Les Matins de France Culture - Amérique, un certain regard
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alors depuis mercredi le Grand Paris ouvre ses portes à Edward Hopper peintre emblématique de l'Amérique moyenne dit-on et des années 30-40 et 50 par l'allemand à cela l'Hôtel de Ville de Paris consacre une exposition au lien entre la capitale et Hollywood Paris Hollywood et là parallèle encore avec franciscote fitzgeral qui lui fait son entrée dans la Pléiade accident ainsi à la reconnaissance suprême de la France en couverture vaut dorée il ne nous en fallait pas plus pour concocter une émission comme nous aimons en fer au matin un voyage à la frontière de la peinture du cinéma de la littérature du glamour de la gravité avec pour fil conducteur la façon dont l'Amérique a fantasmé désiré rêvé Paris et qui le lui a bien rendu d'ailleurs jazz alcool solitude vie quotidienne prostitution rêve à c'est toute l'Amérique d'avant les années 60 qui va raisonner dans votre post ce matin pour nous accompagner dans ce voyage deux commissaires d'exposition plusieurs artistiques d'ailleurs que policiers d'idiottinget bonjour Didier directeur adjoint au Centre Georges Pompidou et donc de l'exposition Edward Hopper qui se déroule au Grand Palais en ce moment et puis Antoine de Bach bonjour historien critique de cinéma éditeur et commissaire de cette exposition Paris Hollywood où permettait Antoine que on commence par le focus sur Edward hopperez votre mot à dire parce que vous allez voir que Paris évidemment il est présent Didier on va pas refaire toute la biographie nécessairement des lois Hopper 22 juillet 1882 et naissance est mort le 15 mai 1967 vous présentez une exposition qui comportera le plus de 160 tableaux d'Edouard Hopper au Grand Palais la dernière exposition Hopper en France était à Marseille en 1989 mais il n'y avait jamais eu au fond de si grosses rétrospectives on va passer sur les détails qu'il faut que vous présenter les chefs que généralement les Américains ne veulent pas prêter puisqu'ils sont leurs fonds de commerce à eux pour faire entrer des visiteurs dans leur musée comme le Whitney tour de force vous avez réussi à présenter quasiment ou presque je crois les plus grands Hopper que tout le monde veut voir il peut voir enfin une chose peut-être pour commencer très vite indépendant de la question graphique on a le sentiment que dans la pédagogie de votre exposition qui on pourrait dire extrêmement classique c'est pas une critique on suit pas à pas au fond la biographie artistique de Édouard Hopper vous avez voulu retourner certains clichés et faire même des choses au fond plus osé qu'on pourrait le croire par rapport au classicisme annoncé de l'exposition et vous démarrez par un film un film muet Paul Strand qui montre les images de l'Amérique industrieuse et fumante de ces cheminées et de ses usines pourquoi donc alors l'intention était en présentant ce film de placer immédiatement les visiteurs dans un contexte à la fois culturel poétique et un peu militant son temps qui est celui du premier art américain auto-affirmé et qui se revendique le film est pour moi absolument capital non seulement par les images mais par les textes car vous avez des banques titres qui rythme et les images et qui sont des poèmes de Walt Whitman et c'est de cette invitation lancée par un des grands poète américain à l'American même qui exhorte ses contemporains à se détourner des grands modèles de la beauté canonique et un peu stéréotypé à l'époque de ne pas aller chercher la beauté comme il est dit à Rome ou à Paris mais à l'extraire du spectacle qui est le spectacle quotidien de la réalité américaine et une réalité vous l'avez vu qui est très technique qui est très moderne qui est lié au commerce qui est lié à l'activité du port de New York le deuxième point important présentant ce film la volonté était de montrer ce que pouvait être un film idéal pour Hopper on a beaucoup parlé des relations on en parlera encore je rêve de faire un film sans histoire et c'est exactement ce que font Strand et Schiller qui ont cette particularité d'être deux praticiens de l'image fixe et c'est une juxtaposition d'images fixes c'est une sorte d'éclatement de tout ce qui pourrait y avoir de narratif dans leur représentation qui est évoquée avec ce film et alors cela évidemment vous vous amusez avec les clichés que l'on trimballe régulièrement sur le repère parce qu'on se dit ah si au Tanger nous met un film pour commencer l'expo Hopper c'est bien donc il y a un lien très fort entre Hopper et le cinéma et qu'il devait beaucoup aimer cela évidemment patatra l'exposition montre à peu près l'inverse ils n'ont pas qu'il se désintéressait à du cinéma et de leur Hopper mais c'est le Maxime surtout beaucoup intéressé à lui puisqu'il intéresse c'est quoi c'est c'est la théâtralité alors ça serait ça serait plutôt la théâtralité et ça on le voit très très tôt dans les dans les tous premiers tableaux on le voit à travers les influences françaises qui va retenir et en particulier vato qui va réapparaître comme une sorte de fil rouge dans l'exposition de façon extrêmement discrète très digérées très interprété mais qui est là en permanence et puis on voit également se multiplier les représentations de l'univers du spectacle du théâtre ou du cinéma alors du spectacle et également du spectacle de la rue et de la rue Antoine de Baeck vous me voyez venir de la rue parisienne et de l'ordre peur va faire trois après sa formation picturale américaine va faire trois voyages à Paris 1906 1909 et 1910 et cette partie de l'exposition vous la voulez importante aussi vous la soulignez en quoi est-elle importante et au fond qu'est-ce qui qu'est-ce qui me opère à venir à Paris est-ce que c'est comme quand à la Renaissance il fallait faire le voyage à Rome absolument depuis le depuis le 19e siècle et il est absolument essentiel pour tout peintre américain de compléter sa formation dans une école d'art de New York par un séjour à Paris tous l'ont fait tous les grands pères fondateurs de la peinture américaine l'ont fait son maître il a fait winsller Homer l'a fait avant lui des années plus tôt c'est là où il faut se rendre comme il fallait au XVIIe siècle se rendre à Rome et au début des années 70 pour se former et surtout pour pour accepter et pour intégrer à sa pratique l'idiome qui à l'époque et l'idiom pictural le plus avancé une sorte de de langue universelle pictural que Hopper va saisir au Salon d'Automne de 1906 qui trouve très décevant quand même à part que il dit qu'il le trouve décevant mais en fait il l'adopte on voit bien le passage entre la période américaine et la période parisienne il change radicalement dessus technique il se il se soumet et il adapte le vocabulaire du poste impressionnisme à ce moment-là quand on peur est à Paris il y a aussi des cinéastes des producteurs américains à Paris Antoine de Bach les premières images américaine sur Paris date de 1900 donc oui alors là ce qui fascine déjà sur le quoi le glamour parisien ils sont la première chose qui fascine c'est Edison qui qui envoie ses opérateurs en 1900 à l'occasion de l'Exposition universelle c'est la rue c'est l'ambiance c'est la Tour Eiffel qui est toute jeune à l'époque qui a 11 ans et les premières images de d'Edison sont extrêmement émouvantes parce que ce sont des des plans fixes ou alors des des la ligne mis sur une péniche par exemple qui longe les quais de la scène et voilà on a une saisie une vue tout à fait réaliste de la vie parisienne oui on voit beaucoup les passants on voit beaucoup les c'est c'est ce flâneur parisien se badaud qui qui les fascine et les monuments aussi bien sûr alors habitera entre autres rugbyle à Paris mais vous savez ce qu'il note sur le Parisien alors déjà la vision est un peu déformée de ce que l'on verra plus tard avec le Hollywood qui vient à Paris il trouve que les Français sont malingres pas très bien habillés tout en noir et puis il a cette phrase quand il écrit à sa mère qui semble être déjà un tableau dédié au Tanger les rues sont charmantes à de mémoire mais il dit les vitrines semblent poser à même la rue dans Paris et ça c'est déjà une image de Hopper des Dinger oui c'est-à-dire que déjà tout fait tableau à Paris pour lui Paris c'est la ville esthétique par excellence c'est la ville dont il décrit l'harmonie la cohérence visuelle la cohérence de tous les éléments de l'architecture qui composent un grand tout et c'est quelque chose il perçoit une dimension extrêmement conceptuelle disons de cette ville de Paris qui l'oppose au chaos de New York et ça évidemment ça nous éclaire déjà sur le sens qui va lui-même mettre en oeuvre dans ses propres réalisations et donc il se met à Paris à observer des peintres qu'il préféra à d'autres et qui vont réellement vous dites le nourrir et faire même de lui presque un précuriste qui vont faire de lui alors c'est à partir de ce séjour parisien que ce n'est pas Cézanne voilà que va se créer aussi une ambiguïté mental et une sorte de décalage d'un Hopper qui va revenir aux États-Unis avec un bagage pictural le plus avancé à l'époque mais qui va être très vite dépassé sans qu'il sache il va se retrouver en porte-à-faux par rapport à deux mouvements qui vont pas pouvoir l'intégrer d'abord le mouvement américain qui a éclos pendant son absence autour de roberton ride et du groupe D8 réalisme disons baudelairien et de l'autre côté quelques années plus tard 1913 l'arrivée à New York des avant-garde européenne avec la relevée la révélation de Picasso de Duchamp de Matisse et de Brancusi donc il va être entre les deux il sera il sera en retard par rapport à la nouvelle avant-garde qui va opérer sa greffe aux États-Unis et en avance par rapport à ces à son cercle naturel américain donc il va être jusqu'en 1924 dans une voie tout à fait improbable jusqu'à ce que finalement il se rallie à ce que l'Amérique attend de lui et le moment charnière de tout cela c'est quoi c'est la gravure c'est ce qu'on connaît le moins bien enfin de Hopper et qui est très important dans votre exposition qui est charnière mais charnière c'est dit par lui-même ce moment-là est charnière la gravure me fait reconsidérer l'avenir de ma peinture dit-il précisément c'est dans la gravure que c'est cristallisé ma peinture et le terme est très précis et très juste ça veut dire c'est cristalliser ça veut dire que là c'est pour ça que je donne une telle place à cette gravure dans l'exposition la gravure il l'a perçu intuitivement est un sas entre l'activité alimentaire qu'il pratique depuis 1900 et qu'il va pratiquer d'illustrateurs commerciales et pas très aimé et le tableau qu'il n'arrive pas encore à produire qu'il n'arrive pas à extraire du spectacle de la réalité quotidienne américaine et la gravure est précisément techniquement par son côté multiple une technique qui pourrait s'apparentelle illustration mais par son presque unicités par sa presque unicité par sa rareté par son tirage limité à presque déjà le statut du tableau et on va voir que pendant quelques années il va véritablement décanter simplifié schématiser oui tout ce qui est le vocabulaire touffu l'iconographie abondante de l'illustration pour parvenir à des images d'une extraordinaire netteté et simplicité en fin à mes amis du coup faut-il en faire du coup un peintre réaliste pas du tout parce que deux techniques et de vision de son art son confrontés dans l'exposition les aquarelles qui elles sont par nature réaliste il se campent devant un motif et il réalise une image qu'il a pu réaliste possible a pu fidèle à la réalité et la peinture qui très vite devient extrêmement pourrait-on dire mental abstraite parce qu'en fait les images que l'on voit que l'on connaît par cœur sont souvent des images recomposées celles du chien avec la petite maison et les deux personnages et totalement recomposé le petit bois n'est pas là les personnages sont quasiment inventés d'après son imagination et le champ de blé c'est un champ de blé qui est ailleurs qui devant son bureau a priori devant sa famille alors pour rendre compte du processus créatif de Hopper il faut à nouveau l'écouter et là un jour il est sollicité par un critique américain qui lui il commence à se passe comment on fait de vos tableaux et là il cite Voltaire lui qui avait une grande peur qui avait une grande culture qui est française Baudelaire voilà dit moi c'est comme Voltaire c'est-à-dire que Voltaire disait que quand le tableau quand le livre est fini il avait plus qu'à l'écrire c'est la même chose pour Apple le tableau fait l'objet d'une gestation il suscite son imaginaire et lorsqu'il commence à le voir en gros il n'a plus qu'à le peindre et puis du coup on a le sentiment Antoine de Bach quand on est dans l'exposition on a déjà vu ces tableaux d'abord on se souvient que on a acheté souvent des livres de ce 18 Christian Bourgois parce qu'il y avait des Hopper en couverture sans que l'on sache même que ce soit au père et puis parce qu'ensuite quand on a vu Hitchcock Venders et d'autres on se rend compte que Hopper les a influencé bien sûr oui c'est c'est un étrange sentiment de visiter cette exposition c'était à la fois l'idée de retrouver quelque chose et en même temps de l'avoir aussi en révélation c'est à dire que c'est c'est plus fort que le souvenir évidemment c'est ça qui est extrêmement beau dans cette exposition les Américains à Paris nous retrouvons tout de suite Brice couturier bonjour Brice bonjour Marc alors vous c'est extraordinaire on dit références au début de l'émission vous avez porté parce qu'on va aussi parler de franciscote Fitzgerald et là vous nous portez un 10-18 ce qu'on disait Christian Bourgoin et illustré par un extrait un fragment de temps c'est un vieux garde tellement de choses lames de fond d'un tableau en 1939 qui est un tableau qui annonce le conflit de la Seconde Guerre mondiale là c'est la cloche qui est que regarde absolument les les passagers et qui et qui annonce effectivement les tempêtes mais oui parce que c'est là c'est ça le problème que avec Hopper qui fait que les clichés ont la vie dure quand on prend des fragments on ne prend que le côté strictement illustratif n'est pas nécessairement ce qu'il y a à côté à savoir qu'en fait c'est le danger ce tableau il va pas c'est non pas l'angélisme de quelque chose qui est juste on est en barque et c'est joli mais bon voilà vidéo patron de l'expo-père et Antoine debeck également pour Paris Hollywood sur nos invités ce matin c'est à VOUS Brice il y a comme ça des triomphes qui sont de belles revanche prenez scott Fitzgerald le voici dans la Pléiade au côté de Joseph Conrad que Scott admirait tant d'Edgar poeckner des mini way durant des décennies Fitzgerald a été considéré comme un habil tourneur de petites histoires pour jeunes filles délurées en jupe courte et chapeau cloche au mieux comme le témoin d'un certain esprit du temps l'Amérique des fantastiques années 20 Philippe javorski dans la préface qu'il donne aux deux volumes de la Pléiade rappelle le mépris avec lequel les grands critiques de son temps accueillir non seulement ces nouvelles alimentaires souvent mais même les romans de Fitzgerald Loin du paradis Bosé Dany Gatsby le Magnifique tendre et la nuit Menken par exemple le comparant un pianiste dé qui joue d'oreille mais est incapable de lire les notes Hemingway un papillon je lis talent mineur d'une seule saison à sa mort en 1940 il était devenu un has been dont on refusait les textes mais depuis des années 60 la réputation de Scott Fitzgerald ne cesse de grimper on ne lit plus sous l'angle du témoignage sociologique et générationnel il n'est plus ce chroniqueur de l'âge du jazz auquel le confinait la mode rétro des années 70 l'oeuvre a également cessé d'être écrasé par l'ombre portée par la vie de son auteur Scott et Zelda les hôtels de luxe les barres d'hôtel surtout les voyages en paquebot les hôpitaux psychiatriques Fitzgerald est enfin sorti de la presse people alors je ne vais pas vous parler de Fitzgerald Mark parce que c'est l'un de mes écrivains préférés depuis aussi longtemps que je lis de la littérature c'est trop personnel j'aurais l'impression de parler de moi alors juste une citation elle résume tout ce qui me charme chez Scott nous portables des toasts à nous-mêmes et puis au sud puis nous laissa sur cette table nous verre vide et nos serviettes et un peu de notre passé et la main dans la main nous sortie au clair de lune c'est dans la dernière jolie fille pour Edouard Hopper c'est une belle revanche posthume je n'aurais pas la cruauté de citer certaines histoires de l'art contemporain ou de l'art du 20e siècle toute récente et qui le passe carrément sous silence ou explique en préface pour quoi il n'en sera pas question dans leur page parce qu'il s'agit je cite l'un d'entre eux d'une démarche qui n'est pas radicalement novatrice et que de toute façon j'en cite un autre la peinture figurative n'est qu'une survivance on le considérait comme un peintre de gens effondrée auteurs parce que ce serait trop ta capable on le considérait au peur comme un peintre de genre un régionaliste un simple illustrateur aventure et par mégarde dans la vraie peinture en marge de l'histoire de large de l'art officielle qui bien sûr celle des avant-garde alors l'œuvre de reconnue un début de notoriété en France grâce à l'exposition Les réalisme à Beaubourg en 1981 déjà elle comportait cette fameuse maison près du chemin de fer car pour psychose et puis Terence Malik dans Les Moissons du ciel ainsi que les fenêtres dans la 1928 puis il y a eu l'exposition de Marseille comme 1988 alors on dit que l'expo Hopper au Grand Palais va battre tous les records de fréquentation c'est parce que l'Amérique peinte par peur et celle qu'on aime en Europe c'est celle que vim-vender ça a été chercher sur place les solitudes urbaines surtout la mélancolie des petites villes les lumières froides jetées sur la banalité de la vie moderne la hantise de l'horizontalité ligne de chemin de fer qui traverse le paysage la route tout droite bordée de maisons de bois peint la ligne d'horizon celle de la fenêtre ou d'un balcon ligne de fuite vers les grands espaces américains le ciel et la limite Fitzgerald Hopper deux artistes profondément américain quoi encore hanté par une culture européenne qui en leur temps passait encore pour supérieur plus sophistiqué opère c'est sans doute souvenu on le voit grâce à votre exposition de deux gars en peignant son cinéma de New York en 39 et Scott figeral qui s'est établi en Europe en 1924 à sans doute eu connaissance des nouvelles à succès de Paul Morand ou vers la nuit fermée la nuit mais tandis qu'un widget singet encore les Européens leur art à eux à opère et à Fitzgerald était déjà All American l'a chronique de Brice couturière a retrouvé sur France culture.fr une un commentaire une réaction à cette chronique Antoine de Bach dédiée je trouve que c'est tout à fait juste la ce qui est intéressant c'est que le cinéma américain d'une certaine manière va chercher autre chose en reconstituant Paris c'est à dire va chercher le contraire de la mairie va chercher une sorte d'espace d'exotisme de fantaisie ou déployer des choses qui que le que les cinéastes américains ne peuvent pas filmer sur place ne peuvent pas filmer si ça se situe en Amérique et donc Paris va être comme ça à une sorte de projection de fantasme absolument phénoménal alors il y a justement du fantasme et il s'y a bien un tableau notamment de Édouard Hopper qui fait fantasmer un nombre de gens calculables qui est le clou évidemment si j'ose dire de l'exposition vidéo d'un g c'est le fameux night Hawks qui a inspiré entre autres ce que l'on entend là maintenant pour écrire cette balade fêter quoi ce que vous dites-vous que Hopper est inspiré entre autres n'ont pas par une balade mais par une ronde la Ronde de nuit de rembrand alors oui les sources de tableau au nightwo que elles sont complexes le tableau est infiniment plus il a un feuilleté de sens que évidemment les les reproductions multiples de l'oeuvre ont un peu écrasé tout commence par une nouvelle des Mimos et ça nous ramène à la littérature une nouvelle demi-way que découvre un peu dans un magazine américain et lui qui était un homme extrêmement discret écrit au rédacteur en chef du magazine qui vient de publier de la nouvelle d'Hemingway et là révèle sa passion pour une forme littéraire dont il perçoit absolument l'originalité américaine et il emploie à propos de cette nouvelle d'Hemingway un certain nombre de qualificatifs qui vont s'appliquer à sa peinture il dénonce en particulier dans la littérature américaine hormis celle de mingway celle avec laquelle Emil tu vas trancher ce qu'il appelle la sentimentalisme si rupeux il va aussi révéler et expliquer au rédacteur de ce magazine que la force des mingways c'est de ne pas construire une narration comme on l'attend de façon linéaire avec une fin qui est annoncée dès les premières lignes mais que la narration qu'il voit se mettre en place dans le récit des minouais et quelque chose de fragmenté et quelque chose qui qui ne procède pas de façon linéaire et là on retrouve finalement une des encore une fois une des règles qu'il va appliquer lui-même à sa propre peinture et la Ronde de nuit la Ronde de nuit alors là c'est les images en 1910 Hopper a effectué son dernier séjour en Europe il se rend à Amsterdam et il écrit comme il le faisait à sa mère depuis son premier séjour en Europe je viens de voir le plus beau tableau du monde dans la bouche de Hopper c'est quelque chose d'important et ce plus beau tableau du monde on le découvre c'est la Ronde de nuit la Ronde de nuit en anglais c'est Night Watch et quand il peint Knight rocks évidemment je pense qu'il a en le rêve il a dû le mûrir pendant des années des décennies comment peindre un tableau nocturne qui présente l'équivalent profane américain de ce grand tableau de rembranche la nuit le contexte historique nous éclaire sur cette parenté ou cette similitude avec le tableau de rembrand c'est que Hopper entreprend de réaliser ce nightwalks quelques semaines à peine après le bombardement de Pearl Harbour on est dans un contexte tout à fait traumatique pour l'Amérique qui se sentait totalement invulnérable sur son territoire et là dans la presse américaine se développe un climat de paranoïa aiguë et on commence à alerter les citoyens américains sur des menaces de bombardements par les sous-marins allemands ou par les bombardiers japonais et là Hopper qui vit la moitié de du temps à Cap code sans rôle dans une milice chargée de surveiller la nuit le ciel américain pour prévenir de la présence de bombarder japonais et donc il est ce nightwatchers soudain et c'est à ce moment-là qu'il trouve l'équivalent et il se dit au fond quelle est la transposition américaine de ce grand tableau une scène banale d'un café nocturne et tandis que dans Paris Hollywood Antoine de bac il y a l'âge d'or hollywoodien et puis il y a après tout cette phrase que l'on se remet en mémoire très vite c'est aussi ce que un frais Bogart Susur à l'oreille d'Ingrid Bergman à la fin de Casablanca phrase parfois au combien mystérieuse oui il est dit nous aurons toujours Paris résiste pour tous les deux things in Paris les Américains c'est que Maurice Chevalier avait l'âge de la Tour Eiffel oui et ça c'est le début de d'Ariane de Billy Wilder avec cette sonde générique qui présente Paris comme ça en 3 minutes c'est la ville où tout le monde s'embrasse tout le temps c'est la ville de l'amour alors là on entre immédiatement dans le cliché que l'Amérique peut véhiculer de Paris à travers son cinéma c'est donc c'est vrai que alors tout est une histoire de clichés mais comme après tout c'est Hopper tout cliché a quand même un sens un vrai sens exactement le vrai information c'est le c'est un peu le but de cette exposition c'est-à-dire que l'idée c'est de partir de ces 800 films il y a 800 films hollywoodiens qui sont sur Paris qui se passent parfois à Paris ou qui raconte qui sont entièrement situés à Paris donc 800 films ça veut dire parfois plusieurs dizaines par an c'est un véritable genre en soi et à partir de ces 800 films et je dirais une bonne centaine de chef-d'œuvre pour les un Américain à Paris les films de Loubi jusqu'à Midnight in Paris de Woody Allen récemment ou franthique exactement on a on en a tous en tête et donc à partir de ces 800 films c'est arrivé à évidemment à étaler à montrer ce ce clichés ces images stéréotypées de de Paris ces images très touristiques le cinéma américain fabriqué le tourisme parisien dans le monde entier et en même temps arriver à y voir quelque chose qui est beaucoup plus profond et beaucoup plus intéressant évidemment je dirais que ces films nous apprennent plus sur le regard américain comme surprennent quoi du coup il nous apprennent plus sur les Américains que sur Paris évidemment mais quoi et ben on apprend plein de choses c'est-à-dire que on a tout ça tout dépend des c'est une projection une projection à fantasme mais c'est aussi une projection à désir une projection de de peur d'angoisse prenant un exemple ce pari par exemple de l'oublić lubitch a tourné 12 films sur Paris et 12 films sans mettre jamais sa caméra à Paris tout était reconstitué à Hollywood dans les studios de la paramoune ou de la MGM et ils n'ont pas eu forge mais illustre ce Paris absolument ce pari pétillant érotique libertin des le pari des amours illégitimes c'est le pari des trio le pari de l'adultère et Paris des prostituées de Toulouse-Lautrec admirer au peuple et alors qu'est-ce que cela nous dit de l'Amérique à ce moment-là c'est ce besoin qu'à l'Amérique de fabriquer une sorte de ville de fantaisie pour y projeter ce qui est absolument impossible de filmer en Amérique je veux dire si lubitch avait situé ces histoires à New York ou à Los Angeles les ligues de vertus américaine et la censure le code Ace qui se met en place dans exactement à ce moment-là aurait interdit ses films ou au rêve fait pression pour que ces films soient changés tandis que quand ça se passe à Paris c'est absolument naturel que tout le monde s'embrasse tout le temps et donc ça permet à lubit évidemment de raconter des choses qui sont extrêmement joyeux et aussi extrêmement perverse par rapport à ce que lubitch aurait pu faire s'il avait situé ces histoires en Amérique est-ce que cela veut dire que au fond de la manière de faire du cinéma américain en filmant Paris est une forme de manière de contrer de contourner le puritanisme américain vous dites il est puritain on peut alors il est très puritain mais son expérience de Paris est pas du tout de l'ordre fantasme elle est de l'ordre de la réalité c'est à Paris à 23 24 ans qui là sa première aventure sensuelle avec une jeune anglaise on le voit dans les gravures qu'il réalise il représente à plusieurs reprises cette nostalgie parisienne avec toupie John qui montre deux amoureux sur un banc public et à souvent il revient sur cette sur cette licence morale parisienne qui permet effectivement que les gens s'embrassent partout dans les rues pour lui Daniel Salnave bien de cette grande exposition elle a plusieurs mérites le premier je crois c'est que il était indispensable d'arracher au père à cette vision de calendrier de produits dérivés de marque-page qui était devenu qui finissent qui infini peut-être par l'engloutir et jamais englouti après tout c'est vrai mais en même temps la vérité du tableau c'est ça la confrontation avec le le tableau lui-même il y a un point sur lequel je voudrais juste insister c'est que chaque ce qui nous ont ensuite ce sont non pas des histoires qu'on imagine ce sont pas des histoires mais des destins c'est comme une lumière destinale qui frappe ses personnages je prends un exemple cette femme assise sur son lit tenant ses genoux et qui regardent vers l'extérieur sans regarder il y a une lumière horizontale c'est une lumière d'une heure très particulière du jour c'est pas la lumière haute du lever c'est pas la lumière basse du coucher c'est peut-être de lumière de 5 heures qui est la plus la plus angoissante en quelque sorte mais ça nous permet de revenir sur quelque chose que j'avais dit vous avez parlé de la Ronde de nuit ça c'est tout à fait éblouissant de rattacher vos peurs un autre continent et tout à l'heure hors micro nous avons évoqué la poussin nous avons été la manière dont poussin construit ce tableau la lumière qui règne dans ses tableaux l'artifice qui consiste à mêler le Château Saint Ange avec une scène de baignade et Orphée Eurydice et vous m'avez est-ce que vous pourriez me redire ce midi tout à l'heure sur la manière d'éclairer les scènes avant de les peindre oui alors c'est je vous ai donné cette cet élément biographie visiblement assez assez cher à Hopper c'est qu'il se souvenait que dans sa généalogie une partie de sa famille par sa grand-mère se rattacher à un ancêtre illustre qui est François le sport qui n'est autre que le frère de stars Le Sueur à des fondateur de l'Académie royale de peinture et que je pense qu'il y a à l'esprit de Hopper en permanence un souvenir de la peinture classique française et de poussins en particulier et la relation de Hopper avec le théâtre il pourrait être éclairé par celle qui était en son temps celle de Poussin avec l'univers tragique du 17e siècle la lumière dites-vous il y a deux lumières chez Hopper la pure la spirituelle et la diabolique celle au fond de la société de consommation alors à deux reprises on peut on peut on peut illustrer cette cette espèce de dualité qui est au cœur d'ailleurs du processus poétique de Hopper c'est ce qui hérite de son mon grand maître en philosophie qui est RA qui a invité à penser le dualisme Hopper peint une lumière qui est bénéfique celle par exemple des phares de cap code que j'ai confronté dans l'exposition à une lumière maléfique qui est la lumière urbaine celle qui attire le chaland égaré dans la ville pour en faire un consommateur et la consommation est illustrée dans ce tableau par Hopper qui avait beaucoup d'ironie par la promotion d'un laxatif on verra ça très élégante est en fait très critique très violente très acerbe et on retrouve un peu plus tard le même dualisme dans la nature des lumières projetées sur ces femmes méditatives c'est à la fois comme l'avait dit bonne foi une théologie sans une représent une Annonciation sans théologie ni promesse c'est à dire qu'il y a dans cette lumière une forme de message à caractère spirituel voire religieux et en même temps quelque chose d'extraordinairement sensuel qu'il faut pas négliger et qui rattache cette lumière à la pluie d'or que Zeus déversé sur Dan et puis c'est vrai qu'on ne s'est pas bien d'où vient cette lumière entre son éventuel ressemblance avec la lumière naturelle et la lumière artificielle et on pense à maner aussi également on pense à Malet mais on pense encore une fois à la mise en scène du théâtre parce qu'on devient et on regarde à peu près c'est ces éclairages on voit qu'ils sont totalement artificiels et les tableaux sont éclairés comme poussin le faisait en provenance ces petites bougies autour de modèles lot on avait beaucoup moins de scrupules dans le cinéma hollywoodien Antoine de bec avec la lumière que l'on censé vouloir représenter la lumière parisienne puisqu'on font tout effets et tout était fait sur le plateau 5 pour la de la MGM je pense que c'est la mienne à quelle heure City à coup de de gros projecteurs mais disons que il y a eu dans le le à Hollywood un le déploiement d'un savoir-faire extrêmement impressionnant dans la reconstitution dans la fabrique de Paris et donc il y a eu par exemple à calversity à la grand studio de la MGM c'est la taille du 7e arrondissement il y avait un endroit spécifique était le French Quarter où était construit en dur des des ambiances parisiennes des rues de Paris ce qui permettait évidemment en changeant les enseignes en changeant les lumières par exemple en changeant les les costumes de tourner à la chaîne en série des films sur Paris alors on est là au cœur de la Fabrique c'est-à-dire que c'est quelque chose qui est extrêmement artisanal extrêmement extrêmement j'ai presque industriel et en même temps c'est aussi un savoir-faire qui est de l'ordre artistique et c'est aussi la force évidemment du cinéma hollywoodien c'est c'est d'arriver à à fabriquer Paris comme un stéréotype et en même temps comme une oeuvre d'art à popularisé en quelque sorte le fantasme que les Américains ont de Paris qui est celle celui du tableau c'est à dire que Paris est un tableau et très bien Minelli exactement c'est un Américain à Paris c'est l'histoire de jenkelly joue un jeune peintre américain qui se forme à Paris dans sa chambre de bonne après guerre après la Seconde Guerre mondiale mais ça aurait pu être avant la première et qui est toute la dernière demi-heure du film il danse dans les tableaux impressionnistes dans les grands tableaux de Toulouse-Lautrec il y a quelque chose de très émouvant je trouve dans ce cette Amérique de la grande comédie musicale des années 50 c'est un film de 1951 qui se rêve en héritière de la grande culture Belle Époque parisienne de de l'invention de la culture moderne l'invence Paris 1900 c'est l'invention de la peinture c'est l'invention du cinéma c'est l'invention de la culture urbaine et l'Amérique des années 50 à travers la comédie musicale va réinventer cette tradition de façon à la fois en y mettant énormément de savoir-faire et aussi une forme de légèreté de vivacité qui voilà qui est la rencontre de deux grands moments de l'art et puis il y a ceux qui voudront sortir comme les peintres de l'atelier pour aller dans la rue et se confronter cela dit au vrai Paris au vrai trottoir comme par exemple standard l'a fait dans Funny Face mais on achève pas Hollywood comme cela Hollywood a toujours l'âge des artères de Fred Astaire c'est-à-dire 20 ans il a le sourire d'Audrey burn c'est-à-dire 48 ans et si le grimpe à l'assaut de la Tour Eiffel on peut être sûr que c'est sans servir de l'ascenseur et nullement avec l'intention de se suicider en vérité c'est à l'occasion du tournage à Paris du film américain funny face pour les caméras de la télévision ont eu leur rares très rare privilège de fixer Fred Astaire Audrey Hepburn et Kate Thompson en plein travail Funny Face comédie musicale sur des thèmes de Gershwin et l'histoire d'un photographe de mode qui trouve en la personne d'une jeune étudiante plus férue de philosophie que le spectacle le modèle mobile avait toujours fondé bonjour Paris bonjour si un masque de l'exposition c'était d'arriver à mêler évidemment les les extraits de films c'est quelque chose de très important donc on a il y a par exemple 70 extraits de films dans l'exposition et il y a un écran de 14 mètres de long sur 3 mètres de haut qui permet évidemment de recomposer comme une forme de magie je dirais ce regard américain sur Paris à travers des films comme celui que vous convient d'entendre funny face et tout cela se ce reflète dans un grand nombre de documents il y a plus de 350 documents qui qui montrent justement ce savoir-faire américain dans la fabrique de Paris donc beaucoup d'esquisses beaucoup de dessins beaucoup de de photos des robes donc on a par exemple les quatre robes destinées par Givenchy des robes pour Funny Face exactement par des sens le montant ici en direct mais on ira voir ça avec tout sur le catalogue Brice couturier pour qu'on conclure un peu parce qu'on approche de la fin de l'émission féliciter Marc d'avoir mêlés Fitzgerald écouter le temps va changer l'exposition Antoine debeck et pittomways parce que finalement tout ça c'est à la fois des regards croisés franco-américains mais c'est aussi la nostalgie d'une Amérique qui disparaît et qui puisse qu'elle disparaît et suicide de la nostalgie après tout tomate c'est le jazz des années 50 remis à la au goût du jour dans les années 80 et 90 mais Hopper lui-même il faut pas le voir uniquement comme un témoin de la modernité américaine mais il faut le voir beaucoup aussi comme un peintre nostalgique qui peint une Amérique qui est en train de disparaître en réalité celle de l'ASMA au tende 2000 du Midwest comme par hasard je regardais dans le catalogue sur les réalisme de Bobo en 19 il y avait pas mal de peintre américain de ces aides de cette époque-là qu'est-ce qu'il panier panier des usines c'était ça qui était à la mode lui Pimpa des usines il peint des locomotives et il peint des hangars désaffectés il peint des maisons qui sont vouées à la destruction quant à Fitzgerald qu'on parle mélancolie lui c'est son c'est son métier je veux dire lui il peint il écrit la jeunesse qui fout le camp il écrit il écrit l'époque de Gershwin et des roaring twenty's là encore une Amérique mais on pourrait en citer pas mal d'autres je pensais à Coppola aussi donc ce qui est intéressant et non c'est le coup de cœur la mélancolie la maison de statique qui s'en va d'un pari qui est perdu sert à donc on espère on a là vraiment un regard croisé sur deux pays qui s'aiment qui se détestent et qui idéalise en réalité le passé d'un de l'autre qu'est-ce que vous pensez de dire Antoine je dirais que il y a aussi un un cinéma américain récent qui qui est dans un autre rapport à Paris aujourd'hui le cinéma américain propose beaucoup de films d'action sur Paris c'est quelque chose qui est même un James Bond depuis frantic depuis les années depuis une trentaine d'années et donc d'avancy code rush Award 3 et est-ce qu'on trouve dans cette dans ce dans ces films c'est évidemment un autre pari bon la carte touristique la carte postale est toujours là mais en même temps c'est un regard qui est quand même beaucoup plus angoissé beaucoup plus inquiet c'est un pari évidemment plus violent ou le terrorisme est omniprésent et ce qu'on découvre comme motif quasiment obsessionnel depuis 2001 dans ses films c'est la destruction de la Tour Eiffel comme si évidemment depuis le 11 septembre 2001 il y avait dans ces films une sorte de perversité ce ne sont pas les Américains qui détruisent la Tour Eiffel ce sont les terroristes généralement arabes qui viennent poser des mallettes et qui détruisent la Tour Eiffel mais les Américains ne peuvent plus l'empêcher exactement comme si l'Amérique voulait en quelque sorte punir le mauvais allié français qui n'a pas été faire la guerre en Irak en 2003 et donc il y avait vraiment une projection ici de quelque chose qui est une profonde angoisse Paris c'est évidemment toujours la ville rêvée mais c'est aussi quelque part Bagdad sur cette couturier de disparaître et le paradis perdu il y a deux paradis perdu chez Hopper il y en a un qui est historique c'est effectivement l'âge d'or de la mairie que Hopper considérait être la période de l'histoire américaine antérieure à la guerre de Sécession d'où ça représentation de maison qui sont précisément les maisons du style d'yguard field c'est-à-dire du 19e siècle américain et le deuxième paradis perdu est là on atteint la mythologie chez Hopper c'est à ce superpose c'est celle du paradis perdu qui est cette Amérique pastorale cette America grève des pionniers celle ce paradis découvert par les piles green du Mayflower qui a été d'une certaine façon ravagée par l'essor industriel c'est le d'où le télescopage dans le tableau le plus célèbre repris par Hitchcock entre cette maison victorienne et aux victorienne et cette voie ferrée qui est le symbole de cette conquête de l'Ouest par les voies de la mécanisation et l'industrie on s'est d'ailleurs beaucoup Hitchcock et fenêtre sur cour dans Hitchcock était inspiré par Hopper mais moi il me semble qu'on oublie de citer beaucoup Marni Marnie était entièrement petit tableau qui est des étirements la course de chevaux c'est totalement il a tout pris le cadre tous les personnages à couleur des cheveux les événements alors regardez comme les choses sont bien faites puisque nous avons la doublement du camarade couturier et là mais c'est que on faisait le point entre fils garage et mingway Paris les Américains à Paris il se trouve que donc c'est assez publication de Francisco de dans la dans la Pléiade et que au hasard des recherches et tout en travaillant en émission on se rend compte tout de même que en plus de cela fils garal a lu son Great Gatsby i mingway à une table à Paris de la Closerie des Lilas des flots de musique me parvenaient tout au long de cette nuit d'été depuis le jardin de mon voisin des hommes et des femmes y tournoyaient comme des papillons nocturnes parmi les murs le champagne les étoiles je crois qu'en fait peu de gens étaient réellement invités à ces réceptions simplement il venait il prenait leur voiture ils allaient à longue Island et d'une façon ou d'une autre ils arrivent à chaque Gatsby et je songeais à l'émerveillement toujours Great Gatsby je songe à l'émerveillement de Gatsby la première fois qu'il découvrit le feu vert au bout de la jetée il avait fait un long chemin pour arriver jusque là si près du but il avait dû penser que son rêve ne pouvait plus lui échapper il ne savait pas que son rêve était déjà derrière lui il y avait un feu vert au bout de la jetée toute l'image oui au périenne parce que opère a été celui qui d'une certaine façon à distiller l'imaginaire américaine à condensé tous les tous les stéréotypes tout l'imaginaire américain dans des dans des tableaux qui se réduisent finalement à quelques lumières dites pour terminer peut-être question vraiment très directe et très simple qu'est-ce qui fait au fond et s'il n'y a pas de honte à ça comprend autant de plaisir tout de même à l'art américain confronté à Paris s'inspirant de Paris pourquoi tout de même après tout cette histoire là on l'aime bien quoi malgré tous les rapports très compliqués qu'on peut avoir avec les Américains sur notre domaine Antoine de Bach et dédié au Tanger qu'est-ce qui qu'est-ce qui fascine comme ça ce point moi je pense qu'il y a et vous en particulier il y a aussi un agacement devant ces ces images toutes faites que l'Amérique nous renvoie mais il y a il y a pur plaisir c'est un devant des films qui qui ont une je dirais une fantaisie et une joie il y a une joie de vivre dans les films notamment dans les grandes comédies américaines dans les grandes comédies musicales des années 50 sur Paris qui qui est remplaçable et qui voilà qui qui nous transporte je crois qu'on est transporté quand on voit un lobbitch quand on voit Serena 3 ou quand on voit un Américain à Paris ou même encore quand on voit fenifer c'est c'est cette réussite elle passe par cette légèreté cette fantaisie qui a reconstitué quelque chose qui pourrait et qui d'une certaine manière est lourd et stéréotypique mais voilà ça ça un Américain à Paris on nous montre que l'amour est toujours possible le beau est toujours à venir alors que c'est Hopper on n'a pas forcément le même sentiment dont la joie n'est pas forcément le registre prédilection des Hopper mais l'universalité et l'intérêt que l'on peut prêter à sa peinture c'est peut-être aussi lié à ce que lui a intensément vécu interprété dans le contexte américain et qui est devenu aujourd'hui notre contexte Antoine de Bach est-ce qu'aujourd'hui il se produit quand même toujours beaucoup de films qui pourraient faire un Paris Hollywood dans 10 ans avec quasiment autant de films que présenter aujourd'hui oui je pense que aujourd'hui il y a toujours une petite dizaine de films américains qui alors qui investissent les rues de Paris beaucoup plus on est vraiment dans des tournages qui sont voilà ou là le mythe parisien est toujours présent à travers la gastronomie et puis la critique c'est intéressant dans le film Le critique culinaire est vraiment le personnage central finalement ça c'est c'est les Américains sont fascinés par le discours sur les images ou sur la ou sur la le discours critique des Français ça c'est quelque chose qui qui reste il y a il y a quand même un profond amour de la culture française chez les artistes américains que ce soit des cinéastes ou des peintres et donc c'est je pense que c'est aussi ça qu'on sent quand on est devant ses films ou devant les tableaux d'opère on sent un regard qui essaye profondément de nous comprendre et qui essaye profondément de nous aimeriez même question et pour terminer et d'abord est-ce que il y a des peintres qui sont les successeurs de Hopper ou les successeurs de peur il faut plutôt les voir chez vim Vander ou même chez Philippe Corsia il faut le faire alors que font ces images encore de films dans votre expo qu'il est pas justement si classique et si sage qu'elle pourrait le paraître elle intègre une installation d'un photographe contemporain à New Yorkais qui présente des similitudes absolument troublantes par les sujets par le système d'éclairage de ces de ces tableaux avec les œuvres de Hopper mais aussi par le contexte ironique dans lequel s'inscrivait la production qui est montrée de dickortia qui réagissait à un moment de crispation de la société américaine qui s'embrait dans une forme de moralisme qui avait conduit sous le gouvernement de Reagan à un certain nombre de censure de projets contemporains non il faut dire donc ce qui filme oui ce qu'il filme est-ce qu'il représente ce sont des prostituées masculins de Los Angeles au début des années 80 ce que n'aurait pas beaucoup bébé opère peut-être ah ça dépend quand il a fait Girly Show c'était précisément là aussi au moment où le maire de New York la Guardia commencé à interdire les spectacles de strip-tease burlesque dans les théâtres new-yorkais
Alain Pompidou