintes contre les personnes. Merci. Vous faites de la politique ou vous êtes journaliste ? Je vous pose la question de savoir si les atteintes aux personnes ont augmenté. Je vous dis les chiffres et vous me répondez que j'ai raison. En dix minutes d'intervention, vous arrivez effectivement à ne pas dire un mot positif du travail extraordinaire que font les policiers et les gendarmes indépendamment de la classe politique. Alors, deux éléments retiennent dans cet extrait mon attention et mon envie de rire.
D'abord, quelle question ? La question. Vous faites de la politique ou vous êtes journaliste ? Mais dis donc, c'est qu'Apolline de Malherbe est à deux doigts de devenir étiquetée journaliste engagée comme ta boiffe, comme tous les journalistes en fait qui font leur boulot. La même Apolline de Manarbe qui, il y a une semaine, se faisait incendier sur Internet pour son interview de Patrick Balkany peut se frotter les mains. Darmanin vient de la douber comme journaliste anti-système, à savoir que qualifier Apolline de Malherbe d'anti-système, c'est à peu près comme dire que François Hollande est socialiste, il y a un certain décalage, il y a du chemin, il y a une audace.
Mais il y a surtout cette séquence juste après, cette séquence émotion, ce moment de frisson où on a envie de sortir un mouchoir pour pleurer en concert avec Darmanin lorsqu'il évoque le travail formidable de la police qui n'a pas été relevé par Apolline de Malherbe. Comme s'il critiquait le ministre de l'Intérieur, c'était au fond détester la police. Alors moi, je ne sais pas pour vous, personnellement, j'appelle ça du chantage affectif, on n'est pas loin de la relation toxique.
Et puis, s'il disait ça encore à un islamo-gauchiste comme moi, passe encore, bon, des gens auraient pu y croire, mais Apolline de Malherbe, franchement, là ça devient un peu gros, tu pousses le bouchon un peu loin, Gérald. Le jour où Apolline de Malherbe devient anti-police, c'est que je pense qu'on est à moins de 24 heures de la révolution prolétarienne et encore 24 heures. Je suis large sur le timing, mais bon, on ne va pas se mettre à rêver trop longtemps, on passe ce nouvel extrait qui est aussi une performance. En revanche, sur l'orientation... Je dis tous les jours ce que font les policiers et les gendarmes, Gérald de Malherbe. Madame, si M. Zemmour et Mme Le Pen augmentent...
Si 69% des Français jugent votre bilan négatif, c'est peut-être qu'il y a un problème. Madame, vous savez, je croise très souvent les électeurs puisque j'ai le bonheur et la chance d'être élu souvent dans des quartiers populaires difficiles. Je connais leurs difficultés et je vois bien l'appréhension qu'ils ont vers les femmes et les hommes politiques. Et si je me suis engagé dans la politique, c'est justement parce que j'essaie de résoudre ces problèmes. On n'y arrive pas toujours, mais j'essaie de les résoudre.
Ce qui est sûr, c'est que dans l'augmentation générale et continue des populistes depuis de très nombreuses années, une partie des médias en sont responsables, notamment par la présentation parfois fallacieuse, comme vous l'avez fait, et je le pense profondément, des chiffres de la délinquance. Qu'est-ce que tu as dit juste avant, pendant le passage de l'extrait, le culot ? Si, tu dis le culot. Elle a dit le culot. Bah oui, parce que vous avez bien entendu Gérald Darmanin en lutte contre le populisme. Gérald Darmanin en lutte contre l'extrême droite. Gérald Darmanin en lutte contre les discours sécuritaires. Gérald Darmanin en lutte contre les violences.
Enfin, non, on s'en porte un peu, mais qui peut bien être responsable quand même de la montée des discours sécuritaires ? On se demande, mais ce ne serait pas Gérald Darmanin qui a annoncé en septembre 2020 promettre des chiffres tous les mois sur l'insécurité, alors que les chiffres sont déjà d'ailleurs publiés par son ministère. Le but de l'opération, c'était quoi ? C'était juste de saturer les ondes tous les mois sur les thèmes sécuritaires. Ça alors, Darmanin qui se plaint de l'extrême droite. Mais qui diable a bien pu faire monter Marine Le Pen dans les sondages ?
Est-ce que ce ne serait pas Gérald Darmanin qui qualifiait Marine Le Pen de trop molle sur l'islam il n'y a pas si longtemps ? Bigre. Allez, on passe un nouvel extrait et un dernier extrait pour voir jusqu'où va l'audace de ce monsieur. Il y a effectivement une augmentation des violences de personnes mais il y a surtout aussi des actes terroristes qui sont en diminution et une baisse profonde des atteintes aux biens. Et vous avez pu l'exprimer sur le point Gérald Darmanin ? Heureusement que j'ai pu ouvrir mon clapet parce que sinon... Mais c'est pour ça que je vous ai invité figurez-vous Gérald Darmanin. Quelle agressivité ! C'est vraiment assez très difficile.
Je trouve ça incroyable votre façon de faire Gérald Darmanin. C'est très difficile. Franchement c'est très difficile de travailler ainsi. Non, c'est très difficile. Je comprends bien d'être ministre de l'Intérieur quand 69% des Français jugent votre bilan négatif. Je comprends que ce soit difficile. Mais j'entends bien. Vous savez les critiques. J'y suis très habitué et c'est le rôle normal du ministre et singulièrement du ministre de l'Intérieur. Mais ce qu'il faut dire quand on dit la vérité on ne la chante pas à moitié comme disait Jean Ferrat. Quelle agressivité ! On n'était pas loin de quelle indignité ! On y était presque !
En fait au fond cette séquence c'est celle de l'arroseur arrosé. Et surtout elle nous crétinise tous. L'insécurité augmente nous dit-on. Mais par rapport à quoi ? Si c'est par rapport aux années dernières où les confinements ont fait chuter la délinquance puisque personne ne sortait de chez lui qu'est-ce que ça veut vraiment dire ? L'insécurité augmente nous dit-on dans les statistiques mais pourquoi ?
S'agissant de l'explosion par exemple statistique des violences sexistes et sexuelles et derrière cette statistique est-ce qu'au fond ce n'est pas surtout que enfin des femmes décident, osent porter plainte malgré on l'a vu les obstacles pour les femmes rencontrées au moment du dépôt de plainte dans les commissariats ? On se souvient des femmes qui ont témoigné sur Twitter il n'y a pas si longtemps avec le hashtag double peine et qui disaient qu'effectivement ça devient toujours quand même compliqué quand vous portez plainte pour une agression sexuelle qu'on vous demande en premier comment vous étiez habillée.
Mais cette augmentation statistique c'est une augmentation statistique et ce que la réalité c'est que les femmes ne sont pas en vérité agressées sexuellement de manière massive depuis des années. Et puis tous ces sujets s'empilent débilement dans une course au chiffre et au final on en oublie des choses simples. Que la fameuse par exemple lutte contre tous les trafics cache une réalité. Que cette lutte contre les trafics de drogue représente plus d'un million d'heures de travail de la police chaque année quasiment. Mais qu'en 30 ans la consommation de cannabis a triplé.
On est passé de 4% de consommateurs réguliers dans les années il y a 30 ans je crois que c'était dans les années du coup 80 si je ne me trompe pas à plus de 11% aujourd'hui. Alors est-ce que la légalisation par exemple ne serait pas une solution plus adaptée plutôt que les coups de bâton ? La politique du chiffre a un objectif de créer cette surenchère sécuritaire mais surtout elle a une conséquence très concrète qui consiste à penser qu'on peut résoudre tous les problèmes de la société uniquement par l'emploi de la force armée et de la police.
Et je conclurai ma chronique puisque Gérald Darmanin citait Jean Ferrat on peut finir en citant nous aussi Jean Ferrat en disant ouh ouh méfions-nous les flics sont partout. Excellent merci David Guiraud moi cette séquence elle m'a rappelé celle de l'échange assez tendu entre Ségolène Royal et Sarkozy tu vois.
Il y avait quelque chose il y avait quelque chose là-dedans mais là c'est juste qu'en plus Gérald Darmanin il est ministre de l'Intérieur c'est-à-dire que ça arrive de s'engueuler avec des journalistes mais là sur cette attitude-là avec cette position d'autorité-là il y a un double malaise il ne faut jamais oublier qu'il y a aussi la question qui est en face de toi quand tu parles un ministre de l'Intérieur ne peut pas s'adresser comme ça à une femme c'est pas possible à une journaliste c'est pas possible cette personne est responsable et chargée de la libération notamment de la parole des femmes d'aider à libérer la parole des femmes dans les cas d'agression sexiste et sexuelle etc c'est pas possible d'avoir ce symbole-là encore plus avec les affaires qui traînent derrière lui c'est un symbole désastreux qui est envoyé aux femmes on sent toute l'impunité aussi là tu vois se manifester ici dans cette séquence-là oui il y a tout ce symbole sexiste arrogance et il utilise tous les petits mécanismes en fait de rhétorique c'est ça l'agressivité en gros l'hystérie le détournement il y a l'agressivité il y a l'hystérie il y a le détournement de sujet il y a le chantage affectif il y a plein de choses en fait dans cette séquence qui sont problématiques et c'est pour ça qu'il ne faut pas s'arrêter uniquement à la dimension sexiste mais parce qu'en fait ce sexisme-là est utilisé dans un but politique qui est de ne pas répondre en fait à la question d'Apolline de Malherbe sur ses mauvais chiffres à lui quoi c'est-à-dire lui il choisit tous les mois de parler de délinquance c'est son choix il essaye de saturer les ondes avec les campagnes sécuritaires et il n'est pas content quand une journaliste dit bah ok vous voulez parler de chiffres et bah on va parler de chiffres et de statistiques vu que c'est ce qui vous intéresse et ils ne sont pas bons bah là du coup ça se retourne contre lui non mais on voit une forme de maltraitance enfin là ce que tu décrivais pardon mais chantage affectif incriminer l'autre l'accuser d'agressivité d'hystérie le détournement etc c'est les traits parfaits du pervers narcissique je dis ça je dirais je ne m'engage pas mais j'en pense pas moins il y a de la relation toxique là-dedans en tout cas ça c'est clair oui voilà oui tu parlais de toxicité effectivement on est très toxique comme comportement ça aurait été hyper intéressant de faire décrypter cette séquence par une psychologue probablement mais même par des experts de la communication parce qu'en fait ils jouent sur tous les registres en fait l'émotion l'énervement le mépris il y a toute la palette en trois minutes là on a un bon condensé d'hypocriser c'est pas mal du tout c'est pour ça que je voulais en parler aujourd'hui merci encore David pour cette chronique merci à vous qui êtes très nombreuses et nombreux à nous suivre ce matin pour cette 89ème contre matinale donc c'est c'est juste énorme on approche bientôt le le je vais y arriver le palier de la soie le palier la centième matinale et tout ça c'est grâce à vous grâce à votre confiance votre soutien et vos dons et grâce à David Guiraud oui dis-moi de l'arrêt de la préfecture sur les l'actualité sur laquelle tu voulais revenir David Guiraud je l'ai vu ce matin en fait c'est un arrêt préfectoral si je ne me trompe pas qui interdit la pratique du sport pour des femmes qui portent le foulard et alors les arguments qui sont soulevés par la préfecture honnêtement j'ai rarement été aussi interpellé par ce genre d'argument on a l'impression là clairement qu'on est dans de la répression d'état en fait de la pratique d'une religion je vous cite juste pour justifier que les femmes n'aient pas le droit de porter un foulard pendant une revendication sportive pendant un événement sportif ils disent je le cite que cette revendication donc le port du foulard en jeu en foot qui intervient à l'occasion de la discussion au parlement de la proposition de loi visant à démocratiser le sport fait l'objet d'un vif débat et d'un clivage important au sein de la société donc déjà on interdit quelque chose au prétexte qu'il y a une discussion à l'Assemblée sur ce thème on suspend les libertés on suspend parce qu'il y a une discussion à l'Assemblée ce qui est quand même tout à fait étrange et alors il continue en disant donc d'un clivage important au sein de la société entre partisans de l'affirmation d'un islam politique qui prône le port du voile par les femmes donc en fait le port du voile par les femmes serait l'affirmation d'un islam politique voilà donc ça c'est de la rhétorique d'extrême droite enfin je veux dire voilà il n'y a pas autre chose et partisans des valeurs républicaines d'égalité entre les femmes et les hommes et d'émancipation contre toute forme de patriarcat notamment religieux moi je suis un militant de l'égalité pourtant c'est pas dans les revendications aujourd'hui de dire que en plus c'est quelque chose qui est globalement acté quand on discute avec pas mal de femmes qui portent le foulard c'est que c'est un choix donc il y a ça et ça continue c'est encore pire après considérons en août que ce débat est fortement exacerbé dans la période électorale actuelle et dans le contexte international de lutte contre l'obligation faite aux femmes de porter le voile islamique dans certains pays musulmans tels que l'Iran ou l'Afghanistan donc là en fait on est en train de comparer les femmes en Iran la comparaison est intéressante puisque une afghane avait été témoignée il n'y a pas très longtemps et les talibans lui interdisaient de pratiquer du sport donc poursuivons l'analogie donc là ça part très très loin je veux dire tout de suite l'Iran l'Afghanistan et puis ensuite il continue qu'il a tout récemment fait l'objet de réactions d'une grande violence de la part de partisans d'un islam radical comme en témoignent les menaces de mort reçues par la journaliste présentatrice de l'émission de télévision Zone Interdite et par un témoin figurant dans le reportage récent que la chaîne M6 a consacré au danger de l'islam radical menaces qui ont nécessité leur placement sous protection c'est à dire qu'en gros à partir du reportage de Roubaix et donc il y a eu quelques menaces de mort qui ont été dites et c'est vrai elles ont existé etc mais en gros on pense que les femmes qui portent le foulard qui veulent faire du foot sont responsables ou indirectement responsables de menaces de mort là on en est là donc il y a un paquet qui est fait là je cite il y a quoi c'est 10-15 lignes un paquet qui est fait entre la suspension du débat la suspension de droit parce qu'il y a un débat démocratique dans la société ou à l'Assemblée l'Iran l'Afghanistan le reportage de l'interdité là on est dans un truc je sais pas si l'arrêté préfectoral peut sauter et qu'il peut y avoir un recours mais les justifiés je sais pas qui a écrit ça je pense que c'est Jean-Marie Le Pen je pense que même Jean-Marie Le Pen serait outré je sais pas franchement je suis un peu moi j'étais un peu sur le cul j'avoue ce matin je l'ai vu je crois que c'était il y avait Siam Asbag qu'on avait parlé en premier je crois moi je l'ai vu Viata et je me suis dit mais on sait quoi ce pays c'est pour ça qu'on disait que des reportages quand même si ça avait des conséquences c'est utilisé comme argument mais moi je pensais que tu me parlais d'autre chose David puisqu'on en a parlé un peu avant l'émission je pensais que tu me parlais du communiqué de presse de la préfecture de police qui a pris un arrêté interdisant une manifestation susceptible de créer des troubles de créer des troubles à l'ordre public donc ça a été retweeté hier par notre confrère Nicolas Maillard le préfet de police a interdit une manifestation revendicative déclarée par une association dénommée les députés jouent au football avec les hijabeuses prévu le mercredi 9 février 2022 à 16h30 de 16h30 à 18h30 c'est ça voilà sur l'esplanade des invalides dans le secteur en région de Paris c'est pour interdire un rassemblement mais il parle d'Iran et d'Afghanistan d'accord d'accord c'est donc c'est en proche de cette actualité est interdit une manif parce qu'en Afghanistan il y a des femmes qu'on enfin je sais pas en fait même je sais pas ce qui se passe donc on est tributaire dans la condition des femmes ici en France alors qu'on a beaucoup à faire sur les droits des femmes ici en France on pouvait commencer par là parce qu'il y a eu un reportage à Roubaix et qu'il y a eu des menaces de mort on n'a pas le droit de manifester en fait c'est quand même c'est spécial comme ambiance alors qu'il me semblait que la manifestation c'était justement une expression pacifique du désaccord justement c'est ce qu'il y a de mieux pour manifester son opinion c'est mieux que les menaces de mort c'est mieux que ne rien dire c'est mieux que s'énerver chez soi c'est juste on sort et on parle en fait c'est ça aussi la manifestation c'était un match de foot en plus de ça la manifestation en question pendant que l'extrême droite défile tranquillou dans les rues de Paris voilà moi je découvre ça voilà bon c'est quand même sur un Gérald Darmanin en très grande forme donc ça nous permet de rigoler voilà repensons au naufrage du ministre de l'Intérieur et tout ira bien merci encore David Guiraud merci à toi à vous et à toute l'équipe qui réalise cette contre-matinale vous pouvez retrouver bien évidemment ce contenu et tous les autres sur la chaîne YouTube de la matinale vous pouvez aussi trouver l'émission en format replay on compte sur votre soutien qui passe par des dons les likes les partages j'ai les abonnements et vous retrouverez Théophile demain et quant à moi vous me verrez vendredi je vais y arriver je suis tellement choquée par toutes ces informations comme ça qui tombent tu vois comme une espèce de Flash AFP voilà
c'est notre côté breaking news
exactement breaking news merci David merci à vous et à très bientôt