Plan de résilience, guerre en Ukraine, statut de la Corse... Le "8h30 franceinfo" de Nicolas Dupont-Aignan
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Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Monsieur. Jean Castex a dévoilé hier son plan de résilience, des mesures ciblées, surtout vers les entreprises, avec notamment la prise en charge d'une partie de la facture d'énergie. C'est ce qu'il fallait faire, vous l'approuvez ce plan du Premier ministre ou pas ?
Je demande une action forte depuis des semaines. C'est un pansement insuffisant, très complexe, une usine à gaz pour les entreprises, parce qu'il y a plein de conditions comme le génie de Bercy pour en fait annoncer une mesure et faire en sorte de ne pas payer.
25 milliards d'euros quand même au total ?
Non, 25 milliards d'euros, il y a déjà toutes les mesures sur l'électricité, ce n'est pas du tout le plan de résilience. Le plan de résilience sur les entreprises, c'est moins de 3 milliards et vous avez vu les critères, c'est très complexe. Donc c'est un pansement qui ne traite absolument pas le problème. Et le problème aujourd'hui, ce sont bien sûr les entreprises et ces mesurettes sont les bienvenues, mais le problème de fond, c'est l'explosion du prix du carburant pour nos concitoyens. Il y a les entreprises, mais il y a aussi ceux qui vont travailler et aujourd'hui, il n'y a toujours pas les mesures à prendre.
Il y a une aumône de 15 centimes par litre qui représente exactement ce que l'État gagne avec la hausse des prix. Donc il faut que les Français quand même sachent qu'on se fiche d'eux. C'est-à-dire que la baisse de 15 centimes du litre accordée généreusement par Macron et Castex, c'est simplement la compensation de ce que l'État gagne en plus avec la hausse.
Une économie de 15 centimes par litre, Nicolas Dupont-Aignan, qui s'ajoute au bouclier anti-inflation qui a déjà été annoncé par le gouvernement avec d'autres mesures.
Tout ça, c'est prendre les gens, mais heureusement, les Français ont du bon sens. Les Français, vous savez, ils savent ce qu'ils prennent dans leur voiture. C'est impensable ce qui se passe. Donc moi, je propose une mesure simple que j'ai toujours demandé. La suppression de la TVA sur la taxe, structurellement, définitivement. et puis la suspension de la TVA pendant la crise, de manière à vraiment alléger d'au moins 40 centimes le litre pour les Français et un plafonnement entre 1,70 et 1,80 pour soulager les Français. Et j'ajoute dernier point, il faut quand même que les Français sachent... Comment on plafonne ? Je vais vous dire, il faut que les Français...
On plafonne, on prend un arrêté, ça c'est très simple. Donc c'est l'État qui paye ? Mais c'est évident, il y a deux choses. Il faut que vous sachiez quand même qu'Emmanuel Macron, pendant son quinquennat, a augmenté le prix du gazole, la taxe sur le gazole, 19 centimes. Il faut que vous sachiez, et ce n'est pas moi qui le dit, c'est une des chaînes concurrentes BFM, ce n'est pas mon genre de beauté, qui le dit, que l'industrie pétrolière a augmenté de 15 centimes ses marges. Alors là, on voit grande générosité totale qui baisse de 10 centimes, mais ça va. Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles. Au même prix du baril, au même prix du baril... Vous plafonnez comment ?
La question de Lorrain. Mais on plafonne, on prend rien.
C'est-à-dire que vous dites à une entreprise comme Total, en fait, c'est bien sympa votre mesure de 10 centimes par litre, votre baisse.
Mais je plafonne, oui.
Mais on plafonne. On plafonne à 1,70€.
Et l'État ne compense pas. Et l'État compense une partie, mais pas tout.
C'est très simple. Mais une partie à quelle hauteur ?
On va décider en regardant la comptabilité analytique de Total et du distributeur. Parce qu'on est dans un système de monopole privé. On est dans un système de monopole privé.
Pour les entreprises, vous dites que l'État a annoncé hier des mesurettes.
Oui. Parce que regardez les conditions. Vous auriez fait quoi de plus pour les entreprises ? Vous avez vu les conditions ? Il faut être en perte. Il faut avoir plus de 3% de dépenses. Il faut que les dépenses énergétiques comportent plus de 3% du chiffre d'affaires.
Mais s'il n'y avait pas eu de critères, vous auriez dit que l'État dilapide l'argent des Français ?
J'ai toujours dit la même chose. Il faut arrêter avec le racket sur les automobilistes. Et quand M. Macron supprime l'impôt sur la fortune, la taxe sur les dividendes pour les plus riches de France, là il y a toujours de l'argent. Mais quand il s'agit d'alléger la peine des Français qui bossent, il n'y a pas d'argent.
Les Français qui sont invités à faire grève aujourd'hui à une mobilisation justement pour augmenter le pouvoir d'achat, pour augmenter les salaires. Est-ce que vous soutenez ce mouvement de grève d'abord ?
Je préférais qu'on évite la grève et qu'on traite les problèmes en amont dans notre pays. On va le voir sans doute sur la Corse. On attend toujours que ça pète pour agir. Et je pense qu'on devrait prendre les Français par la raison, pas par l'émotion. C'est-à-dire, et c'est ce que j'essaye de faire dans ma campagne présidentielle, je suis le seul qui a écrit un livre sur les gaspillages dans notre pays. 100 milliards d'euros par an. Et je suis le seul qui dit comment je vais financer mes mesures pour le pouvoir d'achat, réindexation des pensions de retraite, augmentation de 8%, un treizième mois pour tous les Français en dessous de 3 fois du SMIC. Justement, augmentation du 8% du SMIC.
Parce qu'il ne s'agit pas d'argent qui tombe du ciel. Il faut arriver à faire des économies là où il y a des gros gaspillages. Et les Français voient bien où ça part. Et puis de l'autre côté, cet argent, c'est très simple. Vous avez l'Union Européenne qui nous coûte 10 milliards net, c'est colossal. Vous avez l'immigration qui coûte une fortune, 5 milliards. Vous avez les fraudes à la carte vitale. Vous avez la grande fraude, 20 milliards. C'est le prix mondial d'augmentation d'un treizième mois pour tous les Français.
Ça c'est vous qui le dites parce que la Caisse Nationale d'Assurance Maladie, dernièrement, dénombre seulement 35 000 cartes en trop.
Oui, c'est ceux qui sont incapables de faire le contrôle qui vous disent ça. Mais il y a eu l'inspection des finances, la Cour des Comptes, le Sénat, la Sénat nationale.
La Cour des Comptes, justement, dans son dernier rapport, dit que c'est 117 millions d'euros.
Regardez page 21 de mon ouvrage, vous avez tous les rapports, il y a même des QR codes. Mais ce n'est pas la Cour des Comptes, ça. Si, c'est le rapport d'inspection des finances, la Cour des Comptes, l'Assemblée Nationale, le Sénat. Moi je vous parle du dernier rapport de la Cour des Comptes. Des députés de la majorité. On estime qu'il y a entre 3 milliards et 50 milliards de fraudes et la moyenne de tous les rapports, c'est 20 milliards.
Est-ce que vous réalisez, quand même, et c'est tout l'enjeu de ma candidature, est-ce que vous réalisez qu'on est un pays où il y a des millions de faux assurés à la sécurité sociale, des millions de fausses cartes vitales, des millions de fausses cartes vitales, et qu'au même moment, nos retraités n'ont pas leur pension de retraite indexée sur l'inflation. Ça veut dire que chaque année, nos retraités avec des retraites de misère perdent de l'argent. Et avec la retraite à 65 ans, si par malheur Emmanuel Macron passait, je vous le dis, ça veut dire que les retraités français vont retomber dans la misère, parce que comme ils sont au chômage avant 65 ans, ils n'auront pas leur plein droit.
Et ça veut dire des retraites de misère. J'insiste là-dessus pour ceux qui nous écoutent.
Il veut instaurer un minimum à 1100 euros.
Ah bah oui, un minimum, mais ceux qui ont travaillé dur toute leur vie, ils n'ont pas le droit d'avoir un peu plus de 1100 euros. Donc c'est n'importe quoi.
Vous vous proposez combien ?
Mais moi je propose qu'on maintienne déjà le système actuel qui est déjà dur, et je propose qu'il serait une révolution. Vous voulez dire les 62 ans en parlant du système actuel. On maintient actuel. Et je propose qu'on indexe sur l'inflation les pensions de retraite. Les pensions de retraite ont été désindexées depuis François Hollande et Emmanuel Macron au ministre, et ça continue, sans parler de la CSG qu'il a piqué aux retraités. Donc je dis aux retraités qui parfois oublient ce qu'il a fait et ce qu'il va faire pour les futurs retraités. J'insiste là-dessus. Donc moi je veux déjà indexer. Je veux préserver. Je ne vais pas faire de fausses promesses.
Et j'ai les recettes pour permettre ce maintien du pouvoir d'achat et cette baisse du prix de l'essence.
Nicolas Dupont-Union, candidat debout la France à la présidentielle. On va parler de la situation en Corse dans un tout petit instant. D'abord le fil info à 9h moins 20. Maureen Sunniar.
Pour la première fois, le président américain Joe Biden qualifie son homologue russe de criminel de guerre. Des propos inacceptables et impardonnables, réplique le Kremlin. Les Etats-Unis qui promettent une nouvelle aide militaire à l'Ukraine, alors que la ville de Mariupol a été ciblée par une nouvelle frappe. Elle a touché un théâtre où plus d'un millier de civils avaient trouvé refuge. Le nombre de victimes est encore inconnu. Un plan à près de 7 milliards d'euros pour l'Etat français pour contrer les conséquences de cette guerre. Il comprend notamment des aides transitoires pour les agriculteurs pour compenser les pertes.
Les pêcheurs obtiennent une aide financière équivalente à 35 centimes par litre de gazole de pêche jusqu'au 31 juillet. Des mesures ciblées et pertinentes, dit le syndicat des patrons du MEDEF sur France Info ce matin. A trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron dévoile son programme cet après-midi à Aubervilliers, près de Paris. De son côté, le candidat écologiste Yannick Jadot envisage de réduire la durée des vacances scolaires, notamment celle d'été, et de revoir les obligations de service des enseignants. Changement qui s'accompagnerait de création de postes et de revalorisation de salaires. France Info
Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Laurent Sénéchal.
Toujours avec Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Boul à France à l'élection présidentielle. L'Etat est prêt à aller jusqu'à l'autonomie. Et c'est ce que dit Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, à propos de la Corse. Il est sur place en ce moment. Il a raison d'ouvrir cette discussion ?
Non mais, je ne sais pas si vous réalisez ce qu'on est en train de vivre. L'Etat a failli, en laissant un islamiste dangereux, a failli, c'est-à-dire a mis en danger, a porté atteinte à la vie d'Ivan Colonna, quel que soit ce qu'on pense d'Ivan Colonna. Il est inacceptable que l'Etat, sans aucune sanction de l'administration pénitentiaire, ait laissé un islamiste dangereux dans une prison. C'est une très grave faute. Et on peut comprendre que les Corses soient indignées.
Il y a une enquête quand même qui est ouverte par l'actualité. Oui, il y a une enquête, mais il n'y a aucune sanction.
Ça montre à quel point la gestion de l'administration pénitentiaire...
Pourquoi vous dites qu'il n'y a aucune sanction ? Il y a une enquête qui est ouverte, il faut aller au bout de l'enquête avant qu'il y ait des sanctions.
De l'administration pénitentiaire, il y aurait pu avoir immédiatement une suspension. Et la gestion de l'administration pénitentiaire dans notre pays est abominable. Les islamistes travaillent, sont libres dans la prison, ont eu des remises de peine, mais on croit rêver des terroristes. On croit, mais c'est un cauchemar.
Vous dites que c'est l'Etat qui est responsable de l'agression d'Ivan Colonna en prison ?
Bien évidemment, il est totalement responsable de ce qui s'est passé dans cette prison. Premier point. Deuxième point. Parce qu'un terroriste attaque un autre détenu et que...
Ce n'est pas un terroriste d'ailleurs, Ivan Colonna ?
C'est un assassin. Ce n'est pas la même chose. L'autre, c'est un terroriste qui était dangereux. Ivan Colonna, j'ai toujours condamné ce qui s'est passé, mais il n'a jamais étranglé, assassiné quelqu'un dans la prison. Oui, il a assassiné un préfet. Mais je suis le premier d'accord, je ne le défends pas. Je n'ai jamais défendu Ivan Colonna. Mais c'est quand même la moindre des choses dans une prison que les terroristes islamistes. C'est pour ça que je voulais les envoyer au Cargelen, que ce soit tranquille. C'est inacceptable ce qui se passe. Ensuite, deuxième point.
Parce qu'il y a eu ce dysfonctionnement de l'État, il y a eu des violences inacceptables en Corse, inacceptables, à l'encontre de nos policiers. Et troisièmement, on a un pouvoir qui prend peur, qui fait n'importe quoi, et qui part en Corse en disant « autonomie pour la Corse ». Mais ça veut dire quoi ? Moi, j'aimerais qu'on travaille sérieusement. Il le fait d'ailleurs alors que, pendant cinq ans, il n'a jamais répondu aux élus corse, qui avaient des revendications parfois légitimes. Donc moi, j'irai en Corse demain pour présenter mes propositions, qui sont de maintenir l'unité de la République, et de ne pas céder à du chantage qui aboutirait à une dérive autonomiste gravissime.
Qu'est-ce que ça veut dire, maintenir l'unité de la République ? L'unité de la République, c'est qu'il n'y a qu'un territoire républicain, et qu'on ne choisit pas les lois comme ça, petit bonheur, la chance. Jean, vous allez dire aux Corse, non à l'autonomie. Non à l'autonomie dangereuse, mais oui à des adaptations, que d'ailleurs, ils réclament depuis cinq ans, et ils ont trouvé porte-close. Et donc, il y a un respect à avoir pour une culture corse, il y a des choses à faire, et on le sait tous, qui n'ont pas été faites pendant ce qu'il y a.
Sur la langue corse, par exemple ?
Sur la langue corse, sur le problème des surcoûts pour les habitants, comme pas seulement en Corse, dans toutes les zones de villégiature, entre guillemets, vous savez que les gens sont chassés leur terre.
Nicolas Dupont-Aignan, autonomie ne veut pas dire indépendance. Vous, en fait, vous proposez quoi concrètement ?
Vous verrez demain, je présente un plan demain. Vous êtes là, autant vous donner la réponse. Je propose des ajustements dans le cadre actuel, dans le cadre actuel où il y a déjà un statut particulier. Et je dirais aux élus corse, vous avez déjà des compétences considérables. Exercez-les déjà.
Donc pas de fiscalité particulière, pas de pouvoir sur l'économie ou la santé.
Et en revanche, on peut imaginer une chose, qui d'ailleurs vaut aussi pour beaucoup de régions françaises. Vous savez qu'il y a beaucoup de régions françaises où les prix de l'immobilier sont tels, des régions touristiques, où les gens qui vivent là, les enfants de ces terres, sont chassés de leurs terres parce que les maisons atteignent des prix abominables. Et ça, je pense que les Corses en émeuvent, enfin, ils ont raison, mais comme les habitants de la Côte d'Azur, de l'île de Ré. Et on doit trouver des mécanismes fiscaux d'ajustement intelligent.
Et ce que je regrette dans cette affaire, c'est que pendant 5 ans, Emmanuel Macron a été d'une rigidité incroyable à l'égard des Corses, bêtement. Ensuite, il n'a pas assuré la sécurité dans une prison. Ensuite, le ministre va faire n'importe quoi la veille des élections. Mais d'ailleurs, les Corses ne sont pas dupes.
Il y a un texte qui devait passer au début du quinquennat.
Et j'irai demain faire le point.
Et écouter aussi les Corses. Vous serez donc en Corse demain. L'autre grand sujet de l'actualité en ce moment, c'est évidemment la guerre en Ukraine, avec encore ces frappes sur un théâtre de Mariupol. Frappe russe, disent les Ukrainiens. Hier, le président Volodymyr Zelensky s'est exprimé devant le Congrès américain. Il a appelé l'Occident à l'aide. Quel regard vous portez, vous, sur Volodymyr Zelensky, présenté comme un héros, souvent dans les médias occidentaux notamment ?
Ce n'est pas intéressant, mon regard là-dessus. Ce qui est intéressant, c'est mon plan de paix. Ce que je veux dire sur ce conflit. Je le connais bien, ce conflit, malheureusement, parce que je suis à la Commission des Affaires étrangères de la Défense depuis 2012. J'ai beaucoup travaillé sur les accords de Minsk.
Vous, vous l'avez vu venir, ce conflit ?
Bien sûr. J'ai même fait vous retrouver une vidéo, ce n'est pas moi qui vous le dis là. J'ai fait une vidéo en 2015, que vous retrouvez sur Internet, où je demandais qu'on fasse respecter les accords de Minsk. Je me souviens encore, à la Commission des Affaires étrangères à huis clos, du ministre des Affaires étrangères français, M. Le Drian, qui nous disait droit dans les yeux que l'Ukraine ne respectait pas les accords de Minsk et que ça allait mal finir. Et donc, on a été d'une faiblesse, l'Europe et les Etats-Unis, à l'égard de l'Ukraine. Parce que, si on avait fait respecter les accords de Minsk, eh bien, je suis convaincu que, en tout cas, il y aurait eu...
Pour vous, aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan, qui est l'agresseur ? Qui est l'agresseur aujourd'hui ? L'agresseur, c'est évidemment la Russie. Et je l'ai condamné totalement. Mais l'Ukraine est responsable. Mais ce n'est pas parce que... Non, attention. Vous avez un conflit régional. Ce que je dis aux Français, c'est qu'on a tous l'émotion vis-à-vis de ce que subissent les Ukrainiens. Mais que la meilleure façon de faire cesser leur martyr, c'est d'avoir aussi un cerveau. Et je regrette qu'il y ait une espèce de chantage émotionnel permanent qui fasse qu'on perde du temps à proposer le seul plan de paix qui marchera et qui se fera quand il y aura eu des destructions abominables.
Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Mais ce qu'on le sait depuis le départ, c'est-à-dire, autonomie constitutionnelle du Donbass, c'était un engagement de l'Ukraine qu'ils n'ont jamais respecté. C'est-à-dire permettre à cette petite région, ces deux petites régions, de vivre de manière autonome. Ça n'a pas été accepté. C'est ce que veulent les Russes. Ce que veulent les Russes, et parce qu'il y a des populations russes dans ces régions. C'est ce que veulent les Russes. Et que l'Ukraine a bombardé ces régions pendant 8 ans, avec beaucoup de morts. N'oublions pas. Et puis, deuxième point, la neutralité de l'Ukraine, qui est la seule solution.
Là encore, c'est ce que veulent les Russes.
Oui, bien sûr. C'est la neutralité de l'Ukraine. Quand Cuba est devenue castriste, Fidel Castro, vous vous souvenez de la crise des missiles ? Quand les Russes et Castro ont voulu mettre des missiles russes à Cuba, qu'est-ce qu'a dit Kennedy ? Il a dit, je déclenche la guerre atomique. Et les Russes ont fait demi-tour avec leur bateau. Cuba est restée castriste. Je finis mon explication, pour que les Français comprennent ce qui se passe. Cuba est restée communiste, castriste. C'était un pays souverain. Mais Cuba ne pointait pas des missiles sur les Etats-Unis. Ce que je demande, c'est exactement la même chose pour l'Ukraine. Les troupes russes se retirent. Cessez le feu.
Reconstruction de l'Ukraine. Mais on s'engage. Ce n'est pas compliqué. On s'engage, attendez, je finis, à avoir une zone neutre qui sert de tampon entre la Russie et l'OTAN. Et ce n'est quand même pas compliqué d'éviter la guerre totale en Europe.
Pardon, c'est une interview, j'ai une question à vous poser.
Par une mesure évidente. Mais l'Ukraine va accepter ça. Mais ce n'est pas la question. Dans quelle situation l'Ukraine ?
Votre solution pour amener la paix, c'est en fait répondre favorablement à toutes les conditions de la Russie. C'est bien ça.
C'est de trouver un compromis, comme à Cuba, on a répondu aux interrogations des Américains. Vous n'accepteriez pas qu'il y ait des missiles braqués sur la France en Belgique. Vous n'accepteriez pas. C'est l'Europe, c'est l'Union Européenne. Mais vous pouvez dire tout ce que vous voulez. Mais non, mais vous pouvez dire tout ce que vous voulez. Moi, j'ai la même émotion que vous. Attendez, soyons clairs. Je suis en désaccord total avec l'action de Poutine qui, je pense, porte atteinte à la Russie. Mais je sais que Poutine passera, mais la Russie restera. Et ce que je vous dis, c'est qu'il y a des milliers de morts pour rien en ce moment. Pour un conflit régional qu'on n'a pas réglé.
Pour rien, ce n'est pas une question de souveraineté. Nicolas Dupont-Aignan, la neutralité, ce n'est pas se soumettre à la Russie. Puisque l'Ukraine ne pourra plus choisir avec qui elle veut s'allier militairement. Si elle veut accepter ou pas d'accéder à l'Union Européenne.
Ce n'est pas vrai ce que vous dites. Il y a une question de souveraineté, vous qui tenez à la souveraineté des Etats. Cuba a eu des relations souveraines avec la Russie. qui a été financée par la Russie pendant 40 ans, mais n'a pas mis de missile pointé sur les Etats-Unis. Mais l'Ukraine n'a pas le choix. Arrêtez. Qu'est-ce que ça coûte à l'Occident, à l'OTAN et à la France ? Et si la France avait encore une politique indépendante, gaullienne, comme Israël ? Moi je remarque que le premier ministre d'Israël a été le plus gaullien des chefs d'Etat. Il a dit quoi ce que je dis ?
Il a dit, on est en train de plonger dans une guerre mondiale, dans une guerre européenne, des souffrances abominables des Ukrainiens. Et je condamne totalement les Russes. mais parce qu'on n'est pas capable d'anticiper un statut au cœur de l'Europe. Et qui est content de tout ça ? La Chine. On est en train de basculer la sphère d'influence russe vers la Chine, l'Inde. Vous remarquerez que l'Inde ne condamne pas, que l'Afrique ne condamne pas. L'Afrique, nos alliés. Donc attention, c'est un basculement du monde. Et tout ça pour acheter du gaz au Qatar et aux Etats-Unis ? Il y a peut-être un moment où il faut reprendre notre cerveau. Ça ne veut pas dire que j'accepte ce qui se passe.
Je condamne, mais je dis qu'il faut agir vite. Et si on agissait vite, le Poutine n'aurait plus aucune possibilité d'agir.
C'est l'horreur absolue.
La justice internationale devra qualifier les crimes commis en Ukraine, affirme le président du Conseil européen sur France Info. Le théâtre de Mariupol, où s'abritaient plus de 1000 habitants touchés par une frappe, sans que l'on connaisse pour le moment le nombre de victimes. Fin de blocage au dépôt pétrolier de Toulouse, Verne-sur-Seche ou encore Lorient, les forces de l'ordre sont intervenues. Celui de Brest est toujours en cours. Malgré les annonces du gouvernement hier, le plan de relance qui comprend notamment des mesures ciblées pour les pêcheurs et les agriculteurs. Un simple pansement réagit sur France Info ce matin. Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle.
Le ministre de l'Intérieur propose aux élus corse de venir à Paris. D'ici trois semaines, une nouvelle rencontre pour démarrer un processus de négociation pouvant aller jusqu'à l'autonomie de l'île. Gérald Darmanin assure qu'un premier projet peut être sur la table avant la fin de l'année en cas de réélection d'Emmanuel Macron. Lille sorti par Chelsea en huitième de finale de la Ligue des Champions, défaite 2-1 au match retour. Et à 21h ce soir, place au huitième de finale de la Ligue Europa, cette fois pour l'Olympique Lyonnais qui joue face à Porto. France Info
Nicolas Dupont-Aignan, on est un peu plus de trois semaines du premier tour de la présidentielle.
Et cette semaine, vous avez annoncé le soutien à votre candidature de l'ancien bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot. On rappelle que Florian Philippot était lui-même candidat, mais qu'il s'est retiré le mois dernier parce qu'il n'avait recueilli qu'un seul parrainage sur les 500 nécessaires. Florian Philippot qui avait aussi tapé à la porte d'Éric Zemmour avant de taper à la vôtre, mais Éric Zemmour n'a pas donné suite. Ce n'est pas grave d'être le choix par défaut.
Oh, écoutez, Florian Philippot est le seul homme politique avec moi qui a combattu les mesures liberticides pendant la crise du Covid, qui continue d'ailleurs puisqu'il faut toujours un pass sanitaire pour entrer à l'hôpital et se faire soigner, ce qui est une honte absolue.
Pas pour se faire soigner, pas en cas d'urgence.
Si, il faut toujours un pass sanitaire avec un test payant pour les millions de Français non vaccinés ou dont le pass vaccinal est tombé. Donc, je le dis très clairement, nous avons manifesté ensemble et je suis fier pendant cette campagne d'être le seul candidat qui a eu une position claire sur la question sanitaire avec une autre politique que je proposais. Et je suis le seul à proposer la réintégration des soignants exclus. Le seul à dire qu'on abolira définitivement, immédiatement, tout pass vaccinal et sanitaire qui aurait été un échec colossal et on rouvrira un hôpital par département. Emmanuel Macron en a fermé 17 300 lits, 17 300 lits pendant son quinquennat. J'en rouvrirai 20 000.
C'est une autre politique de santé publique. C'est une autre conception de la liberté. Liberté de la France, liberté des Français. Et je serai le seul pendant cette campagne à oser dire qu'on a été manipulé comme jamais pendant la crise du Covid.
Pour obtenir ce soutien de Florian Philippot, vous avez dû faire quelques ajustements dans votre programme pour la présidentielle, notamment sur la question de l'Union Européenne. Vous proposez désormais un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union Européenne. Ça veut dire que ça y est, maintenant, vous êtes pour un Frexit ?
Non, mais j'ai toujours proposé un référendum, regardez mon programme de 2017. Et j'ai même proposé un référendum, il y est, il y est, 2017, vous relisez mon programme, mon livre.
On est en 2022.
Mais non, mais vous me dites, vous avez changé. Je n'ai pas changé, c'est toujours la même chose. Et j'ai proposé un traité alternatif d'une Europe gaullienne, confédérale. L'Europe se concentre sur les projets, aider l'Afrique pour qu'elle développe, éviter l'immigration, la transition énergétique, l'hôpital, la santé, la lutte contre le cancer, le numérique. Et en revanche, l'Europe laisse vivre les nations, leurs frontières, leurs budgets. Donc, il n'y a aucun changement. Simplement, j'ai acté ce qui était déjà dans mon programme, c'est-à-dire un référendum.
Il y a cinq ans, Nicolas Dupont-Aignan, entre les deux tours, vous aviez rejoint Marine Le Pen. Est-ce que cette fois, en cas de duel, Macron-Le Pen, vous refaites la même chose ?
Écoutez, l'élection, elle n'est pas jouée d'avance. Elle n'est pas écrite. Et je le dis aux Français qui m'écoutent. Ne vous laissez pas intoxiquer par les sondages. Personne ne sait si Macron sera au second tour. Et vu qu'il n'y a pas de débat, et que M. Macron refuse tout débat. Moi, je dis pas de débat, pas de mandat. On ne peut pas continuer dans une démocratie. À trois semaines de l'élection, et ce n'est pas votre faute, les journalistes, M. Macron refuse de débattre avec personne. Imaginez qu'hier, j'ai appris que le débat BFM était annulé. Imaginez que TF1 n'a pas invité les deux candidats.
Parce qu'Emmanuel Macron a refusé, et dans la foulée, Marine Le Pen a refusé également de débattre.
Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire, moi je le dis aux Français, si vous ne vous réveillez pas, et bien vous aurez toujours la même politique. Et si vous allez voter, vous avez... On est 47 millions d'inscrits. 47 millions. Si les 47 millions vont voter, mais on balaye tout ça, et vous votez en fonction de votre cœur et de votre cerveau, ça serait peut-être pas mal. Réveillez-vous, parce que je ne sais pas s'il y a encore des élections libres la fois prochaine.
Est-ce que vous dites comme Gérard Larcher, le patron du Sénat, qui dit qu'il y a un risque d'illégitimité si...
Mais bien sûr, c'est une effraction... Si Emmanuel Macron est réélu. C'est une effraction présidentielle. C'est-à-dire que, pas de débat, pas d'échange sur les propositions. Ah bien évidemment, il ne veut pas qu'on parle de son bilan, et il ne veut pas qu'on parle de son projet. La retraite à 65 ans qui va aboutir à la paupérisation des retraités en France.
Mais lui, il dit aucun président sortant n'a débattu avant le premier tour.
Et alors, ce n'est pas parce qu'il y a 15 ans ou il y a 20 ans, il y avait une autre époque. Je crois que l'époque a changé. Et puis, qu'il ne débatte pas, s'il n'a pas envie de débattre, mais qu'il ne soit même pas candidat, on s'en passera très bien. En revanche, qu'il laisse les autres débattre. Et je le dis aux autres, ceux qui refusent de débattre parce qu'il n'y a pas Macron. C'est un peu facile. C'est un peu facile. Ça veut dire qu'en fait, il considère qu'il y a un monopole, Macron-Le Pen, et que les Français sont obligés d'être condamnés à ça. Mais, moi, je ne peux pas, avec mes petits bras, changer ça. Il n'y a que les Français avec leur bulletin de vote.
Et je dis aux Français qui sont écoeurés, parce qu'il y a de quoi être écoeuré. Merci beaucoup. Si vous êtes écoeuré, ne restez pas chez vous. Allez voter, c'est le meilleur moyen que vous avez pour changer les choses. Et c'est important, c'est dans trois semaines. Et puis, il y a Internet, intéressez-vous. Intéressez-vous au projet, il y a des programmes.
Le 10 avril, le premier tour. Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan. Et vous êtes le candidat de Boula France à la présidentielle. Belle journée à vous. Merci, vous aussi.
Nicolas Dupont-Aignan