Les séquences de Manuel Bompard que les médias ne peuvent plus ignorer
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 40 %Défensif 18 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que les excuses de Darmanin et les dysfonctionnements reconnus suffisent ?
- 0:44OuverteRéponse directe
Quels sont les problèmes systémiques révélés par le drame de Liana ?
- 1:25OuverteRéponse directe
Pourquoi seulement 25 % des recommandations de la Civis sont appliquées ?
- 2:07ComplaisanteRéponse directe
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon rassemble autant de soutien malgré les attaques médiatiques ?
- 2:50RelanceRéponse directe
Les circulaires de Darmanin correspondent-elles à ses déclarations ?
- 3:30OuverteRéponse directe
Darmanin et Nugèz devraient-ils démissionner ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:25Chiffre
« il y a une commission indépendante qui s'appelle la Civis qui a travaillé sur les problèmes d'inceste et de violence sexuelle contre les enfants. Elle a formuler un certain nombre de recommandations, plus de 80, en 2023. Et à l'heure où je vous parle aujourd'hui, vous avez seulement 25 % de ces recommandations qui ont été mises en œuvre et qui sont effectives. »
- 2:50Fait
« La première de ces circulaires, elle mettait en hall de la pile des priorités la lutte contre le narcotrafic et elle mettait en 2è point euh la question des violence contre les personnes »
- 3:30Promesse
« Il doit démissionner. »
- 4:07Chiffre
« chaque il y a il y a il y a 160000 violences sexuelles contre les enfants. Quand il y a des plaintes pour viol d'enfant, il y en a 72 % qui sont classées sans suite. »
- 6:06Chiffre
« quand je sais qu'il y a à peu près trois procureurs pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a 11 dans la moyenne de l'Union européenne »
- 6:06Chiffre
« quand je sais qu'il y a 11 juges pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a 22 dans la moyenne de l'Union européenne »
- 6:06Chiffre
« quand je sais qu'il y a moins d'un greffier pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a quasiment 15 dans la moyenne de l'Union européenne »
- 6:45Fait
« On a un problème qui a un problème de clochardisation absolue de la justice. »
- 7:16Fait
« le président de la République dire "Je ne veux pas entendre parler de moyens" »
- 8:32Chiffre
« il y a à peu près trois procureurs pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a 11 dans la moyenne de l'Union européenne »
- 8:32Chiffre
« il y a 11 juges pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a 22 dans la moyenne de l'Union européenne »
- 8:32Chiffre
« il y a moins d'un greffier pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a quasiment 15 dans la moyenne de l'Union européenne »
- 9:03Fait
« il y a un vrai problème de moyens »
- 10:52Chiffre
« on est capable de distribuer des dizaines de milliards d'euros aux grandes entreprises sans contrepartie. On est prêt, on est capable de donner des dizaines de milliards d'euros de cadeaux fiscaux au plus riches dans ce pays sans que ça ne pose de problèmes. Et on n'est pas capable de mettre moins de 3 milliards d'euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et pour protéger nos enfants. »
- 12:45Chiffre
« il y avait à peu près entre 7000 et 8000 m². Si vous faites 3 à 4 personnes par mètre carré, vous arrivez à ce chiffre. »
- 13:26Fait
« en Corse, vous avez depuis plusieurs élections euh les élections qui sont remportés par les autonomistes »
- 14:43Fait
« On est chez nous on est chez nous. Criez par la foule face à vous. J'ai quand même dû le réécouter plusieurs fois parce que c'est un cri que l'on entend habituellement dans les meetings du Front National ou aujourd'hui du Rassemblement national. »
- 15:12Fait
« il y a eu une tentative depuis des dizaines d'années par l'extrême droite de capter un certain nombre de symboles, un certain nombre d'idées, un certain nombre de slogans »
- 19:21Chiffre
« dans 4 plus de 95 % des cas à l'Assemblée nationale, les députés insoumis, les députés communistes, on a les mêmes votes »
- 20:38Fait
« il existe déjà un fichier euh des personnes qui sont euh auteurs de d'infraction ou de ou de délit à caractère sexiste ou sexuel »
- 21:12Fait
« les inscriptions dans ce fichier sont pas automatiques »
- 21:49Fait
« toutes les associations qui ont travaillé sur le sujet, elles ont pas mis sur la table ces propositions »
- 22:30Fait
« Emmanuel Macron déroule le tapis rouge à Donald Trump »
- 25:04Fait
« on a encore dans un certain nombre de nos ministères aujourd'hui des contrats qui sont passés avec les grandes entreprises américaines, avec Microsoft qui détiennent nos données »
- 25:43Promesse
« la France doit défendre la fin du génocide à Gaza »
- 25:43Promesse
« la France doit agir pour incesser le feu le plus rapidement possible entre l'Ukraine et la Russie »
- 26:17Promesse
« il ne participerait pas au G7 »
- 26:53Promesse
« il mettrait la priorité sur l'Organisation des Nations Unies »
- 28:37Promesse
« il ne participerait pas au G7 »
- 29:17Fait
« il a menti »
- 30:24Fait
« c'est dans la droite lignée de ce qui a été le comportement des ministres sous Emmanuel Macron depuis que Emmanuel Macron est au pouvoir »
- 30:54Fait
« il y a eu en l'occurrence à la France insoumise une suspension de son groupe parlementaire »
- 32:07Promesse
« je dis aux organisateurs des spectacles que la moindre des choses ce serait d'annuler ses représentations »
- 32:47Fait
« dans certaines mairies du Rassemblement national aujourd'hui, on maintient des concerts d'une personne, monsieur Jean-Luc Laet, qui est mise en examen pour des problèmes ou des sujets de violence contre euh mineur »
- 33:22Promesse
« il me semble que il y a quand même un nombre de plaintes aujourd'hui euh qui font que une mesure de c'est pas une remise en cause de la présomption de d'innocence de dire qu'il y a une mesure de prudence et que cette mesure de prudence c'est de dire on n'organise pas ces représentations le temps de l'enquête »
- 34:51Fait
« il lui avait dit qu'il comprenait rien et qu'il racontait tout le temps n'importe quoi »
- 35:27Fait
« Donald Trump dans la nuit de vendredi à samedi euh de d'interdire l'usage de certains outils d'intelligence artificielle »
- 36:02Fait
« Aurélie Trouvé vient de mener une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur ce qu'on appelle les fonds souverains »
- 36:40Fait
« il y a un cadre aujourd'hui de la légitimité de la légalité internationale. C'est l'Organisation des Nations-Unies »
- 37:14Promesse
« il ne participerait pas au G7 »
- 39:15Promesse
« il faut discuter avec Vladimir Poutine »
- 39:49Fait
« la gauche qui semble-t-il l'air un peu éparpillée »
- 41:03Chiffre
« par rapport au premier sondage de second tour de la fin de l'année dernière, déjà Jean-Luc Mélenchon a récupéré quasiment 10 points au second tour »
- 42:52Chiffre
« par rapport au premier sondage de second tour de la fin de l'année dernière, déjà Jean-Luc Mélenchon a récupéré quasiment 10 points au second tour »
- 44:40Chiffre
« il nous a manqué à l'époque 400000 voix avec Jean-Luc Mélenchon pour nous qualifier au second tour »
- 45:13Chiffre
« dans 4 plus de 95 % des cas à l'Assemblée nationale, les députés insoumis, les députés communistes, on a les mêmes votes »
- 45:53non_speechChiffre
« il faudrait augmenter le SMIC de 20 %, soit 1773 € net »
- 45:53non_speechFait
« c'est plus que ce que vous proposez à la France insoumise 1700 € net »
- 46:25non_speechPromesse
« il faut augmenter le SMIC immédiatement il faut indexer les salaires sur l'inflation »
- 46:57non_speechFait
« Madame Le Pen était pour taxer les super profits. Monsieur Bardella est contre »
- 46:57non_speechFait
« Madame Le Pen était pour la retraite à 62 ans. Monsieur Bardella a été contre »
- 49:22non_speechChiffre
« sous Emmanuel Macron, on a retrouvé des chiffres de pauvreté qui sont ceux qu'on avait dans les années 1970 en France »
- 50:05non_speechFait
« on voit comment la parole de la France, elle a été décrédibilisée par l'incapacité à agir sur la scène internationale »
- 50:48non_speechFait
« quand elle est incapable de dire et de dénoncer un génocide à Gaza »
- 51:46non_speechFait
« la préfecture de police de Paris annonce ce soir qu'elle veut interdire l'événement de fête de la musique qu'on organise nous à Paris ce dimanche »
- 1:00:36non_speechFait
« il coupe les subventions aux associations comme le Secours populaire qui font de la solidarité »
- 1:02:04non_speechFait
« ils interdisent la programmation de pièce de théâtre parce que cette pièce de théâtre avait le tort selon eux de raconter le parcours d'un migrant »
- 1:03:31non_speechFait
« il vous avait dit nous sommes pour la retraite à 60 ans et puis ensuite non pour la retraite à 62 ans »
- 1:04:12non_speechFait
« quand on a travaillé toute sa vie, quand on est fatigué, quand on est épuisé, et ben on a le droit d'avoir un petit peu de temps pour pouvoir profiter de ses proches »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous étiez sur scène hier lors de ce grand meeting en plein air de Jean-Luc Mélenchon. On y reviendra dans un instant. C'est vraiment le lancement officiel de la campagne de la France insoumise et de de Jean-Luc Mélenchon. Mais d'abord le drame le drame de Liana, vous l'avez entendu, Gérald Darmanin présente ses excuses à la famille de Liana. Il parle de dysfonctionnement. Laurent Nugèz, ministre de l'intérieur, reconnaît un échec, des dysfonctionnements, un manque de bon sens. Est-ce que tout cela suffit ? Non, ça suffit pas. euh que euh le ministre de la justice présente ses excuses, c'est la moindre des choses.
Mais je vois bien qu'il y a une tentative, si vous voulez, d'aller pointer du doigt ou faire porter la responsabilité à des individus ou à des dysfonctionnements qui seraient des dysfonctionnements individuels. Alors que clairement ce que révèle malheureusement cette tragédie, c'est un problème qui a un problème systémique de prise en charge dans notre société, [grognement] de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles de manière générale et particulièrement de la lutte contre les violences sexuelles à l'égard des enfants et que les réponses elles ne peuvent pas seulement être des réponses de sanction individuelles, elles doivent être des réponses qui sont des réponses systémiques.
Vous savez, il y a une commission indépendante qui s'appelle la Civis qui a travaillé sur les problèmes d'inceste et de violence sexuelle contre les enfants. Elle a formuler un certain nombre de recommandations, plus de 80, en 2023. Et à l'heure où je vous parle aujourd'hui, vous avez seulement 25 % de ces recommandations qui ont été mises en œuvre et qui sont effectives. Vous avez des associations qui demandent 2,6 milliards d'euros dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et aujourd'hui, malheureusement, on en voit pas la couleur. Donc c'est ça qu'il faut faire.
Il dit Gérald Deedmanin mais pourtant j'avais donné des instructions, j'avais fait une ordonnance, j'avais demandé à ce que les affaires qui concernent les les enfants, les mineurs soient sur le haut de la pile. Ma circulaire [rires] n'a pas été respecté. Ici, on ne suit pas la foule, on analyse les faits. Si c'est aussi ta vision, abonne-toi. Pourquoi Jean-Luc Mélenchon rassemble autant de soutien malgré les attaques médiatiques ? Ce livre décrypte la défiance populaire, la crise démocratique et le réveil citoyen en France. Résistance : Le combat pour une Nouvelle-Fance maintenant à 9,99 centimes d'euros au lieu de 14,99. Donnez-moi mais ce n'est pas vrai.
Il y a eu trois circulaires dont monsieur Darmanin parle quand il est allé à la télévision avant le weekend. La première de ces circulaires, elle mettait en hall de la pile des priorités la lutte contre le narcotrafic et elle mettait en 2è point euh la question des violence contre les personnes et à l'intérieur de ce deuxième point, elle parlait de des violences contre les les enfants. Ensuite, il y a eu une deuxième circulaire qui parlait de la prise en charge et de l'accompagnement des victimes d'attaque de contre les personnes. 3è circulaire, elle parlait des violences sexuelles contre les enfants dans le cadre scolaire et dans le cadre périscolaire.
Là en l'occurrence, malheureusement dans la tragédie de cette de Liana, on ne parle pas du cadre scolaire au ou périscolaire. Donc ce que dit monsieur Darmanin, est une manière en quelque sorte de s'exonérer de sa propre responsabilité qui est une responsabilité politique et ne correspond pas au fait. Il n'y a pas eu d'instruction de monsieur Darmanin demandant à ce que la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et la lutte contre les violences sexuelles contre les enfants soit une priorité ultime. Il doit démissionner. Bah je trouve que si vous voulez, il y a en Macronie ce sentiment que le pouvoir politique n'assume jamais ses propres responsabilités.
Et quand on est ministre de la justice aujourd'hui, quand on a été ministre de l'intérieur avant, puisque la question qui est posée là, c'est l'articulation entre le travail de la police et le travail de la justice, donc la responsabilité du ministre de l'intérieur et la responsabilité du ministre de la justice. Il me semble un peu normal dans une démocratie au bout d'un moment que les responsables politiques assument leur responsabilités et qui cherchent pas en permanence à se défausser. Donc pour vous Gérald Darmanin et Laurent Nugèz devraient remettre leur démon.
Je trouve que la question se pose en tout cas demandez cette sert à rien que je la demande parce que oui voilà et mais c'est surtout que je sais bien que il suffit pas que je la demande pour que elle devienne effective. Je dis juste que la responsabilité politique à un moment est posée parce que sinon le sentiment qu'on envoie aux françaises et aux Français c'est que à la fin on cherche juste à se protéger. Or la question qui est posée, elle dépasse des personnes, elle passe des individus. C'est une question qui doit être une question de société. Comment on fait en sorte que nos enfants soient protégés ?
Comment fait en sorte qu'on comprenne que les enfants sont un sujet de droit, qu'on peut pas laisser comme ça ? Enfin, pardon mais chaque il y a il y a il y a 160000 violences sexuelles contre les enfants. Quand il y a des plaintes pour viol d'enfant, il y en a 72 % qui sont classées sans suite. On est en train de parler. Et il y en avait eu plusieurs avant le drame de Liana qui concernait Jérôme Barella, le suspect. Euh il y en avait quatre au moment de de sa disparition, il y en a euh neuf aujourd'hui. Laurent Nugèz dit d'ailleurs c'est un drame qui aurait pu être évité. Malheureusement, je crois que sur ce point, il a raison.
Euh quand on sait que il y a une une plainte qui date d'il y a plus d'un an, que cette personne n'avait même pas été auditionnée. Quand on sait que une de ces un des signalements qui a été fait à la gendarmerie n'a même pas été suivi d'effet. Quand on sait que cette personne a a subi une sanction administrative puisqu'elle travaillait dans un établissement scolaire et qu'elle a été licenciée et qu'il y a pas eu de signalement à la justice, [grognement] c'est terrible de se dire que évidemment c'est un un drame, une tragédie et ce sentiment atroce qu'il aurait pu On va voir ce que vous proposez vous sur la la justice.
Mais Manuel Bompard, vous avez dit les sanctions ça ne suffirait pas mais en faut-il tout de même des sanctions individuelles. Des sanctions individuelles. On parle de la question de la procureur d'E, on parle de la question de la responsabilité des uns et des autres qui n'ont pas forcément voilà mis en lumière ce qui se passait, qui n'ont pas forcément tiré les conséquences par exemple de l'analyse médicale qui avait été faite sur le l'une des petites filles qui a porté plainte. Est-ce qu'il faut des sanctions individuelles ? Il y a une il y a une enquête administrative qui a été lancée et cette enquête, elle va aller jusqu'à son terme.
Si elle révèle qu'il y a eu des failles individuelles, elles peuvent faire et elles peuvent donner lieu à des à des sanctions. Mais honnêtement, c'est une manière de prendre le problème qui ne le traite pas dans sa globalité. Sa globalité aujourd'hui. Je suis pas opposé, je vous ai répondu. Si il y a une enquête en cours, je pas la faire. Est-ce que les juges doivent davantage rendre compte de leurs actions ? Tout le monde doit rendre compte et les juges en particulier dans la justice aussi. La responsabilité individuelle elle existe toujours. Vous avez entendu peut-être Bruno Rotaillot qui demande une cour disciplinaire de la magistrature.
En fait, si vous voulez tous ces coups de communication que je trouve d'un certain point de vue assez indécent d'ailleurs comme quand monsieur Darmanin nous dit aujourd'hui qu'il va réexaminer toutes les toutes les toutes les enquêtes en cours la belle affaire. Une fois qu'on les a examiné s'il y a personne pour les prendre en charge et pour les traiter qu'est-ce que ça va changer ? Et puis il faut un drame et une tragédie. Il a cette expression, il dit "Nous ne partirons pas en vacances ni moi ni les procureurs tant que les 70000 plein des des enfants ne seront pas examinés. C'est de la démagogie parce que vous pouvez les examiner mais il faut qu'elles soit pris en charge.
Il faut qu'il y ait une police judiciaire pour mener les enquêtes. Faut auditionner des personnes et puis quoi ? C'est-à-dire qu'il faut une tragédie dans notre pays pour que les enquêtes suivent leur cours. C'est ça que nous dit monsieur Darmanin. C'estàd que s'il y a pas de drame ou pas de tragédie, c'est normal que les enquêtes soient là et qu'elle ne suivent pas les enf c'est absolument absurde. Donc on a un problème qui a un problème de clochardisation absolue de la justice. Et quand j'entends le président de la République dire "Je ne veux pas entendre parler de moyens", bah si précisément.
Évidemment que la solution ce ne sont pas que des moyens mais la question des moyens elle est centrale. Sur la sur la clochardisation. On va en venir au moyen que vous vous mettreez ou pas sur la clochardisation. C'est une expression qui avait été utilisée par Jean-Jacques Urvoas à l'époque où il était garde des SAAU. Ce matin, je recevais le représentant de tous les procureurs de France. Il est lui-même procureur de chartre. Un, il disait pas question d'être les bouqu émissaires dans cette histoire mais deux, il disait pour autant non, il n'y a plus de clochardisation de la justice en France.
Là, le problème euh je veux bien qu'on parle de moyens et il y a un vrai problème de moyens, mais là le problème c'est que euh il y a eu des procédures, il y a eu, ne serait-ce que sur la plainte que l'on évoquait à l'instant le 22 août euh dernier, une petite fille porte plainte avec sa maman. Le 11 septembre, il y a un examen médical qui conclut que les lésions qu'elle présentent sur son corps corroborent son récit de viol. C'est pas une question de moyen. Il est là le rapport, mais rien n'est fait derrière. Bah pourquoi rien n'est fait ? Bah c'est la question que là vous dites c'est pas une question pour vous pour vous rien n'est fait parce que tout le monde est débordé quoi.
Bah pas seulement, peut-être encore une fois, moi je j'essaie d'avoir une vision qui est une vision complexe de de cette situation dramatique, mais quand je sais qu'il y a à peu près trois procureurs pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a 11 dans la moyenne de l'Union européenne, quand je sais qu'il y a 11 juges pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a 22 dans la moyenne de l'Union européenne, quand je sais qu'il y a moins d'un greffier pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a quasiment 15 dans la moyenne de l'Union européenne.
Vous pouvez me dire bah oui donc vous pouvez me dire il y a pas de problème de clocharation de la justice mais c'est pas moi qui dit c'est pas moi qui dit c'est le procureur national qui qui disait ça comprenez je veux dire que qu'on dise le sujet ce ne sont pas que les moyens et compris le sujet ce ne sont pas que les moyens parce que ne focaliser la discussion uniquement sur les moyens c'est aussi pardon ne pas comprendre qu'il y a un problème de culture du viol de culture patriarcale et et que il y a un continuum aujourd'hui entre les violences sexistes et sexuelles et dans les violences sexuelles contre les enfants.
Ne pas comprendre qu'il y a des problèmes de formation, qu' a des problèmes de la parole de l'enfant qui n'est pas pris au sérieux comme la parole d'une femme qui vient se plaindre n'est pas pris au sérieux. Ces question on a eu la parole et on a ensuite les preuves médicales matérielles. Une question quand même le tribunal d'cheux les plus débordés. En tout cas c'est ce qu'il semble. C'est pas le tribunal de Paris ou le tribunal pour enfants de Bobini ? Bah je sais pas je je je vous invite à regarder. J'ai lu des plusieurs articles dans la presse sur le fait qu'à un moment il y avait plus de juge dans ce tribunal.
Bon, je suis pas sûr que nos tribunaux euh nos petits tribunaux parce que c'est ça la comparaison que vous faites en particulier dans les zones qui sont pas les grand centres urbain soi en très meilleure santé si vous voulez que les les trib vous faites quoi bah d'abord pour restaurer la justice comme je vous le disais d'abord on met en œuvre immédiatement l'ensemble des recommandations qui sont formulées par cette civis cette commission indépendante qui a travaillé et ces recommandations elles doivent être suivies des faits.
Deuxièmement, on accorde les 2,6 milliards d'euros qui sont demandés par les associations qui travaillent sur ce sujet pour pouvoir avoir le plan digne de la France dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Enfin, pardonnez-moi, on est capable de distribuer des dizaines de milliards d'euros aux grandes entreprises sans contrepartie. On est prêt, on est capable de donner des dizaines de milliards d'euros de cadeaux fiscaux au plus riches dans ce pays sans que ça ne pose de problèmes. Et on n'est pas capable de mettre moins de 3 milliards d'euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et pour protéger nos enfants. Voilà ce qu'on fait.
On commence par ça et ça ça nécessite des enquêteurs supplémentaires, ça nécessite des formations. Vous savez que quand un un enfant vient parler, il faut qu'en face il y a un enquêteur qui soit formé soff le cas. Je revoyais, regardez, je prends euh, j'avais un un un chiffre, je le retrouve plus, mais qui disait que aujourd'hui vous avez pas suffisamment d'enquêteurs qui sont formés pour entendre la parole des enfants. Et ben oui. Et donc et tout le monde peut le comprendre parce qu'un enfant le faire parler, c'est difficile. Et donc bien souvent, il y a ce sentiment b il doit raconter des bêtises, il doit dire n'importe quoi. Donc voilà ce qu'il faut faire.
Il faut mettre ça sur la pile des priorités des politiques publiques. Est-ce qu'il faut un parquet spécialisé à l'image du parquet national financier, à l'image du parquet désormais contre le le narcotrafic ? C'est Dominique de Villepin qui propose cela.
Bah dans le programme qu'on avait défendu déjà en 2022 là pour l'élection présidentielle qui vient, vous savez, on est en train de travailler sur nos propositions programme mais dans le programme de 2022, on mettait en place l'idée qu'il en tout cas des équipes spécialisées qui prennent en charge qui soient formé sur la question des violences sexistes et sexuelles et sur la question des violences sexuelles contre les enfants, je trouve qu'effectivement ça irait dans la bonne vie.
Est-ce que est-ce que vous irez ou est-ce que vous appelez à aller au différents rassemblements ce soir en particulier à Paris devant le ministère de la justice mais devant tous les tribunis ils seront ils seront présents parce que évidemment on partage cette peine et cette émotion après on sera vigilant si vous voulez sur les sur les sur les messages pour participer à des rassemblements avec lesquels on on partage les messages hier soir donc enfin hier après-midi précisément grand meeting en plein air à Saint-Denis vous avez annoncé avoir réussi à rassembler 26000 personnes. Alors le chiffre personne n'avait vraiment compté mais en tout cas il y avait beaucoup beaucoup de monde.
Vous avez compté les 26000 un par un pas un par un mais vous savez non mais juste pour que les choses soient compr en fait il y a un travail sur plan qui permet d'identifier une superficie et sur cette superficie il y a une densité qui est estimée. Là il y avait à peu près entre 7000 et 8000 m². Si vous faites 3 à 4 personnes par mètre carré, vous arrivez à ce chiffre. Voilà pour que les choses soient claires. Grand meeting, grand rassemblement. En effet, coup d'envoi donc de la la campagne LFI avec un certain nombre de points sur lesquels on vous a toujours entendu. La retraite à 60 ans vous maintenez le SMIC à 1700 €.
Un peu plus surprenant peut-être l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, l'autonomie davantage pour la Corse. Comment vous en êtes venu à ça ? Bah, d'abord en partant des demandes qui sont exprimées, en Corse, vous avez depuis plusieurs élections euh les élections qui sont remportés par les autonomistes et à un moment quand vous êtes démocrate, bah vous entendez la parole de la population.
Mais cet argument pour la Corse, il vaut pas pour la Nouvelle-Calédonie puisque pour la Nouvelle Calédonie, ils ont voté à qu Nouvelle Calédonie, Jean-Lucchon a dit "Nous accompagnerons la Nouvelle-Calédonie vers l'indépendance." C'est ce qui est fait en France depuis les années 80, les accords de Numéa puis les accords de Matho. Non mais ça veut dire que vous vous souhaitez l'indépendance de la nouvelle caus de décolonisation tel qu'il a été engagé, son aboutissement c'est la fin des soumissions et donc un processus d'indépendance.
me semble-til votre argument sur la Corse qui est un argument électoralé pourrait donner exactement l'inverse du côté de la Nouvelle Calédonie puisque il y a eu des votes et que les votes n'ont pas conclu à la volé compliqué que ça si je peux me permet de deux référendum en tout cas il y a pas eu de référendum à chaque fois l'indépendance a progressé et le troisème référendum qui peut-être aurait pu peut-être conduire a finalement été boycotté par les indépendantistes puisqueil a été organisé par monsieur Philippe contre la volonté des indépendantistes dans la période du forme d'abandon.
Non, c'est une forme de reconnaissance d'un processus de décolonisation qui est engagé en Nouvelle-Calédonie et qui est reconnu y compris par les Nations Unies et que son aboutissement c'est celui-là. Et quand vous avez cette attente, cette volonté qui s'exprime et ben je crois que vous devez la prendre en compte. La République ça ne peut pas être une camisole de force. Vous ne pouvez pas imposer à des populations qui demandent une indépendance ou dans d'autres territoires une autonomie de ne pas y avoir droit. Et donc il vaut mieux le réfléchir en intelligence et en discussion plutôt que le faire malheureusement par des situations votre adversaire c'est le RN. Nous ferons rempart au RN.
Voilà ce qu'a redit Jean-Luc Mélenchon hier dans la foule. On a entendu çaêvous.
[applaudissements]
On est chez nous on est chez nous. Criez par la foule face à vous. J'ai quand même dû le réécouter plusieurs fois parce que c'est un cri que l'on entend habituellement dans les meetings du Front National ou aujourd'hui du Rassemblement national. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que en fait vous vous voulez être le miroir du RN ? Non pas du tout.
Ça veut dire que il y a eu une tentative depuis des dizaines d'années par l'extrême droite de capter un certain nombre de symboles, un certain nombre d'idées, un certain nombre de slogans et que vous disiez Jean-Luc Mancenchon a dit "On est le rempart contre le Rassemblement national." Sa candidature, c'est pas seulement une candidature d'opposition au Rassemblement national, c'est d'abord une candidature qui propose un programme alternatif. Mais oui, il y a aussi dans cette campagne des élections présidentielles la nécessité de combattre, de battre le Rassemblement national et une des manières de le faire, c'est de lui reprendre aussi les symboles qu'il a essayé de nous confisquer.
Quand le Rassemblement national dit "On est chez nous", c'est pour exclure une partie de la population et pour considérer que cette partie de la population n'est pas chez elle. Quand la peuple le peuple d'hiver qui était rassemblé hier à Saint-Denis dit "On est chez nous", c'est pour dire non, on est tous chez nous et y compris ceux que les autres considèrent qu'ils ne sont pas chez eux. Voilà, la réponse, c'est celle-là. C'est une réponse qui d'ailleurs beaucoup de drapeaux qui y avait d'ailleurs beaucoup de drapeaux euh français.
Il y a de drapeaux tricolores, quelques drapeaux palestiniens, mais les drapeaux tricolores en masse, c'est nouveau, ils ont été distribués par les filles ces drapeaux. Bah comme d'habitude dans nos meetings, on a toujours d'ailleurs contrairement à ce que disent souvent l'extrême droite pour parler de la France Souvise en disant il y a pas de drapeau bleu blanc rouge si il y a toujours des bl mais oui il y en a et évidemment il y en a parce que mais ça veut dire quand vous dites voilà on veut se réapproprier je recevais la semaine dernière Raphaël Guxman ici même qui disait à peu près en réalité la même chose.
Alors vous serez évidemment sûrement pas d'accord sur le le sur la suite de ce qu'ils ont en fait mais lui il dit il faut qu'on fasse en sorte de ne pas laisser ces symboles à l'extrême droite. Il parle de la Marseillaise, il parle du drapeau tricolore. Raphaëlman qui dit "Moi, je plierai la France insoumise." Alors, je suis Il a raison, il faut faire une chose très simple. Prenez le bulletin de vote de Jean-Lucchon, vous le pliez avant de le mettre dans le dans l'urne. Ça c'est il a raison, c'est ça qu'il faut faire. C'est comme ça que vous l'entendez ? Bah oui, il faut plier le bulletin avant de le mettre dans l'enveloppe sinon il rentre pas. Vous êtes surpris de Bah qui disent ça ?
Non, il fait ce qu'il veut. Écoutez, il y a une élection présidentielle qui Mais vous avez dit la primaire, c'est finie. Hier, Jean-Luc Mchon a dit "Ça y est, la primaire est finie, c'est nous. avait déjà une prim jamais trop commencé, ça vous a pas échappé. Euh madame de Malabe, écoutez ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon hier, c'est dans cette grande bataille qui vient et qui est une bataille décisive, il y a une force politique, une candidature, une campagne qui est carrée, qui est engagée avec une équipe, avec un programme qui est en cours de discussion et avec une démonstration de force populaire qu'on a vu hier.
Et donc ceux qui veulent une alternative au macronisme et ceux qui veulent battre l'extrême droite, ceux qui veulent réouvrir une nouvelle page de l'histoire des Frances, qui veulent partager les richesses, qui veulent faire la planification écologique, qui veulent passer à la 6e République, qui veulent redonner à la France une voix sur la scène internationale et ben ils ont une équipe, ils ont une candidature, c'est celle de Jean-Luc Mélenchon. Alors je leur dis venez, venez participer Fabi Rous hier qui dit pour nous ce ne serait ni l'un ni l'autre en parlant de Jean-Luc Mélenchon ou Raphaël Gusman.
Bah, Fabien Rousell dit ce qu'il veut, mais je crois que euh si à la fin c'est pour conduire à des candidatures qui n'ont finalement pour que pour seul résultat d'empêcher la candidature de Jean-Luc Mélenchon d'être qualifié au second tour et de l'emporter, je crois pas qu'on aura beaucoup fait avancer la gauche. Et c'est ce qui s'est passé en 2022. Et moi, vous savez, j'ai croisé beaucoup de militants communistes qui s'en sont mordus les doigts en 2022 d'avoir maintenu jusqu'au bout une candidature qui a fait autour de 2 % des voix. Et c'est 2 % des voix, c'est ceux qui ont manqué à Jean-Luc Mélenchon pour se qualifier au second tour. Donc chacun prendra ses décisions.
Mais ce que je dis c'est que tout le monde a une responsabilité devant l'histoire. Personne ne pourra dire je n'étais pas au courant. Tout le monde a une responsabilité devant l'histoire. Et moi je veux juste dire ça. Je veux dire la proposition qu'on fait c'est une proposition qui est ouverte. Toutes celles et ceux qui veulent participer de cette dynamique sont les sont les bienvenus. Tout le monde sera respecté. Il y a une discussion sur le programme, il y a la volonté de faire un accord présidentiel législatif. Ceux qui le refusent après, ils assumeront leur propre responsabilité. Mais en fait ça ça existe déjà euh la perpétuelle et la perpétuité.
Si vous avez un un un un criminel euh viol et qui tue plusieurs personnes, bah dans le système judiciaire français aujourd'hui, il peut être condamné à à la perpétuité. Mais franchement là aussi, pour aller au-delà des grands mots et des grandes phrases, je pense qu'on a un problème. Et le problème, il se situe aujourd'hui entre la détention et le retour dans la société.
C'est-à-dire que bien souvent dans l'entre, il y a la nécessité d'avoir des mesures de suivi, euh d'avoir des mesures de soins et que tous les professionnels de de du domaine vous disent aujourd'hui que malheureusement ces mesures de suivi, ces mesures de soin, elles sont pas suffisamment mises en œuvre parce qu'il y a pas suffisamment de moyens, parce qu'il y a pas suffisamment de psicat, parce que les informations se perdent et c'est plutôt autour de ça qu'il faut travailler. Comment on fait en sorte que une personne qui vient d'être libérée parce qu'elle a été condamnée pour une violence sexiste et sexuelle, bah elle se retrouve pas par exemple au contact des enfants.
Voilà à mon avis plutôt les les mesures sur lesquelles il faut il faut travailler. Il y a aussi tout le débat sur les fichiers aujourd'hui avec notamment cette proposition d'Édouard Philippe qui dit que les parents doivent pouvoir avoir des informations sur ceux qui entrent en contact avec les enfants. Et il cite l'exemple de l'Angleterre. Euh l'Angleterre où les parents peuvent saisir la police pour vérifier l'absence d'antécédent d'une personne qui entre en contact avec leurs enfants. C'est intéressant ça. Alors, je suis pas d'accord avec cette mesure. Je vais vous dire pourquoi.
Par contre, il existe déjà un fichier euh des personnes qui sont euh auteurs de d'infraction ou de ou de délit à caractère sexiste ou sexuel. Il faut, je pense, renforcer ce fichier parce que les inscriptions dans ce fichier sont pas automatiques. Mais pour l'instant, ce fichier ne peut être consulté que par la police, la justice ou les responsables d'administration ou dans certains emplois, notamment les emplois. euh devant les enfants, je pense qu'il faut en rester à ce système-là, mais renforcer les inscriptions dans le fichier. Je vais vous dire pourquoi.
Parce que si vous rendez public ce fichier, c'est une manière d'une certaine manière le rendre public, bah vous ouvrez la possibilité premièrement à ce que des gens veuillent se faire justice eux-mêmes et ça c'est assez dangereux. Et deuxièmement, je pense que c'est répandre en quelque sorte un mythe, une illusion qui est que on connaîtrait toutes les personnes et puis il suffirait de aller voir s'ils sont dans le fichier ou pas. Alors que comme je vous le disais tout à l'heure, bien souvent c'est dans l'entourage euh que les les les auteurs, les coupables se se trouvent.
Et donc le fichier, il peut donner une illusion de protection s'il était consultable par tout le monde qui à mon avis ne remplacera pas la nécessité de faire progresser la vigilance de toute la société pour lutter contre les violences. Lui de cette proposition qui est mis sur la table par un député LR. Oui. qui s'appelle Antoine Vermel Marquez qui propose de créer un fichier AS comme agresseur sexuel sur le modèle des fichiers S. Est-ce que le et le principe serait que dès le que le que le même nom apparaît deux fois dans des signalements distincts, une fiche à S serait créée automatiquement ? Est-ce que vous seriez favorable à une telle proposition ?
Honnêtement, je comprends pas la différence avec ce qui existe déjà. Ouais. Ici, on ne suit pas la foule, on analyse les faits. Si c'est aussi ta vision, abonne-toi. Pourquoi Jean-Luc Mélenchon rassemble autant de soutien malgré les attaques médiatiques ? Ce livre décrypte la défiance populaire, la crise démocratique et le réveil citoyen en France. Résistance le combat pour une Nouvelle-Fance maintenant à 9,99 centimes d'euros au lieu de 14,99.
Donc je je lui explique qu'en fait les dossiers aujourd'hui quand vous allez à la police, c'est vous qui allez par exemple porter plainte, faire un signalement, c'est plus au nom de la victime supposée et que c'est pas au nom de la personne mise en cause qui apparaît dans les dossiers et que de ce fait là, ça permettrait plus facilement de croiser les noms. Ah, pardonnez-moi, il y a un fichier qui existe aujourd'hui. Donc qu'est-ce qu' ajoute la fiche AS par rapport au fichier qui existe aujourd'hui ? absolument rien de mon point de vue. Donc je crains qu'on soit encore dans les mesures qu'on exhibe comme ça pour donner l'impression qu'on va faire quelque chose.
Pardonnez-moi mais je termine bien sûr. Juste une chose quand même, je vois bien que maintenant pardon, c'est un peu le concours l'épine des propositions les plus démagogiques. Je rappelle que les combats dont je suis en train de parler, les 3 milliards nécessaires euh qui sont demandées par les associations, les mesures d'accompagnement, les mesures de prévention, nous les défendons à l'Assemblée nationale depuis des années et des années. Depuis des années et des années, nous faisons dans le cadre budgétaire des amendements pour consacrer ces 3 milliards à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
Et aujourd'hui, vous avez des gens qui ont quasiment tous été ministres, premier ministres, qui donc ont eu la responsabilité de conduire la politique de la nation et qui plutôt que de voir quelles ont été leur propre responsabilité dans cette situation pour s'en exonérer en quelque sorte viennent exhiber des propositions qui sont absolument inefficaces. Franchement, toutes les associations qui ont travaillé sur le sujet, elles ont pas mis sur la table ces propositions. Ah oui, mais par exemple, Bruno Retaillo, ça a beaucoup fait parler, dit qu'il faut la castration chimique obligatoire pour les criminels sexuels récidivistes les plus dangereux.
Aujourd'hui, c'est sur le principe du volontariat. Euh pour vous ça, je reprends votre propos, c'est concours l'épine, des propositions inutiles. C'est ça. à peu près toutes les personnes du monde médical vous disent que c'est absolument inefficace parce que maintenant on a un peu évolué, on a un peu travaillé pour comprendre, ça veut évidemment pas dire les excuser mais pour essayer d'identifier les raisons des passages à l'acte et l'idée que ce serait en quelque sorte des pulsions sexuelles et que he ce qu'on appelle la castration chimique c'est un traitement médical qui permet de diminuer le le le la secrétion de testostérone.
C'est l'idée que en fait les personnes qui passent à l'axe, ça serait pour des pulsions sexuelles. Bien souvent, malheureusement, c'est d'autres motivations qui rentrent en compte, des rapports de pouvoir, des rapports de domination. Et donc toutes les personnes du monde médical que vous interrogez sur le sujet de la castration chimique vous disent "Mais c'est absolument absurde, ça ça ne fonctionne pas et ça ne réglerait absolument pas les problèmes." Donc c'est encore cette idée qu'il va y avoir une mesure magique qu'on va mettre sur la table et qui va tous nous protéger. Pourquoi ils ne sont pas incurables ? Comme le dit Gérald Derman.
Ben d'abord, si vous dites que il y a des possibilités de castration chimique, c'est la preuve que on considère qu'il y a des mesures de soins qui sont possibles. Donc c'est déjà à l'encontre de ce que dit monsieur Darmanin.
Après évidemment que une personne qui est multirécidiviste qui a tué qui a violé évidemment qui doit être dans une peine de détention qui doit être extrêmement lourde mais quand on parle du problème des violences sexistes et sexuelles de manière générale de centaines de milliers de casoupe des personnes comme ça et ça recoupe des actes qui sont très graves aussi mais qui sont pas le viol, le meurtre et cetera et donc la question que vous devez vous poser c'est quelles sont les mesures que vous avez qui vous permettent d'avoir un suivi pour que précisément ça se traduise pas ensuite par un drame.
parce que on n' pas suivi suffisamment longtemps la personne après sa mesure de détention ou après la peine qu'elle a encouru. Et si on voudrait être intelligent, c'est là-dessus qu'il faudrait mettre le paquet et les moyens. Par exemple, sous l'impulsion du député Paul Vagier, on a fait et de madame Violette Spielboot, je suite à l'affaire Betaram, on a fait voter une loi à l'Assemblée nationale dans lequel on a dit par exemple qu'il devait y avoir un meilleur suivi des sanctions à l'intérieur des établissements scolaires.
Là en l'occurrence, c'était des établissements privés qui permettent d'avoir un suivi pendant plus longtemps du dossier pour dire "Ah là, il y a quelqu'un qui a eu des comportements qui étaient des comportements inacceptables vis-à-vis des enfants." De suivre plus longtemps pour pas après être confronté à à un drame. Bon, ça c'est des mesures qui vont dans le bon sens et dans la bonne direction. Mais voyez, il y a ceux qui travaillent sur ce sujet pour essayer de régler vraiment le problème et qu'il y a ceux qui essayent en quelque sorte de faire des une sorte de petit buzz politique absolument indécolum.
Vous iriez quand même pas jusqu'à nous dire que si vous étiez au pouvoir, malheureusement de tels drames ne se dérouleraaient plus. Bah ce celui qui serait capable de dire ça et il serait vraiment bien imprudent parce que si on considère que c'est un problème euh systémique qui a un problème de de de culture, du viol, du patriarcat, de la culture, de la domination et considérer que il suffirait euh de qu'on réglerait ça d'un revers de la mince, je pourrais vous le dire pour faire semblant, mais honnêtement, personne n'y croirait. Par contre, il faut avoir une action qui soit beaucoup plus volontariste pour lutter contre ce sujet. Ils mettent les moyens. Arrêtez d'inventer des propositions.
Toutes les propositions, elles sont sur la table. et elles sont sur l'étape depuis des années et des années. Alors qu'est-ce qu'on attend maintenant pour aussi la question quand même des magistrats Ouais, on en a pas encore parlé de leur responsabilité hein. On connaîtra les résultats de l'enquête administrative commandée par le gouvernement le 22 juin pour éclairer les dysfonctionnements qui ont conduit au au meurtre de la petite Liana. Euh Gérald Armana a promis des sanctions exemplaires hein, si des fautes ont été commises par des magistrats. Si s'il y a sanction, ça vous choquerait ? Quelqu'un devra payer a dit Gabriel Atal dans cette affaire. Vous vous pensez comme lui ?
Écoutez, il y a des enquêtes administratives qui sont en cours. On a beaucoup insisté d'ailleurs sur les enquêtes administratives dans la justice et c'est vrai qu'il y en a une qui a été lancée. Il y a aussi une enquête administrative dans la gendarmerie qui a été euh lancée. Si ces enquêtes administratives identifient des responsabilités individuelles, elles peuvent donner lieu à des sanctions. Évidemment, s'il y a des responsabilités individuelles qui sont établies par ces enquêtes, j'ai pas de difficulté avec l'idée de dire que quelqu'un qui n'a pas respecté les règles puisse être sanctionné.
Mais si on croit qu'on va régler le problème euh en euh ayant en quelque sorte un fusible, c'est-à-dire une sanction individuelle contre une personne et on croit qu'on va avoir régler le sujet et on va c'est bon, on a réglé la question et jusqu'au prochain drame ou jusqu'à la prochaine tragédie, bah franchement sincèrement, je pense qu'on sera pas à la hauteur de l'émotion qui est suscitée par la tragédie et le drame de Lana. Pourtant vous, pourtant vous, il y a bien un fusible que vous auriez voulu faire sauter. C'est le ministre de la justice lui-même. C'est Gérald Arrmanin. Vous avez demandé son départ. Lui juste que cette démission ne serait pas utile.
Il dit à nos confrères du Parisien, je pense même que celait diminué mon autorité vis-à-vis d'un ministère très difficile à réformer et que j'essaie de changer depuis un an que je suis en fonction. Il ne partira pas. Et qu'est-ce que ça aurait changé ? D'abord, moi je vous ai jamais dit que le départ de monsieur d'Armana aurait réglé les problèmes. Par contre, il me semble normal dans une démocratie qu' un ministre qui a une responsabilité politique quand on est face à une situation où il y a manifestement un drame qui met en cause le fonctionnement général de la police, de la justice dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles qui prennent sa part de responsabilité.
Et ce que je lui reproche le plus, c'est d'aller être à la télévision euh pour dire et pour mentir parce qu'il a menti. J'en ai fait la démonstration tout à l'heure sur les soi-disant circulaire et pour dire c'est surtout pas de ma faute, c'est de la faute des autres. Et ben je trouve, excusez-moi, mais que quand on est à la tête d'un ministère, on assume, on se défausse pas sur les personnes de son ministère. Voilà la raison pour laquelle nous on considérait que son départ, et on considère toujours que son départ serait utile. Est-ce que son départ réglerait le problème ? Absolument pas. Pour régler le problème, faut les financements et les mesures dont j'ai parlé.
Oui, vous dites son départ réglerait pas le problème. D'ailleurs, c'est ce que pensent à peu près les Français puisque on a vu qu'un sondage de Doxa publié dans dans le Figaro vendredi montrait que 39 % des Français seulement souhaitaient son départ et que 59 % pensaient qu'il devaiit rester en poste. Bah oui, mais c'est quand même pas la majorité. Oui. Bon, si vous voulez, mais en fait franchement, ça n'a pas beaucoup d'importance. La vérité, c'est que ce qui importe et préoccupe, je pense, les gens qui nous écoutent, c'est de savoir qu'est-ce qui va permettre demain que nos enfants soient mieux protégés. Voilà, vous voyez. Donc moi je je tourne pas autour du pot.
Je considère que normalement les ministres ils devraient assumer leur responsabilité. Il veut pas le faire sincèrement, ça me surprend pas. C'est dans la droite lignée de ce qui a été le comportement des ministres sous Emmanuel Macron depuis que Emmanuel Macron est au pouvoir. Cette idée que c'est jamais de leur responsabilité et qu'on se défausse toujours sur les autres. Mais vous avez raison, le cœur du débat et le cœur du sujet, c'est pas ça. Le cœur du débat et le cœur du sujet, c'est qu'est-ce qu'on fait ?
À propos de vos responsabilités, puisqu'on parle des violences faites aux enfants et aux femmes, une affaire avait quand même beaucoup marqué à la France insoumise, Adrien Catnins qui avait mis une gifle à sa femme et qui avait été condamné à 4 mois de prison avec surcis ensuite. Est-ce que vous avez des regrets parce qu'à l'époque vous aviez quand même beaucoup tardé à le suspendre d'une part du groupe de la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon avait commencé par le soutenir ardemment en disant notamment qu'il était très fier de lui. Est-ce que vous avez fait passer le mauvais message ?
Pardonnez-moi de vous dire d'abord que franchement je trouve que là dans le contexte dont on est en train de parler après le drame de de Liana, parler de ce sujet me paraît assez déconnecté mais puisque vous abordez ce abordez ce sujet madame euh il y a eu en l'occurrence à la France insoumise une suspension de son groupe parlementaire et il a pas été candidat aux élections législatives suivantes. J'aimerais bien que dans toutes les formations politiques, les personnes qui sont mis en cause dans des problèmes et dans des situations de violence, de violence sexiste ou de violence sexuelle et fait l'objet de même mesure.
J'aurais bien aimé, y compris jusqu'au plus haut niveau de l'État, y compris à l'intérieur même du gouvernement. Suivez mon regard. Cette question de la protection des enfants et des femmes plus largement est au cœur de l'actualité. On l'a vu au travers aussi de l'affaire bruelle qui ces dernières semaines marquent l'actualité. Il y a deux nouvelles plaintes qui ont été déposées ces dernières heures euh à réver les BFM dont l'une pour agression sexuelle tentative de viol. Qu'est-ce que vous dites au maires des villes dans lesquel des concerts sont encore prévus à partir de l'automne ? Parce que c'est pas annulé notamment les zénites. Qu'est-ce que vous dites au ma de ces communes là ?
Bah d'abord je dis aux organisateurs des spectacles que la moindre des choses ce serait d'annuler ses représentations, y compris dans le contexte dont on est en train de parler. Euh et au maire ensuite, mais c'est pas eux qui ont l'autorité directe d'organisation de ces spectacles. Oui, je les invite à prendre position, à prendre contact avec les organisateur de ces spectacles pour demander son annulation, l'annulation de ces spectacles, y compris vous voyez bien le message qui a envoyé.
Alors après, je veux dire, on a parlé à juste titre beaucoup des représentations de monsieur Bruel, mais quand je vois que dans certaines mairies du Rassemblement national aujourd'hui, on maintient des concerts d'une personne, monsieur Jean-Luc Laet, qui est mise en examen pour des problèmes ou des sujets de violence contre euh mineur, bah je trouve que là, ça mériterait aussi des mesures qui soient des mesures des prises de position claires sur ce sujet. La vigilance de la société, elle nécessite d'être extrêmement claire sur ces sujets et malheureusement, je considère que tout le monde ne l'est pas suffisamment.
À l'époque notamment de l'affaire de Parieu, il y avait eu des associations qui avaient poussé en disant il faut plus diffuser ces films, il faut voir les choses différemment. Certaines associations poussent aujourd'hui en disant attention Patrick Bruel, il faut quasiment plus diffuser ses ses musiques à la radio ou les films dans lesquels il a pu jouer. Vous en pensez quoi ? Bah je je comprends qu'on puisse inoc il est présumé inocent. Vous avez raison.
C'est la raison pour laquelle moi j'ai parlé pour l'instant des représentations parce que il me semble que il y a quand même un nombre de plaintes aujourd'hui euh qui font que une mesure de c'est pas une remise en cause de la présomption de d'innocence de dire qu'il y a une mesure de prudence et que cette mesure de prudence c'est de dire on n'organise pas ces représentations le temps de l'enquête. Dans un instant la suite de BFM politique. On reviendra notamment sur cette gauche qui est un peu éparpillée faison puzzle et puis pas nous. Non pas vous. Et puis on verra aussi que Emmanuel Macron déroule le tapis rouge à Donald Trump.
qui va le recevoir mercredi, pas n'importe où, au château de Versailles. [musique] À tout de suite. Vous êtes bien sur BFM politique. Notre invité ce matin, Manuel Bonparc, coordinateur de la France insoumise, Ludovic Vigon et Amandy Natalaya sont à mes côtés. Manuel Bonpard, les sep plus grandes puissances du monde seront réunies cette semaine en France à Éviant. précisément à partir de demain pour le G7, un G7 à l'issue duquel on a appris Emmanuel Macron recevra Donald Trump mercredi soir pour un dîner au château de Versailles au lieu de l'amitié franise-américaine où fut signé en 1783 le traité consacrant l'indépendance des États-Unis.
Est-ce qu'Emmanuel Macron en fait trop avec Donald Trump ? En tout cas, il est pas rancunier puisque à l'issue du dernier euh G7 euh et Donald Trump était parti plus tôt et Emmanuel Macron euh avait dit qu'il partait pour parler d'un cesser le feu. Il lui avait dit qu'il comprenait rien et qu'il racontait tout le temps n'importe quoi. Donc manifestement ça lui a pas il il lui en tient par rigueur franchement. Qui parle avec tout le monde le président de la République en soit ça me choque pas.
Dérouler le tapis rouge à Donald Trump dans dans Donald Trump dans la période actuelle me choque davantage mais surtout je vais vous dire ça ça vous choque quand même vous dites ça me choque bah franchement voyez ce qui se passe en ce moment par exemple pour la Coupe du monde du de football avec des gens qui sont des équipes qui peuvent pas venir des personnes qui ont pas le droit de venir al voyez la décision qu'a prise Donald Trump dans la nuit de vendredi à samedi euh de d'interdire l'usage de certains outils d'intelligence artificielle. Bon, donc évidemment que je trouve que le moment est mal choisi, mais à la limite ça c'est le symbole, l'image qu'on envoie.
La question qui nous est posée surtout, c'est comment on fait en sorte d'avoir des politiques qui coupent nos chaînes de dépendance avec les États-Unis d'Amérique de Donald Trump parce que sinon on est condamné à aller le voir gentiment et à lui demander d'être sympathique avec nous. Donc, on vient de parler de la question de l'intelligence artificielle par exemple. Qu'est-ce qu'on fait nous pour développer nos propres outils et avoir un numérique qui soit un numérique qui soit souverain, qui soit pas dans les bras des États-Unis ? Qu'est-ce qu'on fait ? Ma ma collègue Aurélie Trouvé vient de mener une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur ce qu'on appelle les fonds souverains.
C'est ces ces entreprises qui viennent ces fonds en particulier américains qui viennent qui prennent des actifs industriels en France et qui ont contribué à casser absolument notre souveraineté industrielle. Qu'est-ce qu'on fait en manière militaire, en matière de défense pour être indépendant des politiques des États-Unis d'Amérique ? Voilà à mon avis la question qu'il faut poser. Le reste c'est du symbole mais les symboles ça importe. Un G7 ça sert encore à quelque chose à vos yeux ? Non. Moi j'ai jamais été favorable à cet outil et je considère que il y a un cadre aujourd'hui de la légitimité de la légalité internationale. C'est l'Organisation des Nations-Unies.
C'est ce cadre là qui pour relancer de l'écoute. Vous avez l'impression que ça servit à quelque chose ces derniers mois. Et ben pas suffisamment. Vous avez raison. Bah faut dire que quand on a l'impression qu'il y a une forme de double standard permanent, que les décisions à l'encontre de l'un ne s'applique pas de la même manière à l'encontre de l'autre, bah évidemment qu'il y a des gens qui commencent à douter de de la pertinence de ce cadre. Mais si on n pas ce cadre, qu'est-ce qui nous reste ?
Donc évidemment qu'une politique internationale de non alignement et d'indépendance de la France que l'on porte et que l'on portera dans la campagne présidentielle autour de Jean-Luc Mélenchon, c'est une politique qui nécessite de rétablir les Nations-Unies et le droit international. Ça veut dire que si dans un an Jean-Luc Mélenchon était élu à l'Élysée, il ne participerait pas au G7. Et si la colère du peuple français avait enfin un livre ? Résistance, le combat pour une Nouvelle-Fance décrypte les médias, les élites, la crise sociale et le réveil citoyen disponible maintenant à seulement 9,99 centimes d'euros au lieu de 14,99 centimes d'euros. Le lien est en description.
Bah ça veut dire ça veut dire en tout cas qu'on mettrait toute notre énergie pour relancer le cadre des Nations Unie. Voilà, c'est ça la priorité qui doit être qui doit être la nôtre. Et après, je vous ai parlé de la nécessité d'avoir une politique d'indépendance. Et cette politique d'indépendance, elle doit se déployer en matière numérique, en matière industriel, en matière de politique de défense. Est-ce que vous savez qu'on a encore dans un certain nombre de nos ministères aujourd'hui des contrats qui sont passés avec les grandes entreprises américaines, avec Microsoft qui détiennent nos données et on trouve ça normal ?
Alors après, on peut poser le problème de savoir s'il faut aller parler avec Donald Trump ou pas, mais quand il a accès à toutes nos données d'éducation qui peut nous couper un certain nombre de de nos nos instruments de défense, franchement le sujet il devient pas très important. Donc Jean Mélenchon n'irait peut-être pas au G7. Oh, je sais pas, il faudrait poser la question à Jean-Luc Mélenchon. Mais en tout cas, ça ce que ce dont je suis sûr, c'est qu'il mettrait la priorité sur l'Organisation des Nations- Unies. La limite justement dans ce que le président français peut concéder ou obtenir avec Donald Trump à Versailles, c'est quoi pour vous ?
Qu'est-ce qu'il ne faut pas franchir comme limite ? Je je sais pas, je ne sais même pas quels sont les sujets dont ils vont discuter. Moi, je peux vous dire ce que je souhaite. Estce que et la position que de mon point de vue le président de la République doit apporter, c'est la nécessité d'avoir un cesser le feu immédiat, inconditionnel sur l'ensemble de la région pour mettre un terme à la guerre illégale qui a été déclenchée par Trump et Netaniaou contre l'Iran et contre le Liban. Je pense que la France doit défendre la fin du génocide à Gaza.
Je pense que la France doit agir pour incesser le feu le plus rapidement possible entre l'Ukraine et la Russie et la France doit apporter une politique de paix. Voilà, ça c'est ma position. Question courte, réponse courte, est-ce qu'il faut réintégrer Vladimir Poutine dans le G7 qui redeviendra un G8 ? Oui ou non ? Bah en tout cas, il faut discuter avec Vladimir Poutine. Si on veut créer les conditions de la paix, il faut bien parler avec lui. Donc, il faudrait le remettre autour de la table de ce qu' une fois qu'on a trouvé un accord de paix et une des une des dispositions de cet accord d' de paix peut être ça.
Mais pas avant à mon avis que on ait réussi à faire en sorte queil y ait un cessé le feu et que on ait trouvé les conditions d'un accord de paix qui soit acceptable et qui soit juste et équitable. Un G7 qui sera bien sûr à suivre en direct tout au long de cette semaine sur BFM TV. On voit que les grandes manœuvres pour la prochaine élection présidentielle se sont évidemment lancées. La gauche qui semble-t-il l'air un peu éparpillée. Alors paschez-vous à la France insoumise effectivement hier c'est Raphaël Gluxman qui a tenu son premier grand meeting.
Raphaël Gluxman qui avant-hier dans une interview confrère du Parisien disait au sujet de Jean-Luc Mélenchon l'envoyer au second tour c'est garantir la victoire de Jordan Bardella ou de Marine Le Pen. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Que c'est absolument faux. que je pense à l'inverse que s'il y a bien aujourd'hui une personne à gauche qui est en mesure de mobiliser suffisamment la population euh en particulier celles et ceux qui ne vont pas voter parce qu'il propose un programme qui est un programme de rupture avec le pouvoir macroniste en place qui est donc en capacité de l'emporter face à l'extrême droite, c'est Jean-Luc Mélenchon. Je pense que c'est le seul aujourd'hui exact inverse.
A priori il perd il y aurait 75 % pour Jordan Bardella par exemple candidat face à dans un second tour ou alors d'abord on va après on va parler des sondages je le mets dans un coin mais vous me remarquez que vous m'avez posé la question sur Raphaël Gluxman al problème c'est que Raphaël Gluxman tous ceux qui utilisent cet argument monsieur Gluxman, monsieur Fort et tous en fait ils sont jamais sondés au deuxème tour. Vous savez pourquoi ? Parce qu'ils ont manifestement en tout cas aujourd'hui pas les chances de s'y qualifier.
Donc je trouve assez surprenant que des voix qui se revendiquent de la gauche en quelque sorte si vous voulez se mettre presque à faire la campagne de Jordan Bardella en disant euh face à Mélenchon limite euh il faut pas voter pour Rapha Raphael Gluxman fait la campagne de Jordan Bardella. Je dis que tous ceux qui alors qu'ils ont aujourd'hui aucune possibilité de se qualifier au second tour passe leur temps à essayer d'affaiblir la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui est aujourd'hui la meilleure possibilité pour la gauche de se qualifier au second tour et donc de l'emporter ensuite parce que pour l'emporter au second tour, il faut se qualifier au second tour.
Je pense qu'il feraiit mieux, ils seraient mieux inspirés de passer leur temps à concentrer leur coup contre l'extrême droite, contre le pouvoir macroniste plutôt de de d'essayer d'affaiblir Jean-Luc Mélenchon dont la dynamique, je crois est assez incontestable. Vous avez vu l'ampleur du meeting que nous avons réalisé la semaine dernière à Saint-I. Quant au sondage madame Oui, attendez, on ça juste parce que on parle Raphaël Glman qui a fait son premier grand meeting hier de campagne 4000 personnes dis-yles. Il dit vouloir vous plier. Est-ce que ce premier meeting que vous avez vu de sa part vous avez fait peur ? Bah je sais pas, vous comparez les deux.
Celui que nous avons réalisé à Saint-en la semaine dernière, celui de Raphaël Gluxman la semaine dernière. Moi, j'utiliserai pas la brutalisation de la vie politique contre la France insoumise auquelle monsieur Gluxman veut participer. Je ne dirais pas qu'on l'a plié, mais en terme d'affluence, j'ai l'impression que la différence était assez majeure et assez manifeste. Quant au sondage, madame Atalaya, si vous regardez bien les sondages de second tour, vous remarquerez que par rapport au premier sondage de second tour de la fin de l'année dernière, déjà Jean-Luc Mélenchon a récupéré quasiment 10 points au second tour.
Et pour ma part, j'ai une mémoire des sondages précédents et je sais que par exemple, pour vous prendre un exemple, quand il y a eu le traité constitutionnel européen en 2005, je me rappelle c'était mes premiers engagements politiques au début de la campagne, le oui a été annoncé à 70 % et le non à 30 %. Finalement le ooui a fait 45 % et le non 55. Donc Raphaël Gluxman peut remonter la pente. Et regardez pour ceux qui sont encore plus anciens que moi, 4 mois avant l'élection présidentielle de 1981, monsieur Giscardestin devait gagner 6040 contre monsieur François Mitterran. 4 mois avant l'élection présidentielle de 1980.
Donc vous voyez, il faut pas faire confiance au sondage et en particulier au sondage de second tour à un an de l'élection présidentielle quand on connaît même pas encore le nombre de candidats au premier et malgré tout ils sont aujourd'hui sans appel. Et comment vous expliquez que Jean-Luc Mélenchon soit à ce point rejeté qu'il soit battu dans à plat de couture comme ça par Jordan Bardella ? Ben il progresse. Il est en train au contraire de rattraper selon vos propres sondages auquel je ne crois absolument pas le le retard qui affiché quant à l'idée de dire qu'il serait davantage rejeté. J'ai vu un les fameux barêes de popularité euh euh cette semaine là par exemple.
Cette semaine les barêes de popularité, je peux dire que monsieur Mélenchon, il est moins rejeté dans l'opinion euh que monsieur Macron, que monsieur Zémour, que d'autres figures à gauche d'ailleurs qui souvent utilisent cet argument, mais dans les barêes de popularité, ils sont plus rejetés que Jean-Luc Mélenchon. Franchement, arrêtez avec ces arguments. Je pense qu'on a le droit d'avoir dans la campagne présidentielle qui vient un affrontement projet contre projet. C'est pas les sondages qui vont décider, c'est les électrices et les électeurs.
Et moi je leur dis si vous voulez le partage de la richesse, si vous voulez augmentation des salaires, si vous voulez la planification écologique, le passage à la 6e République, une France indépendante, non alignée comme j'en ai parlé tout à l'heure, bah il y a une seule candidature qui porte cette parole, ce programme là clair, c'est Jean-Luc Mélenchon et c'est l'équipe que nous formons autour de lui avec la France insoumise et avec toutes celles et ceux qui seront les bienvenus évidemment. Fabien Rousel lui dit "Je vais y aller entre les lignes". Clairement une nouvelle fois nouvelle candidature du parti communiste. Bah écoutez Fabien Russell il fait évidemment ce qu'il veut.
Maintenant je crois en tout cas pour ma part je rencontre beaucoup de militants, d'adhérents, de sympathisants du parti communiste qui ont pas envie de reproduire ce qui s'est passé en 2022 où il nous a manqué à l'époque 400000 voix avec Jean-Luc Mélenchon pour nous qualifier au second tour de l'élection présidentielle et où Fabien Roussell avait fait, je crois, de mémoire autour de de 700000 voix.
Donc en vérité, je pense qu'il y a beaucoup d'adhérents, de militants, de sympathisants, communistes qui veulent le rassemblement, qui veulent travailler avec nous parce que la vérité, j'ai entendu ce que disit Stéphane Peu, le président du groupe communiste à l'Assemblée nationale et il a raison, c'est que dans 4 plus de 95 % des cas à l'Assemblée nationale, les députés insoumis, les députés communistes, on a les mêmes votes, on vote les mêmes choses, on a les mêmes positions de vote. Il peut y avoir des sujets sur lesquels on n pas d'accord, mais dans l'immense majorité des cas, on est d'accord. Donc en vérité, il y a un chemin pour un rassemblement de cette ligne de rupture.
Moi, je tends la main. aux militants, aux partis communistes, aux écologistes, aux directions, mais aussi aux militants, aux sympathisants, je leur dis, on peut faire ensemble parce que c'est notre devoir, c'est notre responsabilité dans la situation particulière que connaît le pays de proposer une autre qui semble vouloir se lancer. Manuel Barda, le banquier d'affaires Mathieu Pigas qui a une proposition sur les salaires notamment qui dit qu'il faudrait augmenter le SMIC de 20 %, soit 1773 € net. C'est plus que ce que vous proposez à la France insoumise 1700 € net. Bah c'est bien la c'est c'est bien parce que d'habitude quand je fais le SMIC à 1700 € on me dit c'est pas possible.
Bon bah là maintenant c'est monsieur Pigas qui est quand même une personne travaille dans le monde de la finance et lui il dit que c'est possible d'aller même au-delà. Donc c'est bien la preuve que c'est possible d'augmenter le SMIC. Vous savez en Belgie crédible pour vous.
Ah ben la proposition d'augmenter le SMIC, elle est absolument crédible sa candidature mais je crois pas qu'il ait déclaré sa candidature aujourd'hui mais des propositions sur la ça l'intéresse en tout cas et ben il a raison d'être intéressé par l'élection présidentielle qui n'est pas intéressé on devrait tous être intéressés par l'élection présidentielle ça va ça va décider notre avenir pour les prochaines années mais ça me permet de parler du SMIC et j'en suis très heureux oui il faut augmenter le SMIC immédiatement il faut indexer les salaires sur l'inflation faut augmenter le point d'indice de la fonction publique parce que tout simplement avec un SMIC aujourd'hui vous vous en sortez pas et ceux qui disent que c'est pas possible et ben il va falloir m'expliquer pourquoi L'Espagne a réussi à augmenter le SMIC de plusieurs dizaines de pourcents sur les 10 dernières années.
Pourquoi la Belgique a réussi à augmenter le SMIC et pourquoi en France on serait pas capable d'aller au-delà de l'augmentation sur l'inflation qu'on a à chaque année et qui en vérité fait qu'aujourd'hui si vous êtes au SMIC, vous avez perdu du pouvoir d'achat et vous arrivez pas à vous en sortir. Évidemment qu'il faut avoir une politique d'augmentation du SMIC, des bas salaires de tous les salaires, d'indexation des salaires. Ça doit être une priorité politique. Le 7 juillet, nous saurons qui est le candidat du RN à l'élection présidentielle, Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Est-ce que ça change quelque chose pour vous ? Bah, c'est pas le même candidat.
Je sais pas si ça sera le même programme. Je me pose de plus en plus de questions quand je vois les déclarations dans la presse des uns et des autres. J'ai remarqué que Madame Le Pen était pour taxer les super profits. Monsieur Bardella est contre. Que si j'ai bien compris, Madame Le Pen était pour la retraite à 62 ans. Monsieur Bardella a été contre000. Mais c'est le 4e dans cette campagne d'achat des locaux.
Et c'est une bonne nouvelle parce que je crois que c'est la démonstration que la France a soumise qui un jeune mouvement politique continue à progresser, continue à avancer et vous l'avez vu évidemment dans le lancement de la campagne présidentielle la belle dynamique qu'il y a autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, autour de la campagne de la France insoumise puisque nous sommes déjà près de 320000 personnes partout en France à appuyer et à soutenir cette candidature.
[applaudissements]
Voilà, j'ai plus de feuilles, c'est pas grave. C'est les c'est les conditions du direct. Et il se trouve que Tiens, je vais les récupérer. Merci. Et il se trouve que en 2022 déjà, il y avait la possibilité de parrainer la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Il avait fallu environ 4 jours pour qu'on soit les 150000 premiers parrainages citoyens. Et cette fois, on l'a fait en moins d'une journée, en 23h exactement. Il avait fallu plus de 100 jours pour qu'on soit plus de 300000 parinage citoyen et là on l'a fait en un mois environ. [acclamation] Et je pense que c'est la démonstration aussi de cette belle dynamique qu'il y a autour de ce lancement de campagne.
Et s'il y a autant d'intérêt, autant de volonté de s'engager dans cette campagne, c'est parce que je pense que tout le monde a compris dans ce pays que l'élection présidentielle qui vient, ça va être une élection qui est une élection décisive, sans doute la plus importante depuis plusieurs décennies parce que le pays il est dans la situation que vous connaissez et que j'ai pas besoin de vous décrire en détail parce que vous la vivez au quotidien. Mais c'est un pays la France dans lequel sous Emmanuel Macron, on a retrouvé des chiffres de pauvreté qui sont ceux qu'on avait dans les années 1970 en France.
On est revenu à ce niveau-là de la situation sociale du pays, des difficultés sociales, de la précarité sociale que connaît ce pays. Parce que sous la présidence d'Emmanuel Macron, on a vu et on voit malheureusement chaque semaine des fermetures de boîtes, des fermetures d'entreprises, des filières industrielles stratégiques qui petit à petit se voi démonteler.
On était encore hier avec un certain nombre de mes collègues parlementaires auprès des salariés de Stellantis à Poissie dans les Yvelines où on voit que toutes ces unités, ces entreprises de fabrication automobile par exemple sont en train de supprimer chaque mois des milliers d'emplois partout dans le pays avec la complicité et sans aucune action du gouvernement pour maintenir ces emplois qui sont pourtant des emplois essentiels et des filières industrielles qui sont essentielles y compris à la transition écologique.
On voit petit à petit ce pays dont on était si fier, y compris même si on avait des choses qui n'était pas comme on l'imaginait mais dont on était fier parfois de la parole sur la scène internationale. Et on voit comment la parole de la France, elle a été décrédibilisée par l'incapacité à agir sur la scène internationale, par l'incapacité à faire respecter le droit international, par l'incapacité à dire que la France se grandit. quand elle défend les droits humains partout dans le monde, quand elle refuse les doubles standards, les doubles discours, quand elle est incapable de dire et de dénoncer un génocide à Gaza, quand elle est incapable,
[applaudissements]
quand elle est incapable de faire entendre la voix et la parole du peuple et quand au contraire elle réprime et elle s'attaque à celles et ceux parmi française qui refusent précisément l'impuissance de la France sur ce sujet. sujet et que le gouvernement français plutôt que de dénoncer ce qu'il se passe sur la scène internationale préfère s'attaquer en France à celles et ceux qui le dénoncent. Je suis arrivé un peu plus tardivement pour vous donner un exemple parce que j'étais en train de rédiger un communiqué parce que la préfecture de police de Paris annonce ce soir qu'elle veut interdire l'événement de fête de la musique qu'on organise nous à Paris ce dimanche et qu'elle le fait.
de manière absolument scandaleuse parce que ça fait plusieurs années que partout en France on organise des événements à l'occasion de la fête de la musique, qu'on fait venir des artistes, des groupes engagés, que ça s'est toujours très bien passé, qu'on a toujours organisé les événements comme on l'organise ce soir permettant, c'était la fête de la musique, de faire la fête ensemble mais aussi de véhiculer un certain nombre de messages politiques parce que oui, l'art est politique, la culture est politique, la musique est politique. [acclamation]
[applaudissements]
Et vous avez un gouvernement qui parce que des campagnes sont menées par des adversaires politiques à la France insoumise pour obtenir l'interdiction cède à ces campagnes et décide d'interdire de publier un arrêté d'interdiction.
Et quand vous lisez cet arrêté d'interdiction qui est donc un document officiel de la préfecture de police de Paris, dans cet arrêté d'interdiction, il est dit "Ah ben il y a telle personnalité, elle a tenu des propos pas bien et il y a telle personnalité, elle a défendu des opinions politiques, pas bien et puis il y a tel artiste dans les paroles de sa chanson, il a dit des trucs qui nous posent problème." Alors, c'est déjà absolument scandaleux de s'attaquer à des artistes comme ça.
Mais en plus, il se trouve qu'à l'événement de la fête de la musique qu'on avait prévu d'organiser dimanche, aucune de ces personnalités et aucun de ces artistes ne sont prévus et ne sont inscrits dans la programmation. Alors, si vous connaissez un pays dans lequel on interdit un événement sous prétexte qu'il y a des prises de position de telle ou telle personne alors que telle ou telle personne ne sont pas prévues dans l'événement, et ben franchement, on marche sur la tête.
Et cet autoritarisme là, il est très dangereux à l'ordre d'une campagne présidentielle parce que le devoir de l'État et des gouvernements, leur devoir c'est de garantir les conditions d'une campagne électorale qui soit une campagne électorale libre, sincère et équitable. Le devoir du gouvernement, le devoir de l'État, c'est de faire preuve d'impartialité, de permettre que ça soit les Françaises et les Français qui puissent choisir le programme politique qu'ils veulent amener au pouvoir, qui puissent choisir quel est le candidat et l'équipe qu'ils ont envie d'amener au pouvoir. Et ce n'est pas au gouvernement. Ce n'est pas à la préfecture de police de Paris.
Ce n'est pas aux ingérences venues de l'étranger de venir décider à notre place de qui doit gouverner la France demain. C'est à nous, citoyennes et citoyens, peuple français de choisir librement notre avenir. [acclamation]
[applaudissements]
Évidemment, dans l'élection présidentielle de 2027, en chassant les macronistes du pouvoir, on mettra aussi un terme à cet autoritarisme, à cette manière avec laquelle petit à petit ils ont délégitimé tous les corps de l'État parce que toute décision qui est prise aujourd'hui, elle est frappée du saut de la partialité de l'instrumentalisation politicienne. Comment vous pouvez annuler un événement comme celui-ci alors qu'on les a toujours organisé sans aucun débordement en instrumentalisant les question de maintien de l'ordre comme ils le font ?
Comment vous pouvez faire ça sans jeter ensuite tout le discrédit sur la parole de l'État puisque alors chaque position prise par des corps de l'État et ben elles sont soupçonnées d'être frappé de cette forme de partialité. Voilà comment petit à petit ils ont dénigré, détruit tout ce qui fait notre vie commune, toutes les institutions qui organisent notre vie commune. Je disais l'état du pays, vous le connaissez, l'état du monde vous le connaissez. Les bouleversements géopolitiques qui sont à l'œuvre ces derniers mois et ces dernières années faut que cette élection présidentielle, elle ne ressemblera à aucune autre élection présidentielle et elle va elle va s'inscrire dans ce contexte-là.
dans ce contexte-là et parmi les questions qui vont nous être posées, [applaudissements] c'est est-ce que la France continue à être le bras armé qui suit les États-Unis d'Amérique de Donald Trump dans l'ensemble de ces guerres impérialistes ? Où est-ce que la France est capable de faire entendre son indépendance, son non alignement, sacapacité à agir au regard des objectifs qui sont ceux du peuple français sur la scène internationale et pas en fonction de savoir qui déclenche tel ou tel conflit ou qui cherche à nous emporter pour défendre ses propres intérêts. Et ça va être un enjeu majeur de cette élection présidentielle.
Quand le weekend dernier Donald Trump et les États-Unis d'Amérique annoncent qu'ils allaient interdire à tous les citoyens non américains l'utilisation de certains certains outils d'intelligence artificielle. Quand vous avez aujourd'hui des ministères dans lequels nos données sont stockées sur les serveurs de Microsoft, que le ministère et la DGSE, c'est-à-dire nos services de renseignement utilisent les outils de palentir qui sont cette entreprise américaine qui est engagée dans la police de l'immigration de Trump, l'ICE, et dans la violation des droits humains. Alors, la question qui nous est posée, c'est sommes-nous véritablement un pays indépendant ?
Sommes-nous véritablement un pays souverain ? Voilà l'enjeu de cette élection présidentielle, faire en sorte que la France, elle décide par elle-même parce que le peuple français, il doit décider par lui-même de ses objectifs. [applaudissements] Et puis l'élection présidentielle, elle va aussi et elle doit aussi être l'opportunité de répondre enfin au grand défi du siècle qui est le défi de la transition écologique, le défi du réchauffement climatique dont je crois que chacun aujourd'hui est en train de mesurer exactement en ce moment les effets sur nos vies.
Est-ce qu'on est capable de tourner le dos à une politique macroniste qui n'a respecté aucun des objectifs que nous nous étions fixé en matière de transition écologique ? Nous n'avons pas respecté nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour être à la hauteur des engagements que nous avons pris en signant les accords de Paris avec l'objectif de limiter la hausse de la température à à moins de 2°gr. On s'était même fixé l'objectif de 1,5°. Aujourd'hui, on a perdu trop de temps pour être capable de le respecter.
De telle sorte qu'aujourd'hui la question n'est pas seulement quelles sont les politiques qu'on peut mettre en œuvre pour lutter contre le réchauffement climatique, mais quelles sont les politiques qu'on doit mettre en œuvre pour s'adapter aux conséquences du réchauffement climatique.
[applaudissements]
Vous êtes aujourd'hui avec un gouvernement qui a fait de la France le seul pays en Europe qui n'a pas respecté ses objectifs de développement des énergies renouvelables. Vous êtes ici avec un gouvernement qui au lieu d'organiser la transition de notre modèle agricole pour qu'il soit respectueux de l'environnement et de notre écosystème au contraire organise la réintroduction de pesticides qui sont dangereux pour la santé, dangereux pour notre écosystème. Voilà ce qu'ils sont en train de faire ce gouvernement là. Et donc évidemment l'enjeu de cette élection présidentielle ça va être de tourner le dos, de tourner la page de cette politique macroniste qui se fait sur le dos du peuple français.
Mais l'enjeu de cette élection présidentielle, vous le savez comme moi, ça va être aussi de battre l'extrême droite qui essaie de profiter de cette situation pour prendre le pouvoir dans ce pays. Et vous voyez comment monsieur Bardella Jordan de Monaco, comment Jordan de Monaco, on va l'appeler comme ça maintenant.
Voyez comment monsieur Jordan de Monaco qui va voir boire du champagne dans des loges privées au grand prix de Formule de Monaco, comment petit à petit il est en train de faire le tour de tous les grands grands patrons des grandes multinationales de ce pays qui passent son temps à aller manger avec le MEDF, avec le patron de Total, avec le patron de tous ces grands groupes qui s'en mettent plein les poches sur votre dos à vous, sur notre dos à nous. Et vous voyez comment l'extrême droite petit à petit essaie d'incarner, de représenter l'alternative pour le système dominant qui est en place aujourd'hui.
Parce que les dominants se rendent bien comp que le macronisme n'est plus en mesure de préserver, de sauvegarder leurs intérêts. Ils cherchent une voie de recours pour leur système, pour maintenir leur domination, pour maintenir leur pouvoir, pour maintenir leurs intérêts économiques.
Mais il trouve ici le Rassemblement national qui pendant toutes les campagnes électorales passe le temps à essayer de faire croire aux gens que s'il arrivait au pouvoir, il fera une politique pour celles et ceux qui ont le plus de difficultés sociales, pour celles et ceux qui galèrent, pour celles et ceux qui sont en colère de la fermeture de notre service public, du recul de l'État et de l'explosion de la pauvreté. Mais à chaque fois qu'ils sont au pouvoir et qu'ils sont en responsabilité, il faut exactement l'inverse de ce qu'ils ont dit dans les campagnes électorales. Et vous en avez déjà une démonstration sous les yeux.
Regardez le bilan des villes que le Rassemblement national a gagné aux dernières élections municipales du mois de mars dernier. Regardez comment il coupe les subventions aux associations comme le Secours populaire qui font de la solidarité pour permettre à celles et ceux qui n'arrivent pas à manger à leur faim de pouvoir le faire. Regardez, alors que nous sommes dans un moment où tout le monde voit bien qu'une des grandes causes qui doit être celle de l'État, c'est la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et la lutte contre les violences aux enfants.
Regardez comment dans leur municipalité, ils s'attaquent aux associations, ils suppriment les subventions au planning familial comme ils l'ont décidé il y a quelques mois à Carpentra dans le Vluse. Regardez comment à Castre dans le temp, ils interdisent la programmation de pièce de théâtre parce que cette pièce de théâtre avait le tort selon eux de raconter le parcours d'un migrant qui est parti de son pays parce qu'il n'a pas eu d'autres choix et qui est venu ici en France faire sa vie avec nous comme chacune et chacun d'entre nous.
Et ça maintenant, il coupe pour que dans les événements organisés par la municipalité de Castre, on ne puisse pas voir ça, on ne puisse pas avoir cette réalité sous les yeux. Regardez comment il s'attaque à la culture, il s'attaquent à l'art, il s'attaque aux associations, il s'attaquent aux centres sociaux. Et tout à l'heure, on était dans le quartier populaire ici de Sainte. Et vous voyez comment nous avons besoin de ces centres sociaux pour faire en sorte que tout le monde puisse vivre bien, que notre jeunesse
[applaudissements]
puisse suivre ses études, puisse être accompagné, qu'il puisse y avoir des activités, des loisirs. Parce que pourquoi dans ce pays quand on parle des jeunes aujourd'hui à la télévision, c'est tout le temps pour les pointer du doigt, tout le temps pour les stigmatiser ? Et jamais on dit que c'est d'abord notre devoir et notre responsabilité de faire en sorte que cette jeunesse, elle puisse trouver sa place dans notre société, dans notre vie active et que ça ça nécessite des moyens de l'accompagnement des associations, des centres sociaux.
[applaudissements] Voilà pourquoi vous ne pouvez pas faire confiance au Rassemblement national pour être la solution politique aux problèmes qui sont posés au pays aujourd'hui. Regardez comment après avoir dit pendant les campagnes électorales en essayant de surfer sur la magnifique mobilisation du peuple français contre la retraite à 64 ans, il vous avait dit nous sommes pour la retraite à 60 ans et puis ensuite non pour la retraite à 62 ans. Et maintenant, monsieur Bardela vient vous dire non mais finalement l'âge de départ à la retraite c'est pas très important.
C'est peut-être pas très important pour lui mais c'est important pour des milliers de travailleuses et des travailleurs qui quand ils arrivent à 60 ans ont le dos cassé ont des maladies professionnelles. Et dans quelle société nous voulons vivre ? Est-ce que c'est pas dans une société dans laquelle finalement quand on a travaillé toute sa vie, quand on est fatigué, quand on est épuisé, et ben on a le droit d'avoir un petit peu de temps pour pouvoir profiter de ses proches, de sa famille, pouvoir s'engager dans le monde associatif, pouvoir faire du bénévola. Voilà la société qui est la notre et c'est pas la société que vous propose l'extrême droite et le Rassemblement national.
Regardez comment quand parce que le prix des carburants augmente, vous avez des grands groupes comme Total qui s'en met plein les poches sur votre dos et que émerge naturellement dans le débat public en France. La question de savoir s'il faut taxer les super profits pour les grandes entreprises.
Regardez comment monsieur Bardella reprend mot pour mot les phrases et les éléments de langage du MEDF en vous disant mais on est suffisamment taxé ici en France, on va pas taxer d'autant ou encore plus les super profits des grandes multinationales alors que Total ne paye quasiment aucun impôt sur les sociétés en France et que les super profits qu'ils ont réalisé c'est de l'argent qui est sorti directement de votre porte-monnaie quand vous avez été obligé de remplir le réservoir de votre voiture pour aller travailler ou pour aller vous soigner.
Voilà pourquoi ces gens-là sont des menteurs, des hypocrites, des gens qui essayent d'accéder au pouvoir sur le dos de la colère populaire, colère populaire légitime. Colère populaire légitime contre des gouvernements qui nous ont abandonné. Mes réponses absolument illégitimes
[applaudissements]
quand elle se traduit sur le mensonge, l'hypocrisie et le racisme le plus et le plus puant visant à essayer de faire croire que les problèmes en France seraient liés à des personnes qui ne sont pas nées en France. Alors que jamais on dit que ces personnes, elles occupent des emplois, des fonctions qui sont essentielles à la vie de la nation et qu'on a besoin d'elle et qu'on a besoin d'eux et que c'est précisément parce qu'on les rejette qu'on les oblige à des parcours de clandestinité. Alors que si on les régulariser, alors on ferait en sorte que ce pays aille mieux. [acclamation] [applaudissements] Voilà pourquoi on peut pas compter sur ces gens-là.
Et voilà pourquoi vous le savez comme moi que cette bataille présidentielle, elle va être une bataille absolument cruciale pour tourner la page du macronisme et empêcher ce pays de basculer dans les mains de l'extrême droite pour au contraire ouvrir une autre page de l'histoire de France.
Et nous avons pour ça un programme, il est en cours de finalisation de discussion mais nous avons les bases de notre programme, le programme l'avenir en commun que nous avons défendu l'année dernière à l'élection l'année dernière, il y a 5 ans à l'élection présidentielle que nous avons remis en discussion et il y a des contributions citoyennes que vous pouvez faire pour participer à la construction de ce programme jusqu'au 20 juin. C'est dans quelques jours et à l'automne, nous publierons le programme définitif, un programme complet, un programme qui s'appuie sur le travail qui est fait par les associations, les organisations syndicales, les collectifs.
Un programme qui part de la société, qui part de celles et ceux qui savent de quoi il parlent parce qu'ils vivent ces problèmes là et ces questions-là au quotidien. [applaudissements] Et là aussi, je le dis parce qu'il y a peut-être des gens dans l'influence qui sont venus en curieux ou en curieuse et qui se disent "Mais quand même la France insoumise quand on écoute la télévision, quand on écoute les médias, bon ils ont l'air bizarre quand même. Est-ce que vraiment c'est ce qu'on dit de nous à la télévision ? Je vous dis franchement, vous êtes des citoyennes et des citoyens, des citoyennes et des citoyens à part entière.
des citoyennes et des citoyens qui vont décider librement de leur vote au moment de l'élection présidentielle. Et pour décider librement de son vote, on doit se faire sa conviction soi-même. Et pour se faire sa conviction soi-même, on compare des programmes, on compare des propositions. Nous, notre programme, il est sur la table. Que chacune et chacun des autres candidats mettent leur programme sur la table. Et alors, on comparera les programmes. Et alors, on chiffrera ces programmes et alors on aura un débat qui sera un débat de qualité.
Et alors, vous pourrez choisir librement, mais ne choisissez pas sur la base des caricatures et des mensonges qui sont racontés à longueur d'antenne sur des plateaux de télévision qui sont aujourd'hui dans les mains de quelques milliardaires qui ne font pas un travail d'information mais qui font un travail de propagande pour défendre leurs propres intérêts.
Et s'il nous parle Et s'il parle si mal de la France insoumise sur les plateaux de télévision s'il parle si mal de la France assoumise sur les plateaux de télévision c'est parce qu'ils savent que si le programme de la France insoumise devait arriver au pouvoir c'est leurs propres intérêts et leur propre pouvoir qui serait contesté parce que c'est aux françaises et aux Français de décider là aussi librement de la manière avec laquelle ils peuvent s'informer. Faites-vous votre idée par vous-même. Peut-être vous êtes pas d'accord avec tout. C'est votre droit, c'est le débat politique, c'est le débat démocratique. Mais faites-vous votre idée par vous-même.
Ne laissez pas les autres décider à votre place. Et comme ces médias là n'offront pas campagne pour nous, évidemment comme sans doute ils ne relâs telles qu'elles sont vraiment, notre programme tel qu'il est vraiment, nos réflexions telles qu'elles sont vraiment, notre travail à l'Assemblée nationale, au Parlement européen et dans les communes tel qu'il est vraiment. Alors, nous avons besoin d'être nos propres médias, d'être nos propres médias et on sera nos propres médias si chacune, chacun d'entre nous joue ce rôle de relais de propagation de la parole insoumise, du programme insoumis.
Et donc quand on parle de travail d'équipe dans une campagne, quand on dit qu'il n'y a pas qu'un candidat, même si évidemment on est très fier de lui Jean-Luc Mélenchon, si on dit qu'il n'y a pas qu'une équipe gouvernementale autour de lui, même si on est très fier de cette équipe, l'équipe c'est nous toutes et tous dans laquelle chacune et chacun d'entre nous avons un rôle à jouer dans cette campagne.
[applaudissements]
Je le disais, nous sommes 320000 parrainages citoyens. Pour l'instant, nous pouvons être encore davantage pour gagner et pour se qualifier au second tour de l'élection présidentielle. La dernière fois, il nous a manqué 400000 voix. 400000 voix pour pouvoir nous qualifier au second tour de l'élection présidentielle. Si on prend les chiffres de la dernière fois autour de 7 8 millions de voix, on peut être qualifié au second tour de l'élection présidentielle.
Si chacune, chacun d'entre nous, on fait le travail d'aller convaincre trois, quatre personnes autour de nous qui n'ont pas voté la dernière fois, soit parce qu'ils n'ont pas voté du tout, parce qu'ils n'y ont pas cru, soit parce qu'ils n'étaient pas inscrits, tout inscrit sur les listes électorales, soit parce qu'ils ont déménagé et qu'ils ont pas fait le travail de remettre l'inscription sur les listes électorales dans l'endroit où ils habitent aujourd'hui. Soit parce qu'ils ont été radiés des listes électorales parce qu'ils ont pas répondu à deux courriers et vous avez des municipalités qui ont décidé de les retirer des listes. Et ne croyez pas que ça n'existe pas.
À chaque élection, nous avons dans les bureaux de vote des gens qui viennent en se disant "Je vais voter" et qui se rendent compte qu'ils sont plus sur la liste et qui sont obligés d'aller au tribunal administratif pour essayer d'obtenir leur réintégration. Mais vous imaginez bien quand 10 personnes arrivent dans un bureau de vote et qu'elles sont plus inscrites sur les listes électorales, bah vous imaginez bien que il y en a pas 10 qui vont au tribunal administrative qui obtiennent leur réintégration et qui reviennent voter ce jour-là.
Voilà pourquoi le travail d'inscription et de vérification qu'on est bien inscrit sur les listes électorales, il est indispensable et il concerne d'abord chacune et chacun d'entre nous. Ça peut arriver à n'importe qui ici d'avoir été radié sur les listes électorales. Il faut faire ce travail de vérification qu'on est bien inscrit sur les listes électorales. Il faut faire le travail d'inscription des personnes que l'on connaît sur les listes électorales.
C'est d'abord là que se trouvent les centaines de milliers de voix qui nous ont manqué en 2022 pour nous qualifier au second tour de l'élection présidentielle et j'en suis convaincu qu'il nous manqueront pas cette fois en 2027 pour nous qualifier au second tour de l'élection présidentielle. C'est d'abord là qu'elle se trouve. Elle se trouve d'abord chez les gens qui n'y croient plus, chez les gens qui ne vont pas voter, chez les gens et on peut comprendre pourquoi qui ont le sentiment que quels que soient les pouvoirs qui se succèdent au gouvernement, ça n'a rien changé pour eux qui se disent "Bah pourquoi ? À quoi bon cette fois ?" Et ben je leur dis à quoi bon cette fois ?
parce que nous nous avons fait la démonstration politique dans la période qui vient de se dérouler que quand nous étions élus sur un programme politique et non déplaise y compris à celles et ceux qui ont multiplié à notre égard les insultes, les menaces, les intimidations. Rien rien nous fait dévier du programme politique, de l'engagement politique qu'on a pris devant les électrices et les électeurs.
Même si ça nous vaut des calomnies, même si ça nous vaut des convocations au commissariat, même si ça nous vaut des intimidations judiciaires, nous avons fait la démonstration que vous pouvez nous faire confiance que nous vous disons la vérité, que ce que nous défendons dans le programme politique, nous avons bien l'intention de le faire une fois que nous sommes au pouvoir et aux responsabilités. Et si vous me croyez pas et je peux comprendre que vous doutiez de cette parole à l'instant, je vous dis quel autre candidat, quel autre programme dans cette élection présidentielle défend l'idée de passer à la 6e République pour vous rendre à vous citoyennes et citoyens le pouvoir de décision ?
Qui d'autre défend le référendum d'initiative citoyenne ? Si d'autres défendent la possibilité de révoquer des élus s'ils ne respectent pas la parole qu'ils ont donné aux électrices et aux électeurs. Alors évidemment, il suffira pas de voter, on va pas se raconter d'histoire. Il suffira pas de nous amener au pouvoir, on va pas se raconter d'histoire parce que la vérité c'est que je l'ai dit, le programme politique que l'on porte, il s'affrontera à des intérêts politiques, économiques bien installés. Il s'affrontera à des tentatives de déstabilisation extérieure, à des tentatives de déstabilisation étrangère, à des tentatives d'influence, y compris financière. C'est une vérité.
Ne pas le voir serait mentir. C'est pourquoi quand on me demande "Mais on a quoi comme garantie que le programme politique que vous défendez va être mise en place ?" Je réponds : "La seule garantie que vous avez, c'est vous. C'est votre capacité à vous mobiliser non seulement dans la campagne électorale, mais après la campagne électorale pour pousser le gouvernement, pour le pousser comme on l'a fait dans les grandes périodes de notre histoire. En 1936, quand le gouvernement du Front populaire a été amené au pouvoir en France, il n'avait pas dans son programme l'ensemble des choses qui ont été mis en œuvre après.
C'est la mobilisation du peuple, c'est la mobilisation des travailleurs, c'est la mobilisation des salariés qui a poussé ce gouvernement à agir, qui a permis d'obtenir et d'arracher des congés payés supplémentaires, des augmentations de salaires et cetera et cetera. Lors de cette intervention, Manuel Bonparmet en avant la dynamique de la France insoumise à l'approche de l'élection présidentielle de 2027. Il soulligne la progression de son mouvement, l'ouverture de nouveaux locaux militants et la mobilisation croissante de ses sympathisants à travers le pays.
Son discours s'articule autour de plusieurs thèmes majeurs : la situation sociale en France, la désindustrialisation, la transition écologique et la souveraineté nationale. Il critique le bilan du gouvernement d'Emmanuel Macron qu'il juge responsable d'un affaiblissement des services publics et d'une aggravation des inégalités sociales. Manuel Bonpard consacre également une partie importante de son intervention à la lutte contre l'extrême droite. Selon lui, les difficultés économiques et sociales actuelles ne doivent pas conduire à des réponses fondées sur le rejet de l'autre ou sur les divisions identitaires. Il défend au contraire une vision centrée sur la solidarité et la justice sociale.
Sur le plan international, il plaide pour une politique étrangère indépendante fondée sur le respect du droit international et le nonalignement. Il insiste aussi sur l'urgence climatique, estimant que les prochaines années seront décisives pour répondre aux défis environnementaux. Enfin, il appelle les citoyens à s'engager davantage dans le débat démocratique et dans la vie politique locale. Pour lui, la présidentielle de 2027 représente un choix déterminant concernant l'orientation économique, sociale et institutionnelle que la France adoptera pour les années à venir. Et si la colère du peuple français avait enfin un livre ? Résistance.
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