Fin de vie : "Cette méthode pose un problème démocratique majeur"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour François-Xavier Bel-Ami bonjour Emmanuel Macron souhaite une loi cet été sur la fin de vie est-ce qu'il doit suivre les recommandations de la convention citoyenne et faire un pas vers l'aide active à mourir un mot sur la méthode d'abord c'est une convention citoyenne dont on a tellement parlé au cours des derniers jours et en particulier hier au moment où elle rendait ses conclusions je ne conteste pas le travail qui a été fait par tous ceux qui l'ont constitué mais je pense que cette méthode pose un problème démocratique absolument majeur et qu'il est temps de le mettre sur la table c'est-à-dire qu'on tire des gens au sort ce qui revient à dire pour commencer que nos institutions ne sont pas représentatives qu'elles ne font pas légitimement le travail d'expression démocratique dont la France a besoin sur un sujet aussi important le vrai débat il doit avoir lieu d'abord au Parlement on tire des gens au sort et ensuite on les met dans une salle et pardon de le dire mais moi je m'inquiète beaucoup de l'opacité du processus de cette convention si vous mettez des gens dans une pièce et que vous organisez autour d'elle un programme un programme qui est marqué par des biais absolument manifestes vous obtenez la réponse vous attendiez vous pensez d'abord d'abord orienté indépendamment des options intellectuelles qui sont prises orientées dans la manière dont on a construit cette discussion c'est une conversation qui aura été entre tous ces participants extrêmement théoriques la première chose et à laquelle ils ont répondu oui à de mémoire 97%, c'est la loi actuelle et son application c'est à dire la loi kless Leonetti sont-elles pour vous suffisantes c'est à dire qu'on est parti de la situation d'aujourd'hui mais d'abord pour comprendre comment fonctionne la loi actuelle peut-être aurait-il fallu écouter ceux qui ont la charge de la mettre en oeuvre mais soignants de la société palliatifs qui est d'ailleurs opposé comme vous à cette loi qui est venue dire pourquoi sur devant l'Assemblée sur 27 jours de débats il y aura eu trois heures d'échange avec des soignants il n'y aura pas une seule visite dans un centre de son palliatifs pourquoi ne pas aller voir sur le terrain à la manière dont les choses se font pourquoi écouter des personnes tirées au sort qui travaillent en chambre sur des choses très conceptuelles plutôt que d'écouter des associations qui représentent 800 000 soignants alors très associations pour la première fois avec une unité remarquable en tirer la sonnette d'alarme sur la gravité de ce qui est en train de se jouer et sur le fait que tout ceci constitue un basculement pour notre système de soins dans son ensemble pas seulement pour les préoccupations éthiques qui doivent pouvoir s'exprimer sur un sujet comme celui-ci je suis professeur de philosophie comment se fait-il que de tous les philosophes qui ont été entendus par un seul n'était opposé à cette évolution législative comment s'est-il que la bibliographie est à ce point orientée comment s'est-il que quand on a écouté des exemples à l'étranger on est invité que des Belges et des Suisses pays où l'euthanasie et légalisé et que des gens dans ces pays qui sont favorables à cette légalisation on n'est pas écouté par exemple un Théo un Téo bourre qui est publié un texte absolument remarquable dans le monde qui était lui-même un des militants de l'euthanasie au Pays-Bas et qui aujourd'hui al la France sur ce qu'elle risque de faire vous vous dites non aux deux solutions préconisées par les citoyens que ce soit le tanasie ou le suicide assisté pour vous c'est la même chose ça n'est pas la même chose mais dans les deux cas c'est l'idée que la mort peut être administrée comme un soin et oui je crois que nous sommes là devant un choix absolument fondamental quand quelqu'un souffre au point de demander à mourir quand un vivant souffre au point de demander la mort la question qui nous est posée à nous tous aussi comme personne comme citoyen également car c'est un choix politique qui est devant nous c'est la question de savoir si la solidarité si la générosité consiste à lui dire tu demandes la mort je vais t'aider à mourir ou bien si tu demandes la mort c'est que j'ai échoué à t'aider à te soutenir moi je crois que quand un vivant demande la mort et nous lui vivons tous dans nos entourage imaginez qu'un de vos amis vous disent je vais tellement mal que je veux mourir vous vous diriez je suis tellement ton ami que je vais t'y aider vous vous diriez je suis tellement ton ami que je me demande comment j'ai pu la souffrance-xavier bella disons ne peut pas y avoir quand la souffrance est trop grande puisque c'est l'un des enjeux il peut pas y avoir un geste dans ces cas-là disons la souffrance quand la souffrance est trop grande encore une fois nous devons commencer par nous dire que nous avons échoué nous avons échoué collectivement vous l'avez dit d'ailleurs vous-même hier sur les antennes de France Info il y a plus de 20 départements en France où il n'y a pas un seul service de son palliatifs 300000 personnes qui chaque année auraient besoin de ça de s'empaliatives il y en a deux tiers qui n'y ont pas il y a des lits de soins palliatifs dans tous les départements mais pas forcément des unités effectivement il y a deux tiers des personnes qui pourraient avoir besoin de soient pas les tifs qui n'y ont pas accès aujourd'hui et donc évidemment qu'on meurt mal en France d'ailleurs le comité consultatif d'éthique qui avait pris une position plutôt favorable à l'idée qu'on pourrait avancer vers le suicide assisté avait dit que cette évolution ne pourrait décemment se faire c'était il y a quelques semaines que si on avait commencé d'abord par construire vraiment une offre de soins de la République hier il faut tout faire en même temps moi je crois qu'en effet il faut une chronologie ne répondons à cette demande de mourir qui d'ailleurs tous les soignants le disent est en réalité extrêmement actuelle quand on a les moyens d'accompagner les patients la demande de mort elle je vous repose ma question parce que elle est au cœur de de cette future loi si la science si la médecine ne peut pas mettre fin à une souffrance on ne fait rien mais aujourd'hui la science et la médecine peuvent mettre fin dans tous les cas vous voyez bien que des personnes qui sont obligées d'aller à l'étranger mais d'abord faut arrêter de souffrir on parle toujours de ces cas mais c'est quelques dizaines ça se content en dizaines il existe et deuxièmement la question qui se pose encore une fois c'est aussi savoir quelle est notre réponse à la souffrance quand vous regardez ce qui se passe à l'étranger Emmanuel Macron parle de manière très pompeuse d'un modèle français de la fin de vie moi je sais pas où est le modèle français de la fin de vie j'ai pas exactement ce que ça veut dire je vois qu'il y a deux modèles possibles soit effectivement à quelqu'un qui souffre on répond en venant soigner sa souffrance et aujourd'hui on a les moyens de soulager la souffrance soit on y répond effectivement en lui proposant la mort et quand c'est le cas on voit très bien à quel point tous les garde-fous disparaissent regardez en Belgique par exemple un pays que je fréquente régulièrement maintenant pour le Parlement européen en Belgique il y a quelques semaines une jeune fille qui avait été indirectement victime des attentats de Bruxelles qui en était sorti avec une dépression chronique a été autorisée à une euthanasie c'est-à-dire que fondamentalement vous parlez de la souffrance mais encore une fois la question ce cas là a été exclue de la convention citoyenne des souffrances mais pourquoi est-il du coup parce que si la souffrance peut légitimer le fait qu'on tue quelqu'un pour son bien alors dans ce cas je ne vois pas au nom de quoi on dit non à cette jeune fille et moi je crois qu'il faut non pas dire non à cette jeune fille non pas non plus finir le travail des terroristes qui ont essayé de la tuer notre travail à nous c'est de faire en sorte que cette jeune fille qui était manifestement mal suivi mal soigné puisse pouvoir être de nouveau entouré par la société tout de suite je vous posais une question qui est finalement assez personnelle avez-vous écrit rédiger vos directives anticipées non je ne l'ai pas fait vous nous dit qu'il faut appliquer la loi actuelle elle figure dans la loi depuis plus de 20 ans justement pour que les médecins sachent qu'il faut faire dans ces cas-là il y a vous-même vous ne l'avez pas fait j'ai une grande confiance dans mes proches et je pense qu'ils savent ce que j'espère pour pour le moment où je me trouverai dans une situation d'incapacité je dois dire par ailleurs que aujourd'hui effectivement il y a un sujet majeur d'application de la loi d'application de la loi existante la loi Leonetti rappelons-le elle a été votée à l'initiative d'un parlementaire de notre famille politique elle a été votée à l'unanimité du Parlement il y a quelques années à l'unanimité c'est très rare que sur un sujet comme celui-ci on parvienne à une unanimité de la représentation nationale aujourd'hui elle n'est pas encore appliquée et comment se fait-il qu'on veuille se tourner vers un nouveau cadre législatif alors que la loi existante n'est pas il faut quand même un référendum sur la question vous disiez bah en fait la conscien la convention citoyenne elle a été orientée est-ce qu'il faut quand même demander la vie des Français plus généralement bien référendum on peut demander la vie des Français ça me paraîtrait plus clair plus transparent que cette convention que je crois en réalité une méthode intrinsèquement problématique et si la loi est adoptée dans la rue non le je pense c'est un débat qui mérite d'être posé dans des enceintes comme celle-là dans le débat public des manifestations comme c'est une question de manifeste d'une infinie délicatesse et qui engage toutes nos vies dans ce qu'elles ont de plus parfois de plus éprouvé je voudrais simplement dire que à la fin sur ce sujet comme sur beaucoup d'autres la clé c'est quand même de réussir à retrouver un débat parlementaire qui soit à la hauteur de sa responsabilité et un débat parlementaire qui représente vraiment les Français et que si on joue trop avec le discrédit du Parlement on finira par fragiliser aussi profondément notre propre démocratie cet été c'est en tout cas ce qu'a annoncé hier Emmanuel Macron vous restez avec nous François-Xavier Bellamy il est 8h41 le fil info Maurice finir le syndicat des entreprises pétrolières se fera rassurant mais 11% des stations services en France un manque d'au moins un carburant pénurie particulièrement marquée dans les départements de l'Essonne du Val-de-Marne et de l'Indre-et-Loire où une station sur deux est concernée cela fait suite à la mobilisation contre la réforme des retraites la première ministre poursuit d'ailleurs ses consultations aujourd'hui c'est le parti socialiste et Europe Écologie Les Verts qui vont à Matignon 10 jours de pause à Sochaux pour l'usine stelantis mise à l'arrêt à cause de la pénurie de composants quasiment tous les salariés sont placés au chômage partiel il y aura quasiment une Nora normalement pas de menottes mais l'image restera historique Donald Trump à New York pour être officiellement poursuivi au pénal aujourd'hui une première pour un ancien chef d'État américain la justice lui reproche le versement de 130 000 dollars à une actrice de films pornographiques des fonds destinés à la faire taire en pleine campagne présidentielle les secours sont encore sur place en ce moment entre là et Amsterdam au Pays-Bas un train de voyageurs à dérailler un mort et au moins 19 blessés graves le train a percuté du matériel de construction se trouvant encore sur les voies France Info le 8 30 France Info sallya brachia Marc Fauvel toujours avec le vice-président du parti les républicains François-Xavier Bellamy les générations futures ne devraient pas avoir apporter le coup des systèmes de retraite actuels vous savez qui a dit ça hier oui mais j'ai eu droit à une antisèche parce que il m'a dit dans la coulisse il n'avait pas entendu cette déclarations des retraites ici en France il a raison oui bien sûr de dire qu'on ne devrait pas si je comprends bien il dit qu'on ne devrait pas laisser le poids de la dette aux générations futures bien sûr qu'il a raison et je crois qu'on vit aujourd'hui avec une irresponsabilité collective qui est extrêmement préoccupante comme si au fond on pouvait s'exonérer de la responsabilité de cette dette que nous avons accumulée donc la réforme est bonne la réforme est bonne la réforme des retraites moi je crois que la réforme des retraites était nécessaire maintenant la vraie question de la réforme des retraites pour moi ça n'est pas l'équilibre du système de retraite pas seulement l'équilibre du système de retraite la vraie question de la réforme des retraites c'était d'abord le fait que pour que la France sorte du déclassement qu'elle est avons traversé pour qu'on puisse demain retrouver notre prospérité reconstruire nos services publics et oui aussi réduire notre dette parce que c'est un devoir moral pour tout cela il faut absolument qu'on travaille plus dans notre pays travaillait plus c'est pas une fin en soi c'est pour faire rentrer de l'argent dans les caisses non c'est aussi pour pouvoir produire plus de le principe non non pour pouvoir réinvestir dans nos services publics pour sortir du déclassement et je le redis pour résoudre tous les grands défis devant lesquels nous sommes aujourd'hui on ne résoudra pas le problème du défi climatique si on ne se met pas à travailler plus on est l'un des pays de l'OCDE où on travaille le moins sur une vie et donc ça suppose c'est vrai travailler plus on travaille moins sur une vie mais on est productif on est productif mais malgré tout on a un taux d'activité qui est parmi les plus faibles d'Europe si aujourd'hui on avait le même taux d'activité que l'Allemagne depuis 10 ans on aurait 12 points de pipe de plus notre dette effectivement serait bien plus faible mais on aurait aussi 12 points de pipe de plus c'est-à-dire si vous regardez le PIP par habitant en France il est passé depuis 2008 de 45000 dollars à 38000 dollars par habitant c'est évidemment l'appauvrissement des français qui se joue et moi je le dis à tous ceux qui nous expliquent qu'il fallait se poser à la réforme des retraites parce que il faut une préoccupation sociale mais la vraie préoccupation sociale c'est de faire en sorte qu'on arrive de nouveau à retrouver les conditions d'une vraie prospérité partagée et ça veut dire maintenant qu'une fois que la réforme des retraites est faite il faut s'occuper de toutes les autres causes de ce décrochage du taux d'activité français il y a la question des fins de carrière qui était l'un des grands sujets il y a la question des débuts de carrière on a dans ce pays un million et demi de jeunes en décrochage 150 000 par classe d'âge ça c'est l'autre grand problème français comment la droite comment vous vous allez pouvoir expliquer à vos électeurs que vous êtes passé en l'espace de 6 mois de la défense de la retraite à 65 ans à une motion de censure votée par un tiers de vos députés contre la retraite à 64 ans ils étaient ils ont pris une position ils sont libres de le faire heureusement on n'est pas une caserne et on est libre de désobéir à un accord passé avec le patron du parti avec le gouvernement à la fin je crois que vous avez dans un parlement je suis parlementaire aussi chacun vote avec sa conscience et certains ont et ils ont eu certainement de bonnes raisons de le faire que la méthode employée avait été déloyale je crois que vous auriez voté la motion de censure non moi je ne l'aurais pas voté je l'ai déjà expliqué et je le redis et j'explique pourquoi je crois que cette réforme de retraite il fallait la faire et elle a été d'ailleurs soutenue par notre partie formellement par l'immense majorité des parlementaires du parti par le groupe LR au Sénat la la la loi qui a été votée une fine c'est celle qui est sortie de la majorité sénatoriale même avant la motion de censure plusieurs des députés les républicains avaient l'intention de ne pas voter la réforme sur le fond encore une fois donc totalement ils ont droit évidemment à leur liberté sur ce sujet je vois par ailleurs à quel point la méthode je le redis choisis par le gouvernement était intrinsèquement problématique c'est à dire passer par un texte sur le financement de la sécurité sociale a appelé à soutenir la réforme tout à l'heure qui est très important je crois que cette question de la retraite en réalité ça n'aurait pas dû être perçu comme un ajustement technique c'est un choix de société la question c'est quel est notre rapport au travail et on aurait dû travailler de manière beaucoup plus globale sur comment penser les fins de carrière comment penser le maintien dans l'emploi à partir de 55 ans ce que d'ailleurs le groupe a l'air au Sénat a fait en créant justement les conditions pour que demain des entreprises puissent recruter plus facilement des personnes en fin de carrière mais c'est ça ce débat global qui doit falloir je comprends que des collègues députés se sont sentis blessés par la manière même dans ce débat a été conduit malgré tout je crois qu'il faut faire une réforme des retraites et personne ne le conteste d'ailleurs aux République on a quasiment pas entendu ces derniers mois Laurent Wauquiez celui que tout le monde présente à droite comme votre candidat naturel en 2027 est-ce qu'on peut être président de la République quand on se plante écoutez on n'est pas du tout à l'élection présidentielle si Laurent Wauquiez est candidat dans quelques années ne vous inquiétez pas il ne se planquera pas il fera campagne et aujourd'hui vous êtes d'accord le sujet c'est qu'aujourd'hui le renvoquer il est président de la Région Auvergne Rhône-Alpes nécessairement l'obligation de s'exprimer sur tous les sujets qui se présente dans la piscine des retraites enfin François-Xavier c'est un sujet important pour l'avenir de la France mais je dis pas qu'il est pas important je viens de vous expliquer quel était ma position dont Laurent Wauquiez est l'un des membres importants à prix position de manière très claire sur cette question on peut pas accuser les républicains de cette plante du sujet on peut pas les accuser de cette plante pourquoi est-ce qu'il fait ça écoutez le sujet est suffisamment important pour qu'on en fasse pas une question de personnage naturel pense de la réforme des retraites ça vous gêne mais Laurent Wauquiez il est membre important des républicains il est membre de toutes leurs instances de direction les républicains ont pris une position claire on peut pas considérer que ceux qui en font partie soient restés silencieux mais on dit du coup on sait pas si vous voulez que la réforme soit votée ou s'il soutient la voiture de censure il y a aucune ambiguïté je crois sur le fait que Laurent Wauquiez il l'a dit publiquement disait la nécessité d'une réforme des retraites il l'a dit une fois qu'il l'a dit je crois qu'il est aujourd'hui légitime qui se consacre à sa tâche de faire il voulait pas couler avec la réforme je vois bien à quel point ça vous intéresse de parler des questions de personnes et surtout je vois bien à quel point la vie politique française et parlez-moi de le dire mais vu du Parlement européen c'est absolument facilement elle est uniquement concentrée sur la présidentielle la présidentielle c'était il y a moins d'un an la prochaine présidentielle c'est dans plus de ça vous intéresse au Président si je me fais lire à la tête du parti et ben je choisirais Laurent Wauquiez comme candidat en 2027 c'est lui qui l'a mis sur la table hein avec Bruno Retailleau je disais et ça empêche pas que je travaille aujourd'hui avec Eric sutier en très bonne intelligence mais nous disions et je crois que c'est fondamental que le plus important c'est de repartir du fond et donc repartons du fond mais aujourd'hui je crois que les Français qui nous écoutent pardon mais c'est peut-être une des raisons aussi pourquoi ils ont l'impression que la politique ne les intéresse plus des Français qui nous écoutent effectivement ce qui leur importe c'est de savoir si le système de retraites va être sauvé pas de savoir ce qu'on pense tel ou tel qui pourrait demain potentiellement et même pas demain après demain dans plus de trois ans être candidat à l'élection présidentielle parlons de ce qui est intéressant les gens parlons pas des spéculations sur les trajectoires individuelles des uns ou des autres le chef de fil des députés européens des républicains François-Xavier Bellamy à l'invité de France Info jusqu'à 9h il est 8h et presque 50 minutes voici Maureen finir pour le fil info le Medef continue à soutenir cette réforme des retraites mais dira Elisabeth borne qu'il faut changer de méthode c'est le président du syndicat patronal Geoffroy rude Baisieux qui le dit ce matin il est reçu demain par la première ministre avec les autres organisations syndicales les opposants à cette réforme qui se mobilisent jeudi au niveau national la Défenseur des droits confirme sur France Info quelles seront drames dans la salle de commandement de la préfecture de Paris pour suivre l'action des forces de l'ordre elle a déjà reçu 90 saisines depuis début janvier pour dénoncer des violences ou des arrestations considéré comme abusive décollage ce soir pour le président de la République direction la Chine pour un voyage d'état de 4 jours le but est de resserrer les liens mais plusieurs invités persuadés que leur donner seront aspirées sur place change de téléphone portable et d'ordinateur la Finlande devient le 31ème membre de l'OTAN aujourd'hui le pays traditionnellement neutre partage plus de 1300 kilomètres avec la Russie et s'inquiète pour sa sécurité depuis l'invasion de l'Ukraine France Info le 8 30 France Info Salia brachia Marc Fauvel toujours avec François-Xavier la loi de programmation militaire est présentée aujourd'hui en conseil des ministres le budget et des armées doit doubler entre 2017 et 2030 là-dessus est-ce que vous soutenez Emmanuel Macron je reconnais les forts très important qui est fait et j'ai beau être dans l'opposition il faut dire parfois quand des pas importants sont réalisés celui-ci en est un je crois qu'on est aussi dans un contexte qui rend cette trajectoire absolument nécessaire et il me semble malgré tout que malgré l'effort qui est fait cette loi de programmation militaire en réalité Russell quelques potentiels ambiguïtés qui peuvent être très dangereuses d'abord sur le moment de l'effort la question on le verra tout à l'heure quand la loi sera annoncée de manière vraiment précise c'est à quel moment est-ce qu'on augmente cet effort de programmation parce que comme vous le savez la loi de programmation militaire elle définit une trajectoire mais ensuite les budgets sont votés chaque année l'idée là pour l'instant c'est de doubler le budget des armées enfin le budget du ministère de la défense entre 2017 et 2030 c'est-à-dire on est au milieu toute la question c'est est-ce qu'on augmente massivement aujourd'hui sur le papier les budgets plutôt à la fin de la période c'est-à-dire entre 2026 et 2030 avec toutes les incertitudes que ça peut comporter sur l'évolution du contexte politique sur l'évolution aussi du contexte budgétaire on parlait de la gestion de la dette tout à l'heure qui va représenter un problème ou bien est-ce qu'on commence maintenant de manière déterminée et là le deuxième aspect dans l'augmentation des budgets il y a ce qu'on appelle les recettes extra budgétaires les recettes extra budgétaires c'est quand même un problème majeur c'est quand même une manière de déloyauté à l'égard du monde militaire c'est-à-dire qu'on dit aux forces armées vous aurez des recettes en plus à condition que vous les trouviez vous-même c'est comme si on vous disait à vous France Info et bien vous aurez un budget pour fonctionner mais à condition que vous vendiez les éléments qui sont autour de vous ce studio et en fait cette situation elle est évidemment intenable si la nation s'engage auprès de nos forces armées il faut qu'elle le fasse parce que la France doit continuer à livrer des à l'Ukraine quoi qu'il en coûte c'est-à-dire quel que soit l'état de nos stocks mais le vrai sujet c'est d'abord qu'il faut qu'elle ait les moyens de livrer des choses à l'Ukraine or aujourd'hui comme vous le savez si on a besoin de cette augmentation budgétaire c'est parce qu'on est dans une situation absolument précaire du point de vue de nos stocks s'il fallait aujourd'hui rentrer en guerre on aurait tout au plus quelques dizaines de pièces d'artillerie disponibles là où en réalité la Pologne elle-même est en train d'en commander plusieurs centaines de munitions à l'Ukraine ça veut dire qu'on a été beaucoup trop paresseux au cours des dernières années en décidant de sous-investir et toutes les formations et aujourd'hui le coût du réarmement va être absolument majeur absolument majeur et il suppose une cohérence globale très importante rendez-vous compte que en 5 jours au début de la guerre en Ukraine les forces russes ont tiré ce que les forces françaises ont consommé de munitions en 15 ans d'engagement opérationnel en cinq jours si on devait être confronté à une menace de haute intensité on ne tiendrait pas la route aujourd'hui et donc on est devant un sujet majeur qui est celui de produire de produire plus de produits mieux de produire en Europe je crois que c'est un sujet majeur de souveraineté moi je travaille aujourd'hui sur après avoir été rapporté sur le Fonds européen de défense sur le fond et dire pas et c'est une bataille majeure au plan européen pour faire en sorte que nos partenaires européens acceptent de ne pas seulement acheter américain mais d'investir aussi dans une industrie de défense authentiquement François-Xavier Bellamy la France n'appliquera pas le plan d'action européen qui visait interdire le chalutage dans les airs marines protégées le chalutage c'est une technique de pêche qui consiste à racler les fonds marins avec des engins en capturant les espèces finalement sans les distinguer les unes des autres le projet de l'Europe c'était pourtant bien l'interdire ce chabutage d'ici 2030 est-ce que c'est un recul de l'Europe et est-ce que vous vous félicitez de cette décision alors d'abord je me permets de contester les termes même de la question aux États-Unis la pêche européenne c'est la pêche qui pratique les techniques les plus sélectives du monde qui pratiquent les règles environnementales les plus exigeantes au monde et donc effectivement la manière dont les pêcheurs travaillent aujourd'hui elle fait partie de la référence la plus ambitieuse possible du point de vue de la protection ça dépend peut-être aussi des pêcheurs non non tous les pêcheurs européens ont des quotas appliqués tous les péchés tous ne font pas du chalutin aujourd'hui en Europe il est l'objet de contrôle extrêmement précis on ne racle pas les fonds marins en dévastant la nature comme voudraient nous le faire croire certaines ONG la vérité c'est qu'aujourd'hui la pêche en France comme l'agriculture d'ailleurs traverse mais peut-être plus encore de manière très concrète aujourd'hui une crise existentielle et cette proposition de la Commission européenne elle allait détruire 30% de l'activité de la pêche française 30% de cette activité d'une pêche qui est je le redis la plus exigeante au monde or le problème c'est qu'aujourd'hui en importe déjà 70% des produits de la mer qu'on consomme c'est à dire que si on détruit la pêche européenne qui a reconstitué les stocks c'est là d'ailleurs il faut le dire pour une des réussites de lumière c'est pour protéger la biodivers la biodiversité marine c'est pour c'est pour l'écologie globalement mais non c'est contre l'écologie pourquoi parce que si vous détruisez la pêche européenne qui aujourd'hui a reconstitué les stocks de poissons qui aujourd'hui prend en charge la durabilité des techniques de pêche si vous détruisez cette pêche là nous nous n'allons pas arrêter de manger nous allons faire venir du poisson qui est importé des autres pays du monde qui eux pour le coup pratique bien souvent une pêche absolument dévastatrice la vraie question sur le sujet environnemental sur le sujet de la pêche comme sur le sujet de l'agriculture comme sur les sujets des émissions de carbone c'est pas de faire disparaître ce qui produit en Europe c'est pas de tuer les pêcheurs européens c'est de faire en sorte que leur modèle au contraire puisse être partagé par les autres pays du monde vous croyez que si demain on continue d'importer du poisson qui est pêché en Chine qui est pêché en Inde du poisson qui est pêché avec des techniques de pêche qui ne sont pas du tout sélectives qui ne sont absolument pas astreintes à des règles de biodiversité à des règles de dura vous croyez qu'on aura fait quelque chose pour la planète non on aura juste détruit notre économie et moi je comprends l’écurement des pêcheurs qui voit se succéder les règles complètement idéologiques qui leur sont imposées ce plan d'action de la commission il a pas seulement été refusé par la France il a été refusé par 25 États sur 27 il a été refusé par le Parlement européen notre commission de la pêche nous nous sommes exprimés dès le début pour tirer la sonnette d'alarme et j'ai été parmi les premiers à le faire et c'est pas seulement le plan d'action de la Commission européenne c'est aussi la décision du Conseil d'État qui veut fermer la pêche dans le bol de Gascogne demain je comprends les pêcheurs d'être en colère quand le travail qu'ils ont fait pendant des années y compris pour protéger les aires marines en France est aujourd'hui utilisé pour les détruire contre leur activité qui pourtant je le redis devrait au contraire être un modèle un dernier mot je vais me faire taper sur les doigts parce que je vous ramène à la à la boutique à la politique si vous aviez même si tout ça évidemment est politique si vous aviez été lecteur dimanche dernier dans l'Ariège lors de ce second tour qui a opposé une candidate de la nuque à une candidate socialiste dissidente curiez-vous fait j'aurais évidemment voté pour la candidate socialiste dissidente parce que entre deux mots je choisis le moindre vous dites comme Jean-Pierre Raffarin il faut un front républicain anti-up non moi je n'aime pas beaucoup l'idée qu'on va faire de la démocratie à coups de barrage je dis simplement que quand vous êtes devant une situation contrainte un deuxième tour vous choisissez ce que vous croyez le moins pire si celui qui est le moins éloigné de vous mais vous ne renvoyez pas l'autre dans le camp anti républicain encore une fois c'est c'est pas avec des barrages qu'on fait de la politique mais oui j'ai un vrai problème de fond avec un camp politique qui la semaine dernière encore au Parlement européen a cherché à utiliser notre institution pour faire condamner les forces de police française c'est-à-dire qui en réalité avec Thierry Breton espère une ingérence de l'Union européenne contre nos forces de police j'ai un problème majeur avec des parlementaires qui n'ont rien trouvé à dire au fait que plusieurs centaines de policiers et gendarmes ont été blessés dans des manifestations illégales d'une violence absolument émouvante cette violence est-ce que ça fait de des noms République des non républicains avec des des barrages qu'on fait de la politique j'ai un désaccord radical avec cette manière de fragiliser nos institutions et je crois que si on tient à la démocratie on n'a pas le droit de jouer avec la violence mais je crois une ligne rouge que personne ne devrait franchir merci beaucoup François-Xavier bonne journée à vous
François-Xavier Bellamy