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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 8 mars 2025 43 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsTransportsÉconomie & entreprisesSécurité

Gilles GASCON : Maire "LR" de Saint-Priest et chef de file de la Métro-Positive, 1er groupe d'opposition à la métropole de Lyon

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 41 %Attaque 37 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:51OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est le principal opposant au président de la Métropole que je reçois aussi, en étant à cette position ?

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Comment ça s'organise concrètement ? Quel est le rôle de chacun ?

  • 4:39OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas encore de candidat officiel ?

  • 6:29OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose qui est un peu nouveau entre la ville et la métropole ?

  • 7:47OuverteRéponse directe

    Ça vous embête ? Ça vous attriste ?

  • 8:43OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça peut être un bon candidat pour la mairie de Lyon ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:08PrésentateurFait
    « Notre groupe à la Métropole, la Métropositive, représente le groupe d'opposition le plus important. »
  • 1:33PrésentateurChiffre
    « Ce qui représente aujourd'hui, au bas mot, plus d'un tiers des élus métropolitains dans cet hémicycle. »
  • 2:57PrésentateurFait
    « Véronique et moi sommes toujours main dans la main pour travailler le sujet de la métropole. »
  • 3:05PrésentateurFait
    « Elle a été élue et bien élue en tant que chef de file de publicains pour conduire cette campagne métropolitaine pour 2026. »
  • 5:11PrésentateurFait
    « Il ne ressort pas un candidat naturel, comme on a l'habitude de l'appeler, qui pourrait prendre la tête de pont naturellement. »
  • 6:49PrésentateurFait
    « On ne peut pas dissocier Lyon de la métropole. La ville-centre est au cœur du sujet métropolitain. »
  • 14:46PrésentateurFait
    « La loi climat et résilience impose à la France de respecter des règles. »
  • 15:52PrésentateurChiffre
    « J'ai 30% de mes concitoyens qui ont des véhicules vignettes, critères 3. »
  • 16:52PrésentateurFait
    « Je lui ai dit, attention, la fracture sociale, elle va arriver, les véhicules que les gens possèdent ne pourront plus être utilisés à partir de telle date. »
  • 17:19PrésentateurFait
    « Il faut qu'on arrête d'emmerder les Français. »
  • 18:05PrésentateurFait
    « Le plan métro a été abandonné. »
  • 18:35PrésentateurFait
    « Le problème des écologistes chez nous, c'est que, on a les écologistes les plus extraordinaires du monde. »
  • 20:39PrésentateurChiffre
    « La première chose que j'ai faite, c'est le plan 4000 arbres. »
  • 28:43PrésentateurChiffre
    « Nous, à Saint-Priest, on a une production de logements qui est de 300-350 logements par an. »
  • 32:06PrésentateurChiffre
    « On a pris un million et demi constant par an d'augmentation de gaz, d'électricité. »
  • 32:59Invité politiqueFait
    « il y a une équilibrée c'est de pédagogie »
  • 33:15Invité politiqueFait
    « qui oppose Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez pour la présidence du parti »
  • 33:55PrésentateurFait
    « dans la situation sécuritaire de la France »
  • 34:01PrésentateurFait
    « en Bruno Retailleau notre ministre de l'intérieur cette détermination »
  • 36:18PrésentateurFait
    « il va venir vendredi 14 à Saint-Priest pour rencontrer ses sympathisants »
  • 37:22PrésentateurFait
    « j'ai pris la présidence de la métropositive il y a quelques mois »
  • 38:55Invité politiqueFait
    « François Béroux le Premier ministre avec une question autour de la proportionnelle »
  • 39:00Invité politiqueFait
    « ce projet de changement hors de la loi ce qu'on appelle PLM »
  • 40:08Invité politiqueFait
    « on sait qu'on ne peut pas organiser y compris trois urnes dans les bureaux de vote »
  • 41:08PrésentateurFait
    « il y a un rendez-vous qui est important samedi c'est la journée nationale du droit des femmes »
  • 41:20PrésentateurFait
    « il y a un match de rugby à Saint-Priest aussi qui est aussi important »
  • 42:23PrésentateurFait
    « Véronique Sanson qui résume un petit peu tout ça c'est ma drôle de vie »

Temps de parole

  • Présentateur67 %
  • Invité politique31 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère ! Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, avec Lyon positif, Frédéric Duval.

0:11
Invité politique

Bonjour à toutes et à toutes, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission de l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. On va partir à la fois dans l'Est lyonnais et puis au cœur de la métropole avec vous, Gilles Gascon. Bonjour ! Bonjour ! Je rappelle à nos auditeurs que vous êtes le maire de Saint-Priest, mais que vous êtes aussi le président du groupe qui s'appelle la Métropole positive à la Métropole de Lyon, qui est le groupe d'opposition de droite.

Et on va parler d'actualité, de bilan de mandat à la fois dans votre ville, et puis du regard que vous portez évidemment sur ce qui se passe à la métropole, un peu de politique nationale parce que vous avez pris des positions, il y a eu une agitation au sein des LR, on va en parler, puis évidemment des prochaines échéances, bref, un programme chargé. Ma première question, elle est toute simple, puisque vous êtes à la fois maire et président de ce groupe, est-ce que c'est le principal opposant au président de la Métropole que je reçois aussi, en étant à cette position ?

1:01
Présentateur

Alors, je dirais que oui, pour une raison principale, c'est que notre groupe à la Métropole, la Métropositive, représente le groupe d'opposition le plus important. Et aujourd'hui, en fonction, entre guillemets, de président du groupe, j'ai pu concrétiser un souhait que nous avions depuis déjà pas mal d'années, c'est de pouvoir arriver à rassembler d'autres groupes politiques, donc ce qui représente aujourd'hui, au bas mot, plus d'un tiers des élus métropolitains dans cet hémicycle.

1:42
Invité politique

On va voir que rassembler, d'ailleurs, c'est, je suppose, un des mots importants pendant ce presque début de campagne, puisqu'on a l'impression que tout le monde est en campagne. Vous voyez aussi que ma question, elle était un petit peu taquine, au sens où a été, au sein des instances du parti, etc., élue récemment Véronique Sarcelli, comme tête de fil de la campagne, en fait. Mais on sait que vous, vous avez aussi des ambitions, des envies, vous ne l'avez jamais caché. Comment ça s'organise concrètement ? Quel est le rôle de chacun ? Est-ce que ça veut dire que c'est elle qui est maintenant la responsable de ça ? Est-ce que vous aussi, vous avez toujours votre place ?

Comment ça se passe concrètement ? Parce que je me souviens qu'il y a un an, vous aviez lancé un binôme tous les deux, un homme, une femme, Est-Ouest et tout. Est-ce que ça, c'est toujours d'actualité ?

2:22
Présentateur

Comment ça se passe concrètement ? Alors, effectivement, il y a plusieurs mois, voire maintenant plus d'un an, nous avons lancé avec Véronique ce qu'on appelait ce binôme Est-Ouest qui permettait de pouvoir travailler les sujets de nos différents territoires. Les problématiques de l'Est ne sont pas les mêmes que celles de l'Ouest, vice-versa. Moi, ce que je peux dire aujourd'hui, c'est que rien n'a bougé.

Véronique et moi sommes toujours main dans la main pour travailler le sujet de la métropole et que oui, effectivement, elle a été élue et bien élue en tant que chef de file de publicains pour conduire cette campagne métropolitaine pour 2026 et qu'aujourd'hui, c'est ensemble que nous avançons pour conjuguer, réunir nos forces de manière à pouvoir changer les choses au sein de cette métropole. Donc, il n'y a pas une feuille de papier de cigarette entre nous deux. Les choses se passent très très bien.

3:35
Invité politique

C'est-à-dire qu'elle est en charge de préparer tout ça, mais si à un moment, il y a une personne qui apparaît peut-être vous plus en situation, c'est aussi encore une possibilité qui existe. Ce n'est pas forcément elle qui sera la tête de liste à la fin. C'est ça que ça raconte aussi ?

3:46
Présentateur

Véronique a toutes les capacités pour être la candidate à la métropole de Lyon. Le travail qui est fait à partir d'aujourd'hui jusqu'à 2026 va nous permettre de pouvoir avancer. Et puis, j'ai envie de dire, le ou la ou le meilleur candidat s'imposera dans la dernière ligne droite pour conduire la liste à la métropole de Lyon.

4:15
Invité politique

Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a un processus qui était plutôt assez clair, qui a abouti au niveau de la métropole. En revanche, on a l'impression que pour la ville de Lyon, c'est un peu plus compliqué ou un peu plus le bazar, entre guillemets. Là, visiblement, la campagne est en train de se lancer. Il y a plein de candidatures qui émergent. Vous me direz si vous pensez que c'est une bonne chose ou pas. Il y en a une dont on va parler, évidemment, qui est celle de Jean-Michel Hollande. Mais là, sur ce qui concerne votre famille politique, pourquoi est-ce qu'il n'y a pas encore de candidat officiel ? Est-ce que ce n'est pas important qu'il y ait une identification ?

Il y a un binôme qui se précise, là, clairement.

4:45
Présentateur

Bien sûr, vous avez raison. Moi, je voudrais quand même déjà saluer le gros travail de Béatrice Demonti, qui est sur le terrain en permanence, celui de Pierre Oliver et de Christophe Marguin, qui également travaillent chacun un peu de leur côté dans des secteurs un peu différents, avec des réunions avec les uns et avec les autres, pour arriver à rassembler. Après, oui, il ne ressort pas un candidat naturel, comme on a l'habitude de l'appeler, qui pourrait prendre la tête de pont naturellement, prendre le lead, comme on le dit, pour mener la campagne.

Donc, il va y avoir certainement, peut-être aussi, comme le réclame, je crois, si je ne dis pas de bêtises, Pierre Oliver, une désignation de candidat, peut-être dans les prochains jours ou les prochaines semaines.

5:37
Invité politique

C'est le parti qui doit s'en occuper, non ?

5:39
Présentateur

Alors, il y a plusieurs possibilités. Nous, on nous a demandé de faire une primaire, donc, dont acte. Maintenant, je ne vois pas ce qui ne serait pas valable pour les uns, ne le serait pas pour les autres. Après, si ça doit passer par la Commission nationale d'investiture à Paris, écoutez, dont acte.

5:59
Invité politique

Mais au-delà des problèmes de personnes, d'ailleurs, est-ce qu'il n'y a pas quelque chose qui est un peu nouveau ? Parce que pendant longtemps, et c'était lié au fait, sans doute, que Gérard Collomb était à la fois, à l'époque, maire et président. Est-ce qu'il n'y a pas comme une espèce de décalage qui se fait ou de séparation entre la ville et la métropole, avec, j'allais dire, des enjeux, évidemment, complémentaires, mais un peu différents ?

Je me souviens, on avait reçu, il n'y a pas longtemps, Georges Képénéckian, qui a lui aussi annoncé être candidat, mais qui a expliqué que, pour lui, Lyon devait avoir son positionnement vis-à-vis de la métropole et que le binôme n'était pas toujours une nécessité. Est-ce que vous êtes un peu d'accord là-dessus ?

6:29
Présentateur

Non, pas forcément. Non, non, je ne partage pas cette réflexion de Georges, mais, bon, en revanche, une chose qui est sûre, c'est que Lyon a sa propre identité. Et le travail qu'avait fait Gérard Collomb à l'époque, qui, aujourd'hui, laisse encore des traces, et j'ai envie de dire heureusement, est très important. Maintenant, on ne peut pas dissocier Lyon de la métropole. La ville-centre est au cœur du sujet métropolitain et, aujourd'hui, la métropole, aussi, au vu de ses arrondissements, doit obligatoirement compter, politiquement parlant, sur ce qui va se passer au niveau de la métro. Donc, l'un ne va pas sans l'autre.

Et s'il y avait cette possibilité, politiquement, d'avoir ce binôme Lyon-Métropole. Après, je ne parle pas de parti politique, proprement dit, qui doit être forcément le même parti.

7:30
Invité politique

Oui, parce qu'après, il y a toutes les discussions avec le Bloc Central, avec les partenaires, etc. On est encore loin, mais, dans l'identification, on le sait aussi, et il suffit d'interroger les Lyonnais ou de voir la notoriété, à la fois de Grégory Doucet ou de Bruno Bernard, le maire de Lyon est quand même toujours plus connu que le président de la métropole, qui est une jeune institution. Ça vous embête ? Ça vous attriste ? Alors, on sait que le pouvoir, il est à la métropole, aujourd'hui.

7:51
Présentateur

Mais complètement, le pouvoir est à la métropole. Après, être attristé que le maire de Lyon ait cette notoriété qui va au-delà de celle du président de la métropole, non, il n'y a pas de... Je le répète, la ville de Lyon reste une entité à part, avec une... On est quand même un hub européen, quelque part, dans cette configuration, puis en termes de territoire. Donc, que le maire de Lyon rayonne au niveau national et international, j'ai envie de dire, heureusement. Mais peut-être pas en ce moment.

8:22
Invité politique

Alors, évidemment, pour clore sur cet aspect un peu de l'actualité politique locale, qui est quand même assez intéressant, puisque ça bouge beaucoup, on l'a évoqué très rapidement, il y a quelqu'un dont tout le monde parle en ce moment, qui est Jean-Michel Hollasse. Alors, évidemment, tout le monde connaît le président Hollasse pour le foot. Je sais que vous le connaissez bien, que vous êtes un fin connaisseur du foot, c'est un grand chef d'entreprise. Est-ce que ça peut être un bon candidat, d'une part, pour la mairie de Lyon ? Est-ce que c'est aussi un candidat plus pour la droite ou plus pour la gauche ? Parce qu'il y a des moments, on ne sait pas trop où le positionner, en vrai.

8:51
Présentateur

Alors, moi, j'ai envie de dire, pour connaître quand même un peu Jean-Michel Hollasse, c'est... Enfin, ça serait le candidat, pour moi, parce qu'il incarne aussi cette réussite professionnelle avec ses entreprises, bien connues au niveau national et même de l'international. Et puis, ça réussit sportif. On voit où est-ce qu'il a été capable de mener l'équipe de l'OL, jusqu'où il a été capable de la faire monter, par la Champions League, etc. Et là, j'ai presque envie de dire, on retrouve peut-être un petit peu ce que Gérard Collomb avait mis en place sur Lyon, qui est une particularité lyonnaise. Je ne suis pas de gauche, je ne suis pas de droite, je suis plus de droite que de gauche.

Je suis plus lyonnais, en fait. Je suis plus lyonnais, mais carrément, c'est ça. Et donc, ce personnage, Jean-Michel Hollasse, l'incarne complètement.

9:51
Invité politique

Et il pourrait rassembler, en plus, selon... Parce qu'il est à la fois légitime, il est à la fois connu, il est crédible, ça fait un bon portrait robot pour un bon candidat, du coup.

9:57
Présentateur

Mais complètement, parce que, quand on regarde aussi sur le volet socio-culturel, par exemple, quand on est au stade, on a autant les badgones que le microcosme politique et économique qui se retrouve en prison de boxe ou au club des sœurs, etc. Donc, oui, autour de lui, je pense qu'il est en capacité de pouvoir rassembler au-delà des clivages politiques. Et vous qui le connaissez, c'est difficile,

10:28
Invité politique

mais est-ce qu'il fait ça un peu comme ça ? Parce qu'il aime bien aussi communiquer, exister. Ou est-ce que vous pensez que c'est vraiment assez sérieux qu'il y pense ? Non, il a l'âge qu'il a aussi, un certain âge. Vous le voyez aller jusqu'au bout et être capable de rassembler, justement, de fédérer un peu tout le monde ? Alors, je sais... Parce qu'il y a déjà des appels, il y a des pétitions,

10:47
Présentateur

il y a des groupes qui se créent. Je sais qu'aujourd'hui, il y pense très sérieusement et je ne pense pas que ce soit quelqu'un qui lance comme ça des annonces sans y réfléchir. Les Lyonnais, les vrais Lyonnais, il y a un constat. C'est que Lyon devient catastrophique en termes de circulation et... Effectivement,

11:09
Invité politique

sur l'identité même lyonnaise, on va... Et de sécurité. On va en parler d'ailleurs très concrètement dans la deuxième partie de notre émission, si vous voulez bien. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique le samedi de 11h à midi toujours sur Lyon 1ère et toujours avec vous évidemment Gilles Gascon, maire de Saint-Priest, président du principal groupe d'opposition métropole positive à la métropole de Lyon. On a parlé un petit peu de cette effervescence de campagne locale. On va rentrer dans les détails du bilan à la fois de votre commune et puis de ce que vous pensez, je suppose, du bilan de la métropole aujourd'hui.

Avec peut-être quand même une question qui est peut-être dans l'air du temps et j'étais curieux de savoir si vous, en tant qu'élu local, vous êtes un peu interpellé en ce moment ? Parce qu'on ne va pas se mentir, le contexte à la fois économique, sociétal et même européen de crise est quand même très très présent. Est-ce que les gens commencent à vous parler de ça ? Est-ce que ça pèse sur le quotidien des Français, ces inquiétudes ?

12:00
Locuteur

Oui,

12:00
Présentateur

il faut être clair, il y a une vraie inquiétude depuis la guerre en Ukraine. Les conséquences ont été, j'ai envie de dire, directes par rapport aux habitants, ne serait-ce que par l'augmentation des fluides, etc., où pas mal de gens se sont retrouvés en grande difficulté au niveau de leurs charges et charges de fonction et tout le reste. Après, l'incertitude de ce qui peut se passer aussi depuis ces derniers jours avec les déclarations du président américain, donc, bah oui, les gens se posent beaucoup de questions. D'ailleurs, je crois que le président de la République va prendre la parole.

12:44
Invité politique

On a pris, il s'exprime régulièrement à ce sujet, effectivement, pour rassurer, nous expliquer, parce que c'est aussi des enjeux qui nous dépassent, et c'est avec des conséquences qui ne sont pas évidentes. On parle même, je sais qu'à Lyon, par exemple, on menace de fermer le consulat des États-Unis. Enfin, il y a plein de petites conséquences indirectes, mais ça pèse un peu sur ce contexte.

Alors, si on rentre un peu dans le détail de ce que vous évoquiez, j'allais dire, de votre combat et de votre engagement, qui pouvait être aussi celui dont on parlait pour Jean-Michel Aulas, j'ai l'impression que ce qu'il vous lit, c'est aussi la passion de Lyon et l'engagement pour Lyon, c'est, je crois aussi, souvent une critique que vous avez faite et d'autres membres de votre famille politique à la nouvelle gouvernance écologique, c'est peut-être de ne pas considérer Lyon ou respecter Lyon dans sa spécificité. C'est toujours d'actualité, ça pour vous ?

13:27
Présentateur

Alors, non seulement c'est d'actualité, mais plus le temps passe et plus on s'aperçoit que tout ce que Michel Noir, Raymond Barr, Gérard Collomb ont pu construire durant toutes ces années est en train d'être détruit. L'âme de Lyon, l'âme lyonnaise, j'ai envie de dire, est en train, petit à petit, de s'effacer, de disparaître. Alors, on entend, ils ont été élus, d'un tact, une empreinte, écologique, mais, je veux dire, y aller de cette manière-là en marche forcée, on va parler de la ZFE, on pourra parler du station, on pourra parler du parking, de la sécurité, etc., est en train de, Lyon est en train de perdre son âme et sa valeur ajoutée.

C'est-à-dire qu'il y a autant pour vous, je veux dire,

14:18
Invité politique

le fond que la forme, c'est-à-dire que la méthode, le processus, l'accélération, la ZFE, on va en parler parce que d'abord, vous avez fait une tribune récemment, une lettre, je crois, à vos habitants aussi, etc., c'est un peu votre cheval de bataille, pour vous, ça résume bien à la fois la méthode, peut-être l'absence d'alternetifs, pourquoi c'est si important pour vous,

14:38
Présentateur

cet enjeu aujourd'hui ? On avait pris conscience de cette problématique de ZFE il y a déjà quelques années. Donc, la loi climat et résilience impose à la France de respecter des règles.

14:52
Locuteur

Donc,

14:52
Présentateur

il n'y a pas de problème. Et puis d'ailleurs, ça va dans le bon sens. Vous n'êtes pas hostile au principe ? Est-ce que c'est fait aussi

14:58
Invité politique

pour sauver des gens de la pollution de l'air ?

15:00
Présentateur

Bien sûr. Et puis, il y a une espèce de prise de conscience qui se fait au niveau de la population et au niveau, par exemple, des constructeurs automobiles. Ils ont fait de gros efforts, de très gros efforts sur les moteurs thermiques, etc. etc. Après, la vraie problématique sur la métropole de Lyon, c'est que la gouvernance écologiste a amplifié cette ZFE qui était mise en place. Au niveau national. C'est une loi. Au niveau national, bien sûr. Donc, l'amplification du périmètre de la mise en place de la ZFE n'est pas obligatoire. Je rappelle juste deux petites choses.

Dans la loi Climat et Résilience, à aucun moment, dans cette loi, il est noté que la ZFE doit fonctionner le samedi et le dimanche. À aucun moment. Donc, moi, j'ai 30% de mes concitoyens qui ont des véhicules vignettes, critères 3. Le samedi et le dimanche, pour ceux qui avaient l'habitude d'aller à Lyon pour faire des courses, chercher un cadeau, fréquenter le commerce lyonnais, aujourd'hui, ils ne peuvent plus le faire. et de la même manière que les gens qui partent au travail, les travailleurs de nuit, emprunter le périphérique, la M6, la M7, qui, par la loi, ne sont pas obligatoirement imposés à la ZFE.

Donc, on va nous répondre, « Ah oui, mais attendez, vous noircissez le tableau, il y a des dérogations. » Non, mais, allô, je veux dire, on assigne les gens à résidence, on a l'impression de revenir à l'époque de la pandémie, du Covid, où il fallait qu'on signe un papier pour sortir. C'est à la fois

16:47
Invité politique

une atteinte

16:48
Présentateur

à la liberté et pour vous, il y a une forme d'injustice sociale. Mais complètement. On avait prévenu le président, moi-même, j'ai prévenu le président de la métropole à plusieurs reprises. Je lui ai dit, attention, la fracture sociale, elle va arriver, les véhicules que les gens possèdent ne pourront plus être utilisés à partir de telle date. « Oh oui, mais attendez, d'ici là, on va donner des aides, etc. » Mais les gens n'ont pas les moyens de changer leur bagnole. Surtout dans le contexte, en plus. Surtout dans le contexte. Je vais répéter une célèbre phrase d'un ancien président, il faut qu'on arrête d'emmerder les Français.

À un moment donné, on n'a même pas la mobilité et les transports lourds pour le mettre en parallèle. Qu'on me dise demain, pour aller à Lyon, je prends l'exemple de Saint-Priest, vous prenez le transport en commun, il vous faut une heure. Bon, ok, vous prenez votre voiture, il vous faut une demi-heure. Enfin, dans la tête des gens, c'est en sérieux. Ils vont faire quoi ? Ils vont prendre le moyen de transport le plus rapide, c'est-à-dire leur voiture. Donc, voilà.

17:50
Invité politique

Est-ce que ça veut dire aussi qu'il n'y a pas forcément eu assez de propositions alternatives dans les équipements structurants ? Parce que la mobilité, c'est aussi un nouveau sujet sur les métros, notamment avec celui de l'Ouest Lyonnais, mais pourtant, il y a eu plein de nouveaux tramways, il y a eu plein de nouvelles choses, mais ça ne va pas forcément assez vite.

18:04
Présentateur

Absolument. Le plan métro a été abandonné. Je veux dire, on n'a pas été assez loin dans la réflexion. Alors, on me dit, là aussi, mais avec quel argent ? Alors, moi, je me retourne vers la mairie de Toulouse, enfin, la métropole de Toulouse. ils ont fait comment ? Ils y sont arrivés, pourquoi ? Parce que matin, midi et soir, ils ont été chercher de l'argent au niveau national. L'État a donné un coup de main, chose que nous n'avons pas faite ici, dans notre métropole de Lyon. Donc, le problème des écologistes chez nous, c'est que, on a les écologistes les plus extraordinaires du monde. dans votre bouche, ce n'est pas un compliment. Non, c'est très clair.

À un moment donné, on ne peut pas abandonner un plan métro où il y a eu des études qui ont été faites qui ont coûté beaucoup d'argent et les mettre au panier comme ça. Donc, oui, il y a des lignes de tramway qui ont été faites, il y en a d'autres qui devraient arriver, je pense, notamment au T8, etc., à notre sujet. Mais, pourquoi chez d'autres on y arrive et chez nous, on n'y arrive pas ? À un moment donné, on est capable aujourd'hui de voter au Citral un investissement de 43 millions d'euros pour un nouveau siège social et d'un autre côté, on va nous parler de problématiques de pannes de métro récurrentes. Récurrentes. Enfin, on n'en peut plus tout ça.

19:38
Invité politique

Il faut être sérieux. Donc, il y a une espèce de ce que j'entends dans votre discours un peu, c'est toujours est-ce que ça veut dire qu'à un moment, on était très employé ce terme d'écologie punitive et toujours d'actualité, qu'il y a un décalage entre la réalité que vivent les usagers et peut-être vos administrés et quelque chose qui est imposé de manière un peu idéologique.

19:56
Présentateur

C'est toujours ça que vous leur reprochez quelque part ? mais complètement. Il y a une espèce de dogmatisme politique, un dogmatisme vert. Et comme je le dis, il faut sauver l'écologie de l'écologisme politique. Donc ça, c'est une priorité aujourd'hui. On a tous conscience des problématiques de la planète. Je veux dire, c'est comme les questions de sécurité. Ça n'appartient pas à un parti. L'écologie n'appartient pas à un parti. On est tous conscients de ce qu'il faut faire aujourd'hui. Je crois que des plus jeunes aux plus vieux, on est tous conscients qu'il faut faire du tri, il faut faire ci, il faut... Moi, dans ma commune, je suis arrivé en 2014.

La première chose que j'ai faite, c'est le plan 4000 arbres. L'ancienne équipe avait fait un programme de logement, de renouvellement urbain, etc., avec une programmation de 4000 logements. Je me suis dit, écoutez, ce qu'on va faire, déjà d'entrée, on va planter un arbre par logement. C'est-à-dire qu'on a planté 4000 arbres. Ça, c'était la première étape. Il n'y avait pas d'exécutif écologiste métropolitain. On est bien conscients des enjeux d'aujourd'hui et de demain pour sauver nos enfants et nos enfants.

21:11
Invité politique

D'une autre manière. Les deux sujets qui vous tiennent à cœur aussi, à la fois dans votre commune, vous servez d'ailleurs souvent comme un laboratoire ou parfois un exemple, parce que vous êtes assez satisfait d'un certain nombre de choses. Je sais que la sécurité évidemment est un sujet. Vous aviez d'ailleurs organisé dans votre commune un colloque sur la sécurité avec vos confrères et collègues. Pourquoi ça reste toujours un sujet ? Moi, j'ai l'impression peut-être de l'extérieur qu'il y a eu un revirement, que la mairie de Lyon a avancé sur la vidéo surveillance, que la police municipale...

Est-ce qu'il n'y a pas eu un peu un changement quand même ou est-ce qu'ils sont toujours restés au même endroit et pour vous, c'est quoi ?

21:46
Présentateur

Ce n'est pas assez ? C'est assez extraordinaire. Aujourd'hui, à un an des élections, effectivement, il y a un changement de paradigme. Ils étaient contre l'installation de vidéos verbalisation, de vidéosurveillance, vidéos protection. Et je vous donne un exemple tout frais. La semaine dernière, lors de mon conseil municipal, on a voté encore l'installation de quatre caméras. Pour la première fois, ils ont voté pour. La gauche a voté pour, les écologistes ont voté pour. Alors, c'est assez extraordinaire. Comme je le dis, à un an des élections. Il me vaut tard que jamais, du coup. Il me vaut tard que jamais, c'est clair.

Mais en attendant, je crois que le mal est fait, aussi, et que le retard qui a été accumulé sur les problématiques de sécurité, il va falloir quand même qu'on envisage en 2026 un budget conséquent pour remettre à niveau la sécurité, qu'elle soit dans les transports, qu'elle soit métropolitaine, qu'elle soit lyonnaise. Il y a un vrai sujet sur...

22:56
Invité politique

Il y a un sujet aussi, d'ailleurs, à la fois de moyens, mais aussi de moyens humains et de recrutement. Je sais que c'est aussi assez complexe de recruter. Est-ce que vous, dans votre politique municipale, vous avez des difficultés, parfois, à recruter ou à attirer du monde, etc.

23:07
Présentateur

Oui, on a eu quelques sujets il y a quelques mois, quelques années de cela, de recrutement, parce que chaque commune essaye de... Il peut les enchères sur les... C'est un peu comme le mercato, quoi. Oui, les salaires, etc., etc., les rémunérations de nos policiers. Aujourd'hui, ça s'est plutôt stabilisé. Tout le monde a pris conscience et puis on se parle sur les montants de rémunération des uns et des autres pour éviter, justement, que... Il y a un déséquilibre entre les communes plus riches et les moins riches. Exactement. Donc là, aujourd'hui, non, on n'a plus de problème de recrutement.

Tout le monde a bien pris conscience des problématiques de sécurité et on parlait de la métropole de Lyon, l'attractivité de la métropole. Empêche aujourd'hui que les effectifs de la police nationale soient au complet puisqu'elle est beaucoup moins attractive qu'avant et qu'on a des chiens nationaux moins attirés à venir ici.

24:12
Invité politique

Alors, attractivité, ça rime aussi avec, effectivement, attractivité économique, développement économique. Je sais que c'est un sujet. Vous aviez instauré dans votre commune une quinzaine de l'économie qui est devenue un mois de l'économie. Vous me disiez aussi que Saint-Priest est une des communes qui est le plus remarquablement noté en termes de développement économique. Comment est-ce que vous expliquez cette situation et pourquoi c'est important pour un élu de s'attacher au développement économique ?

24:36
Présentateur

L'économie, c'est mon ADN et celui de mon adjoint au développement à l'économie, Alain. Et donc, on a toujours travaillé de manière intense à faire venir des entreprises sur notre territoire. Tout simplement, pourquoi ? C'est la croissance, c'est la richesse des entreprises. Aujourd'hui, si Saint-Priest a un niveau de chômage qui est inférieur à celui du national, c'est parce qu'on crée de l'emploi. Et ça, c'est grâce à qui ? C'est grâce aux entrepreneurs, à ceux qui se lèvent tôt le matin pour aller travailler. Et ça, pour nous, c'est important. Oui, effectivement, il y a eu un classement où la ville de Saint-Priest arrive deuxième après Paris sur le développement économique.

Alors, on a la chance d'avoir aussi des infrastructures routières qui aujourd'hui traversent notre territoire. Je veux parler de la 43, de la 46 et on a également l'aéroport de Brons et celui de Saint-Ex. Enfin, on a toutes ces grosses infrastructures autour qui permettent d'attirer le monde économique autour. Et puis, on a créé ce qu'on appelle le guichet unique de l'entreprise. Parce que la temporalité, le temps de l'entrepreneur privé n'est pas celui du public. Donc, quand un entrepreneur décide d'appuyer sur le bouton soit pour emménager, soit pour agrandir son entreprise, la développer, écoutez, il faut que derrière, au niveau du public, on puisse apporter absolument une réponse rapide.

Donc, on les reçoit, on les écoute, on leur donne le go politique et derrière, ils ont les rendez-vous qui vont bien avec les personnes qui vont bien. C'est entreprise friendly,

26:14
Invité politique

si je veux dire. Il y a d'ailleurs quelque chose qui vous tient à cœur et on va en parler très très vite, mais je crois qu'il y a une bonne nouvelle qui est arrivée récemment autour du château Saint-Priest et du fameux restaurant qui était fermé. Je crois que c'est un entrepreneur très connu

26:26
Présentateur

qui va le reprendre, c'est ça ? Oui, alors la nouvelle est toute fraîche, elle vient de tomber. Effectivement, nous avons l'honneur d'accueillir la famille Pignol qui va, vous le savez maintenant parce que ça s'est fait assez récemment et c'est tout frais et qui va prendre la gestion du château pour s'y installer.

26:50
Invité politique

Ce qui est aussi une belle récompense j'imagine pour un délu. Mais on va continuer à parler de tout ça et puis parler un peu de politique nationale dans une troisième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission d'Invité politique le samedi de 11h à midi. Toujours avec vous, Gilles Gascon, maire de Saint-Priest, président du groupe Métropole Positive à la Métropole de Lyon. On était en train de parler, j'allais dire, du succès, de ce fameux mois de l'entreprise, de l'importance que vous accordez à l'attractivité économique.

Est-ce qu'il n'y a pas un peu aussi, quand on a une forte attractivité, ce qui est aussi, je crois d'ailleurs, peut-être que vous reprochez un peu à la Métropole qui a perdu de son attractivité, ça se joue là. J'allais dire, le revers de la médaille, c'est-à-dire que les gens ont davantage envie d'aller chez vous, ça veut dire aussi plus de logement, peut-être plus d'équipement. Comment est-ce qu'on verre cet équilibre,

27:40
Présentateur

le développement économique s'accompagne obligatoirement de logements ? Mais je pense que l'exécutif métropolitain n'a pas pris conscience de cela.

27:51
Invité politique

C'est un échec aussi pour vous, ce qu'ils ont fait sur le logement, ou l'absence de logement, ou le fait parfois d'avoir même retiré avec la préfète les permis de construire pour certains élus

27:59
Présentateur

et ce genre de choses ? Mais l'échec, il est cuisant. Je me souviens au logement d'avoir annoncé une production de 6 000 logements par an sur 6 ans. Aujourd'hui, ils arriveront peut-être à faire 6 000 logements mais sur un mandat complet. Donc oui, c'est un échec et d'un autre côté, cette majorité d'opportunités que je la qualifierais comme celle-ci se percute à la fois par ceux qui ont aussi peut-être envie de créer du logement et ceux qui n'en veulent pas du tout au sein de la même majorité. Donc ça reste très compliqué.

Nous, à Saint-Priest, on a une production de logements qui est de 300-350 logements par an de manière à ne pas perdre d'habitants non plus et on aurait besoin effectivement d'en construire encore un petit peu plus. Il y a des opportunités, il y a des possibilités. En tant que vous avez du foncier aussi. Oui, on a la ville de Saint-Priest la commune de la métropole avec la plus grosse réserve foncière. Et il y a des opportunités qui ont été mises sur la table il y a déjà plusieurs années maintenant où ils n'ont pas bougé une oreille. C'est très compliqué aujourd'hui. Bon, alors, tout n'est pas non plus la faute de la métropole. Il y a un problème.

Le texte national, les enjeux avec les banques,

29:28
Invité politique

etc. Mais peut-être qu'ils n'ont pas été pour vous suffisamment aidants ou proactifs. et même réactifs tout court. Quand on parle de lèvement d'ailleurs, je reviens là quelques instants parce que j'y pensais parce que vous l'évoquiez aussi au moment de votre arrivée le fait qu'il y avait... On s'inscrit toujours dans une forme de continuité. C'est-à-dire que quand on est mère, il y a eu aussi un avant, il y a peut-être parfois un après dans un bilan. Il y a du positif, du négatif. Comment est-ce que vous vivez ça ? J'y pense parce que l'ancienne mère de Saint-Priest, Martine David, est morte récemment. Elle avait été venue pendant près de 40 ans.

Comment est-ce que vous vivez parfois cette continuité de l'histoire de vous inscrire à un endroit et peut-être après vous d'autres personnes, avant vous d'autres personnes, cette continuité de l'engagement quelque part qui est celui aussi de l'élu de terrain et de la femme et de l'homme politique qui s'engage ?

30:09
Présentateur

Effectivement, vous dites à marquer de son empreinte la ville de Saint-Priest. Il y a des choses sur lesquelles nous n'étions pas du tout d'accord, bien sûr. Il y a des choses qui ont été faites qui pour le coup étaient allées dans le sens de l'intérêt commun des sans-priots et sur lesquelles nous avons été dans la continuité et d'autres sur lesquelles nous avons effectivement changé de braquet pour aller dans la direction que je voulais donner à cette belle commune.

30:47
Invité politique

C'est-à-dire qu'on peut partager au-delà des convictions aussi l'attachement à un territoire, la notion de l'engagement parce qu'être élu aujourd'hui c'est quand même devenu assez compliqué. Vous le vivez aussi un peu cette espèce de rejet à la fois de la politique parfois de l'élu de la difficulté de la complexité des dossiers ça doit être un peu parfois frustrant ou difficile à vivre au quotidien.

31:04
Présentateur

Oui parce qu'on aimerait à un moment donné faire aussi avancer les choses un petit peu plus vite et comme le disait un homme politique il y a quelques mois de cela les maires sont à portée de claque donc on est tout de suite on est tout de suite pris pas à partie parce que moi je n'ai pas de problème dans ma commune mais les problématiques du quotidien tout arrive chez le maire il neige c'est à faute du maire il y a des moustiques c'est à faute du maire donc on essaye bien de faire au mieux de ce que l'on peut faire mais on a des contraintes administratives et puis budgétaire

31:41
Invité politique

vous êtes peu aidé c'est à dire qu'il y a à la fois beaucoup de contraintes moins d'argent public des budgets contraints comment est-ce qu'on verre cette difficulté de faire au moins aussi bien et parfois moins d'argent vous avez été impacté un peu par tout ce qui se passait au niveau budgétaire au niveau national au niveau des demandes d'économies qui ont été faites

31:56
Présentateur

mais complètement tout à l'heure je parlais de la guerre en Ukraine est touchée comme tous les particuliers avec l'augmentation des fluides nous on a pris un million et demi constant par an d'augmentation de gaz d'électricité alors heureusement on a énergétique ce qui nous a permis de pouvoir limiter la casse mais les dotations d'état ont chuté et les aides de la métropole n'ont absolument pas évolué voire diminué et donc l'un dans l'autre il faut qu'on fasse des choix puis accueillir des gens dans sa collectivité ça veut dire aussi ne pas baisser le service public et le service public c'est qui ?

c'est le maire donc il faut apporter toujours autant de services publics plus de confort parce que la population est exigeante il faut le reconnaître et donc il faut qu'on soit en capacité de pouvoir répondre à la demande avec moins d'argent donc il faut jongler avec le budget

32:59
Invité politique

il y a une équilibrée c'est de pédagogie parfois alors on va parler peut-être un peu aussi parce que c'est dans l'actualité vous avez pris position récemment aussi sur le sujet de politique nationale puisque dans votre famille politique au sein des LR alors je ne sais pas si c'est une compétition il y a un duel en tout cas qui oppose Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez pour la présidence du parti c'est assez important pour l'un et pour l'autre parce que je pense qu'il joue quelque part une forme de survie politique vous avez pris et je ne sais pas si c'était une surprise ou en tout cas comment ça a été vécu position pour Bruno Retailleau que je crois vous a accueillé bientôt le 14 mars dans votre commune me semble-t-il pour un meeting pourquoi ce choix alors qu'on sait que beaucoup d'élus de cette région ont beaucoup de choses alors à devoir je ne sais pas mais pour Laurent Wauquiez a représenté beaucoup de choses pour eux pourquoi ce choix politique aujourd'hui

33:47
Présentateur

ce choix pour moi il est simple et clair aujourd'hui dans la situation sécuritaire de la France j'ai retrouvé en Bruno Retailleau notre ministre de l'intérieur cette détermination ce combat ce parler franc cette conviction de pouvoir ramener la France au niveau dont elle doit elle devait être depuis des années et il incarne pour moi la personnalité la plus appropriée à pouvoir répondre à cette ambition de pouvoir redresser la France moi je ne suis pas contre Laurent Wauquiez tout au contraire moi j'ai eu la chance de travailler avec lui et c'est un c'est un président de région enfin c'est un président de notre région qui est qui est brillantissime j'ai pas de j'ai pas de sujet là dessus mais aujourd'hui moi je ne change pas de parti je reste républicain on a le choix aujourd'hui entre deux candidats et on a cette liberté dans notre parti qui nous permet aussi de pouvoir se rapprocher soit plus de l'un que de l'autre et ça fait partie de la démocratie

35:09
Invité politique

alors il y a des choix qui peuvent être un peu liés aux personnes entre guillemets dans des affinités dans des moments dans des situations il y en a un qui est peut-être un peu plus en situation d'action et l'autre un peu dans un rôle un peu différent mais est-ce que derrière il n'y a pas aussi une sorte d'évolution enfin c'est comme s'il y avait deux familles à droite aujourd'hui un peu plus peut-être classique traditionnelle un peu dure et du coup Laurent Wauquiez qui apparaît peut-être presque plus à gauche que Bruno Rotaillot est-ce que ce n'est pas un peu deux sensibilités qui sont très clairement en train de se dessiner ?

35:40
Présentateur

Oui je le crois et puis de par le poste que Bruno Rotaillot occupe aujourd'hui forcément alors on n'est pas sur une j'ai envie de dire sur un caprice de soutenir quelqu'un qui aujourd'hui a la chance de pouvoir communiquer plus que l'autre ou des choses comme ça non il y a l'homme oui puis il y a l'action qui est derrière et aujourd'hui l'action qu'il mène en France c'est je pense extrêmement déterminante pour la suite et je ne suis pas le seul à le dire il va venir vendredi 14 à Saint-Priest pour rencontrer ses sympathisants et donc j'espère qu'on arrivera d'une manière ou d'une autre à arriver que ce soit l'un ou l'autre qui gagne on sera toujours derrière celui derrière notre chef c'est dans notre ADN il n'y a pas de sujet bon alors aujourd'hui effectivement ça peut provoquer un peu de remous parce que ça passera voilà mais bien évidemment que ça passera en tout cas c'est important que ça se clarifie parce que

36:50
Invité politique

si on se projette dans les échanges de 2026 on en parlait au tout début de notre entretien ça peut avoir à la fois un peu de conséquences et puis il va falloir rassembler c'est-à-dire qu'une fois qu'il y aura un candidat au niveau national on a vu des candidats au niveau local des têtes de liste des chefs de file etc comment vous envisagez le grand rassemblement avec ce fameux bloc central puisque ça discute avec Horizon avec le Modem avec Renaissance comment est-ce que vous imaginez pouvoir construire une alternative est-ce que vous y croyez plus que jamais aujourd'hui

37:17
Présentateur

alors non seulement j'y crois mais j'en ai fait la démonstration quand j'ai pris la présidence de la métropositive il y a quelques mois la première action que j'ai faite et qui a fonctionné c'est de pouvoir réunir deux autres groupes politiques au sein de la métropole donc un qu'on connait qui est communément appelé Synergie et qui a une composante politique diverse et variée on parle on parle de gens de droite de centre droit de centre de cour voire même peut-être aussi un petit peu de centre gauche qui a un exemple au Val-de-Saône exactement et puis le deuxième groupe qui est le groupe de ex-colons qui lui également est plutôt centre droit bon et donc cette démonstration dont je parlais c'est le regroupement de ces trois groupes on a fait des communiqués de presse différents communiqués de presse et on l'a prouvé on est en capacité de pouvoir travailler ensemble sur les dossiers qui sont des dossiers brûlants de la métropole là on travaille actuellement sur le budget avec un groupe de travail qui est composé des trois groupes politiques donc cette démonstration qui est faite aujourd'hui déjà en marche et déjà fonctionne aujourd'hui elle fonctionne et elle fonctionne même très bien et elle sera je pense reproduite à plus grande échelle avec les autres partis politiques

38:48
Invité politique

alors il y a une petite question un peu technique mais qui peut avoir son importance parce que c'est un sujet de discussion qui a amené François Béroux le Premier ministre avec une question autour de la proportionnelle etc c'est peut-être ce projet de changement hors de la loi ce qu'on appelle PLM qui régit l'organisation des échéances à Paris-Lyon et Marseille avec un changement de mode de scrutin qui arriverait peut-être avant les prochaines échéances qui pourraient avoir une incidence sur l'agenda sur la représentation des uns et des autres qu'est-ce que vous en pensez ou est-ce que c'est plutôt une bonne idée est-ce que c'est plus représentatif ou est-ce que comme certains le disent c'est compliqué de faire ça

39:23
Présentateur

unanimité il est important qu'on puisse arriver à faire bouger cette loi maintenant oui on arrive à la deadline de la temporalité du calendrier électoral je sais que le Premier ministre s'est emparé du sujet très vite

39:40
Invité politique

d'avril

39:40
Présentateur

voilà et qui va passer en urgence alors en première lecture dans quel ordre est-ce que c'est le Sénat qui logiquement devrait l'avoir dans les mains mais ça sera peut-être l'Assemblée nationale mais il est impératif enfin moi je pense qu'il faut absolument arriver à décorréler l'élection municipale à celle des élections métropolitaines déjà parce que les gens ne comprennent pas tout parce que techniquement

40:08
Invité politique

on sait qu'on ne peut pas organiser y compris trois urnes

40:10
Présentateur

dans les bureaux de vote oui alors bon ça reste une question technique qui va falloir se poser et voir de quelle manière elle peut être réglée mais on a également aussi l'élection du maire de Lyon qui doit être enfin chacun pour vous c'est plus intéressant

40:25
Invité politique

d'avoir une voix clairement identifiée qu'on puisse choisir

40:27
Présentateur

son maire de Lyon

40:28
Invité politique

en gros c'est ça que ça veut dire

40:29
Présentateur

mais enfin carrément comme n'importe quel comme n'importe quel maire de n'importe quel territoire et que chaque maire puisse être aussi représenté à la métropole de Lyon c'est c'est c'est une question de bon sens quoi

40:42
Invité politique

on suivra ça avec intérêt alors on est samedi demain c'est dimanche est-ce que vous arrivez de temps en temps un peu à décrocher est-ce que vous arrivez à prendre du temps pour vous ? parce qu'on sait combien le mandat est partagé avec tous les invités que je reçois c'est quand même un sacerdoce qu'est-ce que vous faites de votre dimanche quand vous n'êtes pas sur les marchés en représentation avec toute la vie associative ? Est-ce que vous prenez un peu de temps pour vous et votre famille quand même ?

41:03
Présentateur

Oui alors déjà ça me revient à l'esprit il y a un rendez-vous qui est important samedi c'est la journée nationale du droit des femmes donc là on sera de nombreuses manifestations sur votre commune voilà donc on sera présent et puis dimanche il y a un match de rugby à Saint-Priest aussi qui est aussi important mais je pense que je vais prendre un petit peu de temps aussi avec mon épouse qui est aussi très importante pour moi et ma famille avec mes enfants et les petits-enfants pour essayer de de garder un peu un équilibre

41:41
Invité politique

et je sais d'ailleurs parce qu'il y a une question qui est autour du livre de Chevet qu'en ce moment vous me disiez que vous aviez moins le temps de lire parce que le budget avançait et se préparait et que c'est pas facile de joindre comme ça le plaisir ou la lecture

41:53
Présentateur

Complètement le soir c'est plutôt la lecture ou voire la relecture des sujets qui nous prévoient aussi bien sur celle de la métropole

42:09
Invité politique

Bon bah si vous n'avez pas le temps ou moins le temps de lire en ce moment peut-être le temps d'écouter un peu de musique vous savez il y a une question traditionnelle qui est qu'on se quitte en musique qu'est-ce que vous avez choisi qu'est-ce que vous feriez plaisir d'entendre qui raconte peut-être aussi un peu y compris votre engagement

42:22
Présentateur

Et oui bah tout simplement Véronique Sanson qui résume un petit peu tout ça c'est ma drôle de vie C'est vraiment une drôle de vie la vie des lus Ah oui je vous assure qu'il faut la vivre pour y croire Mais avec l'envie de poursuivre je suppose Avec l'envie de poursuivre parce que c'est un engagement qui vient de l'intérieur donc pour essayer

42:41
Invité politique

de faire au mieux possible Et bien on vous suivra en tout cas avec attention parce que les échéances se rapprochent Merci beaucoup d'avoir été notre invité et quant à moi je vous dis à très bientôt pour une nouvelle émission Au revoir Merci

42:51
Présentateur

C'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr Écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon Première

43:20
Locuteur

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