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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 30 juin 2026 28 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieJusticeImmigration & asileInstitutions & élections

JULIEN ODOUL : « La justice des mineurs est quasiment un permis de tuer ! » (RMC)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:55RelanceRéponse partielle

    Vous, le climato-sceptique, vous avez reconnu le changement climatique avec cette canicule ?

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Quelle est votre opinion sur Monique Barbu, la ministre de la Transition écologique ?

  • 3:30RelanceRéponse directe

    Quel est votre programme pour lutter contre le réchauffement climatique si vous étiez au pouvoir ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Quelle est votre position sur la climatisation dans les écoles et les hôpitaux ?

  • 7:27RelanceRéponse directe

    Quel est votre programme pour lutter contre le réchauffement climatique ?

  • 12:29RelanceRéponse directe

    Vous êtes contre l'accélération du développement du véhicule électrique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:14Invité politiqueFait
    « Le GIEC, effectivement, le constat qu'ils font est incontestable. On ne le renie pas. »
  • 2:01Invité politiqueChiffre
    « Il y a effectivement la lutte globale contre le réchauffement climatique qui est mondiale, puisque je rappelle que la France, c'est moins de 1% des émissions de gaz à effet de serre. »
  • 2:58Invité politiqueFait
    « Dans mon département de Lyon, on a enregistré 43 degrés dans les cars scolaires. C'est du jamais vu et c'est délirant d'un point de vue de la santé publique. »
  • 3:16Invité politiqueChiffre
    « Si rien n'était fait, vous auriez une chute de la productivité et donc un coût extraordinaire de l'ordre de plusieurs centaines de milliards d'euros. »
  • 3:24Invité politiquePromesse
    « Les réorientations qu'on va faire, l'adaptation qu'on va faire, à la fin, ça nous fait gagner de l'argent. »
  • 5:20Invité politiqueFait
    « On n'en voulait pas, on a fermé Fessenheim. »
  • 8:45Invité politiqueFait
    « Le localisme, c'est la seule politique de bon sens pour lutter contre le dérèglement climatique. »
  • 8:56Invité politiqueChiffre
    « Un seul super-tanker pollue autant qu'un million de véhicules. »
  • 11:53Invité politiqueChiffre
    « Les éoliennes, ça fonctionne 25% du temps. »
  • 12:01Invité politiqueChiffre
    « Les Allemands n'auraient pas une pollution 11 fois supérieure à la nôtre. »
  • 13:22Invité politiquePromesse
    « Nous, ce que l'on souhaite, c'est que l'industrie automobile française ne soit pas condamnée. »
  • 17:18Invité politiquePromesse
    « Rétablir le délit de séjour irrégulier notamment. »
  • 26:02Invité politiqueFait
    « La justice des mineurs aujourd'hui est quasiment un permis de tuer. »
  • 26:17Invité politiquePromesse
    « On demande l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans. »

Temps de parole

  • Julien Odoul59 %
  • Invité11 %
  • Présentateur8 %
  • Présentateur 27 %
  • Intervenant7 %
  • Invité 27 %

3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous êtes avec les GG, avec les Grandes Galles en direct sur RMC, RMC Story. Aujourd'hui dans les GG, l'avocate Sandrine Pégan, le consultant juridique Antoine Diers, l'agriculteur Didier Giraud. C'est la deuxième heure des GG qu'on attaque. La première, elle est d'ores et déjà disponible en podcast, si vous l'avez raté. Les podcasts, vous savez, c'est la session de rattrapage des GG. Puis vous avez aussi tous les petits off, tout ce que les GG peuvent se raconter pendant la pub. C'est la deuxième heure des GG. On parlera de cette pétition, pas de volet, pas de loyer. Une pétition qui demande la suspension des loyers pendant les canicules pour ceux qui n'ont pas suffisamment de protection.

Qu'est-ce que vous en pensez ? Vous venez en parler avec nous. Est-ce que vous seriez prête à la signer ? Prêt à la signer sera à 11h moins 20. D'abord, on va parler politique. On va accueillir notre invité. C'est le face au GG. RMC, face aux Grandes Gueules. Il est porte-parole du Rassemblement National. Il est député de Lyon. C'est Julien Audoul qui est avec nous. Bonjour, monsieur le député.

0:53
Invité

Bonjour. On reçoit un converti aujourd'hui. Oui, ça y est. Vous, le climato-sceptique, vous et vos amis, ça y est, vous avez enfin reconnu qu'il y avait un changement climatique avec cette canicule.

1:04
Julien Odoul

J'ai déjà entendu cette légende quelque part.

1:06
Invité

Ah ben, c'est pas une légende. Ah non, non, non. J'ai retrouvé vos propos. Vous n'avez pas de mots assez durs contre le GIEC, contre ces lanceurs d'alerte qui nous gâchaient la vie ?

1:14
Julien Odoul

Non, il y a deux choses. Le GIEC, effectivement, le constat qu'ils font est incontestable. On ne le renie pas. D'ailleurs, il est partagé par tout le monde. On a, depuis de nombreuses années, d'ailleurs, constaté que notre modèle économique participait, aggravait le dérèglement climatique. Et d'ailleurs, c'est pour ça qu'au Rassemblement Tiano, on est pour le localisme. Faire en sorte de diminuer la distance entre le lieu de production et le lieu de consommation. C'est-à-dire consommer, retraiter, produire, près de chez soi. C'est les circuits courts. C'est ce qu'on demande. Donc très clairement, les préconisations du GIEC, on les a entendues depuis bien longtemps.

Après, sur les solutions, là, on peut avoir des débats sur les solutions de certains, notamment responsables du GIEC. Nous, on dit qu'il faut faire deux choses. Il y a effectivement la lutte globale contre le réchauffement climatique qui est mondiale, puisque je rappelle que la France, c'est moins de 1% des émissions de gaz à effet de serre. Donc on est un confetti. On est peut-être l'un des pays qui a fait le plus d'efforts en matière de transition énergétique. Donc il y a la lutte contre le réchauffement et puis l'adaptation. Adaptation passive avec l'isolation des bâtiments, avec des matériaux adaptés, réfléchissants. Et puis adaptation active qu'il a.

Et la climatisation, le développement de la climatisation, notamment dans les bâtiments publics sensibles, les hôpitaux, les EHPAD, les écoles.

2:34
Invité

L'objectif est de climatiser 100% des hôpitaux, des écoles, des bureaux. Comment vous allez financer ? Parce que ça va coûter plusieurs dizaines de milliards d'euros, tout ça.

2:42
Julien Odoul

Alors ça va coûter de l'argent, mais c'est de l'argent qu'on va récupérer, entre guillemets, sur la perte que l'on aurait si on continuait dans ce système. Parce qu'il y a évidemment des drames au niveau de la santé publique. Je pense principalement aux personnes âgées et aux enfants. Dans mon département de Lyon, on a enregistré 43 degrés dans les cars scolaires. C'est du jamais vu et c'est délirant d'un point de vue de la santé publique. Mais aussi, vous avez une perte en matière de productivité.

C'est-à-dire que des périodes de canicule telles que celle-là, si on en avait jusqu'en 2030 et si rien n'était fait, vous auriez une chute de la productivité et donc un coût extraordinaire de l'ordre de plusieurs centaines de milliards d'euros. Donc très clairement, les réorientations qu'on va faire, l'adaptation qu'on va faire, à la fin, ça nous fait gagner de l'argent.

3:30
Présentateur

Oui, mais vous dites le plan clim pour les établissements, vous avez dit les EHPAD, les hôpitaux et les écoles. Mais les écoles, c'est pas vous. En priorité. Oui, mais les écoles, c'est les collèges, c'est le département, les lycées, c'est la région et les écoles primaires, c'est les municipalités. Oui, mais c'est pas vous qui allez l'imposer.

3:45
Julien Odoul

Non, mais c'est l'État qui est stratège et c'est l'État qui doit déployer les aides, les subventions. Donc c'est l'État qui va financer. Évidemment qu'il faut que, là aujourd'hui, vous avez des collectivités qui prennent l'initiative, des mairies notamment. Et même des parents d'élèves. Et des parents d'élèves, effectivement.

3:59
Invité

Vous mettez des couvertures de survie sur les vitres.

4:01
Julien Odoul

Qui se cotisent aussi pour des climatiseurs mobiles. Mais c'est l'État stratège qui doit engager la banalisation, j'allais dire, la généralisation de la climatisation. Et qui doit soutenir les collectivités locales qui, aujourd'hui, sont totalement démunies.

4:15
Invité

Qu'est-ce que vous pensez de Monique Barbu, la ministre de la Transition écologique, qui ne croit pas trop à la clim. Qui dit, bon, peut-être en urgence, mais ce n'est pas ça qui va sauver les animaux des canicules, ni éteindre les feux de forêt.

4:27
Julien Odoul

Vous savez, Mme Barbu ne croyait pas au nucléaire non plus. Donc c'est dans la continuité. En fait, Mme Barbu est toujours du mauvais côté de l'histoire. Elle fait toujours les mauvais choix. Et de dire qu'elle est horrifiée par ceux qui parlent de canicule, alors qu'elle devrait être horrifiée par les morts. Horrifiée par les morts liés à la canicule. Horrifiée par la situation de notre pays, 7ème puissance du monde, qui est paralysée par ce refus d'adaptation. Je trouve ça assez délirant. Donc c'est vrai que Mme Barbu, qui nous dit aussi qu'elle n'aime pas la politique, on ne sait pas ce qu'elle fait là, Mme Barbu. Elle n'aurait jamais dû être nommée, je pense.

Parce que quand on est dans un gouvernement qui n'a ni queue ni tête, il faut bien le dire, c'est-à-dire que les ministres se succèdent, n'ont pas la même idéologie, se contredisent les uns les autres, notamment sur le nucléaire. Je pense que sur les 10 ans de macronisme, on a tout eu sur le nucléaire. On n'en voulait pas, on a fermé Fessenheim. Finalement, on reprend ce dossier en main, parce que je rappelle que c'est grâce au nucléaire, grâce au mix énergétique français qui est assis sur le nucléaire, que nous avons ces résultats environnementaux de qualité et qu'on représente moins de 1% des émissions qu'elle a fait de serre.

5:38
Invité

Pour présider hier une cellule interministérielle, il a pris la parole, il était plutôt content de la façon dont les autorités avaient réagi. Il dit par exemple qu'il y a quand même beaucoup moins de morts dans les EHPAD qu'en 2003, donc on a quand même réagi. Alors il s'inquiète des morts à domicile, mais d'une manière générale, il était plutôt satisfait d'avoir déclenché les plans au bon moment. Est-ce qu'il a raison de l'être ?

6:02
Julien Odoul

Non, je pense qu'il aurait dû se taire. Déjà, on fera le bilan de la canicule dans quelques semaines, quelques mois, effectivement, avec les morts à domicile. Moi, ce que je constate, et on a eu encore dans mon département des nouvelles alarmantes sur des personnes âgées isolées qui ont été retrouvées décédées, mais ce que l'on peut constater, et c'est factuel, c'est que les leçons des dernières canicules n'ont pas été tirées. Voilà, 2003, on n'a rien fait. La journée de solidarité, quand même, mise en place. Oui, excusez-moi, mais c'est une vaste blague, c'est une vaste blague. Les Français ont travaillé en pure perte, mais rien n'a été fait pour adapter notre pays.

Rien n'a été fait pour mettre en œuvre, encore une fois, une politique d'adaptation au dérèglement climatique. Mais vous avez des gens qui sont toujours satisfaits d'eux-mêmes. Satisfaits de n'avoir rien fait, satisfaits que finalement, on ait limité la casse, et il y a quand même des morts dans les EHPAD, malheureusement. Je trouve ça assez navrant d'un point de vue démocratique.

6:58
Présentateur

Mais alors justement, M. Audoul, parce que là, vous êtes en train de dire que rien n'a été fait. Alors, on vous entend depuis tout à l'heure, peut-être depuis quelques jours déjà aussi. On voit que vous êtes un peu... Votre discours se verdit. Et voyez-vous, j'ai parié hier avec un ami, j'étais intimement convaincue que vous alliez venir avec une petite veste verte. Vous voyez, un peu comme Marine Tondelier, tellement...

7:15
Invité

Il n'en est pas là encore, il est resté en bleu.

7:17
Présentateur

Oui, mais bon, tu vois, j'ai perdu mon pari. Mais donc, à vous entendre, vous vous adaptez toujours aux mesures, et je trouve que c'est un peu de la démagogie et de l'opportunisme, parce que là, vous dites la clim partout, mais quel est votre programme, si vous étiez au pouvoir, pour lutter contre le réchauffement climatique ? Là, vous dites que rien n'a été fait depuis la canicule, l'ancienne, donc il y a 23 ans. Quel est aujourd'hui, si vous étiez au pouvoir, votre programme pour lutter contre le réchauffement climatique ? C'est très bien, la clim partout, vous le localise, la clim...

7:44
Julien Odoul

Je vous en ai parlé. Déjà, il ne s'agit pas de mettre de la clim partout. Il y a deux choses. Il y a les bâtiments publics essentiels vitaux, hôpitaux, EHPAD, écoles. Et là, effectivement, il faut développer la clim, c'est indispensable. Il y a le développement de la clim chez les particuliers aussi, qui le souhaitent. Et encore une fois, il ne s'agit pas d'obliger les particuliers... C'est vous qui allez financer ça quand même. Ce n'est pas l'État qui va financer la clim des particuliers. C'est l'État, en tout cas, qui peut soutenir, qui peut soutenir cet investissement, qui peut le... Et non, ça en fait du pognon, hein. Qui peut le... Mais on y gagne, au final, on y gagne.

Vous savez, quand on est capable de verser 4 milliards d'euros pour l'ADEME, cette agence qui nous dit qu'il faut planter son slip dans son jardin pour voir la qualité des sols, je pense qu'il y a beaucoup d'argent à récupérer. Pareil sur le... Quand on sait que les sols sont de mauvaise qualité, qu'est-ce qu'on y fait ? Voilà. Alors, je ne sais pas qui est de meilleure ou de moins bonne qualité, si c'est le slip ou le sol. Mais bref. Mais ce que je veux dire, c'est que la politique qu'on souhaite mettre en œuvre, et là, ça fait longtemps, on n'a pas verdi soudainement notre politique, le localisme, c'est la seule politique de bon sens pour lutter contre le dérèglement climatique.

Il faut bien comprendre qu'un seul super-tanker, donc ces immenses bateaux qui sillonnent les océans, qui sont les bateaux des commerces internationaux, des traités de libre-échange, un seul super-tanker pollue autant qu'un million de véhicules. Donc quand on se comprend à Mme Michu, à Mme Bertrand, qui tous les matins a besoin de son véhicule diesel, et on lui dit « c'est pas bien, c'est toi qui pollues, c'est toi qui tue les ours blancs ».

9:10
Présentateur

Là, vous êtes sur le décollage de la démagogie à un niveau...

9:13
Julien Odoul

Mais ce n'est pas de la démagogie, c'est factuel, c'est vrai. C'est la démagogie pour tunisme. C'est vrai. C'est tout.

9:17
Présentateur

Ça, c'est ce qui permet d'avoir des produits moins chers, parce que Mme Michu, son pouvoir d'achat, elle est contente quand elle va au supermarché de pouvoir acheter des produits qui correspondent à son pouvoir d'achat.

9:26
Julien Odoul

C'est pour ça qu'il faut taxer les produits qui viennent du bout du monde et permettre de soutenir la production locale. La taxe de petits colis, c'est un échec. Oui, exactement. Mais sur l'agriculture, on peut en parler de l'agriculture. Nous, on souhaite sortir l'agriculture des traités de libre-échange. Il y a des entreprises qui perdront. Mais non, mais si. Non, il y a des gens qui auront faim. Il y a des gens qui auront faim. Comment ça, il y a des gens qui auront faim ?

9:53
Invité

Mais on ne produit plus rien en France. Ah, oui. On est à 45% des plaies, on est à 82% de la viande bovine. On est... Ben voilà, c'est qu'à un moment donné, avant d'arriver à l'autosuffisance... Parce qu'on a surnormé notre agriculture aussi. Non, mais la raison, on va être d'accord sur la raison. Mais avant d'arriver à l'autosuffisance, il faut réinstaller une génération entière de paysans. Et moi, dans vos solutions, il y a un truc qui me gêne. C'est que quand tout le monde aura une clim, aura une voiture électrique, mais qu'importe, quand on va brancher à la prise avec votre politique énergétique, il n'y aura pas du jus qui va sortir au bout de la prise tous les jours.

On ne peut pas être tout pour la clim, tout pour la voiture électrique, et être contre les énergies renouvelables. Aujourd'hui, on n'est pas... Ils ne sont pas à 100% pour la voiture électrique. Ah non, non, pas du tout. Vous nous avez parlé d'un mix énergétique. Chaque fois qu'il y a eu un projet de loi ou quelque chose sur les renouvelables, vous avez voté contre. Vous savez pourquoi ? Donc à un moment donné, je suis d'accord avec vous sur le fait que les éoliennes, ça ne sert à rien. Ça ne rend pas assez. Je pense qu'il y a des zones de déprise en France où il faut mettre massivement des panneaux solaires.

Et à un moment donné, l'enjeu derrière tout ça, c'est l'eau et le stockage de l'eau. Parce que baser sa politique énergétique sur des centrales nucléaires, il faut de l'eau pour refroidir. Les data center vont consommer de l'eau. Et je pense que le vrai enjeu de la politique énergétique demain, ça sera l'eau.

11:17
Julien Odoul

Alors on est d'accord.

11:18
Présentateur

Ils n'en parlent pas, d'un bien vu. Ils ne parlent pas de végétalisation, d'isolation des bâtiments.

11:21
Julien Odoul

Mais si, je vous ai parlé de l'adaptation passive. Je vous ai parlé des matériaux, je vous ai parlé de l'isolation des bâtiments, tout ça. L'un n'empêche pas l'autre. L'un n'empêche pas l'autre. Il faut l'adaptation passive, il faut l'adaptation active avec des climatiseurs. Excusez-moi, ce n'est pas la panacée, mais c'est l'un des outils à la fois du confort, de la productivité et accessoirement de la santé. Mais sur les énergies renouvelables, ne faisons pas la confusion entre énergie renouvelable et énergie intermittente. Le solaire et l'éolien ont besoin d'une énergie carbonée pour fonctionner. Les éoliennes, ça fonctionne 25% du temps. C'est subventionné à mort.

Et si ça apportait, encore une fois, des résultats en matière écologique, les Allemands n'auraient pas une pollution 11 fois supérieure à la nôtre. Parce qu'eux, ils ont mis le paquet sur les centrales à charbon pour soutenir leurs éoliennes, parce qu'ils ont abandonné le nucléaire. Nous, on a un trésor qui est le nucléaire, qui nous garantit une énergie non carbonée, pilotable et abondante. C'est ça qui fait, encore une fois, la richesse de l'énergie française. – Mais par exemple, ça, ça sera le stockage de l'eau.

12:24
Invité

– D'accord, mais pour rebondir sur ce que disait Didier, parce qu'il partait dans tous les sens des véhicules électriques, etc., au RN et notamment au Parlement européen, vous êtes contre l'accélération du développement du véhicule électrique. Vous êtes plutôt pour le thermique, donc là, vous êtes pour l'ancien monde. Je vous écoute, vous dites, il faut végétaliser, ça, c'est le nouveau monde, mais en même temps, il faut garder le thermique. Alors, je ne comprends pas trop, là, c'est un peu…

12:49
Julien Odoul

– Non, ce n'est pas tout thermique ou tout électrique. En fait, on ne peut pas… – C'est dû en même temps. – Ce n'est pas dû en même temps, mais il faut être pragmatique. On a une industrie automobile qui a été un fleuron pendant des années, qui a été sacrifiée, abandonnée, au grand bénéfice des Chinois. En fait, on s'est mis dans la main des Chinois, on va être dépendants des Chinois, qui vont faire ce qu'ils veulent. – À la fabrique des voitures moins chères. – Non, mais c'est qu'on ne s'est pas adapté, surtout qu'on a dit à nos industries automobiles de ne pas s'adapter aussi.

Donc, très clairement, nous, ce que l'on souhaite, c'est que l'industrie automobile française ne soit pas condamnée. C'est pour ça qu'on a voté, effectivement, contre l'interdiction des véhicules, des moteurs thermiques à l'horizon 2035. Il faut être pragmatique. Tout le monde ne pourra pas rouler en véhicule électrique. Dans la ruralité, ce n'est pas possible. En fonction du territoire où l'on vit, ce n'est pas possible. Donc, arrêtons de stigmatiser en permanence toujours les mêmes.

13:40
Présentateur

– Julien Audou, le député du Rassemblement national de Lyon, reste avec nous. Question à suivre avec Antoine Dierre, Sandrine Pégane, Didier Giraud. On parlera de ce qui se passe aujourd'hui, la colère des Français avec ces meurtres d'enfants. Débat, certains veulent le rouvrir sur la peine de mort. Ce que dit le Rassemblement national. Et puis, le calendrier, l'horloge tourne pour Marine Le Pen. Elle saura la semaine prochaine, maintenant, si elle peut être candidate à l'élection présidentielle. Savoir quel est l'état d'esprit au sein du Rassemblement national. Si le plan B, comme Bardella, est déjà activé, reste avec les GG. Il est 10h15. Vous êtes avec les GG, avec les grandes gueules.

Notre invité dans le face au GG aujourd'hui, c'est Julien Audou, le député Rassemblement national de Lyon. Il est porte-parole du Rennes. Monsieur Antoine Dierre, question.

14:31
Intervenant

Allons-y. Dans le vif du sujet, moi, je suis un grand fan de politique depuis très longtemps. Je n'en fais plus depuis quelques années. Mais je regarde avec attention ce que le RN propose, la façon dont le RN évolue. Et moi, j'ai une question d'électeur basique qui regarde de l'épargne. Électeur basique, je ne sais pas. J'essaie d'être le plus basique, vous allez voir. Le RN a beaucoup lissé son image. On a parlé stratégie de la cravate. Aujourd'hui, vous êtes des colos. Vous êtes sur l'eau, vous n'êtes pas pour la peine de mort. Ça fait longtemps. Les partis européens alliés dans le groupe où si Jordan Bardella parle beaucoup de remigration, mais le RN ne le fait pas.

Je vois très bien la stratégie. Mais j'ai une question. C'est à force de se lisser, de lisser son image, à force d'être un peu dans le sens du vent, de jouer avec les règles médiatiques et des partis classiques, est-ce que finalement, le RN n'a pas perdu ce qui faisait que des gens avaient de l'espoir en votant pour ce parti ? Est-ce que finalement, le RN demain ne serait pas un parti comme les autres, comme tous ceux qu'on a déjà...

15:40
Invité

Attends, le Chirac, tu veux dire ?

15:42
Julien Odoul

Exactement. Alors, je vous rassure, si je dois vous rassurer, le RN n'est pas un parti comme les autres et ne sera jamais un parti comme les autres. Parce que si vous avez l'impression que nous nous sommes lycés, c'est en fait qu'aujourd'hui, vous avez une très très large majorité de la population, y compris de gens qui ne votent pas encore pour nous, qui nous soutiennent, qui soutiennent nos idées, nos propositions et qui font exactement le même constat. Pendant des années, effectivement, on ne voulait pas entendre parler de nos propositions.

Aujourd'hui, vous avez près de 70 ou 80% des Français qui sont d'accord, notamment en matière d'immigration, qui sont d'accord pour expulser les délinquants et les criminels étrangers, qui sont d'accord pour...

16:24
Intervenant

Remigration, par exemple, c'est un terme que vous pouvez utiliser ou on dit, non, non, surtout pas parler de remigration ?

16:31
Julien Odoul

Moi, je n'ai pas de problème avec les concepts. En fait, je me fous des concepts. Moi, ce que je veux, c'est les solutions. C'est que, regardons ce qu'on peut faire... Vous n'avez pas prononcé le mot, quand même. Hein ? Non, mais en fait, moi, j'ai aucune difficulté avec les mots. Allez-y, dites-le, nous sommes pour la remigration. Non, mais ce n'est pas des pour la remigration. Ça ne veut rien dire, en fait. Quand vous dites, je suis pour la remigration, tout de suite, vous mettez un concept, mais vous ne savez pas ce que ça veut dire. On est pour mettre fin à l'immigration anarchique et de peuplement. Ça passe par quoi ?

Ça passe notamment par la diminution drastique du nombre de titres de séjour. On a battu des records avec Bruno Rotaille au ministre de l'Intérieur, 384 000 titres de séjour délivrés en 2025. L'expulsion de tous les clandestins, de tous les clandestins, rétablir le délit de séjour irrégulier notamment, et puis les OQTF, le bras de fer que l'on doit avoir avec les pays d'origine pour les dépassés consulaires.

17:23
Intervenant

Il va falloir reprendre la main sur les juges, quoi. Il va falloir briser des choses. Il va falloir faire des réformes constitutionnelles. Et est-ce que le nouveau...

17:29
Julien Odoul

Ça tombe bien, il y a un référendum, un projet de loi constitutionnel sur l'immigration.

17:33
Intervenant

Parfait. Et donc ça, votre solution, c'est le référendum, si vous arrivez au pouvoir, référendum sur tous ces sujets,

17:40
Julien Odoul

pour que les Français puissent... Sur l'immigration, c'est indispensable. Ça fait des années, voire depuis tout temps, que les Français n'ont jamais été consultés sur un sujet aussi sensible et aussi important et aussi existentiel que l'immigration. Donc l'une des premières décisions, effectivement, quand Marine Le Pen ou Jordan Bardella seront à l'Élysée, c'est de poser la question aux Français sur un texte, projet de loi constitutionnel sur l'immigration, sur le code de l'immigration.

18:02
Invité

En attendant de votre arrivée au pouvoir, vous avez quand même un problème, c'est que vous êtes suspendu au verdict du 7 juillet. Vous l'avez dit, Le Pen ou Bardella, on ne sait toujours pas, on le saura la semaine prochaine. Vous préférez qui, vous, pour vous représenter ?

18:17
Julien Odoul

On ne choisit pas entre son père et sa mère. Et... Mais pourtant, il y a une différence. Et là, il y a plein de différences.

18:25
Invité

Parce qu'à un moment donné, on a l'impression qu'il vous faudra choisir. Il y a plein de différences. C'est les juges qui vont choisir pour vous entre Bardella ou Le Pen à l'Élysée. Malheureusement, oui. Sauf que, dans le programme, à mon avis, ça a des conséquences sur une ligne économique qui soit libérale ou une ligne économique qui soit sociale. Je pense que les deux ne disent pas la même chose là-dessus. Et les Français, ils aimeraient bien savoir vers quoi vous allez. Est-ce que c'est les juges qui vont choisir votre ligne économique ou est-ce que vous allez faire un mix entre les deux ?

18:50
Julien Odoul

Alors là où je vous l'accorde, c'est que ce sont les juges qui choisiront notre candidat. Malheureusement, et je pense qu'on peut tous regretter, que dans une grande démocratie comme la nôtre, il faille attendre une décision de justice pour voir qui est le candidat du premier parti. Ça sera mardi prochain. C'est mardi prochain, effectivement. Mais sur l'économie, on fait quoi ? Mais sur l'économie, nous avons exactement le même programme que ce soit Jordan ou que ce soit Marine. Alors je sais que ça a été très caricaturé. Mais là où je vous l'accorde, c'est que Marine et Jordan ont beaucoup de différences.

Ils n'ont pas le même âge, ils ne parlent pas de la même manière, ils ne mettent pas le point-virgule au même endroit, mais ils ont la même vision, le même programme, la même ambition.

19:25
Invité

Mais Marine Le Pen, elle dit « je suis ni de droite ni de gauche ».

19:28
Julien Odoul

Bardella, il dit « moi je suis droite ». Non, le Rassemblement national, encore une fois, se place au-dessus des partis et se place au-dessus des clivages.

19:36
Présentateur

Donc vous n'êtes pas d'extrême droite, vous n'êtes pas de droite.

19:38
Julien Odoul

Ah pas du tout. Vous êtes au-dessus des clivages, vous êtes vraiment devenu en même temps. Mais si, force est de constater que le clivage gauche-droite dans lequel on nous a enfermés depuis 40 ans, il n'existe plus. Regardez le conseil des ministres de Emmanuel Macron, vous avez autant de gens de gauche que de droite. Donc ce qui montre bien que ça ne fonctionne plus. Regardez les politiques qui ont été menées par la droite depuis 40 ans. plus d'immigration, moins d'identité, moins de souveraineté. On parlait du référendum, le viol du référendum de 2005, c'est la droite, c'est le traité de Lisbonne avec Nicolas Sarkozy.

20:08
Intervenant

Je vais vous dire que c'est ni la droite ni la gauche, c'est le pouvoir qui disparaît. C'est l'Union Européenne, c'est les juges, c'est les décisions constitutionnelles, c'est le mondialisme. Et c'est là où je suis un petit peu inquiet, c'est que le RN très lisse, très moderne, est-ce qu'il serait toujours en mesure demain d'aller vraiment contre ce système ou est-ce qu'il a finalement intégré ce système ? Il va falloir briser des tabous, il va falloir avoir des manifs de dingue, il va falloir avoir des décisions du Conseil constitutionnel, du Conseil d'État contre vous, pour espérer peut-être changer la vie demain.

20:36
Julien Odoul

Est-ce que vous êtes toujours en mesure de faire ce choc ? Nous sommes déterminés à redresser notre pays, à mettre tous les moyens nécessaires pour le faire, à s'appuyer sur le peuple français et à lui redonner la parole, notamment par deux biais, le référendum article 11 et également le référendum d'initiative citoyenne. Ça, ça va être un grand changement qui va, je pense, réaculturer les Français à la chose publique, à la participation collective. Mais oui, on va changer radicalement notre pays par rapport à ce qui a été fait depuis 40 ans. Ça, je vous l'assure. C'est en impégant.

21:08
Présentateur

Bon, vous savez que je suis avocat, donc forcément, pour le justice, ça m'intéresse. Cette décision du 7 juillet prochain, vous avez été aussi condamné en première instance, vous avez fait appel, donc vous êtes présumé innocent. L'enjeu n'est pas le même, bien évidemment, pour vous, que pour Marine Le Pen. Mais si tant est que vous étiez condamné et que Marine Le Pen l'était aussi, qu'il y avait une inégibilité qui était aussi prononcée, avec une exécution provisoire, donc du fait vous empêcher de former un pourvoir en cassation pour que ce soit suspendu. Moi, j'aimerais savoir si vous aviez... Quel serait votre ressenti par rapport à la crédibilité de l'institution judiciaire ?

Est-ce que vous serez là en train de crier, de scander au procès politique ? Ou est-ce que vous direz, bon, ben voilà, la justice a tranché, même si la décision vous est défavorable ?

21:48
Julien Odoul

Je ne vais pas faire le match avant qu'il ait lieu.

21:51
Présentateur

On y pense toujours, vous savez, même moi en tant qu'avocat, je sais si on se pose la question de savoir si on a gagné ou si on a perdu.

21:56
Julien Odoul

Ce serait totalement absurde que je vous dise que je n'y pense pas, bien évidemment qu'on y pense. Mais très clairement, on attendra sereinement cette décision, sereinement parce qu'elle ne nous appartient pas, et pour le coup, ça ne sert à rien d'anticiper, de crier avant d'avoir mal, mais je vous le dis, et nous le redisons, nous sommes innocents. Donc si la décision vous est défavorable,

22:22
Présentateur

vous direz que c'est un procès politique ?

22:23
Julien Odoul

Mais il y aura déjà un pourvoi en cassation, si ça devait arriver, mais très clairement, quand vous voyez que cette affaire qui a concerné tous les partis, du Modem à la France Insoumise, sur le rôle des assistants, là on parle du rôle des assistants européens, enfin encore une fois, on ne parle pas de l'affaire Liana, on ne parle pas des graves dysfonctionnements qui ont engendré ou qui ont conduit à la mort et au viol d'une petite fille de 11 ans. Là on parle du rôle des assistants européens et des différents administratifs entre le Parlement européen et les partis politiques. Oui d'accord,

22:55
Invité

mais si Marine Le Pen est condamnée, mais elle peut quand même se présenter, est-ce que vous souhaitez qu'elle soit votre candidate, même si elle est condamnée, mais avec la possibilité de se présenter, parce que la période d'inligibilité serait plus courte ?

23:07
Julien Odoul

Je souhaite, et nous souhaitons tous, qu'elle soit candidate, bien évidemment. Elle pourrait être candidate, même si elle est condamnée ? Si, encore une fois, la justice, la décision de justice, lui permet d'être candidate à l'élection présidentielle, et c'est la condition, et elle l'a dit, évidemment qu'elle sera candidate.

23:23
Invité

Elle doit se déclarer le jour même, c'est-à-dire que mardi après-midi, elle aura donc le résultat. Et vous allez la déclarer le jour même. C'est vous tous qui allez la déclarer. Elle doit elle-même se déclarer le jour même pour lancer la campagne, parce que d'autres sont déjà candidats, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe.

23:38
Julien Odoul

Mais force est de constater, et ça s'impose à nous, que cette décision de justice va lancer la campagne présidentielle du Rassemblement National. Parce que, même s'il n'y aura pas de déclaration officielle, en fonction de la décision, ce sera Jordan Bardella, le candidat du Rassemblement National, ou Marine Le Pen. Donc, vous saurez le soir même qui est notre candidat, et donc la campagne présidentielle débutera.

24:00
Invité

Vous avez vu qu'il y a un vote utile qui est en train de se mettre en place sans doute autour de la candidature d'Édouard Philippe. Tous ceux qui se disent « Moi, je ne veux ni de Bardella Le Pen, ni de Mélenchon. » Bon, Édouard Philippe, c'est peut-être pas extraordinaire, mais je vais voter pour lui parce qu'il m'empêchera d'avoir les deux autres. Ce vote utile, il va être fatal, une fois de plus, pour le Rassemblement National.

24:20
Julien Odoul

Non, très sincèrement, l'expérience de 2024 a montré, et je pense que ça a été un grand révélateur, les Français en ont ras-le-bol de ces consignes.

Les Français sont arrivés à un tel point de colère et d'exaspération et de volonté de changement parce que finalement, ça fait 40 à 50 ans qu'on a le même système politique qui se renouvelle, que je pense que tous ceux qui ont participé à l'effondrement de notre pays, dont Gabriel Attal et Édouard Philippe, qui ont été tous les deux Premier ministre d'Emmanuel Macron, qui sont comptables de ce bilan apocalyptique, à la fois sur les comptes publics, à la fois sur la sécurité, mille coups et blessures par jour, 120 attaques à couteau par jour, des drames quasiment quotidiens. Très clairement, ces gens-là sont disqualifiés pour incarner une quelconque alternance ou un quelconque changement.

Donc je pense que les Français en sont conscients et qu'ils veulent nous confier les responsabilités parce qu'ils veulent nous voir à l'œuvre.

25:12
Présentateur

– Oui, justement, ils veulent vous voir à l'œuvre s'ils vous confient les responsabilités. Vous rouvrez le débat sur la peine de mort ou pas ?

25:17
Julien Odoul

Pour les tueurs d'enfants ? – Non, on ne rouvre pas le débat sur la peine de mort. On entend bien évidemment, et c'est tout à fait légitime, qu'il y ait ce débat-là dans la société, parce qu'il y a une telle colère, il y a tel sentiment d'injustice de voir ce qui se passe. Mais il faut bien dire que c'est notre institution judiciaire qui a failli, c'est le système politique aussi qui a failli. Quand la peine de mort est abolie en 1981, qui je le pense était une bonne mesure, elle n'a pas été remplacée par la perpétuité réelle, incompressible. C'est ça le drame.

Et que l'échelle des peines s'est effondrée et que finalement, il y a eu un sentiment que les Français étaient laissés en proie à des prédateurs et que la justice n'était pas assez sévère avec les criminels qui menacent la sécurité, notamment des enfants. Moi, je le dis, la justice des mineurs aujourd'hui est quasiment un permis de tuer. La justice des mineurs dans notre pays est un permis de tuer parce qu'elle incite de jeunes délinquants à devenir de jeunes barbares et qu'il n'y a pas de sanctions, il n'y a pas de fermeté. C'est pour ça qu'on demande l'abaissement de la majorité pénale à 16 ans.

26:19
Invité

Qu'est-ce que vous faites ? Parce qu'on va en parler dans un instant, dans la troisième partie des Gégés, du petit Hamza Ladouane. C'est son surnom. Il a 14 ans. C'est devenu le petit caïd, la petite terreur du canal Saint-Martin à Paris. En fait, il enchaîne les provocations, les incivilités, il embête tout le monde. Alors, les parents viennent d'être convoqués par la justice. Visiblement, sur lui, on n'a pas de prise. On voit la police municipale qui le laisse faire. Là, concrètement, face à ces gens qui nous embêtent au quotidien et qui ont seulement 14 ans, on fait quoi ? On ne peut pas

26:52
Julien Odoul

le mettre en prison à 14 ans. La solution, elle est très claire. Elle passe par la responsabilisation des parents. Ce sont les parents qui sont responsables. C'est les parents qui doivent... Mais souvent, ils sont démissionnaires. Ah, mais voilà. Mais quand ils sont démissionnaires, on leur voit un petit courrier en les prévenant que si ça continue, on va suspendre leurs allocations familiales. Et si ça continue, on va peut-être aussi les expulser de leur logement social. Ils sont tapés au portefeuille. Bien sûr, mais je pense qu'il n'y a que ça qui fonctionne.

27:16
Présentateur

Donc toujours dans la répression. Et vous ne voulez pas plutôt parler un peu de prévention ?

27:19
Julien Odoul

Ça fait 40 ans qu'on parle de prévention. Non, non, on n'en parle pas assez. Ça fait 40 ans qu'il y a des médiateurs. Ça fait 40 ans qu'on nous dit qu'il faut écouter ces pauvres jeunes. Ça fait 40 ans qu'on a tout un réseau d'associations qui nourrit la prévention, le dialogue, la culture de l'excuse. Ça fait 40 ans que ça ne fonctionne pas. Il faut à un moment donné que la sanction tombe. La répression est notamment tapée au portefeuille pour les parents qui sont démissionnaires.

27:40
Présentateur

Moi, en tant qu'avocat, je vais une fois par an dans tous les collèges. C'est toujours début octobre. C'est ce qu'on appelle la journée du droit. Et je viens pour expliquer pendant trois heures à des collégiens. Très bien. Oui, mais c'est une fois par an. Donc voyez bien que finalement, au niveau prévention, ce n'est pas suffisant. Donc vous dites qu'on a déjà des milliers d'éducateurs, etc. Mais non, mais non, ce n'est pas comme ça qu'il faut faire. Le triptyque, comme il le dit très souvent à Belboï, prévention, sanctions, répression, ça ne marche pas. Il faut tout miser sur la prévention. Et véritablement... Moi, je m'excuse

28:08
Intervenant

sur la répression. C'est beaucoup plus efficace.

28:10
Présentateur

La répression qui dissuade. Ah, c'est terminé. Merci Julien Audoul. Merci d'avoir été avec nous, député Rassemblement national de Lyon et porte-parole du Rassemblement national.

JULIEN ODOUL : « La justice des mineurs est quasiment un permis de tuer ! » (RMC) — Julien Odoul · Pourquijevote