Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewyoutube.com· 25 mai 2026 2 min

Entretien avec Gérald Darmanin : le retour des fonctionnaires

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Les gendarmes, les policiers et plus globalement les fonctionnaires d'État polynésiens demandent depuis plusieurs années maintenant à ce que leur retour en Polynésie soit facilité. C'est un traitement injuste, ce sont encore les mots du ministre de l'Éducation, Roni Teripaya, cette semaine. Quelles valeurs ont les CIMM, les centres d'intérêt matériels et moraux ?

0:22
Gérald Darmanin

Je pense que c'est un discours qui est un peu démagogique. Vous savez, j'ai regardé pour les policiers ici en Polynésie française, plus de 95% des policiers qui sont ici en Polynésie française sont des Polynésiens, 95%. Après, bien sûr, on ne peut pas faire que tous les Polynésiens qui servent en métropole et en Outre-mer puissent revenir en Polynésie. Il faudrait qu'on crée des centaines de postes, puisqu'il y a beaucoup de gendarmes, beaucoup de policiers qui sont Polynésiens.

0:48
Présentateur

On ne va pas créer un nombre de postes que pour les retours.

0:50
Gérald Darmanin

Il y a une priorité, 95% des policiers qui sont ici sont Polynésiens. Donc je ne vois pas ce que je peux faire de plus que de faire 95%. On peut toujours faire 100%, vous me direz. Mais vous voyez bien que ce sont, pour une partie d'entre eux, et il n'y en a pas assez, des cadres de la police nationale. Il faut encourager d'ailleurs les Polynésiens à passer des concours pour devenir officier ou commissaire de police. Moi, j'ai rencontré aussi des policiers adjoints très nombreux, entièrement Polynésiens, des cadres de République. Je suis présidé, c'est la première fois que c'est arrivé, c'est la première fois qu'un ministre de l'Intérieur vient en Polynésie, d'ailleurs en fonction.

Rencontrer ces jeunes gens Polynésiens, Polynésiennes et Polynésiens, qui vont rester bien sûr sur leur terre. Pour les gendarmes, c'est plus de 50% des gendarmes qui sont Polynésiens. C'est un chiffre qui n'est atteint dans aucun autre Outre-mer. Donc le procès qui est fait à l'État est un mauvais procès. Lorsqu'il y a une possibilité pour rentrer ici dans leur pays pour les Polynésiens, le ministre de l'Intérieur que je suis bien sûr l'autorise et l'encourage.