Josiane Balasko & Marilou Berry : ça, c’est l’amour ! - C à Vous l’Intégrale - 05/01/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
la résurgence de Daech. ... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
Lou est en cuisine pour le dîner. - B.Chameroy: Je lui donne un petit coup de main.
C'est du persil? - Lou: De la ciboulette. - L.Sénéchal: Après, j'éplucherai les radis. - A.-E.Lemoine: Ce sont des pommes de terre! - L.Sénéchal: Je termine les framboises et je suis à vous... - A.-E.Lemoine: A tout à l'heure pour le dîner.
C'est la reine de la comédie. Actrice, réalisatrice, romancière, elle a souhaité une bonne année 2026 à ses abonnés avec 3 heures d'avance. - J.Balasko: Ca marche!
J'en profite pour vous souhaiter une très bonne année, en avance de 3 heures. Là, je suis fatiguée, je ne sais pas si je resterai jusqu'à minuit pour vous souhaiter vraiment la bonne année. Mais je vous la souhaite avec énormément de sincérité, à tous ceux que je connais et que je ne connais pas.
Je vous souhaite une belle année 2026. - A.-E.Lemoine: La bonne résolution de J.Balasko pour 2026: monter sur les planches avec sa fille.
Elles ont beau avoir partagé 6 fois l'affiche au cinéma, c'est la 1re fois, à partir du 23 janvier aux Bouffes Parisiens, qu'elles se donneront la réplique sur scène. Elles sont toutes les 2 nos invitées. Qu'est-ce qui se passe, Josiane? - J.Balasko: Je suis à jeun. - A.-E.Lemoine: Il y a un boeuf-carottes qui mijote. - J.Balasko: Oui, j'ai souhaité le jour de l'An extrêmement tôt, vers 21h15. - M.Berry: Elle m'a appelée vers 21h pour me souhaiter bonne année. - A.-E.Lemoine: Vous aviez hâte de terminer? - J.Balasko: Ah oui! - M.Berry: Moi, j'étais en Normandie, mais elle m'a appelée en avance pour me souhaiter la bonne année.
Elle m'a dit qu'elle allait se coucher. - J.Balasko: Quand j'ai envie de dormir... - A.-E.Lemoine: Y compris le 31.
De façon générale, vous ne vous voyez pas beaucoup, toutes les 2. Vous travaillez beaucoup... - M.Berry: On se voit quand même un peu.
Mais là, on se voit beaucoup. - A.-E.Lemoine: Tous les soirs sur scène pendant 3 mois, et vous prenez ça comme un privilège, de passer autant de temps avec votre mère. - M.Berry: C'est rare.
Vous passez du temps avec vos parents, vous? - J.Balasko: C'était une pièce formidable qui parlait d'une mère et de sa fille.
En général, quand Marilou a besoin d'une mère, elle me prend, moi! - A.-E.Lemoine: C'est vous qui vouliez? - M.Berry: J'avais envie de travailler au théâtre avec ma mère.
C'est un plaisir. On n'a jamais travaillé au théâtre ensemble. Quel meilleur emploi que nous 2 pour jouer une mère et une fille? - A.-E.Lemoine: L'affiche est très jolie.
La pièce s'appelle "Ca, c'est l'amour". C'est une photo de vous 2. Votre fils, en la voyant, a cru que c'était une photo de lui avec sa grand-mère.
Vous aviez quel âge? - M.Berry: Je devais avoir 6-7 ans. - J.Balasko: Et moi, un peu moins de la quarantaine... - A.-E.Lemoine: Vous incarnez une mère envahissante qui débarque chez sa fille, non invitée, le soir de Noël.
Envahissante, mais très drôle! Elle dit pis que pendre de ses petits-enfants, de vos neveux, en l'occurrence, qui sont des jumeaux. - J.Balasko: Oui, elle a un problème avec ses petits-enfants.
Elle va venir chez sa fille, qui vit une relation extrêmement difficile et douloureuse avec son conjoint, même si, au départ, on ne le sait pas. C'est une relation de contrôle et de soumission, d'emprise. A travers toutes les conneries que je vais dire pour la détendre, pour essayer...
Je vais me rendre compte de ce qu'elle vit. C'est pour ça que la pièce est bien, dans le sens où ça finit bien. Ce qui aurait pu se terminer en féminicide, car c'est comme ça que ça se passe quand les mecs ont pris une telle emprise sur leur femme, ça va bien se terminer.
La cavalerie arrive, la mère va sauver la fille. - A.-E.Lemoine: Elle tape un grand coup dans la fourmilière?
Elle essaye d'ouvrir les yeux de sa fille? - M.Berry: Oui, pendant toute la pièce, mais elle a du mal.
Cette pièce commence comme un boulevard. C'est vraiment une manière de prendre le spectateur par la main et de l'emmener...
Petit à petit, ça glisse, et on le rend spectateur de quelque chose qu'on n'a jamais l'occasion de voir, c'est-à-dire l'emprise dans un couple. C'est quelque chose qui est toujours caché, un non-dit, de la part de la victime comme du bourreau. La victime a honte, elle refuse aussi de voir la vérité.
Pouvoir être spectateur de ce mécanisme, de comment ça se passe, je trouve ça très intéressant et prenant. - J.Balasko: L'auteur l'a vécu, enfant.
Il a vu sa mère subir ça. C'est notre rencontre, à tous les 3, qui a fait qu'il a écrit cette pièce, qu'il a eu envie de se raconter et qu'il nous a proposé ces rôles. On cherchait aussi des rôles qui n'étaient pas forcément de pure comédie, pour élargir le spectre de ce qu'on a fait...
Son mari est formidable, formidablement méchant, alors que c'est un type formidablement sympathique. - A.-E.Lemoine: Un vrai rôle de composition. - P.Cohen: Pour être précis, dans le scénario, la mère arrive avec une mission: faire comprendre à sa fille qu'il y a un problème dans son couple. - J.Balasko: C'est le soir de Noël et elle n'est pas invitée du tout. - M.Berry: Et pour sa fille, tout va bien.
Elle va faire semblant jusqu'au bout. Elle va essayer de faire semblant que tout va bien et continuer à dire qu'au pire, on est dans une mauvaise période et que ça va passer. C'est un déni sincère. - J.Balasko: Il y a certaines scènes avec le mari violent...
Marilou ne voulait pas que j'assiste aux répétitions. Elle me disait: "Tu sors, c'est gênant, devant sa mère." - M.Berry: Je savais que ça allait lui faire de la peine.
Pour moi, c'est difficile. Déjà, on est très pudiques. Il y a une scène où on s'embrasse, ça me gêne. - P.Cohen: Ca alors...
Après toutes ces années de métier? C'est fou... - M.Berry: Tu as vu la scène, aujourd'hui. - J.Balasko: Oui, mais comme tu m'as conditionnée à ne pas la voir... - A.-E.Lemoine: Parce que l'instinct protecteur de Josiane serait trop fort?
Elle interviendrait? - M.Berry: C'est juste que ce n'est pas très agréable à regarder, je pense. - J.Balasko: C'est une pudeur qu'elle n'a pas comme actrice devant le spectateur mais qu'elle a comme fille devant sa mère.
La 1re fois que je l'ai vue jouer, c'était au palais des Festivals, à Cannes, dans "Comme une image". Elle devait embrasser un garçon. Elle était gênée. - M.Berry: Et c'était un petit bisou, il n'y avait pas de scène de sexe... - L.Sénéchal: C'est votre 1re expérience commune sur les planches, mais ce n'est pas votre 1re expérience commune au théâtre en général.
Vous avez 6 films en commun, mais vous avez été mise en scène par J.Balasko en 2009, dans "Tout le monde aime Juliette". Ca vous avait donné l'occasion de retrouver un théâtre qui vous tient à coeur, Le Splendid. - M.Berry: Tous les matins, nous nous rendons main dans la main au théâtre.
Il y a quelqu'un? - J.Balasko: Ta capuche!
Tu recommences... - Le rôle est écrit sur mesure par J.Balasko pour sa fille, qui assume désormais son tempérament comique, contrairement à ses débuts. - M.Berry: Je n'avais pas envie qu'on me compare à ma mère.
Je n'avais pas envie de faire Le Splendid bis. - L.Sénéchal: Il n'y avait pas de bisous, du coup...
Quand Marilou vous a dit qu'elle voulait être comédienne, il paraît qu'elle vous a fait un chantage odieux. Vous, vous ne vouliez pas? - J.Balasko: Elle m'a dit: "Si je ne suis pas actrice, j'irai faire le tapin à Hollywood!" - M.Berry: Je doute de la véracité de cette anecdote...
Je n'ai aucun souvenir de cette discussion. - A.-E.Lemoine: Il y a un démenti formel à votre gauche, Josiane! - L.Sénéchal: Mais c'est un peu de votre faute.
Vous trimbaliez Marilou sur les plateaux de tournage. Et vous l'avez fait tourner quand elle avait seulement 8 ans. - J.Balasko: Je voulais qu'elle apprenne ce que c'était que ce métier.
Son papa était peintre et sculpteur. Donc papa dessine et maman joue...
Pour faire comprendre à un enfant que c'est du travail, et pas des gens qui branlent rien...
Ca peut arriver! Elle allait dans l'atelier de son père, sur les plateaux, dans les salles de montage... - L.Sénéchal: Votre fils aussi, vous l'amenez sur les plateaux? - M.Berry: Il y a 2 teams là-dessus.
Il y a ceux qui cachent énormément...
J'ai entendu L.Bekhti. Ses enfants ne connaissent pas son métier.
Quand ils la voient sur une affiche, ils inventent un truc. J'emmène déjà mon fils presque partout. A un moment, je n'ai pas eu le choix.
Il n'allait pas encore à l'école, je l'ai emmené avec moi. Il sait que je raconte des histoires. Il a regardé les 1ers films où je fais des voix, mais il ne m'a pas crue...
Je suis contente, en fait. Ca m'importe, qu'il sache ce que c'est comme métier. - B.Chameroy: J'ai un petit quiz pour vous.
C'est un peu particulier, pour voir si vous vous connaissez bien vous-mêmes. Je vais vous poser des questions sur votre propre vie. - M.Berry: C'est surtout pour vérifier vos infos... - B.Chameroy: Exactement.
Quelles caractéristiques physiques avez-vous hérité de Josiane? - M.Berry: Son nez. - B.Chameroy: Alors qu'elle affirme le contraire...
Vous dites que vous êtes très différentes. - J.Balasko: Je me suis fait refaire le pif pour ne pas ressembler à ma fille, c'est tout!
Je trouve qu'elle a un très beau nez. - M.Berry: Elle a exactement le même.
Quand je vois les photos d'elle jeune, quand elle est persuadée d'être grosse et moche, alors que franchement...
On a exactement le même nez. Là, non, il était déjà refait. Mais sur les toutes 1res photos, quand tu fais Ginette Lacaze...
Je trouve qu'on a le même nez. Elle est persuadée que non. On ne saura jamais la vérité. - B.Chameroy: Quelle est la chose que vous imposiez à Marilou et que vous ne pourriez plus faire aujourd'hui? - J.Balasko: Je ne lui ai pas imposé grand-chose... - M.Berry: La fenêtre fermée. - J.Balasko: Quand on fumait?
On a été des parents lamentables, à ce niveau. J'ai arrêté de fumer il y a 3 ans, vous voyez ce que je veux dire? On a fait partie de cette catégorie de parents qui fumaient. - B.Chameroy: Quel est le document officiel que vous possédez et que ne possédait pas Marilou?
Oui, c'est l'inverse, totalement...
Le document officiel que Marilou a obtenu alors que vous ne le possédez pas? - J.Balasko: C'est la 1re femme de notre famille, de notre lignée, du côté des femmes, à avoir son permis de conduire.
Personne n'a jamais conduit quoi que ce soit dans la famille... - B.Chameroy: Ca valait bien une célébration sur les réseaux. - M.Berry: A l'aube de mes 38 printemps, je suis une femme indépendante!
Rire. J'ai mon permis! J'ai 30 points!
J'ai réussi un examen dans ma vie! - B.Chameroy: Nous, ça nous coûte rien, on prend tout sur les réseaux des invités. - A.-E.Lemoine: "Ca, c'est l'amour", c'est aux Bouffes Parisiens, à partir du 23 janvier et jusqu'à fin avril.
C'est une pièce écrite pour vous par J.-R.Charrier, que l'on salue. - J.Balasko: Et mise en scène par Julie-Anne Roth. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.
Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Vous vous rendez compte, M.Piccoli aurait eu 100 ans il y a quelques jours, alors qu'on continue de voir tellement de films où il est tellement vivant...
Un bouquin magnifique vient de sortir aux éditions de La Martinière. Textes et photos d'Olivier Père, le monsieur cinéma de chez Arte. Il a travaillé sur ce bouquin avec la veuve de Michel.
M.Piccoli est parti à 94 ans. Quand il tourne "Belle de jour" avec C.Deneuve, en 67, il a déjà fait 2 films avec L.Bunuel.
Il en tournera encore 4 avec le réalisateur. On le voit ici dans la scène du salon de thé. - Et voilà!
Que de châtiments perdus, mon Dieu... - Pourquoi dites-vous cela?
Vous les connaissez? - Non. - Il n'y a que ça qui vous intéresse...
Un de ces jours, il faudra faire part de vos obsessions à un spécialiste. - Il est riche et oisif. - J'aime la chasse à courre.
Que vous êtes séduisante, Séverine... - Vos compliments sont trop subtils.
Taisez-vous donc. - Je vous laisse. Il y a 3 heures que je suis ici.
Je commence à sentir la migraine qui vient. - P.Lescure: Cet homme engagé et progressiste a souvent joué les cyniques, les vrais-faux bourgeois, les manipulateurs. - Est-ce qu'il y a des scènes de films qui vous gênent et que vous ne voulez pas jouer? - Pas du tout.
Le plus compliqué ou le plus scabreux, ce qui risque même d'être ridicule, ça me passionne. - Vous trouvez qu'il n'y a jamais de problème important? - Non.
Quand on joue la comédie, il faut arriver à faire les choses les plus extravagantes et qu'elles puissent paraître évidentes. - P.Lescure: En 1970, il a 45 ans et à peu près autant de carrière encore devant lui.
Ecoutez-le parler des jeunes qui arrivent. - Vous disiez que vous admiriez beaucoup les jeunes. Vous n'avez pas peur d'être dépassé par eux? - Je le suis déjà.
C'est bien pour ça que je les admire et qu'ils m'intéressent. - Ce n'est pas un problème? - Mais non, au contraire.
Plus je pourrai vivre avec eux, plus je resterai jeune. Si je peux parler avec eux, c'est parfait. Je suis déjà dépassé. - P.Lescure: Il a eu une carrière extraordinaire au théâtre.
A la télé, il a joué pour les plus grands...
Au cinéma, on l'a vu dans 220 films, Avec des fidélités pour Ferreri, M.de Oliveira et C.Sautet. - Les autres n'ont qu'à s'installer plus loin.
C'est ça, s'adapter. - Je ne vais pas entendre des conneries toute ma vie! Recevoir des gens ici jusqu'à la fin des temps!
Merde! Ta gueule, toi! Tu m'emmerdes, toi!
Je t'emmerde! Je vous emmerde tous avec vos dimanches et votre gigot à la con! - P.Lescure: C'est une colère à la Sautet, qu'il nous fait... - J.Balasko: Il a dû s'en inspirer. - P.Lescure: Je vous offre à toutes les 2 ce bouquin.
On a revu récemment M.Piccoli dans "Le Mépris", proposé sur France 2 juste après la mort de B.Bardot. - J.Balasko: C'était aussi un sex-symbol.
Il avait une image de séducteur, Piccoli. - P.Lescure: On a beaucoup aimé le message que vous avez posté au moment de la disparition de B.Bardot. - J.Balasko: Bah oui... - A.-E.Lemoine: Pour saluer son combat sur la cause animale.
Dans un instant à vos côtés, un académicien et un sociétaire de l'Académie française. D'ici là, un mouvement de grève dans la loge HMC de "C à vous". - Tu ne vas pas bosser? - Non, je fais grève. - Mais c'est quoi, tes revendications? - On n'est pas considérés. - Voilà, super.
Trop bien! Je passe à la coiffure? - Non, pas de coiffure aujourd'hui. - Non, il blague. - Il y a grève.
Pas de coiffure aujourd'hui. - Bon, ça suffit... - Pourquoi vous faites grève? - On n'est pas considérés. - Vous n'êtes pas assez bien payés? - Si, très bien.
C'est pas une question d'argent. - Vous faites trop d'heures? - Non, mais au bout d'un moment, ça va bien... - Vous savez quoi?
Je suis avec vous. Elle est belle, votre colère. Vous avez tout mon soutien.
Je n'aurais pas le courage de le faire. Je suis hyper admirative. D'ailleurs, je vais me coiffer toute seule, voilà.
C'est pas très compliqué, en plus. - Alors, Marie, si vous voulez vraiment soutenir le mouvement, faudrait pas que ce soit aussi bien, là...
Et même...
Voilà. Merci. - De rien. - Super!
Bah, vous n'êtes pas habillée? - Non. Votre collègue des costumes a rejoint le mouvement.
Ils vont faire un communiqué... - Les revendications sont très simples: on n'est pas assez considérés! - A.-E.Lemoine: A l'occasion du 30e anniversaire de la mort de F.Mitterrand, le 8 janvier 1997, une série historique événement nous plonge au coeur de la vie intime de ce grand chef d'Etat. - Notre armée n'est pas vaincue.
Elle est oubliée. Nous pourrions relever notre France qui est à terre. - On dit Mitterrand ou "Mitrand"? - Mitterrand. - Je n'ai pas envie de me retrouver veuve avant de vous avoir épousé. - Vous ne m'avez jamais dit ce que vous pensez des politiciens... - J'ai besoin que vous soyez là, près de moi. - Je suis ta femme.
Cesse de me tenir à distance des décisions qui me regardent. - C'est une fin de règne. - A.-E.Lemoine: Dès les 1res images de "Mitterrand confidentiel", dont les 1ers épisodes seront diffusés ce soir sur France 2, D.Podalydès crève l'écran.
Le sociétaire de la Comédie française nous avait déjà bluffés en devenant N.Sarkozy au cinéma dans "La Conquête". Décidément convaincant dans le costume d'un président de la République, il est ce soir notre invité, aux côtés de l'académicien P.Ory qui a été l'un des conseillers de cette série.
Bonsoir à tous les 2. Denis, vous êtes décidément fait pour incarner des présidents de la République, aussi différents soient-ils. - D.Podalydès: Je ne suis pas fait pour être président, mais pour jouer des présidents. - J.Balasko: C'est le grand écart, entre Sarkozy et Mitterrand. - A.-E.Lemoine: C'est un plaisir particulier, d'incarner des responsables politiques de premier plan? - D.Podalydès: Oui, parce que c'est des rôles...
Il y a quantité de situations...
Des situations très dures, d'autorité, intimes...
La vie d'un président de la République, c'est forcément dramatique, comique, tragique. Je pense que n'importe quel acteur ou actrice est intéressé par ces rôles. Le pouvoir, ça a toujours, avant même le cinéma ou la télévision, suscité des pièces de théâtre par centaines. - P.Cohen: Il n'a pas forcément toujours le pouvoir. - D.Podalydès: Non, justement. - A.-E.Lemoine: Vous étiez électeur de F.Mitterrand, avec une admiration particulière pour l'homme.
Son parcours politique vous a particulièrement intéressé. - D.Podalydès: Oui, parce que c'est un parcours singulier.
Une jeunesse de droite, voire très à droite. Il arrive à fédérer toute la gauche. Les grands fédérateurs m'ont toujours inspiré une grande admiration.
Il a réussi à amener la gauche au pouvoir à une époque où ce n'était pas du tout gagné. Il y a le congrès d'Epinay. Il a fédéré le PC et toutes les autres forces de gauche, le PSU...
Ca a demandé un grand art. L'art de la politique est très particulier à décrire. Toute cette trajectoire, même dans ces zones mystérieuses qui ne sont peut-être pas... - A.-E.Lemoine: Il y a encore des zones d'ombres qui sont évoquées dans la série, ses amitiés indéfectibles avec R.Bousquet, par exemple. - D.Podalydès: Il y a l'amitié avec Bousquet... - A.-E.Lemoine: On a fait toute la lumière sur le passé de F.Mitterrand, ses amitiés indéfectibles? - P.Ory: C'était un homme de clan. "A la vie à la mort." Je l'ai vérifié.
J'étais, dans les semaines 70, parmi ceux qu'on a qualifiés de "garde rapprochée de Mitterrand". C'est quelqu'un qui ne trahissait jamais. On peut surinterpréter ça, bien entendu. - A.-E.Lemoine: Vous avez pris un plaisir particulier à réinterpréter quelques-uns des grands discours de F.Mitterrand.
Vous avez évoqué le discours d'Epinay, qui lui permet de prendre la tête du PS, celui de Metz, mais aussi ses voeux de président, notamment les derniers adressés aux Français en 1994. - Mes chers compatriotes, l'an prochain, ce sera mon successeur qui vous exprimera ses voeux. Là où je serai, je l'écouterai, plein de reconnaissance pour le peuple français qui m'aura si longtemps confié son destin et plein d'espoir en vous.
Je crois aux forces de l'esprit et je ne vous quitterai pas. - A.-E.Lemoine: Josiane, vous avez cru que c'était la voix de F.Mitterrand. - J.Balasko: Oui, bien sûr. - D.Podalydès: J'ai un peu épousé les inflexions.
Je me suis mis le rythme dans l'oreille. - P.Ory: Même les clignements d'oeil de Mitterrand... - A.-E.Lemoine: Sans chercher jamais à lui ressembler physiquement, mais en écoutant sans arrêt ses discours, à vous les mettre dans l'oreille. - D.Podalydès: Il y a un CD des éditions Frémeaux qui rassemble quantité d'extraits de ses discours.
C'était un homme de verbe. Je pense qu'il écrivait ses discours en grande partie. Il avait son propre style.
Ce sont des discours qui parlent, qui nous parlent encore...
Je pense à ses voeux...
On retient "les forces de l'esprit", mais il y a un plaidoyer social absolument magnifique. Il appelait de tout son coeur à une Europe sociale. Le discours de Strasbourg, c'est une merveille. - A.-E.Lemoine: Il luttait à ce moment-là contre un cancer qui le rongeait, un cancer qu'il avait réussi à mettre en sommeil pendant son 1er mandat, mais qui lui a donné une fin de règne à l'Elysée crépusculaire.
Sa volonté de ne rien laisser paraître, son rapport à la douleur, ça vous a bluffé? - D.Podalydès: Oui.
Avoir à jouer ça...
J'avais beaucoup de scènes où il avait des malaises. Je me demandais comment répéter tous ces malaises de séquence en séquence. C'était peut-être fastidieux.
Effectivement, il a vécu...
Le cancer repart à l'automne 94. C'est les 2 dernières...
On le voit d'ailleurs sur le visage de Mitterrand...
C'est un visage de luttes permanentes. - P.Ory: Contrairement à ce que certains ont pu prétendre, jusqu'au bout, il est absolument, sur le plan intellectuel, intact. - A.-E.Lemoine: Parce que la question s'est posée. - P.Ory: C'est ce que ses adversaires pensaient.
On ne peut pas en apporter la preuve. - D.Podalydès: Il disait même que Balladur l'énervait beaucoup.
A chaque fois qu'il lui demandait "vous allez bien, monsieur le président?", il sentait que l'autre faisait le décompte. Il n'attendait qu'une chose: prendre sa place.
A ce moment-là, il faisait 30 % dans les sondages. - P.Ory: Il faut se rappeler que G.Pompidou a aussi été dans une situation où il n'y a pas eu de publicité autour de son état de santé.
Ca devenait notoire. Mais on était encore dans une culture où ce secret devait être conservé. On est un vieux pays monarchique, sur ce plan-là.
La société a basculé. Aujourd'hui, ça se saurait au bout de 3 jours. Même chose pour la vie privée. - P.Lescure: A propos de vie privée, la série revient beaucoup sur ses relations avec les 2 femmes de sa vie: D.Mitterrand et A.Pingeot.
A.Pingeot, avec qui F.Mitterrand a échangé une correspondance personnelle et intime très importante et d'une grande beauté littéraire. - Anne, j'ai l'impression d'avoir voyagé avec vous dans un monde sans trace et sans itinéraire.
Si je me laissais aller, je vous écrirais chaque jour, car chaque jour, j'ai quelque chose à vous dire. Il y a que j'ai acquis le besoin de vous sur le plan le plus intérieur de mon action et de mon comportement. - "Vous avez à mesurer une disponibilité, une sensibilité, une pureté devant la vie et les êtres qui me donnent un nouvel élan, qui suscitent en moi un appel vers je ne sais quel approfondissement.
Je m'émerveille d'être gagné par vous et de retrouver ainsi, par votre jeunesse et votre clarté..." - Ce que je n'ai pas moi-même oublié au creux de moi. - D.Podalydès: J'ai lu cette correspondance.
J'en avais lu beaucoup. Là, j'ai lu les lettres de la première à la dernière pour couvrir toutes ces années. C'est un amour qui s'est vécu...
Ils ont été fréquemment séparés. La vie les a séparés. Ils ont toujours été réunis par ces lettres.
Il y a des lettres qui sont d'une splendeur tragique. Parfois, c'est très drôle. - P.Ory: Mitterrand était un grand lecteur, un amoureux de littérature et d'écrivains.
Il rêvait, à un certain moment, d'être reconnu comme tel. C'est dans sa correspondance amoureuse qu'il triomphe. C'est comme ça qu'il reste, sur le plan littéraire. - A.-E.Lemoine: Il y a beaucoup de scènes de famille où on voit Mitterrand faire des imitations.
A.Pingeot et Mazarine ont été consultées? Elles ne se sont pas opposées? - P.Ory: Oui, bien sûr.
Elles ne se sont pas opposées. Comme l'explique un carton au début, les dialogues privés sont écrits à partir de données mais ne sont pas certifiés. Tout ce qui est du domaine public...
C'est le croisement public-privé qui donne son sens à la série. Il y a des moments extraordinaires, comme ceux où D.Podalydès est Mitterrand, mais il dialogue avec Elkabbach, Giscard...
C'est tout à fait remarquable parce que ça passe très bien. - A.-E.Lemoine: Oui.
C'est-à-dire que l'image de Mitterrand à la télévision est remplacée par celle de D.Podalydès qui répond au vrai J.-P.Elkabbach dans les images d'archives.
Le résultat est absolument saisissant de vérité. - P.Ory: Le sommet, c'est le discours de Strasbourg.
C'est le testament. "Le nationalisme, c'est la guerre." En 2026... - P.Cohen: Ca nous parle. - A.-E.Lemoine: Le Pas de côté de Patrick. - P.Cohen: Un pas de côté qui nous ramène dans un lieu emblématique de F.Mitterrand.
D.Trump reçoit les chefs d'Etat du monde entier à Mar-a-Lago. F.Mitterrand, lui, en recevait à Latche, dans les Landes, dans une bergerie beaucoup plus modeste que la résidence de Floride de D.Trump.
P.Lescure l'a bien connue, parce qu'il y est allé 2 fois, 2 jours de suite, pour la même émission, et ça n'a pas marché. C'est la fameuse bergerie.
On a monté deux séquences avec les archives et le téléfilm, deux séquences de visite de chefs d'Etat qu'on voit dans le film. La première, c'est H.Kohl, qui est venu il y a 36 ans presque jour pour jour, le 4 janvier 1990, juste après la chute du mur de Berlin, dans le processus de réunification de l'Allemagne.
Les 2 hommes marchent sur la plage et s'entretiennent sur la plage. - Ces entretiens qui se sont achevés par une promenade de 3 quarts d'heure le long de l'océan auront permis d'utiles mises au point. - F.Mitterrand: L'axe essentiel pour nous, c'est le développement de la communauté. ... - Oui.
C'est le sens de l'histoire. Il faut avancer main dans la main. Vous avez tenu aux Allemands ce discours qui établit la marche vers la réunification sans me consulter.
Vous ne m'avez rien dit, rien, ni à moi ni à nos partenaires européens. Vous n'avez même pas évoqué l'Europe. A quoi jouez-vous?
Avons-nous renoncé à tout destin commun? - P.Cohen: On voit à quel point l'évocation est puissante.
Ce n'est pas une imitation d'images d'archives. Il y a quelque chose qui y renvoie irrésistiblement. Autre visite très marquante, celle de Gorbatchev, dernier dirigeant de l'Union soviétique.
Il vient d'essuyer une tentative de putsch. Ce jeu d'acteur que vous avez sur place... - La vie champêtre à Latche a respecté ce matin tous les usages.
On se lève de bonne heure pour un peu d'exercice, on en profite pour admirer les arbres chers au coeur de F.Mitterrand avant de prendre un petit-déjeuner en famille. M.Gorbatchev et sa femme se sont prêtés à toutes ces habitudes intimes de bonne grâce. - Votre datcha est semblable à la mienne, simple et belle. - Me ferez-vous l'honneur de visiter ma bergerie? - Mais bien sûr. - C'est sans doute le chef-d'oeuvre absolu de la littérature universelle. - P.Cohen: Mitterrand qui présente à Gorbatchev sa bibliothèque personnelle...
Vous avez tourné à Latche. - D.Podalydès: Oui.
Dans la bergerie Qui n'a pas changé, puisque la famille l'a préservée telle quelle. Je me suis allongé seul dans cette bergerie. J'ai feuilleté les livres de Poche de Mitterrand.
Il avait toute la collection des livres de Poche. - P.Cohen: C'est un endroit très modeste. - D.Podalydès: Très, très modeste.
Ca m'a beaucoup frappé. J'ai rencontré sa famille, Gilbert Mitterrand, ses filles...
On ne peut pas imaginer une seconde que ses filles sont les filles d'un président de la République. Elles sont d'une modestie, d'une tranquillité...
C'est très beau, mais ça a une certaine austérité. J'ai vu la chambre où Gorbatchev a dormi. C'est vraiment la chambre qu'on imagine au fond d'une maison de campagne un peu défraîchie, avec juste un pauvre dessus de lit, rien.
Gorbatchev a dormi là. C'est la dernière visite d'un chef d'Etat soviétique dans le monde. Après, il n'y a plus eu de... - A.-E.Lemoine: C'est joué à Latche. - D.Podalydès: En fait, là-bas, ils ont toujours dit "latche", mais les journalistes avaient pris l'habitude de dire "latché".
A un moment, Mitterrand en a eu marre de rectifier et il les a laissé dire "latché". - P.Cohen: Vous étiez dans la garde rapprochée de Mitterrand dans les années 70.
On disait qu'il y avait une façon de s'adresser à lui qui ne tenait qu'à ses plus fidèles. - P.Ory: Ca décrit le personnage en profondeur.
Avant 80, c'est le moment où j'ai le plus discuté en tête à tête avec Mitterrand. Il était en confiance. Pourquoi?
On ne disait pas "monsieur le premier secrétaire", on lui disait "monsieur le président". Ce n'était pas une projection sur le futur. C'était le rappel qu'il avait été président de la Convention des institutions républicaines.
C'est un parti qui n'a jamais eu d'équivalent. C'était une confédération de clubs politiques. J'en faisais partie.
Je l'avais abordé la 1re fois en lui disant "monsieur le président". Ca changeait tout. - A.-E.Lemoine: Ca dit beaucoup de l'homme. - C'est le comédien D.Podalydès qui incarne N.Sarkozy.
La ressemblance est stupéfiante. - Qu'est-ce que je dois croire? Il y a des raisons de s'inquiéter? - B.Chameroy: Vous êtes bluffant dans ces 2 personnages.
Si vous deviez aujourd'hui incarner E.Macron, comment vous feriez? Vous ne voulez pas qu'on fasse un truc?
Vous prenez le meilleur de chacun des présidents et vous vous présentez en 2027. - D.Podalydès: Sa voix n'est pas simple à épouser. - P.Cohen: Vous avez lu "Le Parisien" ce matin? "Podalydès président". - D.Podalydès: Il y a des acteurs qui ont été troublés par le fait de jouer un homme de pouvoir.
Ca les a tentés. Moi, pas du tout. - J.Balasko: Il y a eu Napoléon... - P.Cohen: Ah oui, qui s'est pris pour Napoléon tout le reste de sa vie. - P.Lescure: Dans le film d'A.Gance. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas le cas de D.Podalydès. "Mitterrand confidentiel" est une formidable série historique, très fidèle. - J.Balasko: Je peux intervenir?
Pierre, tu nous as offert ce livre à deux. On ne va pas se l'arracher. Je propose de te l'offrir. - D.Podalydès: J'ai une adoration pour Piccoli.
J'ai même écrit sur lui. - A.-E.Lemoine: On continue de parler de F.Mitterrand dans le Bonus de Lorrain. - L.Sénéchal: R.Hanin, Navarro à la télévision...
F.Mitterrand était son témoin de mariage en 59, quand R.Hanin épouse la soeur de D.Mitterrand.
Il entretient avec F.Mitterrand une relation de complicité, illustrée dans la série avec cette scène. - Arrête, François!
Tu connais Danielle. Elle va vouloir que tu prennes l'air. - Depuis quand mon épouse préside-t-elle à mon existence? - Tu devrais l'écouter.
Je ne t'ai jamais vu jouer aussi mal. - La guerre n'est pas si loin. Il est passé où, le grand résistant?
Celui qui a fait la bataille de Paris, qui a libéré Dachau avec l'armée américaine, qui a même sauvé le mari de Duras qui crevait là-bas avec le typhus... - L.Sénéchal: L'amitié qui les lie ne va pas forcément de soi.
Il gardera toute sa vie son célèbre accent pied-noir. Ce Méditerranéen saluait en 1977 le charisme de F.Mitterrand. - R.Hanin: Je crois qu'il sait très bien écouter.
C'est une manière d'écouter qui n'est pas gênante ni oppressante, mais qui vous oblige à donner le meilleur de vous-même. C'est le contraire d'un Latin. C'est un homme qui n'a pas de nerfs, qui répugne aux effusions, qui juge sur pièce, qui a une générosité pudique, le contraire d'un Latin. - L.Sénéchal: R.Hanin est présent aux côtés de F.Mitterrand aux moments très importants de sa victoire, le 10 mai 81, et le jour de la réélection en 88, avec le fils, Jean-Christophe Mitterrand.
Il est aussi présent, au 1er août, le jour des obsèques de F.Mitterrand. On le voit juste derrière le cercueil qui emporte l'ancien président.
On va les voir tous les 2 au crépuscule de la vie de F.Mitterrand, complices, dans la fameuse résidence de Latche. - R.Hanin: J'ai été invité dans un château. - F.Mitterrand: Il n'y avait pas de fantômes? - R.Hanin: Oui.
Dans la nuit, j'ai entendu une voix qui me disait qu'elle avait peur. - P.Ory: C'était le dernier mois, là. - L.Sénéchal: Il meurt un mois plus tard.
R.Hanin défendra ensuite bec et ongles la mémoire de son beau-frère, quand L.Jospin demandera un droit d'inventaire sur les 2 septennats de Mitterrand.
R.Hanin s'énerve et annonce voter communiste à la présidentielle. J.Balasko, vous avez aussi eu un engagement auprès des communistes en 2019.
Aujourd'hui, votre coeur penche où? - J.Balasko: Elle est où, la gauche?
Il y a toujours LFI, qui parle un peu comme des gens de gauche devraient parler. - L.Sénéchal: Vous dites qu'il nous manque un F.Mitterrand? - J.Balasko: En tout cas, quelqu'un qui fédère. - A.-E.Lemoine: On a décidé de vous élire présidente, nous, Josiane.
Comme ça, on en a deux. Un président et une présidente. Présidente à vie du dîner de "C à vous", parce que vous y faites très régulièrement honneur.
Maintenant, vous avez une serviette brodée à votre nom. - J.Balasko: Le problème, c'est que je mange salement. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas du tout ce qu'on insinuait.
Si vous voulez bien me suivre...
Le dîner est prêt. On va s'installer à la table de "C à vous". On s'installe En désordre à la table de "C à vous" pour déguster le dîner préparé pour vous.
On va déguster un boeuf-carottes. - D.Podalydès: Ca, c'est bien. - A.-E.Lemoine: On nous a dit que vous aimiez les plats réconfortants. - J.Balasko: Tout à fait.
Je mets ma petite serviette. - P.Ory: J'aime que ce soit roboratif.
C'est capital. - A.-E.Lemoine: Vous avez commencé sur les planches, dans des cafés-théâtres.
On buvait et on dînait quand vous jouiez. - J.Balasko: Au Splendid, on servait des glaces l'été et de la soupe l'hiver.
Il n'y avait pas vraiment de dîner. C'était comme ça. C'était pour dire qu'on servait une boisson. - A.-E.Lemoine: De la soupe en hiver?
Faite par l'équipe? - J.Balasko: J'imagine.
Je ne me souviens plus. Je ne sais pas si elle était très bonne. - P.Lescure: Avant les célèbres pièces du Splendid, votre 1re pièce écrite avec une copine, c'était "Quand je serai grande, je serai paranoiaque".
Vous y jouiez une nonne complètement chtarbée qui faisait un strip-tease. - J.Balasko: Une nonne complètement chaste...
Tu ne peux pas tout savoir sur ta mère. - M.Berry: Ca n'a pas été filmé? - P.Lescure: On a cherché, mais on n'a pas trouvé.
On a l'impression... - M.Berry: On ne peut pas franchement se dire que tu fais un strip-tease dans ce spectacle quand on voit l'affiche. - J.Balasko: C'est moi qui ai dessiné l'affiche.
On n'avait pas de sous pour payer quelqu'un pour le faire. - P.Lescure: On sent aussi que dans la famille, il y a un problème avec les nonnes. - J.Balasko: Marilou a joué une nonne et j'ai récemment rejoué une nonne aussi dans un film avec Jean.
Très sympathique. Il n'y a que moi qui mange... - D.Podalydès: Non.
Je t'accompagne. - A.-E.Lemoine: C'est Lou qui a cuisiné pour vous ce soir.
Patrick? - P.Cohen: Vous avez aussi écrit plusieurs pièces pour des camarades du Splendid comme "Nuit d'ivresse". - M.Berry: J'étais dans son ventre. - J.Balasko: J'étais un peu grosse... - P.Cohen: Pendant "Nuit d'ivresse", vous ne pouviez pas être enceinte.
C'était avec le regretté M.Blanc. On a retrouvé une archive.
Vous avez l'air heureux de reprendre les répétitions, tous les deux. - J.Balasko: Je suis ravie de revenir ici. - M.Blanc: Et de jouer avec moi? - J.Balasko: Jouer avec toi, j'étais un peu obligée... - M.Blanc: C'est pour les mêmes raisons, moi...
C'est un peu embêtant. On a des dettes avec le théâtre. La dernière pièce qu'on a monter ici, c'était un espèce de gouffre financier.
On s'est engagés... - J.Balasko: A monter cette pièce tous les deux de manière à renflouer les caisses. - M.Blanc: En plus, tu ne prends pas de plaisir à jouer avec moi. - J.Balasko: Non.
S'il n'y avait que le jeu, mais en plus, il faut aussi porter dans les loges... - P.Cohen: On a choisi cette archive pour se souvenir de M.Blanc. - J.Balasko: On ne l'oubliera jamais.
Il est là. C'était un type remarquablement intelligent. Ca fait du bien, en ce moment, de penser aux conneries.
On n'a pas tant que ça l'occasion de rire. - L.Sénéchal: Et vous avez inspiré, avec la troupe du Splendid, une sorte de parodie.
Regardez, "Les Bronzés" sont repris jusque dans nos Ehpad. - Moi, je les aime grands, exagérément musclés et, surtout, les cheveux blonds et en brosse. - Ah oui!
Nazis, quoi! - Ca va pas bien, derrière? Quel malhonnête! - Ca calme, d'un coup! - L.Sénéchal: C'est un peu moins bien que l'original, mais c'est pas mal. - J.Balasko: L'IA a quelque chose à voir là-dedans? - A.-E.Lemoine: Non. - L.Sénéchal: Marilou, je crois que vous aviez le projet de faire "Les Bronzés 4"? - M.Berry: J'aimerais bien.
J'aimerais bien les voir réunis. J'adore les voir ensemble. Il se passe un truc.
Déjà, c'est des gens hors norme. Quand ils sont ensemble, il se passe quelque chose...
Je ne sais pas. C'est dur à décrire. J'adore les regarder.
On pense souvent à tort que j'ai été bercée, que c'est mes tontons, que j'ai passé plein de temps avec eux. Je ne les connais pas. Le Splendid, c'était terminé depuis longtemps, quand je suis née.
C'est des gens que je connais très peu. J'ai côtoyé un peu Gérard parce qu'on a tourné ensemble. Je les ai croisés quelques fois, mais je ne les connais pas.
Les rares fois où je les ai vus tous ensemble... - J.Balasko: On est hystériques. - M.Berry: Même à l'enterrement de M.Blanc, ça riait de partout.
C'est fou. Ils riaient comme des cons, comme s'ils avaient 10 ans. - A.-E.Lemoine: Merci à tous les 4 d'avoir accepté notre invitation à dîner.
Dans un instant, sur France 2, "Mitterrand confidentiel". Sur France 5, "Les Trésors des favorites des rois de France". D'ici là, Les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Rebonsoir.
Nous sommes le 5 janvier. Bonne année, bonne santé, belle continuation d'appétit. A la une, de la pluie trop froide qui tombe en flocons.
C'est donc de... - P.Cohen: La neige! - B.Chameroy: Elle sème la pagaille et elle a même provoqué une avalanche...
Une avalanche de questions cons des journalistes. - C'est important de s'équiper comme ça face à cette situation? - Oui.
Au bout de quelques minutes, on pourrait avoir très froid. Ca ne sert à rien d'avoir froid. - B.Chameroy: Eh oui.
C'est important. La suite demain dans notre édition spéciale. Nous sommes en 2026.
The place to be pour célébrer le passage à la nouvelle année, c'était le plateau de BFM. - On peut faire le décompte ensemble. 5... 4... 3... 2... 1...
Bonne année 2026! - B.Chameroy: Pendant ce temps, sur franceinfo... - On perd quelques degrés au thermomètre avec des valeurs qui vont s'échelonner de 1 à 16 degrés.
Très belle soirée à tous. Prenez soin de vous. - B.Chameroy: BFM était en édition spéciale toute la nuit pour recueillir des témoignages aux 4 coins de la France, notamment au Paradis latin, notamment avec madame, déçue du spectacle. - Qu'est-ce que vous avez pensé du show? - C'est super.
Il n'y a pas assez d'hommes tout nus, mais ça va... - B.Chameroy: Bah alors, Babeth?
Une soirée exceptionnelle sur BFM qui valait le coup. Ils ont obtenu une exclu incroyable, une interview de Minnie, la meilleure amie de Mickey. - Bonsoir et bonne année.
Elle parle avec une voix très aiguë. - Bonne année. La soirée est merveilleuse, ici. - B.Chameroy: On a enfin retrouvé les bijoux de la Couronne volés en fin d'année au Louvre. - On est désormais en direct avec L.Ferrari.
Bonsoir, Laurence. - B.Chameroy: Rendez les bijoux, Laurence! - Bonne année à vous tous. - B.Chameroy: Dans la série "sacré réveillon", P.Praud a passé le sien avec D.Barbelivien.
Il a réussi un tour de force: rendre encore plus agaçante la fameuse vanne "à l'année prochaine." Il l'a prononcée à 0h08. ... - B.Chameroy: Merci, tonton Didier.
Le Nouvel An n'est pas forcément synonyme de bonnes nouvelles. Dans les JT régionaux, il fallait se mouiller la nuque pour les transitions. - Paris, New York, Tokyo...
Nous ferons le tour du globe pour découvrir les plus belles images des festivités du Nouvel An. A quoi ressemblait ce réveillon aux urgences de Besançon? - B.Chameroy: Ah...
Visiblement, ce n'était pas la même ambiance que sur les images précédentes. La présentatrice d'ICI Poitou-Charentes a dû passer le 1er janvier à remplir un formulaire sur le site de son assurance auto, vu son lancement... - La sagesse et l'empathie, voilà au moins deux résolutions auxquelles devraient songer les incendiaires de voitures... - B.Chameroy: "Qui ont cramé ma Clio hier soir..." Je ne sais pas ce qu'a fait ce monsieur, mais vu le ton et l'attitude, il semble y être pour quelque chose. - Etre meilleur que l'année dernière, c'est-à-dire être au plus près de mes enfants, de ma femme, être plus sérieux. - B.Chameroy: Un secret santa qui avait peut-être mal tourné avec la secrétaire...
Vous savez ce qu'on fait avec les résolutions? On les oublie. On file donc sur CNews.
La journaliste songeait à une bien belle idée de chronique. - Bonjour. Aujourd'hui, dans La santé expliquée à ma fille, je vais répondre aux questions de Sasha sur le Dry January. - B.Chameroy: Sa fille a donc l'attention d'une enfant de 3 ans.
L'année dernière... - Aujourd'hui, je vais répondre à la question de Sasha sur le Dry January. - B.Chameroy: Je suis très inquiet pour la famille. - Qu'est-ce qui se passe dans notre corps?
Qu'est-ce que ça a comme conséquences sur votre santé de boire de l'alcool? Tu peux nous expliquer ce qui se passe quand on ingère de l'alcool? - Ce sont de toutes petites molécules.
Ce sont de petites molécules... - Ne pas boire de l'alcool pendant un mois va avoir des conséquences sur notre santé?
Ca a quoi comme bienfaits, d'arrêter même un mois? - L'alcool est éliminé à 95 % par le foie. 95 % de l'alcool est dégradé au niveau du foie.
C'est une bonne résolution pour cette nouvelle année. - Ca peut aussi faire partie des bonnes résolutions. - B.Chameroy: Et on le réexpliquera l'an prochain si vous n'avez toujours pas compris.
C'est aussi la période des voeux. Ils ont été timides, en Belgique, avec le roi. - Mesdames et messieurs... - B.Chameroy: Allez, on y va, Philippe. ...
Allez. L'année n'a pas été "chonchon", mais on peut se la souhaiter bonne pour 2026. Tu peux le faire...
C'est parti! Allez. ...
Maintenant! - Heureuse nouvelle année. - B.Chameroy: Yes!
A Monaco, Albert et Charlene ont reçu deux robots pour Noël. - BONNE ANNEE A TOUS. - B.Chameroy: Ils ne sont pas synchros, mais c'est quand même hyper bluffant.
En France, les voeux du président étaient emplis d'espoir. - F.Mitterrand: Nous abordons 1986 dans la meilleure situation que nous avons connue depuis 18 ans.
Le chômage a cessé de croître. Les comptes de notre commerce extérieur sont équilibrés. Les impôts d'Etat ont diminué.
L'emprunt obligatoire de 1983 sera remboursé en entier. L'épargne populaire se porte bien. - B.Chameroy: Je n'avais précisé ni l'année ni le nom du président. - E.Macron: Notre monde est plus dur chaque jour.
La guerre et l'instabilité continuent d'être là. La solitude croissance qui existe dans la société...
La baisse de notre natalité...
L'insécurité...
Les difficultés de pouvoir d'achat... - B.Chameroy: A l'origine, il voulait nous dire ça. "La Marseillaise". - Françaises, Français, mes chers compatriotes...
Nous sommes en guerre...
Je dissous donc ce soir l'Assemblée nationale. Très heureuse année 2026. - B.Chameroy: Voeux également présentés par A.Hidalgo, qui nous a plombé le moral dès la première phrase. - A.Hidalgo: Ce sont les derniers voeux que je vous présente.
Il y a évidemment une programmation pluriannuelle, puisque c'est sur plusieurs années...
Ce n'est pas la présentation d'un dossier technique, même s'il est très technique et qu'il y a une présentation du dossier...
Ca n'a pas de sens, de faire des choses qui n'ont pas de sens...
Quand les machines remplacent les humains, ça va pas. Quel immense bonheur d'avoir été votre maire pendant 12 ans! - B.Chameroy: Et à nous de vous avoir dérushée pendant toutes ces années!
On referme avec les voeux de W.Schraen, que nous avons sous-titrés en version W.Schraen.
Les siens étaient un peu trop formels. - N'oubliez pas que c'est grâce à ça que nous avons rouvert la chasse des tourterelles des bois. Ce n'est pas seulement le magnifique héros d'un conte de Noël.
Grâce à son changement de statut au niveau européen, il va enfin être possible de freiner son développement pour le bien
Xavier Bertrand