Apolline Matin du 7 août - 8h/9h
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Vous écoutez RMC, RMC, Apolline Matin. Tout ce qu'il faut savoir sur l'actu, c'est avec Clara Gavillet, Clara à la une, les facteurs de Gironde priés de faire des heures sup.
La Poste leur demande de rattraper une semaine de travail pendant laquelle ils n'ont pas pu faire leur tournée à cause du méga feu dans le département. Vous entendrez leur colère face au prix du carburant. La demande explose pour le bioéthanol, information RMC. Ces boîtiers à fixer sur le moteur pour rouler avec du carburant moins cher et moins polluant. Et puis l'état prenne de ce tour de France femme pour la toute première fois. Les coureuses vont gravir le Mont Ventoux.
La colère des facteurs de Gironde priés par la Poste de rattraper leurs heures perdues à cause des incendies.
Ils n'ont pas pu travailler pendant une semaine alors que les flammes ravageaient le bassin d'Arcachon. Une vingtaine de bureaux de Poste a dû fermer, période pendant laquelle les salariés ont été payés à 100%. Mais la Poste leur demande aujourd'hui de rattraper ses heures ou de poser des congés. Marion Gauthier à Sestas près de Bordeaux. Les postiers dénoncent une injustice. La même indignation à l'entrée du centre de tri. La même colère que laisse éclater Frédéric après 32 ans dans l'entreprise. Non, là ils ont été très maladroits. Moi je ne comprends pas. Notre site était fermé. Les axes routiers étaient eux-mêmes fermés. Et puis là on parle de la Poste.
Pas d'une simple entreprise commerciale. Il y avait plein de solutions. Mais notamment, bien sûr, le chômage partiel. On est dans le moral. Oui, ils vont s'appuyer sur la loi. Mais dans la vie, on a le droit d'être grand. Car la semaine non travaillée a été éprouvante. Souffle cette postière évacuée de chez elle pendant l'incendie. C'est trop. On n'a pas demandé à être évacuée. On n'a pas demandé à ne pas travailler. La Poste, elle, a demandé de rattraper 35 heures. Puis seulement 14 heures. Ils sont un peu en train de plier.
Les facteurs ont déjà distribué tout le courrier qui avait été stocké pendant ces incendies malheureux. Mais malgré tout, la Poste conserve ses heures. Puisque pour elle, c'est l'opportunité d'avoir des heures « gratuites » qui n'appellera pas en heures supplémentaires. Qui ne donnera pas des CDD ou des intérimaires sur des périodes de pic d'activité comme Noël ou le Black Friday.
De son côté, la Poste assure qu'il y a du retard dans les livraisons. Et que les heures seront rattrapées sur la période à venir. Elle dit accompagner ses collaborateurs et répondre aux besoins des clients. Reportage de notre envoyée spéciale en Gironde, Marion Gauthier. L'Aude, à nouveau victime des flammes hier. Un incendie s'est déclaré dans l'après-midi près de Narbonne à Montserré à cause d'un accident de voiture. Il a été fixé dans la soirée sans hectare brûlé. Dans le Var, les jours se suivent et se ressemblent. Les pompiers vont devoir encore être très vigilants face à la chaleur et au vent attendu aujourd'hui. Hier, plusieurs reprises de feu ont pu être contenues.
Mais le stress, lui, ne retombe pas chez les habitants de Coran, ce village durement touché par les flammes.
Tellement surprenant tous les jours. On espère que ça s'arrête et tous les jours ça recommence. On essaie de ne pas dramatiser quand même. Mais voilà, on va essayer de se relever de ça.
Ça me fait peur parce que je croyais qu'ils avaient mis l'alarme parce qu'ils devaient vite aller éteindre un feu. J'ai tout le temps mal au ventre. Je pense toujours au feu et au risque que ça peut reprendre et tout. On répond que justement, ils vont sur un départ de feu pour aller l'éteindre immédiatement pour pas que ça prenne une ampleur monumentale. Et il n'y a pas de raison de stresser. L'incendie dans la Drôme, lui, a progressé cette nuit de 30 hectares, annonce la préfecture.
Des feux également dans le nord-ouest des Etats-Unis. Et le principal suspect est passé aux aveux.
D'immenses incendies dans l'état de Washington. 800 bâtiments détruits, 65 000 personnes évacuées. Et derrière tout ça, un homme arrêté en début de semaine. Célestin Bougère, il a avoué avoir tout prémédité.
Oui, Aaron Farinacci planifiait son geste depuis deux semaines. Je savais pertinemment qu'il y allait avoir du vent et que les rafales allaient atteindre à peu près 80 km heure. Après avoir fait des recherches sur un célèbre incendie, un multirécidiviste, l'américain de 37 ans achète du matériel pour déclencher un feu de forêt. Samedi dernier, il allume les flammes à un endroit précis. « Je savais que ça allait mal tourner », assure-t-il, tout en reconnaissant qu'il n'imaginait pas que l'incendie deviendrait aussi vaste. Le crâne rasé Aaron Farinacci se présente hier en tenue de prisonnier devant un tribunal de l'état de Washington au nord-ouest des Etats-Unis.
Sa caution est relevée à 2 millions de dollars. Il dit être fasciné par le feu qui permet, selon lui, une renaissance des choses brûlées. Ce fumeur de cannabis régulier a déjà passé près de 10 ans derrière les barreaux pour avoir tué son père. Il a avoué être à l'origine de 25 départs de feu depuis un an.
Explication de Célestin Bougère pour RMC. Du monde sur la route aujourd'hui, c'est orange dans le sens des départs, selon Bison Futé, pour le nord, le grand ouest et l'Auvergne-Rhône-Alpes. Circulation difficile également dans le sens des retours pour le quart sud-est. Demain, ce sera rouge partout en France.
Et pour éviter une facture douloureuse en station-service, une alternative à beaucoup de succès actuellement.
Les boîtiers bioéthanol, la demande explose. C'est une information qu'RMC vous révèle ce matin. Le leader du secteur FlexFuel a vu son nombre de commandes doubler en un an. Le sans-plomb est à 1,99€ le litre ce matin, 2,20€ pour le gazole. Alors, avant la route des vacances, de nombreux automobilistes ont sauté le pas, Grégoire Morelli.
Le boîtier, par exemple, pourrait le mettre ici, par exemple. Il ne gênerait pas, on pourrait le passer le faisceau et on serait branché directement dessus. Ces boîtiers verts, grands comme la main, raccordés au moteur, Stefanovic Darko, propriétaire d'un petit garage à Sarcelles, en installe de plus en plus. Effectivement, le mois dernier, en moyenne 7 devis, j'en ai installé 4. Il y a une forte demande à l'échelle nationale. On s'est retrouvé aussi en rupture de stock. Une hausse nationale que confirme FlexFuel, leader du marché en France de la fabrication de boîtiers.
Son directeur général, Jérôme Loubert, a observé en juillet un doublement d'installation de boîtiers par rapport à la même période l'année dernière, alors que la saison estivale est normalement synonyme de baisse d'activité. En juillet, habituellement, un mois assez creux. On a même l'habitude, pour tout vous dire, de fermer l'atelier. Ce qui n'est pas le cas cette année, on a gardé une activité pour pouvoir livrer nos garagistes partenaires. Cette année, on va poser quasiment 500 boîtiers sur le mois de juillet. On était aux alentours de 250 boîtiers posés l'an dernier. Et il s'attend à une hausse des demandes dès la rentrée.
On a aujourd'hui une hausse de quasiment x10 sur les demandes de devis dans le réseau. Les garagistes ont un retour très positif et ont déjà beaucoup de pauses prévues pour le mois de septembre. Comptez entre 600 et 1000 euros pour vous équiper d'un boîtier bioéthanol. Justement, témoignage concret dans un instant, Clara sur RMC. Mathieu sera avec nous au 3216. Mathieu qui a décidé justement de faire passer la voiture de sa femme au bioéthanol.
Le taux de chômage à son plus haut niveau depuis octobre 2020 et la crise du Covid, 8,3% au deuxième trimestre selon les chiffres de l'INSEE publié ce matin. Au moins 4 morts en Thaïlande et 15 blessés. Bilan provisoire après une fusillade dans un lycée près de Bangkok. Le tireur est un adolescent. Il a été tué.
Le rappeur Moëlle Asquale de retour devant la justice.
Il comparait aujourd'hui devant le tribunal de justice de Paris pour violences volontaires en état d'ivresse et de récidive légale. L'homme de 31 ans était sorti de prison l'été dernier, condamné pour violences conjugales. Julie Brault, cette fois, il est accusé de violences sur deux femmes lors d'une soirée chez lui à Paris. Oui, dans la nuit du 26 au 27 mai dernier, les voisins de Moëlle Asquale, alertés par des cris, préviennent les forces de l'ordre. Sur place, les policiers découvrent une femme, le visage tuméfié qui assure avoir été étranglé et roué de coups.
L'ancien rappeur, alcoolisé ce soir-là, s'en serait pris à elle, la soupçonnant de lui avoir dérobé sa Rolex selon le parquet de Paris. Une seconde femme présente au début de cette même soirée assure avoir été elle aussi giflée. L'homme de 31 ans est depuis placé en détention provisoire, lui, qui est déjà bien connu de la justice après s'être retrouvé au cœur du mouvement Balance ton rappeur sur les réseaux sociaux avant d'être condamné en 2024 à trois ans de prison ferme pour violences conjugales, séquestration et menaces de mort. Julie Brault, service police justice d'RMC.
Les coureuses du Tour de France Femmes à l'assaut d'un monument français.
Une étape reine aujourd'hui, départ de la Voulte sur Rhône et arrivée pour la première fois de l'histoire de ce Tour sur un sommet emblématique, Maria Azé. Oui, peut-être le plus mythique d'entre eux, le Mont Vent, tout indissociable du Tour de France. Clémence Latimier, coureuse de ma petite entreprise. Je l'ai fait en reconnaissance pour la première fois il y a un mois et quelques. Je savais que c'était magicieux, mais c'est vrai que c'est toujours particulier de monter un col hors catégorie comme ça en course. En plus avec les spectateurs, les fans qui vont nous porter, ça va vraiment être magique. Une journée spéciale pour la locale de l'étape. Émilie Morier, leader de Saint-Michel.
C'est la maison parce que mon père, mes parents habitent aux pieds. Donc je connais quand même un petit peu. Et puis après, plaisir de monter ce col parce qu'on est entraînés pour ça. Cette ascension du Mont Ventoux devrait surtout départager les grandes favorites. La maillot jaune, Marlène Reusser et ses poursuivantes au classement général, Demi Vollering et Kasia Debiadoma. Une bataille très attendue par la patronne du Tour de France Femmes, Marion Rousse. Ça va se faire à la jambe, tu n'auras pas d'aspect tactique. Elles vont arriver groupées au pied de la bosse et puis ça sera la meilleure qui ira l'emporter au sommet et puis il y aura des écarts.
Trop loin au classement général, la française Pauline Ferrand-Prévot pourrait quant à elle sauver son Tour de France en s'imposant au sommet du Mont Ventoux. Et puis un rendez-vous à ne pas manquer et que vous connaissez sûrement déjà si vous êtes passionné par l'espace. La nuit des étoiles, c'est ce soir jusqu'à dimanche. Trois nuits durant lesquelles le ciel est particulièrement dégagé. Et pour observer au mieux les étoiles et ces familles que vous avez rencontrées, Delphine Schiltz, ne comptent pas les rater. Rendez-vous est pris pour Flora dès demain dans un parc de l'Essonne. Première nuit des étoiles pour toute la famille. On a un tout petit télescope que mon petit a eu à Noël.
Donc on va l'emmener. Puis l'idée, c'est d'y aller avec notre petit garçon, 5 ans, et qui aime déjà bien l'espace. Il m'a déjà parlé d'aller sur Mars, mais après il a changé d'avis parce qu'il n'avait pas envie de quitter sa grande-sœur trop longtemps. Sergio lui aussi est prêt pour la nuit des étoiles. On l'a rencontrée dans un magasin de la capitale spécialisé en astronomie.
Pour m'acheter du matériel pour mon télescope parce que cette année, il y a vraiment beaucoup de choses à regarder.
Et notamment les Perséides, une pluie d'étoiles filantes observables dès dimanche.
C'est merveilleux. Apparemment, on peut en voir plus d'une dizaine par heure. Donc ça risque d'être un bon spectacle. Mais ce qu'il guette surtout, c'est... Saturne. Vous savez, la planète avec les anneaux, incroyable. On voit très nettement les anneaux. Elle est un peu inclinie, exactement comme dans les livres. En plus, on voit ces lunes qui sont un peu écartées. C'est juste magnifique.
Et pour clore ce programme en beauté, Anne-Sophie attend bien sûr l'éclipse de soleil. On va la regarder ensemble. Ah, c'est stanné ! Ouais, c'est dans quelques jours là. C'est quoi ? Le soleil va disparaître derrière la lune. Un spectacle de deux minutes à partager le 12 août prochain. Et pour ça, il ne faudra pas oublier les lunettes pour éviter toutes les brûlures sur les yeux.
Exactement. Merci beaucoup, Clara. Le prochain journal, ce sera à 8h30. Mathieu est avec nous au 32 16. Bonjour, Mathieu. Oui, bonjour. Bonjour. On est à Longuesnès, dans le Pas-de-Calais. C'est ça. Vous faites quoi dans la vie, Mathieu ? Je suis conducteur de train. Mais vous vouliez nous parler de voiture. Et en l'occurrence, de la voiture de votre épouse que vous avez fait passer au bioéthanol. C'est ça. Il y a à peu près 6 mois, oui, tout à fait. D'accord. Ça vous a coûté combien ? 600 euros. 600 euros, pause comprise. Pause comprise, oui. Vous êtes content ? 600 euros. Oui, tout à fait. En fait, on a fait ce choix. Parce que ma femme a retrouvé un travail il y a 6 mois, justement.
Sauf que pour aller travailler, il fallait 180 kilomètres par jour.
Ah ouais.
Donc, j'ai fait un calcul, puisqu'elle touche 1600 euros par mois, avant qu'elle accepte le travail, quand on lui a proposé l'offre, on a fait le calcul et j'ai dit, écoute, tu vas dépenser quasiment 55% de ton salaire juste pour aller revenir du travail. Ça ne vaut pas le coup. Et là, vous en êtes à combien ? Là, on est à 74 centimes d'euros le litre au lieu de 2 euros et des bananes, là, actuellement. Donc, on est quasiment 3 fois moins cher. Il n'y a pas photo. Il n'y a pas photo, Mathieu. Donc, on consomme un peu plus. C'est un fait. Ça consomme un petit peu plus. Oui. Mais sur le papier, à 74 centimes d'euros, je préfère consommer un petit peu plus.
Et là, en termes d'économie, au dernier calcul, on était à peu près à 38% d'économie, quoi. 38%, ouais, c'est énorme. Merci beaucoup, Mathieu, de votre témoignage, Mathieu qui nous appelait depuis Longuesnès dans le Pas-de-Calais au sujet de cette explosion de l'installation des boîtiers bioéthanol en ce moment en France. Dans un instant, les menaces du FLNC, le groupe clandestin, menace de s'en prendre au non-Corse qui s'installe dans l'île et rejette le projet d'autonomie approuvé par l'Assemblée fin juin. Faut-il prendre ces menaces au sérieux ? Pourquoi ces déclarations aujourd'hui ? Jacques Folleroux, journaliste au Monde, spécialiste de la Corse, est avec nous.
Dans un instant, à tout de suite sur RMC, RMC Story. RMC, jusqu'à 9h. Apolline Matin, Rémi Barret. RMC, 8h14, une quinzaine d'hommes cagoulés armés de fusils, de pistolets mitrailleurs devant une large affiche du FLNC. C'est l'image d'une conférence de presse clandestine tenue dans un lieu secret à laquelle seul Corse Matin a pu assister. Le message, le projet d'autonomie de la Corse est une mascarade. Et message aux non-Corses qui viennent s'installer sur l'île. Restez chez vous, ne vous sentez pas en sécurité sur notre territoire national. Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête préliminaire. Jacques Folleroux est avec nous. Bonjour Jacques Folleroux.
Vous êtes journaliste au Monde, spécialiste de la Corse, auteur de Corse Mafia et Anti-Mafia qui est paru aux éditions Robert Laffont. Qui parle exactement dans cette vidéo ? Qui sont ces individus ? Ce sont les derniers survivants d'une cause indépendantiste qui aujourd'hui est extrêmement minoritaire. Je pense que derrière le côté très spectaculaire, on voit évidemment ces images et des déclarations. Je pense que c'est moins une crainte pour les continentaux qu'une volonté d'exister dans un débat politique dont ils ont été largement écartés. Le FLNC aujourd'hui, est-ce que c'est encore une organisation structurée ? C'est quoi ? C'est un groupuscule ?
Aujourd'hui, si vous voulez, globalement la clandestinité corse, nationaliste, indépendantiste, aujourd'hui elle est extrêmement réduite. C'est-à-dire que, d'ailleurs vous voyez bien, c'est un détail, mais ça veut dire beaucoup comme dit la chanson. C'est-à-dire que le communiqué, il spécifie bien que ça n'est qu'une d'ailleurs, on est sur des fractions de fractions. Et donc là, il y a le FLNC composé en fait de deux structures, au sein de l'Union des combattants. Et il y a une des deux structures qui s'appelle le FLNC dit du 22 octobre, qui s'est désolidarisée de cette démarche-là.
Donc on est vraiment sur, si vous voulez, je pense que c'est vraiment une façon d'exister dans un débat dont finalement ils ont été, un politique insulaire dont ils ont été écartés par les autonomistes, par d'autres nationalistes, mais qui sont contre la violence politique. Par du projet d'autonomie là pour la Corse. Oui, non, c'est-à-dire que les nationalistes, en fait, vous avez deux composantes. Historiquement, vous avez les indépendantistes qui revendiquaient la violence politique, le recours à la violence. Et puis vous aviez les autonomistes qui étaient aussi pour un projet nationaliste, mais qui refusaient le recours à la violence.
Et on va dire que depuis 2015, les nationalistes sont au pouvoir, en Corse, c'est eux qui ont les manettes, en Corse. Et si vous voulez, au fil d'un certain nombre d'échéances électorales, les indépendantistes ont été écartés et largement supplantés, battus, dans les urnes, par les autonomistes. Malgré tout, ces hommes, ils sont armés, on le voit sur ces images, ils tiennent des propos très forts. Restez chez vous, ne vous sentez pas en sécurité. Est-ce qu'il faut quand même prendre ces menaces au sérieux ? Alors, c'est vrai qu'ils disposent encore d'un stock d'armes, c'est évident. Après, sur la violence nationale, je pense que c'est aussi une façon, il faut relativiser.
Il y a un effet, un choc, un effet d'annonce, ils savent faire, c'est-à-dire qu'en termes de communication. Ce que je veux dire, c'est que la violence nationaliste, clandestine, Corse, elle n'a rien à voir avec, elle n'a jamais rien eu à voir historiquement. Et ça, je remonte à la naissance du FLNC, à la fin des années 70, elle n'a jamais rien eu à voir avec, par exemple, le terrorisme basque, le terrorisme irlandais. Mais ça a toujours été une violence contenue. Il n'y a jamais eu une volonté de renverser l'État, etc. C'est plus un terrorisme de harcèlement pour essayer d'exister et créer un rapport de force, évidemment, à l'exception de l'assassinat du préfet Erignac.
Mais qui n'était pas le fait du mouvement lui-même, du FLNC, mais bien d'un groupuscule de nationalistes en rupture de banc, qui voulaient, au contraire, refonder ce qu'ils pensaient être le dévoiement de la cause nationaliste. Il n'y a pas un Corse, il y a un peuple Corse, des Corses. Mais aujourd'hui, justement parce que là, ces menaces, elles sont dirigées à l'égard des envahisseurs, dont parlait le FLNC, les non-Corses, mais en Corse, les habitants de l'île, aujourd'hui, quelle est leur attitude, leur opinion à l'égard de ce type de mouvement terroriste violent ?
Déjà, si vous voulez, quand même, je l'ai mentionné très rapidement, mais juste rappeler que la Corse, elle est dirigée par des nationalistes, depuis 2015. Donc, si vous voulez, ça fait 11 ans, de telle manière, qu'ils ont les outils, les leviers, pour défendre l'identité, la culture, l'économie, tout ce qui fait justement la spécificité insulaire. Donc, on n'a pas aujourd'hui, en Corse, un peu comme dans le schéma des années 30 glorieuses, des années 50, 60, même 70, avec un État central ultra-jacobin qui impose sa volonté de Paris. Ce n'est pas ça.
Et deuxièmement, depuis 2015, donc depuis que les nationalistes sont au pouvoir, je veux dire, vous avez eu une vague de construction immobilière, immobilière notamment, le tourisme qui a continué de se développer, et surtout, comment dire, une vague de construction immobilière qui était très importante. Donc, je veux dire, le reproche fait à l'État de, vous voyez, le colonisateur, etc., etc., il est un peu décalé par rapport à la réalité. Quant à la violence, vous avez raison de le souligner. Moi, il y a quand même un fait important qui peut paraître anecdotique, mais qui ne l'est pas. C'est qu'en 2019, vous avez la création de deux collectifs anti-mafia. En Corse. En Corse. Par des Corses.
Ça vient de la société civile. Ce n'est pas quelque chose qui est plaqué de l'extérieur. Donc, c'est la société civile corse qui dit des gens qui disent basta, comme ils disent. C'est-à-dire que cette violence-là, etc.
Et derrière la violence, cette dénonciation de la violence mafieuse, cette emprise, en fait, sur la vie économique, sur la démocratie locale, sur la vie quotidienne des gens, c'est bien évidemment une dénonciation, en fait, de la violence comme privée, pas celle de l'État, comme régulation de la vie sociale, comme régulation de la vie entre les gens, comme la capacité ou pas d'ouvrir un commerce, comme la capacité ou pas de concourir à un marché public sans que les dés soient faussés ou sans qu'on soit finalement sous pression d'une violence.
Et donc, globalement, ça intervient à un moment dans l'histoire, finalement, de la société corse, où, justement, le corps social a presque, finalement, jamais pris autant de distance vis-à-vis de la légitimité du recours à la violence. Et un dernier élément, c'est que, ça s'est dit de façon un peu sibylline, mais dans le communiqué, on voit que le FLNC aussi dénonce la criminalisation de la cause nationaliste et d'un certain nombre de poursuites judiciaires, aujourd'hui, engagées contre certains de leurs membres.
Le souci, c'est que, si on regarde un peu dans le détail de ces cas judiciaires, on voit qu'il y a un certain nombre de poursuites judiciaires, aujourd'hui, engagées contre des cadres du FLNC ou de Nation, qui est la vitrine politique du FLNC, qui n'ont pas grand-chose à voir avec la cause politique. Merci beaucoup, Jacques Folereau, d'avoir été avec nous, journaliste au Monde, spécialiste de la Corse, et auteur de Corse, Mafia et Anti-Mafia, paru aux éditions Robert Laffont. Merci beaucoup, RMC, 8h21, l'écho avec Pierre Rondeau. Pierre Rondeau, notre économiste. Pierre, l'euphorie semble loin. Les ventes de vélos neufs sont en chute libre depuis trois ans.
Oui, il y a un quête semble loin, cette période, Rémi, cette période juste après le Covid, quand on pouvait de nouveau sortir dans les rues et qu'on voulait tous acheter un vélo et faire de longues balades à deux roues. Depuis 2022, les chutes de vélos ont chuté de 34%. Alors qu'ils se vendaient 2,8 millions de vélos par an en 2022, ils s'en sont vendus 1 million de moins en 2025. Moins 1 million, oui. Selon les chiffres de l'Union des entreprises Sport et Cycle, et même l'engouement du vélo à assistance électrique semble avoir pris fin. 507 000 vélos vendus en 2025 contre plus de 700 000 en 2023. Conséquence, Pierre ?
Hier, on a appris qu'Acel, premier fabricant européen de vélos, était placé en cessation de paiement, et sa filiale française, les Cycles Lapierre, qui est une marque très connue dans le milieu, a annoncé plus tôt avoir demandé son placement en redressement judiciaire. C'est directement 106 emplois en France qui sont menacés. La bulle du vélo a éclaté. Au moment du Covid, tout le monde a voulu avoir son vélo, les ventes ont explosé, ce qui avait attiré entreprises, revendeurs et réparateurs. Seulement, une fois que le vélo est acheté, il se garde. On n'achète pas un vélo tous les ans. Et surtout, un vélo, ça coûte cher. 1990 euros, le prix moyen pour un vélo électrique.
Plus de 500 euros pour un vélo du quotidien. Et des prix parfois supérieurs à 2 000 voire 3 000 euros pour des vélos de course. Même 10 000 euros pour certains vélos du Tour de France. Conséquence, un nombre record de fermetures de lieux de vente et de réparation. On ne va peut-être pas retirer tous les couloirs à vélo dans Paris demain, mais est-ce qu'il existe des solutions, des motifs d'espoir ? Des motifs d'espoir, espérons, oui. Le marché de l'occasion a dû reconditionner, sont en plein boom. Le secteur a progressé de 10,5% depuis 2024. Peut-être une solution pour se payer un bon vélo moins cher et changer plus souvent. Changer plus souvent, comme la voiture.
Les professionnels du secteur font en effet cette comparaison et s'insurgent que les aides à l'achat d'un vélo électrique aient été supprimées en 2025, alors qu'elles ont été maintenues pour les voitures électriques. Un deux poids, deux mesures à l'heure du dérèglement climatique, selon eux. Parce que oui, le vélo, c'est aussi la mobilité douce, comme la voiture électrique.
Monsieur Lier, mon vélo !
On ne pouvait pas s'en empêcher, forcément, Pierre. Ah bah mon vélo ! Ah bah mon vélo ! Allez, les prix des carburants ce vendredi 7 août, début d'un week-end sur les routes. De nombreux vacanciers. Grande nouvelle, grande première, on passe sous la barre des 2 euros pour le 100 plomb 95 de litre. On est à 1,997 euros. On était à 2,015 euros hier. Le gazole à 2,206 euros. Le baril, lui, augmente à nouveau. Il y a 83,30 dollars, il était à 79 dollars hier. Et le gaz, lui aussi, augmente, malheureusement, à 55,65 euros. Merci beaucoup, Pierre Rondeau, notre économiste. Allez, on va se détendre un peu. Il a pris quelques jours de vacances, mais avant de partir, il nous a laissé des bagages.
En l'occurrence, son meilleur, c'est Arnaud de Manche.
Emmanuel Duplessis. Tiens, je le connais, c'est pas celui-là. Un nouveau. Propose d'interdire la vente d'alcool à la buvette de l'Assemblée et de ne plus la rembourser avec les frais de mandat.
Voilà, on paye, on paye pour que nos députés puissent se bourrer la gueule juste avant d'aller voter nos lois. Mesdames et messieurs, la France. Pas mal, non ? C'est français. Est-ce qu'il y a un autre métier où tu payes de l'alcool à quelqu'un juste avant qu'il fasse quelque chose de déterminant pour toi ? Quand même, Apolline, Gérald, Virginie, si vous avez besoin d'une opération à cœur ouvert et que le chirurgien s'enfile un grand verre de rouge remboursé par la sécu, vous vous dites qu'il y a peut-être une arnaque quelque part. Bon, allez, on va s'y mettre. Quelqu'un peut me passer ici ? Je ne suis pas endormi, monsieur. Oh, pardon. Alors, il y a un ancien député, Stéphane Vodgeta.
Ah, lui non plus, je ne sais pas dire. Oui, alors lui, c'est marrant, il a un nom de perso de Dragon Ball. Stéphane Vodgeta, ça ne fait marrer que les fans de manga. Et il a protesté sur Twitter, lui. Il a dit, c'est une pensée de perle amorale. On nous sort l'argument, oui, le français moyen ne boit pas sur son lieu de travail. Mais, le français moyen travaille-t-il de 9h à minuit, comme les députés ? J'ai envie de te dire, mais c'est pire, on ne va pas rajouter l'alcoolémie à la fatigue. En tout cas, je trouve que ça explique vachement bien l'état de ce pays. J'ai l'impression que c'est assez récent comme problème. Je ne me souviens pas de polémiques du genre dans les années 90.
J'aurais adoré, ceci dit, voir Édouard Balladur monter en subord à la tribune. Pour répondre à madame la députée Simone Veil. Oh, Simone ! Simone, elle est bonne, hein ? Simone, elle est bonne.
La croissance redémarre. Comme la chenille, mais des deux pieds. C'est la croissance qui redémarre.
Sur RMC, RMC Story, la météo, le journal, et puis l'invité d'RMC à 8h45. Taxer le tabac pour financer la lutte contre les incendies. C'est l'idée d'un député LR, Yannick Noder, ex-ministre de la Santé. Colère des buralistes. Serdar Kaya, président de la Confédération des buralistes, est avec nous à 8h45. A tout de suite sur RMC et RMC Story. RMC, Apolline Matin. Mais tout ce qu'il faut savoir sur l'actu, c'est avec Clément Guiz. Les habitants du cif des Corvières, Clément replonge dans l'angoisse. Un an après le grand incendie, 100 hectares embrûlés hier près de Narbonne. Le feu a été fixé.
Appel à la grande prudence sur les routes après un mois d'août 2025 meurtrier 341 morts du jamais vu depuis 2011. Et le PSG, sauf Magnès, a cliouche pour 50 millions d'euros. Et c'est l'heure des explications pour les favoris du Tour de France femmes. Elles attaquent le Mont Ventoux aujourd'hui. Le massif des Corbières a une nouvelle fois brûlé dans l'Aude. Un an après le feu ayant ravagé ce massif. Un incendie s'est déclaré hier après-midi sur la commune de Montserré près de Narbonne. Fort heureusement, les pompiers ont réussi à le fixer. 100 hectares ont brûlé. Et Mathias Luguin, les habitants ont eu très peur.
Oui, ces flammes ont ravivé le souvenir douloureux de l'ogre des Corbières. Un an après, presque jour pour jour, l'incendie avait ravagé 17 000 hectares en trois semaines et sinistré de nombreuses communes aux alentours. Camille a immédiatement réagi dans sa pépinière à Saint-André de Roquelongue. On a de suite plus peur, paniqué et on hésite à aller là-bas pour tout mouiller et éviter le pire. C'est des angoisses parce que l'ogre des Corbières était juste de l'autre côté l'année dernière. On s'est dit que ce n'est pas possible. On ne peut pas de nouveau tout perdre comme ça.
Confinés pendant environ deux heures, les habitants n'ont eu d'autre choix que d'assister impuissant à l'intervention des pompiers. Un combat contre les flammes qui a sidéré Sébastien. On a eu les quatre Canadaires d'un coup. Honnêtement, ça nous a énormément rassurés. C'était impressionnant. On avait un hélico toutes les deux minutes, des avions qui passaient dans tous les sens. On se sentait protégés. Donc, plutôt content.
Après ce stress, on va se faire un bon petit repas rosé.
Une vingtaine d'habitations a pu être protégées hier. Et malgré une évolution positive, la vigilance reste de mise dans le massif très sec cet été encore.
Incendie toujours pas fixée dans le secteur de Corrance, dans le Var, mais il ne progresse plus. La vigilance reste maximale. Des reprises de feu ont eu lieu hier, ont été maîtrisées. Et les pompiers se préparent à une nouvelle journée compliquée. Eric Groin, patron des pompiers du Var. Le travail a été de sécuriser toutes les zones avec des établissements de grande longueur. Ça, ça a plutôt bien fonctionné. Ces établissements sont toujours en place de façon à pouvoir éteindre des reprises ou des fumeroles. Ça sera exactement la même journée. Il faudra être encore vigilant. On se méfie du vent d'ouest, qui est un vent où l'hygrométrie est tombée quand même très bas.
Et donc là, il n'y a pas besoin de beaucoup de choses pour des réinflammations. On a toujours les moyens aériens disponibles. Et on a encore beaucoup de sapeurs-pompiers qui sont encore présents et qui peuvent intervenir. On est raisonnablement optimiste, mais la vigilance est de mise.
Sept massifs forestiers dans le Var interdit d'accès aujourd'hui en raison de risques extrêmes d'incendie annonce la préfecture. Les pompiers aussi mobilisés dans la Drôme. L'incendie près de Bellegarde-en-Duoie a progressé cette nuit. 270 hectares au total embrulés depuis lundi annonce ce matin la préfecture. Appel à la prudence sur la route. Le mois d'août 2025 a été le plus meurtrier du jamais vu depuis 2011. 341 morts. La gendarmerie multiplie les actions de sensibilisation. Et pour Erwan Coiffard, porte-parole de la gendarmerie, invité d'Apolline Matin sur RMC, il y a plusieurs raisons à ces chiffres inquiétants.
Je ne pense pas que ce soit un relâchement des comportements, ou en tout cas uniquement. Sur des événements où vous avez 10 millions de personnes qui sont sur les routes, on va avoir des séquences sur lesquelles les voitures sont les unes derrière les autres. Il n'y a pas d'éléments de vitesse. On a un fort engorgement et donc ça va potentiellement se répercuter sur le réseau secondaire. On va être sur des plus petites routes. On est aussi sur une période tout simplement durant l'été, durant laquelle la consommation d'alcool en rapport avec le climat, le fait que les personnes sont en vacances, augmente.
Donc c'est surtout beaucoup de facteurs et beaucoup de comportements conjugués qui amènent à ces résultats.
Et si vous êtes sur les routes aujourd'hui, c'est orange dans le sens des départs. Sur le quart nord-ouest du pays, en Auvergne-Rhône-Alpes, orange également dans le sens des retours sur l'arc méditerranéen et les routes d'Auvergne-Rhône-Alpes. Le chômage en hausse en France, il a augmenté de 0,2 points au deuxième trimestre et atteint 8,3%. Son plus haut niveau depuis l'automne 2020, chiffre publié ce matin par l'INSEE. Nouvelle alerte autour de l'antavirus. Un voyageur qui transitait par la France a été testé positif à cette souche des Andes, annonce le ministère de la Santé. Une enquête a été ouverte pour retracer les étapes de son voyage. Alexandre Thibault.
Il s'agit d'un touriste franco-argentin qui était en vacances en France les deux dernières semaines de juillet. Puis il a continué son voyage dans le nord-ouest de l'Espagne, en Galice, où il est actuellement en auto-isolement. Il va bien, nous dit le ministère de la Santé. Il n'est plus symptomatique et ses proches ne présentent pas de symptômes à ce stade. Ce qui se passe maintenant, c'est la recherche des éventuels cas contacts qui ont côtoyé de près ou de loin cet homme. Sont ciblées la Nouvelle-Aquitaine, la Normandie et l'Île-de-France. Trois régions où il s'est rendu pendant son séjour. Alors les autorités se veulent plutôt rassurantes.
On n'est pas dans le même cas que la croisière du MV Andius. Puisqu'il s'agit d'un cas isolé qui a de faibles symptômes. La charge virale est faible, ce qui implique donc moins de risques de transmission.
Enquête ouverte par le parquet de Paris après des soupçons d'ingérence russe visant Raphaël Guzman. Objectif vérifiant s'il a bien été la cible d'une opération de déstabilisation menée par un groupe pro-russe. Édouard Philippe, Gabriel Attal ont également été ciblés ces derniers jours par ces opérations de déstabilisation. Une nouvelle recrue pour le PSG. Le club parisien renforce son secteur offensif. Le monégasque Magnès Aklouch s'est engagé jusqu'en 2031. Nicolas Pelletier. J'ai hâte de porter ce maillot et de continuer à progresser. Voilà les premiers mots du nouveau milieu de terrain parisien lors de son officialisation hier soir.
L'ancien monégasque était arrivé à Paris plus tôt dans la journée où il a passé sa visite médicale et signé son contrat de 5 ans avec le club de la capitale. Dès ce matin, Magnès Aklouch qui portera le numéro 11 va découvrir le campus PSG, sa nouvelle maison pour son premier entraînement avec ses nouveaux coéquipiers. Le champion d'Europe a déboursé 50 millions d'euros pour s'offrir les services de l'international français, auteur de 43 matchs la saison dernière avec l'AS Monaco. Le défi s'annonce relevé pour le joueur de 24 ans, originaire de la Seine-Saint-Denis et qui peut franchir un cap avec le PSG où l'exposition est toujours plus importante.
L'OM va vendre son défenseur Medina 25 millions d'euros. Bayer Leverkusen, Vinicius lui prolonge 5 ans avec le Real Madrid. Clément, les jambes vont souffrir aujourd'hui sur le Tour de France Femmes. Septième étape aujourd'hui, le peloton s'attaque au Moventou, un sommet mythique où le spectacle risque d'être au rendez-vous entre les favorites.
Ça représente tout ce qu'on fait depuis le début du Tour de France Femmes, toujours des arrivées mythiques, toujours des moments importants. Je pense qu'il y aura quand même les conditions climatiques qui vont beaucoup influencer la montée du Ventoux. On lance beaucoup de vent, le vent peut changer très vite de direction en montagne, donc c'est ça qui va être le plus important, ce sera le premier long effort. C'est un Tour de France difficile mais très punchy, avec des montées quand même largement inférieures à ce qu'on va avoir, donc on peut avoir des grosses surprises.
Intégrale Tour de France Femmes, c'est à suivre dès 15h sur AMC. Le quintet se déroule sur l'hippodrome de Cabourg, ce sera à 20h15. Et le pronostic de la Dream Team, leur favori est le 9, Joker d'Amaro, leur outsider, le 6, Joker. Merci beaucoup Clément, prochain journal ce sera à 9h. Ludovic est avec nous au 32-16. Bonjour Ludovic ! Oui, bonjour l'équipe AMC ! On est en force ce matin dans le Nord, on était dans le Pas-de-Cadé tout à l'heure, on était à Lille, on est re dans le Nord, on est à Saint-Amand-les-Eaux. Oui, c'est ça. Saint-Amand et son casino, Ludovic. Vous faites quoi dans la vie, Ludovic ? Je suis prestataire sur Paris. Et vous voulez nous parler du bioéthanol ?
Oui, tout à fait. Parce que je rappelle dans le contexte, c'est une info RMC, les ventes de boîtiers bioéthanol explosent, notamment chez le leader français FlexFuel. Vous êtes équipé au bioéthanol ? Oui, tout à fait. Mais je n'ai pas de boîtier parce que mon véhicule ne s'y prête pas. Parce qu'il faut bien savoir que les boîtiers éthanol ne fonctionnent pas sur tous les véhicules. Oui, essence et hybride, essence. Essence, principalement, bien sûr, il n'y a que les essences. Mais il faut savoir que les voitures allemandes, parce que j'ai une allemande, ont beaucoup plus d'électronique embarquée. Et du coup, les boîtiers ne sont pas du tout adaptés.
Donc, je me suis dirigé vers une autre solution, qui était celle de programmer le moteur, qui n'est pas vraiment légal. C'est ce que j'allais vous dire. Attention, parce que ce n'est pas forcément légal, donc ça veut dire que c'est illégal. Mais surtout, si vous avez un pépin avec le moteur, la garantie, constructeur terminé. Oui, mon véhicule a 16 ans, vous savez, il n'est plus vraiment garanti, il a 260 000 kilomètres. Le fait qu'il n'y ait pas cette légalité, ça n'empêche que tous ces reprogrammateurs font de la publicité, ils ont pignon sur rue et on ne leur dit rien. Donc, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas le faire.
Une autre question, Ludovic, votre assurance auto, ça fonctionne ? Elle n'est pas au courant. Non, elle n'est pas au courant. Après, s'il m'arrive un pépin, de toute façon, on le vécu, il a 16 ans. Si on me le cartonne, il sera bon pour la casse. Par contre, il y a une autre anecdote, c'est que la première fois, quand je l'ai passé, au contrôle technique, le véhicule a été refusé parce qu'il ne polluait pas assez. Et là, je suis tombé des nuits, je me dis, comment ça, je ne comprends pas. Et en fait, c'est parce que, quand on passe son véhicule, il doit être dans les torus d'errance constructeur. Oui, je comprends. Mais alors, du coup, comment vous avez fait pour le contrôle technique ?
Vous l'avez, le contrôle ou pas ? Oui, alors du coup, ce que j'ai fait, j'ai repassé le véhicule au sans-plan 95. J'ai roulé pendant un petit moment avec, j'ai fait la contre-visite et puis après, le véhicule est passé. Ludovic, merci pour votre témoignage. Après, on ne peut pas, vous l'entendrez, Ludovic, inciter à rouler avec une voiture qui est dans l'illégalité d'un point de vue motorisation. Mais merci de votre témoignage, Ludovic. Merci d'avoir été avec nous depuis Saint-Amand-les-Eaux au 32-16 sur RMC, RMC Story, RMC, 8h39.
RMC jusqu'à 9h.
Apolli, le matin. Les messages, Victor Pourchet, des messages légaux, j'espère. Oui, c'est plutôt l'ambiance sur le WhatsApp RMC. On a d'abord Stéphane qui nous dit que ça fait bientôt deux ans que je suis passé à l'éthanol. Pas besoin de boîtier, nous dit-il. Donc, pas forcément légal non plus, j'allais vous dire. Je n'ai pas forcément pris le bon message. Mais qui nous dit qu'il a quand même fait un gain énorme sur son plan. On le rappelle, évidemment, ce n'est pas comme ça que ça se passe. On a d'autres messages. C'est être voici légaux, je vous l'assure. Avec une question de Daniel qui dit, oui, mais c'est la grande question.
Une fois que tout le monde sera passé en voiture, soit électrique, soit éthanol, soit tous les carburants qui sont un peu moins chers, le gouvernement n'ira-t-il pas chercher l'argent pour compenser ces taxes qu'il ne perçoit pas encore ? Effectivement, c'est toute la question. Et puis, on a Sébastien qui nous dit qu'il est déjà équipé de boîtier sur ses voitures depuis plusieurs années. Il nous rappelle qu'il y a des petits désagréments. C'est vrai, mais pour lui, le jeu, évidemment, en vaut la chandelle au vu des économies qu'il fait à chaque plein d'essence. Merci, Victor. Dans un instant, c'est le choix de la rédaction au cœur des Vosges. C'est Ibiza.
Défaite à non plus finir avec les locations touristiques qui pourrissent la vie des habitants. Les élus, les riverains se mobilisent. C'est dans un instant sur RMC, RMC Story. RMC 8h42, tout de suite, c'est le choix de la rédaction. Des fêtes incessantes avec leur lot de nuisances en tout genre. Ce n'est pas la réalité parisienne, miloise ou marseillaise, mais bien celle que dénoncent les habitants de la Bresse ou de Gérard-Mais au cœur des Hauts-de-Vosges. Alors, cette semaine, riverains et élus ont décrété symboliquement des zones de quiétude pour les résidents permanents, comme dans les parcs naturels pour les animaux.
Lucille Pascané est allée faire un tour au lotissement des huttes à la Bresse pour RMC.
Les dernières vices et l'immense banderole rouge est prête à être installée par Annick Waxeler et ses voisins. Dessus, en lettre capitale, zone de quiétude résidents permanents. Un message pour les locataires des Grands Chels et juste à côté, trop souvent fait tard. On leur prévient qu'ils sont à côté de maisons avec des résidents permanents et qu'on souhaite vraiment qu'ils utilisent leur location de manière virtueuse. Cet après-midi, pourtant, la quiétude règne bien. On entend les oiseaux chanter, mais elle ne durera plus longtemps puisque de la musique et des cris résonneront bientôt. Je vous invite à repasser dans les nuits futures. Vous verrez que c'est compliqué.
Annick vit dans ce lotissement depuis les années 2000, mais depuis 8 ans, elle ne dort plus. Sa terrasse donne sur un chalet à louer. Bamboula, 23, minuit, 1h, 2h, 3h, 4h. On a énormément d'anniversaires. À chaque fois, je pourrais vous dire les âges. C'est des nuits compliquées pour aussi les enfants. Ça impacte fortement notre santé. Et ça, on ne peut pas dire que l'été parce que c'est toute l'année. On arrive à un point où c'est difficilement supportable. La vingtaine de résidents permanents de ce lotissement a fondé un collectif en 2024 pour agir avant que certains épuisés ne quittent le quartier. Plus le temps passe et plus les nuisances montent en puissance.
Pascal Munier a construit sa maison ici il y a 25 ans. On a des voisins qui envisagent de partir. D'autres qui l'ont déjà fait, qui ont déjà vendu leur chalet et où il faudrait bien réfléchir parce que ces chalets sont vendus à nouveau à des gens qui font de la location et donc la nuisance s'accentue encore. Pour tenter d'enrayer ce cercle vicieux, cette semaine, ils ont été reçus par le maire Pierre Mangin en même temps que des sénateurs, le député des Vosges et des édiles des stations touristiques alentours comme Gérard M. Ce qui était important, c'était déjà d'envoyer un message à la fois aux riverains pour leur dire que c'est un problème qu'on prend à la mesure de ce qu'ils vivent.
Aussi aux loueurs de gîtes de grandes capacités comme quoi eux aussi ils ont une responsabilité pour conserver une destination qui sait accueillir. Et puis ensuite, un message pour dire qu'on a envie d'agir en commun, on a déjà avec d'autres communes et on va le faire ensemble et on y met les moyens. Le premier pas, c'est maintenant de collecter des données, de mesurer les nuisances grâce à un kit riverain pour formuler ensuite des propositions et aboutir peut-être à de nouvelles règles.
Merci Lucille Pascanet. 9 feux sur 10 sont d'origine humaine. Un fumeur sur 5 jette son mégot par la fenêtre sur l'autoroute. Le député LR Yannick Noder propose de taxer les industriels du tabac pour dégager plusieurs centaines de millions d'euros au profit des pompiers et du reboisement. Cédar Kaya, président de la Confédération des Buralistes est avec nous dans un instant. Pas du tout d'accord avec cette idée. Vous nous dites, il va nous dire pourquoi dans un instant et vous réagissez au 32 16 sur RMC et RMC Story. A tout de suite. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin
Rémi Barret
RMC 8h47 120 000 hectares partis en fumée depuis le début de l'année. Un constat implacable. 9 feux sur 10 sont d'origine humaine et 1 fumeur sur 5 reconnaît encore jeter son mégot par la fenêtre de sa voiture sur l'autoroute. Alors le député LR de l'ISER Yannick Noder ancien ministre de la Santé propose une loi pour taxer les industriels du tabac. L'objectif c'est de dégager 350 millions d'euros destinés au reboisement et à l'équipement des sapeurs-pompiers qui en manquent. Cerdar Kaya est avec nous. Bonjour Cerdar Kaya. Bonjour. Merci d'être avec nous. Vous êtes le président de la Confédération des Buralistes. Cette proposition de Yannick Noder elle ne passe pas du tout pour vous.
Pourquoi ? Elle ne passe pas tout simplement parce que encore une fois dès lorsqu'il y a une situation qui est compliquée la première des causes c'est le tabac c'est une taxe supplémentaire qui aujourd'hui aura un impact terrible pour le réseau des Buralistes. Moi je dis tout simplement qu'à chaque fois qu'il y a une difficulté nos politiques ont la solution c'est de créer une nouvelle taxe. Une nouvelle taxe pour essayer d'endiguer peut-être ces incendies qui nous ont fait beaucoup de mal beaucoup de tort et qui fait aujourd'hui beaucoup de mal aux Français. Moi je dirais plutôt travaillons en pédagogie. Déjà le tabac est taxé à près de 80%.
Elle est taxée encore plus un produit qui aujourd'hui est en chute libre dans les ventes parce qu'on peut très bien se dire aujourd'hui qu'une cigarette consommée n'est pas forcément une cigarette française. Ça peut être une cigarette de contrebande ou de contrefaçon ou une cigarette espagnole. Donc là-dessus il faut avoir une certaine forme de lucidité. Une taxe supplémentaire ne trouvera pas la solution aux problématiques climatiques que nous avons actuellement. Moi je propose tout de suite aux députés de travailler ensemble pour dire trouvons de la pédagogie parce que déjà le réseau des biduralistes avec une éco-taxe contribue à près de 80 millions d'euros par an.
Utilisons pleinement le dispositif qui existe déjà. Serdar Kaya, une remarque tout de même. Ce que propose ce député LR c'est de taxer les industriels pas directement les paquets de cigarettes. Mais ce que vous craignez très concrètement c'est que les industriels répercutent si cette taxe existait cette taxe sur le prix de vente. Évidemment nous sommes dans une situation où aujourd'hui le levier fiscal ne peut plus être on va dire absorbé par le fabricant.
La seule personne qui sera répercutée par cette nouvelle taxe ce sera encore une fois la personne honnête qui travaille quotidiennement dans son commerce c'est-à-dire le buraliste qui lui essaie de trouver des solutions pour pouvoir le consommateur lui trouvera ses cigarettes autrement désormais parce qu'on sait qu'aujourd'hui il y a un marché parallèle qui est tellement fort en France le plus élevé d'Europe que le consommateur lui trouvera ses solutions autrement.
La seule chose qu'il reste à trouver c'est de trouver un avenir pour le réseau des buralistes parce que nous sommes tout de même 22 500 je vous rappellerai juste que la semaine dernière le buraliste a couché en Côte d'Or a été volontairement réquisitionné pour soutenir les pompiers pour les accompagner parce que c'est encore le rare commerce de proximité qui peut rendre service aux pompiers dans les territoires parfois les plus reculés.
Serdar Kaya malgré tout encore une fois je me fais l'avocat du diable si l'on veut mais je me mets du côté de cette proposition qui est faite par le député LR les industriels du tabac vendent un produit qui n'est pas anodin la cigarette la cigarette elle a une implication par le comportement de ceux qui fument mais elle a une implication dans les incendies dans un certain nombre d'entre eux en tout cas donc forcément moi je vends un produit qui est dangereux je dois subir les conséquences évidemment parce qu'aujourd'hui la fiscalité elle est déjà tellement importante donc les conséquences sont déjà fiscalisées la seule chose sur laquelle il faut être d'accord c'est que évidemment qu'une personne sur cinq a ce mauvais geste de jeter ce mégot par la fenêtre là-dessus il faut continuer à travailler avec beaucoup de pédagogie avec beaucoup d'explications les gens sont de plus en plus sensibles aux messages que l'on passe c'est pour ça qu'avec l'entente Vadabre avec la fédération nationale des sapeurs-pompiers avec la confédération des buralistes avec Alcom cette éco-contribution qui existe depuis quelques années on travaille pour des messages de sensibilisation chez chaque buraliste régulièrement dans des événements majeurs nous distribuons des cendriers de poche nous faisons des messages de prévention à travers les réseaux sociaux et aussi dans nos commerces évidemment le consommateur qui achète les cigarettes chez lui nous sera informé celui qui achète sur le marché noir évidemment ne sera pas informé et il n'aura pas ses messages de prévention moi je dis qu'on a 80 millions d'euros à utiliser tous les ans qui sont déjà sous forme de taxes et par la contribution des consommateurs utilisons ces messages de prévention comme on sait le faire pas énormément en France parce que je pense qu'en France la meilleure des solutions c'est toujours de taxer les consommateurs ou toujours de taxer les citoyens et les citoyennes moi je pense qu'à un moment donné il y a une chose qui est réelle aussi à quelques mois de la présidentielle les français on aura le bol d'avoir ces propositions de taxes en permanence je dirais juste une chose aussi à monsieur le député nous sommes 22 500 buralistes avec 10 millions de clients par jour s'ils ont besoin de nous rencontrer qu'ils viennent parce que nous nous rencontrons les français tous les jours dans nos commerces nous avons aussi nos messages à faire passer à quelques mois des présidentielles en tant que représentant des buralistes est-ce que vous avez l'impression que les buralistes à chaque fois payent pour tout et n'importe quoi oui complètement je pense qu'on est assez utile pour rendre service à la population en permanence mais une fois tous les maux du pays passent essentiellement par les taxations et vous savez le premier commerce qui est ciblé par la fiscalité et le réseau des buralistes je rappellerai que nous faisons 40 milliards d'entrées par an avec 20 milliards d'euros de fiscalité merci beaucoup Serdar Kaya d'avoir été avec nous président de la confédération des buralistes merci d'avoir été avec nous sur RMC RMC Story allez pour conclure on va au 32 16 retrouver Nathalie bonjour Nathalie on est dans les Landes oui c'est ça on est où dans les Landes Nathalie à côté de Dax d'accord vous faites quoi dans la vie je suis assureur très bien et vous vouliez nous parler du bioéthanol
oui c'est ça parce que j'entendais l'intervention tout à l'heure d'un monsieur qui vend des kits bioéthanol oui le patron de Flexioul qui a alerté sur le fait qu'il fallait faire attention à qui on faisait confiance pour installer ce type de kit
oui il faut être homologué il faut que ce soit un installateur homologué c'est ce qu'il nous disait
voilà au risque effectivement que les assureurs en cas d'accident ne paient pas
ah oui on en parlait avec Ludovic voilà il faut faire très attention tout à l'heure avec Ludovic en fait voilà il y a un changement de carte grise sur l'énergie la carte grise doit être modifiée d'accord donc si je ne peux je ne le fais pas de manière légale voilà je bidouille pour dire les choses telles qu'elles sont je n'ai pas de carte grise qui soit modifiée si j'ai un accident quel qu'il soit le véhicule n'est pas le bon quel qu'il soit ah oui demain je me fais emboutiller
quel qu'il soit non il faut qu'il y ait quand même un contrôle s'il y a une expertise si il y a une expertise de véhicule
l'expert va voir qu'il y a un kit installé et ce n'est pas une sorte de vis de forme et bien en fait la carte grise n'est pas conforme parce qu'elle doit être modifiée dès lors qu'on installe un kit non c'est pas rien
et je trouve que par rapport au nombre de gens qui en installent moi-même j'ai eu affaire à des clients qui me déclaraient en avoir installé mais sans savoir qu'il fallait nous le déclarer et changer la carte grise donc je leur ai fait faire en urgence mais en fait par rapport au nombre de gens qui en installent concrètement très peu de gens nous le signalent donc je me dis qu'il y a beaucoup de gens qui doivent rouler
c'est important ce que vous nous dites Nathalie parce que même si je fais installer mon boîtier bioéthanol voilà chez un installateur homologué je fais changer ma carte grise tout va très bien mais il ne faut pas oublier de le signaler à l'assureur oui voilà c'est un changement c'est une modification du type du véhicule voilà d'accord c'est plus le même véhicule voilà c'est plus le même véhicule donc il faut le signaler bon important merci beaucoup Nathalie d'avoir été avec nous en 32 16 et merci pour ces précisions très pratiques Nathalie qui nous appelait depuis les Landes RMC dans un instant ce sera la météo le journal de 9h et puis ensuite le meilleur des grandes gueules et nous dans Apolline Matin on se retrouve lundi dès 7h jusqu'à 9h bonne journée à tous et bon week-end d'avance merci pour ce qu'il y a
pour ce qu'il y a pour ce qu'il y a