Corse : "Nous ne voulons pas d'un droit d'exception"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] merci Mathieu d'naud de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu de l'Ardèche membre du groupe les républicains vice-président du Sénat et vous avez porté ce texte qui crée un statut de l'élu local on va longuement y revenir dans quelques instants mais d'abord l'actualité cette semaine au Parlement c'est ce débat sur la stratégie d'aide à l'Ukraine qui se tient cet après-midi à l'Assemblée nationale il se tiendra demain au Sénat débat avec vote c'est ce qu'a voulu Emmanuel Macron est-ce que vous savez si vous allez voter je crois qu'il faut être très pragmatique bien peser les dispositions qui nous seront présentées on attend de ce débat une clarification je crois que toutes les déclarations qui se sont succédé les unes aux autres tout au long des dernières semaines ont plus créé de flou qu'elles ne nous ont éclairé sur le sujet et la position de la France vis-à-vis de l'Ukraine sur quoi vous attendez le soutien à l'Ukraine bien évidemment nous avons cessé de le dire là encore peut-être faut-il être plus clair sur ce qu'on l'on entend et comment on définit ce soutien parce que si les soldats Ukrainiens sont en première ligne on a bien conscience que Vladimir Poutine et la Russie ont sûrement d'autres objectifs en tête et vis-à-vis de l'Europe il y a un besoin de de soutenir l'Ukraine en revanche les propos récents du chef de l'État sur une hypothétique sur un hypothétique engage de troupes en Ukraine propos sur lesquels on a eu des des démentis puis un flou nous nous attendons que ce débat Vienne clairement nous éclairer et précise de façon très nette les volontés qui sont celles du gouvernement de l'exécutif par rapport au soutien à l'Ukraine ça veut dire pour vous il y a des limites c'est pas un soutien sans limite B je crois qu'on l'a toujours on l'a toujours dit il faut que ce soit un soutien fort un soutien clair mais il y a bien sûr des des limites il y a à y voir clair parce que aujourd'hui encore une fois alors on est tout à fait conscient que comme tout sujet stratégique tout ne doit pas être énoncé mis sur sur la table notamment parce qu'on a vu ce que ça a provoqué chez chez nos partenaires sur leur positionnement à eux quand je dis partenaires partenaires les pays européens mais en revanche je pense qu'il faut que ce débat au Parlement permettre d'éclairer les législateurs que que nous sommes ce matin dans le Paris dans Le Parisien Aujourd'hui en France Sébastien lecnu ministre des Armées et ancien de votre famille politique dit celles et ceux qui se réclament du gaulisme doivent relire leur classique jamais de Gaulle n'a été dans une posture de faiblesse et jamais il n'aurait fixé préventivement des limites à l'action de la France dans un rapport de force internationale est-ce qu'en fixant des limites les républicains trahissent le golisme non on est al on peut pas dire ça je crois que les les propos de de Sébastien le le Cornu sont un peu Atif il va un petit peu loin nous nous disons qu'il faut aujourd'hui euh se tenir au soutien qui a toujours été la ligne claire que nous avons eu euh au au sujet de de l'engagement de l'engagement français nous disons qu'à ce stade il n'est pas question de d'engagement des des troupes au sol il n'en a jamais d'ailleurs été question après je trouve que les les propos de Sébastien le cor nuU s'agissant du gaulisme sont un peu à mon avis hasardeuse on va parler d'une autre actualité on l'a vu dans le journal Gabriel hatal était ti dans le P decalis le calis qui est touché par les inondations depuis le mois de novembre votre département de l'Ardèche a été aussi fortement touché par un épisode méditerranéen ce weekend quelle est la situation sur place ah c'est une situation très difficile il y a une conjonction d'éléments nous avons eu de la neige énormément de neige en altitude des vents très violents plus de 100 km/h plus de 150 km/h sur certaines parties du territoire hardéchois et puis une pluie en abondance avec parfois des des précipitations sur des communes comme comme Barnas ma ou la souche équivalente à à 3 mois de précipitation donc on imagine ce que ça représente les dégâts la perte de vie des disparitions notamment chez nos voisins gardois et rolté donc c'est une situation assez inédite en nous sommes habitués en ardèch aux épisodes sevenol plutôt à la fin de l'été et sur le sur le mois de septembre il y a donc effectivement à pour la population à redoubler de vigilance je crois que c'est un des messages dont nous de vont tirer des des conséquences lorsque Météo France et cet épisode était annoncé prévient je pense qu'il faut vraiment être être vigilant parce que malheureusement nous avons connu des conséquences tragiques l'autre actualité on l'a également vu dans le journal c'est cet accord qui a donc été trouvé cette nuit entre le ministre de l'Intérieur Gérald armanin et les élus cors ils se sont mis d'accord sur une écriture constitutionnelle pour la reconnaissance d'un statut d'autonomie de lillele et parmi les mesures de l'accord les lois et règlements peuvent faire l'objet d'adaptation est-ce que vous soutiendrez ce processus puisque le Sénat sera amené à se prononcer sincèrement je vous le savez lorsqu'on fabrique la loi singulièrement sur ces sujets je crois qu'il faut regarder le texte en profondeur la ligne rouge au Sénat elle a été clairement rappelée par le président Larcher par le président retaillot s'agissant de notre groupe c'est que la fabrique de la loi doit rester au Parlement qu'il ne doit pas y avoir de de différence et ça je crois que c'est c'est un principe que nous rappelons à l'envie euh s'agissant bien sûr euh de de de la Corse mais euh mais au-delà alors là il est question d'une adaptation est-ce que pour vous nous regarderons avec avec pragmatisme mais je crois qu'il faut être clair euh quand on fabrique la loi il faut que euh nous puissions donner euh des outils qui aient un sens qui permettent à la collectivité euh de fonctionner et non pas euh que l'on s'attache à une définition qui ne soit que cosmétique encore une fois euh nos concitoyens ils veulent des institutions qui fonctionne il ne faut pas que ce soit des demandes cosmétiques donc nous regarderons tout ce qui ira dans le bon sens il n'y a pas de raison que nous soyons en défiance ou en désaccord mais encore une fois je crois que nous ne contournerons pas ces ces grands principes nous l'avons clairement dit nous sommes favorables à la décentralisation à tout ce qui procède de la décentralisation en revanche nous ne voulons pas du droit d'exception multiplier le le droit d'exception c'est-à-dire qu'on est des col activité qui fonctionne différemment dans les différents territoires de France parce que pour nous c'est quelque chose qui contrevient à l'esprit à l'unité de de la République et cette unité de la République nous y sommes très attachés est-ce que c'est pas un peu contradictoire de reprocher depuis des années Emmanuel Macron de pas faire de décentralisation et là d'éventuellement bloquer un processus où élus et gouvernement se sont mis d'accord absolument pas ce que je vous dis je vous dis nous regarderons vraiment ce texte à l'onne de ce qu'il POS des différentes dispositions pour l'instant on nous parle d'un accord euh mais sans préciser qu'elles seront vraiment au-delà de deux ou trois définition le le contenu de de de cet accord et comment s'écrira euh cet accord nous serons très vigilants à cela j'ai redit quelles étaient nos nos lignes rouges sur la fabrique de la loi et le respect du travail du Parlement après bien sûr que nous discuterons point par point parce que le Sénat a toujours fait montre d'une volonté d'être ouvert à tout ce qui procède encore une fois la décentralisation alors justement on va parler des collectivités d'abord des questions d'économie puisque la semaine dernière devant le Sénat Bruno Lemer et Thomas casenav ont dit qu'il faudrait 20 milliards d'économie en 2025 et Bruno Le Maire dit il y a pas d'un côté les gentils collectivités et de l'autre le méchant état est-ce que les collectivités doivent être mises à contribution dans ces efforts d'économie je vous avoue que je trouve cela à tout le moins sa grenu c'est déconcertant et je trouve irresponsable de la part du ministre irresponsable nous avons eu tout au long de l'année 2023 un discours qui nous invité à la raison en disant que l'économie française était compétitive et donc qu'il n'y avait pas lieu à saffoler Bruno Le Maire l'a répété à l'envie nous n'avons cessé de dire qu'il fallait s'attacher à faire des économies qu'il fallait avoir une attention sur la dette dans notre pays à Moute reprise le rapporteur général notre collègue Jean-François Husson on l'a rappelé en commission des finances y compris dans la préparation du projet de loi de finances où le groupe les républicains appelé à faire 7 milliards d'économies parce qu'on la connaît la finalité c'est qu'on sait très bien que la variable d'ajustement si on ne fait pas ses économies ce seront les territoires ce seront les collectivités et ben nous y voilà aujourd'hui le ministre Bruno leemire qui était hier confiant aujourd'hui vient sonner le le glas et euh se se drape dans un discours catastrophiste appelant à 10 milliards d'économie 20 milliards la l'année prochaine en prétextant 1 le conflit ukrainien n pas le sentiment que soit un fait nouveau 2 le recul de l'économie chinoise et la récession en Allemagne pardon mais si tel était vraiment le cas je pense qu'on aurait pu comme nous l'avons appelé de nos vœux anticiper ce sujet j'ajoute que jamais dans la 5e République nous n'avons eu autant de crédit budgétaires annulés c'estàdire qu'on on fait la le projet de loi de finance on vous plante pardon de de prendre l'expression aussi triviale un 493 après 158 he de débat et maintenant on annul des crédits budgétaires pardon mais c'est ni responsable ni respectueux parce qu'encore une fois la variable d'ajustement ce seront les collectivités aucun mot aucun mot sur des efforts portés par l'État notamment par rapport à l'ensemble des agences ce que nous nous appelons de nos vœux parce qu'à un moment donné ça ne peut pas être tout le temps les territoires qui supportent les efforts et Bruno Le Maire il a aussi parlé de la question des strates est-ce qu'il y a trop de strat pour vous est-ce qu'il faut fa poser ce débat non mais c'est c'est un débat sansiternel je crois qu'aujourd'hui nos concitoyens ont besoin de proximité c'est la commune le département de collectivités qui ont une vision plus stratégique c'est la collectivité régionale chacune de ces collectivités on aujourd'hui des compétences euh pardon de le dire mais à un moment donné il faut qu'on ait un discours qui là encore soit soit responsable je pense que on peut avoir une maîtrise claire des dépenses chacun dans sa ligne reste respectant des des compétences avec une agilité nécessaire parce qu'il s'agit vraiment de s'attaquer au sujet notamment l'économie de proximité quand il y a des besoins à tous les sujets finalement la la seule finalité c'est de satisfaire aux aspirations de nos concitoyens mais là ce que je encore une fois ce que ce que je regrette c'est qu'on retombe toujours dans les mêmes débats un mot si vous me le permettez parce que là aussi ça prête à sourire Emmanuel Macron élu en 2017 je l'ai répété plusieurs fois ici même on crée la Conférence nationale des territoires de cette conférence il ne sort rien ça fait maintenant 6 ans que l'exécutif nous promet des mesures on a eu deux textes pardon de le dire qui étaient des textes timides où la montagne a accouché d'une souris et aujourd'hui nous voilà reparti avec la mission vert sur un un programme et des ambitions fortes en matière de décentralisation nous nous disons chiche comme à chaque fois parce que le Sénat aborde toujours ces sujets avec pragmatisme avec envie considérant encore une fois que la décentralisation c'est la solution pour notre pour notre pays mais avec toujours des ambitions qui une finé sont sont déçu et qui rejoindre ce que je disais tout à l'heure c'est-à-dire des discours qui sont très cosmétiques qui promettent beaucoup et qui finalement tiennent peu et on va continuer à parler de ces questions des élus des collectivités puisque le Sénat a voté à l'unanimité la semaine dernière votre texte qui vise à créer un statut de l'élu local on fait le point avec mathas [Musique] sarz bonjour Mathias bonjouran bonjour monsieur le sénateur et Mathias jeudi dernier les sénateurs ont donc adopté à l'unanimité cette proposition de là ouais c'est assez rare pour le souligner effectivementian il faut dire qu'avec 309 cosignataires le texte était plutôt bien parti le sujet revenait souvent sur la table la création d'un vrai statut de l'élu avec ses droits et ses devoirs c'est Doren avant chose faite en tout cas pour la partie qui concerne le Sénat alors que prévoit le texte et bien dans le texte originel était déjà assez dense alors dans les grandes il prévoyait une meilleure prise en compte des contraintes de l'engagement des élus locaux en améliorant leurs conditions d'indemnisation en assurant la prise en charge des frais de transport dans le cadre de leur mandat des frais de garde d'enfants ou d'assistance aux personnes âgées ou en situation de handicap très Prati pratique le texte rend possible le recours à la visioncférence pour les réunions de commission constitué par le conseil municipal ou encore l'automaticité euh du l'automaticité de l'octroit de la protection fonctionnelle pour l'ensemble des élus locaux victimes de violence de menace ou d'outrage qu'ils aient ou non une fonction élective Oriane et j'ai une suite mais des apports ont été faits ma oui le texte avait un fort appui il avait un fort appui il a été largement enrichi par les parlementaires de tout bord on y retrouve dorénavant de nouvelles mesures étendre la la revalorisation des indemnités de fonction des maires aux adjoints renforcer la protection sociale des élus locau indemnisés et de plein exercice lorsqu'ils se trouvent empêchés d'exercer leur mandat en cas de maladie maternité paternité accueil de l'enfant adoption ou accident étendre à l'ensemble des catégories d'élus le statut de l'élu en situation de handicap faciliter la possibilité d'obtenir la suspension de leur contrat de travail s'ils sont amenés à remplacer temporairement un maire ou un président de conseil départemental et enfin préciser les conditions d'appréciation de la prise d'illégale d'intérêt monsieur Darnaud on le sait ce texte tu as le soutien du gouvernement Dominique fort ministre délégué aux Collectivités Territoriales elle s'est engagée à l'emmener jusqu'au bout est-ce que c'est une victoire du Sénat c'est une victoire du Sénat mais nous l'abordons dans le le plus grand pragmatisme la volonté j'ai commis il y a un an un un rapport sur l'avenir de la commune et du maire qui pointait les menaces qui pèseent sur la vie démocratique locale je crois que jamais nos concitoyens n'ont euh revendiquer une aussi grande un aussi grand besoin de de proximité et donc euh les élus et on l'a vu sont en première ligne je pense que le fait générateur de ce texte dépossé par Françoise Gatel la présidente de la délégation aux collectivités territorial euh c'est avant tout cela c'est répondre finalement aux aspirations de nos concitoyens qui réclament plus de proximité euh qui sont attachés à leurs mares des maères qui ont été rappelons-le en première ligne sur tous les sujets les gilets jaunes la crise sanitaire la crise énergétique on le voit aujourd'hui notre pays ne pourrait pas fonctionner sans ses m je le dis aussi clairement et donc pour nous la volonté de répondre au aux besoins de de ces élus de ces maires qui pour beaucoup rappelons-le quand même he 18500 communes de moins de 500 habitants dans notre pays c'est dire combien ces maires ont besoin d'avoir une activité professionnelle pour beaucoup à moins qu'il ne soit retraité ont aussi une vie familiale ont aussi des engagements associatifs et il faut pouvoir inviter le maximum de concitoyennes et de concitoyens dans le débat local faire en sorte qu'en 2026 nous ayons un maximum de candidats pour faire vivre cette démocratie locale pour porter des projets et Infiné faire vivre nos territoires c'est quelque chose d'essentiel et ce texte il a cette vocation de répondre aux questions quotidiennes aux problèmes quotidiens que rencontrent les élus dans les territoires qu'il soit étudiant qu'il soit retraité qu'il soit actif qu'il soit en situation de handicap comme vous l'avez rappelé c'est vraiment la volonté d'avoir une approche exhaustive et d'essayer de répondre tant que faire ce pot à peu pardon à tous les sujets que connaissent les élus les 550000 d'îes de France ce qui a notamment déclenché ce ce texte c'est un constat 3 % des maires élus en 2020 avaient déjà démissionné en en 2023 est-ce que vous pensez qu'avec ce statut la saigné elle va s'atténuer ou s'arrêter ben vous l'avez rappelé on approche quand même les 1500 démissions de Mare c'est inédit près de 35000 élus locaux qui ont démissionné là aussi c'est c'est inédit j'espère que ces dispositions contribueront euh finalement à à diminuer à à ralentir ce ce ce nombre de de démissions et surtout à nous projeter favorablement en regardant les élections municipale de de 2026 et encore une fois à inviter nos concitoyenses nos concitoyens à être candidats parce que c'est un enjeu essentiel que notre vitalité démocratique au niveau local et puis dans un pays qui est confronté à à beaucoup de de de problèmes dont on a et qu'on a pu évoquer à l'instant et bien d'autres sur le plan économique sur le plan social sur le plan environnemental nous avons plus que jamais besoin de nos élus locaux je pense que l'une des solutions pour sortir notre pays de la crise c'est je l'ai dit la décentralisation ça veut dire quoi ça veut dire qu'il faut qu'on fasse qu'on traite le maximum de sujets au niveau local parce que c'est au niveau local qu'on a l'agilité et et la capacité à faire à répondre aux besoins parfois spécifiques parce que les besoins des territoires ne sont pas tous les mêmes les besoins de nos communes ne sont pas tous identiques et il faut qu'on puisse aller vers de la décentralisation il faut qu'on puisse s'appuyer sur nos élus locaux alors l'association des mères de France elle salue la création d'un statut de l'élu mais alors elle est vraiment pas d'accord avec une mesure celle qui oblige sans concertation les élus locaux dont les maires à prendent publiquement l'engagement de s'abstenir de toute action portant atteinte à l'ordre public et à respecter les valeurs de la République comme s'il les avait un jour menacé c'est ce que dit le communiqué de l'Association des mères de France il parle d'un camouflé pour les maires est-ce que cette mesure ne va pas à l'encontre de la défense des élus locaux que vous prenez non parce que je pense qu'elle a tre interprété euh et elle est vue d'une manière qui n'est pas celle avec laquelle il il faut appréhender cette cette disposition ce qu'on a voulu c'est réaffirmer des droits et cette charte à laquel il est fait référence que que signent les les élus nous avons souhaité la porter dans dans dans la loi c'est aussi une façon euh de rappeler l'ensemble des des des Français des Français qui sont élus à certaines obligation et ça n'est absolument pas pour stigmatiser quiconque d'ailleurs qui pourrait croire que que le Sénat pardon de le dire qui ne cesse jour après jour de défendre et j'observe d'ailleurs que l'association des maires ruraux ou que d'autres associations n'ont pas fait cette remarque au Sénat nous ne cessons de défendre les élus locaux nous ne cessons de dire au gouvernement qu'il faut en faire plus parce que nous avons cet ardent besoin de renforcer la vitalité démocratique locale que le Sénat porterait atteinte à l'image des élus locaux non on va continuer à parler de ce texte avec la presse régionale Mathias à tout à l'heure à tout à l'heure on parlera coupe budgétaire et notamment sur les collectivités territoriales on y reviendra dans le club on continue à parler du texte que parmi les mesures du texte il y a le maintien du revenu des mères en congé maternité c'est la mère de Poitier qui avait alerté justement on va aller à Poitier on retrouve Baptiste bis directeur adjoint de la Nouvelle République dans la Vienne Baptiste bonjour à Poitier la mre s'apprête à partir en congé maternité c'est pas sans poser problème oui c'est pas sans poser problème pour elle et pour la collectivité d'ailleurs Léonore montconduit 33 ans mettra son mandat entre parenthèses à la partir de la fin de cette semaine puisqu'elle doit accoucher tout début avril mais d'abord je voudrais vous préciser préciser à vos téléspectateurs qui la connaissent pas que la mère de Poitier n'est pas du tout le genre d'lu qui aime parler de sa personne ni de sa vie privée elle n'a pas médiatisé son mariage l'été dernier alors qu'elle a épousé une autre personnalité publique en l'occurrence un de ses adjoints et si elle avait pu y échapper bien elle n'aurait sans doute jamais évoqué sa grossesse en tout cas compteit pas sur elle pour faire du Segolen royal et inviter les caméras à la maternité au mois d'avril tout ça pour vous dire si elle a choisi de s'exprimer publiquement sur ce sujet c'est qu'elle souhaitait peser pour faire évoluer le cadre législatif et adapter le statut de l'élu votre invité vient d'en parler alors lesonor mon conduit soulevé un premier point dans l'interview paru 19 février dernier dans la Nouvelle République ses indemnités de fonction de maire sont suspendu pendant cette absence obligatoire et sa perte de revenu n'est pas totalement compensée par l'indemnité journalière qui est prévue par la Sécurité Sociale une situation d'autant plus problématique qu'elle ne se poserait pas si la mère avait choisi de se consacrer exclusivement à son mandat si j'avais gardé une activité professionnelle à côté dit-elle la perte de revenu serait intégralement compensé comme c'est le cas pour la majorité des femmes salariées or honorer les mandats de mer d'une ville de 100000 habitants présidente du commité urbaine de 200000 habitants ça demande du temps on ne devrait pas avoir à choisir entre une période de pause pour accueillir un enfant et continuer à exercer un mandat explique Léonor monconduit elle pose un deuxième problème he la mère de Poitier Baptiste un problème majeur même son remplacement est obligatoire et l'intérim doit être assuré par ses adjoints pendant son absence dans l'ordre protocolaire sauf que faire marquer la mère sauf que les employeurs ne sont pas obligés d'accéder à leur demande de décharge remplacer la mère pour son congé maternité n'est pas un motif opposable en tout cas n'était pas à Poitier l'éducation nationale a ainsi refusé de libérer comme elle le souhaitait sa première adjointe qui est professeur de collège on a dû faire du bricolage pour assurer C intérime explique la maère et la continuité de l'action municipale à hasard du calendrier parlementaire la question se pose à Poitier en plein débat sur la proposition de loi visant à améliorer le statut de l'élu question monsieur le sénateur pouvez-vous nous expliquer comment le texte que vous avez fait voter répond aux deux problèmes soulevés par la merre de Poitiers ENF en tout cas son cas sur sa perte de revenu et sur son remplacement sur clairement alors c'est un sujet que nous avions déjà dans les dans les radars si si je puis dire euh sur le congé maternité d'ailleurs c'est pas exclusif hein il y aura un congé paternité on a prévu toutes les situations qui pouvaient se poser c'est l'idée d'avoir une allocation différentielle entre l'indemnité journalière et l'indemnité de maire pour qu'il il ait pas de de de perte de de de de de traitement et que bien sûr la mer de Poitier comme l'ensemble euh des mères de France qui se trouveraient dans cette situation puisse ne pas avoir à à subir de perte de de revenus sur le deuxè sujet là encore nous essayons de de de prendre en compte il faudra certainement peut-être aller un petit peu un petit peu plus loin parce que chaque situation est une situation singulière là nous sommes face et ça a été rappelé euh à une une adjointe qui a euh une activité d'enseignante il y a aussi euh tout le sujet euh des élus qui travaillent dans le dans le privé euh c'est un c'est un sujet qui a été aussi un une partie importante euh du du travail notamment reconnaissant avec un label les entreprises euh qui permettent justement euh à leur salariés de de travailler euh d'exercer pardon euh un mandat local euh qui bénéficieront elles d'avantage fiscaux ces entreprises pour permettre just gouvernement vous a pas suivi là-dessus sur la question de la réduction d'impôt oui ben écoutez ça fera partie du débat je vous rappelle que nous avons voté ce texte au Sénat qu'il y aura une suite législative qu'il y aura un débat avec le avec le gouvernement encore une fois il faut savoir ce qu'on veut la démocratie clairement ça ça un coûte et encore une fois on ne peut pas dire que l'on reconnaît l'impérieuse nécessité de répondre aux besoins des élus locaux qui sont finalement entre guillemets corvébles à merci parce que pour pour beaucoup il n'y a pas de temps du du weekend il n'y a finalement pas de de plage disponible en permanence c'est-à-dire qu' un élu il doit répondre finalement à l'ensemble des sollicitations de de sa population à l'ensemble des cas de figures qui se qui se dresse de devant lui et donc il faut quand même reconnaître cet engagement qui est tout à fait singulier encore une fois nos concitoyens le reconnaissent et le plébiscitent cet engagement donc il est normal que le gouvernement fasse montre d'intention et répondre à ces problématiques portées par le Sénat merci Baptiste et merci d'être venu nous parler de la situation de la mer de Poitier vous nous en aviez déjà parlé la Nouvelle République il y a un mois maintenant avant que le débat soit sur la place publique merci beaucoup Baptiste on regarde on regarde la Une de La Nouvelle République colère agricole la région sous pression c'est à la Une de votre journal merci beaucoup ste bise un dernier mot puisque les les députés horizon ont lancé un débat à l'Assemblée sur le cumul des mandats le texte a été rejeté en commission est-ce que pour vous il faut reposer cette question oui oui parce que je pense qu'il y a vraiment lieu et d'ailleurs ce qui est très symptomatique je sais pas si vous avez regardé les les sondages les Françaises et les Français ils sont de plus en plus favorables il s'agit pas de cumuler des indemnités il s'agit pas finalement peut-être de revenir au système hanté mais de regarder la nécessaire Connex qu'il y a entre le parlementaire celui qui fabrique la loi et finalement l'élu local qui bah doit très souvent se contraindre à cette loi la mettre en en musique sur ses sur ses collectivités et avoir le le regard de de l'élu local faire en sorte qu'on puisse cumuler encore une fois de façon très encadrée il ne s'agit pas nécessairement de revenir à la situation précédente mais je pense qu'il est important qu'il y ait dans nos assemblées des élus locaux qui cumulent avec la fonction de de de parlementaire merci Matthieu Darnaud merci beaucoup d'avoir été notre invité dans 20 minutes dans le club on va débattre des économies demandées par le gouvernement aux collectivités quel impact justement pour ces collectivités et pour notre modèle social ce sera un débat entre on Léal et Jean-René casenu ce sera à suivre d'abord on accueille notre prochaine invité on va parler d'Ukraine avec le général des portes
Gérald Darmanin