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Discours / meetingBFM TV (sur YouTube)· 21 avril 2026 11 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Attentats du 13-Novembre: Emmanuel Macron remet la Légion d’honneur aux héros intervenus au Bataclan

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  • 0:15Emmanuel MacronFait
    « Dix ans après les attentats les plus meurtriers que notre pays ait connu. »
  • 4:00Emmanuel MacronFait
    « Il n'existait pas alors de parquet national antiterroriste, mais c'est là aussi un héritage du Bataclan. »
  • 6:00Emmanuel MacronPromesse
    « Je souhaite que cela soit fait dans l'année. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Chers amis, 5 mois après les commémorations des attentats de Paris et de Saint-Denis, nous voici de nouveau réunis plus de dix ans après. Dix ans après les attentats les plus meurtriers que notre pays ait connu. Paris se souvient, la France se souvient.

A toutes les victimes, à toutes les familles, la nation demeure fidèle. L'élan de solidarité ne faiblira jamais. L'horreur a forgé une mémoire collective, mémoire douloureuse dans l'exigence de justice et de vérité, mémoire qui nous unit. mis dans le souvenir des fils et des fils de France.

D'autres attentats, malheureusement, ont frappé notre pays avant et après, Évidemment, parler du Bataclan, c'est parler du 13 novembre, du Stade de France à Saint-Denis, des terrasses parisiennes. Mais nous n'oublions aucun lieu, aucun visage, aucune histoire brisée. Je serai dans quelques semaines à Nice, le 14 juillet prochain, pour continuer à porter cette exigence de mémoire et de reconnaissance dix ans après.

Mais le Le Bataclan, ce 13 novembre, par ce qu'il a représenté, par la violence de ce qui s'y est déroulé, par la nature même de l'attaque, mais aussi par les modalités d'intervention policière et de neutralisation des assaillants demeure un événement hors norme. Force est de constater que dans notre mémoire collective, Denis Péchansky qui dirait dans ce moment de thérapie collective, le Bataclan occupe une place singulière. C'est pourquoi la nation se devait aujourd'hui d'honorer les siens.

A l'époque, les autorités étaient légitimement concentrées sur l'immédiateté, l'ampleur de la tâche qui était immense. La France basculait dans l'état d'urgence qui allait durer. Quatre policiers avaient été décorés et aujourd'hui, suite à un travail minutieux, en accord entre tous.

Ce sont 59 femmes et hommes policiers et deux présidents d'associations, 61 récipiendaires mis à l'honneur et tous s'élever dans l'ordre de la Légion d'honneur. Parce que cette nuit-là, dans l'obscurité absolue, quelque chose de plus fort que la peur s'est levée. Pendant que la terreur frappait, des des femmes et des hommes ont fait le choix d'agir, de sauver, de protéger.

Au Bataclan, l'assaut n'a pas été une opération comme les autres. Il a été un assaut de survie. Les premiers policiers, arrivés avec leurs seules armes de service, ont fait face à la violence de guerre.

Ils savaient le déséquilibre. Ils savaient le danger. Ils l'ont bravé pour l'enrayer puis le neutraliser.

Guillaume Cardi et Grégoire Delfortri, arrivés très rapidement, membres alors de la BAC 75 Nuits ont tiré les premiers et neutralisé l'un des trois terroristes postés sur la scène. Plusieurs de leurs camarades sont ensuite rentrés dans la salle pour commencer à évacuer les victimes. Ils devront être pleinement reconnus, comme je l'ai demandé au ministre de l'Intérieur cet automne, et je sais qu'il y travaille.

Je souhaite que cela soit fait dans l'année. Je pense aussi à Didi, le responsable de la sécurité du Bataclan présent dans la salle et à son équipe qui ont géré la situation de leur mieux possible avec de simples toki-walkis face à des kalachnikov puis sont venus les colonnes d'assaut alpha bravo face aux terroristes celles qui pénètrent là où règnent la mort et le chaos, celles qui ne disposent ni du temps ni de droit de douter. Béry en tête, raide en en appui.

Chaque pas était un risque, chaque porte une menace, chaque seconde une décision. Et pourtant, ils ont progressé sous le feu des terroristes. Il en a fallu du courage, celui de tous ceux qui ont fait leur devoir sans bruit, sans reculé.

Et il faut le dire aussi Parmi les 63 policiers qui ont franchi le seuil du Bataclan pour neutraliser les assaillants, beaucoup ont avancé en pensant qu'ils n'en reviendraient pas. Certains ont écrit quelques mots, un message, un adieu et pourtant ils ont continué. Portés par le courage d'une chaîne humaine opérationnelle républicaine où chacun a tenu sa place.

La chaîne d'intervention et de décision a tenu bon, avec un préfet, Michel Cadot, qui donna l'ordre de tir. Je salue les autorités de l'époque, le président de la République, François Hollande, le Premier ministre, Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Je salue leur sang-froid, leur courage.

Celui de se rendre sur les lieux avec l'évidence du moment et de prendre les décisions qui allaient suivre en cellule interministérielle de crise, dans un Conseil des ministres d'Octurne, dans les premières heures comme dans tous les jours qui ont suivi. La République a tenu par leurs décisions. Je salue leurs collaborateurs qui agirent dans l'ombre et dans dont certains sont présents avec nous.

Nul n'oubliera, en salle de crise à Beauvau, les secondes qui suivirent l'annonce du premier bilan victimaire. 30 secondes de silence. Mais à la conscience de la gravité de la situation, succéda sans délai la poursuite de l'action, et très vite, le début de l'enquête, avec la DCRI en pointe et sous la conduite du procureur Molins, je veux là aussi rendre un hommage à tous nos services enquêteurs et nos magistrats.

Il n'existait pas alors de parquet national antiterroriste, mais c'est là aussi un héritage du Bataclan. Cette année 2015 s'achevait sur cette bascule après avoir débuté par Charlie Hebdo, Montrouge et l'Hyperkacher, se forgèrent Je garde alors les premiers jalons de 10 années de lutte contre le terrorisme, de transformation profonde qui nous réunissent. Autorité d'hier et d'aujourd'hui, héros, victime république, car ces transformations concernaient également le suivi et l'accompagnement des victimes.

Aussi, je suis particulièrement heureux de pouvoir remettre les insignes de chevalier de la Légion d'honneur aux deux présidents d'associations de victimes des attentats du 13 novembre, qui menèrent et débutèrent un combat. Arthur De Nouveau pour Live for Paris, et Philippe Dupéron pour 13-11-15. Comment surmonter la mort de son enfant ?

Comment oublier les images et les heures de terreur ? Vous l'avez fait en oeuvrant pour les autres, en n'oubliant rien et durant ces dix années, en donnant beaucoup de votre temps et de vos vies aux côtés de toutes celles et ceux qui y mènent ce combat de chaque jour pour l'aide aux victimes, et qu'ils en soient remerciés. Grâce à vous tous ici, il faut le dire avec force, ceux qui nous haïssés n'ont pas eu le dernier mot.

Les terroristes du 13 novembre ont été terrassés, sur le moment par la force, mais au long cours par la force d'âme qui anime celles et ceux qui puisent au plus profond de leur volonté, parce qu'ils savent que la cause qu'ils défendent est la plus juste des causes, celle de la liberté, de l'égalité, de la fraternité. celle de la République française aujourd'hui nous rendons hommage aux partisans de la vie tous ne sont pas décorés et pourtant tous font partie de cette réponse collective. Des milliers d'intervenants ont agi cette nuit -là et dans les jours qui ont suivis.

Chacun a sa place, a contribué à ce que la France ne vacille pas, à ce que la France tienne et la ont affronté le danger au plus près. Certains l'avaient été depuis 2015, les autres le sont aujourd'hui. La reconnaissance d'une nation fidèle dans la concorde nationale, aux côtés du président Premier ministre, ministre de l'Intérieur, préfet de police et maire de Paris d'alors.

Je vous remercie tous d'être à nos côtés en ce jour. La France ne cédera rien au terrorisme, car s'il n'y a pas de sens à la douleur, il y a un sens à la mémoire, il y a un sens à la mémoire, il y a un sens à la reconnaissance, il y a un sens à la transmission. En vous décorant, la République fait oeuvre de vérité.

À vous, qui avez avancé quand il fallait avancer, à vous qui avez tenu quand beaucoup vacillait, à vous qui avez agi dans l'obscurité pour ramener la lumière, la nation dite avec gravité, respect et reconnaissance. Merci Aux valeureux, la France a jamais reconnaissante. Vive la République, vive la France.