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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 3 décembre 2025 19 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsSantéRetraitesSolidarités & famille

Face à Face : Maud Bregeon - 03/12

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 59 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10ComplaisanteRéponse directe

    Bonjour Maud Bréjon, merci de répondre à mes questions ce matin

  • 0:22FerméeÉludée

    Il y a peu de chances vraiment qu'on en ait un avant Noël, non ?

  • 0:50FerméeRéponse directe

    Vous nous redites ce matin que vous n'utiliserez pas le 49-3

  • 1:23RelanceRéponse partielle

    Donc vous préférez pas de budget qu'un 49-3, c'est-à-dire au risque qu'il n'y ait pas de budget

  • 1:48OuverteRéponse partielle

    Donc vous pensez que les socialistes le voteront ?

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Vous leur avez fait quand même pas mal de concessions

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiquePromesse
    « On s'est engagé à ne pas l'utiliser, nous ne l'utiliserons pas »
  • 1:11Invité politiqueFait
    « Et de s'accorder pour prendre des mesures sérieuses qui permettent de garantir le maintien de ce système dans la durée »
  • 1:42Invité politiqueFait
    « Concrètement, par exemple la suspension de la réforme des retraites »
  • 2:03Invité politiqueFait
    « C'est pas nous qui avons demandé la suspension de la réforme des retraites »
  • 3:50Invité politiqueChiffre
    « Et bien la différence entre voter le PLFSS et ne pas voter le PLFSS, c'est 10 milliards de déficit supplémentaire »
  • 3:59Invité politiqueChiffre
    « Nous on a un objectif de déficit à 20 milliards dans ce projet de loi »
  • 4:04Invité politiqueChiffre
    « Si on ne vote pas ce projet de loi de finances de la sécurité sociale, le déficit s'élèvera à 30 milliards »
  • 4:10Invité politiqueChiffre
    « En deux ans, on aurait doublé le déficit de la sécurité sociale »
  • 12:10Invité politiqueFait
    « C'est le passage de 14 à 28 jours du congé paternité »
  • 17:40Invité politiqueFait
    « Le président de la République a répondu à une question posée par une de vos consoeurs »
  • 18:05Invité politiqueFait
    « Nous n'avons pas à mettre nos mains là-dedans »

Temps de parole

  • Maud Bregeon76 %
  • Présentateur23 %

0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face Il est 8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Maud Bréjon, merci de répondre à mes questions ce matin Vous êtes la porte-parole du gouvernement Ce budget, ce fameux budget, le budget de la France, le budget de la sécurité sociale Honnêtement au moment où on se peint c'est quand même assez mal barré Il y a peu de chances vraiment qu'on en ait un avant Noël, non ?

0:25
Maud Bregeon

Écoutez moi je constate que la deuxième partie du projet de loi de finances de la sécurité sociale Celle qui porte sur les recettes a trouvé une majorité à l'Assemblée Nationale Je constate que depuis plusieurs semaines les députés discutent Alors oui c'est long, oui c'est exigeant, oui c'est technique Mais sur un certain nombre de sujets, ils arrivent parfois à s'accorder Et donc nous vous savez on a 1049-3 de côté On s'est engagé à ne pas l'utiliser, nous ne l'utiliserons pas

0:50
Présentateur

Vous nous redites ce matin que vous n'utiliserez pas le 49-3 Il n'y aura pas de 49-3

0:57
Maud Bregeon

Utiliser le 49-3 ça revient à acter l'échec des discussions parlementaires On est en train de vivre un moment historique avec un budget extrêmement important Le budget de la sécurité sociale Avec une nécessité absolue de réduire le déficit Et de s'accorder pour prendre des mesures sérieuses Qui permettent de garantir le maintien de ce système dans la durée Moi je veux croire qu'on trouvera une majorité à l'Assemblée Nationale pour permettre cela

1:23
Présentateur

Donc vous préférez pas de budget qu'un 49-3, c'est-à-dire au risque qu'il n'y ait pas de budget

1:27
Maud Bregeon

Vous n'utiliserez pas 49-3, c'est sûr Voter le budget, c'est pas voter pour ou contre le gouvernement C'est permettre de réduire le déficit pour l'année prochaine C'est permettre d'augmenter par exemple le budget de l'hôpital Il y a des mesures dedans extrêmement concrètes Mais pour qu'elles rentrent dans la vie des gens Concrètement, par exemple la suspension de la réforme des retraites Il faut que les parlementaires votent ce budget Donc vous pensez que les socialistes le voteront ? Mais il y aurait une incohérence de la part des socialistes A ne pas voter ce budget, pourquoi ? Parce que dans ce budget

1:56
Présentateur

Vous leur avez fait quand même pas mal de concessions

1:58
Maud Bregeon

Donc si ensuite à la fin ce serait un grand Dans ce budget, il y a la suspension de la réforme des retraites C'est pas nous qui avons demandé la suspension de la réforme des retraites Moi pour ma part je suis attachée à cette réforme Je pense qu'elle était nécessaire On a fait ce compromis, on a fait cette concession Au nom de la stabilité Il serait quand même pour le moins curieux Et c'est un euphémisme Que les socialistes ne votent pas ce budget Pourquoi ?

Parce que s'ils ne le votent pas La suspension de la réforme des retraites ne pourra pas être appliquée Parce que ce budget ne sera pas adopté Donc vous comprenez bien qu'on attend Face à ces compromis Et face à cette concession Qui était une concession importante Qui était une concession douloureuse Une cohérence dans les votes des uns et des autres Ça c'est les socialistes ? Vous l'avez vu du côté du socle commun ? Enfin je ne sais même pas On peut encore parler de socle commun ? Moi je continue à parler de socle commun Parce que je pense qu'il y a davantage de choses qui nous rassemblent Que de choses qui nous séparent Vous l'avez vu hier ?

Avec Horizon, avec les Républicains Ça fait un an et demi qu'on travaille ensemble Qui aurait pu penser ça en 2022 ou 2023 ?

2:59
Présentateur

Sauf qu'au moment où on se parle quand même Maude Bréjon Vous avez d'un côté les socialistes Qui vraisemblablement En tout cas si on vous écoute S'apprêtent à voter ce budget Et ceux qui sont censés être les plus proches de vous C'est-à-dire Horizon Qui ne le voteront pas Edouard Philippe qui a annoncé hier Que les députés Horizon ne voteraient pas Le projet de loi de finances de la sécurité sociale Donc ce que vous avez gagné d'un côté Vous l'avez perdu de l'autre

3:19
Maud Bregeon

Edouard Philippe a dit deux choses D'abord il y a quelques semaines Il a dit qu'il était convaincu de la nécessité De doter la France d'un budget Je suis convaincue que c'est encore le cas aujourd'hui Il a effectivement, semble-t-il, dit hier Quand l'État, il ne pouvait pas le voter Il nous reste plusieurs jours de discussion Il reste, je crois, environ 50 heures De débat à l'Assemblée nationale Sur le budget de la sécurité sociale Et donc nous verrons On sait qu'il y a par exemple Un sujet Auquel Edouard Philippe est très attaché C'est la question du déficit Et bien la différence entre Voter le PLFSS Et ne pas voter le PLFSS C'est 10 milliards de déficit supplémentaire Nous on a un objectif de déficit A 20 milliards dans ce projet de loi Ce qui est déjà beaucoup Si on ne vote pas ce projet de loi De finances de la sécurité sociale Le déficit s'élèvera à 30 milliards Ça signifie qu'en deux ans En deux ans On aurait doublé le déficit de la sécurité sociale Qui pourrait aujourd'hui avoir confiance Dans un système Qui reposerait essentiellement sur la dette Avec un déficit qui partirait complètement dans le décor Et donc moi je dis aux députés Aujourd'hui Aux députés Horizon Aux députés LR Aux députés socialistes A l'ensemble des parlementaires Et des 577 députés Qui composent l'Assemblée Nationale Nous avons une responsabilité majeure La différence entre le vote du budget Et l'absence de vote C'est 10 milliards de déficit supplémentaire Le vote de mardi prochain C'est un vote à 10 milliards

4:39
Présentateur

C'est un vote à 10 milliards Mais quand je vous écoute Je ne sais pas si vous êtes dans le déni Ou dans la méthode Coué

4:47
Maud Bregeon

Ou un peu des deux Moi je vois les débats à l'Assemblée Nationale Je n'ai pas à être optimiste ou pessimiste Non moi je vous demande juste d'être réaliste Notre rôle mais notre rôle On l'est depuis le départ C'est d'éclairer les débats C'est de faciliter les discussions C'est de faciliter le compromis Parfois ça marche Parfois c'est difficile Et on le sait Mais enfin pardonnez-moi Quand on dit ça On se parle un peu à nous-mêmes Moi je rentre dans ma circonscription Tous les week-ends J'entends des gens Qui nous demandent de nous accorder J'entends des Français Qui ne veulent pas retourner Dans une crise politique J'entends des Français Qui veulent passer les fêtes de Noël Pouvoir se projeter Vers des perspectives nouvelles L'année prochaine Pas de nouveau revenir en janvier Avec des discussions budgétaires Qui seraient interminables Est-ce que vous vous préparez A une possible motion de censure ?

Est-ce que ce scénario Vous commencez à y travailler ? Vous savez nous on est Dans la main Si je puis dire Des 560 députés Des 577 députés Qui composent l'Assemblée nationale Et on le sait depuis le départ Il y a eu une motion de censure Étudiée il y a quelques semaines De ça Elle a été rejetée Pourquoi ? Parce qu'il y avait une majorité Absolue de députés À l'Assemblée nationale Qui refusait le désordre Et qui voulait que le débat Puisse se tenir Nous avons avancé depuis Je pense que c'est toujours le cas

5:55
Présentateur

Vous espérez que c'est toujours le cas Il y a un point Qui devait être discuté J'arrive pas très bien à savoir Si finalement il sera L'ordre du jour ou pas C'est la question de la CSG Sur les revenus du patrimoine Voilà un point Auquel sont très attachés Les socialistes Et dont ne veulent pas Entendre parler Les LR et Horizon Vous allez trancher en quelle faveur ? Les socialistes Ils sont attachés

6:12
Maud Bregeon

Moins philosophiquement Que pour une logique de rendement Dit autrement Il faut bien qu'il y ait De l'argent Dans la partie recette Qui entre Pour pouvoir compenser Certaines dépenses On sait que Le groupe Horizon Que le groupe LR Ils sont extrêmement défavorables Nous on n'est pas Particulièrement attachés À cette mesure Ce qu'on dit C'est que si on la retire Et si on la modifie Il faut qu'on puisse Compenser en face Pour reprendre cette expression Que j'aime bien De mon collègue Roland Lescure Face à chaque plus Il faut un moins Et face à chaque moins Il faut un plus Donc là c'est simple Vous pouvez le trouver C'est assez simple à comprendre Nous on est ouvert Encore une fois À la discussion Et sur l'ensemble des mesures Donc vous n'êtes pas favorable Personnellement À la CSG Sur les revenus du patrimoine Ce qu'on dit Si vous pouvez y échapper Ce qu'on dit C'est que si on retire Cette mesure là Il en faut une autre Pour compenser en face Parce que si ce n'est pas le cas On laisse filer le déficit Avez-vous des pistes ?

On en discutera Durant la discussion parlementaire Il y a par exemple Un sujet Qu'il faut regarder en face Et avoir la lucidité D'aborder de façon courageuse C'est la question Du gel des retraites On a proposé En entrée de match Si je puis dire Il y a quelques semaines Un gel complet Vous vous souvenez C'était l'année blanche L'Assemblée nationale A fait le choix De revenir entièrement Sur cette mesure Et de déjeler L'intégralité des retraites Le Sénat A proposé Il y a deux semaines Un entre deux Qui me semble intéressant En disant On gèle une partie Des retraites Celles qui sont supérieures A 1400 euros Et une partie Des minima sociaux Laurent Wauquiez L'année dernière Avait mis la barre A 1700 euros Voilà des discussions Intéressantes Vous avez l'air de dire Ce n'est pas un mauvais débat C'est une piste possible C'est une piste possible Évidemment Mais on l'a déjà dit Et ça les socialistes Seraient ok ?

Les socialistes Seraient ok ? Vous leur demanderez On verra pendant les débats Mais enfin Quand on est attaché A la justice fiscale Et sociale On ne peut pas demander Aux actifs De supporter seul L'effort Qui sera demandé L'année prochaine Que les retraités Ceux qui le peuvent Contribuent également Et ça me semble Au fond Là aussi Une forme de justice Taxer davantage L'épargne

8:14
Présentateur

Même le livret A Au conseil Au revenu Et au prélèvement Le recommande Est-ce que ça pourrait Aussi faire partie Des taxes Qui vont commencer À apparaître ?

8:25
Maud Bregeon

Le livret A On parle de l'épargne Encore une fois Des classes moyennes Que les gens Qui nous écoutent Aujourd'hui ont Notre priorité Ce n'est pas De mettre à contribution Encore une fois Les classes moyennes Et les classes populaires Notre priorité C'est de demander A ceux qui le peuvent Le plus De contribuer A hauteur de leurs moyens Et en parallèle De réduire Les dépenses Et là encore Pardonnez-moi Je reviens sur le budget De la sécurité sociale La question des franchises médicales On est seul A les défendre Aujourd'hui Mais moi je le redis Le tout gratuit Pour tous En matière de santé N'est ni possible Ni tenable Je vais revenir dans un instant Sur les questions de santé Sur les questions de médecins

9:04
Présentateur

On arrive à trouver Un point d'atterrissage équilibré Et sur les questions très concrètes De médecins De natalité Voir si à un moment Ou à un autre La politique a des effets concrets Mais à l'instant Bruno Retailleau Appelle Sébastien Lecornu Je cite A assumer le 49-3 C'est un peu facile

9:20
Maud Bregeon

C'est un peu facile Pourquoi est-ce que Nous aurions peur Du débat parlementaire Bruno Retailleau A des députés Il est président du groupe LR Et je le dis avec Toute l'amitié que j'ai pour lui Il a été mon collègue Au gouvernement Le groupe Les Républicains Mené par Laurent Wauquiez Aujourd'hui S'investit dans les débats S'investit dans les débats Propose des amendements Prend des positions politiques Je pense que c'est extrêmement ça Et donc il faut laisser Le débat se tenir Je suis moi convaincue Que les députés Les Républicains Ont envie aussi De pouvoir s'exprimer Devant les Français De par leur vote Donc au fond Plutôt que le 49-3 Qu'ils le votent ce budget quoi Bien sûr Et donc nous irons au vote Au bout Ce sera mardi 9 décembre Ce sera une journée importante Et les uns et les autres Pourront prendre position Puis les Français regarderont Qui a choisi la réduction du déficit Et qui a refusé d'avancer Vers un budget

10:09
Présentateur

Vous disiez à l'instant Maude Bréjon Qu'il fallait quand même Qu'à un moment ou à un autre Les décisions politiques Puissent se transformer En faits concrets Pour les Français Ce matin La Cour des Comptes Alerte sur la dénatalité Et sur ses conséquences Ils disent qu'au fond Parce qu'on ne fait pas assez de bébés Soit il faut qu'on renonce A notre modèle social Soit il faudra qu'on paye davantage Qu'on travaille davantage Et j'ai regardé Cette histoire de réarmement démographique Vous vous souvenez De cette fameuse expression D'Emmanuel Macron Grand discours En janvier 2024 Ça va faire deux ans Et depuis rien Mais quand je dis rien C'est à dire rien du tout J'ai regardé tout le déroulé De ces annonces C'est le symptôme De cette politique Qui ne se transforme En aucun fait Il y avait un rapport Qui a été demandé en 2022 Sur les raisons de la dénatalité Ce rapport a été remis en 2023 Le grand discours D'Emmanuel Macron Il a été prononcé en 2024 On est bientôt en 2026 Et rien de tout cela N'est devenu concret Quand je dis rien C'est à dire par exemple Le plan fertilité Ça n'est qu'un mot Il n'y a rien de concret Les pistes Elles sont encore étudiées Au moment où on se parle Par la haute autorité de santé C'est à dire des grands mots Des grandes promesses Aucune traduction concrète

11:19
Maud Bregeon

On est sur un sujet Qui est extrêmement complexe Et qui nécessite à mon avis De sortir des caricatures Quand on essaie de comprendre Les raisons de la baisse de la natalité On voit que d'abord Elles sont extrêmement plurielles Et elles dépendent De la classe sociale Dans laquelle vous vivez Du lieu géographique Dans lequel vous évoluez C'est pas ça que je vous dis Ce que je veux dire Ce que je veux dire Sur le nombre de bébés Je vous dis juste Que les promesses

11:44
Présentateur

Par exemple L'accès plus facile Pour les familles Aux cliniques de fertilité Rien C'est à dire que c'était des mots Il n'y a pas eu une seule mesure Ce que moi je vous dis

11:55
Maud Bregeon

C'est que sur ce sujet là Personne ne peut prétendre Avoir de baguette magique Non mais quand vous dites Quand vous annoncez des mesures Pourquoi vous ne les faites pas ? Ni nous Ni nous Ni les autres Quand vous dites que rien n'a été fait C'est faux C'est un mensonge Quand par exemple Je vous prends un exemple Qui moi me tient beaucoup à coeur C'est le passage de 14 à 28 jours Du congé paternité Quand on voit l'évolution Mais ça c'est pas dans le grand plan Quand on voit l'évolution Des structures familiales Qu'est-ce que c'était pas dans le grand plan C'est nous qui l'avons fait Oui vous l'avez fait Mais pas dans le grand plan Ce grand plan avait promis

12:23
Présentateur

Par exemple Un congé Et ensuite vous le savez bien Mais il arrivera peut-être En 2020 Vous le savez bien

12:29
Maud Bregeon

Quand vous soutenez le pouvoir D'achat des français Face aux crises Ça joue Quand vous travaillez A plus d'écologie A préserver la planète Et quand vous savez A quel point ça touche Les jeunes Et ça touche Les jeunes femmes Aujourd'hui Vous travaillez aussi En ce sens Quand vous essayez D'avancer sur la question Du logement Vous travaillez en ce sens Quand vous permettez Aux femmes De mieux concilier Leur vie personnelle Et leur vie professionnelle Là aussi vous accompagnez Les familles En fait ce que je comprends pas Maudre raison C'est pourquoi est-ce qu'on remet Quand vous portez le plan Des mille premiers jours Qu'a fait Adrien Taquet Lorsqu'il était au gouvernement Vous accompagnez aussi les parents Mais personne Je le redis Personne n'a de baguette magique D'ailleurs Les parlementaires Se sont de nouveau saisis De ce sujet il y a une mission Qui est en cours A l'Assemblée nationale Vous pouvez pas me dire Qu'il y a une mission Alors qu'il y avait déjà Un rapport qui a été commandé En 2022 Et on refait une mission Mais les parlementaires Et c'est leur choix Ils sont souverains C'est pas le gouvernement Qui a été payé Qui a été travaillé Vous menez de nouveau Des auditions Pour essayer d'avoir De nouvelles propositions Moi je vous dis On a là un sujet Vous avez raison d'en parler Non mais moi je suis contente C'est que j'ai l'impression De passer ma vie A parler des rapports Que vous commandez Et en fait Quand on regarde ces rapports Je viens de vous donner Je viens de vous donner Un certain nombre d'exemples Qui répondent à votre question Je vous dis que Si des choses ont été faites Mais que non Personne n'a de baguette magique Et on a là Et je suis J'en suis personnellement convaincue Vous n'avez absolument pas répondu Un sujet

13:46
Présentateur

Un sujet Un sujet De ce discours Dans lequel il y avait Un plan fertilité Qui n'était pas du tout Toutes les mesures que vous me dites Qui sont toutes des mesures Très intéressantes Mais qui ne font pas partie De ce plan fertilité Qui n'a jamais été traduit de fait

14:00
Maud Bregeon

Qu'elle soit dans un plan Ou à côté d'un plan L'important c'est qu'elle s'applique Dans la vie des gens L'important c'est qu'elle s'applique Dans la vie des gens Et encore une fois Je ne nie pas l'importance De ce sujet Parce que je suis convaincue Je parle du problème De la concrétisation des promesses Que c'est pour l'avenir Et pour le présent par ailleurs Un sujet absolument racine Quand on parle des retraites Quand on parle du financement Du grand âge Quand on parle de la sécurité sociale Quand on parle D'immigration de travail Et bien tout ça C'est lié à la question De la natalité

14:30
Présentateur

Il y avait un autre dispositif Qui avait été annoncé C'était le dispositif Un médecin près de chez vous Et là encore Grandes annonces Et très petits effets On a mené l'enquête Sur RMC Il y a un moment Où on se parle 250 médecins Qui ont répondu à l'appel 250 médecins volontaires Dans tout le pays

14:47
Maud Bregeon

On continue à travailler Prenez l'exemple Des maisons France Santé Annoncées par le Premier ministre Qui sont en train De se déployer Dans tous les départements Qui dépendent d'ailleurs Du budget de la sécurité sociale On revient toujours là Si on n'a pas de budget De la sécurité sociale On n'aura pas de déploiement Des maisons France Santé Et donc je le redis Ce qui se passe Dans les prochains jours Ça répond à cette problématique là

15:07
Présentateur

Une question sur les propos De Sophie Binet De la CGT Elle avait dit A propos des patrons Que les rats quittent le navire Elle est mise en examen Pour ces propos Est-ce que quand on est syndicaliste On ne peut plus dire une phrase Comme Les rats quittent le navire

15:22
Maud Bregeon

Madame Demanton Je crois Portée plainte Oui tout à fait C'est elle qui avait porté plainte La justice Et cette plainte a donc été reçue Et c'est son droit de porter plainte La justice a été saisie Voilà Moi ce que j'ai à dire C'est que je préfère la CGT Et les organisations syndicales Lorsqu'elles sont avec nous Autour de la table Et je pense que Encore une fois Les vrais enjeux Auxquels on doit répondre Ils se jouent dans les semaines à venir Il y a une conférence Travail-retraite Et d'ailleurs j'ai envie de Sophie Binet A y participer Parce qu'aujourd'hui La CGT refuse d'y participer Ce sont les vrais enjeux Les vrais enjeux C'est ça

15:52
Présentateur

Mais quant à la question De la phrase qui a été prononcée

15:54
Maud Bregeon

Écoutez J'ai assez peu de remarques à faire

15:56
Présentateur

Non mais la judiciarisation C'est-à-dire des propos Des déclarations Est-ce que ça c'est quelque chose Qui vous inquiète ?

16:02
Maud Bregeon

Non Encore une fois La justice elle s'est saisie Et voilà Elle est parfaitement légitimée A le faire Par ailleurs Attention parce que moi Je remarque aussi Un climat de violence Qui est extrêmement rude Dans le monde politique Vous commentez régulièrement Des démissions D'élus locaux Des maires Qui ont de plus en plus de mal A avancer dans leur mandat Et dans leurs responsabilités Rappelez-vous De ce qui s'est passé De ce qui est arrivé A mon collègue Vincent Jambrun Ministre aujourd'hui de la ville

16:32
Présentateur

Dont la maison Avait même été ciblée Par les émeutiers Vous pensez aussi à l'œuf Sur Jordan Bardella ?

16:39
Maud Bregeon

Je pense évidemment À l'œuf sur Jordan Bardella Pardonnez-moi J'aurais dû le citer Sans encore une fois Revenir sur les propos Les rats qui tenaient le navire Je ne mets pas tout ça Sur un même pied d'égalité Mais j'invite les uns Et les autres Voilà Je sais que le mot N'est pas très à la mode Mais à faire preuve De bienveillance En tout cas De respect Dans les échanges Et les mots Qui peuvent se tenir ici ou là

17:00
Présentateur

Est-ce que je suis labellisée Ou pas ?

17:03
Maud Bregeon

Enfin Bon Vous me le donnez le label ou pas ? Écoutez Ce n'est pas à moi de le dire Ça vous fait rire ce patron ? Oui ça me fait rire Parce que Vous reprenez Là encore une fois Pardonnez-moi Une énorme fake news Apolline de Malherbe Vous savez bien Que l'État ne va pas donner De label Il n'y a pas de label d'État Et je ne suis pas Ministre de la vérité Est-ce que Au fond Est-ce que c'était le rôle D'Emmanuel Macron De rentrer dans cette histoire ?

Ce n'est pas lui Qui a soulevé le sujet C'est la patronne La directrice précédente Je crois Du groupe Ebra Qui lui en parle Dans une discussion Qui est publique Que chacun peut revoir Qui se tenait dans les Vosges Il y a une ou deux semaines De ça Le président de la République Répond En évoquant une idée Encore une fois Qui a été soulevée Par des patrons de médias Qui a été relevée Dans les états généraux De l'information Et il dit lui-même Jamais le gouvernement N'aura à faire ça Ce n'est pas le rôle Du gouvernement Et l'inverse Qui déciderait De ceux Qui pourraient donner Le label Même si c'est C'est pas à nous de le dire En fait C'est précisément Pas à nous de le dire Nous n'avons pas A mettre nos mains Là-dedans Et le président De la République Est-ce que vous regrettez pas Est-ce que vous regrettez pas Parce que c'est quand même Très mal compris En ces mots Hier au Conseil des Ministres Et j'ai eu l'occasion Voilà D'expliquer Et de rappeler Ce qu'il a dit En Conseil des Ministres Lors de mon compte rendu En revanche Faire dire au président De la République L'inverse De ce qu'il a précisément dit Laisser entendre Et véhiculer l'idée Qu'il y aurait Un label d'État Et qu'il y aurait Un ministère de la vérité En création Pardon Mais c'est extrêmement grave

18:34
Présentateur

Mais vous n'avez pas de regret Vous vous dites pas On s'est mêlé D'un sujet Dont on n'aurait pas dû se mêler

18:40
Maud Bregeon

On ne s'est pas mêlé D'un sujet Duquel on n'aurait pas dû se mêler Le président de la République A répondu à une question Posée par une de vos consoeurs D'ailleurs Et il répond en disant Que ce n'est pas le rôle Du gouvernement Que de poser tel ou tel label Sur des médias

18:53
Présentateur

Donc pour vous c'est clair C'est extrêmement clair Et bien merci Maud Bréjon Porte-parole du gouvernement D'avoir répondu Merci à vous A mes questions