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interviewParti socialiste (sur YouTube)· 3 juillet 2026 2 minAutoproduit

Duralex, La Fonderie de Bretagne, fleurons industriels français en grande difficulté - Simon Uzenat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci monsieur le président. Monsieur le ministre, je souhaite vous parler de deux industries emblématiques de notre pays. Tout d'abord dans le Loiret, j'y associe mon collègue Christophe Chayou.

Après Brant, Durale Alex 243 salariés, une production suspendue le 12 juin et un rendez-vous crucial demain devant le tribunal pour l'avenir de l'entreprise. Dans le Morbillant, après le drame de Michelin, c'est la fonderie de Bretagne et c'est 258 salariés. une entreprise en cessation de paiement qui a demandé son placement en redressement judiciaire.

Il y a eu un CSE extraordinaire qui s'est réuni et une audience devant le tribunal après-demain. Alors, certains avaient sorti tambour et trompettes au printemps 2025 pour l'arrivée du repreneur Europlasma. plusieurs dont j'étais émettaient des réserves sur la solidité et les intentions réelles du groupe.

En réalité, monsieur le ministre, il s'agit d'un naufrage dans le triangle des bermudes de la prédation financière qui se moque bien des salariés et de la souveraineté industrielle. Au cours des 6 derniers mois, une seule journée de fonctionnement. L'activité devait reprendre aujourd'hui, monsieur le ministre, la direction du groupe l'a empêché. 3 millions d'apports en fonds propres pour 2025 qui n'ont pas été versés par Europlasma.

Des problèmes de trésorerie qui ne permettent pas d'honorer le versement des salaires aujourd'hui. Une situation humaine et des détresses qui se multiplient. Quatre décès à déplorer dont un suicide. une diversification là aussi avec des promesses non tenues, aucune commande ferme de produits de dépenses, opacité totale notamment sur l'hypothétique repreneur.

Alors monsieur le ministre, je souhaite vous interroger sur la responsabilité du gouvernement qui n'a pas vu les fragilités d'oplasma, l'AIR et la DGA qui ne se parlent pas, les collectivités qui sont laissées sur le bas côté. Nous refusons l'hypothèse de la liquidation judiciaire d'une industrie de souveraineté alors que nous avons voté hier même la loi de programmation militaire. La loi le redit, le site a un avenir.

Nous devons mobiliser les entreprises dont l'État est actionnaire ou client. Quels engagements prenez-vous, monsieur le ministre, devant la représentation nationale pour défendre l'outil industriel et les emplois de la fonderie de Bretagne ? Je vous remercie.