Face à Philippe de Villiers (Émission du 03/07/2026)
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Il est 19h sur CNews, merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilliers. Cher Philippe, bonsoir. Bonsoir Elliot. Qu'est-ce qui se passe ? Bonsoir Geoffroy. Oui, pourquoi vous me pointez du doigt ?
Alors, pour une raison simple, c'est qu'en fait, je vais vous raconter une anecdote. Allez-y. Quand j'étais secrétaire d'État à la culture, j'ai eu la chance et l'honneur de décorer de l'ordre des arts et lettres, un Américain, un Anglais, qui est venu, qui est arrivé des États-Unis, de Hollywood, pour se faire décorer par la France. J'ai l'impression que c'était Sean Connery. Bon, écoutez, grande classe. Ouais. Et quand je suis rentré dans le salon doré, magnifique, rue de Valois, je le vois arriver vers moi, et en fait, il avait exactement votre costume.
Non, c'est... Vous voulez dire que peut-être que mon avenir, ce sera James Bond ?
Et il y a un autre film dans lequel on retrouve votre costume, c'est Al Pacino dans Le Parrain. Non, mais attendez, c'est deux compliments que vous me faites, ça me va très bien. Mais là, donc je dis, je donne la parole au parrain.
Eh bien, écoutez, merci. Parlons d'un procès, puisque vous voulez parler de justice. Le procès de Marine Le Pen, depuis mardi, Marine Le Pen comparaît devant la Cour d'appel de Paris. En première instance, Marine Le Pen a été condamnée pour détournement de fonds publics. C'était le 31 mars 2025, par le tribunal correctionnel, à 4 ans d'emprisonnement, dont 2 fermes sous bracelet électronique, 100 000 euros d'amende et surtout 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire. Lors du procès de première instance, vous aviez jugé sévèrement la qualification délectuelle retenue par la justice. Pourquoi, Philippe de Villiers ?
La qualification, c'était détournement de fonds publics. Or, à aucun moment, dans l'accusation, il n'était question de détournement de fonds publics. A aucun moment, il n'était question d'un seul élu qui aurait mis de l'argent dans sa poche. Non. A aucun moment, il n'était question d'un enrichissement personnel. A aucun moment, il n'était même question d'un emploi fictif. C'est-à-dire un salaire indu pour un travail non effectué. C'est ça l'emploi fictif. Non. Il était question simplement de la nature du travail effectué par les assistants parlementaires. Et là, moi je pose une question simple, avec mon expérience de député français au Parlement européen. C'est un sujet que je connais bien.
Pour avoir expérimenté. La question qui se pose est la suivante. Est-ce que les assistants parlementaires, et c'est une question ancienne, est-ce que les assistants parlementaires sont les employés du Parlement, ou est-ce qu'ils sont les employés, les collaborateurs du député ? Pour répondre à cette question, il faut toujours se replacer dans le contexte suivant. Un député, il défend une ligne. Il défend une doctrine, surtout au niveau européen. Et s'il est souverainiste, il ne peut pas être à moitié souverainiste à Paris, à moitié souverainiste à Bruxelles. Il défend une ligne politique et parlementaire.
En d'autres termes, vouloir mettre une cloison étanche entre la fonction politique et la fonction parlementaire, ça ne tient pas la route. Il faut vraiment être totalement ignorant de ce qu'est la vie parlementaire et la vie parlementaire européenne pour vouloir dessiner une telle cloison. Mais je vais plus loin. Moi, je pense qu'un député européen, d'abord, premièrement, ça n'existe pas, de mon temps, ce n'était pas député européen, c'est député français au Parlement européen. Je ne sais pas maintenant comment ils appellent ça, mais c'est député français au Parlement européen. Et on y faisait très attention.
Le député français au Parlement européen, quand il est dans l'opposition, ce n'est pas lui qui fait les résolutions, donc il proteste, il critique, il défend une position politique qui est celle, par exemple, du souverainisme. Et donc, les assistants parlementaires qui travaillent avec lui, ou les autres, ils font bloc. Et en fait, il y a un magistrat qui m'a dit récemment, ils ont inventé en première instance deux délits. L'enrichissement partisan et l'hostilité à l'Europe. C'est ce qui leur a permis, en fait, de condamner en première instance Marine Le Pen.
Alors, justement, Philippe, quel est, selon vous, l'enjeu de l'arrêt de la Cour d'appel dans le procès qui a commencé cette semaine ?
C'est un enjeu très important. Je dirais que ce procès recèle la question vitale de la souveraineté. Le professeur Karim Malberg, qui a défini la souveraineté, qui a défini le droit constitutionnel et administratif public français, d'une sommité, a laissé en héritage une définition du pouvoir. Il dit que le pouvoir souverain, c'est un pouvoir qui ne relève d'aucun autre et qui n'en admet aucun autre au concours avec lui. Or, le pouvoir souverain donne son fondement à l'État, et il donne son expression au peuple et en même temps son pouvoir suprême. Il se trouve que, depuis quelque temps, le souverain change de titulaire. La souveraineté n'appartient plus au peuple, elle appartient au juge.
C'est-à-dire que le souverain ne choisit plus son souverain. On l'a vu avec l'affaire Fillon, on le revoit avec l'affaire Marine Le Pen. Il ne choisit plus son souverain, c'est les juges qui choisissent le souverain, ou qui l'écartent. Qui écartent le souverain souhaité par le peuple, ou la majorité du peuple, éventuellement. En d'autres termes, Le 31 mars 2024, le tribunal correctionnel de Paris a pris le contrôle de la vie politique française. Et on a vu là un basculement avec un nouveau régime, qui est un régime d'exception, qui ouvre sur un messianisme judiciaire, si vous me passez l'expression. C'est quoi le messianisme judiciaire ?
C'est quand les juges changent de fonction, de magistère. Ils ne sont plus une autorité, ils sont un pouvoir. C'est-à-dire que la tribunicia potestas, des romains, la puissance tribunicienne, quitte la politique pour aller au prétoire.
On va revenir à Jean-Luc Mélenchon, qui a organisé dimanche dernier son premier meeting, de campagne. C'était à Saint-Denis, au pied de la Basilique, devant le porche, d'ailleurs, de la Basilique. Immense meeting, avec plus de 20 000 personnes présentes. Je vous propose d'écouter Jean-Luc Mélenchon, qui s'est attaqué à ceux qui étaient obsédés de la race. Et il a parlé de la Nouvelle-France.
Quelques-uns des sujets que je viens de citer concernent la Nouvelle-France. Commencer à en parler, que, répondant à l'appel du chiffon rouge que j'agitais, on a vu s'enflammer les obsédés de la race. Ainsi, M. Bardella, bon trumpiste, veut même supprimer le droit du sol de naissance. Ce serait un crime antinational.
Geoffroy Lejeune.
Philippe, on sent presque, chez Jean-Luc Mélenchon, dans ce discours, une forme de gourmandise en annonçant la future confrontation entre la Nouvelle-France, donc ses supporters, et la France éternelle. Est-ce que, selon vous, cet affrontement qui nous est annoncé sera l'enjeu majeur de l'année prochaine, et notamment de 2027 ?
C'est un homme intelligent et qu'il y a des anticipations stratégiques qu'il faut suivre de près parce qu'il est intelligent. Et, effectivement, je pense que ce profil, la grande confrontation méta-historique entre les deux Frances, là, pour reprendre l'expression de Mélenchon, la Nouvelle-France et l'Ancienne-France. Alors, il y a ceux qui veulent une Nouvelle-France issue d'autres territoires de l'esprit, qui leur tiennent à cœur, difficilement compatibles, on verra plus tard, le Waukistan et l'Islamistan. Et il y a ceux qui veulent sauver l'Ancienne-France qui authentifient l'unité des vivants et des morts dans le temps long.
Mais moi, ce qui m'a intéressé dans ce meeting, c'est un slogan qui a été repris en cœur par la foule, « On est chez nous ». « On est chez nous ». Or, ce slogan, il vient d'en face, puisque c'était le slogan des années 80-90 du Rassemblement National, et c'était le slogan des meetings d'Éric Zemmour. « On est chez nous ». Donc, le slogan est repris par le Waukistan et l'Islamistan avec un sens contraire. Notez bien que ça fait deux fois qu'il y a un jeu de transfert sémantique. la première fois, c'était le grand remplacement.
Le grand remplacement qui était considéré comme une expression fasciste, régressive, d'extrême droite, quand c'était Zemmour qui en parlait, et aujourd'hui, le grand remplacement, c'est progressiste. Hier, « On est chez nous », c'était une expression fasciste pour toute la presse française de la société de connivence. Maintenant, c'est progressiste. Vous voyez ? Il suffit qu'on change de camp pour que les mots retrouvent des... de belles couleurs. Alors, « On est chez nous », ça veut dire « Ceux qui ne sont pas bien avec nous, ils ne sont pas chez eux ».
Et d'ailleurs, il y a une expression qui a été utilisée au cours de ce meeting, sauf à ma part, c'est « L'ancienne France doit s'en aller ou s'éteindre. » Voilà. Elle n'a plus sa place dans la Nouvelle France. En d'autres termes, ce que veut faire la Nouvelle France, c'est déloger l'ancienne France. La dégager. Et d'ailleurs, il y a des mots-clés là-dessus. Récent. Jean-Luc Mélenchon a dit récemment la ruralité n'existe pas. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en fait, c'est l'anéantissement mental d'une réalité qu'on ne veut pas voir et qu'on ne veut pas traiter et qu'on ne veut plus accepter. Plus de ruralité.
Il n'y a qu'une solution, c'est la métropolisation massive et l'immigration invasive. Le reste, ça n'existe pas. Ce n'est pas entier de la France périphérique pour parler comme Gulli qui devront disparaître, être biffés, effacés. Le grand effacement. Mais ça va plus loin puisque cette éradication, elle est rétroactive dans l'esprit de Mathilde Panot. Puisque Mathilde Panot a ajouté la France blanche et chrétienne n'a jamais existé. Vous vous souvenez de cette phrase ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que non seulement on va éradiquer la France d'aujourd'hui, celle qui ne nous plaît pas, l'ancienne France, mais en plus, on éradique son propre souvenir. On éradique la France d'avant.
C'est-à-dire que c'est du Robespierre du riche. Du Robespierre en kéfier. Ensuite, il y a l'ancienne France. Ce qu'il en reste. En fait, un jour, Apathy a dit l'ancienne France, la France éternelle, c'est de Gaulle le 25 août de 44. Il dit on est chez nous à Paris, vous pouvez retrouver le discours, la France éternelle. Alors c'est quoi la France éternelle ? Premièrement, c'est la mémoire salvatrice. Pas une mémoire atrophiée qui ne transmet plus. Pas une mémoire pénitentielle qui pratique l'amnésie des grandeurs et l'hypermnésie des lâchetés. Pas une mémoire invertie comme aujourd'hui où on vit à l'inverse de nos pères avec un renversement des repères dans tous les sens du terme.
C'est pourquoi je dis une mémoire invertie. Mais c'est aussi un art de vivre à la française. Et ça, j'y tiens à beaucoup. L'art de vivre à la française, ça veut dire qu'en fait, on est en France, on vit à la française avec un esprit français, avec une gastronomie française, c'est pas un masterpoulet. En France, on ne mange pas halal. En France, on n'égorge pas les animaux sans les avoir étourdis. en France, on parle avec les femmes, on leur serre la main, on ne les frappe pas, on ne les oblige pas à se voiler. La polygamie est interdite. En France, on ne porte pas des tenues du 7e siècle, la tenue du prophète. En France, on a des clochers, pas des minarets.
Et on préférera toujours le bourdon de la basilique de Saint-Denis et de Notre-Dame plutôt que le muetzin. on préférera toujours le bedo au muetzin. On préfère nos cloches aux prières de rue de Brie-en-Marne. Je salue au passage le courage du maire qui a dénoncé tous ces haut-parleurs qui appellent la nouvelle société islamique à venir dans la rue pendant qu'on nous demande de faire taire les cloches
dans la paroisse de la Garnache. Philippe, un peu de sourire, ça fait du bien. C'est aussi cette émission. Mais vous avez dit parler du réel. Et le réel, malheureusement, c'est cette horreur, cette horreur en France avec Louis, adolescent de 17 ans, décédé des suites de ses blessures ce mardi après avoir été lynché. Lynché à mort vendredi dernier. La scène atroce a été filmée par ses bourreaux, relayée par ses bourreaux sur les réseaux sociaux. Cinq personnes dont trois mineurs ont été interpellés, mis en examen pour tentative d'assassinat. Et vous avez sa famille qui se soulève, sa tante qui a décidé de prendre la parole.
Philippe, souvent, dans ce type de drame, on essaye d'en comprendre les causes et d'en connaître les conséquences. Et surtout, de pouvoir nommer ce qu'il s'est passé. Et malheureusement, je vous ai posé trop souvent cette question ces dernières années. mais de quoi ce drame est-il le nom ?
C'est la barbarie qui est chez nous. La barbarie qui est entrée dans notre civilisation et qui nous décivilise chaque jour davantage. Puisque la définition de la civilisation, c'est un état social dans lequel celui qui arrive au monde s'aperçoit très vite que ce qu'il a apporté est infiniment inférieur en termes de raffinement à ce qu'il reçoit. Et là, on a une bande de jeunes qui ne ressentent rien de tout ça. Qui se moquent du principe de la civilisation qui n'ont rien reçu, en tout cas qui ont tout rejeté. Et quand on décompose ce qui s'est passé, tout est atroce. D'abord, j'y reviens, la presse régionale, quand elle diffuse la nouvelle, explique que c'est une rixe.
Alors que la presse régionale, elle a vu les images. Donc elle ment. Une rixe. Mais ça vous rappelle quelque chose. Thomas, à Tepol, c'était une rixe. Souvenez-vous, Elias, oui, le monde avait dit c'est parce qu'il a refusé de donner son portable. Donc, si vous voulez, à chaque fois, on change un peu la victime. On change deux victimes. Et puis Quentin, il l'a bien cherché. Et puis maintenant, c'est néo-nazi à la fête de la musique. Donc, l'art X. Voilà. Alors qu'il s'agit d'un lâchage. La deuxième chose qui me frappe, c'est l'acte de célébration du lâchage et de la mort de Louis.
L'acte de célébration, c'est-à-dire que ces jeunes voyous, ces jeunes criminels vont sur les réseaux sociaux et diffusent la revendication de l'acte. Donc, l'exhibition. Et enfin, la troisième chose, c'est que que fait l'aide sociale à l'enfance ? Où est-elle ? On attend qu'elle parle. Qu'a-t-elle fait pour protéger Louis ? Je note une chose à laquelle vous serez sensibles puisqu'on l'a dit souvent ici ensemble, tous les trois. Il y a eu Harmonique Camine. Elle n'a pas supporté ce qui est arrivé à son mari. Elle a parlé. Il y a eu la mère d'Elias encore récemment chez Laurence Ferrari. Elle a parlé. Elle reparle. Maintenant, les victimes parlent. Pourquoi ?
Parce qu'il n'y a plus de relais avec la justice. Là, le procureur a fait un communiqué d'un homme presque en vacances. mais il n'y a plus de relais avec les hommes politiques. Aujourd'hui, il y a plein de communiqués d'hommes politiques. Mais il n'y a pas de parole gouvernementale. Et la famille se sent seule et donc elle s'adresse aux Français. Et elle dit aux Français vous êtes ma famille. Vous êtes ma seule famille. Il n'y a plus d'autorité. Il n'y a plus personne pour nous représenter, pour nous protéger. Voilà. Et donc, nous vivons une véritable catastrophe. catastrophe. C'est la civilisation qui s'effondre.
Vous avez parlé de ces 71 villes qui ont été touchées par les violences émeutières. Ces quinzaines de villes qui ont été également touchées par les pillages. Tout cela au soir de la victoire de Ligue des Champions du Paris Saint-Germain avec comme épicentre la capitale. Et une vidéo a circulé cette semaine une sorte de medley de toutes les violences urbaines avec en son la musique d'Ouce France. Je le dis et je précise à la régie pour qu'on puisse revoir cette séquence-là. Certains ont parlé de débordement. Comment vous, Philippe Devilliers, vous qualifiez les événements graves qui se sont déroulés en France après la finale de Ligue des Champions ? Ce sont des émeutes
anti-françaises. Voilà. avec des meutes anti-françaises. J'avais dit ici même vendredi ce qui risque de se passer demain. C'est une manifestation nouvelle de tribalisme de conquête territoriale avec trois gestes de conquête invasives. Premier geste le pillage néo-colonial que certains ont appelé à juste titre la razzia. Nous y sommes. Ensuite, la confrontation avec l'État, c'était avec la force publique qui représente l'État, que certains ont appelé à juste titre la guérilla. Guérilla urbaine. Razzia, guérilla. Et enfin, troisièmement, le confinement sécuritaire. On l'a vu, on l'a eu, avec parfois des racailles qui rentraient dans les vestibules, dans les halls. Le confinement sécuritaire.
Et donc, en réalité, la question qui se pose aujourd'hui, après ce qu'on a vu, c'est est-ce qu'on peut avoir la vérité des images, derrière les images, ou est-ce que vous allez continuer le mensonge d'État ?
Autre question, Philippe De Villiers, je voudrais qu'on écoute quelques réactions des meutiers qui ont répondu au micro de frontière. Puisque des poursuites aux judiciaires pourraient être engagées, évidemment, les visages ont été floutés. Je vous propose de l'écouter. Et la question qu'on va se poser, c'est qui sont ceux qui détestent à ce point la France pour provoquer de telles violences ? Écoutez.
Madame ici, on perd, on gagne, ça va exploser ici les gars. Je vous le dis. Voilà, je vous le dis. Voilà. C'est quoi votre programme après ? On va tout casser. Ah non, non, non, non, non. Moi, c'est Paris. Ouais, Free Palestine. Là, c'est la guerre. C'est vraiment la guerre. C'est quoi avec le masque ? Là, je vais faire la guerre tout simplement pour ma ville. Ah, c'est ça, c'est la guerre ! Le camp, c'est ça, c'est la guerre ! Ressais brocher le keuf, le camp va faire de la dégris, le PSG qui gagne ou qui perd, le camp va se débrocher. C'est quoi le programme ? C'est de rejoindre les champs, là ? C'est de rejoindre les champs d'Elysée, mais bon, ils font un barrage.
J'ai un mortier sur moi, ça peut être danger. Ça peut être danger, ça peut être danger. Ils vont contrôler, tu penses ? Ils vont contrôler un par un, ils vont essayer de décaler les mortiers, tout ça, essayer d'intercepter. On va attendre un peu et essayer de rentrer avec la masse. L'année dernière, on les a eus, ils n'étaient pas prêts que Paris allait gagner parce que personne ne s'y attendait. Mais là, ils sont très très bons, ils ont tout prévu. Après, t'as eu moi, t'as eu mes parents, ils m'attendent à la maison, mais je suis venu là, je vais faire le feu. La police qui vienne.
dans le sujet et qui revendiquent les émeutes de la semaine dernière.
Alors, d'abord, d'où ils viennent ? Ils viennent de deux lieux, les quartiers souverains, donc ce sont les enfants de l'immigration, première, deuxième, troisième génération, français, devenus français, qui détestent la France. Et ensuite, ils viennent des facs, certains d'entre eux, et de l'insoumission. des insoumis. Donc en fait, vous aviez, c'est la jonction du Waukistan et de l'Islamistan. Les terres de l'Islamistan et les terres du Waukistan. La Nouvelle-France. Voilà d'où ils viennent. Ce sont des prédateurs. Ils se comportent comme des prédateurs. En fait, ils composent les hordes, je dirais, du ressentiment et du déracinement. Du déracinement, ce sont des déracinés.
Vous savez la phrase de Simone Veil, la grande philosophe, qui disait le déracinement est le drame le plus profond et le plus méconnu de l'âme humaine. Ce sont des déracinés, je les plains. Ils sont déracinés deux fois. C'est le grand déracinement. Ils sont déracinés de chez eux parce que ils savent par leur père, par leur grand-père d'où ils viennent mais d'un endroit qu'ils n'ont jamais connu. Et donc, ils n'ont plus d'attache, ils n'ont plus d'attachement vitaux et surtout, ils sont coupés de leur sève, ils sont coupés de leur imaginaire d'enfance. D'où cette révolte.
Ça me fait penser à un vieux paysan qui me disait un jour, il ne faut pas, mon petit Philippe, il ne faut pas couper le bois à sève montante sinon il pourrit. Quand il devient une solive. Et là, on a coupé la sève montante de cette jeunesse qui a perdu son enracinement d'où elle vient, d'où ils viennent et cette jeunesse qui n'est plus enracinée chez nous, chez eux, dans leur nouveau chez eux. Pourquoi ? Parce qu'ils habitent chez le corbusier. C'est-à-dire dans un univers de laideur, l'habitat vertical et cage à lapin de Garenne. Comment voulez-vous être heureux ? La politique de la ville, quel scandale, les politiciens qui ont fait ça, vous vous rendez compte ?
Ils ont installé le malheur, la laideur. Et donc, en fait, ils sont déracinés de chez eux, ils sont déracinés chez eux. Ensuite, je dis, les hordes du ressentiment. Non seulement ils sont déracinés, mais ils sont dans le ressentiment. Pourquoi ? Parce que on leur a appris à détester la France. On leur propose, en tout et pour tout, pour devenir français, la laïcité, les droits de l'homme et les valeurs de la République. Mais vous rigolez ou quoi ? La laïcité, pour eux, c'est la métaphysique du néant. C'est le vide spirituel absolu. La laïcité maçonnique. C'est-à-dire l'athéisme d'État. Ensuite, les droits de l'homme, c'est une abstraction. La République, c'est une abstraction. C'est un code.
Vous n'arrêtez pas une lame de feu avec des codes. Et enfin, et surtout, on leur a expliqué, nous, les Français, à l'école ou dans les médias, la société médiatique, que la France est née de l'esclavagisme et du colonialisme et qu'il est temps pour eux de prendre leur revanche. Et bien voilà, ils prennent leur revanche.
C'est un désastre. On va parler du 14 juillet. Et ce n'est pas un 14 juillet comme les autres. Ce sera le dernier 14 juillet sous la présidence de la République d'Emmanuel Macron. L'Élysée qui veut d'ailleurs en faire un moment historique, un 14 juillet XXL. Mais pas que ça puisque le défilé militaire du 14 juillet mettra à l'honneur l'Ukraine sur le thème du réveil stratégique de l'Europe titre Le Monde. Le Figaro qui rappelle que 10 000 soldats l'Ukraine misent à l'honneur. Le Figaro dévoile en exclusivité le programme. Pourquoi un Mirage 2000 aux couleurs de l'Ukraine survolera Paris le 14 juillet prochain et l'armée française et ses alliés montrent les muscles pour le 14 juillet.
Geoffroy Lejeune.
Il y a une forme de, on en a souvent parlé ici, d'exotisme un peu belliciste dans ses déclarations. Est-ce que ça vous semble bienvenu ou maladroit ?
C'est plus que maladroit, c'est une faute politique majeure. Et je vais vous expliquer pourquoi. Et je voudrais que les téléspectateurs et les auditeurs d'Europe 1 m'écoutent avec attention. il y a la fête nationale le 14 juillet. C'est la fête de l'armée française. C'est le moment où ils défilent nos soldats. Et bien sûr, nos pompiers, nos infirmières, etc. Et les grandes écoles, les politiques niques. Et là, on substitue à cette fête nationale une fête euro-ukrainienne en transformant les Champs-Elysées en champs de bataille allégorique et en faisant défiler, je cite Van der Leyen, écoutez-moi bien, l'armée européenne, ça y est, on y est.
C'est-à-dire qu'en fait, on dit à l'armée française, vous restez dans vos bunkers, on fait défiler l'armée européenne. Donc il y aura les 37 pays de la coalition prête à aller en Ukraine. Il y aura le ciel ukrainien, on vient de le dire. Il y aura des munitions sur les avions pour impressionner le public, SIC. Et il y aura le patron des armées de l'OTAN, donc c'est sous la présidence de l'OTAN, on ne peut pas être plus soumis, la France, vous vous rendez compte où on en est, à la fin de deux quinquennats de Macron. Donc c'est l'OTAN qui va commander et Van der Leyen, l'inérable. Et à la fin, il y aura l'hymne à la joie, donc tout est dit. Voilà. Alors, c'est malvenu en plus.
Et je vais vous dire pourquoi c'est malvenu. J'y ai fait allusion il y a huit jours. Personne n'en parle. Personne ne dit ce que je vais vous dire maintenant. C'est malvenu parce qu'en fait l'Ukraine est en train de mal tourner. Non seulement il y a la corruption, mais il y a quelque chose de beaucoup plus grave. C'est que Zelensky, le 27 mai dernier, a participé à une cérémonie solennelle de la réénumation de Andrei Melnik qui est une figure nationaliste bien connue en Ukraine qui a collaboré avec les nazis qui sont les vantés et qui a participé à la Shoah.
C'est si vrai que vous pouvez aller sur internet, vous verrez il y a un tweet de la Shoah, un message de la Shoah, un communiqué de la Shoah qui dénonce cette cérémonie. mais ça va plus loin. Il a désigné du nom d'une ancienne organisation pro-nazi, Zelensky, une unité militaire prestigieuse de l'Ukraine. Et si vous allez à l'Institut de la mémoire vivante de l'Ukraine, aujourd'hui, vous voyez des figures nationalistes qui ont collaboré avec les nazis. Donc, cette petite touche nazie qui va arriver sur les Champs-Elysées, ça ne me dit rien qu'il vaille.
Parlons de la fête de la musique qui s'est transformée dans certaines zones en France en violence avec des voitures dégradées, avec des voitures détruites, des piqûres sauvages, des viols. Plus de 260 personnes qui ont été interpellées. Et pourtant, le Premier ministre a pris la parole cette semaine pour dire cela. Je vous propose de l'écouter.
ça a eu aussi objectivement le comportement de nos concitoyens et de nos concitoyens à l'occasion de la fête de la musique qui s'est relativement bien passée et je le redis à l'ensemble des collègues, preuve en est que faire confiance aussi à l'intelligence locale, aux maires, aux organisations locales n'est jamais une mauvaise méthode avec évidemment un critère de proximité.
Et je le disais, donc plus de 260 personnes qui ont été interpellées et parmi toutes les séquences, un journaliste, une nouvelle forme de journalisme puisque c'est notamment sur les réseaux sociaux qu'on peut le voir, Tony Pitaro, parce que vous savez que les bières étaient interdites mais visiblement pas les bonbonnes de protoxyde d'azote vous les inhaler et ça peut avoir des conséquences effectivement très graves.
Je suis au cœur de Châtelet-Léal, il est 6h40 du matin et regardez ce qu'on retrouve des bonbonnes de protoxyde d'azote. dans un Paris, voilà ici c'est l'apocalypse, là on s'est baladé avec le caméraman dans Paris-Centre et tout est détruit et ici c'est une catastrophe, tout est dégueulasse et c'est partout, partout, partout dans tout Paris-Centre.
6h40 du matin, regardez, regardez, on est à Châtelet, franchement, j'ai jamais vu Paris dans un tel état, regardez, regardez, on est là, tout est dégueulasse, il y a eu des îlots de propreté comme on dit qui ont été mis en place mais regardez, ce n'est pas du tout suffisant et j'ai l'impression qu'Emmanuel Grégoire aime qu'on vive dans une déchetterie. Regardez-moi ça ! Est-ce que c'est normal d'avoir ces scènes au cœur de Paris ? Regardez ici, regardez ici. Voilà, et tous ces gens, visiblement, ne travaillent pas parce que moi, le lundi matin à 6h40, je vais vous dire, je ne suis pas en train de tout dégrader.
Voilà, tout le mobilier comme d'habitude parce que c'est vrai qu'ici à Paris, on ne sait pas faire la fête sans tout casser. On retrouve des énormes bouteilles de protoxyde d'azote partout. On est devant la mairie de Paris, c'est exactement ce qui est en train de se produire. Un ballon, du gaz hilarant et les jeunes se shootent toute la journée, toute la nuit. Et encore une fois, c'est les services de la ville de Paris qui doivent tout nettoyer. C'est moi, c'est moi ! Et ça continue, il y en a dans tous les sens, alors on nous interpelle évidemment et les agents vont devoir tout nettoyer.
Revenons sur la phrase, après avoir vu ces images, la phrase de Sébastien Lecornu, ça s'est relativement bien passé. J'imagine que vous avez apprécié cette qualification relativement bien passée.
Relativement et succulent. Ça s'est relativement bien passé. Mais où sont ces gens ? Que font-ils ? Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ? Qui c'est ce Lecornu ? Qu'est-ce qu'il a vécu où ? Comment il peut arriver à dire une chose pareille ? Coupé à ce point de la réalité ? En fait, on a l'impression que les gens ne voient plus ce qu'ils voient. Ils ne voient plus ce qu'ils ont sous les yeux. Et ce qu'on a sous les yeux, je vais vous dire, c'est la décadence sur ces images. C'est-à-dire en fait une forme de suicide civilisationnel. Tout s'effondre. La parole émanère les émotions. Voilà la fête de la musique. Elle est en train de partir par le fond.
Un peuple qui s'abattardit et que les hideurs indiffèrent. la dissolution des êtres humains dans une animalité musicale, post-musicale. Où est passée la musique ? Moi, je me souviens des premières fêtes de la musique et je me souviens de la musique à Paris quand j'étais enfant. Où est passé le Music Hall de Saint-Germain ? Où est passé le Café-Concert de Montmartre ? Où sont passées les sérénades ? Les barcaroles de Procope ? Le trompettiste de la rue de Bussie ? L'Orchestre d'Archie ? De la rue des Beaux-Arts ? Etc. Ça, c'était de la musique. Variée, certes. Mais les cantinelles des bords de Seine, c'était de la musique. Et là, on a quoi ?
On a un diversoir de vomissures sonores avec un peuple qui devient foule, qui devient flux et qui est asservi à la discordance avec des sons qui rentrent par les pores transpirants et qui ressortent par la sudation dégoulinante du corps des jeins gandés. C'est ça qu'on voit la fête de la musique. Où est passé l'homme du goût du raffinement français qui disait avec Saint-Exupéry « Rien qu'à entendre un chant villageois du XVe siècle on mesure la pente descendue. » En fait, c'est Philippe Meuret qui a tout dit. On a eu avec la fête de la musique « Homo Festivus ». « Homo Festivus » c'est l'homme d'aujourd'hui de la post-musique, de la post-mémoire, de la post-histoire. Alors, il est sur...
Je le rencontrais tout à l'heure. C'était un patineur avec les rollers. Il ne pense plus rien. il communique. Et il est fluide, grégaire, mobile, festif. Il va de fête en fête. Le Téléthon, la marche des fiertés, les techno-parades et naturellement la fête de la musique. C'est un homme festif, l'homo festivus. Et là, on a vu pire. Je vous écoutais tout à l'heure à propos des piqûres. L'homo festivus, c'est devenu l'homo... l'homo de la seringue. Et l'homo détritus. C'est-à-dire qu'en fait, on a trouvé des seringues partout et on a trouvé des bonbonnes de protoxyde d'azote.
Alors, je vois que le préfet de Paris, tout à l'heure, dit, comme pendant le Covid, plus d'alcool parce que c'est dangereux. Mais par contre, protoxyde d'azote, il n'y a pas de problème. Et là, Tony Pitaro, il a trouvé des bonbonnes de protoxyde d'azote. Et le lendemain, il faut penser aux gens qu'on nettoyait le lendemain. Je me demande ce qu'ils ont pensé de la ville lumière. Paris, la ville lumière. Paris, la ville lumière. L'homo détritus. Paris, la ville lumière qui est devenue une ville poubelle, une décharge, un ciel ouvert, livré aux surmulots et aux ordurophiles. Voilà ce qu'est devenu Paris.
Là, je vais m'adresser à Philippe Devilliers, le ministre, secrétaire d'État qui a travaillé justement sur l'audiovisuel public, sur la privatisation des chaînes, sur l'ARCOM, anciennement, le régulateur. L'ARCOM vient de franchir un seuil inédit dans la régulation des chaînes d'information par une décision du 12 juin dernier. Elle met en demeure ces news au motif que la chaîne ne respecterait pas l'exigence d'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion sur le plateau en prenant en compte un mois de mars 2025, donc si mes souvenirs sont bons.
L'ARCOM s'attaque désormais au traitement de l'actualité dans sa globalité, au-delà de l'obligation d'équilibre des temps de parole ou d'une séquence controversée qui serait ensuite sanctionnée ou non par le gendarme de l'audiovisuel public. Geoffroy Lejeune.
Alors, question très simple, Philippe, selon vous, est-ce que c'est une mise en demeure ou est-ce que c'est une mise à mort programmée ?
C'est une mise à mort. Et je pèse mes mots. Tout ça ne sent pas bon. Et je dis, ce soir, solennellement, pour commencer ma réponse, que les nouveaux héros de notre temps ne sont plus seulement ce que Peggy appelait les pères de famille, si nécessaire, mais aussi les gardiens des hauts lieux de la parole alternative. Et donc, CNews est un joyau de la parole alternative, de la parole libre. Alors, vous avez fait allusion à mes fonctions de jeune secrétaire d'État. Il se trouve qu'avec Français aux Léotards, Alain Madeleine, Jacques Chirac, à l'époque, nous avons rédigé la fameuse loi du 30 septembre 1986.
J'ai été co-rédacteur de cette loi et rédacteur de l'article 1 parce que ça ne me plaisait pas trop qu'on crée un organe de régulation qui s'appelait la CNCL. Et cet article 1, je le connais par cœur, je vous le récite par cœur. Article 1, écoutez bien la portée symbolique de cet article. La liberté de communication est sans limite sauf dans la mesure requise par les besoins de la défense nationale. Et il y avait à l'époque un double pluralisme. Il y avait un pluralisme interne au service public, donc respect des équilibres, service public, normal, et un pluralisme externe, c'est-à-dire qu'en fait on laissait à chaque chaîne sa tonalité. originale. C'est là que tout commence.
L'évolution a été désastreuse. Cette CNCL devenue la Haute Autorité puis maintenant l'ARCOM a pris de plus en plus de pouvoir comme d'habitude les juges et les agences qui sont des démembrements de l'État qui se prennent pour l'État. Et ce à quoi nous assistons c'est en fait à un basculement orwellien vers le ministère de la Vérité.
Rien de moins. Il y a quelques jours les chiffres du chômage sont tombés et c'est un sujet essentiel bien sûr pour les Français c'est un sujet également essentiel pour vous j'en veux pour preuve votre campagne de 1995 qui était tournée sur le chômage sur l'emploi des jeunes c'était votre priorité. Les chiffres du chômage viennent contredire la promesse d'Emmanuel Macron qui dès 2017 mais également en 2022 appelaient de ses voeux le plein emploi. C'était l'objectif d'Emmanuel Macron. Je vous propose d'écouter deux séquences on est en 2022 une avant le résultat de la présidentielle et une après où il l'assurait en quelque sorte cette idée du plein emploi.
Je pense qu'une augmentation arbitraire par la voie légale du SMIC elle n'est pas bonne compte tenu du défi de notre pays. Nous notre défi c'est d'aller vers le plein emploi si on augmente unilatéralement le SMIC et bien la réalité c'est qu'on va plutôt détruire de l'emploi et on favorisera ceux qui en ont déjà un ou qui ne sont pas en situation de fragilité. Nous sommes un pays qui pendant des décennies a connu le chômage de masse. Ça laisse des traces. Et moi le cœur de la bataille que je veux mener dans les prochaines années c'est le plein emploi. Parce que je pense que ça change la vie d'une nation.
Ça change le rapport à l'éducation à la formation au travail ça change le moral des troupes si je puis dire dans un jour comme le nôtre. Geoffroy Lejeune.
Alors cher Philippe pensez-vous que cette mauvaise nouvelle sur le chômage est due à la crise pétrolière qu'on est en train de vivre en ce moment ou est-ce qu'il y a des causes structurelles plus profondes et plus anciennes ?
Alors moi je pense que l'économie française est asfixiée par trois nœuds coulants. Premier nœud coulant on peut appeler ça la courbe de l'affaire. Les économistes spécialistes savent ce que c'est que la courbe de l'affaire c'est une cloche en fait qui veut dire qu'il y a un optimum fiscal c'est-à-dire que si vous voulez tondre le mouton il ne faut pas le tondre trop longtemps et trop souvent sinon on vous l'écorchez et il ne rend plus de laine. Bon c'est un peu notre situation.
Vous vous rendez compte que Agnès Verdier-Molinier disait avant-hier dans son édito du matin qui est toujours remarquable que avant de commencer l'entreprise le 1er janvier elle sait qu'elle va devoir payer au total 100 milliards de CVAE c'est-à-dire la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises 100 milliards impôts de production c'est-à-dire qu'en fait on a le record du monde des prélèvements on a le record du monde de la dette on a le record du monde du déficit qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
ça veut dire que vous avez la sphère publique qui consomme de la valeur de la richesse et qui étouffe la sphère privée qui produit la valeur et la richesse donc ça ne peut pas coller ça ne peut pas durer deuxième nœud coulant c'est le nœud coulant des hydrocarbures l'affaire Dormuz le détroit Dormuz c'est comme un caillot sur une artère jugulaire mais surtout c'est un révélateur révélateur de notre inconscience de notre incompétence de l'inconscience de la classe politique en 1973 quand il y a eu le premier choc pétrolier le plan Mesmer a été remarquable et les présidents qui ont suivi ont continué ce plan ce plan il est installé sur un diptyque centrale nucléaire une cinquantaine à l'époque hydroélectricité et là qu'est-ce qu'on a fait depuis plusieurs années avec Hollande et Macron on a fait l'inverse on a sacrifié le nucléaire avec la fin de Fessenheim vous connaissez l'histoire on a voulu lancer les énergies intermittentes qui coûtent cher et qui ne marchent pas on s'est fâchés avec les Russes on a accepté ce que les Américains nous demandaient les Américains qui font du gaz de schiste qui cherchent à vendre leur gaz de schiste nous ont dit sanctions contre la Russie sanctions donc on s'est coupé du gaz russe et du pétrole russe qui était 4 fois moins cher et 4 fois moins polluant que le GNL américain et maintenant on consomme du gaz et du pétrole américain c'est vraiment salut l'artiste le genre de pipeau du Titanic de Mozart de la finance bon et puis en même temps autre chose qu'on ne dit jamais pour faire plaisir aux écolos on a interdit par une loi en 2011 puis en 2017 la recherche en hydrocarbures au large de la Guyane et on a interdit la facturation hydraulique sur le territoire français sous prétexte de décarbonation etc et on n'a rien fait pour la géothermie qui est une ressource d'avenir il suffit de creuser un petit peu pour avoir une énergie infinie alors voilà on a tout faux deuxième nœud coulant et le troisième nœud coulant c'est le plus grave c'est le nœud coulant de l'offre compétitive et du travail je ne donnerai un seul chiffre nous ne produisons que 36% des produits manufacturés que nous consommons et là on revient à l'Europe c'est qu'en fait on a mis tous nos œufs dans le même panier avec un panier européen c'est à dire une Europe qui n'est pas un espace de production qui n'est plus un espace de production mais qui est un espace de consommation réfléchissez à ça et deuxièmement un espace de consommation qui n'est pas protégé c'est le seul espace du monde qui n'est pas protégé parce que le mot douane avec le cercle de la raison c'est encore un péché
revenons aux conséquences politiques après la disparition de l'IANA la classe politique a parlé de dysfonctionnement propose une noria de réforme est-ce que cela vous paraît suffisant Philippe De Villiers faut-il aller plus loin en mettant en oeuvre une véritable révolution pénale est-ce qu'il faut une révolution pénale Philippe ?
alors il faut une révolution pénale qu'est-ce que ça veut dire ?
oui il faut une révolution pénale parce que aujourd'hui la justice est à l'envers il faut la remettre à l'endroit et pour la remettre à l'endroit je résumerai en quelques mots c'est la question de la peine alors aujourd'hui la justice est à l'envers parce que elle repose sur l'excuse absolutoire l'excuse absolutoire ça veut dire c'est pas le coupable qui est coupable c'est la société donc on trouve des excuses au coupable et puis le deuxième principe qui est là aussi une inversion c'est l'accusation l'inversion accusatoire c'est-à-dire qu'en fait quand on regarde bien si on écoute la gauche judiciaire et toute l'idéologie judiciaire c'est pas vraiment le coupable qui est vraiment coupable c'est la victime si on cherche bien et donc vous allez voir tout le système est établi sur ces deux principes l'inversion victimaire et l'excuse absolutoire alors il faut premièrement rétablir les peines minimales pour qu'il y ait un bornage vers le haut et un bornage vers le bas c'est ce que dit très bien l'Institut pour la justice dont vous recevez parfois le président remarquable Pierre-Marie Sève bornage vers le bas c'est-à-dire qu'il faut enserrer les juges et les obliger à prononcer des peines de prison qui sont des peines probatoires et dissuasives ensuite sur la question de la peine il faut supprimer le juge de l'application des peines pourquoi ?
c'est un sujet qu'on n'aborde jamais mais il est essentiel parce que le juge de l'application des peines il peut chaque année remettre la moitié de la peine c'est un deuxième procès dans le procès et à ce deuxième procès la victime n'est pas présente vous voyez ce que je disais tout à l'heure sur l'inversion victimaire là il n'y a que le coupable il n'y a pas la victime donc il faut supprimer le juge de l'application des peines si tu prends 10 ans tu prends 10 ans tu fais 10 ans ensuite il y a la question de la peine incompressible vous voyez par exemple Benkired Dalia Benkired a été condamnée à 30 ans non à une peine incompressible ce qui a assassiné Lola mais on sait déjà qu'au bout de 30 ans il y aura des experts des psychiatres et elle sortira non incompressible la peine incompressible la peine perpétuelle doit être perpétuelle les mots ont un sens ensuite il va falloir rouvrir le débat sur la peine de mort tout le monde se pâme devant Badinter panthéonisé Badinter c'est l'homme qui a supprimé la peine de mort pour les coupables mais pas pour les victimes toutes ces marches blanches en témoignent Badinter c'est l'homme qui dans le même temps a libéré des milliers de prisonniers en 1981 quand il est arrivé et c'est l'homme qui a fait du conseil constitutionnel une instance d'empêchement pour la loi française la loi du peuple enfin je dirais ceci il faut 40 000 places de prison supplémentaires et libérer tout de suite ça c'est à notre portée 20 000 places de prison tout de suite en renvoyant chez eux les prisonniers étrangers il y en a 20 000 qu'est-ce qu'ils font dans les prisons françaises rien si on libère ces 20 000 places de prison on pourra mettre les futurs manifestants de la coupe du monde qui vient
je fais une anticipation juste après le déclenchement de la guerre vous aviez dans une prémonition habile en citant Churchill vous aviez dit l'homme d'état qui cède la fièvre guerrière doit savoir qu'une fois le signal donné il perd le contrôle de sa politique et des actes qui vont se dérouler sur le champ de bataille et nous sommes désormais au jour d'après on a vu cette scène à Versailles on peut voir l'image de Donald Trump qui va signer donc cet accord je pense qu'on a pu le découvrir voilà regardez Donald Trump qui signe depuis le château de Versailles alors que les négociations sont reportées elles devaient se tenir dès ce vendredi en Suisse et puis il y a une autre séquence quelques heures plus tôt en plein G7 Donald Trump arrive dans la pièce et il va rappeler avec humour peut-être une évidence écoutez je vous prends le jeûne
cher Philippe comment voyez-vous ce jour d'après et selon vous qu'est-ce qui va changer dans les relations internationales
bientôt il ne pourra plus dire I am the boss c'est ça qui va changer et taper sur l'épaule de l'anglais pourquoi parce que le monde dans lequel nous entrons n'a plus rien à voir cette fois-ci avec l'après-mur de Berlin Fukuyama le grand historien la pète par le doux commerce multilatéralisme plus de frontières plus de douanes etc la situation la société internationale sera bientôt méconnaissable pour les raisons suivantes que je voudrais énumérer avec vous premièrement nous allons vivre le crépuscule de la république impériale pour reprendre le terme de Raymond Aron la république impériale c'est-à-dire l'Amérique récapitulons qu'est-ce qui vient de se passer depuis le 28 février l'Amérique n'a atteint aucun de ses objectifs de guerre le régime change non il n'y a pas eu de changement de régime on est passé du de l'islamo au militarisme au militaro islamisme entre les paces d'Aran gardien de la révolution et les mollah on échange le même livre c'est le coran donc la république islamique elle est là elle n'a pas bougé deuxième objectif c'était les fameux 440 kilos bon ils se promènent on ne sait pas où mais en tout cas pour l'instant ils sont intacts et le troisième objectif de guerre c'était de d'entendre le peuple iranien provoquer la révolte du peuple iranien comme au printemps dernier il ne s'est rien passé ensuite il y a un changement majeur pour les américains au moyen orient c'est qu'en fait les pétro-monarchies qui avaient fondé leur sécurité sur une sorte d'échange pétrole contre sécurité avec l'amérique sont maintenant traumatisés et vont chercher dans les semaines dans les mois qui viennent une autre posture de sécurité pour se protéger troisièmement le piège d'Hormuz s'est refermé et là on le voit bien à l'heure qu'il est le piège d'Hormuz en fait qu'est-ce que ça veut dire le piège d'Hormuz ça veut dire que l'Iran on croyait que l'Iran voulait une bombe atomique en fait ils en ont deux ils ont celle des 450 kg d'Iranium enrichi et ils ont le détroit d'Hormuz la preuve c'est que toute l'économie mondiale est à l'arrêt à cause du détroit d'Hormuz enfin et surtout je dirais il y a eu l'enlisement vietnamien il y a l'ensablement iranien c'est à dire qu'en fait après l'Irak après l'Afghanistan c'est énième échec de l'Amérique donc en termes de prestige et d'image l'Amérique est regardée c'est encore tout neuf mais on va s'en apercevoir dans les semaines qui viennent le deuxième le deuxième point important c'est le nouveau statut de l'Iran qui devient une puissance régionale au Moyen-Orient et peut-être même la première puissance régionale au Moyen-Orient c'est hallucinant ce que je voulais mais c'est la réalité en effet la république islamique d'Iran a vaincu la première puissance militaire du monde et son allié israélien quand dans une guerre asymétrique le présumé vainqueur ne réussit pas à vaincre
il a perdu merci Philippe De Villiers rendez-vous la semaine prochaine Geoffroy Lejeune un grand merci à la semaine prochaine à la semaine prochaine
Philippe de Villiers