Prisons attaquées: le point de Gérald Darmanin, ministre de la Justice, à Toulon
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Comment va le personnel monsieur ? J'ai souhaité venir euh aujourd'hui à Toulon d'abord pour apporter mon soutien extrêmement fort, appuyé et respectueux dans le personnel pénitentiaire du centre pénitentiaire de Toulon, mais aussi de toute l'administration pénitentiaire française qui fait un travail absolument admirable, qui fait un travail tous les jours pour la dignité de l'humain, mais surtout pour la sécurité de nos concitoyens puisque vous le savez dans les prisons françaises, il y a énormément de gens dangereux dont Le gouvernement a pris depuis plusieurs semaines, plusieurs mois désormais depuis mon arrivée à la chancellerie, des mesures extrêmement fermes pour mettre fin au téléphone portable, aux livraisons de drone et de manière générale aux moyens de communication avec l'extérieur qui organise des points de vie, qui organisent des trafics, qui organisent du blanchiment d'argent, des intimidations, des menaces et puis dans le cas de la Ferbra, vous l'avez vu, des évasions avec des assassinats d'agents pénitentiaires comme à Carville Et ces agents pénitentiaires obéissent avec beaucoup de rigueur républicaine aux consignes de fermeté que j'ai donné ici à Toulon par exemple. Ils ont multiplié les opérations contre les téléphones portables, contre les drones empêchant des trafics.
Il y a eu depuis 48 heures un certain nombre de faits concordants dont la justice aura à dire sils sont organisé dans au moins six établissements pénitentiaires en région Île-de-Fance et ailleurs sur le territoire national à Toulon, à Nanterre, à Ville-Pinte, à Valence, soit des véhicules de des agents pénitenres qui ont été brûlés, soit des lieux, des domiciles supposés d'agents pénitentiaires qui ont était euh menacé ou soit comme ici des tirs à la Kadashnikov euh en pleine en pleine nuit. Je me réjouis que le parquet national antiterroriste se soit saisi. Il a ouvert sur trois qualifications dont l'association de malfaiteurs terroristes envie de commettre des crimes.
Ce sont des qualifications donc extrêmement graves et à la hauteur de ce qu'est l'attaque contre le service public pénitentiaire, c'est-à-dire une attaque terroriste. La police judiciaire qui agit sous l'autorité du parquet national mais des moyens très importants pour retrouver, je le sais, les auteurs et j'espère qu'ils seront confondus puis condamnés extrêmement lourdement parce qu'on ne peut pas s'en prendre impunément aux agents payésidentielir, au services publics du ministère de la justice. Je ne sais pas si ces faits extrêmement graves ont un rapport avec la lutte extrêmement fort que nous menons quotidiennement, je l'ai dit, contre le désordre en prison. un désordres que nous avons peut-être laissé trop faire et dont j'ai rappelé dès mon arrivée à la chancellerie que il devait se terminer mais aussi avec le régime carcéral nouveau que les parlementaires très largement ont adopté et je les en remercie qui vise comme en Italie à mettre fin au fait que dans des prisons françaises on continue à organiser son trafic.
Nous avons eu des menaces sur les établissements de Vandin Levieil et de Condé sur Sart qui vont accueillir les deux prisons de haute sécurité. On les a pas rendu public mais les faits d'aujourd'hui montrent que sans doute le travail que nous avons fait pour les protéger pousser un certain nombre d'autres personnes à agir ailleurs pour nous intimider. Ces intimidations ne marchent pas.
Les agents pénitentiaires pour répondre à votre question sont extrêmement courageux, conscients du moment important qu'ils vivent pour pas revivre des drames comme leurs collègues à Carville dont dont on va malheureusement souhaiter la la première année bientôt d'anniversaire de ce drame ignoble. Les agents des paires de famille ont été assassinés de sans froid à la Kadashnikov dans la terrible affaire Amra et ce régime de détention qui sera mis en vigueur dès que le Conseil constitutionnel l'aura validé puisque les décrets seront prêts dans les heures qui vont suivre la promulgation de la loi par le président de la République aura lieu le 31 juillet prochain. La prison de V leevil est déjà vidée de ses détenus et nous faisons les travaux en ce moment et la République ne réculera pas.
C'est un régime d'étension qui fait sans doute peur aux trafiquants parce qu'ils devront arrêter leur trafic. Mais ce régime d'étension, ils le doivent qu'à une seule personne. Ils le doivent à monsieur Amra qui a organisé une terrible et tragique évasion qui a non seulement assassiné des pères de famille mais qui a assassiné la République dans des conditions que père de la République ne veut plus jamais revoir.
Et donc nous avons pris la hauteur des décisions qu'il fallait prendre avec le Parlement français sous l'autorité du président et du premier ministre dans c'est vrai des décisions extrêmement dures. Donc il y a manifestement des actes d'intimidation contre les agents donc contre la République. On ne cédera pas.
Ce matin, j'ai demandé au ministre de l'intérieur de mobiliser tous les moyens auprès des préfets, auprès de la police, auprès de la gendarmerie pour que dans les prochaines heures, prochains jours, prochaines semaines, les policiers, les gendarmes soient constamment présents près des centres de détention pour interpeller, pour surveiller, pour qu'il n'y ait pas de nouvelles nuit comme celle que nous avons vécu hier soir, pour qu'il n'y ait pas de nouveau drame. Je l'ai présidé dans quelques instants avec l'ensemble des chefs d'établissement. C'est la première fois que ça se fait des prisons françaises avec le service de rancement pénitentier de réunion pour pouvoir évidemment mettre en alerte tous nos centres de détention pour que des opérations se fassent également dans les prochaines heures, prochains jours dans les prisons françaises pour récupérer les complicités possibles qui existent et pour redire de façon extrêmement ferme que nous soutenons nos agents pénitentiaires mais surtout que nous soutenons la sécurité de la République contre les narcobandismes.
Monsieur le ministre, qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur les graffiti ? Parce que cette action, elle semble revendiquer. Vous vous ciblez les narcotrafiquants, on n' pas l'habitude de voir ce genre d'action coordonné et avec un message donc qui a été bombé sur la porte de cette prison.
Il y a des groupes sur les réseaux sociaux, télégramés et qui manifestement encouragent de faire ce genre de fait. On ne sait pas très bien ce que signifie manifestement. Il y a pas eu de revendication. le parquet national travaille d'enquête et dira euh d'où vient euh ces euh euh graffiti ou ces revendication.
Je constate que quand on brûle à la au cocktail molotof, des voitures sont à parking qui appartiennent à des agents pénitentiaires. Quand on attaque l'école de formation des agents péniteniaires, quand on tire à laikof sur une porte de prison, ça ressemble furieusement à ce que j'ai connu quand j'étais mise à l'intérieur, c'est-à-dire souvent des gens qui sont payés quelques centaines, quelques milliers d'euros qui vont remplir des petits contrats pour pouvoir intimider. Alors, on le fait en général entre voyou, on le fait rarement contre les forces de la République, mais intimider l'autre.
Donc le parquet dira ce qui se passera et beaucoup de preuves vont sans doute s'accumuler dans les prochaines heures. Mais il est évident que vu les renseignements que nous avons et vu parfois les difficultés qu'ont les agents pétencières aujourd'hui à faire respecter l'ordre de la République au sein des prisons qu'il y a une pression assez forte pour que la République recule devant ce régime péidenciier. la lutte contre le narcobanditisme.
C'est à la fois une mauvaise nouvelle pour la République de voir qu'elle peut être intimidée. C'est c'est aussi peut-être le fait qu'on a touché là où ça fait mal et que pour la première fois depuis des décennies, la France prend des mesures extrêmement dures contre le narcotrafic dont les narcotrafiquants ont peur et veulent faire reculer l'État. C'est la première fois qu'une mesure est prise et qui manifestement stresse le monde de la criminalité organisée.
C'est donc une bonne mesure courageuse qu'a pris le parlement. y compris les responsables politiques. Quelle garantie vous avez donné au personnel ?
Ils font un métier dangereux et difficile et ils le savent et les Français l'ont vu avec éclat lors du drame d' Carville. Quand on porte l'uniforme de la République, on est toujours une cible. Et moi je veux leur apporter non seulement un soutien politique moral mais un soutien évidemment physique.
Ils ont des revendications que je peux tout à fait comprendre qui ont déjà été d'ailleurs en partie morale mais un soutien évidemment physique par mon prédécesseur du Pombretti dans le protocole d'Itarville sur les escortes lorsqu'ils vont accompagner un détenu sur leur véhicule qui doit être plus solide leur armement qui doit être plus fort qui n'était pas le cas avant qu'il soit touché un carville nous irons au bout de ce protocole il y a des revendications de la part des agents péniteniaires pour pouvoir retourner chez eux avec leur arme comme je l'ai pouvoir comme j'ai pu le faire quand j'étais mise à l'intérieur Je vais étudier cette proposition. L'anonymisation des des agents également qu'il n'avaient pas jusqu'à présent. La loi d'ailleurs j'ercié les parlementaires donne désormais l'anonymisation des procédures.
Quand qu' un agent pénitentiaire fouille une cellule de détenu par exemple et qui trouve un téléphone portable, il est obligé de mettre son nom et son prénom sur le procès verbal pour dire qu'il fait une saisie. Évidemment, il est mis en danger et puis le le renfort du renseignement pénitentiaire et puis surtout un plus grand travail avec les forces de l'ordre. On voit bien que les services du ministère de l'intérieur ont un rôle important et l'appel que je formule aujourd'hui, c'est un appel au ministre de l'intérieur qui je sais m'entendant.
Nous avons échangé ce matin, appel au policier, au gendarmes, au préfet pour qu'il protège les agents péniteniaires, leur domicile, qu'il protège les l'administration pénitentiaire, les prisons, qui protègent les agents qui nous protègent en faisant le travail difficile du gardien de prison. Donc aujourd'hui, nous avons créé par exemple une infraction dans la nouvelle loi de de d'intervenir sur le domaine pénitentiaire. Donc le véhicule qu'on a vu hier soir qui est arrivé sur le domaine péniteniaire hier, aujourd'hui il est pas dans un état de délit.
Demain, il le sera puisqu'on ne pourra pas rentrer dans ce domaine pénitentiaire sansêtre pouvoir poursuivi par le procureur de la République. DDMF n'est pas le même première question. Deuxème question, est-ce que il est vrai que la piste de l'ultra gauche est étudié aujourd'hui ?
Je ne sais pas ce qui se cache derrière ce slogan et d'ailleurs je m'en fiche puisque ce que je retiens c'est pas qu'on a tagué une porte de prison, c'est qu'on est tiré la cashing sur les agents et la deuxième des choses, je ne sais pas euh qui est responsable de ces qualifications terroristes puisque le parquet national se saisit mais je suis sûr que le procureur national aura l'occasion de commenter l'enquête judiciaire qui est sous son autorité. Quel est le message que vous souhaitez adresser à ceux qui ont fait ça ? Bah qu'on va les trouver et puis qu' seront condamnés. parce qu'à la fin, je sais que la République gagne toujours.
La police, la gendarmerie gagne toujours et à la fin, la police gagne toujours. Et surtout, je pense que les Français ont immense besoin d'autorité. Ils soutiennent très fortement les mesures que nous avons pris contre narcomanditisme et je crois que les Français peuvent voir, même si c'est un moment difficile pour l'administration pénitentiaire, que nous prenons des mesures qui pour la première fois fait reculer et fait peur au narcoband.
Mais pour vous, c'est un attentat. Bah le parquet national antiterroriste est saisi madame. Donc les mots ont un sens.
Le parquet national antiterroriste se saisit très rarement. et il l'a fait en moins de 24 heures parce que sur plusieurs endroits du territoire national des prisons, c'est-à-dire un lieu de la République où l'autorité en premier doit être respectée ont été attaqué. On ne peut pas attaquer à la Kalashnikov impunément un centre pénitentiaire.
On peut pas brûler des voitures de des services de l'État. Et donc oui, le parquet national a eu raison, il s'est saisi tout seul, a eu raison de se saisir et de mettre des moyens considérables pour trouver ces personnes. Vous parlez de ce qui s'est passé dans tous les établissements mais particulièrement pour je suis venu à Toulon, c'est parce que c'est le seul établissement qui a connu des tirs de Kalashnikov évidemment mais je veux penser évidemment aux collègues de Nanterre, de Ville-pinte, de Valence et j'aurais l'occasion de dire au directeur de prison dans quelques instants.
Mais vous pensez que ce sont des projets ? L'enquête le dira, mais il se trouve que euh nous prenons des mesures qui sont extrêmement ferme et qui font beaucoup réagir permettrait de pas y voir une coïncidence. Est-ce que dans cette prison, il y a des détenus qui sont particulièrement surveillés parmi ceux dans les principe des de la liste des narcobandits qui m'ont été qui m'a été qui est en train d'être fourni par les juges d'instruction et par la police judiciaire, c'est qu'elle reste secrète évidemment pour des raisons évidentes de transport lorsqu'ils seront envoyés dans cette prison.
Mais le 31 juillet prochain, la prison de Vandal Levier sera la première prison de haute sécurité en France et l'autorité d'État sera rétablie. Je vous remercie.
Gérald Darmanin