Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance 2 — Les 4 Vérités (sur Podcast)· 21 septembre 2024 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & internationalJustice

Gouvernement : la gauche simple spectatrice ? Karim Bouamrane est l'invité des 4V du 21 septembre 2024

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous les appréhendez, vous qui êtes un homme de gauche, mais on ne le verra pas un Féodé forcément au Nouveau Front Populaire ?

  • 1:28FerméeRéponse directe

    Vous attendez quand même la composition officielle de ce gouvernement ?

  • 1:57FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous, vous y serez, Karim Dombran ?

  • 2:54RelanceRéponse directe

    Vous avez dit non tout de suite, on ne fait pas front commun finalement pour aborder les problèmes des Français ?

  • 3:16RelanceRéponse partielle

    Pourquoi compromissions ? Est-ce que ça ne peut pas être une collaboration pour le bien de la société ?

  • 4:10RelanceRéponse directe

    La gauche est arrivée première, mais votre parti a contrecarré Bernard Cazeneuve comme Premier ministre. Est-ce que vous le regrettez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Invité politiqueFait
    « On arrive premier et on se retrouve avec un gouvernement de droit sous tutelle du Rassemblement National. »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « On a vu la colonne vertébrale de ce gouvernement qui se profile. Un gouvernement assez dur en termes de valeurs conservatrices. »
  • 2:14Invité politiqueFait
    « Je reste convaincu que le gouvernement Barnier ne tiendra pas. Je reste convaincu qu'il sera empêché. »
  • 3:11Invité politiqueFait
    « Personne n'a une majorité et la gauche est arrivée première. »
  • 3:35Invité politiqueFait
    « qui est porté par des valeurs libérales et en plus sous tutelle du Rassemblement national, qui lui est porté historiquement par une idéologie contre l'antisémitisme, qui pousse l'antisémitisme »
  • 3:49Invité politiqueFait
    « J'attends de débattre avec eux contre les droits des LGBT, donc là c'est factuel »
  • 4:39Invité politiqueFait
    « Je regrette que le Premier ministre ne soit pas de gauche. »
  • 5:38Invité politiqueFait
    « L'objectif, c'est redonner un chemin d'espoir, d'espérance. »
  • 6:38Invité politiqueFait
    « comment faire en sorte qu'on arrête avec ces chamailleries, comment on arrête de monter les populations les unes contre les autres »

Temps de parole

  • Karim Bouamrane65 %
  • Présentateur30 %
  • Présentateur 23 %
  • Invité3 %

1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonjour, je suis Thomas Soto et vous écoutez Les 4V, un podcast de France Télévisions. Bonne écoute. Bonjour, Karim, c'est votre prénom, Karim Ouabran.

0:12
Karim Bouamrane

Exactement, et justement, en vous écoutant, j'allais me poser la question à ma mère si effectivement c'était mon premier choix ou le second choix.

0:17
Présentateur

Le second choix, voilà, c'est toujours important de le savoir. On ne sait pas encore, en revanche, la composition, je fais une transition un petit peu audacieuse, la composition du gouvernement, ni les prénoms ni les noms, on a quand même des noms qui circulent. Est-ce que vous les, comment dire, comment vous les appréhendez, vous qui êtes un homme de gauche, mais on ne le verra pas un Féodé forcément au Nouveau Front Populaire, comment la gauche regarde ce nouveau gouvernement qui se met en place et dont on aura peut-être la composition aujourd'hui ?

0:46
Karim Bouamrane

Avec beaucoup de regrets, M. Wittenberg, en tout cas, en ce qui me concerne. On arrive premier et on se retrouve avec un gouvernement de droit sous tutelle du Rassemblement National. Donc on a vu la colonne vertébrale de ce gouvernement qui se profile. Un gouvernement assez dur en termes de valeurs conservatrices. On voit les différentes prises de position de certaines qui ont été citées sur la condition des égalités, l'égalité femmes-hommes, sur la condition LGBT, sur le rapport avec la loi immigration, ce qu'on appelle communément les minorités. Je pense notamment au rapport avec la communauté juive, la communauté musulmane, la communauté LGBT. Donc je suis très circonspect.

1:28
Présentateur

Pour l'instant, elles ont des noms pressentis. Vous attendez quand même la composition officielle de ce gouvernement ?

1:32
Karim Bouamrane

J'attends la composition officielle du gouvernement, mais je ne me fais pas de grandes idées sur leur capacité à faire preuve de valeurs progressistes. Ça va être un gouvernement de droite sous tutelle du Rassemblement National et avec des mesures probablement libérales et surtout portées par une idéologie assez liberticide.

1:50
Présentateur

Alors la gauche va aller manifester aujourd'hui, notamment à Paris, à l'appel des organisations de jeunesse, mais il y aura aussi la France Insoumise, les écologistes. Est-ce que vous, vous y serez, Karim Dombran ?

1:59
Karim Bouamrane

Non, non, je n'y serai pas. Je n'y serai pas. J'ai tout d'abord un week-end à préparer pour valoriser notre patrimoine. Mais surtout, ce n'est pas du tout ma conception aujourd'hui de faire en sorte que la gauche soit dans le réel. Nous sommes arrivés premiers. Il aurait fallu être dans un chemin de compromis, de discussion. Je reste convaincu que le gouvernement Barnier ne tiendra pas. Je reste convaincu qu'il sera empêché. C'est vraiment le grand écart sur le plan idéologique, sur le plan politique, sur le plan des formations politiques.

Et nous, justement, à gauche, nous devons nous préparer pour la suite et faire en sorte qu'il n'y ait pas de bis repetita, c'est-à-dire nous sommes premiers. Les Françaises et les Français, M. Dhabi l'évoquait préalablement dans ce plateau, les Français ont besoin de pouvoir d'achat, les Français ont besoin de santé, les Français ont besoin de logement. Et nous devons être en capacité de répondre favorablement à ces demandes.

2:45
Présentateur

C'est la raison pour laquelle vous avez fait partie des personnalités de gauche qu'on avait quand même évoquées, parce qu'il n'y aura a priori qu'une seule peut-être personnalité de gauche en la personne de Didier Migaud. Vous avez dit non tout de suite, on ne fait pas front commun finalement pour aborder les problèmes des Français, puisque les élections ont montré qu'il n'y avait pas de majorité dans ce pays aujourd'hui.

3:02
Karim Bouamrane

Absolument M. Vittamer, nous sommes dans une situation totalement inédite, c'est-à-dire que personne n'a une majorité et la gauche est arrivée première. En ce qui me concerne, participer au gouvernement de Michel Barnier aurait été faire preuve de compromissions lorsqu'on est de gauche.

3:16
Présentateur

Pourquoi compromissions ? Est-ce que ça ne peut pas être une collaboration pour le bien de la société encore une fois et dans l'idée de régler les problèmes qui se posent au pays ?

3:27
Karim Bouamrane

J'entends, mais lorsqu'on fait de la politique et lorsqu'on est de gauche, on a des marqueurs. Et aujourd'hui participe à un gouvernement qui est porté par des valeurs libérales et en plus sous tutelle du Rassemblement national, qui lui est porté historiquement par une idéologie contre l'antisémitisme, qui pousse l'antisémitisme, qui est contre... Les responsables du Rassemblement national, ils ne sont pas là, mais vous direz que ce n'est pas du tout le cas. J'attends de débattre avec eux contre les droits des LGBT, donc là c'est factuel, donc je ne pouvais pas participer à ce gouvernement. Et encore une fois, avec des mesures économiques libérales.

Et surtout, la gauche est arrivée première. Donc la vraie question, c'est comment on explique que la gauche, arrivée première, se retrouve dans l'opposition avec un Premier ministre de droite sous tutelle du Rassemblement national ?

4:09
Présentateur

Là, ça me pose problème. La gauche est arrivée première, mais votre parti, le Parti Socialiste, a contrecarré la possibilité que Bernard Cazeneuve, pourtant ancien socialiste, devienne Premier ministre. Est-ce que vous le regrettez, ça, M. Bois-Main ?

4:22
Karim Bouamrane

Un super bon bilan. La question, c'est moins le qui que le quoi et avec qui et pourquoi. Et c'est ça le sujet. Et on a manqué de méthode. Il aurait fallu tout de suite appréhender des discussions avec les formations politiques pour faire en sorte que le Premier ministre, comme c'est d'usage dans la Ve République, soit de gauche.

4:39
Présentateur

Et vous regrettez qu'il n'ait pas été à Matignon ?

4:40
Karim Bouamrane

Je regrette que le Premier ministre ne soit pas de gauche. Mais ça aurait pu être lui. Vous l'auriez soutenu. Ça aurait pu être Bernard Cazeneuve, qui a un super bon bilan. Encore faut-il savoir quel était le projet que Bernard portait et surtout avec qui. Encore une fois, ce n'était pas une histoire de nom. C'est vraiment une histoire de méthode qui nous a menés dans une impasse. Et l'objectif aujourd'hui, c'est comment on sort de cette impasse.

5:00
Présentateur

Et vous, justement, vous avez votre propre chemin, votre propre scénario pour sortir de cette impasse, puisque Karim Bouamran, c'est aussi une des raisons pour lesquelles on vous reçoit ce matin. Vous allez lancer votre propre mouvement. On va peut-être voir l'affiche de ce mouvement qui va se lancer le 3 octobre. Alors, on la voit, cette affiche. Ça va se lancer à Saint-Ouen, qui est votre commune, puisque vous êtes le maire de cette ville. Et alors, les couleurs, ça m'a un petit peu rappelé l'affiche de Barack Obama. Est-ce que c'est voulu ? Ce rouge, ce bleu, ce blanc ?

5:26
Karim Bouamrane

C'était une aspiration plutôt au bec Barack Obama, avec la fameuse Marianne Liberté, Égalité, Fraternité, où on reprend les valeurs républicaines, évidemment, les principes républicains. Et l'objectif, c'est redonner envie à ceux qui veulent avoir envie. Donc, l'objectif, c'est redonner un chemin d'espoir, d'espérance. On l'a vu pendant les Jeux Olympiques, cette parenthèse enchantée, comme ça a été à plusieurs fois évoquée. Redonner de l'espoir, redonner de la bienveillance, redonner de l'amour, et faire en sorte que toutes celles et ceux qui en ont assez de subir le mépris, le mépris, un mouvement.

Je reste socialiste, fier d'être socialiste, mais je côtoie énormément de personnes, cher monsieur, qui me disent, vous savez quoi, j'aimerais bien intervenir, j'aimerais bien participer, j'aimerais bien être actif, mais pas forcément au sein d'une organisation politique traditionnelle. C'est la raison pour laquelle j'invite tout le monde, toutes celles et ceux qu'on croise, qui se disent, tiens, je veux apporter ma pierre à l'édifice, d'être présent le 3 octobre au mythique stade Boer.

6:16
Présentateur

Mais ce nouveau mouvement, il s'inscrit dans quelle matrice politique ? Est-ce qu'il est dans le nouveau Front populaire ? Est-ce qu'il est l'allié de la France insoumise, comme le Parti socialiste aujourd'hui ? C'est une question très simple.

6:29
Karim Bouamrane

La question est très simple. Ce sont des citoyens et des citoyens qui se disent souvent, comment faire en sorte qu'on arrête avec ces chamailleries, comment on arrête de monter les populations les unes contre les autres, les blancs contre les noirs, les croyants contre les non-croyants, les juifs contre les musulmans.

6:45
Présentateur

Et qui fait ça ? Dans les interviews, vous avez dénoncé notamment certains discours de la France insoumise ?

6:52
Karim Bouamrane

Oui, moi ce que je stigmatise, c'est toutes celles et ceux qui se nourrissent de la radicalité, voyez-vous, toute forme de radicalité. Moi je stigmatise toutes celles et ceux qui ne sont pas dans le réel, tous ceux qui sont dans l'entre-soi, tous ceux qui se disent au bout d'un moment que la gauche arrive première et elle se retrouve dans l'opposition. Moi ce que je cherche, c'est non pas de monter les formations les unes contre les autres, mais de rassembler toutes celles et ceux qui se disent, est-ce qu'aujourd'hui la France qui gagne, la France qui gagne c'est quoi ?

C'est celle qui donne la possibilité à soigner tout le monde, c'est celle qui donne la possibilité d'avoir un salaire décent, de faire en sorte que tout le monde puisse avoir un logement décent.

7:25
Présentateur

Mais donc c'est se retrouver le 3 octobre. La politique ce sont aussi des moyens, est-ce que pour que votre mouvement arrive un jour aux affaires, vous pourriez, vous alliez, vous souhaitez vous allier à ce qu'est la gauche aujourd'hui, notamment, je le répète, la France insoumise dirigée par Jean-Luc Mélenchon, qui pour certains est une figure tutélaire et pour d'autres une figure repoussoir ?

7:42
Karim Bouamrane

La question de fond, c'est est-ce que les responsables de la France insoumise souhaiteraient travailler avec des personnes comme nous ? C'est ça le problème ? Moi je n'ai pas de problème avec les gens de la France insoumise, mais il semblerait que les gens de la France insoumise ont des problèmes avec des gens qui mettent en avant le compromis, l'espoir, l'espérance de ne pas se nourrir de radicalité. Moi je suis dans l'apaisement, et l'apaisement c'est faire en sorte que, effectivement, lorsqu'on se dit qu'on est en rupture avec une partie des partis républicains, moi je ne m'inscris pas dans cette démarche. Donc vous avez votre propre chemin ?

Nous avons notre propre chemin, il est collectif, et il s'ouvre à toutes celles et ceux qui ont des énergies politiques, et qui se disent, tiens, un parti progressiste, un mouvement progressiste, des dynamiques progressistes doivent être en responsabilité.

8:21
Présentateur

3 octobre à Saint-Ouen, au stade Boer, à 19h. Karim Bouamran, merci beaucoup, vous êtes invité de Cadbury-Riquet ce matin. Merci.

8:28
Invité

Merci à Yohan Robert qui a traduit cette interview en langue des signes, Karim Bouamran, qui a refusé d'entrer au gouvernement, il voyait ça comme une compromission, a-t-il dit ? Il est convaincu que le gouvernement Barnier ne tiendra pas. Voilà pour la politique.

8:43
Présentateur

C'était Les 4 V, un podcast de France Télévisions. S'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à vous abonner. Vous pouvez également retrouver tous les replays en vidéo sur france.tv.