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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 15 octobre 2025 58 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesJusticeEurope & international

Questions au nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu à l'Assemblée 15/10/2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 43 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 73 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Quels sont les thèmes abordés aujourd'hui par les députés ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Quels sont les véhicules législatifs envisagés pour la suspension de la réforme des retraites ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelle sera la contribution de la France à la reconstruction de Gaza ?

  • 8:00RelanceÉludée

    Allez-vous faire passer la suspension de la réforme des retraites par un amendement ou une loi ?

  • 10:00OuverteRéponse partielle

    Allez-vous cesser de bloquer la hausse des objectifs climatiques au niveau européen ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Comment l'État peut-il intervenir pour que l'activité économique reste sur le territoire du Gers ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:00Nadèche à BaumangolieChiffre
    « 30 milliards d'économies sur le dos des retraités, des malades, des chômeurs, des apprentis. »
  • 14:00Paul ChristopheChiffre
    « Le coût de 400 millions d'euros évoqués pour 2026 comprend-il les pensions supplémentaires versées et les pertes de cotisation ? »
  • 18:00Pierre Henri CarbonelChiffre
    « 2 millions de retraités vivent sous le seuil de pauvreté. »
  • 20:00Jean-Philippe TanguiChiffre
    « 19 milliards d'impôts nouveaux en 2026 sur les Françaises et les Français. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour à tous, bienvenue sur LCP dans quelques instants. Séance des questions au gouvernement, la première pour Sébastien Lecnu. À suivre en direct en intégralité, Stéphanie Despierre, vous avez la liste des thèmes que vont aborder les députés.

Quels sont-ils aujourd'hui Stéphanie ? Après une folle semaine politique, les députés veulent aussi parler de politique internationale. Trois questions portent aujourd'hui sur le proche Orient.

Après la libération des otages israéliens, l'ancien premier ministre, désormais député Michel Barnier, interrogera le gouvernement sur ce sujet. Ce sera aussi le cas de Louise Morel pour le modè ou de Diena Badiob pour le Parti socialiste. Et puis on reviendra évidemment à la situation politique en France.

La France insoumise va demander à nouveau le départ du président de la République. Je vous le rappelle que le gouvernement hier a présenté le budget 2026. Il y aura donc deux questions.

Une du Rassemblement national par Jean-Philippe Tangui et une des communistes par Elsa Fossillon. Et puis on reviendra sur la principale annonce de Sébastien Lecnu hier, la suspension de la réforme des retraites. Le groupe UDR veut interroger le Premier ministre ainsi que Paul Christophe président du groupe Horizon.

Et on retrouve justement à mes côtés Paul Christophe sur cette suspension de la réforme des retraites. Le groupe Horizon veut des précisions. Lesquelles ?

Tout à fait. Vous savez que chez Horizon, nous prenons à la fois la stabilité politique. Donc c'est pour ça que nous sommes pas pour la censure mais aussi une stabilité économique et financière pour notre pays.

Donc ce que nous avons besoin de connaître du premier ministre, c'est effectivement quels sont les le véhicule législatif qui sera utilisé pour porter cette suspension. Est-ce que c'est le budget de la sécurité sociale ou est-ce que c'est une loi adoc ? à qui finalement supportera cette charge et quelle charge à savoir est-ce que on englobe bien à la fois les pertes liées au fait qu'on verse des pension plutôt que prévu et le fait qu'on fasse disparaître des recettes liées aux cotisations qui disparaissent elles-mêmes.

Et enfin, le troisième point, c'est qui va payer ? Est-ce que ce sont les salariés parce qu'on va augmenter leur cotisation ? Est-ce que ce sont les retraités parce qu'on va baisser leurs pensions ou est-ce que ce sont nos enfants et nos petits enfants parce que la charge restera à supporter ?

On voit que ça vous pose des questions mais il avait pas le choix Sébastien le Cornu sinon c'était la censure. B je ne sais pas si c'était la censure. On n'a pas été associé nous en tout cas aux discussions qui ont été faites directement avec le Parti socialiste.

Nous ce que l'on prône finalement c'est une stabilité financière qui n vise à respecter nos engagements vis-à-vis de nos partenaires, vis-à-vis de nos prêteurs pour ne pas enfoncer encore un peu plus la France dans la crise financière. Et bien on écoutera les réponses du premier ministre puisque par tradiction c'est lui qui répond au président de groupe. Merci beaucoup.

Autre question autre thème. Diene Abadiob député socialiste, va interroger le gouvernement. On la retrouve au micro de Stéphanie Despierres.

Badiop, un accord de cesser le feu a été signé au Prochrient. Les otages ont été libérés. Qu'allez-vous demander au gouvernement français cet après-midi ?

Et bien, je vais leur demander quelle sera concrètement la contribution de l'État français dans la reconstruction de la bande de Gaza. Comment est-ce que nous allons pouvoir aussi œuvrer pour que ce cesser le feu soit finalement une paix durable et respectueuse d'une solution à deux états ? Moi, je crois que dans un moment aussi décisif, la France doit à nouveau imposer sa voix.

Elle doit porter haut effort celle de ceux qui vivent sans état et sans avenir depuis beaucoup trop longtemps. Vous estimez que la France n'a pas assez fait entendre sa voix ? si elle l'a porté et je crois que on peut reconnaître au président de la République le fait d'avoir fait la reconnaissance de l'État de Palestine et d'avoir entraîné avec lui euh d'autres d'autres états.

Maintenant, il faut concrètement être présent sur le terrain. Merci beaucoup et je vous laisse rejoindre l'hémicycle pour les questions au gouvernement. Merci beaucoup Stéphanie.

Dans cette salle n'est pas perdue, on voit les tambours de la garde républicaine qui commence justement à battre. C'est signe que l'arrivée de la présidente, c'est dans quelques instants. Je vous rappelle le programme, la séance des questions gouvernement, c'est à suivre en direct en intégralité sur RTP.

C'est la première du Premier ministre Sébastien Lecornu. 11 questions, une par groupe parlementaire. Regardez donc le passage de la présidente [Musique] semaine très parlementaire à l'Assemblée aujourd'hui.

Hier déclaration de politique générale aujourd'hui séance des questions au gouvernement. Demain matin, motion de censure à suivre sur LCP à partir de 8h50, journée donc semaine cruciale pour le Premier ministre. Voilà donc sa première séance des questions au gouvernement.

On la suit en direct sur LCP. L'ordre du jour appelle les questions gouvernement. La première va être posée par madame Nadèche à Baumangolie pour le groupe la France insoumise.

Madame la présidente, monsieur le premier ministre, votre présence sur ces bancs est une anomalie démocratique car vous êtes illégitime. Vous perdez des élections mais vous continuez à confisquer le pouvoir. Nous vous ferons partir comme vos prédécesseurs jusqu'à ce qu'Emmanuel Macron parte car le problème c'est bien lui.

Depuis 8 ans, votre mission auprès de Manuel Macron n'a pas changé. Vous multipliez les coups de force pour faire passer des politiques de guerre sociale, de sacage écologique et de division du peuple. Monsieur le Premier ministre, nous vous dites que vous n'utiliserez plus l'article 493.

Vous refusez pourtant l'abrogation de la réforme des retraites rejeté massivement dans le pays et majoritaire dans cette assemblée. Vous êtes à 493 à vous tout seul. Votre suspension n'est qu'un écran de fumée, un stratagème grossier qui masque mal le budget de violence sociale que seul les naïfs refusent de voir.

Des coûts budgétaires qui écrasent les plus faibles et cajolent les plus riches. 30 milliards d'économies sur le dos des retraités, des malades, des chômeurs, des apprentis. Pour nous, ce sera la censure.

Nous refusons d'embler et en bloc l'assaigné dans l'hôpital, dans nos écoles ou encore la suppression des appels pour les étudiants étrangers. Encore une concession au rassemblement national après une 1e loi asilimmigration indigne élu pour faire barrage à Marine Le Pen. Emmanuel Macron l'aura érigé en allié qui le protège quand il s'agisse de proposer sa destitution.

Parce que vous gouvernez contre la dignité du peuple, contre son unité vous devez partir. 2 tiers des Français veulent l'organisation d'une élection présidentielle anticipée. Fidèle aux aspirations populaires, nous redéposerons une motion de destitution.

Monsieur le premier ministre, il y a un devoir infiniment plus noble que la fidélité au chef. C'est le devoir du démocrate de se soumettre à la volonté du peuple et cela dans la transparence et dans la clarté. Ma question sera la suivante : Allez-vous faire passer votre arnaque de décalage de la retraite par un amendement ou bien par une loi ?

Merci beaucoup madame la députée. La parole est à madame Brégon, ministre en charge du porte-parolat du gouvernement. Merci madame la présidente, madame la députée.

Vous parlez de légitimité, s'il y a bien une chose qui est légitime ici, c'est l'Assemblée nationale qu'on élu les Français il y a plus de 12 mois de ça en allant voter à plus de 75 %. Le Premier ministre a mis sur la table l'abandon du 493, vous le réclamiez. Le Premier ministre a mis sur la table la possibilité de débattre, de débattre de la fiscalité, de la fiscalité, c'était votre demande.

De débattre de la réforme des retraites, c'était aujourd'hui votre demande. Nous, on propose le débat. Vous vous voulez le désordre.

Vous vous voulez le désordre. Il n'y a il n'y a, madame la députée aucun coup de force. Il n'y a que le respect de la Constitution.

Et faire de la politique, c'est porter des positions. Le gouvernement portera ses positions au banc ici pendant le débat budgétaire. Chacun des groupes pourra le faire.

Mais faire de la politique, c'est pas se comporter en éditorialiste. Faire de la politique, c'est être en capacité de faire le pas nécessaire, de faire le chemin nécessaire pour éviter d'une part le blocage et permettre à la France d'avoir un budget au 31 décembre. S'il vous plaît.

S'il vous plaît. Quant à la question du véhicule législatif, vous me demandez s'il y aura un amendement au projet de loi de finance. On aura l'occasion On aura l'occasion de le préciser.

Moi ce que je vous demande moi ce que je vous demande c'est est-ce que est-ce que vous acceptez est-ce que vous acceptez d'entrer dans le débat budgétaire pour lequel les Français vous ont élu madame la députée ? Merci beaucoup madame la ministre. [Applaudissements] Allez, un peu de silence pour que nous puissions écouter madame Dienaba Diop pour le groupe socialiste.

Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Monsieur le ministre, lundi, l'espoir d'une paix durable au Prochori Orient est enfin apparu.

La libération des otages israéliens détenues par le Hamas et celle des prisonniers palestiniens par Israël est le premier pas de ce long chemin exigeant. Le deuxième devrait être la réouverture ce jour du point de passage de Rafa pour acheminer une aide humanitaire indispensable. 2 ans après les attaques terroristes du 7 octobre, après des mois de bombardement ayant causé la mort de dizaines de milliers de civils palestiniens dans une logique génocidaire, le sommet de Chamenchek a rassemblé plusieurs pays et organisations internationales autour d'un objectif clair.

Amorcer la reconstruction d'une enclave qui est devenue un champ de ruine et marqué par un effondrement humanitaire sans précédent. Chers collègues, l'urgence humanitaire se double d'un impératif politique. La reconstruction ne pourra être efficace que si elle s'inscrit dans une perspective de paix durable qui sera respectueuse d'une solution à deux états.

Dans ce moment décisif, la France ne peut rester en retrait. Elle doit porter haut la voie de celles et ceux qui vivent sans état depuis trop longtemps et surtout sans avenir. Reconstruire Gaza, c'est aussi contribuer à restaurer la possibilité d'y vivre dignement.

Ma question est donc simple. Quelle sera concrètement la contribution de la France à la reconstruction de Gaza ? Quelle articulation entre les principes du plan qui est proposé par Trump et ceux de la déclaration de New York porté par la France et adopté par l'Assemblée générale de l'ONU ?

Comment la France compte-elle agir sur la scène internationale afin de poursuivre par d'autres la reconnaissance de l'État de Palestine et aboutir à une paix juste et durable au Proche-Orient ? Je vous remercie. Merci beaucoup madame la députée.

La parole est à monsieur Jean-Noël Barot, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Merci madame la présidente. Mesdames et messieurs les députés, madame la députée, vous l'avez dit, lundi a été marqué par la libération tant attendue des 20 otages qui étaient encore retenus par le Hamas à Gaza.

Immense soulagement, immense émotion. Ça a été aussi la première étape de du plan de paix que les États-Unis ont présenté le 29 septembre dernier et qui n'aurait pas été possible sans les efforts que la France et l'Arabie Saoudite ont déployé depuis 1 an. Pourquoi ?

Et bien tout simplement parce qu'il était illusoire d'espérer obtenir un cesser le feu la libération des otages sans qu'un consensus ne se forme sur l'immédiat après guerre et sur l'horizon politique. Et c'est précisément cette carence que l'initiative franco-saoudienne a permis de palier. C'est une étape importante mais cela reste fragile.

C'est un cesser le feu. Ça n'est pas encore la paix et c'est la raison pour laquelle cette réunion à Charmelcher Chercher à laquelle le président de la République a participé était si importante. importante pour nous coordonner avec les pays européens, les pays arabes qui veulent prendre toute leur part dans cette construction pour une paix durable dans la région.

Et trois axes des forces se dégagent auxquels la France participera pleinement. Le premier c'est évidemment l'aide humanitaire et la reconstruction. Il faut inonder la bande de Gaza d'aide humanitaire et il faut d'ors et déjà commencer le travail de reconstruction.

C'est la raison pour laquelle la France coorganisera avec l'Égypte une conférence dédiée à la reconstruction de Gaza. Il faut ensuite assurer la sécurité et notamment la sécurité des Gaza. Oui, c'est la raison pour laquelle la France avec le Royaume-Uni présentera en lien avec les États-Unis une résolution du Conseil nation de sécurité des Nations-Unies pour donner mandat à une force internationale de stabilisation qui pourra opérer très prochainement à Gaza.

Et puis enfin, c'est la gouvernance de Gaza dans laquelle nous voulons que les les Palestiniens puissent trouver toute leur place et en particulier une autorité palestinienne réformé, profondément transformé au terme de cette déclaration de New York que nous avons porté avec l'Arabie Saoudite et qui a été adoptée à l'immense majorité des États-membres des Nations- Unies le 12 septembre dernier. Merci beaucoup monsieur le ministre. Madame la député, nous allons euh nous saluons les avancées qui sont euh qui ont été obtenues.

Nous allons rester extrêmement vigilant sur effectivement l'action de la France concrètement dans cette bande de Gaza. Nous en avons plus que jamais besoin au nom de toutes celles et tous ceux qui souffrent depuis de très nombreux mois. Merci.

Merci beaucoup. La parole est à présent, monsieur Michel Barnier pour le groupe droite républicaine. [Applaudissements] Merci madame la présidente, chers collègues, monsieur le Premier ministre, il y a nos débats nationaux, on le voit ces jours-ci, ils sont même parfois très hexagonaux.

Et puis il y a autour de nous le monde qui continue d'avancer, de tourner parfois plus vite qu'on le croit. et parfois dans la bonne direction. C'est ce qui vient de se produire au Prochrient où une lueur de paix, d'espoir s'est allumé avec le retour des 20 derniers otages.

Mais nous pensons aussi à toutes celles et tous ceux nombreux qui ne reviendront jamais. On doit cette heureur à la détermination forte du président des États-Unis d'Amérique. On le doit aussi au pays de la région et on le doit à la France, monsieur le Premier ministre, qui a coorganisé la conférence de New York.

Mais mes chers collègues, cette lueur est très fragile, très fragile. Et j'ai sur ces enjeux deux points de question, monsieur le premier ministre. Quelle part ?

Le ministre vient de l'évoquer, notre pays va-t-il prendre là-bas avec nos partenaires européens à ce plan de paix pour lui donner une vraie chance de durée ? Je pense à l'aide et à l'urgence humanitaire dans la bande de Gaza. Je pense au démantellement effectif du Hamas et à la formation des forces de sécurité de l'autorité palestinienne.

Je pense évidemment à la reconstruction de Gaza et dans le même temps les garanties de sécurité que nous devons de manière définitive durable au peuple d'Israël pour travailler à la perspective durable de deux États. l'État d'Israël, l'État de Palestine, vivant côte à côte en paix et se reconnaissant mutuellement. Et puis mon deuxième point, monsieur le premier ministre, est lié au premier.

Il concerne la recrue desessens, des actes et des paroles antisémites ici chez nous et notamment depuis l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre 2023 avec pour le seul trimestre. Donc ma question Non, je suis désolé monsieur le député. La parole est à monsieur le Premier ministre.

Je rappelle que le temps de parole est 2 minutes pour le Premier ministre. Merci beaucoup même la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, monsieur le Premier ministre Michel Barnier. Enfin, enfin, vous l'avez dit, cet accord de paix fruit de plusieurs mois de mobilisation de la communauté internationale, des pays de la région avec lequel la France n'a jamais perdu le fil et le contact et qui nous permet d'entrer progressivement dans ce jour d'après avec la part d'Aléa évidemment qu'il va nous falloir traiter et notamment avec cette urgence qui reste l'urgence humanitaire, ce qui est vrai évidemment de l'alimentation est vrai aussi de l'accès aux soins.

Hier soir, je l'ai rappelé en d'autres termes à un autre parlementaire de cet hémicycle. C'est le fut conducteur de l'Action de la France depuis maintenant de nombreux mois, y compris lorsque monsieur le Premier ministre, vous étiez le chef du gouvernement, que de permettre au ministère des affaires étrangères, au ministère des armées d'avoir fait un acheminement très important de denrée, de vivre de médicaments et nous allons continuer notamment avec le partenaire égyptien et dans le cadre des conférences sur lequelles Jean-Noel Barreau s'est exprimé à l'instant. La deuxième des urgences, c'est la gouvernance en tant que telle du territoire palestinien.

Ça a été dit, je n'y reviens pas. Et la troisième des urgences, c'est évidemment la question de la sécurité. Désarmement du Hamas, capacité à faire monter en puissance des forces de sécurité palestinienne.

C'est indispensable pour la sécurité des civils. C'est indispensable pour la sécurité d'Israël. Et en cela, la France dispose des compétences nécessaires, forces armées, forces de sécurité intérieure pour être capable aussi d'accompagner cette formation, de trouver un cadre avec nos partenaires britanniques et américains, notamment dans le cadre des Nations- Unies.

Et je crois comprendre, monsieur le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, que des réflexions à brouillou en tout cas de résolution au Conseil de sécurité des Nations- Unies est actuellement en train d'être débattu, travaillé, travaillé et réfléchi pour se faire. La deuxième question que vous posiez et que nous avons entendu ici dans cet hémicycle, même si peut-être que les auditeurs eux ne l'ont pas entendu, c'est évidemment la part intérieure à notre pays sur la lutte contre l'antisémitisme. La réalité, elle est triste, c'est que les actes antisémites ont augmenté et ont été multipliés par 4 depuis le 7 octobre 2023.

La réalité et elle est triste, c'est que elle est inacceptable, c'est que nos compatriotes de confessions juives représente 1 % de la population et représente quasiment plus de la moitié des actes xénophobes tels qu'ils sont enregistrés par les forces de police, de gendarmerie et de l'autorité judiciaire. Et donc face à cela, au fond, vous appelez comme vous-même vous l'aviez fait comme chef du gouvernement à redire ici même la détermination totale du gouvernement de la République à ne rien accepter, à ne rien laisser passer, à mettre tout en œuvre à l'école, dans la politique pénale, dans la manière de sécuriser les lieux de cute pour lutter contre l'antisémitisme. Mais je veux le dire, monsieur le Premier ministre, parce que c'est un combat que vous avez porté dans votre vie politique.

Tous les plans, toutes les lignes budgétaires, toutes les lois ne changeront rien au fait que ce combat, c'est un combat pour la République et qu'il doit être partagé par l'ensemble des groupes politiques ici dans cette assemblée. Et c'est bien là, à mon avis, l'enjeu essentiel des semaines, des mois qui viendront, c'est de refuser l'antisémitisme et de comprendre que lorsqu'on s'en prend à un juif de France, on s'en prend à la République. Je vous remercie, monsieur le premier ministre.

La parole est en présent à madame Cyriel Chaelin, présidente du groupe écologiste et social. Merci madame la présidente. Monsieur le premier ministre sur tous les continents, l'extrême droite mène une guerre contre l'écologie.

Pourtant hier dans votre discours de politique générale, vous n'en avez pas dit un mot. Donald Trump présente le changement climatique comme une grande arnaque. Miley rase les forêts.

Poutine se réjouit de la fonte du permafrost en Sibérie et leurs alliés, l'extrême droite européenne exige l'abandon du pacte vert. Les scientifiques de tous les pays, y compris en France, font face à une croisade obscurantiste. 90 % des militants écologistes subisent les violences en ligne et sont parfois physiquement menacés.

Dans ce contexte, votre silence est alarmant et il nous fait craindre que vous ayez déjà abdiqué. D'autant plus que depuis 2022, la politique conduite est celle de grand bon en arrière sur l'écologie avec pas moins de 43 reculs environnementaux actés depuis le printemps. Monsieur le Premier ministre, je n'ai pas le temps de vous questionner sur l'ensemble de ces reculs.

Je n'aborderai donc qu'un seul sujet sur lequel le gouvernement est décisionnaire, c'est celui de notre trajectoire climatique. J'ai deux questions. La première, 10 ans après l'accord de Paris, allez-vous cesser ? de blocage sur la hausse des objectifs climatiques au niveau européen.

Et le deuxième, c'est-vous publier une programmation pluriannuelle de l'énergie sérieuse pour garantir le développement de l'éolien et du solaire et permettre d'atteindre 44 % de notre consommation des d'énergie renouvelable de notre pardon 44 % de notre consommation d'origine renouvelable d'ici en 2030. Je vous remercie madame la présidente. La parole est à monsieur le premier ministre.

Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, madame la présidente Châtelin, je vous l'ai dit hier, je ne pouvais pas parler de tout et je crois qu'au regard de la situation politique, je ne pouvais pas parler de tout. Mais vous me permettez cette séance de rattrapage en quelque sorte à travers votre question et sans mépris aucun pour l'Assemblée nationale, j'aurai l'occasion d'y revenir plus longuement au Sénat, notamment dans la dimension locale aussi des politiques environnementales. Je pense qu'au fond, on a plusieurs défis devant nous et je vais répondre à vos deux questions mais je vais même aller un peu plus loin.

La première priorité c'est de continuer la décarbonation d'une partie de notre économie et de notre vie quotidienne. C'est une évidence en matière d'émission. C'est une évidence aussi en matière de souveraineté.

C'est une émidence aussi en matière économique, même la présidente et vous le savez parce que des filières économiques ont été créées sur le territoire. Elles sont désormais porteuses d'emploi et il y aurait rien de pire en mauvais français que de faire du stop and go et de fragiliser justement l'élan qui a été donné. Peut-être que ça va trop lentement.

C'est un débat à mon avis qui aura lieu si vous laissez le débat budgétaire se tenir pendant justement les discussions ici même mais il est clair que nous ne nous ne remettrions pas nous aurions des pires difficultés à créer justement un frein définitif à ce que nous faisons sur la sobriété énergétique. La deuxième des choses c'est la production d'énergie. Vous avez posé la question très précisément, même urgence, la décarbonation est clé pour des raisons climatiques, pardon, pour des raisons aussi géopolitiques.

On le voit bien, dépendre du moyen ou du proche- Orient, dépendre de la Russie, dépendre d'un certain nombre de grands compétiteurs est évidemment quelque chose d'inacable. Et on ne pourra pas parler de réindustrialisation si nous ne sommes pas capables d'avoir une politique énergétique au niveau. Ça veut dire que si votre question est-ce que nous souhaitons ou est-ce que dans les documents à venir nous souhaitons ou nous allons dégrader nos objectifs en matière d'énergie renouvelable ?

La réponse est non. En revanche, est-ce que nous devons davantage interroger la manière dont l'argent public est employé pour financer les énergies renouvelables ? Est-ce que nous devons faire en sorte qu'il n'y ait pas de rente de situation ?

Je sais de quoi je parle car j'étais secrétaire d'état en charge de ces sujets il y a 8 ans et on voit bien que la situation du marché de l'électricité aujourd'hui n'est pas le même qu'il y a 8 ans. On voit bien que la structure des coûts pour les énergies renouvelables ne sont pas les mêmes qu' a 8 ans. On voit bien que les filières économiques là aussi sur lesolien en mer par exemple ne sont plus les mêmes qu'il y a 8 ans.

Et on voit bien aussi que la manière d'équilibrer notre système électrique et la manière de stocker cette énergie n'est plus le même qu'à 8 ans. Et ça c'est le vrai débat pour moi sur la programmation plurénale pour l'énergie nucléaire. Je sais que nous ne sommes pas d'accord sur le sujet mais je l'assume.

Énergie renouvelable. Et derrière quels sont les bons moyens financiers pour éviter des effets de rente, des effets de bord sur le financement de ces énergies renouvelables ? C'est un sujet qui est clé. 3è point il est il chevauche autant au fond le national que le local et je ne l'ai pas prononcé hier dans mon discours.

Vous ne l'avez pas prononcé dans votre question. ces biodiversités avec la question évidemment des déchets de l'eau, la question évidemment de la lutte contre les pollution sur lequel la ministre en charge de l'écologie reviendra dans les tout prochains temps parce que au fond la dynamique et les enjeux sont autant globaux nationaux que locaux et on ne fera pas l'impasse d'une revisite de la planification écologique à l'échelle locale parce que je reste persuadé que ce sont des compétences qui sont fondamentalement décentralisées et dont les élus locaux doivent davantage s'emparer. Il y aura peut-être un débat entre nous sur le sujet, mais de là où je viens comme ancien maire, comme ancien président de département, je reste persuadé que c'est absolument clé.

La dernière étape, elle est évidemment internationale et européenne. Comment faire en sorte que la France continue de mener justement ce combat politique que vous avez décrit au moment où au fond il y a peut-être 5 ou 10 ans, le climatosceptéisme n'était pas aussi puissant qu'aujourd'hui ? et ce qui était une évidence ou quelque chose de plus ou moins consensuel ces dernières années ne redevient plus du tout évident, y compris au regard des politiques menées par un certain nombre de grandes puissances.

Et je crois pouvoir dire, et vous ne l'avez pas cité ou salué, mais la nomination de la ministre Monique Barbu au regard de son engagement et de son bilan tête d'une ONG vient témoigner aussi de ce que nous sommes capables de faire au gouvernement de la République pour la France. Merci beaucoup monsieur le premier ministre. Madame la présidente, merci monsieur le Premier ministre.

Je vous économis plus précis. Vous n'avez rien dit sur le soutien à la hausse des objectifs au numéro européen qui est un combat immédiat. Vous n'avez pas répondu sur les objectifs des énergies renouvelables.

Je non, vous nous n'avez pas dit, je vous demandais 44 le développement des énergies renouvelables et de l'éolien au niveau de 44 % de notre consommation. Et surtout, je vous alerte, la France ne baisse que de 0,8 % ces émissions de gaz effet de serre alors que nousons 8 à 5 %. Monsieur le Premier ministre, ceci doit être notre priorité.

Merci. Merci beaucoup madame la présidente Châtelin. Je voudrais souhaiter un joyeux anniversaire à notre cher collègue Louise Morel avant de lui donner la parole pour le groupe démocrate.

Je vous remercie euh madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Lundi dernier, cela faisait 737 jours depuis le 7 octobre 2023. 737 jours depuis ce jour d'horreur où plus de 1500 personnes ont été tuées, dont 51 français et où plus de 250 otages israéliens ont été enlevés. 737 jours d'angoisse et d'attente pour leur famille et pour tous ceux qui refusent d'oublier, mais aussi tant d'attente pour les proches des prisonniers palestiniens suspendus eau aussi à l'espoir de nouvelles dleurs.

Le lundi 13 octobre dernier, une lueur d'espoir s'est enfin concrétisée. Les visages, les retrouvailles, les étreintes des 20 derniers otages libérés ont ému le monde entier. Je veux rendre hommage à toutes celles et ceux qui ont rendu cela possible, à votre action diplomatique, monsieur le ministre, à celle du président de la République, à nos armées, à nos associations humanitaires qui œuvrent chaque jour pour la paix et pour la vie.

Je veux aussi saluer le plan de paix proposé par les États-Unis d'Amérique, soutenu par l'Égypte, le Qatar, la Turquie, les Émirats arabes unis et plusieurs pays européens dont la France qui a accéléré la libération des otages. Mais nous ne devons rien oublier. Rien des mois d'horreur à Gaza, rien des familles brisées, des enfants tués, de la famine orchestrée, rien de ce que le droit international devra juger.

Face à ces tragédies, le multilatéralisme et la force du droit demeurent nos meilleurs remparts contre la barbarie. Si nos institutions internationales doivent être plus rapides, plus fermes, nous ne devons renoncer à cet idéal faire primer le droit sur la loi du plus fort. Lundi a été une lueur d'espoir.

Elle doit continuer à briller, monsieur le ministre. Comment la France entend-elle répondre à l'urgence en renforçant l'aide humanitaire et sur le long terme soutenir la reconstruction de Gaza et accompagner les perspectives d'une paix durable dans la région ? Je vous remercie.

Merci beaucoup madame la députée. La parole est à monsieur Jean-Noël Barreau, ministre de l'Europe et des affaires étrangères. Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée, merci pour cette question qui nous rappelle de ne rien oublier.

Souvenons-nous des 1200 innocents sauvagement assassinés le 7 octobre 2023 lors du pire massacre antisémite de notre histoire depuis la choa. Souvenons-nous que ce matin-là, 48 de nos compatriotes ont été assassinés par les terroristes du Hamas. que huit autres ont été kidnappés pour être plongé dans l'enfer des tunnels du Hamas à Gaza.

Que cinq d'entre eux ont été libéré dans la joie et dans les larmes quand trois d'entre eux y ont laissé la vie. Souvenons-nous de certains de nos compatriotes qui se sont distingués ce matin-là. Je pense à Liel Itache, citoyen français de 22 ans qui a donné sa vie pour que d'autres puissent sauver la leur mort en héros.

Nous ne l'oublions pas. Parce que la France n'oublie aucun de ses enfants. Mais la France ne se content pas de dénoncer ni de condamner la France agit.

Le mois dernier, le mois dernier, la France a rassemblé la communauté internationale à New York pour que au travers de cette déclaration qui a été endossée par la communauté internationale, à terme la sécurité d'Israël puisse être garantie et que les droits légitimes du peuple palestinien puissent être reconnus de manière à ce que toutes les souffrances des deux dernières années ne se reproduisent jamais. La semaine dernière, c'est à Paris que se sont réunis au qu d'Orsé les ministres des pays arabes et européens qui veulent donner toute sa chance à ce plan de paix et contribuer à sa réussite. et lundi à Charmelcher Cher le 13 octobre dernier.

C'est le président de la République qui a réuni à son tour ses homologues pour que sur la reconstruction de Gaza, sur sa gouvernance à venir, sur la sécurité qu'évoquait le le Premier ministre, sécurité des Gazaouis, sécurité d'Israël, toutes les forces soient mobilisées pour que tout ce que nous avons vécu ne se reproduise jamais. Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent monsieur David Topiac pour le groupe Liot.

Merci madame la présidente. Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'économie. Nos territoires sont en grande souffrance.

À la faveur d'une crise économique et sociale d'une rare intensité et malgré la mobilisation des élus, des syndicats, des associations et des acteurs économiques, nous constatons tous la dévitalisation des bassins de vie entiers. Le constat est alarmant. Avec plus de 65000 défaillettes d'entrepris en 2024, une hausse de 17 % par rapport à 2023.

Nous sommes dans une crise structurelle qui affecte durablement nos territoires. Je prendrai simplement un exemple sur mon territoire du Gers qui qui illustre à mon sens cette réalité tragique. En mars dernier à Vic faisan la fermeture de l'abattoir d'Elpera entraîné la perte de 75 emplois directs.

Le mois suivant un incendie a ravagé l'usine Gerstube privant 70 salés supplémentaires de leur travail. Au total, 145 emplois ont disparu sur un bassin de vie de 11000 habitants où l'agroalimentaire, la viticulture et le tourisme constituent des piliers de l'économie locale. À ces drames humains et économiques s'ajoutent des effets d'Oben inattendus lié à ce type de sinistre qui pénalise davantage nos territoires.

Entreprise familiale de près de 80 ans d'existence, Gerstube a été racheté par le groupe Alphiast. Depuis son incendie, malgré la mobilisation des acteurs, la direction est restée quasiment injoignable. Ayant choisi de ne pas reconstruire l'usine, elle a finalement présenté un PSE qualifié de très insuffisant par les services de l'État.

Se pose maintenant la question du devenir des indemnisations d'assurance. Ces fonds sont notamment le fruit de la valeur ajoutée créée par les salariés et les acteurs du territoire. À ce titre, il paraîtrait incompréhensible qu'il ne soit pas révesti localement pour pour maintenir l'activité économique du territoire.

Monsieur le ministre, comment l'État peut-il intervenir pour que cette activité économique reste sur ce territoire ? Plus globalement, comment mettre en place un cadre légal pour garantir que les indemnités d'assurance sont réinvestis pour la revitalisation de leur territoire ? Je vous remercie.

Merci beaucoup monsieur le député. La parole est à monsieur Roland Lcur, ministre de l'économie et des finances. Merci madame la présidente, mesdames messieurs les députés, monsieur le député David Topiac.

D'abord de mot pour vous dire que j'ai eu l'honneur d'être ministre de l'industrie de la République française pendant 2 ans et que les combats que j'ai mené pendant 2 ans, je vais continuer à les mener et je suis très heureux que notre ancien collègue Sébastien Martin qui connaît bien l'industrie, qui connaît bien les territoires m rejoint pour traiter de ce dossier essentiel. En avril dernier, vous l'avez dit, un incendie dévastateur a littéralement rasé l'usine de Gerstube à à vif fait un sac. C'est un drame.

Vous vous êtes mobilisé très fortement, vous monsieur le député, avec madame la présidente de région, monsieur le président de département, madame la maire pour essayer de convaincre le groupe Alfiplast de reconstruire l'usine. Ils ont décidé de ne pas la reconstruire. Je tiens à vous le dire, je regrette cette décision fortement et ma priorité d'ors et déjà, c'est aussi la vôtre, je pense, c'est nous occuper des salariés parce que vous l'avez dit, le plan de sauvegarde de l'emploi, il n'est pas suffisant, notamment à l'ône des indemnités d'assurance qui ne manqueront pas, je pense, d'être versé. et soit je souhaite travailler avec le ministre du travail pour nous assurer qu'effectivement on aura un plan de sauvegarde exceptionnel qui permettra d'accompagner les salariés mais aussi des des offres d'emploi qui permettront de retrouver des emplois à ces salariés en question pourquoi pas dans le groupe à fliplast.

Première priorité les salaires, deuxième priorité les territoires et votre territoire. Vous le savez, le gouvernement a notifié à la Commission européenne il y a moins d'un mois le fait que l'aéroport d'Ache sera désormais un point de passage transfrontalier. C'est très important parce que vous avez une entreprise JCB AERO qui est présente et grâce à cette décision, on va pouvoir développer l'emploi.

Le combat industriel, c'est un combat essentiel. Il est difficile mais grâce à des élus comme vous, grâce à une mobilisation sans faille du gouvernement, je suis persuadé qu'on va y arriver. Merci monsieur le député.

Merci beaucoup monsieur le ministre. La parole est à présent monsieur le président Paul Christophe pour le groupe Horizon. Merci madame la présidente.

Monsieur le premier ministre, on ne peut pas bâtir un compromis sur un mensonge. Vous avez annoncé hier dans votre déclaration de politique générale que vous proposeriez au parlement la suspension de la réforme des retraites. Vous le savez, nous considérons que cette proposition est d'une dangereuse facilité.

Les données démographiques sont sur ce sujet aussi factuelles qu'irréfutables. À sa création, notre système de retraite par répartition reposait sur plus de quatre actifs cotisants pour un retraité. Nous sommes aujourd'hui à moins de 1,8 cotisants pour un retraité alors même que la durée d'indemnisation moyenne a été multipliée par 4.

Depuis 40 ans, tous les gouvernements, de gauche comme de droite ont dû procéder à des réformes paramétriques pour maintenir le système à flot tant bien que mal. La réforme de 2023 n'échappe pas à cette règle. Faire croire à nos concitoyens qu'à la sortie de crise dans un pays aussi endetté que le nôtre passe par une suspension de cette réforme est une fable dont nous payerons tôt tout tard le prix.

La vérité, c'est que nous devons être plus nombreux à travailler et que nous devons travailler plus longtemps. Par ailleurs, le discours ambiant depuis votre déclaration d'hier et je ne vous tiens pas pour responsable laisse croire aux Français que la suspension de la réforme est actée. Il faut que chacun soit très prudent.

Tant que le parlement ne l'a pas adopté définitivement, la suspension n'existe pas. Dès lors, il ne faudrait pas que les annonces d'hier amplifient encore un peu plus dans quelques mois la défiance de nos concitoyens envers les institutions. Aussi, j'ai plusieurs questions précises à vous poser.

Par quel véhicule législatif le gouvernement proposa-t-il au Parlement la suspension ? Le coût de 400 millions d'euros évoqués pour 2026 comprend-il les pensions supplémentaires versées et les pertes de cotisation qu'impliquent les départs en retraite plutôt que prévu. Enfin, j'allais dire surtout qui va payer monsieur le premier ministre.

En réalité, seules trois options sont possibles dans un système par répartition. Augmenter les cotisations pesant sur les actifs, baisser les pensions des retraites ou faire peser cette charge sur nos enfants et nos petits-enfants. Je vous remercie.

Merci beaucoup monsieur le président. La parole est à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale.

Mesdames et messieurs les députés, monsieur le ministre, monsieur le président Paul Christophe, vous avez raison. Un bon débat, un débat loyal ne peut pas s'appuyer sur du mensonge ou sur des imprécisions. La première question que vous avez posée, c'est quel vecteur ?

C'est pas un débat très grand public, mais je pense qu'il faut être précis. Si on veut aller le plus vite possible avec des délais qui sont tenus et un débat de qualité et loyale, je pense qu'il faut que le gouvernement dépose un amendement au projet de loi de finance pour la sécurité sociale dès le mois de novembre. bah dès le début du la discussion du PLFSS comme chaque année depuis des décennies.

La deuxième est en commission. Les Françaises et les Français qui nous regardent, je crois, en ce moment sur les chaînes infos peuvent voir que le débat a déjà démarré puisque nous sommes déjà dans ces éléments de procédure qui sont clés parce que la procédure garantit la transparence démocratique et permettra effectivement, c'est votre deuxième point, de redire que si le gouvernement dépose cet amendement, je l'ai suffisamment dit hier pendant la déclaration de politique générale, ça sera au parlement de le décider et donc de chacune et chacun ici dans la plus grande déclarté de porter ses convictions comme vous avez commencé à le faire, monsieur le ministre en disant ce que vous souhaitez pour les retraites, non seulement pour aujourd'hui, mais n'ayons pas peur aussi pour demain. Et ne faisons pas comme si hier à la tribune de l'Assemblée nationale, je n'avais pas ouvert aussi à la réflexion réflexion qui peut-être normalement devait trouver son rendez-vous à l'élection présidentielle.

Votre famille politique a déjà dit et votre président de famille politique a dit déjà dit des choses sur le sujet mais peut-être avant où certains porteront peut-être des sujets de capitalisation, d'autres peut-être iront vers le système par point avec un âge pivot, d'autres avec un système par point sans âge pivot. J'ai moi-même mes propres convictions sur le sujet, mais j'aurai l'occasion d'y revenir le moment venu. Ensuite, il y a des coûts.

Il y a pas de suspension sans coût et pareil, peut pas ne faire comme si je n'avais pas été précis hier. Je l'ai dit, je ne pourrai pas et je n'endosserai pas n'importe quoi. Tout simplement parce qu'il en va de la périnité du système actuel.

Ça veut donc dire, comme vous l'avez dit, que il ne peut pas y avoir de suspension votée sans des éléments évidemment de recette en face. Et ça sera aussi au Parlement de le décider dans la plus grande desclarté avec les différents outils qui sont ceux que vous connaissez. Enfin, je crois que sans être autocentré sur nous-même, parlement gouvernement, gouvernement parlement, le vrai sens de cette suspension, c'est non seulement la stabilité du pays, non seulement être capable de remettre du calme dans nos débats, nous y sommes arrivés cet après-midi.

Je crois que c'est possible. Un prix Nobel d'économie nous y a invité. Ayons l'humilité de considérer Ayons l'humilité de considérer que celles et ceux qui connaissent leur affaire donne aussi un certain nombre de chemins pour se faire.

Le vrai intérêt de suspendre, le seul d'ailleurs peut-être, c'est de rétablir la confiance entre les partenaires sociaux et de ne pas rester et laisser ce goût d'amertume de la fin du conclave plus longtemps en bouche et donc de permettre derrière de reprendre le chemin de toutes les discussions et pas que seulement sur les retraites mais aussi sur le travail, sur le partage de la valeur, sur la manière dont l'argent et la valeur est répartie dans l'entreprise. Autant de sujets dont vous le savez parce que vous avez été ministre en charge et solidarité. autant de sujets qui sont bloqués depuis le mois de juin dernier.

Donc la suspension qui n'est pas l'abrogation, on nous l'a suffisamment reproché encore sur ce banc. Cette suspension, elle est une chance. Soit on s'en saisit et vous déciderez, soit on ne s'en saisit pas, mais il faudra aussi en prendre toute la responsabilité.

Merci beaucoup monsieur le Premier ministre. La parole est à madame Elsa Faussillon pour le groupe GDR. Merci madame la présidente.

Mesdames et messieurs les ministres, hier le premier ministre a présenté les grandes mesures du budget 2026 dans la droite ligne des précédents. Ceuxl même qui ont mis nos comptes dans le rouge, qui ont fait reculer le pouvoir de vivre, appauvri retraités, chômeurs, jeunes, classe moyenne et populaire, tout particulièrement en outre mer. ces mêmes budget qui ventaient une réindustrialisation pendant qu'une pluie de fermeture d'entreprise s'abat sur notre pays.

C'est même budget qui abreuve des multinationales d'argent public pendant que 35000 emplois dans le bâtiment pourraient encore disparaître cette année. Les Français se serrent la ceinture, des milliers d'emplois sont brisés mais Emmanuel Macron lui, enfermé dans cette tour d'ivoire contemple le pays qu'il a fracturé. Son monde, c'est celui des actionnaires et des cabinets de conseil, pas celui des travailleurs travailleuses, des soignants, des familles et des mères seuls qui galèrent.

Votre budget, c'est sa politique. Vous osez présenter une taxe sur le patrimoine financier comme une mesure de justice. Mais en excluant les titres d'entreprise, vous épargnez plus de 95 % de la fortune des milliardaires.

Bernard Arnaud peut dormir sur ses deux oreilles. En revanche, de manière nette, précise, taxe par taxe, vous visez les plus modestes : malades, retraités, étudiants, apprentis, étrangers. En fait, les Français scandent justice fiscale.

Ils ne reçoivent que mépris de classe. Et même quand vous répondez à l'immense mobilisation contre la réforme des retraites par une par un obscur décalage, vous promettez que la facture sera salée pour le monde du travail. Pire, vous évoquez une possible capitalisation.

Mais enfin, vous appelez à la responsabilité nationale alors que la vôtre, c'est de livrer l'État à un capitalisme sans foi ni loi. Vous parlez d'ordre mais c'est le désordre social que vous semez. Vous invoquez la République mais vous piétinez l'égalité, méprisez le résultat des urnes.

Alors quand vous nous parlez du débat parlementaire comme d'une concession qui serait faite, et bien on on le voit, vous ne cherchez pas l'accord avec le parlement, vous cherchez l'alibie du désaccord sur le dos d'un pays que vous avez déjà bien trop fracturé. Merci madame la députée. La parole est à madame Améline Monchalin, ministre de l'action et des comptes publics.

Merci madame la présidente. Madame la députée, au fond, vous nous demandez quels sont nos choix économiques dans le projet de loi de finance. Mais avant de répondre à votre question, si vous nous posez la question, c'est déjà parce qu'il y a devant vous un premier ministre, un gouvernement qui a déposé un texte et qui ouvre un débat.

J'entends que dans quelques heures, certains d'entre vous veulent nous censurer. Et bien, si vous nous censurez, il y aura plus de gouvernement et je peux vous dire, il y aura pas de débat. Le seul débat qu'on aura ce sera un débat sur l'incertitude économique, sur le désordre économique, sur le trouble que nous mettrons dans le pays à ne pas donner de stabilité.

Le seul débat qu'on aurait si vous nous censurez, c'est pas un débat sur le budget, ce sera un débat sur la loi spéciale. Et vous savez que la loi spéciale, elle ne permet aucun choix. Et donc censurer, c'est repousser les débats.

Censurer, c'est repousser les choix. Dans ce débat, nous faisons des propositions à débattre. Nous mettons sur la table une taxe sur le patrimoine financier des holdings.

Et bien, on peut, si vous voulez, madame la député, ne pas débattre. On peut laisser les choses telles qu'elles sont. On peut laisser les ultra riches comme vous le dites et bien continuer à prospérer dans ces montages.

Nous mettons sur la table une contribution différentielle sur les hauts revenus. Est-ce qu'on le met en place ? Est-ce qu'on le débat ou est-ce qu'on ne fait rien ?

Nous mettons sur la table effectivement des investissements sur les outremèes. Nous pouvons en débattre. Nous mettons sur la table des propositions pour les PME.

Nous pouvons en débattre. Mais pour en débattre, il faut qu'il y ait un texte. Il faut qu'il y ait un gouvernement et donc il ne faut pas qu'il y ait de censure.

Merci beaucoup madame la ministre. La parole est à présent à monsieur Pierre Henri Carbonel pour le groupe UDR. Madame la présidente, mesdames et messieurs les ministres, mes chers collègues, permettez-moi d'avoir une pensée aujourd'hui pour ma prédécesseur et amie Brigitte Barège en ce jour si particulier pour elle.

Elle a siégé 11 ans sur ses bancs, a eu le courage de l'Union des droites. Elle est pour moi un modèle. Merci Brigitte.

Ma question s'adresse à Jean-Pierre Farandou, ministre du travail. Votre gouvernement a annoncé la non indexation des retraites sur l'inflation. Vous voulez faire les poches de nos retraités.

C'est une honte. Ils ont travaillé dur toute leur vie. Durement.

Arrêtez de punir les plus fragiles. Aujourd'hui, 2 millions de retraités vivent sous le seuil de pauvreté. 42 % envisage de réduire leurs dépenses alimentaires.

Un/3 ont déjà renoncé à un soin. Les retraités agricoles sont misérables. 700 € en moyenne.

Ancien LR, je vois les députés LR soutenir un gouvernement qui taxe les retraités. Chers collègues, réveillez-vous. Censurez, censurez ce gouvernement.

Vous comptez sur vos bancs des agriculteurs, j'en suis un moi aussi. Alors, du courage. Alors, monsieur le ministre, comptez-vous ?

Oui ou non indexer les retraites et sortir d'injustice. Je vous remercie, monsieur le député. La parole est à monsieur Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités.

Madame la présidente, monsieur le député, mesdames et messieurs, je commencerai puisque c'est ma première occasion de répondre aux questions d'actualité de vous dire que je suis un homme de dialogue. Je pense avoir démontré la SNCF, donc je suis partisan de poursuivre le dialogue avec toute la représentation nationale mais mon ministère vous est ouvert, mon numéro de téléphone vous est ouvert. Deuxièmement, je voudis aussi profiter cette occasion pour remercier la confiance du président de la République et du premier ministre d'onner l'occasion de prendre ce c ministère difficile, le travail, les solidarités.

Maintenant, je voudis vous répondre au fond. Effectivement au regard de la situation des finances publiques que nous connaissons tous un effort juste et partagé et nécessaire pour rétablir les finances publ. Dans ce cadre, une année blanche a été annoncée ce qui signifie effectivement que c'est une année blanche pour les prestations et pour les barêes qui ne seront pas augmentés tout comme le montant des retraites.

C'est un effort collectif qui concerne toutes les catégories de français et la règle sera ne pas dépenser plus en 2026 par rapport à 2025. Cette mesurel rapportera 3 milliards d'économies au budget de notre pays et de la sécurité sociale. C'est vrai qu'un effort particulier est demandé au retraités avec un gel des pensions en 2026 et une sous-indexation des pensions jusqu'en 2030 de 04 points.

Pour autant, et d'ailleurs vous le savez bien, c'est une copie de départ. les les débats se se tiendront dans dans cette assemblée et nous serons attentifs euh aux pensions euh les plus modestes et au retraités les plus démunis. Vous soyez-en sûr, cette mesure s'inscrit dans un rapport de de suivi des retraites mais aussi de la délégation paritaire permanente.

Vous savez, il faut faire attention. le déficit de la branche retraite ne cesse d'augmenter et atteindrait va atteindre 6 milliards en 2025 et attendrait 6 milliards 6 en 2030 sans cette mesure. C'est pour ça que le gouvernement souhaite effectivement maîtriser la charge des retraites dans le budget de la sécurité sociale.

Je le redis, cette mesure sera discutée et à nouveau les retraites des plus démunies et les plus petites retraites seront considérées dans le débat. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le ministre.

Monsieur le député. Oui, j'apprécie votre aveu de de faire les poches des retraités. C'est misérable mais au moins vous avez l'honnêteté de l'avouer.

Je vous remercie. La parole est à présent à monsieur Jean-Philippe Tangui pour le groupe Rassemblement national. Merci madame la présidente.

Monsieur le Premier ministre, 19 milliards d'impôts nouveaux en 2026 sur les Françaises et les Français, les salariés et les entrepreneurs. Hier, monsieur le Premier ministre, je le regrette mais vous avez donc menti. Vous avez réussi à promettre plus de pouvoir d'achat alors que votre budget est une véritable boucherie fiscale pour les classes moyennes et les familles.

Famille qui pai déjà le plus lourd tribut de tous les pays développés. Pire, monsieur le Premier ministre. Pire, la charge fiscale dans notre pays est tellement insupportable que depuis 4 ans, les impôts ne rentrent plus comme il le devraient.

À défaut, monsieur le Premier ministre, d'écouter la souffrance des contribuables. Écoutez, lisez les rapports de Berily. Peut-être il serez-vous moins insensible.

Hier, monsieur le Premier ministre, vous avez donc menti. Vous avez loué la valeur travail alors que vous allez geler tous les salaires des fonctionnaires, espolier les pension de retraité pour 20 milliards d'euros, pas pendant 1 an, pendant 4 ans. Hier, monsieur le premier ministre, vous avez menti car vous promettez de régler la crise des finances publiques alors que vous continuez à augmenter la dépense de 28 milliards d'euros en h longues années.

Vous n'aurez donc jamais été capable de baisser d'un seul centime la dépense publique. Vous avez caché, monsieur le Premier ministre, tous ces mensonges par une forfaiture encore plus unique. Vous avez menti à des milliers de françaises et de Français qui travaillent dur et qui nourrissent la légitime espoir de pouvoir prendre leur retraite plus tôt.

Et tous ces travailleurs, vous les avez trompés avec la complicité des socioîtres de service. Jamais avar d'insulter l'intelligence et la dignité de nos compatriotes. La suspension La retraites n'existe pas autrement que dans vos mensonges.

Vous mentez avec les socialistes mais vous mentez mal. Grâce à la ségacité de Marine Le Pen, vous avez dû avouer depuis hier qu'il n'y avait ni amendement ni projet de loi. Un simple accord d'appareil avec des socialistes qui ne savent rien faire que mentir. 19 milliards d'impôts, un mensonge sur les retraites.

Quel beau pact de l'acheter avec les LR et les socialistes. Alors avou avouz vos mensonges. Merci monsieur le député.

La parole est à madame Améline Monchalin, ministre en charge de l'action et des comptes publics. Monsieur le député, je ne vous vois pas, je ne vous retrouve pas mais vous êtes là. Voilà.

Ce qui est dommage, c'est que vous avez pas mis à jour votre question. Le Premier ministre vient de répondre. Il vient de nous dire que c'était un amendement au PLFSS.

Il vient de le dire. Vous n'avez pas écouté ? Non.

Non. Je pense que dans une assemblée, le respect c'est l'écoute et quand le premier ministre parle, je pense que nous pouvons l'écouter. Donc ce sera un amendement au PLFSS du gouvernement que cet hémicycle aura à débattre.

Mais monsieur le député, vous êtes dans une drôle position puisque vous nous dites ce budget vous voulez le combattre, venez débattre. Ne nous censurez pas. Ne nous ne prêtez pas à l'idée que c'est dans les urnes que les Français vont voter le budget.

Ce n'est pas comme ça que ça se passe. Ce n'est pas comme ça que la Constitution est organisée. Alors, je voulais vous dire dans ce budget, vous parlez de mensonge.

Moi, je pense qu'il ne faut nous dire effectivement la vérité. Dans le projet qui est le nôtre, la dépense publique rapportée au PIB baisse. Elle baisse, monsieur le député.

Ça veut dire que dans ce que nous produisons l'année prochaine, si ce budget est voté tel que nous le proposons, il y aura moins de dépenses publiques en 2026 qu'en 2025. 56,8 cette année, 56,4 l'année prochaine. Vous parlez d'impôts, vous nous dites c'est horrible.

Il y aura moins d'impôts par rapport au PIB l'année prochaine qu'en 2019. Il y aura moins d'impôts dans le budget l'année prochaine qu'en 2019. Et quand vous nous dites "Nous ne pouvons vous croire, vous mentez".

Il y a une chose, monsieur le député, une chose que pas à pas semaine après semaine, mois après mois, j'ai suivi avec vous en toute transparence. C'est l'exécution du budget 2025. Et oui, le déficit baisse a avec exactement le chiffre que vous députés avez mis dans le compromis du mois de février, le déficit sera de 5,4 %.

Nous nous y étions engagés et nous l'avons fait devant vous avec méthode, avec rigueur et c'est bien le moins que l'on doitive au parlement. Vous débattez, vous votez, nous exécutons. Merci beaucoup madame la ministre.

Pour terminer, la parole est à monsieur Paul Midi pour le groupe ensemble pour la République. Merci madame la présidente. Ma question s'adresse au ministre de l'économie et des finances.

Dans notre pays, il y a aussi des bonnes nouvelles. Ces dernières années, nous assistons à une véritable pluie de prix Nobel français. C'est un aspect.

Merci de tous les applaudirs. Anne Luier, Pierre Agostini, Michel de Viret, tous français et qui ont reçu des prix Nobel et d'ailleurs tous aussi issus de ma magnifique circonscription de Paris Salet et donc je les salue et avanthier, c'est le français Philippe Agon qui a reçu le prix Nobel d'économie. Il a reçu le prix Nobel d'économie car ses travaux ont permis de démontrer que la clé de la croissance, c'est l'innovation, c'est leadership technologique, la capacité à créer un environnement qui permet le développement des meilleures technologies au monde.

Plus de croissance, c'est plus de ressources publiques et des meilleurs salaires pour tous les Français. Donc plus d'innovation, c'est plus de ressources publiques pour payer la santé, l'éducation, notre sécurité et des meilleurs salaires pour tous les Français. C'est le projet que nous portons depuis des années avec ma famille politique, avec Gabriel Atal et tous les députés du groupe Ensemble pour la République.

Nous avons consacré beaucoup de moyens à l'innovation ces dernières années, mais il faut continuer à accélérer car nous sommes en compétition avec les États-Unis et la Chine qui ont considérablement accéléré. Il faut maîtriser nos dépenses pour retrouver les marges de manœuvre sur les sujets prioritaires comme la recherche et l'innovation. Nous serons donc particulièrement attentifs dans les débats budgétaires.

Que l'innovation soit une priorité et que les dispositifs qui concourent soient préservé ou renforcé comme la loi de programmation de la recherche, le plan France 2030, le Crédit impôt recherche, le dispositif JEI et le dispositif jeune docteur. Aussi, monsieur le ministre, partagez-vous les conclusions du prix Nobel et pouvez-vous nous rassurer sur ce sujet ? Merci.

Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à Rand l'escur ministre en charge de l'économie et des finances. Merci madame la présidente, mesdames messieurs les députés.

Monsieur le député Paul Midi, en 1983, je pense que vous n'étiez pas né, 15 ans après la création du prix Nobel d'économie, la France avait son premier prix Nobel, Gérard Breu. 5 ans plus tard, Maurice Saler, 1988. Il a fallu ensuite attendre 35 ans avant qu'on ait un autre prix Nobel d'économie, Jean Tyirol, puis Esther Duflot, puis maintenant Philippe Agon.

Ce sont trois les deux autres l'été aussi mais les trois derniers sont absolument exceptionnels. Il travaillent sur des sujets très différents. La microéconomie et la théorie de l'incertain pour Jean Tyirol, l'économie de la pauvreté pour Esther Duflot, les théories de la croissance, vous l'avez dit, pour Philippe Agon.

Il rayonnent dans le monde entier. Ils ont enseigné à l'étranger Philippe Agon, notamment à Harvard. Et ce sont, c'est très important, des prix Nobel d'économie, des chercheurs de classe mondiale qui s'intéressent à la vraie vie, qui sont capables d'éclairer la décision publique avec des recommandations concrètes qu'on peut ensuite décider de débattre et de voter.

Ici, Philippe Cagon, vous l'avez dit, c'est un des paires des théories de l'innovation au service de la croissance et au service du bien-être de nos concitoyens. Il a présidé la commission sur l'intelligence artificielle qui a amené le sommet de l'intelligence artificielle en février dernier puis le lancement des travaux sur l'intelligence artificielle qui font de la France peut-être pas la première encore mais la deuxème puissance internationale sur ce sujet qui est un sujet fondamental. Donc je voudrais vraiment le remercier.

Je voudrais inciter l'ensemble des parlementaires à écouter son interview sur France Interre hier matin parce qu'il a donné quelques idées concrètes à la fois sur la réforme des retraites et sur d'autres. Et puis vous l'avez dit, il faut qu'on continue à travailler pour que l'innovation soit au cœur de nos priorités. Je sais que vous avez un certain nombre de sujets qui vous tiennent à cœur.

J'en partage certains, sur d'autres, on aura peut-être quelques débats. Mais évidemment, notre volonté forte de s'assurer que l'innovation est au cœur de nos stratégies de croissance, elle est entière et je sais que vous la partagez. Merci monsieur le député.

Merci beaucoup monsieur le ministre. La séance des questions au gouvernement est terminée. La séance est suspendue.

Elle reprendra à 15h. Voilà, vous avez suivi en direct en intégralité cette séance des questions au gouvernement. Rendez-vous sur LCP demain 8h45.

Nous suivrons ensemble les motions de censure. Deux motions contre le premier ministre Sébastien Lecornu. Mais avant cela, direction le Sénat.

On vous retrouve Tam. Bonne séance à vous. Bonne déclaration de politique générale.

Merci beaucoup Elsa. effectivement le premier ministre nous on a une bataille à mener c'est faire reconnaître la responsabilité des entreprises de réseaux sociaux parce que finalement les réseaux sociaux tuent l'ensemble de ces démarches collectives. Je veux croire que ça leur fait peur.

Après notre documentaire en prise numérique Cinq femmes contre les Big Five, avec nos invités, nous nous interrogerons sur le bras de fer auquel se livre l'Union européenne et les États-Unis à propos des enjeux M.