François Bayrou répond à la droite - La Story de Paul Larrouturou
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à l'eau, on apprend, quand on veut être maître nageur-sauveteur, qu'il faut apprendre à le calmer pour qu'il ne fasse pas... - M.Bouhafsi: On a beaucoup de sujets à vous proposer.
C'est le cas de la story de P.Larrouturou, notamment. - J'ai un message pour F.Bayrou. - Je redis à F.Bayrou ce que j'ai eu l'occasion de lui dire. - Monsieur le Premier ministre... - P.Larrouturou: Chaque week-end, je vous emmène en immersion.
Ce soir, on part dans les Yvelines, où a débuté aujourd'hui le rendez-vous de la droite, à Port-Marly, un endroit transformé pour l'occasion en "pays des honnêtes gens", c'est le slogan de LR. Ils pensent déjà à votre successeur mais ne veulent surtout pas une personnalité de gauche. - Si la gauche est à Matignon, la droite est dans l'opposition.
Voilà notre responsabilité. Nous ne serons pas du côté de la compromission avec cette gauche qui a mis le pays par terre. - P.Larrouturou: "Si ce sont les socialistes, ce sera sans moi", a dit B.Retailleau ce matin dans "Le Figaro".
On est partis voir les adhérents LR pour leur parler de vous. Ce ne sont pas nécessairement des personnes qui vous apprécient. Pourriez-vous qualifier en un mot F.Bayrou? - Fuyant. - Ennuyeux. - Courage et rentre chez toi. - P.Larrouturou: Je vous propose de prendre une feuille et un stylo et de noter des réponses.
J'ai croisé de nombreux responsables LR qui ont des questions pour vous. On commence par un ancien député LR. Pour lui, vous avez contribué à creuser la dette. - Monsieur Bayrou, pourquoi avoir lâché N.Sarkozy?
J'étais député entre 2007 et 2012. Je voulais introduire une règle d'or pour éviter les dérives des finances publiques. Pourquoi ne pas l'avoir soutenue et avoir fait le choix de F.Hollande puis d'E.Macron, qui ont largement creusé le déficit du pays? - P.Larrouturou: Passe alors F.-X.Bellamy, député européen et vice-président délégué des Républicains. - Nous sommes d'accord avec lui sur l'alerte qu'il lance.
La dette française représente un immense danger pour tous les Français, en particulier les plus modestes. On est à l'aise pour lui dire que ça fait des années qu'on ne cesse de lancer cette alerte. On reste cohérents.
L'urgence est de faire un budget qui permette de sortir la France de la crise dans laquelle elle est depuis trop longtemps. - P.Larrouturou: Votre ministre de l'Intérieur, B.Retailleau, n'avait pas trop de temps.
Un mot pour F.Bayrou, notre invité ce soir? Par contre, son bras droit avait un message à faire passer sur le fait qu'il y a bien un problème de dette.
Dans les couloirs, j'ai croisé L.Wauquiez, président du groupe LR à l'Assemblée. J'ai cru qu'il n'allait pas y aller.
F.Bayrou est l'invité de "C à vous" ce soir. Avez-vous un message pour lui? - Je l'ai déjà donné: la France qui travaille. - P.Larrouturou: En fait, il a réfléchi.
Il avait un message pour vous. - Je n'ai pas répondu sur "C à vous". J'ai un message pour F.Bayrou.
Il faut qu'il entende la France qui travaille. Je lui ai dit dans son bureau: c'est fondamental. J'attends une parole très claire de la part du Premier ministre, disant: "On corrige les jours fériés et on est prêts à partir sur autre chose, à défendre la France qui travaille." C'est le message que portent les députés de la Droite républicaine depuis maintenant 8 mois.
Je ne comprends pas que ça ne puisse pas être entendu. C'est le bon sens. On ne propose pas d'arrêter le social, on propose d'arrêter l'assistanat. - P.Larrouturou: Vous n'avez pas pris de notes, mais vous avez écouté attentivement.
A qui voulez-vous répondre? - F.Bayrou: Je ne suis pas obligé de répondre. - P.Larrouturou: Ce sont des questions d'intérêt général sur la dette.
Faites ce que vous voulez. - F.Bayrou: Pourquoi n'ai-je pas soutenu N.Sarkozy?
Ca n'avait rien à voir avec la dette. Je ne l'ai pas soutenu car, à mes yeux, il divisait la France. Il était constamment dans la montée des affrontements des uns avec les autres.
Je crois que c'est pour ça qu'il a perdu. Ensuite, est-ce que le travail est important? Oui, même plus que le travail. - P.Larrouturou: L.Wauquiez peut encore changer d'avis en fonction de ce que vous dites ce soir. - F.Bayrou: Peut-être.
Il a annoncé qu'il votait pour. - P.Larrouturou: Mais au sein des LR... - F.Bayrou: Si on s'arrête à l'essentiel, on a parlé de la dette depuis le début, mais ce n'est que l'un des problèmes du pays.
On a 2 problèmes essentiels, avec d'autres comme l'éducation. Mais il y a 2 problèmes qui font la situation où nous sommes. Le 1er, c'est la dette.
Mais la cause de la dette, c'est que nous ne produisons pas assez en France. La France est un pays où la production par tête de Français est 15 % inférieure à l'Allemagne, 35 % inférieure aux Pays-Bas... - A.Bégot: Il y a quelques jours, vous avez dit: "J'ai songé au retour à 36 heures au lieu de 35." C'était dans ce sens, j'imagine.
Pourquoi ne pas l'avoir fait? - F.Bayrou: Heureusement que je n'ai pas souvent peur des frondes.
Passer de 35 à 36 heures, ça avait une conséquence négative à mes yeux: 35 heures, c'est le seuil de déclenchement des heures sup. - A.Bégot: Donc, c'était une perte de pouvoir d'achat. - F.Bayrou: Oui.
Pourquoi j'ai envisagé les jours fériés? Je pensais bien qu'on ne resterait pas à 2 jours fériés, qu'on pourrait trouver un accommodement à un jour férié. J'ai dit que la question était de produire plus.
Quand vous êtes dans un pays où, les jours fériés, tout est fermé, si on passe à un jour férié où tout est ouvert, c'est la production du pays qui augmente. - P.Larrouturou: Vous avez proposé 2 en pensant qu'un, c'était bien?
François Bayrou