Budget 2026, Mayotte, retraites... L'interview en intégralité d'Éric Coquerel
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bonjour à tous, bienvenue. Il est 8h32. Vous êtes bien sur RMC BFM TV.
Mon invité ce matin, Éric Cocrel, député de la France insoumise, président de la commission des finances à l'Assemblée nationale. Merci d' notre invité. Dans un instant, on va bien sûr se pencher sur ce castet du gouvernement qui cherche à trouver 40 milliards d'euros d'économie pour le budget de l'an prochain en 2026.
Mais d'abord cette image du chef de l'État qui vient d'arriver il y a tout juste un peu plus d'une heure à Mayotte, 4 mois après le cyclone qui avait fait 40 morts et près de 3 milliards et demi de dégâts. Il estime au pied de justement de l'avion qui vient de de l'amener sur place que le gouvernement, je cite, a répondu à l'urgence extrême et qu'il va falloir désormais donner un coup d'accélérateur. va dévoiler une une loi spéciale pour la reconstruction de Mayotte avec notamment des nouvelles mesures de lutte contre l'immigration clandestine.
Est-ce que c'est à la hauteur selon vous ? Non. Et alors sur les sur les mesures d'urgence qui auraient été au rendez-vous, permettez-moi d'en douter un peu.
D'après les échos et les informations qui nous viennent de Mayotte, ça ne correspond pas tout à fait à la réalité. Donc c'est un premier milieu parce que Mayotte n'est pas rétablie. J'allais dire mesure d'urgence.
Ça veut dire qu'on on remet Mayotte dans un état où il où elle était avant la catastrophe. Donc on en est pas là. Il avait même dit que Mayotte serait plus belle qu'avant le cycl.
C'est ça. Donc on en est pas là. Donc c'est des mots.
Et deuxièmement euh pourquoi c'est pas au niveau ? Parce que cette question migratoire c'est un peu un leur pour pas toucher le problème fondamental de Mayotte. Problème fondamental de Mayotte c'est que c'est un département qui fait donc partie du pays de la France. sesant mais qui ne bénéficie pas du tout, j'allais dire de ce dont par exemple profit des départements dans l'hexagone en terme de services public, en terme financier.
Donc il a c'est ça d'abord le problème de Mayotte et c'est là où l'État doit être au rendez-vous. La question migratoire notamment la question du droit du sol, ça on s'est précipité pour remettre en question le droit du sol qui très sincèrement parce que déjà ça avait été largement ébréché n'est pas ne ne correspond pas au problème de fond que vivent aujourd'hui les habit une proposition de loi des républicains qui a été adoptée qui prévoit qu'il faudra désormais que les deux parents résident depuis au moins un an sur le territoire pour que l'enfant soit français. Ça doit encore être examiné par le Conseil constitutionnel.
Donc on a c'est surtout là-dessus qu'on a réagi. Alors, outre le fait que ça pose un problème parce que moi je ne suis pas d'accord que la nationalité à Mayotte soit l'acquisition de la nationalité à Mayotte soit différente du reste de la France considère que Mayotte est en France et que à partir de là ça doit être la même façon d'envisager une citoyenneté qui est très grato Non, attendez, je vous parle déjà du droit du sol qui est la question qui ne qui j'allais dire qui qui n'est que minoritaire en réalité si on regarde les chiffres réellement par rapport à la question migratoire. Il y a une question migratoire à maillotement mais qui euh d'abord est à prendre dans un contexte et c'est peut-être une réflexion qu'on devrait avoir la France parce qu'on a des responsabilités régionales que le contexte vous le savez très bien c'est Comor et Comor estime que Mayotte n'est pas français.
Le NU se pose le de ce point de vue-là n'a pas tranché la question et si elle l'a en tout cas pas en faveur de la France. Donc on a une question régionale et la France devrait avoir une préoccupation, j'allais dire de développement de la région parce que justement elle est partie intégrante de cette région. Vous maillot maoté français ?
Oui. Bah oui Maillot français les habitants ont voulu mais mais c'est pas parce que vous êtes vous avez un territoire français dans un contexte qui lui ne l'est pas que vous ne veut pas vous préoccuper du développement régional. Voilà, la France a des responsabilités justement parce qu'elle est dans euh elle est dans dans ses m, dans ces océans-là.
Troisièmement, au niveau migratoire, moi je demande à ce que euh immédiatement euh les conditions d'obtention de visa quand vous arrivez à Mayotte puissent vous permettre de partir en métropole, ce que n'est pas le cas. Euh la la pression migratoire sur Mayotte, si elle était répartie dans tout pays, si les gens pouvaient aller ensuite en France, elle serait bien moindre pour Mayotte. Donc ça ça me semblerait d'air migratoire vont vous répondre vos adversaires.
Oui, c'est ça. Écoutez, arrêtons les chiffres. Regardez les chiffres de gens qui arrivent à Mayotte.
Ça ne sera jamais suffisant pour faire un appel d'air qui quelque part poserait un problème sur sur l'hexagone au milieu de 65 millions d'habitants. Donc je je vous dis ça serait sûr. Mais surtout c'est une façon de pas parler du problème fondamental.
Problème fondamental, c'est les services publics. Problème fondamental, c'est les équipements en eau. Ça fait longtemps, même avant le cyclone, a Mayotte qui a des qui avait des problèmes d'eau d'ailleurs qui se posent dans d'autres départements et territoires d'outreemer.
Donc voilà, permettons qu'il y ait l'égalité républicaine dans ces dans ces territoires et ne nous servons pas de la question migratoire comme à l'heure pour en réalité ne rien faire. Alors justement cette question financière et économique euh vous évoquez, elle est au cœur, on le disait, de ce castet du gouvernement qui cherche à trouver 40 milliards d'euros d'économie euh pour l'an prochain. Ça y est, les ministres commencent à dévoiler certaines pistes ou en tout cas à ne pas à ne pas en écarter euh certaines.
Euh Améline Monchalin hier chez nos confrères du Parisien évoque l'abattement fiscal de 10 % pour les retraités qui pourrait effectivement être supprimé. C'est un peu plus de 4 milliards d'euros par an, je crois. Il y a 8400000 personnes qui pourraient être concernées.
D'après les études, ça pourrait faire rentrer 500000 nouvelles personnes dans justement l'impôt sur le revenu. Supprimer cet abattement fiscal, est-ce que vous y êtes favorable ? Je vais y venir, mais j'ai l'impression que le gouvernement à travers l'abattement fiscal puis le la question des niches, on va y venir, je sais c'est un des sujets du de de l'interview, évite essaie d'éviter le problème.
Voilà. Le problème c'est quoi ? et que par an maintenant, il y a 60 milliards de recettes qui sont perdues du fait d'avoir fait des cadeaux fiscaux au plus riches et notamment aux plus riches détenteurs de capitaux.
C'est ça qui nous manque aujourd'hui notamment par rapport au déficit. Bien donc ça pour y toucher à hauteur de plusieurs dizaines de milliards, faut supprimer la flat taxe. C'est ce bouclier, laissez-moi du capital.
Il faut rétablir l'ISF et cetera. à ces dizaines de milliards en jeu. Pour ne pas toucher à ça, j'ai l'impression que finalement on prend des cibles bien commodes et les retraités sont des cibles bien commode parce que les 10 % de l'abattement, je vais vous dire pourquoi je suis contre, c'est que la les retraités ont 10 % abattement parce qu'on considère qu'en réalité un il le revenu de retraité est inférieur à ce qu'ils avaient en tant que salarié.
Donc c'est la raison pour lesquelle on a poursuivi ces 10 % d'abattement et de parce que ça c'est c'est moins c'est moins comment dire explicable mais c'est la réalité. On pense que quand vous êtes retraité vous avez un revenu fixe en gros vous pouvez moins contourner l'impôt ou jouer avec l'impôt que d'autres personnes. C'est pour ça qu' a c'est 10 %.
Est-ce que l'urgence aujourd'hui c'est de toucher les retraités dont la grande majorité ne font pas partie des privilégés de ce pays ni même j'allais dire de ceux qui justement chaque année coûtent des dizaines de milliards d'euros l'impôt ? Je ne pense pas. Et en plus, ça aurait un autre désavantage, c'est que ça touche à la consommation populaire.
Il y a un risque pour la consommation, vous pensez pour la consommation. Ah ben bien sûr. Je veux dire quand vous touchez quand vous touchez euh j'allais dire les les revenus notamment des retraités, vous touchez la question de la consommation populaire.
Et je rappelle pour ceux qui nous écoutent parce que les gens se disent "Oui, d'accord, mais 10 % quand vous êtes extrêmement riche, est-ce que c'est normal ?" Il y a un plafond, il y a un plafond parfouille fiscal qui est de 4321 €. Donc c'est déjà plafonné.
Donc je dirais moi si on si demain on veut comme nous nous souhaitons remettre l'impôt sur le revenu sur la planche c'est 14 tranches plus équitable plus comment dire redistributif il y a pas de problème dans ces casl on pourra revoir l'ensemble des abattements pourquoi pas celui des journalistes à 20 % par exemple mais tant que c'est pas ça je suis pas pour toucher et comme par hasard c'est toujours les retraités qu'on vise je suis contre ça alors il y a dans le viseur de la ministre une autre thématique qui est évoquée c'est celui des arrêts maladies, un boom des arrêts maladies dit Amélie Monchalin plus 25 % dit-elle depuis 2021 sanctionner plus sévèrement les fraudeurs comme elle le souhaite est-ce que vous seriez d'accord avec cela ? Voilà, donc il faut peut-être s'interroger pourquoi les gens sont plus malades déjà. Peut-être la première interrogation parce qu'il y a un boom, c'est peut-être les problèmes de management, c'est peut-être le les problème de santé en France dont on sait que pour une grande partie de nos concitoyens, ça devient difficile euh au niveau accès.
Euh c'est peut-être parce que au niveau du travail, il y a euh j'allais dire des stress, des choses comme ça. On devrait s'interroger là-dessus. Bien au lieu de ça, qu'est-ce qu'on dit ?
On dit qu'en gros, il faut réduire les les cong comme bar hasard, ça attaque toujours les mêmes, c'estàdire les salariés, ceux qui travaillent. Donc là aussi, je pense pas que ça soit le bon gisement. Et encore une fois, ça fait partie de ces que vous mettez sur la table.
On dit aux gens ah mais vous vous rendez compte quand même, c'est scandaleux. Votre voisin à côté, il il a il a encé ma dit est-ce que c'est normal ? Et ça permet d'éviter de regarder tous ceux qui chaque année gagnent des dizaines de milliards.
Alors de euros grâce à très concrètement regarder et il y a une autre mesure très concrète qui concerne les Français, le fait par exemple de pas indexer pendant 1 an les prestations sociales sur l'inflation. Ça semble pas exclu par le gouvernement. La ministre juge que c'est pas la même chose de le faire quand l'inflaction est à 4 % comme ça parfois pu être le cas ou un comme elle le dit comme en ce moment.
Sous-entendu ce serait plus un dol de ça pourquoi pas. On attaque toujours les mêmes. Alors là maintenant c'est les prestations sociales.
À défaut d'attaquer lu oui d'accord mais à défaut non c'est pas vous qui faites le tradu est-ce que c'est pas moins un dollar. Non mais c'est pas le problème d'être un dollar. Est-ce que c'est juste ?
Est-ce que économiquement c'est rentable ? Est-ce que c'est rentable de baisser les prestations sociales de gens qui par définition, parce que c'est des prestations, je veux dire, qui touchent la plupart du temps des populations qui n'ont pas de quoi épargner, vont en général la consommer. Est-ce qu'on pense que ça va jouer ou pas sur un aspect récessif par rapport à l'économie ?
Bien évidemment que nous, ce genre de mesure n'est pas bonne. Vous savez que la baisse des dépenses publiques à 40 milliards, si on le fait pas sur les recettes, c'est un aspect un coût récessif, allez, on va dire de 0,6 à 0,8 points du PIB l'an prochain, c'est-à-dire autant de recettes en moins. Donc ça c'est pas des bonnes pistes.
Il faut arrêter de viser ceux qui travaillent, ceux qui ou qui ont des revenus qui dépendent de leur travail comme les retraités. Donc je pense que c'est pas là-dessus qu'il faut aller. Dans la tribune dimanche ministre de l'économie, Eric Lombard a appelé au patriotisme les patrons.
Est-ce que vous satisfait de la prise de position du ministre de de l'économie ? Bah écoutez, satisfait, ça sert à rien quoi. Voilà, c'est tout.
Je veux dire, il appelle, je sais plus quel était le euh Bruno Lemire, on appelait ou pas, je sais plus quelle était la phrase de Bruno Lem. Enfin, à chaque fois c'est vous aviez mimé Bruno Bruno Souette, je crois. Bruno réclame.
Ça Bruno réclame et maintenant Éric Lombard appelle. Écoutez, on sait très bien que ça n'a ça n'e aucun effet. Voilà, c'est pas la question du patriotisme.
La question c'est que le capitalisme tel qu'il est développé aujourd'hui, c'est un capitalisme qui essaie de produire le plus de bénéfices possibles pour nourrir les actionnaires. Je parle du je parle des très grandes entreprises he je parle du de ce qui domine l'économie, je parle pas des PME, PE et cetera. Bon donc pensez que euh ils vont changer leur comportement sans règles, sans loi et cetera et bien ça marche pas.
Ça n'a pas marché depuis 2017. D'ailleurs, je er Lombard a des mesures très concrètes qui concernent plus largement aussi dit-il ce qui se passe. On le voit avec les Américains par les mesures qu'il met en avant, il y a le fait de vouloir taxer désormais, vous savez tous ces petits colis qui viennent de d'un certain nombre de sites chinois.
Aujourd'hui, en dessous de 150 € c'est exonéré de droit de douane en Europe. Est-ce que vous dites d'accord il faut taxer ? C'est faut regarder faut regarder.
Nous on est pour aller vite sur toute la question aujourd'hui posée par les États-Unis même si là remarque c'est les États-Unis. Il y a beaucoup de gens qui peut-être vous peut-être moi qui commandons parfois des des col. C'est vrai que pour les commerçants en France, c'est vrai que pour ceux qui n'ont pas ces avantages là en France, c'est une concurrence des loyals.
Donc je ne suis pas contre le fait de regarder, nous ne sommes pour un protectionniste solidaire. C'est ce qui est fabriqué à des coûts socioécologiques qui sont qui font une concurrence des loyales en France, on est pour regarder à l'avenir comment on fait en sorte de s'en protéger et de permettre une relocalisation industrielle. Maintenant la question qui là est posée, excusez-moi, c'est pas aujourd'hui l'urgence, c'est pas la Chine.
Le gens, c'est aujourd'hui les États-Unis qui nous disent même s'ils ont fait une pause par rapport à l'Europe, le temps que l'Europe baisse la tête et accepte les contraintes de Trump qui nous disent "On peut augmenter les les tarifs doigniers. Moi, je suis plus pour taxer les capitaux. Par exemple, prenons les États-Unis, je serai plus pour aller taxer les gars femmes, les services, les entreprises financières américaine que d'aller taxer les produits que du coup les gens vont payer plus cher, ça va faire beaucoup de mal à leur pouvoir d'achat.
Vous évoquez justement la stratégie vis-à-vis de Donald Trump. Est-ce que ça veut dire que la bonne stratégie pour vous, c'est plutôt d'aller au bras de fer comme la Chine qui a décidé de surtaxer les produits américains à 125 % ou ce que fait l'Europe de négocier ? Quelle est la bonne stratégie ?
Ni l' une ni l'autre. pour l'Europe, ni l'une ni l'autre, c'estàdire taxer de manière globale les produits américains de la même manière, je vous le dis, ça va faire que les gens vont acheter plus cher ici les produits et donc l'inflation va remonter et ça sera mauvais pour notre économie. Donc je vous le dis, je suis plutôt pour aller euh faire des choses qui sont indolores pour le consommateur français mais qui sont douloureux pour euh le capitalisme américain pour aller vite.
D'où les taxes dont je vous ai parlé tout à l'heure. Par contre, il faut mettre en place avec l'Europe si c'est possible et avec les pays européens qui le souhaiteront si l'Europe ne le veut pas dans sa globalité. Il faut mettre en place à l'avenir un ce que j'appelle un protectionnisme solidaire de façon justement à pouvoir à un moment donné éviter les désavantages de de ce du libre échange de ce grand déménagement du monde de cette concurrence entre les peuples qui est faite.
Mais dans l'instant allons plutôt taxer les gars femmes, allons plutôt taxer ces entreprises. On a évoqué les différentes mesures, juste je finis là, on voit les l'Europe, je vais vous dire pourquoi je pense que la solution, il faut pas dépendre seulement de ce que fera l'Union européenne, c'est que je peur qu'ils négocient et j'ai peur qu'ils acceptent finalement les conditions de Trump qui est de dire on vous augmente moins les tarifs doués mais vous nous achetez notre énergie, vous nous achetez nos armes, vous nous achetez nos produits parce que c'est ça qu'il met sur la table et là je ne suis pas d'accord non plus. On évoque ces propositions que ce soit au niveau international ou au niveau français pour le le budget.
Le premier ministre a dit "Rendez-vous avant le 14 juillet pour faire le point concrètement avant le 14 juillet." Est-ce que ça veut dire qu'à ce moment-là vous vous lui promettez la censure ? Génial parce que il fait il fait d'une chose normale et constitutionnelle une nouveauté.
Le 14 juillet ça s'appelle le tir à part. Normalement c'est le les grandes lignes du budget. Normalement on le reçoit tous les ans.
Il y a que la dernière on l'a pas reçu. Je dis ça juste est-ce que déjà vous promotez une motion de censure avant le 14 juillet ? Bah avant le 14 juillet, moi je le souhaiterais parce que je pense qu'il va yir des rendez-vous notamment, on va s'apercevoir qu'en réalité la réforme borne est prolongée sur donc il y aurait déjà des sujets mais comme vous le savez par exemple des groupes nous ont manqué notamment un groupe qui est le groupe socialiste.
Donc si toutes les toute la gauche est prêt à faire une motion de censure nous on sera ce que vous dites ce matin justement socialiste parce que pour que cette motion de censure soit votée, il faut le que le RN la vote, c'est pas le plus improbable. Et qu'est-ce que vous dites aux socialistes à Olivier Fort ce matin ? B nous euh on attend s'il nous dit "OK, on est prêt pour voter une notion de censure", on sera prêt pour la déposer mais on fera pas semblant, on fera pas on mettra pas une notion de censure comme ils l'ont fait à un moment donné après avoir ne pas avoir censuré le gouvernement Bérou sur le budget dont qui en réité servira à rien.
François Baou qui a annoncé qu'il allait engager une consultation sur la proportionnelle à partir du 28 avril avec les partis, les groupes parlementaires. Quand vous serez consulté, qu'est-ce que vous lui direz sur cette proportionnelle ? Qu'est-ce que vous souhaitez vous à la France insommis Moi, je souhaite pas de proportionnel qui servent des intérêts, j'allais dire conjoncturels.
Bah, c'est-à-dire que si c'est pour essayer de de s'arranger, de d'aller jusqu'en 2027, de faire plaisir au RN ou je ne sais quoi, je suis pas d'accord. Nous, on est pour une 6e République, par une constituante. Donc par exemple le une proportionnelle intégrale qui remettrait en question qui remettrait le le le l'équilibre l'équilibre.
Je je suis pas compte mais une proportionnelle, j'allais dire pour s'arranger comme ça au détourage, je je trouve ça limite de ce que je comprends, elle serait différente selon les départements pour être élu selon des modalités dans un département et selon d'autres. Ça, je ne suis pas d'accord. Je pense qu'il faut qu'on soit élu tous de la même manière et donc je ne crois pas que l'urgence soit au cours d'un mandat d'essayer de s'arranger avec une proventionnelle.
Éric Cocrel, il y a des élus français qui avaient prévu d'aller en Israël. Ils ne pourront pas le faire. Une délégation d'élus de gauche interdite d'accès. 27 parlementaires élus français qui ont dénoncé hier, je cite, une punition collective après l'annulation de leur visa à 2 jours d'un déplacement prévu en Israël.
Ils en appellent à Emmanuel Macron dans la délégation. Il y a par exemple François Ruffin, Alexis Corbier qui était précédemment avec vous à la France insoumise. Le ministère de l'intérieur israélien a confirmé avoir annulé les visas en invoquant, je cite, une loi permettant d'interdire l'entrée du territoire à des personnes qui veulent, je cite, agir contre l'État d'Israël.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous aussi vous en appelez comme eux à Emmanuel Macron ? Bah, en tout cas, oui, le président de la République devrait plutôt s'occuper du fait que il y a peu de temps euh Benjamin Deanahou a pu survoler l'espace aérien français alors qu'il est recherché, je vous le rappelle, pour crime euh pour crime de guerre euh alors même que il interdit à des parlementaires, ça a été fait aussi avec des parlementaires européens euh qui ont été empêchés d'arriver notamment avec notre ma collègue Rima Hassan.
Donc, c'est absolument scandaleux. Ça fait longtemps que la France devrait alors la France devrait taper beaucoup plus du point sur la table par rapport à ce que fait Israël et pas seulement vis-à-vis des parlementaires français mais vis-à-vis de de des actes génocidaires qui se poursuivent malheureusement à Gaza où on compte des dizaines de morts par jour sans que ça fasse les unes de l'actualité. Hier, notre invité était Bernard Henri Lévier.
On l'a écouté dans BFM politique. Il a évoqué notamment celui qui est votre ancien candidat à la présidentielle, peut-être futur aussi candidat à l'élection présidentielle. qui s'est montré très sévère à l'égard de Jean-Luc Mélenchon.
Je vous propose de l'écouter. Il est plus républicain, il n'est plus laïque euh et il tient des propos qui sont qui flirtent dangereusement avec la ligne rouge de l' républicain. En quoi est-il sorti ?
Pourquoi il n'est plus républicain ? La police républicaine vient perquisitionner au dans les locaux de son parti et il brutalise le policier. Il en vient quasiment Thomas, il dit "La République c'est moi." Ah non, Jean-Luc Manélchon n'est plus républicain dit Bernard Henry Lévi.
Qu'est-ce que vous lui répondez ? C'est pas nouveau. Ça fait 7 ans qu'il raconte ça.
Écoutez, moi je je je trouve que les attaques vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon et les filles qui viennent de l'extrême droite qui sont relayés par des gens comme Bernard Henry Lévi, c'est pas l'extrême droite Bernard Henry Lévi. Non, il relait les attaques d'extrême droite. Donc c'est pareil, il relait les calomnis.
Au départ, c'est l'extrême droite, maintenant c'est la droite, maintenant c'est des gens comme Bernard Lvi, c'est pas nouveau. Je vais vous dire le le quel est le qu'est-ce qu'on nous reproche depuis maintenant le 7 octobre parce que c'est ça participe de ça, c'est le fait d'avoir dit que les droits des peuples palestiniens étaient devaient être connus et que le la actions génocidaires du gouvernement d'Italie où je parle même pas d'Israël voyez, du gouvernement d'Italie devait cesser et on se reçoit des calomnies, des attaques incessantes. Donc je ne suis pas d'accord avec ce que dit monsieur Lévi et je trouve que il faudrait peut-être arrêter parce que le jour où si jamais un jour à force de ces attaques nous étions marginalisés si les fi étaient dans l'incapacité de peser vous verriez que la question en France du racisme la question en France de la lutte contre l'antisémitisme s'emporterait plus mal il y en a une qui s'est montré très sévère avec Jean-Luc Mélenchon il y a quelques semaines et qu'il continue parfois c'est Marine Tondolier Marine Tondolier qui a été réélu à la tête des verres bonne ou mauvaise nouvelle pour vous j'ai pas envie de commenter J'ai les questions internes au vert, j'ai pas envie de commenter.
Ça va c'est plus c'est un partenaire ou c'est pas un partenaire ? Si, c'est un partenaire. On souhaite par exemple les rencontrer pour les municipales, voyez.
Donc ça peut être un partenaire. Le groupe ver à l'assemblée à partir du moment où voter la censure avec nous est un partenaire. Bon pour le reste, j'ai pas envie ni de commenter les petites phrases, ni le fait qu'elle a été lue ou pas.
C'est la question des ver c'était assez prévisible. Donc liste communes avec les verres au municipales. Nous on propose d'avoir des accords, peut-être pas des listes communes partout, on propose d'avoir des accords nationalement avec les verres au municipal.
Oui, partout. Non, pas partout ça sera pas possible parce qu'ils ont de toute façon des modalités qui fait que les décisions se prennent localement mais là pour la première fois ils acceptent de discuter. J'espère qu'on va pouvoir trouver dans un certain nombre de villes, j'allais dire des des des façons d'avancer ensemble, ne serait-ce que parce que souvent au niveau municipal on a des programmes quand même assez proches de rupture.
Merci beaucoup Éric Cocrel. Merci d'avoir été mon invité.
Éric Coquerel