Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 1 avril 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Gaz, électricité : le choc qui vient...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Comment cela va se traduire sur nos factures de gaz, d'électricité?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    C'est un choc énergétique ou pas?

  • 2:15OuverteRéponse directe

    Quelques indications sur les prix du gaz. Comment cela se traduit sur les prix du gaz?

  • 3:30FerméeÉludée

    Les estimations donnent une hausse de 20 %.

  • 4:30OuverteRéponse directe

    Les gens se projettent déjà sur l'automne.

  • 5:30OuverteRéponse directe

    C'est en automne qu'on va sentir passer l'augmentation de la facture.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30E.WargonFait
    « Le périmètre que je regarde est moins large que l'Agence internationale de l'énergie. La Commission de régulation de l'énergie, nous régulons l'électricité et le gaz. C'est très différent. »
  • 2:30E.WargonFait
    « Les prix du gaz ne sont plus régulés en France. Ils sont libres. Mais la Commission de régulation de l'énergie, on calcule un prix repère. »
  • 3:45E.WargonChiffre
    « En avril, c'est 0,7 %. En mai, ce sera orienté à la hausse. »
  • 5:00E.WargonChiffre
    « Le prix du gaz en mars est passé de 30 euros du mégawattheure sur les marchés de gros à 60. Il a été multiplié par 2. Il est redescendu à 50. »
  • 7:00E.WargonFait
    « En France, on n'est pas inquiets sur notre capacité à remplir les stockages. »
  • 9:00E.WargonFait
    « On est globalement dépendants de l'étranger pour le gaz. On pourrait parler d'électricité. C'est différent. On ne produit pas de gaz, donc on l'importe. »
  • 11:00E.WargonChiffre
    « Le prix de l'électricité, qui était à 50 euros du mégawattheure, il est passé à 56. Il a un peu augmenté, mais pas du tout dans les proportions du prix du gaz. »
  • 12:00E.WargonFait
    « Sur l'électricité, absolument. Ca va augmenter le différentiel de prix entre la France et ses voisins européens, à notre avantage. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

-Et toujours tenir hors de portée ... - C.Roux: Bonsoir.

Bienvenue. L'onde de choc économique de la guerre en Iran prend chaque jour de l'ampleur. La crise énergétique heurte désormais l'Europe avec une reprise de l'inflation.

Comment cela va se traduire sur nos factures de gaz, d'électricité? Nous en parlons avec E.Wargon, présidente de la Commission de régulation de l'énergie.

Vous êtes ancienne ministre du Logement et ancienne secrétaire d'Etat à la transition écologique. Quels mots vous mettez sur la situation que nous vivons? On a entendu des alertes très alarmistes de la part, par exemple, de l'Agence internationale de l'énergie.

Elle nous dit que c'est la pire crise énergétique depuis des décennies. - E.Wargon: Le périmètre que je regarde est moins large que l'Agence internationale de l'énergie.

La Commission de régulation de l'énergie, nous régulons l'électricité et le gaz. C'est très différent. Le gaz, on l'importe.

On est dépendants de la situation internationale. Elle est préoccupante et très incertaine. Chaque jour apporte son lot d'informations et de contre-informations.

L'électricité, en revanche, on la produit sur le territoire français et on en exporte. On est beaucoup moins exposés à ces grandes crises internationales. - C.Roux: C'est un choc énergétique ou pas? - E.Wargon: Je ne sais pas.

On est dans une situation inédite. Il y a un avant et un après le déclenchement de la guerre en Iran. On a l'impression que ça va pas s'arranger tout de suite. - C.Roux: Quelques indications sur les prix du gaz.

Comment cela se traduit sur les prix du gaz? Quelle incidence ça peut avoir à moyen et long terme? - E.Wargon: Les prix du gaz ne sont plus régulés en France.

Ils sont libres. Mais la Commission de régulation de l'énergie, on calcule un prix repère. C'est pas un prix obligatoire de vente.

Il change tous les mois. Il vient de changer au 1er avril. Il est en très légère baisse, car il y a un décalage de 2 mois.

On prend les prix tels qu'on les voyait en février pour avril. En mai, on prendra les prix tels qu'on les voit en mars. En avril, c'est 0,7 %.

En mai, ce sera orienté à la hausse. - C.Roux: Les estimations donnent une hausse de 20 %. - E.Wargon: Je ne peux pas confirmer de chiffres.

On n'a pas encore fini nos calculs. Chez une de vos consoeurs, le chiffre de 15 % avait été évoqué. On est dans cet ordre de grandeur, mais c'est pas un vrai chiffre.

C'est un ordre de grandeur. Ca s'applique à une facture dont le volume n'est pas énorme. Les ménages au gaz sont souvent au gaz pour le chauffage.

En mai, on ne chauffe pas. Ca va s'appliquer à un volume de facture qui ne sera pas significatif. - C.Roux: Les gens se projettent déjà sur l'automne. - E.Wargon: Ils ont raison. - C.Roux: C'est en automne qu'on va sentir passer l'augmentation de la facture. - E.Wargon: C'est difficile à dire aujourd'hui.

Comme on le disait, pour l'automne, on regardera les prix 2 mois avant. Le prix du gaz en mars est passé de 30 euros du mégawattheure sur les marchés de gros à 60. Il a été multiplié par 2.

Il est redescendu à 50. Il y a déjà eu une amplitude importante. Si ça se trouve, il va remonter.

Peut-être qu'il va rester là ou redescendre un peu. - C.Roux: Il suffit de regarder ce qui se passe dans la région.

Les infrastructures énergétiques sont prises pour cible. C'est le cas du site de Ras Laffan, au Qatar, qui abrite la plus grande usine de gaz liquéfié du monde. La production a dû être interrompue.

Il y a d'autres exemples. Il y a des effets à long terme avec des infrastructures qui sont prises pour cible. - E.Wargon: Vous avez raison.

C'est un vrai bouleversement de toute cette zone, qui a un impact sur le marché mondial. Après, en France, notre premier fournisseur de gaz, c'est la Norvège, puis les Etats-Unis. On importe peu de gaz en provenance du Qatar ou des Emirats arabes unis.

Ca a un impact sur le marché mondial et ça peut avoir un impact sur les prix, comme en mars. Je veux être prudente et pas catastrophiste. C'est une situation sérieuse et elle peut évoluer dans beaucoup de sens différents.

On ne peut pas dire où se situeront les prix à la rentrée. - C.Roux: Il y a de la fébrilité.

L'UE demande aux Etats membres d'abaisser leurs objectifs de stockage de gaz pour cet hiver afin de limiter la hausse des prix. On anticipe déjà, à l'échelle européenne. - E.Wargon: On prévoit différents cas de figure.

Les stockages de gaz sont par définition cycliques. Là, on est en fin d'hiver. Il a fait froid.

Les stockages sont bas. C'est normal. Il faut être en capacité de les remplir d'ici l'hiver prochain.

En France, on n'est pas inquiets sur notre capacité à remplir les stockages. Il y a une obligation européenne de les remplir. Il faut aussi lutter contre les phénomènes de spéculation et laisser les marchés agir.

Sur la sécurité d'approvisionnement...

Est-ce qu'on aura assez de gaz? On n'est pas trop inquiets. Mais dans 2 semaines, il pourrait se passer d'autres choses. - C.Roux: D.Trump dit ceci.

La France importe 20 % de son gaz naturel liquéfié des Etats-Unis. On a accru notre dépendance au gaz américain. - E.Wargon: On est globalement dépendants de l'étranger pour le gaz.

On pourrait parler d'électricité. C'est différent. On ne produit pas de gaz, donc on l'importe.

On a réduit notre dépendance à la Russie. C'était l'un des grands enseignements de la guerre en Ukraine. On importe plus de gaz des Etats-Unis, qui ont augmenté leurs capacités d'export.

Il y a eu énormément d'investissements dans des usines de liquéfaction de gaz aux Etats-Unis pour exporter plus. Après, la géopolitique entre dans la danse. C'est le même D.Trump qui a demandé formellement à l'UE d'acheter énormément d'hydrocarbures. - C.Roux: Donc on augmente notre dépendance au gaz américain. - E.Wargon: On l'a un peu diversifiée On est moins dépendants du gaz américain qu'on l'était avant du gaz russe. - C.Roux: Est-ce que cette échéance pourrait nous conduire à reporter l'échéance de 2027 sur la fin? - E.Wargon: Il faut réduire notre dépendance face aux Etats avec lesquels on a de plus de difficultés.

Ca pose la question de savoir si on peut réduire notre consommation de gaz. - C.Roux: On va parler de la transition écologique.

L'Allemagne va payer 4 fois plus cher son électricité. Vous avez évoqué la spécificité française. En termes de facture, il n'y aura pas de risque pour les gens qui nous regardent ce soir?

Les prix restent stables? - E.Wargon: Absolument.

On est dans une situation très différente de 2022, avec la guerre en Ukraine. En 2022, il y avait un problème sur le gaz et aussi un problème de production chez EDF. Ca s'appelait la corrosion sous contrainte.

Les centrales nucléaires avaient eu une difficulté. Pendant quelques mois, on a eu beaucoup moins de production d'électricité nucléaire. C'est pas le cas aujourd'hui.

On produit beaucoup de nucléaire et on a beaucoup d'énergies renouvelables. Quand on appelle les différentes centrales électriques au moment où on fait les prix de marché, on n'appelle jamais les centrales à gaz. On ne dépend pas du prix du gaz pour l'électricité. - C.Roux: On disait aux gens que les prix de l'électricité étaient indexés sur les prix du gaz.

C'est fini? - E.Wargon: C'est le cas uniquement quand on est tendu, quand on n'a pas assez de production nationale, nucléaire et renouvelable.

Actuellement, on a assez de production. Depuis un an, on ne dépend plus des prix du gaz. Le prix de l'électricité, qui était à 50 euros du mégawattheure, il est passé à 56.

Il a un peu augmenté, mais pas du tout dans les proportions du prix du gaz. On est protégés. - C.Roux: La France encaissera mieux le choc que ses voisins européens? - E.Wargon: Sur l'électricité, absolument.

Ca va augmenter le différentiel de prix entre la France et ses voisins européens, à notre avantage. - C.Roux: C'est pour ça que le Premier ministre, pour répondre à la colère de certaines professions, dit que la solution sera de renforcer l'électrification de la France en utilisant les surplus fiscaux.

On croyait qu'il n'y en avait pas, mais il y en a. - E.Wargon: A moyen terme, l'électricité, ça répond au sujet décarbonisation, lutte contre le changement climatique, et au sujet souveraineté.

Après, la transformation ne se fait pas du jour au lendemain. Elle s'accompagne et elle se prévoit. On est quand même à un moment où l'électricité est plutôt relativement bon marché, décarbonée et ne dépendant pas du Qatar ou de ce qui se passe en Iran. - C.Roux: Ca donne le sentiment d'apporter une réponse à plutôt long terme dans une mutation structurelle de la production d'électricité.

Là, il y a une urgence. - E.Wargon: L'électrification est un sujet dont on parle Depuis un certain temps.

Ca fait partie des politiques publiques qui sont portées depuis une bonne dizaine d'années. Cette transformation vers des pompes à chaleur en chauffage, vers la voiture électrique avec l'évolution progressive du parc des voitures, est là depuis un certain temps. La réponse à la crise, c'est un enjeu plus politique.

Sur la tendance de fond, on n'a pas attendu cette crise. - C.Roux: Rendez-vous à l'automne, alors? - E.Wargon: Quand vous voulez! - C.Roux: Merci, E.Wargon.

On va poursuivre notre discussion