Grand Entretien : Nicolas Dupont-Aignan, Radouan Kourak . Qui est le nouveau Pape Léon XIV ?
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Alors aujourd'hui, c'est un peu particulier. D'habitude, les journalistes m'interrogent. Eh bien aujourd'hui, sur ma chaîne YouTube, n'oubliez pas de vous abonner, j'interroge un journaliste. C'est quand même paradoxal. Alors, Radouane Courac est bien connu. Maintenant, on le voit beaucoup à la télévision. Il a un talent incroyable. Il est très jeune. Je ne sais même pas quel âge vous avez. 24 ans. 24 ans, c'est incroyable. Incroyable. Maturité incroyable. Et vous allez le découvrir. Vous le connaissez. Vous l'avez vu sans doute. Pourquoi je l'interroge ? Parce qu'il m'a apporté un livre. Je l'ai vu hier. Et il m'a apporté un livre. Et je lui ai dit, mais c'est quoi ce livre ?
Un livre qui s'appelle Un pape pour un monde en crise, Léon XIV. Et je me dis, mais comment il a fait pour écrire la biographie de Léon XIV ? Enfin, ce n'est pas une biographie. C'est une analyse. Bon, bref, il va nous expliquer. Et j'ai dit, eh bien, ça va changer de toujours les mêmes émissions où je raconte toujours la même chose parce que j'ai des convictions, je les défends. Et je me suis dit, voilà, priorité à un autre horizon. Alors, Radouane, pourquoi ce livre ? Comment ce livre ? Et s'il y avait un résumé du livre ?
Déjà, bonjour Nicolas, merci de me recevoir. C'est un exercice particulier pour moi. Habituellement, j'interroge les politiques. Et là, c'est vous qui m'interrogez. Pourquoi ce livre ? Déjà, parce que c'est le nouveau pape. Le pape est quelqu'un d'important, Léon XIV. Il succède à François. Ce livre, c'est à la fois une biographie du pape, ce qu'il a fait durant son parcours au Mexique, sa vie d'Américain, ses origines françaises, ses convictions, ses valeurs, tout ce qu'il a fait. Mais aussi une analyse de ce qui pourrait être son futur pontificat à partir de son bilan, de son bilan à la fois de prêtre, mais d'évêque, son bilan au Vatican auprès de François et de ses valeurs.
Et à partir de toutes ses valeurs, de tout ce qu'il a fait, on analyse ce que sera son futur pontificat. Quel pontificat sera celui de Léon ? Déjà, la continuité avec François sur un certain nombre de sujets. C'est un pape plutôt, disons-le, à la fois conservateur, mais ouvert sur le monde. Il est à la croisée des sujets. Ce qui est intéressant avec lui, c'est que ce n'est pas totalement un libéral, mais ce n'est pas totalement un conservateur. Mais surtout, Léon XIV, un pape pour un monde en crise, c'est qu'il est nommé à un moment charnière de l'histoire. La guerre en Ukraine, ce qui se passe entre Israël et la Palestine.
Le jour de sa nomination, il y avait de fortes tensions entre l'Inde et le Pakistan. Et surtout, on s'intéresse à la France, aux relations qu'il pourrait avoir avec la France. Léon XIV a des origines françaises. Le père de Léon XIV a été un grand militaire américain, un militaire qui est venu libérer la France, qui est arrivé sur les côtes normandes. Et il a une histoire française. Il est d'ascendance française et italienne.
Alors, le livre est passionnant. Et c'est pour ça que j'ai voulu qu'on en parle. Vous abordez Léon XIV, l'américain, le péruvien, le français. Après, vous abordez la théologie de Léon XIV. Vous abordez... Vraiment, c'est à la fois très court et... Enfin, très court, non, pas si court que ça. C'est quand même bref. 180 pages. Mais c'est pas une Bible. Mais c'est très complet, la géopolitique. Comment vous avez pu faire ? Parce qu'il est sorti quand, là ?
Le livre est sorti il y a une dizaine de jours. Et Léon XIV, il est arrivé quand ? Et il a été élu, pardon, le 8 mai. Le 8 mai dernier. Et on est le... On est même pas le 8 juin. J'étais au Vatican. J'étais au Vatican au moment de sa... Le jour de sa nomination. Pour couvrir les événements au Vatican. Non seulement le conclave, mais également le décès de François. J'ai été pour plusieurs médias. Et je n'avais pas grand chose à faire. Parce que vous savez, vous faites vos duplex avec la télévision française. Vous écrivez vos articles pour entrevues, pour d'autres médias. Mais il faut s'occuper le reste du temps. Donc je me suis assisté de la lecture. J'ai discuté avec les gens.
Et je me suis dit, c'est intéressant de s'intéresser au conclave. Au début, je voulais écrire un bouquin sur le conclave. Et le jour de la nomination de Léon XIV, moi je ne connais pas Léon XIV. Tout le monde avait pronostiqué des noms différents. On parlait de Robert François. On parlait d'Aveline. D'Aveline, l'évêque de Marseille. On parlait de plein de... Tout un tas de noms. Mais personne n'avait cité Léon XIV. Je rentre à mon hôtel. Je tape sur Google Léon XIV. Pas d'informations sur lui. Je me rends compte qu'il est péruvien. Je mets un VPN sur mon ordinateur. Je me mets sur Pérou. Et là, je trouve des centaines de pages de presse au Pérou. Et c'est de là que part la réflexion.
Je me fais aider par deux amis, qu'on va citer, deux journalistes, Michel Thaub et Gilles Verdez, qui sont deux copains. Et ils me filent un coup de main non seulement dans l'écriture, la réécriture, mais également la revue de presse. À cela, c'est ajouter des échanges avec des cardinaux, des gens qui l'ont connu, des gens de son entourage. Et à partir de ça, j'ai pu faire ce bouquin.
Alors, comment Radouane Courac débarque finalement au Vatican ? Journaliste, brillant journaliste qu'on connaît. Vous êtes catholique ?
Je ne parle jamais de ma religion. Non, mais je vais répondre à la question. Je vais répondre à la question. Je suis issu d'une famille tout un soit peu hybride. Mon père est d'origine algérienne. Il est de religion musulmane. Ma mère est d'origine française. Elle est française depuis un minimum 1789. Je n'ai jamais pu remonter au-dessus, car vous savez, les églises ont roulé, il n'y a pas les registres. Elle, elle est d'origine catholique. J'ai grandi dans ces deux univers. C'est le futur. Je suis de tradition catholique. Parce que pour moi, le catholicisme, c'est la France. D'accord. Et la France, c'est le catholicisme.
Alors, en même temps, en vous posant cette question, je vous pose une question, je dirais, à la française, à la journaliste français. Je vous assigne, en fait, en fonction de votre nom. Bien sûr. Et je vous provoque. Et je le fais exprès. Mais j'aime la provocation. Je le fais exprès, vous savez pourquoi ? Parce que je déteste ça. Absolument. Et que j'ai toujours lutté contre ça. Mais je le fais exprès parce que, justement, ce qui me plaît en vous, et ce que j'ai remarqué chez vous, c'est que vous faites partie de ces personnes libres. Et vous êtes avant tout citoyen. Vous n'êtes pas assigné à résidence. Bien sûr. Et c'est le drame de notre pays. C'est cette communautarisation des regards.
Et vous voyez, je m'en veux de vous avoir posé cette question.
Ah non, vous avez déjà fait de la poser. Mais je l'ai posé parce que je suis sûr. Là, je joue le journaliste.
Bien sûr. Je suis sûr que beaucoup se la posent. Comme si, finalement, quand on s'appelle Radouane Courac, on ne pourrait pas écrire un livre sur Léon XIV. Bien sûr.
Mais je suis très à l'aise. Et c'est ça.
Non, mais je le fais exprès. Je sais que vous êtes à l'aise. Mais je le fais exprès pour provoquer. Parce qu'en fait, c'est ça, la France. C'est que vous êtes citoyen. Vous écrivez un livre sur Léon XIV. Et moi, je sais que vous choquez parfois les médias parce qu'ils aimeraient vous mettre dans la case.
Ce n'est pas tant les médias qui sont choqués. Ou peut-être certains médias de la gauche, certains médias de toute l'intelligence.
Oui, mais ça veut dire 99% des médias.
Ça veut dire une bonne partie des médias. Mais vous savez, on me voit sur les plateaux de CNew. Je sais. On est au montant sur les ondes d'Europe 1. Jusqu'à très récemment sur Feu C8. Mais c'est un autre débat. C'est un scandale démocratique. C'est passé avec C8 et Yon de Pensey pour Céline-Demain qui est le premier à m'en voir via la télévision. Ça choque la gauche. Ça choque toute cette caste dite antiraciste. En réalité, il n'y a pas plus raciste que toute cette gauche. Bien pensant que ces gens qui se revendiquent militants de l'antiracisme, pour eux, quand ils allument leur téléviseur et me voient, ils se disent « C'est Radouane, c'est un arabe ».
Or, sur CNews, sur C8, sur tout un tas de chaînes, pour tout un tas de Français, pour la majorité des Français, ils ne voient qu'un Français. Mais moi, vous savez, je suis très à l'aise avec cela, Nicolas.
Et c'est, si vous voulez, pourquoi c'est très important ce que vous dites ? C'est fondamental.
C'est une assignation à résidence identitaire. Exactement. C'est du paternalisme. Non, c'est juste que je termine. Ça, ça commence. C'est la gauche qui impose ça. En 1981, l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand, le piège de SOS Racisme, le piège de toutes ces organisations qui prennent des citoyens français, qui sont des Français, qui leur rajoutent une tare et qui leur rajoutent une problématique en leur disant « Vous êtes Français, mais parce que vous êtes d'origine algérienne, parce que vous êtes marocain, vous êtes différents, parce que vous êtes d'origine tunisienne, alors que moi, je ne vois que des Français. » Et ça a provoqué un grand tumulte dans l'esprit de ces gens.
La gauche, c'est uniquement servi de ces personnes par pur électoralisme, pour ghettoiser et ainsi conquérir et capitaliser un électorat, un électorat musulman, disons-le, un électorat issu de l'immigration. Mais en fait, si ces gens, dès le départ, on leur avait dit « Vous êtes Français, il n'y a pas de sujet. Vous êtes Français, mais être Français, être Français, ça s'érit ou ça se mérite. » Être Français, ça s'érit ou ça se mérite. Soit vous l'avez hérité par le sang, soit vous l'avez mérité. Vous l'avez mérité d'être Français ? C'est-à-dire qu'il faut répondre à un certain nombre de critères. Quand on est en France, on se comporte comme un Français.
Quand on est en France, on respecte les règles. Quand on est en France, ce n'est pas normal d'arborer dans les écoles de notre pays, dans nos belles écoles. Moi, je suis un enfant de l'école publique, de venir à l'école avec un maillot de l'Algérie, avec un maillot du Maroc. En France, l'école doit former des Français, des jeunes Français. On doit apprendre à ces gens à être Français. Ce n'est pas normal qu'à l'école, on n'apprenne pas la Marseillaise. C'est un scandale.
Mais d'ailleurs, si la Troisième République a réussi à mélanger des Bretons, des Normands, des Alsaciens, pas des Alsaciens, parce qu'ils étaient Allemands à l'époque. Mais...
Allemands, puis Français, puis de nouveau. Oui, mais à l'époque, si la Troisième République, voilà.
Bon, c'est bien parce que il y avait un idéal. Absolument. Il y avait une volonté. Et justement, être Français, c'est être citoyen, quelle que soit la couleur de sa peau, son origine, sa religion, ses orientations sexuelles. On s'en fout. On s'en fout. On s'en fout. Et c'est ça, être Français. Et c'est ça qu'on a oublié. Et ça, vous l'incarnez quelque part. Et c'est pourquoi ça me paraît très, très important.
Et ce qui me paraît encore plus important, c'est que non seulement en assignant un résident identitaire, comme vous le dites, ils ont paternalisé les rapports citoyens, c'est-à-dire c'est du paternalisme, mais pire que ça, ils ont exclu du champ public tous ceux qui sont très nombreux et qui sont majoritaires et qui sont intégrés, qui sont avocats, infirmières, chercheurs. Ce qu'on appelle la majorité silencieuse. Oui. Et qui, eux, n'ont même plus le droit d'exister en tant que Français parce qu'on a tellement plaqué un regard que j'en arrive à poser la question que je vous ai posée. En plus, je pense sincèrement,
et je ne le dis pas pour créer une polémique ou quoi, je pense sincèrement que la France est le pays le moins raciste du monde pour toutes les régions. Déjà, il y a des études européennes qui sont réalisées en matière de préjugés. La France est un pays qui, finalement, émet très, très peu de préjugés. Les Français sont profondément antiracistes. Les Français sont des gens très, très bien. Les Français sont des gens qui, depuis des années, des décennies, ont accueilli et ont assimilé. Par contre, la nuance que j'apporte, Nicolas, c'est qu'on assimile des individus. On ne peut pas assimiler des populations entières.
Quand vous ghettoisez, si vous mettez 200 Algériens qui viennent d'arriver dans le même bâtiment, vous ne les assimilerez pas. Vous créerez une Algérie Bif ou une enclave. On ne peut pas assimiler des populations. On assimile des individus. C'est le rôle, à la fois des parents, mais aussi de l'école. Ce n'est pas normal. Moi, je viens d'une ville, d'un territoire qui est à la fois populaire et rural, le territoire de Belfort.
Ce n'est pas normal qu'à Belfort, il y a un quartier qui s'appelle Les Résidences, qui n'a rien de résidentiel, malheureusement, dans lequel il y a plus de city-stads que de lieux de culture, qu'il y a plus de bibliothèques, qu'il y a plus de city-stads, de toboggans que de bibliothèques, que de lieux de culture. On a assimilé les gens. On a assimilé les gens à résidence et identité en les mettant ensemble, en les laissant sur le banc de la société. Au lieu de leur permettre une action sociale, on les a enfermés dans un rôle stéréotypé. On les a enfermés.
Le sportif, celui qui joue au ballon ou le dealer ou la mosquée.
Le sportif, le dealer
ou le rappeur. Ou le rappeur.
Ou le rappeur. Mais c'est la même chose, c'est la même chose, je vous parlais des mosquées. C'est important d'être à l'aise aussi avec ces questions. En France, on a un problème avec un certain nombre de mosquées. Moi, ça me poserait problème que demain, dans certaines de nos villes, il y ait davantage de mosquées que d'églises. Allez à Roubaix. Allez vous balader à Roubaix. Roubaix, c'est le désastre. Roubaix, c'est tout l'échec de la politique de la ville en France. Aujourd'hui, Roubaix est une enclave quasiment étrangère. C'est une enclave à la omamise des frères musulmans. Ce n'est pas normal. Moi, je pense que les musulmans ont le droit d'avoir des lieux de culte.
Mais il faut des lieux de culte républicains. Il faut un islam. Il faut un islam de France. Moi, je porte une proposition depuis de nombreuses années. Vous parliez de l'Alsace tout à l'heure. En Alsace-Moselle, il y a ce qu'on appelle le Concordat. Moi, la loi de 1905, je n'en ai que fait. La loi sur la laïcité, je la déteste. Cette loi, en réalité, c'est une loi qui a été faite uniquement pour emmerder les chrétiens, pour emmerder les catholiques. Il faut nationaliser l'islam de France. Il faut un concordat. Un concordat étendu à toute la France. C'est-à-dire, on prend toutes les religions, l'islam, le judaïsme, le christianisme. L'État forme les rabbins, les prêtres, les imams.
L'État salarie ces personnes, paye ces personnes, finance les lieux de culte. Cela nous évitera ainsi la gérance étrangère. Le Qatar, l'Arabie saoudite, c'est fini. Ils n'ont plus leur mot à dire. Si un imam, un prêtre ou un rabbin, et d'ailleurs, les prêtres et les rabbins ne débordent jamais, ce sont les imams. Si un imam dérape, il est viré et on le poursuit pénalement. Au moins, l'État peut fermer, contrôler, exercer un pouvoir de contrôle. Le concordat est la meilleure solution à l'échelle nationale et ça garantira aussi la liberté de culte ou la liberté de non-culte.
Vous voyez, ça m'amuse ce que vous dites. Enfin, m'amuse. C'est tragique pour la France. C'est que j'ai commencé ma vie politique, que je me souviens très bien. J'étais au RPR et c'était en 1997. Vous voyez, ça fait un certain bail et vous n'étiez pas né. C'est en 2000. Et voilà, vous étiez tout juste pas né. Et nous avions organisé au RPR justement un débat sur l'islam de France et j'avais proposé le concordat. Et si on nous avait écoutés à l'époque, on n'en serait pas là aujourd'hui. Et on aurait une société apaisée où chacun a sa religion ou pas de religion et où on regarde les gens en fonction de ce qu'ils sont en propre.
La nuance, il faut des Français, il faut des Français musulmans et pas des musulmans français. Tout à fait. Ils doivent en premier lieu être français. En France, tu fais comme les Français. Tu as le droit de pratiquer ta religion, tu as le droit de manger halal chez toi, tu as le droit de prier, de faire le Ramadan, mais tu ne l'imposes pas dans l'espace public et surtout, je connais tout un tas de personnes et des gens très courageux. Je pense à Enda Ayari, je pense à tout un tas de personnes.
Si une personne quitte la religion musulmane pour quelconque raison où une personne veut s'affranchir de ses règles culturelles, elle a le droit de le faire et la France doit le garantir et on doit protéger ces personnes.
C'est exactement ça. Alors, pour finir et revenir à Léon XIV, qu'est-ce que, si tu devais faire un pronostic, vous deviez faire ou tu devais faire un pronostic. On se tutoie dans la rue. Oui, alors tutoyons-nous. Si tu devais faire un pronostic, qu'est-ce que tu dirais ? Difficile.
Déjà, je pense que c'est un pape qui va durer car dans l'univers des papes, 69 ans, c'est jeune. Tout à fait. Dans l'univers des papes, je précise. Dans l'univers des papes, 69 ans, c'est assez jeune. Je pense que ça va être un pape fidèle à ce qu'il a fait par le passé. Un pape, c'est la revanche. Il y a deux choses à noter. C'est la revanche du Sud global. Oui. Même cette expression du Sud global est ridicule puisque ce n'est pas forcément les pays au Sud qui sont les plus pauvres, mais c'est la revanche du Sud global. Mais c'est aussi la revanche de l'Occident. C'est parce qu'il est américain. On a beaucoup parlé d'un pape américain, mais il est aussi péruvien. Tout à fait.
D'ailleurs, pour moi, la nationalité n'est pas un simple bout de papier. La nationalité, c'est l'adhésion à quelque chose de beaucoup plus grand, quelque chose qui me dépasse. Il est américain et péruvien. Donc, ça va être un pape au service et au chevet des plus pauvres. Ça, c'est très clair. Mais c'est un pape qui est attaché à la tradition. Il descend de l'ordre de Saint-Augustin. C'est un pape qui est attaché à la synodalité de l'Église, à la tradition, qui est attaché à la... qui est attaché. Il parlait de la famille. Il disait que pour lui, le couple, c'est un homme et une femme, le couple traditionnel.
Mais ça me fait penser à François qui disait, oui, le couple est un homme et une femme, mais qui suis-je pour juger ? Ça laisse présager d'une grande... d'une future grande ouverture d'esprit à venir. Mais surtout, ce qui va être intéressant, je pense que les premiers... ceux qui vont le plus l'emmerder, ce sera les Américains, bien qu'ils soient Américains. Le premier jour, on a Donald Trump qui se félicite de son élection. Le deuxième jour, on retrouve des anciens postes de Léon XIV qui étaient en train de fracasser Gene Evans sur sa vision du catholicisme. Donc, ce n'est pas un conservateur, c'est très clair.
Mais plus qu'un libéral, je pense que c'est quelqu'un qui veut unifier, c'est quelqu'un qui veut rassembler l'Église et je finirai sur la France. En France, il se passe quelque chose de formidable, un retour à la tradition. On le voit lors des dernières fêtes de Pâques, plus de 10 000 catéchumènes, plus de 10 000 nouveaux baptisés. Je crois que les Français ont un profond besoin de retour à la tradition. De spiritualité. De spiritualité. Et ont ce besoin identitaire de retour à la tradition. C'est très important. Je crois que c'est la fin du nihilisme. Parce que la laïcité, la loi de 1905 était là pour protéger les croyants et les non-croyants.
Elle a simplement généré le nihilisme et des emmerdes pour l'Église.
Écoute, merci. Prochain livre ?
Merci beaucoup. Un prochain livre, mais on ne peut pas en dire plus.
En octobre. En octobre. En tout cas, bravo pour ce talent, ce jeune talent. Et c'est amusant en fait de questionner quelqu'un de... C'est marrant
de répondre aux questions de Nicolas Dupont-Aignan.
De la politique. Donc en fait, je vais me reconvertir. Et puis un jour, peut-être que Radouane sera un homme politique en fait. Qu'importe. Ce qui est important, c'est de faire progresser la réflexion pour conclure. Je veux remercier. D'ailleurs, je voudrais être très clair. Radouane a accepté d'être présent sur cette chaîne comme il serait présent sur n'importe quelle chaîne. Ça ne veut pas dire une adhésion. Je le dis très clairement pour que... Voilà.
Je vais partout.
Il n'y ait pas d'ambiguïté.
Je vais partout. On m'invite même. Si j'avais un jour dit sur le plateau de Touche pas mon poste que j'avais voté au premier tour de la présidentielle pour Nicolas Dupont-Aignan et au second tour pour Marine Le Pen. Je l'avais dit. Ah oui ? Moi, je suis assez honnête dans ma réflexion. Je l'avais dit un jour sur le plateau de Touche pas mon poste. Cyril Hanna m'avait dit mais Radouane, tu es le seul gars de droite sur ce plateau. Je lui ai dit plus qu'une personnalité de droite, je suis un souverainiste.
Bon, écoutez, alors ça, c'est la bonne nouvelle. Moi, je sais que je ne savais pas, voyez. En tout cas, abonnez-vous à la chaîne. Vous êtes de plus en plus nombreux. N'oubliez pas de vous abonner. C'est très important. Puis la petite sonnette et puis les commentaires. Alors, les commentaires, je veux faire à mes aculpas. Je n'arrive pas parce qu'on n'a pas les moyens suffisants à répondre à tout le monde. Donc, je sais que certains mettent des messages, des commentaires, qu'il y a une certaine frustration parce qu'on ne répond pas. Ce n'est pas du mépris. C'est que c'est une toute petite équipe et on n'a pas encore les moyens de répondre à tout le monde. On est un peu débordé.
C'est un peu comme une TPE qui progresse. Voilà, je vous remercie du fond du cœur et j'espère que cette vidéo progressera aussi parce que je voudrais que cette chaîne YouTube n'est pas simplement comment dire, qu'on ne cherche pas toujours le spectaculaire parce que même nous, hommes politiques, on est un peu comme certaines chaînes de télévision, certains journalistes. Il y a une sorte de recherche de l'audimat parce qu'on a envie d'avoir des gens qui regardent. Mais il ne faut pas que cette recherche de l'audimat nous conduise à toujours annoncer quelque chose d'hallucinant, spectaculaire, scandaleux. parce qu'après, on perd des repères.
Et ce que j'aimerais que sur cette chaîne YouTube, il y ait des moments de pause comme on vient de faire aujourd'hui avec Radouane parce que ça nous ouvre l'esprit un peu différemment. Et je pense que c'est important. Alors, on me dit attention, attention, ça va faire baisser l'algorithme s'il y a moins de gens qui regardent. Alors, moi, je vous le dis, si vous voulez qu'il y ait des sujets différents, des invités différents, on a eu Philippe Nurer, on a eu Gilbert Collard, il y en a d'autres qui vont venir. Eh bien, si vous voulez que je puisse inviter de nouveaux invités, eh bien, il faut partager, partager, partager, il faut que cette vidéo marche. À bientôt. Sous-titrage ST' 501
Nicolas Dupont-Aignan