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InterviewRadio France (sur Site radio)· 9 septembre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheNumérique

Pascal Pulicani, enseignant et délégué SNALC au collège Giraud de Bastia

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Pourquoi une enquête a été publiée avec des résultats en baisse en compréhension de l'écrit, mathématiques et sciences ?

  • 0:47OuverteRéponse directe

    Le ministre de l'éducation nationale réagit au classement PISA, préoccupant pour lui mais pas surprenant. Pour vous non plus ?

  • 1:14OuverteRéponse directe

    Il y a clairement une baisse du niveau en compréhension de l'écrit et en maths. On n'est plus sur une tendance ?

  • 1:58OuverteRéponse directe

    Les polycopiés remplacent le stylo. Ça n'a pas d'impact pour vous ?

  • 2:42OuverteRéponse directe

    Aujourd'hui, la conséquence concrète pour vous, par exemple, c'est un manque de sommeil ?

  • 3:13OuverteRéponse directe

    Réguler les écrans au lycée, ce n'est pas une solution ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11PrésentateurChiffre
    « une enquête a été publiée, moins de 18 points en compréhension de l'écrit, 16 en mathématiques et 4 en sciences. »
  • 0:19PrésentateurFait
    « Les résultats des élèves français de 15 ans au test international PISA, c'est le programme international pour le suivi des acquis des élèves. »
  • 0:56InvitéFait
    « C'est une évolution sur le temps long que l'on constate. »
  • 1:26InvitéFait
    « La place des écrans, les réseaux sociaux, l'IA, expliquent en grande partie le recul de la lecture chez les élèves. »
  • 2:46InvitéFait
    « C'est un manque de sommeil, on le perçoit dès le matin. »
  • 3:07InvitéFait
    « c'est dû à l'utilisation massive des écrans à la maison et probablement pendant une partie de la nuit. »
  • 6:07InvitéFait
    « aujourd'hui, ils sont devenus facultatifs. »

Temps de parole

  • Invité64 %
  • Présentateur25 %
  • Présentateur 211 %

≈ 6,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

RCFM, l'invité de la rédaction.

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Locuteur

Il

0:03
Présentateur

s'agit de Pascal Pouligani qui est enseignant au Collège Giro à Bastia, délégué SNALC au micro d'Hélène Battini. Pourquoi ? Parce qu'une enquête a été publiée, moins de 18 points en compréhension de l'écrit, 16 en mathématiques et 4 en sciences. Les résultats des élèves français de 15 ans au test international PISA, c'est le programme international pour le suivi des acquis des élèves. Ça continue de baisser en 2025 avec l'enquête de l'OCDE qui a été publiée hier, on vous le disait dans nos journaux. Si au plus haut niveau, le ministre de l'éducation nationale jette la pierre notamment aux écrans, quel est le ressenti chez nous sur le terrain

0:44
Locuteur

? Pascal

0:45
Présentateur

Pouligani, bonjour. Bonjour.

0:47
Locuteur

Le

0:47
Présentateur

ministre de l'éducation nationale réagit au classement PISA, préoccupant pour lui mais pas surprenant. Pour vous non plus

0:55
Locuteur

? Non,

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Invité

absolument pas. C'est une évolution sur le temps long que l'on constate. Plus que les résultats, je pense qu'il faut aussi les analyser. Il ne s'agit pas, je dirais, de jeter la pierre sur les collègues ou sur le système. Il existe des solutions et ces solutions ne peuvent être que collectives.

1:14
Locuteur

Il

1:14
Présentateur

y a clairement donc une baisse du niveau en compréhension de l'écrit, en maths aussi et surtout un constat,

1:22
Locuteur

c

1:22
Présentateur

'est que c'est le cas depuis au moins 25 ans. On n'est plus sur une tendance là ?

1:26
Invité

Non, on est sur le temps long et ce temps long, il s'explique, je dirais, par quelque part la modernité. La place des écrans, les réseaux sociaux, l'IA, expliquent en grande partie le recul de la lecture chez les élèves. Ce recul de la lecture se constate dès le primaire et nous, au collège, on le perçoit aussi avec de grandes difficultés en termes de compréhension de textes longs.

1:49
Locuteur

Il

1:49
Présentateur

y

1:49
Locuteur

a

1:49
Présentateur

le recul de la lecture, il

1:51
Locuteur

y

1:51
Présentateur

a le recul de l'écriture aussi. Aujourd'hui, on ne demande plus à un élève de prendre des notes, comme ça peut être le cas jusqu'à il y

1:57
Locuteur

a

1:57
Présentateur

encore quelques années. Ça, ça n'a pas d'impact pour vous ? Les polycopiers, ce genre de choses qui remplacent aujourd'hui le stylo ?

2:04
Invité

Le stylo existe toujours, dans la mesure où on demande toujours à nos élèves de réfléchir et de rédiger. Donc, attention, les attentes de l'éducation nationale sont toujours importantes et je dirais fort heureusement. Maintenant,

2:18
Locuteur

il

2:18
Invité

y a la question, je dirais, pour pouvoir rédiger, pour pouvoir comprendre un texte, ça passe par un investissement à la fois en classe, mais aussi à la maison. C'est pour ça que je pense qu'on ne pourra solutionner ce problème que par presque un nouveau pacte entre l'éducation nationale et les familles.

2:36
Présentateur

On est sur des facteurs extérieurs, l'engagement des parents s'est souligné dans les résultats de cette enquête PISA. Aujourd'hui, la conséquence concrète pour vous, par exemple, c'est un manque de sommeil ?

2:46
Invité

C'est un manque de sommeil, on le perçoit dès le matin. Alors, je sais qu'il

2:49
Locuteur

y

2:49
Invité

a notamment quelques projets pour changer le temps scolaire, c'est-à-dire que pour que la journée d'un collégien et d'un lycéen commence plus tard. Pourquoi pas ? Le fait est qu'on le perçoit, on a des élèves qui, le matin, arrivent dès la première heure fatigués et qui, en fin de journée, ne sont plus capables de se concentrer. À mon avis, c'est dû à l'utilisation massive des écrans à la maison et probablement pendant une partie de la nuit.

3:13
Présentateur

Aujourd'hui, les réguler au

3:15
Invité

lycée, par exemple, ce n

3:16
Locuteur

'est

3:16
Invité

pas une solution ? On attend de voir les résultats. Je pense que la solution des écrans passe par la maison. Après, c'est à nous, personnels de l'éducation, d'apprendre à nos élèves à utiliser correctement les écrans. Il ne s'agit pas de rentrer en guerre contre les écrans, il s'agit d'avoir une utilisation raisonnée.

3:32
Présentateur

Parlier des parents, la société, elle a aussi évolué aujourd'hui. Est-ce qu'aujourd'hui, on peut demander aux parents ce qu

3:38
Locuteur

'on

3:38
Présentateur

leur demandait il y a peut-être 20 ans ?

3:40
Invité

Je ne sais pas si on peut leur demander, mais on peut leur demander au moins de soutenir l'action des personnels de l'éducation nationale. Lorsqu'il y a un professeur qui demande un travail pour la semaine d'après, c'est aux parents de s'assurer que ce travail est fait. Il ne

3:54
Locuteur

s

3:54
Invité

'agit pas pour le parent de se substituer à l'enfant, il ne s'agit pas d'utiliser l'IA pour le faire, mais seul un travail régulier en classe et à la maison permettra d'augmenter la place de la France dans ce classement.

4:05
Locuteur

Est

4:05
Présentateur

-ce qu'à ce niveau-là, il n'y a pas des choses inextricables telles que les différences de milieux sociaux ? Dans l'enquête réalisée cette année, justement, on dit qu'elle se gomme petit à petit, cet écart se réduit entre les milieux sociaux. Ce n

4:20
Locuteur

'est

4:20
Présentateur

pas vraiment la photo que vous avez, vous, ici, chez nous ?

4:22
Invité

Écoutez, en Corse, j'ai l'impression que ce

4:24
Locuteur

n

4:24
Invité

'est pas vraiment une différence en termes de milieu social, c'est une différence en termes d'investissement des parents. On ne

4:29
Locuteur

va

4:29
Invité

pas se leurrer aussi, il y a quand même, chez certaines familles, je dirais, l'utilisation de profs particuliers qui permettent de compenser les difficultés de l'enfant. Donc, cette différence se situe plus à ce niveau-là, plus que le milieu social, c'est la place de l'éducation et la place du travail scolaire au sein des familles qui expliquent les différences entre les enfants.

4:49
Présentateur

Et vous, en tant que prof, comment vous vous adaptez à ce nouvel élève ?

4:52
Invité

Ce nouvel élève a une capacité de concentration qui est peut-être plus réduite qu'auparavant. Donc, il s'agit très souvent de piquer sa curiosité, il s'agit très souvent peut-être d'avoir, entre guillemets, les codes de la jeunesse. C'est une autre façon d'enseigner, il faut être peut-être moins directif et beaucoup plus dans l'accompagnement qu'auparavant.

5:14
Présentateur

L'éducation nationale doit muter aussi ?

5:16
Invité

C'est la formation des personnels tout au long de leur carrière qui doit permettre cette adaptation. On a de nouveaux collègues qui sont peut-être plus au fait de ces nouvelles technologies, de la place de l'écran, même de la place dans les rapports avec les jeunes. Mais je dirais que les stages tout au long de la carrière professionnelle doivent nous permettre d'être toujours en liaison avec les préoccupations de nos élèves.

5:37
Présentateur

Ça fait partie enfin des moyens tout de même mis à disposition. Vous n'en manquez pas, on

5:42
Locuteur

a

5:42
Présentateur

l'impression qu'il faut repenser selon ce que vous dites. Mais qu'aujourd'hui, les classes surchargées par exemple, ou les petits groupes qui n'ont pas vraiment pu continuer, ce n

5:51
Locuteur

'est

5:51
Présentateur

pas un problème ?

5:51
Invité

Je crois que ça a été souligné notamment par le ministre, c'est qu'il y a beaucoup de réformes. Mais malheureusement, on n'a pas de recul sur ces réformes. Il a existé il y a peu de temps, donc des groupes à besoins particuliers en maths et en français. Mais malheureusement, ils n'ont duré que quelques années. Aujourd'hui, ils sont devenus facultatifs. Ça a été pourtant une solution pour s'adapter aux besoins de chaque élève. Si cette réforme avait perduré, peut-être que les résultats auraient pu être différents. Non pas aujourd'hui, mais peut-être lors du prochain classement qui a lieu tous les trois ans. Merci. Merci à vous.