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Discours / meetingGroupe UGES· 16 décembre 2021 5 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleTravail & emploiÉconomie & entreprises

Intervention d'Amandine Demore BP 2022 - Politique Cohésion Sociale

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:50Invité politiqueChiffre
    « Le PDIE représente 4,3% des dépenses d’allocation RSA alors que la moyenne nationale des départements est elle à 7 % ! »
  • 3:34Invité politiqueChiffre
    « Le Département bénéficie de 1,6 millions d’euros supplémentaires de la part de l’État pour financer le PDIE. »

Temps de parole

  • Amandine Demore100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Amandine Demore

Monsieur le Président, Chèr-e collègues, Le département, comme cela est d’ailleurs rappelé dans le rapport du BP, est chef de file de l’action sociale. A ce titre, il se doit d’agir en conséquence afin d’assurer une équité territoriale et de ne laisser aucun isérois et aucune iséroise au bord du chemin. Il est d’ailleurs annoncé, sans aucune précision quant à son déploiement, mais je suis certaine qu'on l'aura, la mise en place d’un pôle d’accès aux droits.

C’est un point important car aujourd’hui la question du non-recours aux droits est majeure surtout dans un contexte où les écarts se creusent et que nombre de citoyens et citoyennes n’arrivent plus à se nourrir convenablement, à se loger, à vivre dignement. Le département a un rôle essentiel à jouer et notamment concernant le RSA, qui je le rappelle, ne permet pas cette vie digne de par son montant dérisoire mais permet tout juste de survivre.

Dans notre pays, 36 % des personnes pouvant en bénéficier n’en font pas la demande et les raisons sont multiples : - soit ils et elles ne connaissent tout simplement pas cette aide - soit iels ne la comprennent pas - soit ils et elles, je m'adresse à toutes et à tous, excusez moi Jean Pierre Barbier : Non mais vous pouvez dire "iel" maintenant puisque c'est dans le dictionnaire Je n'ai pas osé vous faire cet affont Monsieur le Président Jean Pierre Barbier : ok allez-y c'est dans le dictionnaire - Soit ils et elles la connaissent mais ne se sentent pas concerné-es - soit la démarche leur paraît inaccessible au niveau administratif ou encore heurte leur dignité, parce qu’entendre depuis des années les discours dominants dénonçant un prétendu assistanat, ça laisse des marques.

Lutter contre ce non-recours peut prendre différentes formes. Cela peut passer par : - de l’information, faire du aller-vers et surtout arrêter la stigmatisation des allocataires car cela pousse également au non-recours. Vous le savez, politiquement, je ne partage pas le principe de réciprocité mis en place car il peut lui aussi apparaître comme stigmatisant ! Et je vais faire un parallèle, qui va très certainement vous paraître excessif Mais qui démontre cette société à deux vitesses Dans notre pays, oserait-t-on demander aux grands actionnaires un temps de travail à la chaîne en usine pour justifier le versement des dividendes émanent de richesses qu’ils n’ont pas produites eux mêmes?

Non ! Il est également important de rappeler que le RSA est une allocation donc un droit et un droit n’a pas à être conditionné selon notre vision de la société. Nous constatons également dans ce BP que le Plan Départemental d’Insertion vers l’Emploi voit ses crédits baisser. Vous allez très certainement me répondre que cela est une logique mécanique liée à la baisse du nombre d’allocataires du RSA…mais quand on compare la situation de l’Isère au reste des départements de France, cet argument ne peut nous satisfaire. Car pour 2022 : Le PDIE représente 4,3% des dépenses d’allocation RSA alors que la moyenne nationale des départements est elle à 7 % !

Notre département pourrait et devrait selon nous faire bien mieux ! Alors que votre Plan Isère Emploi perd aussi la moitié de ces crédits par rapport à 2021et que le Département bénéficie de 1,6 millions d’euros supplémentaires de la part de l’État pour financer le PDIE dans le cadre du Plan Pauvreté, notre incompréhension est grande et nous continuons de penser que c’est bien lorsque l’activité économique reprend, même légèrement qu’il convient de mettre les bouchées doubles pour accompagner les plus éloigné-es vers l’emploi.

Si nous pouvons saluer la légère augmentation concernant les contrats aidés, nous ne pouvons que regretter qu’ils ne retrouvent toujours pas leur niveau de 2016, tout comme la ligne concernant l’insertion des jeunes, qui elle reste à la moitié de son niveau de 2016. Trop de jeunes sont aujourd’hui en situation de précarité et passent sous tous les radars et je souhaite faire ici écho à l’intervention de notre collègue Françoise Gerbier.

Il est indispensable de leur proposer un accompagnement adapté, de mettre en place avec elles et eux un dispositif souple, modulable selon leur situation, avec les partenaires sur les territoires et dans ce contexte le Département pourrait jouer un rôle majeur, expérimenter et innover, selon les intentions de votre rapport d’orientations budgétaires du mois dernier. Sa traduction n’est pour nous pas concrète dans ce BP et nous le regrettons vivement Merci de votre attention !