Le Tout petit entretien de Bertrand Chameroy - Le billet de Bertrand Chameroy
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
À 7h57, on enchaîne Benjamin, c'est l'heure du tout petit entretien, vous recevez une voix que les auditeurs d'Inter ont appris à connaître. Bonjour Bertrand Chameroy. Bonjour Benjamin Duhamel. Alors pendant une saison vous avez assuré le... Merci, c'est hyper sympa. Oui, alors si vous me permettez, je vais terminer ma phrase. J'étais donc en train de dire pendant un an Bertrand Chameroy, vous avez donc assuré le billet d'humour de 7h57. Ouais, enfin 58 ou 59, mais ouais ouais. Si vous voulez éviter de m'interrompre, je vais juste commencer par une question assez simple Bertrand Chameroy.
Quand je vous coupe, je vous vois venir gros comme une maison, non Benjamin Duhamel, je ne suis pas candidat à l'élection présidentielle. Je sais que vous crevez d'envie de faire péter une dépêche AFP, mais non, je ne serai pas le 134ème non sur la liste. En revanche, petit exclu pour vous, comme Georges Clounet à qui vous avez arraché cette info poignante, j'aime prendre le TGV.
Alors quelle est la suite pour vous Bertrand Chameroy, à part le sommeil ?
Eh bien figurez-vous Benjamin, j'avais prévu de me lancer dans la peinture. J'ai démarré une toile peinte au caillou. C'est une allégorie de la grille de rentrée d'un terre intitulée Chamboule-tout. Mais on m'a dit que le Kiki Picasso de Solferino, Laurent Fabius m'a devancé, alors je vais plutôt me tourner vers la littérature. J'ai contacté un éditeur spécialisé dans la publication de récits d'aventure qui dure moins longtemps que prévu. Fayard a immédiatement répondu à mon appel. C'est avec une certaine fierté que je vous présente en avant-première ce matin, le journal d'un matinalier. C'est le recueil de tous les billets que j'ai proposés cette année.
Alors après, l'éditeur ayant un droit de regard Fayard a expurgé l'ouvrage des chroniques qui ne les amusaient pas, ainsi que celles qui critiquaient Bolloré et ses sbires. Au final, il reste deux pages. Bon, mais l'avantage, c'est que ça se lit très rapidement, presque aussi vite qu'une chronique que tu démarres à 7h59. Et je vous promets que vous allez passer un très bon moment.
Un tout dernier mot, Bertrand Chamorrois, puisque le journal de 8h d'Hélène Filly approche.
L'autre, c'est la première fois de l'année qu'il se soucie des timings. Eh bien, pour une fois, le tout dernier mot, il sera pour moi. Et je l'adresse à celui ou celle qui officiera la saison prochaine à 7h00. Je ne sais pas encore qui tu es et je crois que je ne suis pas le seul, mais je préfère te prévenir. Quand ton réveil sonnera, ça va piquer très fort. Tu n'auras plus de vie sociale. Certains matins, tu te demanderas, bordel, comment arracher un sourire après le témoignage plombant de 7h50 ou vu la tronche de l'actu du moment. Tu te remettras peut-être souvent en question, mais dans les moments de doute, n'oublie pas une chose. Tu as la chance de faire partie d'une prestigieuse maison.
Dans des plaies aux propagateurs de haine et de fausses informations, tu rencontreras dans la rédaction, au bocal, en régie, dans les couloirs, en studio, des personnes aussi sympas que professionnelles qui font honneur au service public. Le genre de personnes qui arrivent à te faire oublier que tu es en déficit de sommeil. Tu pourras compter sur de formidables camarades. Florence, Patrick, Dominique, Benji Lamalisse, mon souffle-douleur préféré, qui te soutiendront même quand ton papier n'est pas le meilleur de la semaine. Et si en plus, comme moi, tu as la chance d'avoir un co-auteur de La Trempe de Gérald Arnault, alors tu auras tout gagné.
Je te garantis que chaque matin, tu viendras à la maison de la radio avec le sourire. Peut-être qu'un matin de juin, tu auras la gorge un peu nouée, mais c'est le jeu. Alors à toi, je souhaite bienvenue. Et à vous, auditeurs, en régie, dans la rédaction, au bocal et dans ce studio, je vous dis la gorge un peu nouée. Merci et au revoir. C'était chouette. Vous allez me montrer. Bravo !
Merci, merci, Bertrand Chameroy. C'est vrai, c'était super chouette. Merci.
Merci.