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interviewLCP (sur YouTube)· 22 juin 2026 3 min

Violences sexuelles : cette maman de victime raconte sa longue bataille judiciaire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Alessandro, votre fils a aujourd'hui 8 ans. Il a été agressé sexuellement à l'âge de 4 ans par son oncle, votre frère qui à l'époque avait 16 ans. Vous avez découvert les faits un soir où votre fils jouait avec une copine et a tenté de l'embrasser.

Votre fils vous a dit que c'est ce que lui faisait son oncle. Et c'est une longue bataille judiciaire qui a alors commencé que vous avez menée depuis ces 4 années. Euh, vous êtes tout de suite allée au commissariat, ?

Oui. Tout de ? Directement.

J'avais un peu honte de dire devant parce qu'il y avait il y avait du public qui était à la gendarmerie ce jour-là. Hmm hmm. Du coup, j'avais un petit peu honte de dire que j'étais venue pour pour ça.

Les gendarmes nous ont à peu près crus. Sur le moment, pas trop. À partir du moment où je leur ai fait écouter l'enregistrement de mon fils, ils nous ont dit euh ben cette fois-ci euh ça part au parquet il va devoir passer l'audition euh Mélanie ainsi que l'expertise médecin légiste et des expertises psychologiques.

Enfin, à la fin de cette audition, on a récupéré mon fils et euh les gendarmes qui se sont occupés de de son audition sont venus nous voir avec le papa et ils nous ont dit euh cette fois-ci, on est plus sur juste de l'agression sexuelle, on est sur du viol. Donc, votre dossier, il va partir en criminel. [grognement] Donc, attendez-vous à ce que justement la justice euh soit très longue.

Et qu'est-il arrivé pendant ce laps de temps à votre à à l'agresseur ? Oh ben, on a déposé plainte en décembre et l'agresseur a seulement été auditionné en septembre 2024, soit près que presque 9 mois après. Et Et pendant ces 9 mois, il était Pendant ces 9 mois, nous, on a tout enduré, les gendarmes à la maison.

Les gendarmes qui sont venus prendre notre photo, enfin les la maison de de en photo, toutes les pièces, les gendarmes qui venaient à tout bout de champ, les auditions avec le avec le petit, nos auditions à nous. Et pendant que tout ça l'agresseur présumé il est il était dehors il vivait sa meilleure vie aucune audition aucune garde à vue rien du tout et mon fils il me disait mais maman [grognement] j'ai parlé on m'a dit que c'était bien que j'ai parlé on m'a dit que c'était bien de dire la vérité de dénoncer les [grognement] gendarmes lui avaient aussi dit que c'était un courageux petit garçon il me regardait tous les jours il me disait mais pourquoi pourquoi lui il est dehors et pourquoi moi maintenant je souffre beaucoup pendant que lui il est encore dehors comme ça je savais pas quoi répondre à mon fils à part lui dire que il fallait attendre