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interviewCNEWS (sur YouTube)· 25 juin 2026 3 min

L'édito de Thomas Bonnet : «Louis, 17 ans, nouvelle victime de l'ensauvagement»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Oui, c'est un prénom, un nouveau prénom qui résume à nouveau l'ensuvagement de notre pays Louis et la dernière victime en date de l'état de délicence de notre société passé à tabac par Saint Rakaill dont le plus jeune serait âgé de 14 ans. Il a été retrouvé mort sur un chantier. Son corps agonisant a été découvert au petit matin à l'endroit où ses barbares l'avaient laissé.

La thèse privilégiée par les enquêteurs est celle d'une vengeance. Louis aurait subi déjà un premier passage à tabac quelques jours plus tôt et il aurait porté plainte. C'est son témoignage à la police qui pourrait avoir poussé ces cinq jeunes à organiser ce guet àapan.

Comme très souvent, en plus de frapper à mort leurs victimes, les cinq rakaill se filment pour alimenter les réseaux sociaux. Cet acte constitue un fait d'armes à leurs yeux et le sentiment d'impunité est tel qu'ils ne prennent même pas la peine de dissimuler leur visage. C'est d'ailleurs grâce à cette vidéo qu'ils ont pu être interpellés sur les cinq.

Trois sont mineurs. Ils sont mis en examen pour tentative d'assassinat. Il y a déjà des réactions politiques.

Oui, Marine Le Pen parle de barbarie du quotidien qui ne peut plus être minimisée, relativisée ou dissimulée. Elle poursuit à force de renoncer à sanctionner rapidement et efficacement les actes de délinquence, le pouvoir soutenu par la gauche et l'extrême gauche a envoyé un message désastreux, celui de l'impunité permanente. De son côté, Jordan Bardella estime que Louis est, je cite, le symbole d'un pays à la dérive miné par un enauvagement que ni le laxisme ni l'aveuglement de nos dirigeants ne peuvent enrayer.

Il faudra oser la rupture dit Jordan Bardella. Rupture avec 30 ans d'échec si nous voulons rétablir l'ordre en France. Enfin Éric Zemour en fait une lecture identitaire et qualifie cet acte de francoide.

Alors la question c'est de savoir si ce drame et les autres évidemment seront suivis ou pas d'une prise de conscience générale ou d'un sursaut. On connaît malheureusement la mécanique par cœur des images d'une violence inouie d'abord. Ensuite, les réactions politiques, certains qui seront aux abonnés absents, des médias qui font le choix parfois de ne pas parler de ce drame.

Éventuellement, pourquoi pas un moment de recueillement à l'Assemblée nationale. Puis la même rangaine, les procès en récupération politique, les accusations de brainwashing sur des faits d'hiver. On connaît malheureusement la chanson.

Louis a été sauvagement assassiné alors qu'il n'avait que 17 ans. Il était placé à l'AZE, l'aide sociale à l'enfance. Ça veut donc dire qu'il était sous la responsabilité des services sociaux de l'État.

Ce qu'il se passe dans ces foyers pour mineurs, c'est révoltant et il serait temps sans doute de se pencher sur le sujet. Plus généralement, les Français ne supportent plus la litanie des prénoms qui viennent garnir la chronique quasi quotidienne de notre ensauvagement. Il y a des combats politiques qui dépassent les autres.

La lutte contre l'hyperviolence doit être une priorité nationale. Sans sécurité, il n'y a pas de liberté, c'est une évidence. Il serait temps que le gouvernement s'en rende compte et ouvre les yeux sur ce drame comme sur la violence qui accompagne désormais quasiment chaque événement festif en France.