[Sommet de l'IA] Ouverture de l'événement
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:34Anne LénanfFait
« L'enjeu est de mettre l'IA au service de l'humain et non l'inverse. »
- 13:11Anne LénanfChiffre
« 2,6 milliards d'euros levés par les start-ups françaises de l'IA en 1 an. »
- 29:54Bruno BonnelChiffre
« 97 % des Français ont un smartphone. »
- 36:27Joseph GourlianChiffre
« Une un électeur sur 6 avait consulté l'IA pour les municipales. »
- 43:00Bruno BonnelChiffre
« Un cerveau humain, ça travaille à 60 W. Si on fait travailler tout ce que fait un cerveau par du silicone et de l'IA aujourd'hui, c'est deux centrales nucléaires. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Lia va tout changer, la croissance, le travail, la compétitivité mais est-ce qu'on y croit vraiment ou est-ce qu'on fait semblant pour démêler le vrai du récit Philippe Agon, prénobel d'économie et notre grand témoin fil rouge de cette journée ? Alors Philippe Agon, ce sommet, il y a avec nous, vous êtes le grand témoin. Merci beaucoup d'être d'être avec nous. Euh on est euh dans cette région des Haut-Fance qui a fait de de la transformation en son identité et le paris de la réindustrialisation et de l'attractivité. Quel est votre regard sur cet événement ? Un sommet européen ancré dans un territoire comme les Haut-Fance avec cette dimension avec nous. Oui, ben je crois que c'est c'est une très très bonne initiative évidemment parce qu'effectivement je je
crois beaucoup que l'intelligence artificielle c'est le grand espoir pour que nous retrouvions de la croissance et seulement c'est très important que ça soit inclusif que ça soit avec les gens et pas contre eux pas que tout le monde se sente impliqué et donc je crois que l'idée de faire ça dans les territoires et avec l'idée de dire avec nous c'est de dire que cette révolution et bien on va la faire d'une façon que personne ne soit sur le bord de la route et que ça entraîne tous nos concitoyens parce que je pense que s'il y a de l'exclusion, ça fait ça donne lieu à du populisme et je crois que le le défi c'est de réussir à rendre cette révolution porteuse de croissance mais d'une croissance véritablement inclusive. C'est pour ça que je pense que c'était très important
de cette initiative.
Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue ici à Eur Technologie. Merci de vous installer s'il vous plaît. Nous allons démarrer donc bienvenue au sommet IA avec nous. Un sommet qui est organisé par la région de France à l'initiative de son président Xavier Bertrand que je vois ici un événement que nous avons construit pour être la digne suite du sommet de Paris de février 2025. Un événement qui a obtenu le haut patronnage du président de la République Emmanuel Macron qui clôturera ce sommet tout à l'heure vers 18h en visioconférence depuis l'Élysée et au côté du Premier ministre canadien Marc Carnet. Donc je vous donne rendez-vous tout à l'heure vers 18h pour les
retrouver. Le Canada qui est un pays invité d'honneur du sommet. J'en profite pour saluer les représentants du Canada et les représentants de toutes les délégations étrangères qui nous ont rejoint aujourd'hui. Cet événement est non seulement la suite du sommet de Paris, il est aussi un événement du G7, le G7 d'Éviant qui réunira donc les grandes semondes dans quelques jours à Évian lundi et on est très fier d'être inscrit dans la programmation du G7. Alors cet événement c'est Fanny l'a dit c'est la suite du sommet de Paris pour l'action sur l'intelligence artificielle mais c'est aussi un événement d'un genre nouveau. Il va être question aujourd'hui d'emploi d'économie de culture. On va
parler de stratégie de souveraineté et surtout il va être question de démocratie. La grande nouveauté de cet événement, c'est que sur scène, les discussions seront commentées par un panel d'habitants des Haut-Fance qui se trouve ici à ma gauche et je disparaîtrai dans quelques minutes pour les rejoindre. Ils sont ils sont une dizaine habitants de la région, institutrices, proviseur de lycée, figure du mouvement associatif, agriculteur, maire de commune rurale et aujourd'hui on va essayer de partir de leurs questions, des questions qu'il se posent, que nous nous posons que vous vous posez sur l'IA pour orienter les débats et je dirais qu'après le temps de la diplomatie qui était celui du sommet
de Paris en 2025 est peut-être venu le temps de la démocratie et des grands choix dont on va débattre ensemble aujourd'hui. On a le plaisir aussi d'accueillir et je les salue. Ils sont là nos partenaires de CMA Média avec BFM Business qui joue toute la journée en direct depuis le plateau ici à Eur Technologie. Et j'en profite pour saluer toute la presse qui parle de nous et qui est partenaire de ce sommet. Évidemment, CMA Média, l'Express, les Échos, le Parisien, toute notre presse régionale et locale, la Voie du Nord, le courrier Picard, ici radio, enfin voilà, vous parlez, vous êtes très nombreux et je sais, je vois le service presse, ils ont fait un énorme boulot. Il y avait plus de 40 journalistes ici ce matin et je les je les en remercie. Euh vous dire aussi que
nous avons et je les remercie également plus de 70 speakers de haut niveau, 70 intervenants qui vont jouer sur trois scènes différentes. Celle-ci qui est la scène principale, l'atrium, une salle masterclass que je vous invite à découvrir où nos speakers, nos experts décrypteront les sujets de l'IA. Et puis nouveauté de ce sommet aussi, nous avons une salle Agora avec des sessions de présentation de nos start-up local, nos pépites locales qui vont pitcher et également des sessions AA. C'est noté sur votre programme. Alors, on me dit souvent ça veut dire quoi AMA ? Ça a été on voilà c'est l'acronyme pour Ask me anything. Donc ça veut dire posez-moi n'importe quelle question. Et on a des grands témoins qui ont accepté de se
prêter au jeu de cet exercice. Donc ils seront en AA. Vous pouvez leur poser n'importe quelle question dans la salle Agora. Vous avez le programme avec vous. Et on va donc démarrer, je le disais tout à l'heure, vous êtes nombreux à venir d'autres pays, d'autres régions de France et pour vous offrir un super accueil lillois parce que on est réputé aussi connu pour ça, je vais inviter Éc Skironka et Arnaudand pour vous accueillir. On peut les applaudir.
Voilà, ils vont assurer cet accueil lillois si chaleureux qui fait la force. Venez messieurs peut-être avec moi ici, on va démarrer en forme debout. Ça vous va ? Allez, on va faire Ouais, on va le faire debout. On démarre par qui ? Qui veut y aller ? Écironka peut-être sur le ce lieu aura technologie. Alors, on est bien évidemment très heureux de vous accueillir dans dans ce lieu incroyable qui est Eura technologie, le lieu mythique de la métropole européenne de Lille et de la ville de Lille. C'est donc ici c'est un symbole aussi de la transformation de notre territoire, un des premiers incubateurs d'innovation, le plus vieil incubateur européen. Le premier oui et aujourd'hui le premier mais c'est le plus vieux aussi dans notre temps et un des plus importants accélérateurs
aujourd'hui de start-up ici. Donc l'endroit a été tout désigné par cet écosystème pour accueillir ce deuxème sommet de l'IA que nous sommes très fiers d'accueillir ici à Lille et et j'ai entendu le chiffre. Donc 1500, on est plus de 1500 déjà ici et on a plusieurs milliers déjà sur les nos plateformes parce qu'on est à guichet fermé, on a dû clôturer les inscription mais voilà mais en tout cas c'est un grand succès. J'ai envie de vous demander à tous les deux parce qu'on on s'est vu récemment fêter la victoire de l'île des Haut de France de la métropole pour l'Agence européenne des douanes. Aujourd'hui on accueille un sommet international. Ça dit quoi de notre métropole et de notre ville ? Mais c'est dit que quand on travaille ensemble, quand on est réuni,
on gagne et on arrive à mobiliser euh un parterre incroyable pour ce sommet qui sera, je crois euh euh historique pour euh pour l'IA et pour la métropole. Arnaud, ça dit beaucoup sur l'attractivité de Lille effectivement qui aujourd'hui est une vraie capitale européenne et je voudrais quand même remercier et saluer notre président de région Xavier Bertrand sans qui nous ne serions pas là pour ce sommet de l'IA et qui a fait aussi beaucoup sur la candidature lilloise pour l'agence européenne des douanes. Merci monsieur le président Jacqu Xavier et c'est vrai et il racontera tout à l'heure dans dans quelques minutes il en est à l'initiative et ensuite vous avez tous suivi les partenaires comme d'habitude
le collectif s'est mis en marche. Merci messieurs. Merci à vous et bon sommet à tous. Arnaud Desland maire de Lille. Éric Skironka président de la métropole européenne de Lille. Merci messieurs.
Et je vais maintenant inviter pour ouvrir officiellement ce sommet madame la ministre Anne Lénanf, ministre déléguée chargée de l'IA et du numérique. Bienvenue chère madame, madame la ministre. Je vous invite à ouvrir officiellement ce sommet.
Impressionnant. Bonjour à toutes et à tous. ce magnifique lieu, beaucoup de monde, tout est bien. Monsieur le président de la région Haute-de-Fance, cher Zavis Bertrand, madame la ministre, mesdames et messieurs les parlementaire, monsieur le président de la métropole européenne de Lille Éric Skironka, monsieur le maire de l'île Arnaud des Mesdames et messieurs les élus, monsieur le secrétaire général pour l'investissement, cher Bruno Bonel, madame l'envoyé spécial du président de la République, cher Anne Bouvre, monsieur le préfet, cher Bertrand Gô, Mesdames et messieurs, les entrepreneurs, les exposants, je suis ravie de me tenir aujourd'hui devant vous au cœur des Haut de France pour le
lancement de ce sommet LIA avec nous qui s'inscrit dans une dynamique ambitieuse, celle d'une intelligence artificielle ancrée dans le concret au service des citoyens, des entreprises et des territoires. Acte 2, du sommet de Paris. Cet événement placé sous le haut patronnage du président de la République permet d'ancrer encore plus l'IA dans nos territoires, mais également de rappeler un sujet essentiel. L'enjeu est de mettre l'IA au service de l'humain et non l'inverse. Ce sommet explore comment l'IA peut devenir un levier de progrès pour tous en abordant ces enjeux technologiques,
économique, sociau, culturel au programme un bilan des avancées depuis le sommet de Paris, une réflexion sur la souveraineté numérique et des débats sur l'impact de l'IA sur l'emploi, l'éducation et la réindustrialisation, les data center, l'innovation territoriale Et les défis géopolitiques seront également au cœur des échanges tandis que des start-ups présenteront des solutions concrètes pour intégrer l'IA dans notre quotidien. Les échanges viseront aussi à démocratiser une IA inclusive responsable en garantissant qu'elle
serve l'intérêt général sans laisser personne de côté. Des tables rondes sur les liens de l'IA avec la culture, la propriété intellectuelle, la défense et les coopérations internationales viendront également enrichir cette réflexion. Ce n'est pas étonnant que ce sommet se tienne dans les Haut de France. [raclement de gorge] Une région particulièrement attractive, innovante, reconnue pour ses entrepreneurs et le dynamisme de son écosystème tech sous l'impulsion de son président Xavier Bertrand. En tant qu'élu local, moi-même, je sais l'importance des territoires dans l'innovation, dans le développement des technologies, mais également dans leur adoption. L'IA doit
se développer partout en France pour nous tous et avec nous tous. Merci à la région Haut-De-Fance d'organiser cet événement majeur. Ce sommet qui se tient 18 mois après le sommet de Paris et à quelques jours du G7 déviant est d'abord l'occasion de dresser un bilan, mais aussi de tracer ensemble les prochaines étapes. En février 2025, sous l'impulsion du président de la République, Paris devenait la capitale mondiale de l'intelligence artificielle. Pendant plusieurs jours, plus de 40000 participants, dirigeants, chercheurs, entrepreneurs, innovateurs ont convergé vers notre pays pour partager une vision commune, celle d'une IIA souveraine,
performante au service de tous. Nous l'appelons la troisème voix. La troisème voie, c'est une IA qui nous ressemble et qui correspond à nos valeurs. Bien entendu, la France n'a pas attendu 2025 pour agir. Dès 2018, une stratégie nationale ambitieuse était déployée, permettant à notre écosystème de se isser parmi les meilleurs au monde. Mais le sommet de Paris a clairement marqué un tournant. Alors 18 mois après, où en sommes-nous ? La France dispose désormais d'un écosystème complet. des chercheurs et des enseignements des instituts d'enseignement supérieur de premier plan, des talents reconnus mondialement, des PME, des start-ups,
des grandes entreprises engagées dans tous les secteurs, la santé, l'industrie, le transport, les services publics et bien d'autres encore. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. 2,6 milliards d'euros levés par les start-ups françaises de l'IA en 1 an. C'est considérable. Cette dynamique prouve une chose : la France est capable de proposer une offre souveraine, performante et alignée sur nos valeurs. Et nous continuons à soutenir cet écosystème avec des programmes comme France légalch, pionnier de l'IA. J'annoncerai d'ailleurs dans quelques jours la nomination de nouveaux lauréat de ce dispositif. La 10e édition de Vivateek qui se
déroule la semaine prochaine à Paris sera l'occasion d'illustrer à nouveau le dynamisme de la tech française, son leadership au niveau européen et sa contribution à notre souveraineté numérique. Mais derrière les algorithmes que nous utilisons tous les jours, il y a des infrastructures de calcul. C'est d'ailleurs l'un des enseignements majeurs du sommet de l'IA à Paris. Si nous voulons développer une IA souveraine, nous devons également disposer sur notre solités de calcul nécessaire à son développement. Et pour accueillir les centres de données, les Hautes-Fance disposent d'atout exceptionnels. D'abord, une position géographique unique au cœur du premier bassin économique européen à proximité
immédiate de Paris, Londres, Bruxelles, Amsterdam. Ensuite, un foncier disponible, des infrastructures logistiques de premier plan et une longue tradition industrielle qui permet d'accueillir rapidement des grands projets d'investissement. Mais là tout ici, le plus stratégique est sans doute l'énergie. Avec Graveline, premier site nucléaire d'Europe occidentale, les Haut-Erance disposent d'une électricité abondante, compétitive et décarbonnée. C'est d'ailleurs ici dans les Haut de France que nous avons identifié trois sites d' fast track dont la localisation est particulièrement adaptée à l'accueil d'infrastructures de calcul de grande
ampleur et à leur raccordement rapide au réseaux électrique. Cette démarche est essentielle car dans la compétitivité internationale qui se joue aujourd'hui autour de l'intelligence artificielle, la rapidité de mise à disposition des infrastructures est devenue un facteur décisif. Je participerai d'ailleurs tout à l'heure au côté du président de la région de RTE et des collectivités concerné à la signature d'un protocole d'accord qui permettra d'accélérer le raccordement du site Fast Trck d'Escodin. Les atouts de la région Haut-De-Fance ne seraient rien sans la volonté politique. Et c'est pourquoi je tiens à saluer particulièrement votre engagement
personnel cher Xavier Bertrand et ainsi qu'aux équipes de la région celui des élus locaux dont la contribution est clé pour la réussite des projets et enfin bien sûr monsieur le préfet celui des services de l'État en région sous votre direction à travers vous c'est la mobilisation collective de tous les acteurs régionaux qui contribuent à rendre ces investissements possibles. Ces infrastructures sont essentielles. Elles sont la condition pour développer en France des modèles, des applications, des innovations qui feront l'intelligence artificielle de demain. Les Haut-de France sont aujourd'hui identifiés comme l'un des territoires qui feront fonctionner l'intelligence
artificielle française de demain. Les annonces réalisées lors de T France le 1er juin l'ont à nouveau confirmé. Je pense notamment au projet de Softbank qui prévoit d'investir 45 milliards d'euros dans la région pour la construction d'infrastructures de calcul. Derrière ces infrastructures, c'est toute une chaîne industrielle qui se met en mouvement. L'annonce par Schneider électrique de l'ouverture d'une nouvelle usine à Dunker pour répondre aux besoins des centres de données répond parfaitement à cette dynamique. Ces investissements renforcent l'attractivité du territoire, créent des emplois qualifiés et soutiennent l'innovation. Il démontre que l'intelligence artificielle n'est pas seulement une révolution
technologique, c'est aussi une opportunité de développement économique et de réindustrialisation pour nos territoires. Et les Haut de France, vous vous en saisissez à pleine main. Je vous en je m'en réjouis, je vous en félicite. Bravo ! Mesdames et messieurs, cette journée est aussi l'occasion d'évoquer l'impact multidimensionnel de l'IA pour une définir une stratégie inclusive et souveraine. L'IA est avec nous et c'est ensemble que nous la construirons. Je vous invite à profiter de cette journée pour échanger, partager, confronter les points de vue, pour construire la suite de cette histoire. Quant à moi, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine à Vivateek pour
poursuivre ensemble cette aventure. Excellent sommet à tous. Merci beaucoup madame la ministre. Merci d'être avec nous ce matin et nous allons poursuivre cette ouverture avec je vais inviter Bruno Bonel. On est très heureux de vous avoir ainsi que Joseph Gourlian et qui est également présent. Cher Joseph, venez venez également nous rejoindre et le temps que vous installiez messieurs, l'acte 2 se joue en français. Nous l'avons entendu évidemment avec madame la ministre Anne Lénanf, mais il se construit en européen également et Navir Kunon, la vice-présidente de la Commission européenne n'a malheureusement pas pu être avec nous à les contraintes par un déplacement à l'étranger, mais elle a tenu à adresser un message ce matin à Lille. Elle a
préparé elle a présenté il y a quelques jours son nouveau paquet de réglementation et de plans de l'Union européenne sur l'IA. On l'écoute
monsieur le président, madames et messieurs, je regrette de ne pouv être parmi vous aujourd'hui à Lille, mais je voulais vous adresser un message très clair. Ce qui se passe ici n'est pas seulement important pour la France, mais aussi pour l'Europe. L'intelligence artificielle est en train de devenir l'une des technologies phare de notre époque. Elle déterminera notre compétitivité, notre sécurité et notre prospérité pour les décennies à venir. Et l'Europe a fait son choix. Nous voulons une IA innovante, ambitieuse et compétitive. Mais nous voulons aussi une IA qui reflète nos valeurs démocratiques et renforce notre sécurité économique. Et c'est pourquoi nous passons d'une
Europe qui se contente principalement de réglementer la technologie vers une Europe qui la développe, y investit et la déploie à grande échelle. [rires] Notre objectif est clair. L'Europe doit avoir la capacité de développer, de fabriquer et de déployer les technologies critiques pour l'avenir. C'est un cela implique d'investir tout au long de la chaîne des valeurs de l'IA des semiconducteurs aux infrastructures cloud et informatiques. Des données au talent, de la recherche au start-up et au scaleup. à travers notre plan d'action EU AI Continent à nos 19 AI Factories et à la future initiative Giga Factory ainsi qu'à notre programme plus large en matière de compétitivité, nous mettons en place les conditions nécessaires pour que l'Europe devienne l'un des
principaux écosystèmes mondiaux en matière d'IA. Nous veillons également à ce que l'IA ne soit pas réservé à une poignée de grandes entreprises. Grâce à notre réseau de plus de 200 pôles d'innovation numérique européens, nous aidons également les petites et moyennes entreprises à les start-ups et les pouvoirs publics à adopter des technologies numériques de pointe et l'IA de manière à en tirer de réels avantages économiques et sociétaux. Maintenant, en parallèle, nous mettons en place les infrastructures dont l'Europe a besoin pour être compétitive à l'échelle mondiale. Nous voulons que l'Europe soit l'un des meilleurs endroits au monde pour former des modèles d'IA générative et développer des applications d'IA de nouvelles génération. Mais nous savons que pour être à la
pointe de l'IA, il faut faire preuve d'une ambition encore plus grande. C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui les giga factory qui sont dédiés à l'IA. Ces installations fourniront l'énorme puissance de calcul nécessaire pour former à grande échelle les systèmes les plus avancés ainsi que les futurs modèles de base, les modèles de référence. Cela envoie un message fort. Non seulement l'Europe a besoin de cette infrastructure mais elle dispose également de la capacité industrielle, de la volonté d'investir et de la détermination nécessaire pour la construire. Le succès de l'IA dépend de la capacité des Européens à l'utiliser, à la façonner et à en tirer profit. C'est pourquoi nous mettons en place une académie des compétences en IA qui aidera les étudiants, les chercheurs,
les entrepreneurs et les travailleurs à acquérir les compétences nécessaires pour tirer partie des opportunités offertes par l'IA, y compris par l'IA, générative dans tous les secteurs de nos économies. Notre objectif est très simple, faire en sorte que chaque Européen puisse participer à la transformation par l'IA et que les entreprises européennes puissent trouver les talents dont elles ont besoin pour innover et se développer. Et la France est au cœur de cet effort. Les entrepreneurs, chercheurs et ingénieurs français montrent que l'Europe est capable de produire des champions technologiques de classe mondiale. Des entreprises telles que Mistral et OVH Cloud ont démontré que l'IA et l'infrastructure cloud européenne peuvent aller excellence, innovation et
autonomie stratégique. La région des Haut de-Fance est en place de devenir un pôle majeur de l'économie de l'IA, réunissant des capacités industrielles, réunissant les infrastructures numériques, les ressources énergétiques et les talents. L'annonce faite lors du sommain Choose France, d'un investissement majeur de Soft Bank dans les infrastructures d'IA, dans cette région envoie un signal très fort au monde entier. L'Europe attire des investissements. Elle car elle dispose des talents de la base industrielle et de l'ambition nécessaire pour réussir. Mais notre ambition n'est pas diriger des murs. L'Europe restera ouverte au monde et ouverte aux investissements. Nous sommes convaincus que l'ouverture et la souveraineté vont
de pair. Nous souhaitons travailler en étroite collaboration avec des partenaires de confiance qui partagent notre engagement dans la démocratie et l'état de droit. Le Canada fait partie de ses partenaires. Notre coopération dans le domaine de LIA, des technologies numériques et des industries de pointe peuvent contribuer à la façonner un écosystème d'innovation qui sera transatlantique, fiable, générateur de croissance et renforçant de résilience. La révolution de l'IA ne peut être l'affaire des seuls gouvernements. [grognement] Cela nécessite des entrepreneurs qui osent innover, des chercheurs qui repoussent les limites du savoir, des investisseurs prêts à prendre des risques et des citoyens qui souhaitent que la technologie soit au service des personnes et de la société. C'est
pourquoi le thème de votre sommet rev une telle importance. L'a n'est pas une quelque chose qui nous tombe dessus. C'est une réalité que nous devons façonner ensemble. L'Europe a les talents, l'Europe a les industries, l'Europe dispose des valeurs nécessaires. Et au côté de la France, des régions comme les Haut de France et de partenaires de confiance comme le Canada, nous avons l'occasion de faire de cet événement un moment décisif pour l'Europe. Je [grognement] vous remercie vraiment et vous souhaite un excellent sommet.
Nous déjà pour ouvrir ce sommet, vous avez dit oui tout de suite à l'invitation du président Bertrand. pour vous présenter. Vous avez eu plusieurs vies vous Bruno Bonel, vous êtes le cfondateur de l'éditeur de jeux Infogramme puis de Robot Police. Vous défendez depuis très longtemps l'innovation et l'entrepreneuriat et vous êtes le visage aujourd'hui de France 2030 un projet d'investissement public doté de 54 milliards d'euros pour aider la France à trouver à retrouver sa souveraineté industrielle et technologique. sur ce sujet de l'IA qui est au cœur du débat, au cœur de notre journée. En quoi ça constitue pour vous et pour France 2030 une rupture spécifique ? Est-ce qu'il y a des particularité avec Lia ? Oui, bonjour. Bonjour à tous en vos grades et qualités comme on dit,
spécialement à Xavier. De toute façon, j'avais pas le choix, je devais être là. LIA est apparu dans nos vies, j'allais dire dans ce qu'on dit dans l'atmosphère mondiale il y a à peine 3 à 4 ans. C'est important de le rappeler parce que si vous regardez les évolutions technologiques des dernières années, pour vous donner quelques maîtrixes, les smartphones ont mis 15 ans 15 ans à être adoptés par toute la population. En 3 ans, il y a pratiquement 50 % de la population, toute population confondue, tout âge confondu. Il y a 50 % en 3 ans qui adoptent l'IA, qui l'utilise et d'une façon, j'allais dire presque
quotidienne. C'est une dynamique qui n'a jamais été vue avant, cette adoption. Quand on établit le plan France 2030, c'est en 2021. On parle d'IA dans des cercles bien évidemment d'initiés. On parle pas d'IA ni générative et encore moins grand public et encore moins à usage pratique quotidien. On a bouleversé les plans de France 2030 en 2023. Bouleversé en consacrant sur les 54 milliards d'euros qu'on avait décidé de mettre dans l'innovation 10 milliards sur les A. On a décidé de complètement transformer nos appels d'offre, nos appels à projet en disant il faut absolument mettre une composante IA dans chacun. de ces investissements
d'avenir français. Donc la c'est pas un phénomène simplement de d'amélioration technologique, c'est un changement profond sociétal mais que les la foule et la foule française notamment qui je rappelle est le 5e pays en terme d'adoption de l'IA dans le monde a adopté spontanément comme un facteur de compétitivité et d'ailleurs on dit beaucoup IA. J'aime bien qu'on dise IA et qu'on dise pas intelligence artificielle parce que en réalité c'est l'intelligence augmentée et on est en train de fabriquer de transformer euh notre notre la réflexion de notre pays autour de cette augmentation de l'intelligence tout comme l'outil dans le temps a augmenté notre dextérité ou
la machine a amplifié notre force. Donc on est vraiment un virage fondamental et quand on pense 10 15 20 ans, ce qui est mon job euh de devant la France de 2050, la France de 2070, on doit intégrer cette cette opportunité exceptionnelle qu'il y a pour non seulement comme vous le disiez rattraper et retrouver la la souveraineté technologique mais surtout dépasser, montrer le chemin grâce à ça veut dire quand vous dites il faut il faut y aller à fond, ça veut dire être audass retrouver trouver cette audace qu'on a connu avec le nucléaire, le Minitel et cetera et et prendre confiance finalement. Oui, bien sûr, mais ça va même au-delà de ça, il faut faire confiance aux gens parce que quand on a 50 % des gens qui
adoptent l'IA en en 3 ans, on se dit ils ont compris, ils ont compris et il faut les accompagner. Donc l'enjeu aujourd'hui c'est ne pas faire décrocher les gens d'IA. D'ailleurs votre sommet s'appelle IA et nous. Ça veut dire nous c'est tout le monde. Et qu'aujourd'hui il faudrait avoir une réflexion sur l'IA. Comment on évite quelque chose. On a beaucoup parlé dans le temps de la fracture numérique. La fracture de l'IA, elle est encore plus puissante si on y prend pas garde. Et là on a on a justement le temps, l'énergie, les moyens pour le faire passer. Parce que là aujourd'hui, on parle beaucoup de l'IA dans le domaine des services. Tout le monde connaît chat GPT. Mistral dans des applications, j'allais dire presque quotidiennes. On fait une photo, on fait
un texte, on corrige ses devoirs, on triche un peu dans les thèses. Mais la révolution à venir, c'est celle du physique et high. Donc ça veut dire tout ce qui est la partie robotique de l'A de l'IA qui va nous faire gagner encore plus de dynamique parce qu'on va passer du col blanc au col bleu et là la France a beaucoup d'atout pour devenir là le pays en Europe qui soit dominant et pivot sur sur la robotique et le physical et donc il faut pas lâcher, il faut de mission que tout le monde ait accès à l'IA. Je rappellerai à tout le monde que 97 % des Français ont un smartphone. 97 % des Français ont un smartphone. Je
quand même à voir. C'est une on est une on est une nation qui a déjà une extension physique. On n déjà plus des Homo Sapiens Sapiens. On est des Homo Sapiens numéris. Donc basé ce 97, il faut les amener maintenant à l'usage de l'IA par des applications simples et grâce à ça basculer dans ce que moi j'appelle la roboté. C'est-à-dire accepter qu'on peut façon très intelligente, sans peur et avec beaucoup d'audace justement augmenter nos capacités cognitives, augmenter nos capacités de création, augmenter nos capacités industrielles grâce à à Donc il nous faut des champions nationaux évidemment européens mais pas mais pas que vous le dites, il faut nos talents,
les investissements les Spielberg des films en sont pas encore nés. les inventeurs industriels, on en est à la machine à vapeur en terme de comparaison si vous voulez technologique. Là, les les avions, les voitures, tout ce qui a fait la révolution industrielle, ce que moi j'appelle la revolution à venir, tout ça est à inventer. On est en construction. Moi, je suis quand même bluffé, pardon messieurs dames, de vous le dire, de voir autant de monde dans cette salle. Quand Xavier Bertrand m'a dit "Viens faire un speech, je pensais qu'on allait avoir 300 personnes qui allaient dire ouais, on va parler entre nous. Là, on parle, regardez, regardez-vous, on parle à des gens qui sont des hommes, des femmes tous les âges, des plus vieux,
des plus jeunes. Et ça, c'est la dynamique de Lia aujourd'hui en France et c'est cette dynamique là sur laquelle il faut jouer. Qui se pose des questions, ça peut susciter effectivement quelques quelques questions, quelques inquiétudes mais en tout cas qui qui sont déterminées. Je pense que tout ici à dire on y va de toute façon, on n pas le choix, on y va. Non, non, il faut pas dire ça. On a le choix. On a le choix et d'ailleurs on a des choix dans pas longtemps. On a le choix de dire bah non vous comprenez la nostalgie, les business models d'avant, finalement on est bien rester dans sa zone de confort, on a le choix réellement. On a le choix et d'ailleurs probablement certains pays feront ces choix. On a aussi le choix de se dire est-ce que c'est pas le moment où la
convergence de l'électricité décarbonné donc un monde plus vertueux. L'étalon sur lequel France 2030 a déjà investi plus de 2 milliards dans tous les domaines d'activité dans lequels l'IA est compris. 2 milliards 350 centres de formation dans lesquels on apprend à travailler à réinventer les process avec de l'IA. Donc électricité, talent et on en vient d'en parler les territoires dans lesquels on peut s'implanter comme évidemment les Haut de France. Là, on n pas d'excuses pour pas dire il faut pas rater le train. Maintenant, il y a des villes, vous savez, au 19e siècle qui ont dit "Nous, on fera pas de gare." Je les citerai pas par politesse, mais on les a vu décrocher. Et ben la France
peut pas dire je ne prépare pas le terrain pour l'IA parce que notre jeunesse, notre problématique démographique, notre compétitive internationale, elle passe par l'IA et la robotique euh et et c'est ce genre de manifestation au plus près des territoires qui va le démontrer. Merci beaucoup Bruno Bonel, Joseph Gourlian peut vous applaudir effectivement c'est très clair. Joseph Oourlian vous connaît comme l'heureux président du Racing Club de lance mais vous êtes ici au titre. Voilà, on veut on peut [rires] le dire c'est bah si c'est sûr mais surtout et et c'est à ce titre que vous vouliez faire cette intervention tant que président du
groupe Prisa et du WIP du World in Progress. Vous êtes notre partenaire aujourd'hui cher Joseph. Le groupe Prisa, c'est l'un des premiers groupes de presse et d'éducation en langue espagnole. vous éditez le païs normal notamment Cadéer et des de nombreuses maisons d'édition présentes dans toute l'Amérique latine. Euh ce qui vous amène, je le disais ici, c'est une conviction euh que vous voyez hein depuis quelques mois, quelques années qu'ait pas seulement un défi technologique ou économique pour les médias. Ça bouleverse. Il a un impact aussi sur l'information elle-même et et l'influence qu'elle peut avoir sur la société. Oui, merci Fannie. Merci cher Xavier président et euh et madame la ministre. Euh je suis très heureux d'être ici et
je suis très heureux de parler de d'IA. Euh je pourrais parler de foot euh plus tard euh en off, mais euh effectivement le le monde euh qui est qui est le monde de l'information a un vrai challenge avec euh avec Lia et il appréhende ce challenge euh avec euh avec beaucoup d'anxiété parce que la dernière fois qu'il y a eu un gros saut technologique, ça s'est plutôt mal passé pour nous. Ça s'est mal passé un peu aussi de notre faute parce qu'on avait tendance à donner le produit de nos recherches, notre info de manière gratuite à un peu à tout le monde. En réalité, cis qu'il y avait un modèle
publicitaire derrière. Mais quelque part le monde de de de l'information s'est fait, disons-le, ratiboisé par les grandes plateformes qui sont venus, qui nous ont pris nos contenus sans les payer et puis ensuite qui ont pris nos clients et nous ont enlevé en fait ce qui nous permettait de vivre, ce qui était essentiellement la publicité. Ça c'est l'histoire des 10 15 dernières années et et c'est pas une belle histoire non plus pour la démocratie parce qu'on a vu en fait ce que les plateformes faisaient avec ces contenus. On a vu qu'en fait il y avait aucune limite éthique dans leur manière de
de de produire ces contenus et de les de les de les rendre publiques. Et on s'est aperçu qu'en fait leurs objectifs et les nôtres étaient pas les mêmes. Nous, on cherche à informer, on cherche avant tout à donner aux citoyens de l'information qui a été vérifié. Eux, ils cherchent finalement à attirer les gens sur leur plateforme à ce qu'il reste le plus longtemps possible et il se fichent pas mal de type de contenu qui peut attirer les gens. Ils se sont même aperçus malheureusement depuis maintenant une petite dizaine d'années que les contenus les plus extrémistes que les contenus qui polarisaient le
plus était ceux en fait qui attiraient le plus les gens. Donc on a on a un vrai challenge, on a un challenge économique et je dirais presque plus important pour nos sociétés, un challenge éthique. le challenge économique. Je pense que aujourd'hui tous les producteurs de contenu, que ça soit des gens comme nous, c'est-à-dire des gens qui font de l'info, on le voit avec le New York Times qui se bagarre avec Open AI, on le voit avec de nombreux groupes qui finalement on comme nous par exemple, on a on a décidé de signer des accords avec ces avec ces ces géants de de LIA. On le voit aussi dans
d'autres secteurs, dans la musique, euh dans la dans la dans l'édition, dans dans tout un nombre secteur de gens qui produisent de l'IP. Euh il y a cette volonté de dire attention ce coup-là euh tu prends pas mes contenus gratuits. au passage, ça soulève un vrai problème pour l'IA qui à mon avis le sujet de l'IA qui est le vrai coup de l'IA parce que ce qu'on a sur tous nos modèles en fait ne reflète absolument pas évidemment les coûts énergétiques qu'il y a derrière sans parler des coûts environnementaux mais on a jamais parlé et on parle très peu encore des coûts contenus et et ce couplà on va essayer
on va essayer ça va pas être gagné euh on va essayer de de faire payer euh nos contenus. Mais au-delà de ça, il y a effectivement un sujet éthique. Est-ce que l'IA va prendre le tournant des plateformes ? Est-ce que l'IA à un moment donné dans tout ce qui est production d'info dire "Ben finalement tiens Fanny, je vois que tu as un biais certain, je ne sais pas moi, pour un un club de foot spécifique ou pour un parti politique spécifique et je vais commencer à euh quand tu feras tes recherches sur l'info à te mettre des infos qui te vont bien, hein, comme ce qui se passe sur les plateformes ou est-ce que LIA va rester dans ce Ce que
j'espère elle est ce qu'elle représente aujourd'hui, c'est-à-dire une source fiable, elle essaie d'être fiable, elle est pas encore et une source fiable de d'infos pour les citoyens. Donc ça c'est votre challenge. C'est votre challenge en tant que groupe média. Il y a aussi donc vous disiez ce sujet éthique en lien aussi avec la démocratie puisque Bernard Sananes le montrera dans un instant. On a les résultats d'un sondage qui montre l'influence de l'IA aujourd'hui sur les électeurs. On avait déjà un chiffre, Bernard Sanè le le mettra à jour dans un instant, mais j'avais déjà le premier chiffre que une un électeur sur 6 avait consulté l'IA pour les municipales et je sans faire de teasing, c'est beaucoup
plus là ce qui est attendu pour la présidentielle ça. Donc éthique et démocratie, il y a un sujet aussi pour la presse. Oui, c'est fondamental. Euh moi j'ai j'ai tendance à penser enfin aujourd'hui il y a plus de la moitié des contenus qu'on trouve sur l'internet qui ont été produits par des robots et un des problèmes en fait qu'on voit avec l'IA sur la partie info en tout cas il y a certainement plein d'autres applications dans dans l'IA qui sont très intéressantes et on a parlé de de d'application industrielle et effectivement c'est des choses qui vont vont être fantastiques et qui vont certainement énormément aider à la
productivité et à la croissance. Mais dans mon secteur, la peur c'est qu'effectivement ce qu'on voit aussi c'est que beaucoup de ces de ces modèles aillent chercher ou aille se baser sur des contenus qui sont déjà produits par des robots. Et donc on est on est ces phénomènes en fait d'hallucination qu'on qu'on voit. Et euh mon espoir, en tout cas, la manière dont dont notre groupe se positionne, c'est que beaucoup de gens reviennent finalement sur les grandes marques de l'info, les grandes marques traditionnelles, paradoxalement des médias traditionnels. J'avoue que je me surprends presque tous les jours à aller sur le site du New York Times parce que
je reçois des nouvelles sur de la Maison Blanche. J'ai un peu de mal à y croire. Il y a un monde un peu dystopique qui est en train de se créer l'autre côté de l'Atlantique et et finalement en tant que citoyen qui cherche à être informé de ce qui se passe euh dans le monde actuel, ben j'ai besoin et j'ai confiance dans ces grandes marques traditionnelles des médias parce qu'on fait le boulot. Parce qu'on fait le boulot. Par exemple, chez Prisa, on a on a décidé que dans tous les processus de génération de contenu, il y aurait forcément au moins l'intervention d'un humain à un moment donné de la chaîne. Et ça, ça fait quand même une une grosse différence.
Merci Joseph Augou, Bruno Bonnel. peut-être pour rebondir et après je vous libère. Mais mais on voit bien que il y a des règles du jeu à mettre en place dans cette révolution industrielle qui est par rapport aux autres révolutions industrielles va très vite. Il faut s'en tous les 6 mois, il faut se mettre à jour et donc il y a des règles du jeu à mettre en place à chaque fois et notamment pour ce secteur de de l'information du fake news. Donc c'est de la c'est de l'éducation au fake news, c'est balisage des contenus générés paria et cetera. Je pense qu'il faut être vigilant effectivement, mais il faut être conscient aussi, quelle que soit la fascination et la magie de ces outil qui sont encore relativement primitifs et ils vont beaucoup évoluer et notamment
pour rassurer les les à la fois sur les fake news et les contenus, je suis persuadé que eux-mêmes, les robots ou les intelligences artificielles vont trier de l'information dans pas longtemps. C'estàd que cette démarche de dire ça c'est une fake news, c'est d'ailleurs un des sujets, c'est un des appels à projet de France 2030, c'est comment lutter par l'IA sur les fake news. À savoir que quand vous recevez une message, on vous dit attention c'est faux ou attention 24 fois qu'on vous parle de la tarte aux prune parce que vous avez demandé la recette sur marmiton de la tarte aux prune donc on va vous fourguer toutes les prunes de la terre. Donc on est encore, je le disais tout à l'heure, en robotique, on est à la machine à vapeur mais en IA, on est au basique, c'est pour ceux qui s'en
rappellent. Donc elle elle s'améliore et elle se corrige mais parce que tous ces sujets qu'aborde monsieur avec beaucoup de raisons, c'est des problématiques qui vont être au au fur et à mesure. C'est pour ça que la France doit être leader là-dedans d'une IA éthique et effectivement frugal parce que le coût énergétique de l'IA, c'est une un vrai sujet pour demain. Pour mémoire, un cerveau humain, ça travaille à 60 W. Si on fait travailler tout ce que fait un cerveau par du silicone et de l'IA aujourd'hui, c'est deux centrales nucléaires, un être humain. Ça nous ferait pas mal de centrales sur la terre quand même. Donc ça veut dire qu'il faut de lit à frugal et continuer à augmenter l'intelligence de l'intelligence. Et c'est pour ça que je parle de intelligence augmentée. On est
sur la route, il ne faut pas avoir peur, faut être vigilant et surtout construire une identité franco-européenne de l'IA par rapport à des dérégulations pas raisonnables. Parce qu'en parlant d'hallucination, on peut dire qu'il y a certains humains sur la planète qui ont des sacrées hallucinations et elles sont reprises dans les journaux. Donc c'est pas forcément li qu'il y a des hallucinations. Voilà. Merci. Merci. Merci à vous deux. Merci beaucoup. Et et j'en profite, merci Joseph Augourlian Bruno Bonel. J'en profite pour vous rappeler une table ronde qui sera proposée par notre partenaire le World in Progress donc par les équipes de Joseph Gourlian et le groupe Prissa. Ce sera tout à
l'heure à 17h sur la défense et la souveraineté. Je remercie, c'est l'occasion de remercier tous nos partenaires. Vous avez donc à l'écran l'ensemble de nos partenaires qui ont été forcément un soutien précieux pour ce sommet de l'IA avec nous. Et parmi eux, cher président Xavier Bertrand, Olivier Sichel, le directeur général de la Caisse des dépôts est un de nos partenaires et il a tenu à à vous laisser un petit message en l'écoute.
Monsieur le président, cher Xavier Bertrand, mesdames et messieurs les élus, mesdames et messieurs, j'aurais beaucoup aimé être parmi vous car à mes yeux, ce sommet de l'IA qui démarre aujourd'hui à Lille, tout comme le festival de l'IA qui va suivre dans les prochains jours dans toute la région sont d'excellents signaux, des signaux à la fois positif qui arrivent au bon moment et j'insiste aussi au bon endroit, au bon moment car comme on dit, c'est maintenant que ça se passe pour l'IA. On le voit tous les jours dans notre vie quotidienne. L'IA prend davantage de place dans nos économies, dans nos façons de travailler, dans nos façon de réfléchir et aussi dans nos services publics. Alors, en tant que directeur général de la Caisse des dépôts, je suis absolument convaincu que
nous avons les moyens aujourd'hui et collectivement de nous approprier cette rupture technologique. Nous l'approprier pour ne pas la subir. Pour cela, nous devons, nous, acteurs publics, privés, responsable politique, être en mesure de créer les conditions les plus favorable. Et ce que je constate aujourd'hui, c'est c'est précisément que toutes les planètes sont alignées. Toutes et tous, ici, nous souhaitons construire cet écosystème favorable au développement d'une IA souveraine en France et en Europe, d'un IA qui soit éthique et durable, d'un IIA utile qui répondent aux besoins des habitants et aux besoins du territoire. Votre présence aujourd'hui nous montre clairement la région Haut-Fance est prête à cela. Prête à saisir les opportunités qui préparent et adaptent les territoires
aux enjeux de demain. Prête à capitaliser sur ses atouts et elle n'en manque pas. disponibilité du foncier, savoir-faire industriel, position géographique stratégique, raccordement électrique, mais peut-être plus qu'ailleurs, c'est cette capacité à fédérer les énergies pour mener des grands projets d'intérêt général, y compris dans ce domaine relativement nouveau, de l'intelligence artificielle. Il était pas forcément évident que la région et les collectivités s'y engagent et pourtant vous l'avez fait sans tarder. Tout comme vous avez su montrer votre intérêt pour les questions de souveraineté et de défense. Et là aussi pas forcément évident dans cette région de s'y intéresser. Chaque fois la région a répondu présent et je tiens vraiment à saluer votre détermination et votre
volontarisme et en premier lieu, celui de mon ami Xavier Bertrand. La Caisse des dépôts s'inscrit pleinement dans cette dynamique de soutien aux souveraineté. C'est vrai pour l'énergie comme pour le numérique. Nous le faisons au plus près du terrain, au plus près des élus grâce au réseau régional de la Banque des territoires. Dans les Haut-DF France depuis plus de 10 ans, ce sont 120 millions d'euros qui ont été mobilisés pour accompagner les réseaux de très haut débit. C'est un soutien constant au tissus économique local en matière de santé numérique, de valorisation de la data, de transformation des services publics. C'est aussi dans cette perspective que nous avons lancé il y a quelques semaines le programme territoire d'IA pour aider les collectivités à
s'approprier l'IA, mais à garder la maîtrise de leurs données et à développer des services numériques à fort impact pour nos concitoyens. De la même façon, à l'échelle de tout le groupe Cae des dépôts, nous mobiliserons 18 milliards d'euros à travers le plan Horizon numérique 2030. pour la transformation et la souveraineté numérique. Notre objectif est clair, renforcer la souveraineté numérique nationale et européenne en accompagnant les infrastructures et les services et notamment les infrastructures de données, les datacas center mais aussi le quantique ou encore le cloud qui seront demain le socle de notre économie. Là encore, votre région se démarque pour accueillir cette nouvelle génération d'infrastructure numérique avec l'identification des sites clés en main en procédure fast
track. C'est essentiel dans un environnement géopolitique à la fois très concurrentiel mais très instable. Notre pays a toutes les cartes en main pour réussir et la région de France en est l'exemple rayonnant. Vous pouvez compter sur notre soutien. Excellent sommet à toutes et à tous.