Critique littérature : notre avis sur "Holly", le nouveau Stephen King
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[Musique] 12h 13h30 les midis de culture Géraldine mosnvois Nicolas herbo place à la critique et place aujourd'hui à deux livres noirs un polar cannibal sur fond d'Amérique trumpiste et antivax c'est le dernier Stephan King et il s'appelle hly et trailer historique dans l'Italie fasciste des années 40 c'est dans la maison de mon père de Joseph auoconor et je crois qu'on a tous adoré cette table on va en débattre Géraldine avec éise lpine journaliste tiire au point bonjourise bonjour face à vous François Angelier bonjour François bonjour vous êtes producteur de l'émission sur France Culture c'est le dimanche à 15h et critique littéraire au monde des livres soyez tous les deux les bienvenu dans les midi de culture et on commence avec hly de Stephen King sorti aux éditions Albin Michel c'est une vieille ville qui n'est plus au milieu de sa forme à l'image du lac au bord duquel elle a été construite mais il reste quelques quartiers bien conservé les habitants de longue date seraient sans doute d'accord pour dire que sugar height c'est le plus joli d'entre eux et que la plus jolie rue est Ridge Road qui signue en pente douce de belle College l'université de lettres et de sciences à defield Park 3 km plus bas en chemin Ridge Road longe beaucoup de demeures Cau dont certaines appartiennent à des professeurs d'université et à quelques notables locaux médecins avocats banquierers et cadres supérieurs en haut l'échelle voilà le cadre est posé une petite ville du mid-ouest un quartier aisé des universitaires vieillissants derrière les jolies maisons victoriennes se cache pourtant l'horreur évidemment on est chez Stephen King des disparitions sans lien apparents ponctuent les années dans ce quartier prof de fac bibliothécaire ou ou skateer boutonneux ont comme du jour au lendemain été effacés des radars de quoi éveiller la curiosité de Holly que les fans de King connaissent déjà cette quinka accro au clop en prise avec une une mè toxique est une inspectrice hor repère sur fond d'amerriic trumpiste et avec mout discours anti antivax on retrouve tous les ingrédients d'un bon et gros Stephen King avec cette particularité on connaît les assassins dès le début de quoi tuer le suspense ou l'augmenter qu'en avez-vous pensé Élise lpine alors moi j'ai apprécié cette lecture j'ai passé un très bon moment à lire ce gros polar parce que c'est un pavé donc on en a pages 520 pages et on en a pour son argent quand on lit les 520 pages on est attrapé dès le début c'est vrai qu'on sait dès le départ qui tue et pourquoi et qui a été kidnappé par ces deux tueurs grabatair qui en fait mangent des gens pour retrouver une jeunesse ils sont complètement complottistes persuadés que voilà en mangeant de la la la jeune chair ils vont pas mourir euh voilà moi j'ai j'ai trouvé qu'on était embarqué c'est plutôt malin de réussir à nous tenir en haleine sur autant de pages en nous donnant d'emblé bah le le nom des criminels leur mode opératoire et puis qui sont les victimes et cetera l'enjeu du livre c'est de savoir si Oli va arriver comment est-ce qu'elle va déterminer qui sont voilà elle part sur plein de fausses pistes elle fait des erreurs et cetera c'est une héroïne attachante qui a ses failles qui vient de perdre sa mère du covid et cetera donc ça c'est intéressant après moi qui suit il faut le dire une fétichiste de Stephen King je l'ai adoré quand j'étais adolescente et je l'ai adoré pas seulement parce qu'il m'a porté des grands moments de lecture de frisson et cetera mais aussi parce qu'il m'a apporté des clés pour affronter le monde quand je lisais miserie quand je lisais carie quand je disisais Jessie ou ou les autres ou ça ou cimetière et cetera ou shining je je comprenais et j'avais pas le droit de les lire ces livres mes parents étaient pas trop d'accord donc je disisais en cachette sous ma couette et en fait je je trouve qu'il était en avance sur son temps parce qu'il nous dit disait qu'est-ce que c'est qu'être une femme dans un monde violent où les femmes sont les premières à souffrir des violences masculines qu'est-ce que c'est que s'assumer et rester forte face au harcèlement il brisait le tabou des règles il parlait de violence conjugale il parlait de comment on se sent quand on est comme ça crispé dans sur soi-même dans un monde qui est dur et moi ça m'a bouleversé ça m'a donné de la force et ça m'a donné une colonne vertébrale ça a été très important je pense qu'aujourd'hui une adolescente de 13 ou 14 ans qui va lire au lit ne trouvera peut-être pas cette lecture du monde qu'on avait dans la façon dont il allait vers l'extrême avec le gore avec la violence avec l'horreur là je trouve que son discours c'est comme s'il voulait se racheter de fautes qu'il n'avait pas commis comme si d'un coup il disait je vais porter une morale alors qu'il l'a portéit déjà dans dans la transgression il nous donnait déjà des clés là aujourd'hui il parle du covid beaucoup dans son livre toutes les trois pages les antivac sont des méchant les antivacx sont des méchants il faut porter son masque l'héroïne met bien son masque elle se lave les mains et cetera et transgression ultime cette femme elle fume auit elle allume des cigarettes à chaque fois qu'elle allume une cigarette aussi toutes les deux ou trois pages elle a un frisson de culpabilité et on comprend que voilà alors que quand on pense aux anciens livres à Jessie par exemple où on avait un nécrophile qui arrivait avec un sandwich avec une langue humaine de cadavre à l'intérieur et que l'héroï manger son sandwich sans savoir que c'était une langue humaine enfin il se passait quelque chose c'était horrible c'était horrible et en même temps ça disait quelque chose du monde là c'est moins horrible il est quand même plus en sourdine sur l'horreur et en même temps ce qui nous dit du monde c'est un discours un peu moraliste donc vous trouvez qu'il est devenu moralisateur tout en perdant de sa transgression et de son tout en perdant de sa transgression qui je trouve donn l'impulsion de ce qu'on pouvait comprendre de la grille de lecture du monde qui nous donnait qui était aussi moraliste à l'époque enfin je veux dire c'est il disait des choses sur les violences sur les rapports entre hom il a toujours dénoncé il a jamais comme il faut pas Stephan King moi j'ai je repense à ces livre il a pas été sexiste il a pas été au contraire quoi il a été il a il a été il a porté une un flambeau avec cet aspect horrifique là bon on lit un très bon livre on est très embarqué on perd pas de sous si on les dépense dans une librairie pour acheter ce livre mais si on veut avoir le frisson de Stephen King il faut lire shining miséie carie et pasit et il faut lire au lit pr comme on peut lire dans son lit on peut lire Sten King au lit mais et c'est bien de lire hly ce livre là mais je pense qu'il faut pas voilà je pense qu'il faut pas commencer par ce François Angelier oui je suis d'accord avec Lise qui a à peu près tout dit euh ah bah oui mais il reste encore du temps hein donc mais euh non non je veux dire je suis tout à fait d'accord ave avec son analyse il est sûr que King 50e roman 200 nouvelles un nombre inconsidérable adaptation plus plus de 60 romans je crois oui enfin oui je sais plus on en est aujourd'hui considéré comme un trésor national au aux États-Unis Barack Obama l'avait d'ailleurs décoré de la grande mérite du du du Mérite américain la grande médaille du Mérite américain donc c'est véritablement une institution littéraire c'est plus du tout une sorte de d'auteur de roman d'épouvante borderline marginal c'est une sorte de nouveau Mark ten ou de nouveau faulner je veux dire il est plus du tout mauvais gen au sens traditionnel du mot il l'a été profondément alors le le problème de de Holly c'est que il peut à peu près tout se permet Stephen King c'est de l'horreur résidentielle ou de l'horreur pavillonnaire totalement antigothique donc on est dans une Amérique moyenne confronté aux difficultés de la vie rien de particulier angoissant apparemment avec bon les problèmes de fidélité les problèmes de commerce d'argent et tout et à l'intérieur de ça il commence à créer je dirais des des voies d'eau des ça se craquelle et et brusquement on voit apparaître des incertitudes des le doute le doute apparaît et là je dirais il met beaucoup de temps à paraître on est c'est vrai qu'on est prévenu au départ au départ on il y a une scène qui est absolument magistrale de de fondation où on voit très bien qui fait quoi c'est-à-dire le couple de de vieillard euh d'ancien universitaire d'anciens universitaires qui mettent en place des tracenards et des embuscades la nuit pour arriver à piéger des promeneurs égarés que ce soit des gens plus âgés ou des adolescents ensuite après pour leur faire subir un traitement particulier qui doit aboutir mais surtout leur subterfuge est génial parce qu'en fait ils se font passer pour grabataire handicapé et ils demandent de l'aide donc le fauteuil roulant n' plus de batterie il faut l'aider dans une non mais il y a un subterfuge qui est absolument merveilleux alors en plus c'est c'est génial puisque il utilise tous les bons sentiments les sentiments les plus je dirais les les plus importants la charité la compassion la fraternité pour montrer que bon en les retournant ça devient des armes de par destination d'un couple de vieillard pervers alors évidemment le début est formidable mais après l'enquête l'investigation le portrait des personnages la mise en scène de tous les personnages même s'ils sont très attachants c'est très très long alors voilà il faut dire quand même que ce roman est construit sur une double temporalité il y a la temporalité des années 2020 on suit hit donc l'enquêtrice qui voilà bah justement enquête sur une disparition celle de la bibliothécaire bonidal et qui se rend compte qu'il y a eu d'autres disparitions avant elle commence à faire des liens et en même temps on a d'autres chapitres dans les années 2010 où on comprend justement que ce couple de vieux universitaires bah sont voilà des des des cannibales mais on a du mal à comprendre comment tout ça va se retrancher on imagine évidemment et puis ça se passe mais c'est vrai que tout ça est assez lent même il y a pas de suspense en fait d'une certaine manière donné que tout est d'une certaine façon euh tout est accompli dès le départ il y a pas de suspense ce qui permet à King de jouer sur un terrain où il est toujours magistral c'est-à-dire des scènes où apparemment il ne se passe rien c'est comme le L'Invasion des profanateurs de sépultur euh de Don seagle où on voit des vieillards qui passent le la tondeuse à gazon devant chez eux qui saluent leurs amis sauf le problème c'est c'est comme les envahisseurs c'est pas des vieillards c'est des clones d'extraterrestres monstrueux et là c'est pareil on voit des des vieillards qui qui qui prennent le thé qui invitent des petites étudiant tout va très bien mais nous on sait donc il est très très fort là pour justement euh injecter des des toxines dans dans dans des scènes qui apparemment sont des scènes secondaires et totalement anodines mais ce procédé de connaître les assassins dès le début ça arrive dans plein de polares en fait alors comment on injecte du du du du suspense là comment est-ce que King réussi vraiment c'est la psychologie de son héroïne je pense que c'est olie qui a du mal à ouvrir ses yeux toute la question c'est comment est-ce qu' elle va se dessiller et comment est-ce qu'elle va finalement voir ce qui est en train de se produire dans sa petite ville où des gens disparaissent et là je trouve que alors moi j'ai moins senti l'effet de lenteur parce que j'étais quand même ass accroché au livre il m'a tenu jusqu'à la fin je voilà j'en ai eu j'ai j'étais en appétit j'étais j'aiété nourri par le livre après moi je trouve que là où il est intéressant c'est qu'il nous montre une Amérique qu'il dénonce c'està-dire il montre une Amérique comme le disait François où tout va bien tout est en apparence parfait et cetera et on a du mal à voir l'espèce de gros serpent de mer qui est en train de ronger les fondations du pays des petites pelouses ou ou passe les tondeuses et et en fait tout ça va leur claquer à la tronche et on le voit et on sent que Stephen King a un regard profond sur la politique de son pays qu'il est inquiet et qui veut nous dé qui veut dénoncer dans ce livre l'espèce de fascination de ronronnement d'état de stupeur dans lequel sont les Américains face à un Trump qui revient en force face à des discours complotistes pour finalement antimasque antivaccin qui peut-être on peut raconter n'importe quoi aux gens leur faire croire qu'en mangeant de la cervelle de jeunes garçons ils vont ils vont ils vont plus avoir de sciatique tout ça en faitou c'est sur les rumatismes d'ailleurs c'est les rumatismes l' siciatique et puis un petit peu Alzheimer et en fait on on on voit qu' veut mettre en garde ses lecteurs et lectrices contre Ben des discours ronronnants qui peuvent sembler un peu inoffensifs ou dilués comme ça à l'échelle d'une grande nation et qui en fait sont un fort poison qui prend la vie de il y a un petit garçon quand même qui est assassiné par ces deux vieux il y a des jeunes filles pleines d'avenir qui sont mangé voilà il veut montrer qu'en fait cette nation entière est cannibale et peut devenir cannibal François angelet vous levez le doigt euh oui comm l'école je suis un élève obéissant euh non ce que je veux dire c'est qu'effectivement il y a toute une méditation sur la une réflexion de King sur la mécanique sociale avec cette idée que le conservatisme un peu sénil est en train de dévorer les forces vives américaines via peut-être qui est drôle parce que Stephen King il est pas tout jeune tout jeune non plus se débarrasse de plus en plus je dirais de l'Arsenal voire de l'attiraille horrifique pour mener une réflexion purement sociologique et purement psychologique sur la société américaine c'est qu'il a il a de moins en moins besoin de faire peur avec des monstres pour montrer que les vrais monstres en définitive sont simplement des monstres qui se jouent dans les urnes et ça là on est peut-être à un moment peut-tre pas de bascul parce que il y a longtemps qu'il a qu'il a basculé mais je crois que les les prochains Stephen King seront seront peut-être de moins en moins horrifiques au sens traditionn son pas un peu plus drôle juste pour qu'on conclue un peu là-dessus parce que moi j'ai trouvé quand même qu'il av certains moments qui étaient assez drôle il se fichent un petit peu m des victimes elles-mêm même de ses assassins ils sont un petit peu ridicules ils ont ils font plus peur donc ils sont presque un peu drôles non c'est vrai il y a des moments drôles notamment quand il y a cette jeune fille végane ils leur font manger les deux les deux vieux méchants font manger des du foie cru à leur victimes pour qu'ils soit encore plus nutritif et il y a une fille végane qui dit non moi je suis végane je ne mangerai pas votre donnez-moi de la salade très belle d' très belle scène elle elle est pleine de elle est voilà elle est pleine de Foug et ça je trouve que c'est drôle parce queeectivement C FA King n'est pas non plus le jouet de son époque on voit qu'il continue de dire moi tout ça le véganisme et cetera bon ça me fait un petit peu rigoler il nous fait un petit peu rigoler avec ça donc il se rachète quand même un mauvais genre aussi en riant un peu de voilà certaines de certaines obsessions non mais parce que fondamentalement les les deux vieillards qui incarcèent des leurs victimes dans leur cave pour le donner une fois crue c'est grotesque c'est ridicule dans la dans la r dans la chose Mme donc lui il accentue légèrement vers l'horreur ce [Musique] grotesque ce dernier rom de Stephan King s'appelle donc Holly traduit de traduit par Jean HH et disponible aux éditions Albin Michel 12h 13h30 les midis de culture Géraldine mosn saavois Nicolas herbau nous parlons à présent de ce roman dans la maison de mon père de Joseph auoconor traduction de Karine chicher et c'est aux édition rivage dimanche 19 décembre 1943 22h49 11h 11 minutes avant le début de la mission la demler noire poussive à plaque diplomatique s'avance prudemment dans la vie àichanov entre grognement et nuag de gaz d'échappement au plomb tandis que des gouttes de neige fondues crépitent sur le capot un réverbère Opal et solitaire jette un coup d'œil éclair à son propre reflet dans une flaque d'eau fangeuse qui s'amenuise là où un tuyau à fui battant au rythme irrégulier du néon cassé de l'enseigne d'un café les mot Mor alfismo grossièrement peint sur un volet connaissez-vous HUG oflaurty on doit à ce prêtre irlandais attaché au Vatican d'avoir sauvé la vie de milliers de Juifs et soldats alliés alors que Rome était occupé pendant la Seconde Guerre mondiale inspiré de son histoire vrai donc Joseph auoconor imagine une de ses missions la veille du Noël 43 entouré d'un colonel d'une exchanteuse d'une Reporterre ou encore d'un ambassadeur et d'un vendeur de cerge sous couvert d'orchestré une chorale doit accomplir ce qu'il appelle le redimento mais je n'en dirai pas plus alternant les temporalités les points de vues et les styles le roman est t temp et nous mène inexorablement au duel entre le prêtre grande gueule fan de moto et de box et le chef SS Paul Hopman François enjulier avez-vous comme moi plus qu'aimé ce livre ah j'ai adoré ce livre de toute façon au Conor je suis addicte j'avais adoré le précédent le bal des ombres qui raconte comptait dans cette Londres victorienne devenue aujourd'hui mythique la naissance de Dracula avec le trio Henry Irving Bram Stocker héne Terry la comédienne le directeur le grand directeur de théâtre et tragédien et puis bramstocker qui était le secrétaire un peu Amand de Henry Irving et donc on voyait dans C dans cette Londe victorienne cette espèce de grande sarabande à la fois littéraire et théâtrale donc c'était déjà très très bon et là on a vraiment un roman extraordinaire parce que il travaille sur une situation historique dont je vous laisse quand même à penser on est en décembre 1943 on est à Rome le régime fasciste de Mussolini s'est effondré et ne subsiste vaguement que dans l'enclave de Salo et donc vous avez ce face- à-face à la fois métaphysique historique et politique entre deux hommes à ma droite à Henry schimler l'empereur de la la SS et de l'autre pou dont on peut penser ce qu'on veut mais bon face à la face ces deux hommes étaient là c'est d'un côté l'Église catholique avec sa structure mondiale sa politique intérieure ses obligations je dirais eclésial et en même temps bon le devoir de charité de soutien la la parole évangélique et en face l'ordre SS qui doit de toute façon sauver les meubles en Italie et c'est ce face à face extraordinaire et entre les deux qu'est-ce qu'il y a on a peint les Allemands ont peint sur la place saint-perre une espèce de longue barrière blanche qui marque la différ enfin disons la la frontière entre l'tat italien devenu nzifié néanmoins les Alliés montent vers vers le nord donc les choses sont extrêmement tendues et de l'autre le Vatican neutre neutre neutre absolument et alors la question c'est les SS vont-ils envahir le Vatican et là c'est une espèce de vision quasiment métaphysique puisque c'est ce qu'on appelle le catécone dans le récit évangélique c'est la force qui retient l'Antéchrist si les nazis envahissent le Vatican c'est le déchaînement de l'Antéchrist c'est la fin de l'histoire donc je vous donne une vision un peu théologique la vision politique beaucoup plus prosaïque puisque le personnage qui incarne ça n'est pas himlerur avec des ailes dans le dos c'est l'archange mauvais c'est le Hopman donc qui dirige la guestapo et la SS à qui nazifie totalement Rome et en face il y a donc l'ordre Vatican qui essaie de l'église vaticane catholique romaine qui essaie de tirer de tirer un peu sa de de jouer sa partie et il y a ce personnage totalement hallucinant romanesque fantasque qui a toutes les intelligences tous les tal qui parle six langues qui est passionné de boxe qui est ce monsignor irlandais qui s'est baladé un peu partout dans le monde en Palestine à Haïti et qui organise qui est qui a une mentalité de boxeur et qui ne veut pas baisser les bras et raccrocher les gants et qui s'affronte de manière frontale au SS et le roman qui est un roman Coral qui fait la Parbelle à la fois des archives enregistrés à des voilà bien après des archives enregistré des récits de mémoire des témoignages tout arrive à créer un climat où on est à la limite entre le le fantastique le témoignage historique la réflexion morale c'est formidable alors je suis tout à fait d'accord je précise avant de vous donner la parole les islopes que dans comme dans le livre de Stephen King il y a aussi deux temporalités qu' y a le récit de la mission de Noël 43 et il y a les récit donc là des autres personnages qui peuvent qui interviennent en général qui viennent d'après la guerre dans les années 60 ce qui fait qu'en fait on a euh de cette organisation et de cette mission là une vision complètement mosaïque qui nous fait saisir les moindres nuances le niveau de tension de cette MissionL à vous Élise Lespine quenv vous pensi c'est un livre que j'ai aussi adoré et que je trouv extrêmement important là dans cette dans cette période il est magistral d'abord parce qu'il y a ses voix alors il y a ses époques et il y a ses voix et je trouve qu'on voit l'immense talon de Joseph cononor dans la façon dont il fait raisonner ses différentes voix à chaque fois c'est très inc n à chaque fois c'est très différent on entend chaque personnage parler et en même temps tout ça est merveilleusement écrit et on voit vraiment la plume d'un écrivain avec son unicité donc je trouve ça assez génial ce que j'ai adoré aussi c'est que ce ce personnage donc ce héros HUG au flyert c'est un un être extrêmement charismatique moi je suis tombée un petit peu amoureuse de lui on imagine je sais pas Russell crro ou il ne cesse quand même de dire qu'il est Rougeau ouais il est Rougeau mais c'est pas grave il a l'air d'avoir des beaux yeux bleus et je sais pas il dégage un truc je pense que si je l'avais rencontré moi je serais tombé raide amoureuse de lui c'est un peu ça m'est un peu arrivé là dans les pages et surtout je trouve qu'il dit quelque chose de la spiritualité dans cette are là où les où les forces sont sont face à face où tement de morts arrivent où il y a une puissance mortifère qui tombe sur le monde et qui menace avec une apocalypse en ligne de mirire je trouve qu'il y a cet homme qui a une foi qui fait ça parce que il croit en quelque chose parce qu'il a un humanisme chrétien et moi je trouve qu'on peut lire en étant tout à fait até agnostique et cetera et en même temps ressentir ce que c'est que l'humanisme d'un homme qui a la foi qui croit en Dieu et qui veut aider son prochain et je trouve que là l'auteur si je puis dire remet un peu l'église au milieu du village dans une histoire de l'Église catholique qui n'est pas toujours très belle dans une finalement une vision qu'on peut avoir de gens qui ont la foi qui font des choses qui sont pas toujours très belles non plus il nous dit finalement voilà ce que c'est qu'aimer son prochain et prendre des risques à un moment où quelque chose de diabolique est en train de de s'abattre sur le monde prendre des risques pour essayer de ramener la lumière j'ai trouvé ça assez spectaculaire et puis il y a cette dimension si je vous suis bien Ie donc de de de morale sans moralisation pour le coup à l'inverse de de King mais il y a quand même aussi du suspense parce qu'en fait quand on entend les voix voilà de de ses de ses compagnons qui l'ont aidé on se dit puisqu'on lit leurs témoignage des années 60 on se dit dit ils ont survécu tout s'est bien passé et cetera et pourtant là c'est pas comme dans le King on sait tout dès le début j'arrive pas de j'arrête pas de faire des comparaison mais voilà on dit mais est-ce que ça va marcher comment ça va se passer c'est c'est comme dans l'armée des ombres de mellville il suffit d'une seconde pour que tout bascule et que tout que tout que tout s'effondre et ça le génie d'oconor c'est bien de montrer que on est dans un roman seconde après seconde il suffit qu'une décision soit prise au Vatican qui rende impossible tel option il suffit qu'on change de sentinelle et qu'on passe de quelqu'un bon qui est un petit peu qui peu la têteur à quelqu'un qui est un un ais militant et qui est très voilà c'est ça et ça ça c'est très for et je suis d'accord avec avec Élise le le génie de de Conor c'est aussi dans le dans le dans la chorale puisque il y a un côté C ou si bras cassé qui a recruté un peu comme si dans les salons Romains alors il y a la contesse dame très distinguée très courageuse voilà un peu endolante il y a le diplomate homosexuel absolument formidable là qui raconte voilà qui raconte son affaire et puis il y a John may alors John may ça c'est mon préféré je vais vous lire un petit exprès si vous êtes d'accord John me c'est quelqu'un qui est saxophoniste de jazz mais comme ça marche pas trop il est devenu videur dans une boîte après il a été recruté parce que la boîte est un peu une boîte gay il a été recruté par l'ambassadeur ou le ministre P potentiaire qu' avait vu qu' croyait qu'il était costaud donc il a récupéré qu'il l'a amené à Rome et alors il donne une vision du de du père auerty ça se voit pas sur les photos mais le padret il était costaud comme on dit d' je vient il était ferré à glace je pensais à Shackelton à ces pauvres diables en Antarctique avec leur baliniière à la coque en bois de guyan du chlorocardium tellement dur qu'on peut pas y enfoncer un clou c'était ça le padray du bois de chlorocardium à l'ancienne un dur à cuire ça rigolait pas avec lui il s'habillait dans ce genre-là aussi si si c'est vrai sur toutes les photos il a ses fringues de prêtes évidemment mais lorsqu'il était pas de service c'était une autre histoire manteau en poil de chameau et feutrre noir carrément des chaussures qu'on aurait pu se mirer dedans tirer à quatre épingles un mec qui en avait coupe classique tous les 15 jours long sur le dessus cours sur les côtés fer àissé une touche de brillantine un maltais que je connaissais quand j'étais minot il avait fait son temps à Pentonville pour un cas à MEFER et à sa sortie il faisait le coque c'était le roi de la basecour le Padré c'était un peu ça c'était le boss bravo merci merci je précise que c'est un monsigneur irlandais alors je cite alors le titre ça s'appelle dans la maison du père en fait c'est un verset de la Bible Jean 142 dans la maison de mon père il y a plusieurs demeures on a parlé des différents personnages c'est vrai que c'est un roman choral mais il y a aussi la ville de Rome qu'il ne cesse de arpenter ellise mais oui il est il est fasciné subjugué par Rome et il est fasciné c'est ça qui est fort aussi dans le livre c'est qu'il est fasciné par la beauté cet homme il est il fait une corale hein c'est son sa couverture c'est une chorale et ils prenneent plaisir à la musique il écrit qu'and nous chantant nous cessons d'être seulement de l'écume c'est magnifique comme phrase et donc c'est un roman qui est fort parce qu'il est terrorisant on est terrifié par la violence de ces nazis parce qu'il peut arriver à chaque instant et il y aura des mort quand même il y aura des tortures il y a des choses horribles et en même temps c'est une ode à la beauté il y a beaucoup de musique c'est une ode à la boné c'est une Hae à la ville de Rome à à l'art et a des milliers d'années d'art et de beou quand il sont dans des tunnels qui tombe sur des statues magnifiques grignoté par les vers par exemple ça c'est une vision incroable il montre la fragilité de la vie il montre la puissance du mal et il montre aussi l'éminence de la beauté et le l'importance d'aller toujours la rechercher et de toujours y croire et de toujours se battre pour elle pas seulement pour la vie mais aussi pour la beauté oui dernier mot la vision de Rome est absolument extraordinaire on pense à la Londre victorienne c'est à la fois un lieu de mémoire séculaire et un lieu fantastique le père auerty collectionne les plans de ROM qui pour lui ne sont jamais assez précis et il y a un il il entre moment c'est la fameuse nuit passe à l'action et là il il se perd en Rome c'est extraordinaire vite donc à lire absolument dans la maison de mon père de Joseph auoconor traduction de Karine chicherot c'est aux éditions rivage merci à tous les deux Élise lpinon vous lit dans le point François Angelier on vous écoute tous les dimanches à 15h pour votre émission mauvais genre on vous lit aussi dans le monde des livres toutes les références et tous les débats sont à retrouver sur le site de France Culture et sur l'application Radio France
Else Joseph