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Podcast / conversationSUDRADIO· 15 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & famille

Robert Ménard : "Le bac ? On vend des chimères à nos gamins"

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez qu'il y a un lien entre ce que vous venez d'expliquer et cette colère lycéenne qui se manifeste ?

  • 3:36OuverteRéponse partielle

    À combien vous pourriez évaluer le pourcentage de jeunes qui devraient se diriger vers d'autres filières ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30PrésentateurChiffre
    « Aujourd'hui, il y en a plus de 80%. »
  • 1:12PrésentateurChiffre
    « Vous avez aujourd'hui moins de la moitié des gens qui rentrent à la fac qui auront leur licence. »
  • 5:12PrésentateurChiffre
    « Il y a 40 ans, il y avait en gros 25 à 30% des enfants qui faisaient plus de 15 fautes sur dix lignes. »
  • 5:22PrésentateurChiffre
    « Vous savez combien il y en a aujourd'hui ? Un peu plus de 90%. »

Temps de parole

  • Présentateur85 %
  • Invité politique13 %

≈ 8,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'est une espèce de tromperie sur la marchandise. On explique à nos gamins et à nos gamines que le bac, ça va leur donner accès à l'université, que le bac, ça va leur donner un diplôme en main qui va leur permettre de trouver un boulot. Mais vous savez bien que ce n

0:16
Locuteur

'est

0:16
Présentateur

pas vrai. Enfin, on le sait tous. Aujourd'hui, il n'y

0:19
Locuteur

a

0:19
Présentateur

pas 50 chiffres. On ne va pas assommer les gens de chiffres à cette heure-ci. Mais en gros, il y a 40 ans,

0:24
Locuteur

il

0:24
Présentateur

y a 25% de gens, 25 à 30% d'une génération, d'une génération, qui avaient le bac. Aujourd'hui, il y en a plus de 80%. Je ne dis pas les gens qui réussissent au bac.

0:34
Locuteur

Je

0:34
Présentateur

dis sur un ensemble d'une génération, il y a 80% de gens qui ont le bac. Mais vous pensez sérieusement, Jacques,

0:40
Locuteur

qu

0:40
Présentateur

'aujourd'hui, il y a 80% d'une génération qui est capable aujourd'hui de faire des études supérieures ou quoi ? Bien sûr que non. On n'est pas des génies de l'humanité. On ne s'est pas transformé en un peuple qui sait tout et qui est capable de tout. C'est tromper les gens. Et c'est pour ça que je suis tellement en colère. Quand je vois les lycéens, vous savez, je vais dans les rues à Béziers discuter avec eux et tout, ils ont le sentiment que ce document-là, ce diplôme-là,

1:09
Locuteur

va

1:10
Présentateur

régler plein de problèmes. Il ne

1:11
Locuteur

va

1:11
Présentateur

pas les régler. Vous avez aujourd'hui moins de la moitié des gens qui rentrent à la fac qui auront leur licence. Ça veut dire que l'examen, on le leur donne et après, la sélection, elle vient après. Le problème de fond, c'est faire croire à nos enfants qu'on est dans un monde égalitaire. C'est-à

1:32
Locuteur

-dire

1:32
Présentateur

que tout le monde a droit à tout, comme dit Alain Finkielkraut. Ce n

1:36
Locuteur

'est

1:36
Présentateur

pas vrai.

1:36
Invité politique

Est-ce que vous pensez, Robert Ménard, qu'il y a du coup un lien entre ce que vous venez de nous expliquer et cette colère lycéenne qui se manifeste

1:45
Locuteur

? Oui,

1:46
Présentateur

parce qu'ils ne sont pas abrutis. Figurez-vous qu'ils ont bien compris aujourd'hui qu'il y avait un problème, qu'on leur vend des chimères. On leur vend des chimères. Alors, c'est dur à dire. Évidemment, personne n'a envie de dire, vous vous rappelez, c'est Chevènement qui avait dit qu'il faut que 80% d'une génération et d'une classe d'âge, comme on dit, d'une classe d'âge ait le bac. C'est se moquer du monde. C'est se moquer du monde. Et aujourd'hui, ils en paient les peaux cassées. Mais en même temps, leur dire, aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faut faire ? Il faut travailler, l'effort, l'abnégation. C'est des choses obligatoires pour réussir ses études et ensuite réussir sa vie.

C'est plus difficile à dire que de dire, si vous avez des problèmes, ce n

2:28
Locuteur

'est

2:28
Présentateur

pas du tout le niveau du bac. Ce ne

2:30
Locuteur

sont

2:30
Présentateur

pas vos études, ce n

2:31
Locuteur

'est

2:31
Présentateur

pas cours sup. Vous avez compris, c'est aujourd'hui le bouc émissaire de tout. Non, aujourd'hui, il y a trop de gens,

2:37
Locuteur

il

2:37
Présentateur

y a trop de nos enfants qui vont faire des études supérieures et ce n

2:42
Locuteur

'est

2:42
Présentateur

pas possible. On nous dit parcours sup. Je vais vous donner juste un autre chiffre, pardon, de vous assommer de chiffres. Allez-y, allez-y. Aujourd'hui, vous savez combien il

2:49
Locuteur

y

2:49
Présentateur

a de gens qui se présentent à Sciences Po Paris ? Moi. Il y en a qui souhaitent y rentrer. 20 000.

2:57
Locuteur

Vous

2:57
Présentateur

croyez vraiment que pour faire plaisir à la classe politique démagogique, on va trouver 20 000 places à Paris, à Sciences Po, pour tous ceux qui le souhaitent ? Mais ce n'est pas vrai. Ce

3:08
Locuteur

n'est pas vrai.

3:09
Présentateur

Et donc, évidemment, c'est comme ça la vie. Il y a un présentateur sur Sud Radio, il y a 10 000 qui souhaitent l'être.

3:17
Invité politique

Ça me fait penser, ce que vous venez de nous dire au sujet de parcours sup, à ce qu'on dit d'habitude lorsqu'il y a une maladie, on s'en prend au thermomètre.

3:26
Locuteur

Exactement. L'instrument

3:28
Invité politique

parcours sup est en train de cristalliser toutes les colères, alors que, et vous avez raison Robert Ménard, on ne dit pas le fond des choses. Et à combien vous pourriez évaluer, je sais bien que c'est difficile de donner des chiffres, mais le pourcentage de jeunes qui, aujourd'hui, devraient se diriger vers d'autres filières, et on sait qu'on a besoin de monde, notamment dans les filières de l'artisanat.

3:50
Présentateur

Je n'en sais rien. Je n'en sais rien. D'abord, je n'en sais absolument rien. Et puis, attendez, ce n

3:54
Locuteur

'est

3:54
Présentateur

pas que la faute de l'éducation nationale, ce n

3:58
Locuteur

'est

3:58
Présentateur

pas la faute seulement des politiques, mais c'est la faute de nous, les parents. Moi, on m'aurait dit, quand mes enfants avaient l'âge d'être au lycée,

4:07
Locuteur

« Ah,

4:07
Présentateur

mais tu sais, finalement, on ne va pas le mettre dans la filière générale, mais on va le mettre dans une filière pro. » Je vous le dis honnêtement, parce que sinon, c'est de la démagogie. Ça ne

4:17
Locuteur

m

4:17
Présentateur

'aurait pas fait plaisir. C'est une imbécilité. Vous avez compris, je ne défends pas ce que je dis. Je dis, les parents, on est comme ça. On est biberonné à l'idée qu'il faut faire absolument des études générales, en gros, pour réussir sa vie. Or, c'est faux. Mais c'est vrai qu'on n'est tous pas... Pas tous, peut-être qu

4:33
Locuteur

'il

4:33
Présentateur

y

4:33
Locuteur

a

4:33
Présentateur

déjà un exemple-là. En tout cas, moi, je ne fais pas exception. J'ai toujours préféré les études générales comme c'était le plus noble. Vous voyez ce que je veux dire ? Les imbécilités qu'il y avait dans ma tête. Je vais vous donner un dernier chiffre pour vous

4:45
Locuteur

dire,

4:45
Présentateur

mais ça commence très tôt, parce que ça m'a sidéré, ce chiffre-là. Vous savez, depuis des dizaines d'années, on fait passer un test en CM2, juste avant de rentrer en sixième. On demande aux enfants de rédiger une rédaction qui fait dix lignes, dix lignes sans difficulté particulière. Ce n

5:08
Locuteur

'est

5:08
Présentateur

pas moi, c'est intitulé, sans difficulté. Il y a 40 ans,

5:12
Locuteur

il

5:12
Présentateur

y avait en gros 25 à 30% des enfants qui faisaient plus de 15 fautes sur dix lignes. C

5:18
Locuteur

'est

5:18
Présentateur

déjà un peu inquiétant quand même. Vous savez combien il y en a aujourd'hui ?

5:22
Locuteur

Un

5:22
Présentateur

peu plus de 90%. Il y a 90% de nos enfants qui, dans une rédaction de dix lignes, vous voyez ce que c'est ? Dix lignes,

5:31
Locuteur

c

5:31
Présentateur

'est exactement 67 mots pour être précis, qui font plus de 15 fautes. Mais comment vous voulez qu'après, ils ne le payent pas ? Alors peut-être que si on leur apprenait à lire, à compter, à écrire, ce serait déjà pas si mal.

5:47
Locuteur

C

5:47
Présentateur

'est déjà pas si mal. Peut-être qu'on

5:48
Locuteur

a des ambitions,

5:49
Présentateur

il faut garder... Eh oui, exactement.

5:51
Invité politique

Merci beaucoup, Robert Ménard, pour votre billet d'humeur du jeudi. Et très belle journée à vous, Robert Ménard, bien sûr, maire de Béziers.