Immigration, pouvoir d'achat, Niger: ce qu'il faut retenir de l'interview d'Emmanuel Macron
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Je voudrais commencer cet entretien en félicitant les Français. Le pape a raison d'appeler à ce sursaut contre l'indifférence. Parce qu'à chaque fois qu'on parle du sujet de l'immigration, on parle de femmes et d'hommes et il ne faut jamais l'oublier. 28 000 morts en 10 ans. Je l'ai eu l'occasion moi-même de le dire, mais l'Europe est le continent qui fait le plus. Mais on doit aussi être rigoureux parce qu'on a un modèle social qui est généreux. Et on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Les métiers en tension, il faut d'abord quand même essayer de faire que ce soit nos compatriotes qui y aillent. On a encore 7% de chômage et c'est le cœur de la réforme France Travail.
On ne peut pas accepter un discours qui consisterait à dire que ce sont des gens qui sont étrangers en situation irrégulière qui vont occuper les métiers dans le BTP, la restauration ou autre. Non, il y a des Françaises et des Français qui sont au RSA, qui parfois ont la possibilité d'occuper ces emplois. Il faut les former, les aider parfois au déplacement ou au relogement, mais enfin plutôt les accompagner sur ces métiers. Et après, il y a des situations très humaines. Quand vous avez des femmes et des hommes qui sont là pour travailler, qui travaillent bien, qui sont de fait intégrés, il ne faut pas les laisser dans la précarité administrative. Ça ne marche pas le blocage des prix.
Pourquoi ça ne marche pas ? Parce que les prix sont plus administrés dans notre pays. Pourquoi l'essence augmente ? Parce que le brut de pétrole augmente. On paye notre dépendance. La Première Ministre va rassembler tous les acteurs de la filière cette semaine. Et on va leur demander de faire un prix coûtant. Et puis à côté de ça, j'ai demandé au gouvernement, pour le budget qui arrive, de continuer à accompagner les Françaises et les Français qui travaillent et qui ont besoin de rouler pour travailler. Donc c'est quoi qu'il en coûte ? Effectivement. Non, pas du tout. On est sorti de cette logique. Ce n'est pas un chèque de plus ? Non, c'est un mécanisme qui doit être limité. Pour qui ?
Pour les travailleurs ? Ça dépend de comment évolue le prix. Vous dites les travailleurs. Qui sera limité aux travailleurs. Les travailleurs, c'est vaste. Qui ne dépassera pas ce qu'on appelle les 5 premiers décibles, c'est-à-dire la 50% des travailleurs les plus modestes. Et avec un montant ? Et qui sera au maximum de 100 euros. Quand on regarde ce qui est moyen, on connaît les mécanismes qu'on a déjà pu avoir, c'est 100 euros par voiture et par an. Ce qui est très important pour nos Français, c'est qu'on est attaché à la bagnole. On aime la bagnole. Et moi, je l'adore. Donc d'ici à la fin du quinquennat, on aura au moins un million de véhicules électriques qu'on produit.
Ça veut dire qu'on réindustrialise par l'écologie. On ouvre 4 très grandes usines de batteries électriques en France, en ce moment même. Et toute cette vallée électrique qui ira de Douai à Dunkerque, c'est des dizaines de milliers d'emplois industriels qui vont être créés dans les prochaines années grâce à ça. Sur les chaudières au gaz, je me suis beaucoup posé la question. D'interdire ? On n'interdira pas. Parce qu'on ne peut pas justement laisser nos compatriotes, en particulier dans les zones les plus rurales, sans solution. Par contre, qu'est-ce qu'on va faire ? On va développer les pompes à chaleur et accompagner les ménages pour s'équiper de pompes à chaleur.
La France a décidé de ramener son ambassadeur. Et donc dans les prochaines heures, notre ambassadeur avec plusieurs diplomates rentreront en France. Et nous mettons fin à notre coopération militaire avec les autorités de fête du Niger, car elles ne veulent plus lutter contre le terrorisme. C'est donc la fin de la présence française militaire au Niger. Elle sera organisée dans le temps, dans les semaines à venir, mais c'est la fin de cette coopération. Merci.
Merci. Merci.