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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 10 mars 2026 2 min

Jean-Noël Barrot : “il ne s’agit en aucun cas d’entrer dans la guerre. “

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mais il faut d'ores et déjà se préparer, ça ça ça ne s'improvise pas une mission comme celle-là. Il faut rassembler les partenaires puis ensuite planifier ces ces déploiements et s'assurer que le moment venu et bien cette opération soit prête, opérationnelle. Ça pourrait ça pourrait vouloir dire rentrer dans la guerre.

Pas du tout. Il s'agit en aucun cas de rentrer dans la guerre. a du mal à saisir ce que c'est une mission internationale défensive.

À un moment donné quand il faut ouvrir le passage aux pétroliers, comment on ? C'est pourtant très simple. Les les règles de la guerre, les règles du droit international, il y a des choses qu'elles autorisent et il y a des choses qu'elles n'autorisent pas.

Et il existe comme dans notre droit national un principe de légitime défense. Et c'est à ce titre qu'aujourd'hui nous apportons un concours à des pays comme Chypre ou comme les Émirats arabes unis ou comme le Qatar ou l'Arabie saoudite qui sont directement ciblés par les missiles et les drones iraniens alors qu'ils n'y étaient pour rien et qui n'ont en aucun cas agressé l'Iran. Maintenant, des missions comme celle que nous avons avec l'Europe en mer rouge, ça n'a pour seule vocation que de protéger la liberté de navigation.

Parce que la liberté de navigation ? Non. La liberté de navigation, ça fait partie du droit de la mer.

C'est un c'est un bien commun. Et donc quand elle est entravée ou quand elle est menacée ou quand parce que même si la guerre s'est arrêtée, il y a un risque que parce qu'un bateau passe et bien qu'il puisse être pris pour cible, il est tout à fait autorisé par le droit international qu'on puisse comme ça lui lui lui assurer un passage sain et sauf. Pris pour cible, c'est précisément ce que vous dites, on répliquera.

Mais vous avez et le donc ce serait donc une entrée dans la ? Pas du tout. Le principe de légitime défense s'applique.

La question, c'est de savoir si vous faites usage de la force euh de manière conforme ou non au droit international. Si nous avons dit qu'Israël et les États-Unis l'avaient fait d'une manière qui n'était pas conforme au droit international, c'est parce qu'il y a deux cas de figure que le droit international autorise pour l'usage de la force. Le premier, c'est lorsque l'accord est donné par les Nations Unies et leur Conseil de sécurité, qui n'ont pas été consultés en l'occurrence.

Le deuxième, ce sont les cas de légitime défense. La légitime défense est prévue par le droit international.