Jordan Bardella en opération séduction auprès du Medef - C à Vous l’Intégrale - 20/04/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
la petite grande voiture. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe. - BONSOIR! - A.-E.Lemoine: Un déjeuner qui fait jaser. - J.Bardella: Les échanges étaient courtois.
Je me réjouis qu'on puisse, à quelques mois d'échéances électorales majeures pour l'avenir de la France, confronter le cap nécessaire pour le pays et les besoins de l'économie française. - A.-E.Lemoine: Jusque-là réticent à recevoir le parti d'extrême droite, le bureau exécutif du Medef a invité le président du RN. - P.Cohen: Ce déjeuner interroge ou pas sur le statut du RN, parti comme les autres ou pas, et sur son programme, étatiste ou libéral. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, N.Beytout.
Vous êtes directeur du journal "L'Opinion" qui titrait la semaine dernière sur l'embarras du Medef face au RN. T.Pech, vous êtes directeur général du think tank Terra Nova.
Je rappelle votre ouvrage. On est en 2030 avec l'union des droites au pouvoir et la promulgation de la loi anti-immigration. On est ravis de votre présence à tous les 2.
Alors que le débat politique se focalise aussi sur une question: primaire ou pas primaire pour désigner les candidats à la présidentielle? - E.Tran Nguyen: Le mot est dans tous les esprits avec un objectif: l'éviter.
A droite comme à gauche, les candidats cherchent des parades pour ne pas en passer par là. - A.-E.Lemoine: Hommage à N.Baye. - N.Baye: Quand j'étais dans des cours d'art dramatique au conservatoire, on parlait de théâtre entre nous.
Le cinéma, on n'osait même pas trop y penser. Il y avait un côté rêve. - L.Amar: N.Baye, décédée ce week-end à 77 ans.
Elle était atteinte d'une maladie neurodégénérative. Plus de 100 films et 4 César. On va retracer sa vie tout à l'heure. - A.-E.Lemoine: On en parle avec D.Besnehard, l'ami de N.Baye avant de devenir son agent.
Il est le parrain de sa fille, Laura Smet. On recevra aussi J.-P.Lavoignat.
Dans le 5/5, les prévisions pessimistes de M.-E.Leclerc. - M.-E.Leclerc: Si ça baisse, ce que je souhaite, il faut que ce soit du sérieux.
Pour l'instant, c'est du yo-yo. - L.Sénéchal: Les prix du pétrole remontent encore alors qu'il y a eu des tensions sur le détroit d'Ormuz.
Les Etats-Unis ont carrément saisi un navire iranien. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h: J.Garcia, C.Gane, champion de MMA qui va combattre dans les jardins de la Maison-Blanche, le jour du 80e anniversaire de D.Trump...
Il y aura les L5, de retour sur scène. P.Lescure? - P.Lescure: N.Farès est décédée la semaine dernière, à 54 ans. - A.-E.Lemoine: En cuisine, B.Chameroy aux côtés du fondateur d'Oggi Pasta. - B.Chameroy: Avez-vous été tous et toutes sages ce week-end? - A.-E.Lemoine: Entre autres... - Il ne faut pas confondre avec les gnocchis de pommes de terre.
Ce n'est pas la même chose. - B.Chameroy: Quelle est la différence? - J'ai utilisé une farine spéciale.
On a récupéré la farine dans les germes du blé. Elle est hyper protéinée. Il y a plus de fibres et moins de gluten. - B.Chameroy: Super.
Merci beaucoup. - A.-E.Lemoine: Tout de suite, l'Edito de Patrick.
Le RN et le Medef se parlent. J.Bardella a déjeuné avec le comité exécutif de l'organisation patronale.
Le RN est-il devenu un parti comme les autres? - P.Cohen: Oui, mais répète le Medef, comme tous les autres, y compris LFI, qui a aussi été invité à déjeuner.
M.Bompard devra plancher devant le même auditoire. Ce déjeuner avec J.Bardella n'est pas le signe d'un rapprochement mais un processus qui concerne toutes les forces politiques, pas un traitement de faveur. - P.Martin: Contrairement à cette idée reçue...
Problème de son. - P.Cohen: P.Martin parlait d'une idée reçue.
Le Medef ne s'est pas rallié en masse au RN, disait-il. C'était mercredi après une conférence de presse. "Les rencontres que nous devons avoir avec les formations politiques et avec le RN doivent permettre de lever des ambiguïtés", disait-il.
J.Bardella et M.Le Pen s'efforcent de dissiper ces ambiguïtés.
Le RN, sur le plan économique, demeure un mouvement à 2 faces, étatiste auprès du milieu populaire et libéral pour séduire les milieux économiques." Aujourd'hui, face au Medef, correction de tir avec une lettre signée Le Pen et Bardella qui dit aux patrons: "Aidez-nous à identifier les verrous normatifs qui freinent le développement économique du pays et que nous ferons sauter par ordonnances dès le début du mandat en 2027." Avec J.Bardella qui dit, avant son déjeuner avec le Medef: "Rassurez-vous, mon programme n'est pas de gauche." - J.Bardella: Je ne suis pas de gauche.
Je n'ai pas d'entreprise honteuse. Je ne crois pas dans le droit à la paresse érigé en valeur absolue à gauche. On a besoin des entreprises françaises, du travail.
Le travail n'est pas suffisamment défendu dans la société. Il ne paye pas assez. Le redressement de l'économie française et du pouvoir d'achat va être au coeur du futur projet présidentiel. - P.Cohen: Ce "je ne suis pas de gauche", c'est du miel aux oreilles des patrons.
C'est une phrase que M.Le Pen n'aurait pas pu prononcer, elle qui campe toujours sur une ligne ni droite ni gauche. En son absence, flanqué de son nouveau conseiller économique, F.Durvye, J.Bardella a-t-il réussi à s'en démarquer?
On le saura sûrement dans les prochaines heures. - A.-E.Lemoine: Le RN est bel et bien devenu un parti comme les autres? - P.Cohen: Pas pour tout le monde.
J'aurais pu élargir le débat, mais pour rester dans le monde syndical et patronal, les grandes confédérations syndicales refusent cette normalisation. La CFDT, par la voix de M.Léon, a redit hier que l'économie n'est pas tout. - M.Léon: Il y a une grande confusion entre pragmatisme et cynisme.
Le cynisme, c'est de considérer que l'économie passe avant tout et que pour la CFDT, les enjeux démocratiques sont au moins aussi importants. - P.Cohen: C'est aussi ce qu'a longuement soutenu le Medef face à la montée du FN.
Un exemple parmi 100 autres, en 2002, la déclaration du Medef, qui dit ceci. ...
A l'époque, le Medef ne parlait pas seulement de normes, de chiffre d'affaires et de compétitivité. - A.-E.Lemoine: Conclusion, c'est le Medef et le patronat qui ont changé ou c'est le RN qui est devenu incontournable? - N.Beytout: Les 2.
Le RN est devenu incontournable. Quand on fait 38 % dans les sondages, plus les voix qu'on prête à S.Knafo ou à E.Zemmour, plus N.Dupont-Aignan, on n'est pas loin de 50 % de la population française.
Dans ces 50 %, il y a sûrement beaucoup de patrons, petits et grands. Le Medef doit être traversé, mais comme les syndicats...
Les syndicats sont traversés par un courant très fort pro-RN. - A.-E.Lemoine: On peut se demander qui peut profiter de cette rencontre, en tirer le maximum de profit. - N.Beytout: Ce qui est intéressant, c'est que comme vous le disiez, l'époque a changé.
Pendant longtemps, les uns et les autres n'ont pas voulu recevoir le RN. Chaque fois que l'un faisait un pas vers l'autre, ça profitait à l'autre. Le RN disait: "Je vais aller chercher des gages d'honorabilité auprès du Medef." Le Medef disait: "Je veux dire au RN ce qu'on ne peut pas admettre et ce dont on a besoin." Chacun savait que l'autre avait plus à gagner d'une démarche de rencontre.
Ce temps est un peu fini. D'abord parce qu'ils sont un sujet incontournable dans le paysage politique et aussi parce que le RN a changé sur le côté libéral...
N'allons pas trop vite, mais en tout cas, ils sont plus sensibles aux entreprises. Vous avez passé un extrait de ce que disait J.Bardella à la sortie du déjeuner.
A l'entrée, il avait fait une déclaration qui m'a frappé: "Pendant de très nombreuses années, il n'y a pas eu suffisamment d'échanges et de dialogue entre le monde de l'entreprise et le RN." Salutations à M.Le Pen.
Maintenant, il faut qu'il y ait ces échanges. - A.-E.Lemoine: Le patronat peut-il espérer infléchir le programme économique du RN?
Faire plus pencher vers la tendance Bardella que la tendance Le Pen? - T.Pech: C'est sans doute l'histoire qu'il se raconte.
Il a de bonnes raisons de se la raconter, d'ailleurs. Avec le RN, le changement, c'est tout le temps. Ils ont varié sur à peu près tous les sujets.
Ils étaient pour la sortie de l'Europe et ils ne le sont plus. Ils étaient pour la retraite à 60 ans, puis 62 ans... - P.Cohen: On attend de savoir où le curseur sera mis. - T.Pech: C'est une force assez molle.
C'est une cire dans laquelle on imprime la marque du moment. La marque Bardella n'est pas la marque M.Le Pen.
A un moment donné, il y a une rencontre avec le réel. Si on est élu, on est en charge d'un certain nombre de dossiers et il faut arbitrer. Ce moment risque d'être assez douloureux.
Que ce soit le RN ou une autre force, ils prendront les rênes d'un Etat fauché, qui n'a pas d'argent. Ce qu'on raconte en campagne, il faut le lire à la lumière de cette réalité brutale qui va prendre à la gorge le prochain gouvernement. Pour le coup, on verra la vérité, qui porte un maillot et qui n'en porte pas, comme on dit dans les milieux financiers. - N.Beytout: Le fait qu'ils changent de programme, qu'ils évoluent, c'est une bonne nouvelle.
Ils sont partis d'un programme foutraque, une catastrophe absolue et quasi immédiate. On a changé d'époque. Il y a avant L.Truss et après L.Truss.
L.Truss était une Première ministre britannique qui a tenu 3 semaines avec un programme très orienté vers la baisse des impôts. Les marchés ont sanctionné ça et elle a sauté en 3 semaines.
C'est arrivé à D.Trump de façon moins spectaculaire. Il a failli caler devant une crise de la dette.
Ca ne permet plus n'importe quoi. Ce programme foutraque, ils sont en train de le modifier. Il faut se souvenir que le RN a été parmi ceux qui ont voté les choses les plus monstrueuses lors du budget de l'automne dernier.
Des taxes dans tous les sens, des espèces de punitions, de sanctions sur les multinationales à coups de milliards, même de dizaines de milliards. Il faudra qu'ils se confrontent à la réalité. Vous dites: "Si vous venez, il faudra payer des millions d'impôts en plus." Pour dire les choses de façon caricaturale, le RN d'avant, c'est les petites gens, les petits patrons, le local, celui qui paye la patente dans les villes et qui fait vivre la petite commune.
Le RN aujourd'hui, il comprend qu'une partie du monde de l'entreprise est devenu un monde de multinationales. Il est détesté de M.Le Pen.
Peut-être que des gens comme J.Bardella savent que ce monde de la multinationale, il faut l'avoir avec soi parce qu'il crée beaucoup d'emplois, fait entrer des taxes, des recettes fiscales... - A.-E.Lemoine: Ni J.Bardella ni le Medef n'ont communiqué sur la teneur exacte des discussions au déjeuner.
Le 7 avril, les grands patrons étaient sortis consternés de leur rencontre avec M.Le Pen. A quel genre de compte-rendu il faut s'attendre après ce déjeuner avec J.Bardella? - N.Beytout: J'ai eu P.Martin.
Il s'attache beaucoup à dire...
Le Medef répond qu'ils ont été courtois avec tout le monde. Ils attendent de voir si M.Bompard viendra, mais c'était courtois.
Est-ce que c'était intense? Je ne sais pas. Sur le dîner des patrons, le mot "consternés" est peut-être frappant, mais ce qui les a plus choqués, c'est que la plupart, tous sauf un, n'avaient jamais rencontré M.Le Pen.
Le souvenir qu'ils avaient, c'était sa dernière intervention lors du débat avec Macron. Certains d'entre eux disent: "Elle n'a pas tellement changé." Il y a eu, dans ce dîner, de longs monologues de 30 minutes de M.Le Pen.
L'entrée dans les détails a été à peu près impossible. Ils se sont dit: "Ca n'a pas beaucoup changé." - P.Cohen: Pour le compte-rendu, il est attendu dans les prochaines semaines avec les arbitrages qui doivent être rendus en interne pour le programme économique présidentiel du RN, qui devrait logiquement être arbitré avant l'échéance du 7 juillet, c'est-à-dire le jugement de l'arrêt d'appel qui décidera si c'est J.Bardella ou M.Le Pen qui portera les couleurs du parti...
Il y a des arbitrages très attendus, notamment sur les retraites. Il y a un point sur lequel le RN ne change pas: l'immigration. Il veut la réduire drastiquement, avec les flux migratoires et les droits pour les étrangers présents en France en instituant une forme de priorité nationale.
J.Bardella s'en expliquait encore en janvier dernier. ... - P.Cohen: T.Pech, vous signez une nouvelle dystopie avec la même équipe que précédemment, G.Hannezo et H.El Karoui.
Vous nous transportez en 2030. Vous m'arrêtez si je gâche trop le plaisir du récit et de la surprise. P.de Villiers est président de la République.
B.Retailleau est Premier ministre... - T.Pech: Stop!
Rires. - P.Cohen: Des lois anti-immigration très strictes ont été votées.
Les immigrés ont été rebaptisés "contributeurs non bénéficiaires". Que se passe-t-il dans cette France que vous imaginez? - T.Pech: L'union des droites a eu lieu.
Ils ont mis en application la nouvelle pensée unique identitaire de la droite radicale et de l'extrême droite. Ils ont fermé les frontières, pour résumer, et rendu la vie impossible à toute une série de...
L'Europe de l'hiver démographique les accueille à bras ouverts. Dans le Danemark de M.Frederiksen, les portes sont ouvertes.
Ceux qui peuvent partir s'en vont. Jusque-là, c'est normal, me direz-vous. Mais on réalise une chose.
Les Français réalisent, médusés, que la vie sans les immigrés est très difficile. L'hôpital se vide, les Ehpad aussi, les cuisines des restaurants...
L'hôpital se vide De ses infirmières, mais aussi de ses médecins spécialisés, en particulier. Le secteur informatique, même l'Eglise catholique, le clergé catholique...
Le patronat est pusillanime sur cette question. Que s'est-il passé Avec G.Meloni?
Je dis pusillanime parce que lors de la loi immigration de décembre 2023, ils parlent de ce sujet 3 jours avant la commission mixte paritaire. On ne les entend pas dans les mois qui précèdent. Que se passe-t-il en Italie?
La Confindustria et les syndicats agricoles italiens viennent voir G.Meloni pour lui dire: "C'est bien gentil, ton discours..." Si on avait le taux d'ouverture de l'Italie, on n'accueillerait pas 250 000 personnes par an, mais 800 000.
Ca fonctionne pas, la France sans immigrés. Des secteurs entiers ne fonctionnent pas. Il faut s'organiser pour organiser des réseaux clandestins.
C'est ce que font des hauts fonctionnaires de l'Etat en détournant les règles. - A.-E.Lemoine: Ce scénario est volontairement pessimiste.
Il vous paraît plausible? - N.Beytout: Je dois dire oui, par correction.
Mais je ne l'ai pas lu. Il y a un sujet, peut-être le traitez-vous dans le livre, mais il y a un impensé qu'un très grand nombre de Français pensent que l'immigration a échappé au pays, au contrôle. Le contrôle n'existe plus.
Ce sujet se retrouve dans des quantités d'endroits. - P.Cohen: C'est pas incompatible avec... - N.Beytout: Si.
Je vais peut-être faire de la dystopie, mais imaginons un président de l'union des droites, quel qu'il soit. La première chose qu'il fait, c'est envoyer des signaux qu'il ferme les filières. On sait très bien qu'il y a des messages qui suffisent, en une demi-journée, à ouvrir des filières et à faire venir des gens par dizaines, centaines, milliers.
Le premier message serait une fermeture des filières et ça change les choses. Après, je pense qu'il y a les entreprises de services, que vous avez citées, qui ont besoin de "petites mains", rien de péjoratif là-dedans... - T.Pech: Et le bâtiment. - N.Beytout: Et tout ce qui est dans l'univers de la rénovation, etc.
Les autres ont besoin de main-d'oeuvre qualifiée. Celle-là ne vient pas de l'étranger par bateau. - T.Pech: Les immigrés qui viennent aujourd'hui, selon les notes de l'Insee, 52 % des émigrés qui viennent ont un diplôme supérieur.
C'était 40 % il y a 3 ans. Ca augmente très vite. Ne nous racontons pas d'histoires qui consistent à penser... - N.Beytout: C'est pour ça que la solution de l'immigration choisie, sélective, peut être un début de solution à un "Take back control". - T.Pech: Dans une Europe où la concurrence est ouverte...
Les autres pays sont ouverts. Ils n'arrêtent pas d'aller chercher de la main-d'oeuvre. Ils la souhaitent qualifiée, comme tout le monde.
On aurait pu dire exactement la même chose que ce que vous dites sur l'Angleterre du Brexit. Ils avaient le sentiment d'avoir perdu le contrôle. C'était même le thème de la campagne.
Ils ont voté pour le Brexit. Ils ont fait le Brexit. Il n'y a jamais eu autant d'immigrés dans les années qui ont suivi parce que ce n'était pas tenable.
Il fallait bien remplacer les Européens qui se barraient dans les hôpitaux et ailleurs. Je veux bien qu'on continue à fuir le réel, mais le réel, c'est ça. On est des pays vieillissants et on n'y arrive pas si on fait venir un peu de main-d'oeuvre.
C'est en gros 200 000 à 300 000 personnes par an pendant les années qui viennent. - E.Tran Nguyen: Primaire or not primaire?
Tout le monde en parle mais pour dire qu'on n'en veut pas, qu'on va attendre ou on fait comme si on n'en avait pas besoin. Illustration avec les LR ce week-end. Ils ont désigné B.Retailleau comme leur candidat à la présidentielle à près de 74 % des voix.
Si l'ancien ministre de l'Intérieur pense avoir trouvé la parade pour éviter la primaire, beaucoup pensent qu'il faudra un candidat unique qui rassemble le centre et la droite. C'est ce qu'a expliqué A.Bergé. - A.Bergé: Ce serait de la folie s'il n'y avait pas une candidature unique.
On prend le risque de se retrouver réellement dans un second tour où on laisserait le seul choix aux Français entre J.-L.Mélenchon et J.Bardella ou M.Le Pen pour le RN. - E.Tran Nguyen: Le favori à droite et au centre, c'est E.Philippe, pour le moment.
Il espère ne pas avoir à se soumettre à une primaire. Il voudrait contraindre ses concurrents, B.Retailleau et G.Attal, à le rallier.
Mais ils ne veulent pas être associés l'un à l'autre. Le candidat unique à droite, ce n'est pas gagné. Ce n'est pas gagné non plus à gauche.
On pense aussi qu'il faudrait une candidature unique qui rassemblerait large, mais ni R.Glucksmann ni J.-L.Mélenchon n'en veulent.
Là aussi, on cherche à trouver des solutions pour ne pas en passer par là et arriver à désigner eux-mêmes le candidat unique, d'où ce plan en 3 étapes lancé par une quarantaine d'élus de gauche. La première étape consiste à construire un projet. La 2e étape, désigner l'équipe qui va mettre en oeuvre ce projet, une sorte de gouvernement fictif. 3e étape: on se met d'accord sur le chef.
L'écologiste Y.Jadot se voulait optimiste là-dessus. - Y.Jadot: Notre ambition, c'est d'arrêter de sortir la gauche de l'entre-soi, la gauche qui se braque contre la gauche.
Je pense qu'il y aura une candidate ou un candidat. C'est essentiel. 2e étape: une équipe qui va gouverner le pays pour montrer que, comme sous l'ère Jospin, des personnalités crédibles, d'horizons politiques différents, travaillent au service de la France. - E.Tran Nguyen: D'ici à la fin de l'été, on devrait savoir.
Mais il faut du temps pour organiser une primaire. On est à 1 an du scrutin. Quand notre reporter interroge les Français sur l'idée d'une primaire, ils sont tous pour. - Ca évite l'éparpillement des voix d'un même parti. - Peut-être que les primaires feront en sorte qu'on arrive à trouver, pour chaque parti, des candidats dignes de ce nom. - Ils sont tellement nombreux qu'on n'arrive plus à les dénombrer. - C'est une bonne idée pour faire le tri dans tout ce choix et des propositions pas toujours très claires. - E.Tran Nguyen: L'argument, c'est pour y voir plus clair.
Quand on demande aux téléspectateurs s'ils croient en l'efficacité d'une primaire, ce n'est pas pareil. On parle de "machine à perdre". Depuis 2011 et le succès de F.Hollande à la présidentielle, ça n'a jamais vraiment porté chance aux candidats.
B.Hamon, désigné à gauche, avait plafonné à 6 %. V.Pécresse avait rassemblé moins de 5 % des voix après avoir été élue dans le cadre d'une primaire.
C'est la primaire qui fait perdre les candidats, N.Beytout? C'est une idée qui est reçue par eux-mêmes. - N.Beytout: C'est la primaire dans des forces politiques déclinantes qui fait perdre les candidats.
Quand vous avez une force montante et qu'il faut choisir entre 2 ou 3 pas très éloignés les uns des autres, cette primaire peut mobiliser. La désignation de F.Fillon avait été un moment incroyable de démocratie pour la droite.
F.Fillon a fait plus de 20 % malgré ses affaires, ce que J.Chirac n'a jamais réussi à faire une fois en 4 tentatives.
Ca a été énorme. Je pense que c'est très important. La primaire, dans une force déclinante, accélère le déclin.
Encore une fois, vous noterez que tous ceux que vous avez cités refusent la mécanique de la primaire. - T.Pech: La primaire, c'est Terra Nova qui l'a inventée!
Ca a marché une fois, pas parce que c'était exceptionnel, mais parce que c'était au sein d'une famille cohérente. - A.-E.Lemoine: Avec F.Hollande. - T.Pech: Quand les familles sont plus cohérentes, quand il y a plusieurs partis autour de la table, ça ne marche pas. - E.Tran Nguyen: Ca a contribué à diviser la famille, cette primaire. - T.Pech: En 2012, ça a très bien marché.
Les vertus de la primaire sont simples. Tout le monde est en rang derrière le vainqueur. - A.-E.Lemoine: Les frondeurs, c'est venu plus tard dans le quinquennat Hollande.
Je rappelle "Sans eux", à paraître jeudi. C'est écrit à 3. Vous restez avec nous.
Tout de suite, la Story de L.Amar. - N.Baye: Je ne pensais pas au cinéma.
Quand j'étais dans des cours d'art dramatique, au conservatoire, on parlait théâtre entre nous. Le cinéma, on n'osait même pas trop y penser. Il y a un côté rêve comme ça.
Il faut être très belle. Il y a un côté magique. Je ne me sentais pas vraiment faite pour le cinéma. - L.Amar: C'est l'histoire d'une légende du cinéma français, une "légende discrète", comme le dit "Libération".
N.Baye est morte vendredi soir d'une maladie neurodégénérative à 77 ans. Elle laisse derrière elle plus d'une centaine de films.
Après une jeunesse à se rêver danseuse, elle intègre le Cours Simon et apparaît pour la 1re fois à la télé en 1970 dans la retransmission de la pièce "Les Croulants se portent bien". Elle incarne Martine, une jeune bachelière. - A présent que mon père aime une jeune fille de 20 ans, pourquoi je me gênerai?
C'est pareil. - Tu es sa fille. Je ne suis pas ton père!
C'est flatteur pour moi, mais c'est excessif. Ca ne peut pas être vrai. - Je n'ai pas le droit d'être heureuse? - Tu peux m'embrasser sur le front ou la joue, comme une gentille petite fille. - Et sur la bouche? - L.Amar: Deux ans plus tard, N.Baye est repérée par F.Truffaut qui lui propose son premier grand rôle au cinéma dans "La Nuit américaine".
C'est le début d'une carrière qui l'aura vue traverser tous les registres. Commandant de police alcoolique, esthéticienne blasée...
N.Baye a déjà tourné dans plus de 20 films au début des années 80. Elle rencontre l'un des amours de sa vie sur un plateau télé, J.Hallyday, croisé dans une émission.
Ils passeront 4 ans ensemble et donneront naissance à Laura Smet. Ils tourneront dans "Détective" de J.-L.Godard. - N'est-ce pas un peu difficile de jouer une scène d'amour avec un homme avec qui on est marié? - N.Baye: On est plusieurs personnes autour d'un lit, il y a une caméra, le son... - J.Hallyday: J'ai déjeuné avec Godard.
Nathalie devait tourner avec lui. Il m'a demandé de faire partie du film. Il n'a pas eu beaucoup à insister. - L.Amar: La décennie 1981 est aussi celle des premières récompenses. 3 César consécutifs.
Elle est nommée meilleure actrice l'année suivante. Elle enchaîne les tournages sous la direction de Robert Enrico, N.Garcia, P.Granier-Deferre et même S.Spielberg qui l'a choisie pour incarner la mère de L.DiCaprio dans "Arrête-moi si tu peux". - N.Baye: J'ai eu un appel disant: "On est désolé, mais Steven ne sera pas là.
On a pensé à B.De Palma." Je me suis dit que c'était pas mal. - A.-E.Lemoine: Ca s'est passé dans son appartement parisien. - N.Baye: B.De Palma rangeait un peu le décor...
Il y avait quelque chose de complètement naturel. J'ai appris, quelques jours après, que j'étais choisie. - L.Amar: 3 ans après "Arrête-moi si tu peux", elle n'est plus la mère impuissante d'un escroc américain, mais une policière qui combat son alcoolisme dans "Le Petit lieutenant" de X.Beauvois. - Il y a un clodo qui l'a vu dormir à Stalingrad. - Et les Russes? - Inconnu au bataillon. - On le lâche pas comme ça.
Prenez son numéro. Antoine et Louis, prenez une planque en face de la soupe populaire et emmenez-le avec vous. - On n'est pas sûrs que les Russes existent. - On a que ça, mon lapin! - A.-E.Lemoine: D.Besnehard, J.-P.Lavoignat, bonsoir.
On imagine votre émotion, vous qui avez été l'ami intime de N.Baye avant d'être son agent. J'adore la première rencontre que vous avez eue avec N.Baye, la façon dont vous la racontez.
C'est dans un ascenseur en 1979. - D.Besnehard: Je faisais le casting de P.Granier-Deferre.
J'étais pas encore très connu. J'étais ravi de tourner avec lui. J'étais dans cet ascenseur compliqué à monter, déjà très lent.
En face de moi, bien sûr que je la connaissais, mais elle me demande qui je suis. Je réponds: "Je suis Dominique. Je fais le casting du film." Elle me répond: "Il paraît que vous aimez les acteurs.
J'aurais eu besoin de vous dans des périodes où j'ai eu des difficultés pour travailler." - A.-E.Lemoine: N.Baye et J.Hallyday vous demandent d'être le parrain de leur fille Laura qui vient de naître.
Son courage vous impressionne? - D.Besnehard: Je l'ai vue toute la journée.
On organise les obsèques. Elle est très courageuse. Ca a pas été simple, sa vie.
Perdre son père, être la fille de J.Hallyday...
Heureusement que Nathalie a toujours été là pour la protéger. Les vacances se passaient dans la Creuse. Quelquefois, elle allait en vacances chez Johnny.
Nathalie me disait: "Deux jours, on va retrouver la vie réelle." Elle retrouvait vraiment la vie réelle. En fait, elle était très heureuse de monter à cheval, de s'amuser avec ses camarades.
Nathalie a été une mère extraordinaire. Laura a parfois eu des moments compliqués. Ca a été terrible pour elle.
Elle a pris sur elle et a continué à tourner. Sa mère a été extraordinaire. - A.-E.Lemoine: N.Baye Souffrait de la maladie à corps de Lewy, diagnostiquée il y a quelques années.
N.Garcia parle de cette maladie comme d'une ombre tombée sur N.Baye.
Elle avait arrêté de rire? - D.Besnehard: J'ai vu ce texte de Nicole.
C'est vrai qu'elle riait plus. Je l'ai vue il y a 3 semaines avec B.Chiche, l'un de ses amis, qui a été parfait avec elle.
J'allais la voir un peu tous les 10 jours. A chaque fois, je sentais que ça déclinait. Il y a 3 semaines, elle a fait tomber une tasse.
La conversation, c'était compliqué. On pouvait pas parler de projets...
Je parle de sa carrière. Je dis: "On est vieux. On a vu mais on nous verra plus." Rarement, elle me disait: "Est-ce qu'il y a de bons acteurs..." Elle était dans un autre univers.
Cette femme curieuse...
Avec M.Presle, elles allaient à 14h30 dans le 7e arrondissement voir des premiers films, des films qu'on ne connaît pas du tout. Micheline m'appelait en me disant: "Nathalie pense que tu dois voir ce metteur en scène." Dans la Creuse, c'était Beverly Hills à la campagne.
Il y avait des acteurs, Giraudeau, A.Duperey, P.Chesnais...
Tout le monde était dans la Creuse, dans cette maison que Pierre a connue et qui était formidable. - A.-E.Lemoine: Pierre, vous avez gardé des souvenirs et des images de la Creuse. - P.Lescure: Des images que tu évoques.
Dès que le tournage était fini, Nathalie fonçait dans la Creuse. On va voir des images de 81. La maison n'est pas encore totalement prête.
Elle fait des petits plats pour ses amis, A.Dussollier, J.Villeret ou J.-F.Ballmer. - N.Baye: Je vous fais une bonne salade! - J.Villeret: C'est très bon! - N.Baye: J'ai une maison là-bas depuis 5 ans.
Ca va le devenir. C'est un endroit qui me fait du bien. Quand je tourne pas...
Quand on tourne, on est avec beaucoup de gens. Quand je tourne pas, à Paris, c'est difficile de faire la coupure. - P.Lescure: C'est ce que vous évoquiez, ce sens de la vraie vie qu'elle avait instantanément et en permanence. - A.-E.Lemoine: J.Hallyday est venu dans la Creuse.
C'était "Tintin dans la Creuse". Il découvrait. Nathalie adorait faire des travaux tout le temps.
Johnny disait: "Il faut repeindre la barrière." "Mais quelle peinture?" "La verte, c'est pas bien." On discute pour repousser le fait de faire la peinture.
Comme il était très amoureux, il peignait. Tout ça, c'est des moments extraordinaires. - A.-E.Lemoine: Nathalie cuisinait.
Il lisait "Le Monde", mais à l'envers. Il voulait montrer qu'il était sérieux. N.Baye a poussé Johnny à rencontrer M.Berger.
Vous étiez dans la voiture? - D.Besnehard: Oui.
Elle trouvait que ses derniers disques, où il était décoloré en blond...
Il travaillait...
J'ai rien contre P.Billon, mais elle disait: "Ils n'ont rien à dire, ces gens-là." Elle demande pourquoi il ne fait pas un disque avec M.Berger.
Mais il n'aimait pas ces gens-là. C'était pas la même génération. Elle a dit: "Je le connais très bien." J'habitais à L'Etang-la-Ville et c'est elle qui a organisé le déjeuner.
Et Godard, quand même...
Vous voyez sa silhouette. C'était un buvard, Johnny. Il était complètement différent. - A.-E.Lemoine: Jean-Pierre, jusqu'en septembre 2024, N.Baye vous a accompagné notamment au Festival du film francophone d'Angoulême de Dominique, où elle aimait parler de sa passion pour le métier dans des master class.
Vous adoriez ces moments. - J.-P.Lavoignat: Forcément.
C'est sans doute, pas la première, mais l'une des premières que j'ai interviewées, jeune journaliste à "Première". J'étais que pigiste à l'époque. Je l'ai interviewée pour une semaine de vacances à Cannes et le Godard qui était présenté. "Sauve-qui-peut (la vie)" et "Une semaine de vacances" étaient présentés à Cannes.
Elle avait fait "La Chambre verte", on savait qui c'était. En interview, c'était un délice, comme dans la vie. Ce qui fait son talent d'actrice, c'était la même chose.
Une espèce de vérité et de présence, vraiment présente. Un charme incroyable, un sourire magnifique dont on savait pas trop si c'était une défense, une protection ou quelque chose de naturel. Elle était très cash.
Elle était pas langue de bois du tout. Elle aimait parler de cinéma, de son métier, de la manière dont elle le pratiquait. - D.Besnehard: Elle te disait: "Il faut que tu arrêtes de manger ça, c'est pas bien pour ton régime." - J.-P.Lavoignat: Très protectrice et les pieds sur terre. - D.Besnehard: La seule fois où ça s'est mal passé, c'est quand elle m'a convoqué pour me dire: "C'est quoi cet engouement pour S.Royal?
Je suis contente, tu l'as fait jolie, mais c'est un autre monde. Tu vas être déçu." Et là, il y a prescription... - A.-E.Lemoine: Elle avait raison? - D.Besnehard: Elle a refusé de venir à Angoulême à mon 1er festival parce que Ségolène était là.
Elle nous a laissés de côté après deux festivals. Elle est revenue et c'est devenu son festival. - A.-E.Lemoine: Pierre, le bonheur d'interviewer N.Baye. - P.Lescure: Elle était intelligente et cultivée.
Immédiatement quand elle avait fini de tourner, elle avait la bonne focale pour parler finement de ses rôles, une détestation des clichés qui faisait qu'avec son humour, si vous aviez une question un peu trop pompier, vous en preniez dans la figure, mais avec ce sourire...
On a tous ses intonations dans la voix. - J.-P.Lavoignat: Elle avait une voix incroyable et singulière.
Le franc-parler était incroyable. - D.Besnehard: Jamais vulgaire, dans le franc-parler. - J.-P.Lavoignat: Pierre parlait de la lucidité qu'elle avait.
C'est vrai, avec le recul, tout en défendant les films, elle pouvait dire: "On aurait pu faire ça et ci..." Elle était aussi très curieuse de tout ce qui l'entourait et ce qui nous entourait.
C'est une des rares actrices qui, à la fin des interviews, posait des questions. Je l'ai vouvoyée toute ma vie. On s'est toujours vouvoyés, alors que mes copains plus jeunes l'ont très vite tutoyée.
On avait démarré sur le "vous", donc jusqu'à la fin, on est restés sur le "vous". C'était un plaisir. Il y avait toujours des choses qui revenaient régulièrement.
Son fameux discours des César sur "je l'ai dit aux actrices qui ne travaillent pas"...
Elle savait ce que c'était. Même dans sa carrière éblouissante, riche et variée, elle a eu des trous où elle attendait elle aussi le téléphone. Elle savait de quoi elle parlait. - A.-E.Lemoine: Quand elle reçoit ce 4e César, plutôt que de penser à elle et son succès, elle le dédie à ces actrices qui ne travaillent pas.
Le recul sur ce métier, elle l'exprime à l'écran. Elle joue son propre rôle aux côtés de sa fille Laura Smet dans la série "Dix Pour Cent". - Tu veux pas jouer avec moi? - Change pas de sujet, je t'ai posé la question en premier. - Ca veut tout dire.
Tu veux pas jouer avec moi. - Mais toi, tu es ma mère. C'est monstrueux. - Et d'être rejetée par la chair de sa chair, c'est pareil?
T'as honte de moi comme quand je t'accompagne au collège? - Il faut toujours que tu parles à ma place! J'ai jamais dit ça.
J'aurais passé tout le tournage à me faire traiter comme une gamine de 10 ans. "Tiens-toi droite!" - Je veux ça!
Cette vérité! La mère monstrueuse et la fille insupportable. - A.-E.Lemoine: Extraordinaire! - D.Besnehard: C'est grâce à Laura.
Je suis son parrain. Elle me dit: "C'est quoi, cette série? Je pourrais jouer un jour un rôle d'agent." Je lui ai dit qu'elle était trop connue pour ça.
J'ai eu l'idée de parler des rapports entre une mère et...
C'est Laura qui a entraîné sa mère. - J.-P.Lavoignat: Ca montre la faculté d'autodérision qu'elle avait.
Elle pouvait s'amuser. Elle a jamais fait attention à son image. Elle a toujours voulu se débarrasser des images qu'on lui donnait.
Quand on la voit dans "Absolument fabuleux" avec J.Balasko, c'est comme si elle avait pas de limite. Jusqu'où elle va pour s'amuser!
Le rôle extraordinaire qu'elle fait dans "Juste la fin du monde" de X.Dolan, c'est un rôle de composition incroyable. - D.Besnehard: Et la mère de L.DiCaprio, quand même! - A.-E.Lemoine: C'est ce qu'elle fait avec B.De Palma. - J.-P.Lavoignat: Il y a une scène culte avec C.Walken où elle danse. - D.Besnehard: Elle était pas là pour les essais officiels.
J'en étais malade. Les Américains venaient deux ou trois jours, ils avaient toute la liste des actrices à voir. J'ai manigancé, appelé tout le monde pour que S.Spielberg sache qu'elle avait pas passé les essais.
C'est B.De Palma qui est venu faire des essais avec elle à Paris. Elle a rencontré De Palma et Spielberg.
De Palma voulait absolument tourner avec elle. Là, j'ai pas lâché, je peux vous dire! - A.-E.Lemoine: Merci d'être venus évoquer N.Baye.
France 3 diffuse à 21h10 "Le Petit Lieutenant" de X.Beauvois, qui lui a valu le César de meilleure actrice. - D.Besnehard: Ca a très bien marché. - A.-E.Lemoine: Dans "Vénus Beauté (Institut)", elle jouait une esthéticienne faussement cynique et protectrice d'A.Tautou.
Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal. Le détroit d'Ormuz à nouveau au bord de la guerre. - L.Sénéchal: Un navire français de la CMA-CGM a été touché par des tirs.
D.Trump a confirmé la frappe au téléphone à une journaliste de LCI qui était parvenue à le joindre au téléphone. Il a rappelé et a répondu. ... - P.Cohen: On l'appelle en plateau? - L.Sénéchal: E.Macron précise que le navire n'était pas visé parce que français mais qu'il s'est retrouvé entre deux feux.
C'est la preuve que le détroit est dangereux, surtout depuis la saisie d'un cargo iranien par les Etats-Unis. L'armée américaine a diffusé les images que je vous montre. Un navire iranien revenait d'Inde et tentait de rentrer dans le détroit d'Ormuz.
Après des tirs de sommation, l'armée américaine est passée à l'abordage. ...
Corne de brume. Tirs. - L.Sénéchal: La Chine s'inquiète et demande que le détroit reste ouvert.
L'Iran promet de riposter à ce qui est qualifié d'acte de piraterie américain. "Fini monsieur gentil", écrit D.Trump.
Le président américain se fait à nouveau menaçant à 2 jours de la trêve. Il envoie une délégation au Pakistan pour négocier avec le régime iranien, qui laisse planer le doute sur sa venue. C'est difficile de suivre D.Trump.
Il menaçait de détruire une civilisation quelques heures avant de décréter une trêve. Quelques élus de son camp ont du mal à justifier ses interventions quand elles sont rappelées par une journaliste de CNN. ... - L.Sénéchal: On a beaucoup répété que Trump utilisait la stratégie du flou chère à Nixon en son temps.
Mais le "Wall Street Journal" publie une enquête qui décrit un homme inquiet, voire paniqué par les conséquences de sa propre guerre. "Il est en prise avec ses peurs, notamment celle d'envoyer des troupes au sol. Il craint d'être fini, comme J.Carter, condamné par la crise des otages de 79." Seul 1 Américain sur 3 soutient sa guerre en Iran. 37 % seulement soutiennent sa politique.
C'est le score le plus bas depuis son retour à la Maison-Blanche. - A.-E.Lemoine: Le prix de l'essence reste très élevé. - L.Sénéchal: Toujours 2 euros pour l'essence et autour de 2,20 euros pour le gazole.
Le pétrole a de nouveau grimpé, autour de 93 dollars, alors qu'il avait chuté au moment de la trêve. On a l'impression d'un jour sans fin. Il n'y a pas de raison que ça baisse avant des mois, estime M.-E.Leclerc. - M.-E.Leclerc: Ca baissera pas de sitôt.
Si ça baisse, ce que je souhaite, c'est que ce soit du sérieux. Pour l'instant, c'est du yo-yo. C'est impossible, même pour un opérationnel, un distributeur ou un acheteur, d'avoir un plan d'achat.
On a 6 mois jusqu'à l'hiver prochain, au moins, de crise énergétique. - L.Sénéchal: Il a été reçu par le gouvernement, qui voudrait rogner sur leurs marges.
Il propose de suspendre les taxes sur la transition écologique. Les ventes de voitures électriques sont au plus haut. 30 % de voitures neuves au 1er trimestre, un record.
Il n'y a pas de bonne solution, on a l'impression? - N.Beytout: Il y a pas de bonne analyse sur Trump qui change de stratégie...
Quand on fait plus de commentaires ou de prévisions que de commerce, comme M.-E.Leclerc, on se prend les pieds dans le tapis. - L.Sénéchal: Un petit tacle? - N.Beytout: Il avait promis une baisse de 30 centimes qui n'a jamais eu lieu.
Quand on est un commerçant, qu'on vend la vérité des prix et qu'on se trompe à ce point... ... - L.Sénéchal: C'était le semi-marathon de Pékin en Chine.
Les humains courent aux côtés des robots. Il faut boucler le parcours, c'est long. Celui-là a fini 7 minutes plus vite que le record humain. 50 minutes seulement.
Il a failli abandonner. Il a fait un tout-droit. - A.-E.Lemoine: C'est éliminatoire? - L.Sénéchal: Non.
On peut tomber quand on est humain, se relever et continuer. Il y en a un qui ne connaît pas la fonction freinage. On dirait comme les humains qui font de la marche rapide.
Les robots sont souvent fragiles. Il y a celui qui perd un bras. Un autre...
Il a perdu son bras directement. Celui-là perd la moitié d'un pied et pète un câble. D'autres explosent avant la fin. - A.-E.Lemoine: Il a explosé? - L.Sénéchal: Carrément.
J'ai montré le recordman. Je voudrais qu'on voie le robot en Pologne. C'est un robot utilisé pour chasser les sangliers qui envahissent Varsovie.
Vous voyez les sangliers partout et un robot derrière, utilisé pour faire la police et effaroucher les sangliers. - A.-E.Lemoine: Ca fonctionne? - L.Sénéchal: Oui. - A.-E.Lemoine: Merci.
Je rappelle votre ouvrage, T.Pech. Merci, N.Beytout.
Merci à Dominique et à J.-P.Lavoignat d'être venus.
Dans un instant, les L5, C.Gane et J.Garcia.
Les Actualités de Bertrand, le dîner de "C à vous"...
Jordan Bardella