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interviewInstitut Georges Pompidou· 16 mai 2025 96 min

Georges Pompidou et Edward Heath : politique et culture en France et au Royaume-Uni

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et je suis heureuse d'accueillir aujourd'hui l'Institut George Popidou et la Franco Bish Society pour un colloque pour les politiques sur les politiques culturelles du président George Pompéou et du premier ministre Edouard Hitz. des hommes d'état, de culture, littérature, musique, arc contemporain euh dont la relation a a beaucoup marqué l'histoire de la de de la l'histoire franco-britannique. Now switch to English.

Voilà. Last year 15th anniversary of the death of président George Pompedou for the 12th anniversary of the antal organ symposium. Mais française d'Oxford francoish duo UK's accunity 1972 on the days where we are discussing the reset I think it's very important to have that to keep that in mind but l'e des esprits le président George Pompidou Paris 1972 through the program you have put together for this afternoon the elective affinities that certainly facilitated the diplomatic dialog between president Pou and prime minister is a shared law for culture bothical and contemporary a real talent for communicing about it poetry painting architecture music where the of their personal life and they were both aware of the asset that represented what we call law soft power you will be discussing this today why fronts and the UK have their own vision old strategy for cultural action at home on abroad on very def system of course they are both around the world for the influence in this field and they defend common values through it including cultural cooperation artistic educational academic scientific is more than ever central to our agenda our most prestig institution are constant in in link on refunding the chance or coincidence just take few examples tomorrow We welcoming in Paris le président of the centre George Pompidou Laurent Lebont le directeur de Science pour Paris Louise Vass directeur of Polytechnique Laura Chad ma players in the Franco British dialogue between our society civil society on it shows how much our civil society linked these days on the so in this context and to conclude I like to congratulate institut George Pompidou Franco Society alors à tous les intervenants venus de France ou présents au Royaume-Uni qui ont accepté de prendre part à ces échanges J'adresse mes plus vivs remerciements.

Ce n'est pas si habituel au fond de voir réunir dans une même enceinte des chercheurs, des conservateurs, des acteurs culturels, des responsables politiques. Je souhaite saluer tout particulièr monsieur Dominique Grive qui nous fait l'amitié de modérer l'ensemble des sessions et puis je vous souhaite à toutes et à tous un excellent après-midi. Merci.

I will speech from Mr. Alain Jupid Institute George Pompid Prime Minister France. Madame l'ambassadrice, monsieur le président Grive, chers membres de la Franco British Society, je ne peux malheureusement pas me joindre à vous aujourd'hui à l'occasion de cette journée d'échange toute particulière organisée à l'Institut français de Londres étant retenu à Paris dans le cadre de mes fonctions de membres du Conseil constitutionnel.

Je vous prie de bien vouloir m'en excuser, mais je suis avec vous par la pensée. En tant que président de l'Institut George Pompidou, je me réjouis beaucoup de l'organisation de cette rencontre intitulée George Pompidou et Édouard IF, politique et culture en France et au Royaume-Uni qui s'inscrit dans le cadre d'un partenariat actif de notre institut avec des organisations reconnues comme la Franco British Society qui font vivre l'amitié entre nos deux pays des deux côtés de la Manche. Je forme le veux que ce partenariat s'inscrive dans le temps long et nous permettre de multiplier à l'avenir ses échanges et ses colloques.

Le président George Pompidou et le premier ministre Édouard Eh ont formé un tandem franco-britannique efficace et uni qui a conduit à l'adhésion du Royaume-Uni à la communauté économique européenne. Les deux hommes sont issus de milieux modestes et représentent chacun à leur façon la méritocratie de leur pays, l'ascension sociale par l'école, le travail, mais aussi par la culture à laquelle ils étaient tous deux très attachés. Je vous remercie sincèrement pour votre présence et pour l'organisation de cette belle rencontre.

Je souhaite qu'elle soit la plus intéressante possible. Vive le premier ministre Idouard, vive le président Pompidou. et vive l'amitié franco-britannique.

Alain Jupé, j'ajusterai modestement quelques mots pour rappeler effectivement que l'Institut Pompidou a commencé l'an dernier, je dirais, ses relations avec le Royaume-Uni lors d'un colloque à Oxford, à la maison française d'Oxford. et nous espérons effectivement poursuivre dans ce sens. cette année, c'est la politique culturelle qui trouve un écho très récent par la démarche de madame la ministre euh de s'inspirer éventuellement donc du National Trust Britannique.

Euh et peut-être que l'an prochain déjà nous pouvons envisager un sujet qui traiterait éventuellement des questions de coopération stratégique. extend we want to extend institut george pompid our warm thanks to the british participants particular domin president of the franco british society and all those who have come to attend this conference we have some french students in the audience who have made trip this morning and i hope we hope that in lon or par brish people will jo Well, it's ladies and gentlemen, it is now my task to chair this conference rather than make introductory remarks. So, I will go and sit in the middle.

Uh we will have our speakers uh each one will come and uh give their their bit and then on the first section we'll start with Professor Catrion Seth and then Benedict Ficher and Zavier Brod and then we will have a discussion in which hopefully you will all be able to participate. I'm not sure who's speaking French and who's speaking English. As far as I'm concerned, it doesn't matter.

Uh but I think where there's an assumption that everybody is probably multilingual uh in this in this room. But a very great pleasure and privilege on behalf of the Franco-British Society to be involved in this uh conference. When I heard about it from Olivier, I thought it was an absolutely excellent idea.

Uh, and thank you all very much for coming and I hope you'll have a very enjoyable afternoon and we will now get started. So, without more ado, I will invite professor Katri appropriately the marshall fush professor of um the Oxford University to come and speak. Dom c'est le PowerPoint de Benéte.

Oui mais Oui, mais Ah bon ? Ah donc je suis après Benéte. Je suis désolé de déflorer les archives inédites hein.

On va y arriver. Voilà. D'accord.

Mais alors je ne suis pas dans le mode présentateur donc bon. Alors je vais je vais commencer sans note dans ce cas-là. euh pour vous par vous parler de Pompido et la poésie et du choix anthologique en particulier.

Alors, vous êtes sûrement nombreux à connaître l'anthologie Pompidou qui est apparu pour la première fois en 1961 chez Hchette et je vous ai simplement donné quelques couvertures sur le PowerPoint pour vous montrer. C'est une anthologie qui a été euh éditée, rééditée, republiée, retravaillé, complété et cetera. Et c'est une anthologie qui est encore disponible de nos jours.

Euh et c'est assez rare pour être signalé, hein. Il est habituel que les livres tombent en dessuétude, les choix tombent en dessuétude au bout de quelques décennies. Donc je crois que déjà ça nous donne peut-être une idée du succès de ce petit volume.

Et lorsque Pompidou donc évoque son projet d'anthologie, il en parle dans l'introduction, la double introduction du recueil qu'il compile et il évoque ce qu'il considère comme l'ambition de toute personne qui se mette à compiler une anthologie. Et je cite donc ici Pompidou, vous avez la citation à l'écran. Choisir tout ce qui lui paraît digne et capable de provoquer chez lecteur le choc de la beauté.

Voilà l'objet de son effort. C'est dire qu'il se trahit lui-même puisqu'il livre le secret de ce qui le touche. Pompido ajoute "Mon ambition est bien de donner ici l'essentiel de notre poésie, c'est-à-dire les plus beaux vers de la langue française, ceux que je trouve tel sans doute, mais avec l'espoir qu'ils le sont vraiment." Et je crois qu'on tient déjà là une partie de la vision qu'à Pompidou de la poésie ou de la littérature en général.

Pour lui, la littérature doit être euh capable d'engendrer un choc, mais un choc qui est avant tout esthétique. C'est la beauté qu'il recherche. Donc ce n'est pas par exemple de faire frémir quelqu'un.

C'est vraiment la beauté qui lui paraît être le plus noble sujet ou le plus noble moyen de de fonctionner de la poésie. Et lorsqu'il parle de donner les plus beaux vers de la langue française, il y a un jugement de valeur. Mais ce jugement de valeur, Pompidou le qualifie puisque il dit que ce sont les verrs qu'il trouvent tels et quand même qu'il espère être tel.

Donc il y a une idée surplombante de la beauté. Euh les les beaux verts sont ceux sur lesquels quelque part tout le monde s'entendrait. Il y aurait véritablement une beauté littéraire pour lui.

Ah ! Alors, quel quelles anthologies y avait-il avant l'anthologie de Pompidou ? Alors, il évoque dans son dans sa préface l'antologie de Marcel Arl mais qui est une anthologie très personnelle, donc je n'en parlerai pas.

Et je voudrais simplement signaler deux choses ici en faisant un petit saut par le Royaume-Uni, c'est qu'il y a une grande tradition anthologique au Royaume-Uni et en particulier euh tous les Britanniques connaissent euh le Oxford Book of English Verse, donc qui pour la littérature anglaise est vraiment considérée comme la Bible en terme poétique, régulièrement complété, réédité et cetera. euh donc qui a été publié pour la première fois en 1900 et Oxford University Press qui a publié cette anthologie a également ensuite décliné l'idée avec toute une série d'anthologies par période par exemple book 19 centy verse mais aussi par genre littéraire ou par domaine de langue. Et il y a donc depuis 1907 un Oxford Book of French Verse.

Donc c'est quelque chose qui existait et qui a une valeur je dirais quasi canonique et qui existait en tant que tel avant l'anthologie de Pompidou. Et en soit c'est intéressant parce que je crois que la France lorsque Pompidou se lance dans son travail anthologique n'a pas le même rapport à l'anthologie de poésie que la Grande-Bretagne. Quels sont les autres concurrents possibles de Pompidou quand il se lance ?

Et bien on a les plus beaux poèmes français de René Lalou paru en 1946. Alors, c'est un choix assez personnel. Je vous ai donné les noms.

Euh, vous avez beau comme moi, être lecteur et pour certains d'entre vous lecteur de poésie, je vous défie de réciter du Jean-Pèlerin ou du Charles Guérin sans vous reporter à vos notes si vous en avez. Donc, c'est un choix personnel et je dirais qu'il n'a pas énormément marqué. Parmi les autres anthologies auxquelles Pompidou va faire la concurrence, il y a une autre anthologie, elle qui pour le coup et véritablement je crois celle un petit peu contre laquelle il écrit.

Euh Pompidou dans sa préface et gratigne à plusieurs reprises Gide hein qui qui vient de mourir euh et euh il égratigne Gide en disant que euh il y a des choses que Gid a jugé euh et qui ne sont pas euh qui montrent qu'il ne comprenait pas la poésie quelque part. Il ne le dit pas aussi clairement mais c'est ce que ce que ça entend. Alors l'anthologie Gide qui est encore disponible de nos jours en pléade est est disponible de nos jours en tant qu'œuvre de Gide.

Là aussi, c'est dire la pléade ne considère pas que c'est l'anthologie représentative de la poésie française, mais bien que c'est un choix d'un grand auteur intéressant. Et dans l'anthologie Gide, il y a 77 auteurs. Donc un nombre, on va le voir, qui n'est pas si différent que ça de du choix de Pompidou.

C'est une anthologie qui est relativement conventionnelle mais qui a quelques découvertes. Il y a du a l'ance de Léonard par exemple qu'on ne trouve pas dans les autres anthologies et ainsi de suite. Il y a je crois un autre élanque à l'œuvre à la même époque et ça c'est l'élan anthologique produit par une enquête menée auprès des auditeurs de la RTF et Soupo et Chouquet présentent ce qu'on appelle les 200 plus beaux poèmes de la langue française.

Donc on a demandé aux auditeurs quels sont les plus beaux poèmes selon vous. Et ce qui est intéressant ici, c'est que ce sont donc des poèmes choisis par une multitude de gens, par ceux qui se sont autodéclarés amateur de poésie et qui pour la plupart ont une éducation extrêmement scolaire, ne sont pas spécialistes de la poésie. Donc on on verra là que c'est un une démarche anthologique différente de celle de de Pompidou, l'agrégé de lettre qui a toujours aimé la littérature ou de Gid écrivain et ainsi de suite.

Mais là encore 70 auteurs. Donc vous voyez c'est un un nombre assez assez habituel. L'anthologie de Pompidou donc s'inscrit sur cet horizon là et quand il dit qu'il entreprend son son anthologie et il en parle encore dans dans l'introduction, il explique sa démarche pourquoi entreprendre une nouvelle anthologie de la poésie française sinon d'abord pour soi-même ?

La passion de la poésie dont on me prédisait lorsque j'étais enfant qu'elle passerait a persisté au-delà du milieu du chemin de la vie avec les Italques qui marquent l'allusion bien entendu à Dante et là encore je dirais un propos qui est un propos de lecteur un propos de lecteur réfléchissant sur sa propre lecture et étant dans une démarche véritablement je dirais d'amateur au sens le plus noble du terme de la la poésie Et il donne comme premier exemple, il dit "Mais par exemple, est-ce qu'on peut rester insensible à des verres comme ceux-ci de la fontaine" he qu'il cite à heureuse à voulez-vous voyager que ce soit au rives prochaine ? Et il dit il faut être français pour comprendre ces verres, on peut pas les traduire. Il y a quelque chose du charme indéfinissable de la poésie dans ces deux verslà.

Dans sa vision de ce qu'est la poésie, Pompidou défend l'idée et on l'a vu un petit peu dans la première citation que j'ai donné d'une sorte de goût surplombant. Il dit au fond quand on estologue, il y a deux manières de procéder. On peut dire "Je prends ce que j'aime et tant pis pour les autres" ou "Oh je prends euh quelque chose de représentatif pour que je ne rate rien.

Et euh ça veut dire que si je vais être trop trop représentatif, peut-être que je vais mélanger les bons et les mauvais. et il dit moi j'essaie un peu de panacher tout cela donc je le cite on peut avoir deux conceptions d'une anthologie y mettre ce qu'il y a de mieux et cela seulement ou bien essayer de donner une vue d'ensemble de l'évolution de la création poétique en ramenant les grands à peu près au niveau des autres. J'ai choisi la première formule, j'ai fait quatre ou cinq concessions à la seconde et là c'est quelque part ce qui chose qui se veut anthologie de ce qui est beau et de ce qu'il y a de meilleur dans la dans la poésie.

Et ce qui est beau, c'est parfois ce qu'on connaît. On le sait tous hein. On a l'habitude des morceaux de musique par exemple qu'on n'aimait pas au départ et qui deviennent ensuite par répétition des choses qu'on aime parce qu'on les on les reconnaît.

Et bien la vision de Pompidou de la la poésie essentielle au fond, c'est la poésie qui a été canonisée. hein, il n'emploie pas le mot ici, mais pour lui, l'essentiel de la poésie française, c'est les plus beaux vers de la langue française, ceux que je trouve tel sans doute, mais avec l'espoir qu'ils le sont vraiment avec cette idée d'un goût d'un goût partagé et se présentant de cette manière-là comme essentiellement le représentant des des Français. Alors, quand il démarre son anthologie, il dit "En même temps, on ne peut pas tout prendre.

Alors, qu'est-ce qu'il se donne comme règle ?" Eh bien premièrement, il dit qu'il ne prendra que des auteurs de langue française, hein. Ce sont c'est de la poésie française.

Donc il ne va pas prendre, par exemple, de très beaux vers qu'on connaît euh par exemple, hein, il y avait l'allusion à Dante euh plus tôt, il ne va pas prendre de la poésie italienne traduite qu'on pourrait connaître. Et euh il dit aussi que son anthologie, et c'est là qu'on retrouve le pédagogue hein, celui qui a longtemps été enseignant, il veut que les gens puissent lire la poésie. Donc il ne veut pas les choses, il ne veut rien de trop de trop compliqué à comprendre.

Et il dit une des démarches c'est bien entendu de moderniser la langue parfois donc enlever au ver anciens le plus possible de ce caractère archaïque qui leur donne du charme aux yeux de quelques-uns mais crée crée à beaucoup une difficulté supplémentaire de lecture. L'anthologie doit être abordable. Et l'anthologie doit être abordable pourquoi ?

Et bien parce que le but est vraiment de provoquer l'émotion chez lecteur. Donc tout ce qui serait un obstacle à l'émotion, donc un problème par exemple de vocabulaire ou un problème de déchiffrage est pour lui à rejeter. La poésie doit être quelque chose d'immédiat et on retrouve l'idée qu'il évoquait au départ d'un d'un goût enfant pour la poésie.

La poésie doit avoir cette immédiateté toujours. Et donc je cite de nouveau Pompidou qu'est-ce que la poésie ? Qu'est-ce que l'âme ?

Lorsqu'un poème ou simplement un verre provoque chez le lecteur une sorte de choc, le tire hors de lui-même, le jetant dans le rêve ou au contraire le contrainte à descendre en lui plus profondément jusqu'à le confronter avec l'être et le destin, à ses signes se reconnaît la réussite poétique. Et vous voyez que tout cela est extrêmement beau mais très difficile à mesurer et à et à quantifier. C'est véritablement Pompidou de ce point de vue-là, je crois est un un héritier des romantiques dans sa vision de ce qu'est la poésie et de ce que provoque la poésie.

Alors, parmi les autres restrictions qu'il s'impose, il dit "Ben justement parce qu'il ne veut pas de difficulté de langue, pas de poésie du Moyen-Âge." Et ça veut dire qu'il va commencer avec Eustache Deschamps et sa balade sur la mort de Duglin et il finit avec Éluard. Et je pense que ce n'est pas par hasard que le dernier poème, c'est la puissance de l'espoir euh des luarards, hein.

Je crois qu'il y a quand même un choix aussi significatif euh dans euh le le titre. Je pense qu'il a voulu euh finir sur cette note-là. Autre euh restriction au refus qui peuvent étonner, un refus euh catégorique de la poésie en prose.

Donc pas de baudire en prose, pas de l'autreamont et cetera. Non, la poésie c'est vraiment le vert. Et deuxième chose là encore qui peut étonner quand on se souvient bien entendu par exemple de l'amitié entre Pompidou et et Sangor, pas d'auteur vivant.

Euh mais ce n'est pas inhabituel. Je sais que quand la la Playade a fait son anologie en deux volumes de la poésie française, il avait été décidé que pour le 20e siècle, parce qu'à l'époque c'était le 20e siècle, aucun auteur vivant ne serait retenu. Et je pense que c'est pour ne pas provoquer de de jalousie quelque part, hein.

Donc on n pas ou ou des auteurs qui v disent "Ah oui, vous avez pris un de mes poèmes mais c'est pas mon préféré ou un tel a été mieux traité que moi". et ainsi de suite. Donc pas d'auteur vivant, même pas d'exception pour euh Sangor.

Alors, quelles sont les caractéristiques de euh cette anthologie ? Et bien, je pense que on voit et j'ai utilisé le mot déjà, on voit l'approche pédagogique de Pompidou vraiment à toutes les étapes. Mais en même temps, c'est intéressant.

On voit aussi l'homme, c'est quelqu'un qui n'hésite pas à dire ce qu'il aime et pourquoi. Donc d'un côté, on a bien entendu, on a du Victor Hugo parce qu'il faut avoir du Victor Hugo et ainsi de suite, mais après par moment, comment on dirait familièrement, il se lâche un peu dans l'introduction pour déclarer ce qu'il aime réellement, ce qui le touche réellement. Bon, par exemple, Baudler, il dit Baudler, là est de toute poésie ce qui me touche le plus.

Et dans des choix peut-être un peu inattendus, il y a par exemple une scène du misantope de Molière parce qu'il dit quand même je ne vais pas passer à côté de de Molière euh et euh des auteurs considérés maintenant comme ne figurant peut-être pas parmi les plus grands comme Toulet he mais qui est un poème plus récent évidemment il est plus proche chronologiquement de Pompizou. Alors, c'est l'anthologie Pompidou, l'anthologie de George Pompidou, mais on devrait peut-être dire que c'est l'anthologie de Pompidou et Domerg. Pourquoi ?

Parce que le beau frère de Pompidou, Henri de Merg, donc mari de Madeleine Pompidou, hein, c'est des familles d'agrégé de lettrre. La sœur de Pompidou aussi était agrégée de lettre. et bien c'est son ami Henri de ami et et beauf-frère Henri de Mer donc lui aussi agrégé l'université qui a aidé quand même à la la compilation de l'anthologie qui a suggéré des choses qui a revu qui a fourni des notes qui a été un petit peu le le lieutenant de Pompidou et il y a des cassettes d'entretien que qu' INRP à propos justement de ce de ce travail pour ceux que que ça intéresse particulièrement.

Il y a aussi, je me suis dit mais comment est-ce que je vais pouvoir parler de cette anthologie pour essayer de la mettre un peu à part des autres ? Je me suis dit il y a des absents évidemment comme dans toutes toute anthologie et il y a des absentes. Alors je me suis dit je travaille sur le 18e siècle je pourrais dire qu'est-ce qu'il n'y a pas comme poésie du 18e siècle.

Je dis ça serait pas gentil ça parce que on sait bien que les Français n'aiment pas beaucoup la poésie du 18e siècle. C'est trop facile. Je me suis dit bon je vais aller regarder les femmes dans ce cas-là.

Je vais me dire mais alors quelle quelle femme y a-t-il dans cette anthologie ? Je suis dit mais en même temps c'est pas juste. J'ai dit que Pompidou il s'affrontait en quelque sorte à un passer d'autres anthologies.

Qu'est-ce qu'on peut voir si on les met en rapport ? Et bien l'wood Book of French dont j'ai parlé au départ donc a 107 auteurs avec cinq femmes et vous avez le nom de ces cinq femmes là. Christine de Pisan, donc Marceline de Bordval, Antoine Deslièr, Louise Labé, Marguerite de Navar ordre alphabétique plutôt que chronologique.

Prenez Lalou, souvenez-vous les plus beaux poèmes français, quatre femmes sur 81 auteurs. Madeleine des Bord, Marceline pardon de Bord Valmor, Pernette du Guillet pardon de euh l'erreur d'orthographe, Louise Labé et Anna de Noai. Donc en partie les mêmes Gid Pernette Dugillet Louise Labé Marceline Desbord Valmort Louise Paquerman Louise Akerman et Catherine Podzi 5/ 77 commencez à voir qu'il y en a certaines qui se retrouvent toujours et d'autres qui ne se retrouvent qu'une fois.

Et bien les 200 plus beaux poèmes de la langue française souvenez-vous donc les auditeurs, ils retiennent quatre femmes sur 70. Marceline Desbord Valmor, deux poèmes dont les roses de Sadi euh Louise Labé, deux poèmes Christine de Pisan, Marguerite de Navar, hein. Donc on a des on a été tir groupé et là je vous ai mis comment ça avait été fait he le nombre de suffrages et vous avez les rangs donc qu'occupaient ces ces différentes femmes poètes sur les 70 auteurs retenus.

Donc Margré de Navar, elle a bien failli ne pas ne pas entrer dans le lot et les choix présidentiels. Enfin, il était pas encore président mais Pompidou deux femmes sur 61 auteurs. Alors trois sonnets de Louise Labé, il l'a décrit comme une sous-maiss et il dit qu'elle est préférable à l'incipide Pernette du Gaillet, d'où mon erreur d'orthographe pour Pernet du Guillet.

Et deux poèmes de Marcine desbord Valmort dont toujours les roses de Sais. Et j'ai noté he pour moi-même et pour vous Marceline Desbord Valmor qui a un côté qui ce sont les poèmes maternels, les poèmes d'amour, les poèmes de deuil qu'on retient toujours. A écrit par exemple sur les révoltes des Canus à Lyon et ben jamais on ne retient ces poèmes-là.

Donc vous voyez que Pompido en terme de d'ouverture à la à la poésie écrite par des femmes ne n'a pas un score très élevé. Alors je vous ai fait un petit graphique pour vous montrer que même les littéraires peuvent faire des graphiques hein avec la représentation proportionnelle de la place des femmes dans les anthologies. C'est parlant.

Personne personne ne ne réussit à à à s'en tirer avec gloire. Et je suis désolé de le dire, Pompidou moins que d'autres mais je pense que ça reflète une culture ça reflète une culture qui pour le coup est quoi qu'on puisse en en penser largement quand même une culture scolaire même s'il a beaucoup lu depuis. Sa vision de la poésie est une vision quand même très nettement marquée par la culture scolaire de son temps.

Alors, qu'est-ce qu'on peut dire pour conclure ? bien que l'antologie de poésie de Pompidou, c'est un petit peu pour utiliser un terme anglais qu'on utilise en français maintenant, un best of, hein. C'est sont les c'est les grands tubes, comme on dirait de la poésie française.

C'est une anthologie d'ancien bon élèves et de lecteur qui est essentiellement canonique ou scolaire pour le dire moins moins gentiment mais que par moment il y a des choses inattendues et ce qui transparaît quand même utilisé le mot déjà c'est que même s'il fait des choix convenus souvent Pompidou est clairement amateur de poésie au sens noble du terme. et j'ai tronqué une citation plus tôt, celle qui parlait de d'établir une anthogie au milieu de sa vie. Et voici ce que dit encore Pompidou à propos de cette tâche.

À cet âge où chacun est tenté de faire le point puisqu'il a 50 ans et de réunir sous le plus petit volume possible tout ce dont il ne pourrait se passer sur l'île déserte imaginaire, l'envie m'est venue tout naturellement de mettre ensemble mes poèmes préférés. Donc l'anthologie de Pompidou essentiellement c'est ce qu'il veut avoir avec lui sur son île déserte. Et je me suis dit mais est-ce que je peux retrouver Heath grâce à ça ?

Et bien je pense que oui. Ceux d'entre vous qui vivent en Angleterre depuis très longtemps savent qu'un des programmes les plus populaires de la radio anglaise sur BBC Radio 4 s'appelle Desert Island Diss. Et on demande à la personne interviewée, on leur dit "Bon, quel disque emporteriez-vous sur une île déserte ?" Et on leur dit à la fin aussi, on vous donne la Bible, on vous donne Shakespeare, mais vous avez également le droit d'avoir un livre avec vous.

Donc Edward Heath a fait partie des des invités et Edward Heath, on lui a dit "Qu'est-ce que vous voulez emporter avec vous comme livre ?" Alors il a dit "Ah bah moi c'est simple, je veux Hans je veux les débats parlementaires." Alors on lui a dit "Non, les débats parlementaires ça ne compte pas." Il a dit "OK, est-ce que je peux avoir une anthologie avec tous les plus beaux tableaux impressionnistes Alors, on lui a dit "D'accord, vous pouvez avoir un un beau livre illustré avec tous les plus beaux tableaux impressionnistes." Et je vais simplement pour terminer parce que vous vous dites que finalement les les les Britanniques ne font pas le poids par rapport à cet homme d'état littéraire qui était Pompidou.

Je vais aggraver encore le cas britannique en vous signalant que madame Tatcher a demandé à manuel de survie. Je vous remercie. [Applaudissements] Merci Cat, c'est superbe et une très bonne façon de commencer l'après-midi.

Et donc maintenant, je vais passer à Benedicte Ficher à le couple Pompidou, le monde de la création et de la culture et présentation de documents inédits. Bonjour à tous. Vous avez pu voir le PowerPoint déroulé en avant-première.

Vous le voyez, il s'agit de présenter des documents inédits. Il ne m'était pas possible de traverser la manche avec des archives original. Donc, ce sera à partir d'un PowerPoint que je vais essayer dans le temps de parole qui met en partie de vous donner envie de venir nous voir à Paris, aux archives nationales et de voir combien bah les ressources dont nous disposons sont riches pour connaître la vie de George Pompidou et en l'occurrence pour ce qui nous occupe cet après-midi, le thème du monde de la création et de la culture.

En quelques mots, un bref rappel sur les archives de George Pompidou avant de rentrer dans le vif du sujet. Euh, on a deux fonds qui sont conservés aux archives nationales qui sont qui se complètent. Un fond présidentiel et un fond personnel avec une particularité pour Pompidou qui est mort il y a maintenant 50 ans.

On pourrait penser que c'est une histoire qui est terminée depuis bien longtemps, mais la collecte des archives, elle s'est faite jusqu'en 2022 auprès de son fils Alain Pompidou qui a disparu il y a maintenant quelques mois, sans oublier les fonds de ses anciens conseillers. Donc c'est vraiment un ensemble particulièrement intéressant avec une distinction que je rappelle les archives publics, il y a une obligation légale de les collecter, de les conserver alors que les archives privés, il n'y a rien de tout ça. Faut vraiment une volonté des familles, des descendants pour faire le choix de nous faire confiance et de nous remettre ces documents pour qu'on puisse les conserver sur le temps long et permettre aux chercheurs, aux citoyens, à tout un chacun d'en prendre connaissance.

Et vous avez ici une photo avec nos magasins d'archives conservés donc sur notre site contemporain au nord de Paris à Pierrefit sur scène. Pour mon propos, je développerai mon trois axes. Étudier à Paris un nouvel environnement culturel parce que George Pompidou, il vient d'un milieu modeste.

Il est fils d'instituteur et ça n'allait pas de soi que d'avoir la vie qu'il a eu par la suite. D'insister également sur le fait que ça n'est pas Pompidou tout seul qui s'intéresse à la culture, mais bien un couple de collectionneurs amis des artistes et enfin revenir sur son action quand il est à l'Élysée pour promouvoir les arts. Vous voyez ici George Pompidou avec ses camarades de Cagne à Paris dans le jardin du Luxembourg et on reconnaît notamment sur la photo Léopole de Sédar Singor dont il était question juste avant mon intervention.

Et pour connaître ces années de jeunesse, on a un support particulièrement intéressant, c'est la correspondance avec un ami de jeunesse de Pompidou, Robert Pujol, qui n'a pas connu une postérité particulière, mais qui a laissé plus de 200 lettres. Et il faut imaginer, ce sont des adolescents, des jeunes adultes qui s'écrivent tous les jours. Aujourd'hui, si on transpose, ça serait de la conversation sur WhatsApp.

Ils s'écrivent même parfois plusieurs fois par jour pour raconter leur quotidien, leur découverte. Et c'est comme ça qu'on peut voir comment le jeune Pompidou d'âgé à peine 20 ans va découvrir la capitale et tous ces nouveaux attraits qu'il s qui s'offr à lui. Et vous voyez ici donc il est pensionnaire pour sa il fait son hiypocagne à Toulouse mais il est admis en Cagne.

Il est boursier au lycée Louis Grand et c'est depuis le lycée Louis Grand qu'il écrit la plupart de ses lettres. On est ici en 1929 donc il vient tout juste d'arriver à Paris. Je ne l'ai pas rappelé mais Pompidou, il est né en 1911 donc il n'a même pas 20 ans.

Il va donc partager ce quotidien et ici il partage ben justement ses sorties au théâtre. J'ai dû te dire combien j'étais sorti emballée de la représentation d'Amphitrion 38. J'ai écrit à Valentine Tessier qui joue Alkmen idéalement.

Elle m'a répondu m'invitant à aller la voir dans sa loge. Alors on ne le voit pas forcément au niveau des dates mais quand il va voir Amphitrion 38, ça vient de sortir au théâtre. C'est vraiment l'actualité du moment à laquelle il participe.

Et on voit ben dans une autre lettre bah qu'il partage encore une autre sortie au théâtre. Hier, je suis allée au théâtre de la Michaudière voir le sexe faible de Bourdet. Pièce très intéressante, s'attire sociale, assez forte et très amusante, admirablement jouée.

Et puis le théâtre est joli et les robes des actrices, tu ne peux pas te faire une idée des robes qu'on crée pour le théâtre. Je te jure, l'élégance parisienne n'est pas un 20 mot. Donc on sent qu'il est complètement fasciné par cet univers qu'il découvre.

Et ici ben j'ai pris quelques morceaux choisis parmi cette abondante correspondance où il parle de toute cette littérature qu'il découvre bien sûr par obligation scolaire. Il est en prép mais également par passion. Catriona il faisait allusion juste avant moi.

C'est vraiment un enthousiasme très fort. Ici il dit qu'il vient de finir le lis dans la vallée donc avec Balzac. Ensuite qu'il a encaissé l'éducation sentimentale de Flobert mais que c'est merveilleux.

Donc on est vraiment en temps réel avec Pompidou à faire toutes ses découvertes et maintenant c'est je lis aussi Anna Karenine ou plutôt je relis et c'est très bien et cetera et cetera. Ah bon ? Peut-être qu'il déteste le roman anglais, mais effectivement on voit que il s'intéresse vraiment à tout type de littérature, au-delà de savoir quel type de littérature il va euh retenir, c'est cet enthousiasme pour la littérature.

Je lis beaucoup euh en ce moment euh Girodou, cet épat, théâtre de courteline, je me marre comme un veau. Euh juste en dessous, je lis avec fureur. Donc c'est vraiment toutes ces expressions très vivantes qui nous font plonger avec George Pompidou dans ses années d'étude.

Il y a pas que la littérature qui compte pour lui. Il est très soucieux également d'acquérir une culture artistique. Et c'est là-dessus effectivement qu'il va trancher avec son milieu d'origine d'instituteur puisqueeffectivement il y avait ce souci chez ses parents qu'il fassent de bonnes études dès l'école primaire, dès le lycée.

Autant l'histoire de l'art, c'est vraiment de sa propre initiative qu'il va vraiment s'y plonger et on voit vraiment le volontarisme avec lequel il le fait. Nous sommes tout à fait grotes par notre ignorance artistique. Bien que nous nous piquions d'être artistes d'être artiste, pardon, j'ai l'intention l'an prochain que tu le veuilles ou non de me payer un plan détaillé du Louvre et de le bûcher avec grand soin en parcour pourant les salles les unes après les autres avec lenteur et en essayant de comprendre.

Et si je peux arriver à connaître quelques peintures, on fréquentera les ateliers car je crois qu'il faut connaître les détails du métier pour pouvoir parler de peinture sans dire trop de bêtises. Sculpture, idem. Pour ce qui est de la musique, il est bien entendu que nous essaierons de nous initier non sans besoin.

Il y a des concerts merveilleux et nous les fréquenterons. Il faut savoir qu'à cette époque-là, son ami est resté dans le sud de la France et qu'il espère pouvoir le faire venir poursuivre ses études également à Paris. Et un peu plus tard, là on fait un bon dans le temps.

En 1936, George Pompidou est désormais agrégé des lettres. Il est dans son premier poste à Marseille. Il est marié mais il partage toujours à son vieil ami Pujol ses découvertes et notamment qu'il vient de s'acheter quelques disques de Wagner ou de Bussi qui te charmeront.

Donc ça peut paraître anodin mais pour l'époque acquérir des disques de cette façon bon on le voit c'est vraiment quelque chose que l'on partage. Et vous pouvez également remarquer sur le papier en tête docteur Kaour à Château Gontiers, c'est le papier en tête de son beau-père puisque son beau-père était médecin. Ici vous retrouvez George Pompidou avec ses camarades de Cagne et dont encore Léopold Sédar Sangor.

Ici à nouveau, je fais un bon dans le temps pour vous montrer la pile de correspondance que nous avons entre Pompidou et Sangor, c'est-à-dire des années de prépa jusqu'à la toute fin de sa vie. Et là, c'est assez touchant parce que on est le 16 juin 1969, le lendemain de son élection présidentielle. Léopaul de Sédar Singor, c'est un président de la République depuis 1960, mais c'est à son vieil ami George qui l'écrit tout simplement en précisant bien que c'est une lettre entre nous et que viendra par la suite la lettre officielle de président à président.

Donc c'est aussi cette conivance qui est très intéressante à retrouver dans les archives. Je le disais au tout début, euh le rapport à l'art de Pompidou, ça n'est pas uniquement George Pompidou. C'est bien le couple Pompidou qui se passionne pour les arts dans toute leur globalité.

Il se marie en 1935 et ici euh je partage une photo qui est très connue, c'est-à-dire euh George et Claude Pompidou à Matignon devant un tableau de soulage parce que c'est une petite révolution. Quand il arrive à Matignon en 1962, il fait remplacer un portrait de Colbert par une peinture de soulage. Donc c'est du jamais vu.

Tout le monde ouvre des yeux ronds et c'est assez emblématique également bah de voir bah l'implication du couple dans cette démarche. Euh ce lien avec les artistes, il est très largement commenté par Alain Pompidou qui dans un certain nombre d'ouvrages a pu décrire ce rapport à l'art, aux amis artistes de ses parents. De préciser également que bah ce sont des vrais collectionneurs qui ne fichent pas dans dans leur collection.

Ils aiment très régulièrement bouger les œuvres d'art qu'ils ont chez eux. C'est aussi un véritable cass-tê pour nous archivistes de comprendre quelle œuvre d'art était à tel emplacement à tel ou tel moment puisque on a vraiment une collection qui est en mouvement. Le premier tableau qui a été acheté, il est en 1946. les le couple Pompidou se promenait et dans le 6e arrondissement tombe sur une galerie et c'est un tableau qui se nomme bière moussante de Yula Chapaoval qui marque le début de leur collection.

On peut dire que c'est une collection qui est vraiment très large, qui a pas un domaine particulier, il y a une curiosité et puis c'est la fréquentation d'amis galeristes. On peut penser notamment à André Malerot qui vont forger le goût petit à petit du couple Pompidou. Mais côté archive, ce qui est particulièrement intéressant, c'est justement cette correspondance que l'on a qui est particulièrement abondante, qui permet de voir finalement euh le dessous des cartes les relations réelles qui sont ici avec tous ces artistes, non pas uniquement quand il est au sommet de l'État, euh mais quand il est également quelqu'un de beaucoup moins connu, beaucoup moins présent sur la scène publique.

Ici, on a euh Pompidou qui pose donc avec un tableau le tapis vert de George Brac. Je vais donc vous partager quelques-unes parmi un choix que j'ai dû faire vraiment très restreint de cette abondante correspondance. Peut-être ce qui est aussi le plus touchant ici, ben c'est un menu euh d'un dîner de juin 1961 qui a été annoté par Cocto euh avec effectivement cette petite formule sur la désobéissance qui est assez amusante et surtout qui on voit l'esprit libre qui qui l'incarne.

Et on voit également JeanJean Coctu depuis midi la forêt donc qui est le son lieu d'habitation qui lui écrit alors que Pompidou vient de devenir premier ministre et qu'il met bien l'effort mutorisez-vous monsieur le ministre à vous dire cher ami et cetera et cetera. Autre exemple un petit billet d'Anabelle et de Bernard Buffet à George et Claude Pompidou vers 1962. C'est à Sainttropé notamment que le couple Pompidou a fait connaissance avec le couple buffet.

Mais on voit bon pour venir téléphoner chaque fois que vous en aurez le désir, beaucoup de complicité puis là encore des réalités qui aujourd'hui nous semblent très lointaines de la présence ou non de téléphone sur les les lieux de vilégiature. Ici c'est Paul Gut qui écrit en 1962. Paul Gut, c'est un ami de jeunesse puisqu'il était un condisciple à Louis Grand mais où on voit également que la relation s'est poursuivie au long cours.

Un autre exemple avec Nina Kandinski qui remercie pour le charmant accueil et le souvenir extrêmement agréable de la rencontre avec également bah le proposition de renouveler, de voir l'atelier de Kandinski. Et j'ai un exemple là aussi qui est très spectaculaire. Si c'était les vrais archives que je vous avais apporté, vous verriez que c'est ce sont un papier un petit peu épais avec une ancre qui est quasiment calligraphiée.

C'est une lettre assez spectaculaire qui est en cinq pièces. Ici vous avez la première et la dernière de George Mathieu à George Pompidou. Cette fois-ci à l'occasion de son élection présidentielle.

Qu'il me soit permis, monsieur de vous dire combien je me réjouis de vous savoir au sommet de l'État et cetera et cetera. Une dernière un dernier exemple avec Armand, on est en 1969 et à nouveau on est dans le contexte postprésidentiel et où on voit que bah les relations ne sont pas des réconstances créées depuis l'élection mais bien la continuation la continuité finalement de ce qui est en place depuis déjà un certain temps. Pompidou.

Le couple Pompidou va également marquer son temps une fois à l'Élysée. Ici, on voit madame Pompidou lors d'une visite au Louvre et en 1972. Et on retient souvent bah de cet épisode le réaménagement de l'Élysée.

Avant même de parler du réaménagement de l'Élysée, c'est déjà de voir que Pompidou est très sensible à l'organisation de cet hôtel particulier du 18e siècle qui n'a pas eu de travaux depuis près de 10 ans. Le général de Gaul estimait que il y avait d'autres priorités au niveau financier et on pourrait penser que Pompidou n'a fait que mettre de l'art contemporain. C'est beaucoup plus complexe que ça.

C'est-à-dire qu'il a cherché aussi à redonner de la cohérence aux pièces pour qu'il y ait vraiment un joyau qui reprenne pleinement vie. Ici, ben vous avez le salon doré qui est le bureau présidentiel avec à la fois la continuité, c'est-à-dire le bureau de son prédécesseur et des petits détails qui montrent quand même le le rôle de collectionneur de Pompidou avec notamment une tête cmer qui est posée sur la cheminée. Elle est juste dans l'axe du flash du photographe pour ceux qui ne remarquent pas euh de quoi je parle.

Je je suis pas sûr que j'ai le pointeur pour le pour le désigner. Et puisque nous sommes sur une journée euh en l'honneur des relations avec Édouard IS, j'ai donc sorti cette photo. Mais on a vraiment ce type de photo pour un certain nombre de relations protocolaires.

C'est quelque chose de très classique. Euh quand je disais que vraiment Pompidou s'intéresse à tout à l'Élysée, il s'intéresse notamment à la réflexion des cuisines. On le voit ici en 1971 lors d'une remise de décoration.

Euh et puis il s'investit personnellement, c'est-à-dire qu'ici, vous voyez des notes de de travaux de réflection du palais de l'Élysée, je donne cet exemple-ci, mais j'en aurai des pages et des pages. On sent qu'il n'a pas du tout délégué à quelqu'un d'autre le soin de faire tout cela. Il s'y implique personnellement.

Et d'ailleurs, quand ça va pas assez vite, il n'hésite pas à raller. Il a noué des liens personnels avec l'administrateur du mobilier national Jean Coural. Et là, il dit "Cher monsieur, il faut que vous vous en doutez, excité Agam pour qu'il finisse le 3è panneau à Noël, lui dire qu'il n'est pas aux ordres du client mais qu'il est soumis à son art.

Or deux panneaux, cela ne va pas. On n'est plus dans le tableau, on n'est pas dans l'environnement, cela cloche. Alors, au travail bien amicalement à vous.

Autant vous dire que quand on reçoit ça avec un ton ferme mais néanmoins sympathique, on comprend que le message est tout à fait clair. Néanmoins, ben l'œuvre restera quand même inachevée. Donc finalement l'effet n'a pas forcément été celui qu'on a espéré.

Euh, on a principalement quatre pièces qui ont été réaménagées. Celles euh le salon cinétique euh qui a été partialement réalisé par Agam et notamment le salon, la salle à manger et le fumoir par Pierre Pollon, Pierre Paulin, pardon. Et ici vous voyez cette salle à manger avec l'éclairage 9000 tubes de verre qui sont tout à fait spectaculaires.

Et pour l'anecdote, c'est ce salon qui n'a pas été restauré depuis 50 ans et c'est dans les projets du mobilier national actuellement de les restaurer puisque effectivement ça nécessite quand même un entretien très important pour que ces 9000 tubes de verre gardent tout leur effet. Ici, vous voyez vraiment que ces salons servent, excusez-moi, avec notamment une réception en l'honneur d'ildaan. Et vous voyez également le salon sans personne où on voit vraiment l'agencement du mobilier et des œuvres d'art.

Le couple Pompidou détonne en faisant ses aménagements. Il fait la une de Paris Match. exclusif avant leur départ pour les USA chez les Pompidou à l'Élysée. 16 pages en couleur parce qu'effectivement ça peut faire sourire mais nous avons très peu de photos en couleur.

C'est assez rare pour l'époque, c'est le début des photos prises en couleur et on a effectivement pour l'occasion un reportage. On a également un journal, le Connaissance des Arts qui pour l'occasion a été invité à l'Élysée pour couvrir bah tout cet ensemble tout à fait inédit qui est présenté à l'Élysée. Pour montrer également l'importance de l'implication de Pompidou sur son temps présidentiel pour promouvoir les arts, ça a également été d'impulser l'organisation d'une exposition qui a été assez contestée en février en février 1972.

Il voulait faire au Grand Palais une grande rétrospective de 12 ans d'art contemporain et il en confile soin à François Mat dont il précise un petit peu les objectifs. J'ai souhaité que l'on organise une exposition sur l'art vivant en France. Tout d'abord, en quoi cette exposition rend-elle service à l'État ?

Elle rend service à l'art vivant, aux artistes qu'elle fait connaître, au grand public, qu'elle familiarisera avec des formes d'art auxquelles il n'est pas habitué. En effet, un certain nombre d'artistes contemporains avaient boycotté l'événement et on avait été obligé de fermer les premiers jours de l'exposition tant le mécontentement était vif. Mais au-delà bah de ce qui lui était reproché, c'est-à-dire le sentiment que l'État va manipuler la création contemporaine, ben il y avait une vraie sincérité.

C'est là qu'on voit avec intérêt bah les écrits de jeunesse que Pompidou, il s'est pas découvert ce centre d'intérêt pour l'art contemporain une fois président. C'est dès sa jeunesse que tout ça se met en place et qu'il y avait une vraie sincérité qui n'a pas été comprise à l'époque. Et puis euh dernière dernier point auquel je ferai allusion pour illustrer cette implication auprès de la création artistique, c'est que dès 1969, Pompidou souhaite réaménager les halles puisque tout le l'aspect commercial a été déménagé vers Ringis.

On a donc un espace qui est à complètement reprendre et on a découvert de manière fortuite, je suis désolée, je n'ai pas beaucoup de voix, j'espère tenir encore quelques minutes. un conseil restreint en région parisienne sur la région parisienne. Un conseil restreint, c'est un format réduit du conseil des ministres, c'est-à-dire qu'on a un sujet donné et les acteurs précisément concernés qui vont être appelés.

Et dans ce dossier conseil restreint, on a un petit papillon. C'est vraiment comme le petit papier qu'on fait passer à son voisin quand on est à l'école ou n'importe où. quit d'un centre culturel au hal y compris le musée de vos rêves.

Et au niveau des archives, c'est vraiment le tout premier document où on a une allusion très précise, complètement informelle à ce que pourrait devenir cet espace des halles qui va se concrétiser très rapidement puisque il va confier à Henry Domerg dont il a été précédemment question, son beau-frère et conseiller culturel le soin de vraiment s'impliquer dans ce projet de l'aménagement de Beaubourg. ici les questions des architectes qui ont qui sont associés pour aménager l'espace. Un petit peu plus tard, on voit également les artistes qui sont associés et même en 1974, on a les couleurs pour le plateau beaubourg.

Donc à chaque fois, on voit l'implication personnelle du président de la République. J'arrive ici au terme de cette présentation un petit peu rapide avec, je l'espère, l'objectif de vous avoir donné envie de venir voir ces archives en vrai à Paris puisque je le précise, elles sont toutes aujourd'hui désormais librement communicables, reproductibles. Donc vous pouvez vous présenter à Paris, vous pourrez ouvrir les cartons sans aucun problème.

Je vous remercie de votre attention. [Applaudissements] Merci à toutes sortes de choses de je ne connaissais rien et voilà, c'est c'est ce qu'il y a de de mieux quand on vient à une conférence de ce genre. Et maintenant, je passe à Xavier Bredin pour la politique culturelle en France, exemple d'institution nationale et mise en perspective. [Musique] Alors, merci beaucoup Benedict pour cette transition qui va à point puisque en cette année de fermeture du Saint-Pampidou pour pour travaux pour 5 ans, ce petit papillon va être très intéressant et effectivement alors moi je mon propos était de parler un petit peu de l'intervention de l'État et on voit le le président George Pidou justement qui a qui a qui l'a utilisé donc l'intervention de l'État dans les politiques culturelles françaises et euh cette originalité effectivement par rapport à d'autres modes de de fonctionnement comme dans les pays anglo-saxons.

Et donc je prendrai quelques exemples sans être exhaustif précis par rapport aux expériences professionnelles que j'ai eu dans différents établissements publics liés au ministère de la culture. Donc le en préliminaire l'intervention de l'État dans la politique culturelle en France se situe dans une longue tradition des monarques éclairés et héritièrent des des pratiques en cours pendant pendant les les l'ancien régime où le le monarque exerce une action très volontariste dans le domaine des lettres. Euh on pense par exemple euh au messen royal, création des académies, la librairie, le dépôt légal, la comédie française.

Euh je prends un exemple très précis, c'est Napoléon qui signe un décret en 1812 en pleine campagne de Russie pour la réorganisation de la colonie française. Donc on est quand même sur une intervention très précise dans le dans dans ce domaine culturel et finalement l'État a repris un peu le flambeau en continuant d'intervenir de manière très forte dans le les politiques culturelles françaises. On on peut distinguer quatre phases quatre grandes phases finalement dans le dans cette construction de cette action culturelle publique. la 3è République qui a créé la protection du du patrimoine et la création des musées. la 3è République qui s'est plutôt attachée à l'éducation culturelle, la 4e République qui a créé la décentralisation et aujourd'hui la structure administrative de ce qu'on connaît de de des Draqs dans les différentes régions notamment et l'intervention des collectivités locales dans la culture et 5e République on parle plutôt de démocratisation de de la culture notamment avec le les années les langues et toute la toute la structure du spectacle vivant qu'il a mis en place.

Donc à chaque fois les pouvoirs publics ont vraiment impulsé des grands axes artistiques et culturels et sont dotés d'une organisation administrative permettant de de mettre en application ces décisions publiques. Et cette organisation, elle irrigue l'ensemble des secteurs de la culture, spectacle vivant, musée, patrimoine, livre et lecture. Donc je vais m'attacher à des une présentation de trois domaines dans lesquels l'État se s'est investi, le livre à l'électure, la politique du de protection du patrimoine et les acquisitions d'œuvre d'art et notamment le principe de la alors le livre pour le livre et la lecture un moment fondamental c'est la loi de 80 le sur le prix unique du livre Euh donc prix public du livre euh ou qui ne doit pas le le qui doit être entre la les mesures tarifaires et le les réductions ne peuvent pas être à plus de 5 % ou moins 5 %.

Alors qu'est-ce que quelles sont été les conséquences de ce de ce prix unique ? la foison d'une des rentrées littéraires que l'on a un nombre d'éditeurs d'entreprises de entreprise privées qui existent au jour et aujourd'hui qui est qui sont très importantes et surtout un réseau de librairies indépendantes extrêmement important. plus de 3500 librairi, c'est plus grand réseau euh du mondial euh et qui était évidemment face qui était pour pour contrer le Amazon, la Fnac, enfin à l'époque la Fnac, Cultura et aujourd'hui on a la chance d'avoir des libes un petit peu partout en France dans les grandes villes mais également dans des petites villes.

Et le le libraire a vraiment au-delà de son aspect commerçant a vraiment un rôle de conseil et ça, on est vraiment enfin le prix unique du livre a permis vraiment cette ce foisonnement dans le domaine de l'édition et de la librairie. En 1946 est créé le Centre National du Livre et de la lecture qui avait donc pour mission d'encourager la création, l'édition, la diffusion et la promotion d'ouvrage de qualité à travers donc de nombreux dispositifs d'aide. Et donc on est vraiment sur l'ensemble sur le le l'aide sur l'ensemble de la chaîne du livre euh du de l'auteur jusque euh au libraire qui va vendre euh des livres ou au euh concepteur de manifestation euh littéraires.

Euh donc on est également le le Centre national du livre établissement public aide également au développement de la lecture à travers un certain nombre de programmes nationaux. Euh on pense aux manifestations de euh de de partir en livre euh et on a également un soutien à l'ensemble de manifestations littéries dans toute la France. Euh que donc les plus grandes, on pense au festival d'Angoulem pour la BD euh mais également euh le livre sous sous les arbres en en Auvergne et en Ardèche qui chaque année, grâce au soutien du Centre national du livre et à sa aux subventions à l'association qui a créé ce ce cette manifestation, on a chaque année un rendez-vous pour les lecteurs autour de de grands auteurs.

Euh le Centre national du livre, c'est euh 300 experts, donc bénévoles, c'est des commissions euh qui permettent deux fois dans l'année à des auteurs, des libraires ou des éditeurs de recevoir donc soit des bourses, soit des subventions. pas pour exemple en 2024 le CNL a alloué 2950 aide pour un montant total de 22 millions d'euros. Euh je donc c'est vraiment un effort important de la part de de l'État pour permettre de soutenir cette chaîne du livre.

Euh et j'oublie également, je pas parlé des bibliothèques. Euh on a un maillage euh en France de euh de bibliothèques départemental euh qui est extrêmement important grâce euh donc euh au ministère de la culture qui donne des subventions en direct mais également aux aides que le Centre national du livre peut apporter dans l'achat d'ouvrage par exemple dans de subvention donné pour des achats d'ouvrage de tout genre. Euh donc voilà, le le l'intervention de l'État et le le soutien apporté à la chaîne du livre est très important pour qu'on ait cette ce ce maillage euh de livre et lecture en France.

Euh autre autre soutien important de l'État dans le domaine culturel, c'est la protection du patrimoine. Et elle est vraiment elle date elle date du 19e siècle. Alors, dès les premières années après la révolution, il y a un sursaut qui se fait suite au vandalisme et aux destructions faites par le par la population et par les révolutionnaires.

Et très rapidement, dès 1792, on connaît le labé grégoire avec qui invente le terme de vandalisme et une une sorte de protection du patrimoine se met en place. en tout cas un intérêt pour garder euh en place euh des monuments euh qui permettent l'éducation euh du populations euh pour montrer ce que l'ensemble de l'ancien régime avait fait. Et c'est vraiment à cette époque-là que naî cette euh ce cette idée de mémoire euh de la pierre euh avec notamment euh le le l'invention du musée euh avec Alexandre Lemoir le noir par exemple qui euh qui met en place les prémisses du Louvre.

Euh et euh et très très rapidement, on met en place des comités qui permettent de euh de définir des listes de monuments à protéger euh pour arriver dans les années 1830 euh avec euh des avec Guiso euh euh ministre de de euh de Louis-Philippe qui met en place le qui qui met en place une protection une première protection euh des des monuments euh avec la création également du de l'inspecteur des moignements historiques, euh personnage très important encore aujourd'hui dans la politique du patrimoine. On poste notamment à Mérimé, Ludovic Vit et c'est une période extrêmement intéressante parce que en même temps né la photographie et donc le très rapidement le cette commission est mis en place et le on on demande on commande aux inspecteurs une mission héléographique de photographie de tous les de tous tous les monuments qui ont un intérêt dans toute la France. Donc on est euh euh on a euh aujourd'hui la chance d'avoir tout un ensemble de euh de de clichés de qui euh qui permettent de voir le l'état de ces monuments euh au milieu du 10e siècle et qui a une source très importante notamment pour les architectes des monuments historiques ou les ou les restaurateurs et qui permet de voir l'évolution de des monuments au cours des des siècles. cette ces clichés existent toujours.

Ils ont fait l'objet d'ailleurs de d'exposition au dans plusieurs monuments du centre des monuments nationaux. J'y viendrai tout à l'heure euh il y a il y a 3 ans ou 4 ans de de ça et c'était vraiment extrêmement intéressant de pouvoir voir l'état d'origine de de ces monuments. Euh cette mission héliographique, c'est plus de 600 clichés de 175 15 monuments.

Donc c'est énorme pour l'époque. enfin les le c'est les les deux ils étaient deux inspecteurs pour toute la France et donc c'était un vraiment un travail de fourmis pour pour établir cette liste. La commission des mon historiques est créée en 1837 et on arrive en 1913, la loi du 31 décembre 1913, très importante pour les monuments historiques avec la le la création de des du classement monument historique ou inventaire à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques qui permet vraiment de protéger euh ces ces les les monuments qui ont qui sont un peu une mémoire de de de du patrimoine français.

En 1914, 10 juillet 1914 est créé la Caisse nationale des monumement historique euh qui en 1930 devient on nous on y ajoute les sites. C'estàd qu'en fait on parle à la fois de protection du patrimoine monumental mais également du patrimoine naturel. Et ça aussi c'est c'est très nouveau de de protéger non seulement l'architecture mais également tout l'environnement. euh de jardin qu'il y a autour et ce qui nous permet de d' aujourd'hui d'avoir euh euh des lieux euh avec des jardins magnifiques à Zelrideau, Vilanderri euh qui n'auraiit pas été euh euh sans cette protection, qui n'aurait pas été euh dans les états que que l'on connaît euh aujourd'hui.

Euh donc cette caisse nationale des moyens historiques des des sites devient en l'an 2000 le centre des monuments nationaux. Euh quelques années après, on a parlé de monum, mais c'est je sais pas si c'est un vous avez entendu parler de enfin c'était un acronyme qui permettait de de d'avoir une marque sur le centre des monuments nationaux. C'est pas resté très longtemps.

Mais alors donc les missions qui lui sont confiées mettre en valeur le patrimoine qui est confié à la au centre des nationaux en développer l'accessibilité assurer la qualité de l'accueil et en fait aujourd'hui c'est 110 monuments, un peu plus de 110 monuments euh de qui vont également jusqu'au 20e siècle. un certain nombre de de bâtiments architecturaux de des années 20 30 qui sont protégés et qui forment vraiment un un ensemble et un réseau très fort. Le cent des monument gère par exemple l'art de triomphe, le Mont-Sain-Michel, le Azel Ridau.

Donc un certain nombre de de lieux emblématiques, mais aussi des lieux plus petits. Je pense dans région centre, le château de Tassis, le château de Fougère sur Bièvre, le dans le tarné Garon la B de Beauaieu en Rouerg. Et en fait le principe c'est la péréquation c'estàd qu'en fait les gros monuments qui rapportent beaucoup de recettes qui ont beaucoup de public de triomphe sa chapelle notredame permettent de financer l'entretien et l'ouverture au public de lieux beaucoup plus la la maison George à Noan ou la maison Clémenceau en vendé.

Euh donc c'est vraiment un établissement public très très important dans le domaine du patrimoine euh et qui a qui repose également sur euh au-delà donc la la péréquation financière sur la mutualisation des moyens et des projets. Il y a une centrale à Paris qui permet de d'apporter l'expertise financière, juridique, administrative ou en terme de de montage de projets culturels à l'ensemble de ces 100 monuments dans toute la France qui n'ont pas d'équipe sur place suffisamment importante pour monter des projets. Donc c'est vraiment un établissement public dépendant du ministère de la culture très très important.

Aujourd'hui, c'est 11 millions de visiteurs sur l'ensemble de ces 110 monuments, c'est à peu près 1551 agents et un budget 260 millions d'euros financé à 40 % par des subventions du ministère culture et le reste c'est de la billetterie, du recettes domaniales, du mécén, de des la vente de produits dérivés. Euh et alors euh le justement ce qui est intéressant aussi c'est que le la ministre de la culture Rachida Dati a confié tout récemment à le la présidente du centre des monuments nationaux une étude pour créer un un national trust à la française. Et alors c'est vraiment intéressant ce ce travail qui est fait pour essayer de comparer un petit peu ce qui se fait dans les dans les deux pays.

Et alors, je me suis plongé un peu pour pour savoir ce que c'était que le National Trust. Et c'est impressionnant. C'est 300 monuments, 200 jardins, 50000 bénévoles, 12000 salariés, 4 millions de membres.

Enfin, aujourd'hui, on est effectivement, il y a même donc les associations de protection du patrimoine, vieille maison française par exemple euh où le la sauvegarde de l'art français n'arrive pas du tout à l'acheville de ces de ce de ce groupement. Et c'est vrai que c'est vraiment même si c'est pas dans la culture euh française euh et c'est pour apporter justement un bémol par rapport à l'intervention publique qui ne peut pas tout euh essayer de travailler sur ce euh ce ce cette protection plus locale et cette intervention de des habitants autour de leur patrimoine peut vraiment être une solution pour essayer de de protéger nos 40000 monuments. en France qui qui sont vraiment très importants.

Euh donc très rapidement, je terminerai par le le le principe des acquisitions d'œuvre d'art et notamment du principe de son financement et de la Dation qui a été vraiment très important pour les musées en France. Euh donc le le les acquisitions d'œuvres d'art des musées se fait soit par à titre néreux euh donc sur budget de et subvention du ministère de la culture ou des ou de de recettes de billetterie de de des établissements publics autonomes ou par le ce qu'on appelle les libéralités. Donc c'est tout ce qui est don leg et qui a qui permet donc au donateurs des réduction d'impôts qui constitue finalement un financement indirect de l'État puisque l'État se déduit un impôt qui qui aurait dû rentrer en recette fiscale.

Donc c'est ce qu'on appelle un financement indirect et qui a permis vraiment de développer les collections françaises de manière de manière très très importante. Euh c'est aujourd'hui le principal enfin les dons liberté c'est le principal moteur de des acquisitions dans les musées français. Euh un un autre aussi une autre originalité euh du droit euh euh du droit français, c'est le principe de préemption euh qui permet également de euh de de que l'État puisse euh récupérer un certain nombre d'œuvres euh de majeur.

Euh évidemment, la préhension ne se fait pas comme ça au hasard. on est vraiment sur des euh du des œuvres majeures qui permettent de d'enrichir les collections et surtout de d'apporter un une histoire de l'art de importante et des chénons manquants dans les collections françaises. Et ça c'est une très important pour nous musée de d'avoir ce cette possibilité euh en en donc en matière de de financement.

Je alors soit soit c'est des subventions publiques qui sont versées par le ministère, soit dans les décrets de constitution des musées nationaux, il est indiqué que ils doivent utiliser un pourcentage de leur billetterie pour des acquisitions. Et alors le dernier principe qui a vraiment permis de de construire des des des collections nationale très importante, c'est laadation. Donc en fait, c'est le le le principe c'est acquitter c'est c'est de pouvoir acquiter en nature par le le biais de remise d'œuvre d'art euh des droits de succession, des droits de mutation euh ou des droits de partage.

C'est qu'en fait le les ayants droits de d'un artiste permettent de de de ne pas payer de droits de succession et en contrepartie, il donne un certain nombre de d'œuvres de de de qui qui permettent d'enrichir les collections nationales. Euh c'est grâce à ça que le musée Picasso s'est ouvert. le Musée national d'Air Moderne, on a des nations historiques, Marc Shagal, la nation Brancouzi avec aujourd'hui l'atelier Brancouzi qui qui est malheureusement démonté mais qui va être remonté en 2030 à la réouverture du centre Pompidou et non plus cette fois-ci dans un atelier à part mais à l'intérieur des collections. le mur breton également qui est une qui est une des œuvres majeures de de des collections nationales et de nos collections 20e siècle.

Et en fait, on s'aperçoit que depuis 1972, la création du musée national d'Ar moderne, euh on a une on a une une focale très importante qui a été faite grâce à à ces dations et à ces dons. Euh quelques quelques chiffres en en 1977, à la création du centidou, il y avait 17000 œuvres. Aujourd'hui, on est à plus de 150000 œuvres.

Euh je alors j'en j'en parle et je m'arrête également là-dessus, c'est que aujourd'hui on est en train de faire un déménagement de 150000 œuvres euh donc qui doivent aller dans un une réserve intermédiaire puisqu'on est en train de construire en même temps des réserves 20 mm carr de réserve à Massi. Donc en fait, on ne fait pas un déménagement mais deux déménagements. Et ces 1400 œuvres, [Musique] c'est 3 ans de semi-remor quotidien pour réachiminer les œuvres de à Masside, on a une nouvelle réserve.

Donc c'est un travail phénoménal. les équipes sont aujourd'hui euh vraiment très enfin on sent une tension très palpable puisque c'est la première fois que il y a il y a quelque chose d'aussi important qui qui qui est fait euh en moyenne les musées le le centre Pido et d'autres musées c'est 2000 acquisitions par an et 85 % de ces acquisitions sont faites par de nation et et heureusement qu'on On a cette possibilité parce que c'est vrai que compte tenu notamment dans l'arcondorban du marché de l'art et des prix de certaines œuvres, les subventions de l'État ne pourraient pas enfin on peut pas se mesurer aux grandes fondations privées. Donc ça nous permet d'avoir de d'enrichir vraiment les les collections nationales.

Donc voilà, un panorama très rapide et pas du tout exhaustif sur quelques points de cette originalité de d'intervention publique dans le la politique culturelle française à à mettre en en perspective par rapport à à des de des d'autres dispositifs plutôt anglo-saxon et d'autres politiques. Voilà. Merci beaucoup.

Merci. Et euh et nous avons maintenant l'occasion de faire un peu de conversation à pour poser des questions ou le commentaires à je peux commencer ch prerogative ou mais je préfère vous vous donner l'occasion. Nous avons une vingtaine de minutes avant notre break et à ce moment-là, nous avons changé de langue.

Speaking English. Yes. Première question.

Est-ce que vous étiez surpris par un poète ou un poème déterminé en anthologie de premier donner le caractère de Alors, merci de la question. Je ne m'aventurerai pas sur le sur le le caractère de Pompidou que je connais trop mal pour répondre à à cette question. Mais je dirais que ce qui m'a frappé, c'est que c'est un homme de son temps à bien des égards et je pense que s'il refisait la même anthologie maintenant, il n'y aurait pas forcément les mêmes choses dedans pour quelqu'un qui comme lui serait un homme passé par l'agrégation et cetera.

Euh, par exemple, Sulip Prudom 1901, premier prix Nobel français, enfin premier prix Nobel au monde, écrivain français. Je pense qu'on se dispenserait de de l'inclure. Valérie, Pompidou aime Valérie.

Valérie maintenant, on y est un peu plus hermétique par exemple. Donc, autant je pense qu'il y aurait des constantes. Par exemple, Baudler qui est le grand homme de Pompidou, je crois serait tout à fait là. les Verlines, les les euh les RBA et cetera.

Donc je pense qu'il y aurait un corps commun. Euh je pense aussi qu'il y aurait ce qu'il n'y a pas beaucoup chez lui de la poésie du 17e. Euh on aime beaucoup plus la poésie du 17e maintenant qu'au milieu du 20e siècle et plus encore ceux qui sont passés par le système scolaire, donc les les saints, les voitures, des gens comme ça, euh Malherbe et cetera.

Donc je pense que la distribution serait un peu différente. Et de ce point de vue-là, je crois que votre question est excellente parce que elle permet de réfléchir à l'anthologie à la fois en tant qu'expression d'un goût individuel et en tant qu'expression aussi d'une génération. Parce que Pompidou en écrivant cette anthologie, en compilant cette anthologie, il est aussi le porte-parole de sa génération.

Il est aussi le porte-parole de ceux qui ont eu la même éducation que lui, je crois. Euh et je pense que c'est vrai pour nous tous, mais c'est particulièrement vrai pour quelqu'un comme Pompidou. C'est Olivier, je crois, à l'ouverture qui rappelait que que l'escali que que l'ascenseur républicain avait vraiment fonctionné pour Pompidou par l'éducation.

Euh et euh je pense que ça donc ça c'est un des points importants. L'autre point euh important, je crois que c'est c'est que euh Pompidou a ce goût de la littérature vissé au corps euh et il ne se conçoit pas en quelque sorte détaché de ce goût de la littérature. Et c'est pour cela que la dernière citation qui qui disait qu'en quelque sorte c'était le livre qu'il voulait emporter sur son île déserte, c'était lui à ce moment-là disant ce qu'il voulait, ce qu'il était, s'exprimant de enfin sans phare aussi et que peut-être lui-même 20 ans plus tôt ou 20 ans plus tard n'aurait pas fait les les mêmes choix.

Donc, je n'ai pas répondu à votre question, mais je trouve qu'elle a elle a suscité des réflexions intéressantes dont je vous remercie. Autre question ? Quelqu'un ? des Oui, j'allais poser une question générale parce que nous avons là un contraste assez saisissant entre l'esprit d'un président de la République française et ce qu'on voit avec les politiques britanniques.

C'est c'est un contraste vraiment très très marquant. Maintenant, est-ce que Pompidou est exceptionnel de ce point de vue-là ou mais ça ça relève d'une tradition culturelle qui semble beaucoup plus implantée en France qu'elle ne l'it au Royaume-Uni ? Ah !

Est-ce que donc c'est Pompidou ou c'est quelque chose qu'on reprend avec d'autres présidents ou premier ministres français à de vouloir être de de de s'exprimer dans au sein d'une culture littéraire de de cette façon ou même artistique. Les deux, mon général. Alors, alors les deux, oui, je pense euh enfin blague à part euh je pense que euh c'est la nature, la culture, l'être de Pompidou qui est tout enti qui s'exprime tout entier.

Euh et de ce point de vue-là, euh ce que Benedict nous a montré de son goût pour un air un artit moderne aussi euh est frappant parce qu'il est assez conservateur en goût littéraire et assez novateur en terme de goût artistique, décoration intérieure et cetera. Mais je crois euh et les enfin les autres personnes qui ont longtemps vécu en France comme moi le le diront, il y a quand même la tradition de du chef d'état homme de lettre. Je crois qui est frappante.

Les Français et et ils ont raison et très bon goût en cela aiment que leurs hommes d'état soient aussi des des gens de culture et de préférence des des gens de lettre. Et il y a il y a d'autres personnes dans ce dans ce moul hein. Quand on regarde les alors les hommes politiques quand ils écrivent des livres, ce sont des des romans euh très enlevés qui se passent enfin qui qui racontent des histoires de coucherie euh euh dans les euh dans les arrières-couloirs du Parlement ou des choses comme ça.

Euh alors que les les Français bon euh Villepin par exemple son éloge des des voleurs de feu pour prendre un autre exemple moderne et en rapport avec la poésie. euh montre qu'il y a quand même cette volonté de de je pense de s'inscrire comme comme homme de lettre chez les chez les hommes politiques et et c'est quelque chose qui est respecté par par les Français et les deux présidents qui ne l'ont pas été dans les présidents récents sont Sarkozy et Hollande he un de droite un de gauche et il y a quand même toute une couche de la population que ça a gêné que ça a gêné qu'il pas cette espèce de de visibilité de de goût pour la culture qu'on attend quelque part ça va avec le rôle. Enfin, c'est mon point de vue mais je ne sais pas si Xavier ou Benedict Alors euh effectivement ce que ce que j'allais dire c'est que il y a il y a toujours ce ce rôle du président qui est et qui a une appétence pour la culture et je dirais que ça a été avec plus ou moins de bonheur suivant les les présidents que qu'on a eu finalement.

Euh mais il reste quand même une chose, c'est euh l'histoire des grands chantiers. Et effectivement, chaque président, ça c'est peut-être très français aussi, a voulu marquer son histoire avec euh euh des grands chantiers et qui euh reste toujours euh euh important euh mais c'est comme euh effectivement tout au long de l'histoire, euh si je dis je je parlais des monarques qui ont euh aidé le les arts, tous les tous les rois de France n'ont pas été au même niveau à ce niveau-là. On pense à Charles 5 effectivement qui était très qui étaiit très très à la pointe là-dessus, mais il y en a d'autres que on qui n'ont pas laissé beaucoup de choses derrière eux.

Donc je suis tout à fait d'accord avec ce qui était dit à la fois un trait général effectivement et le très particulier. C'est aussi pour cela que j'ai pris le temps de vous montrer ces extraits de lettrre parce que j'en ai choisi quelques-unes parmi les centaines que nous avons. Mais il parle tout le temps tout le temps de littérature et on sent qu'il a un plaisir sincère à expliquer ce qu'il a lu, pourquoi il a aimé, pourquoi il a moins aimé, pourquoi il relit.

Et ça n'a rien d'extraordinaire. C'est vraiment Je faisais la comparaison avec le WhatsApp aujourd'hui parce que c'est grosso modo de la cette façon qu'on procéderait aujourd'hui pour partager notre coup de cœur du moment. J'étais chez le libraire, je suis tombée sur tel livre, c'était fantastique où j'ai détesté et c'est cette spontanéité que qui nous montre à quel point oui, c'est quelque chose qui est de l'ordre du viscéral pour lui. my don't have to we can we can do translation if necessing here so cul as imperial gift to the former and with confid being so well culturate was any of this you know was any of this reflect the or was it quite french cent from you it wasn't par centr on best friendsor of himself and will doubtless be able to confirm this.

You know there are exchanges of letters between Sangor and and Pompidou. Um, and it's very much a friendship between two individuals and two individuals who love literature, but I think it is also respect, you know, of a states for another states and I think that would be one of the ways in which um there is definitely I think a link between um France's colonial past and Pompid's um practice of and love for contemporary literature. Bénédict voulait peut-être rajouter quelque chose ou je je vais le faire du coup plutôt en français puis je je vous laisserai traduire.

Dans la relation à Saint-or, c'est vraiment au départ des relations d'amis de jeunesse et dans leur correspondance, il y a tout ce qu'il y a de plus anodin de ce que deux amis proches s'écrivent. Il y a pas forcément de réflexions qui vont aller au-delà. Après, quand on parle quand ils sont sur des postes officiels avec toute l'équipe qui va les entourer, on n'est plus du tout dans la même dimension.

Mais en revanche, du point de vue des archives qu'on conserve, on peut pas leur faire dire plus que ce qu'elles contiennent. Il y a vraiment une proximité franche mais j'irai pas au-delà en tout cas de ce que j'ai pu en voir. culture even though he was president of an African state. a very very interesting surprising individual himself just add I I met a lovely young man so I start go to the 70s French objects and I lovely and he explain to me a beautiful explain to me that he was education insisted that he was abs the best friend the education is going to be the best education I think that makes fun for me to actually you're right on another basis because of I found having been brought up by in this country and having lived in France when I was a teenager my people would say well you speak perfect French but it's French of the 1950s and went out when I was attorney general to Morocco and I found myself sitting next to Om the attorney general Morocco and he been to the and it was exactly the same perfect French but untempted by the the language of students or anybody else.

Any other questions other? Yes. Which is how do you think used this kind of interesting mod art architecture furniture as a vehicle to himself to the resource goal?

C'est c'est peut-être Xavier qui est le mieux placé pour répondre. Donc donc la question la question de savoir si Pompidou dans sa politique culturelle voulait se démarquer de Gaulle. Oui.

Complètement. Pardon ? Ça va être en en français.

Oui, effectivement, on est dans une une pleine rupture avec vraiment un avant et un un après où George Pampidou en plus c'est peut-être également une manœuvre politique. Il a senti le vent, c'était quelqu'un de très intuitif et il fallait faire autre chose que que mais 68 étaaiit passé par là. Donc il fallait faire vraiment autre chose que le le le monde golien et ça a été il a là-dessus, il a vraiment une une intuition politique très forte.

Euh et d'ailleurs on le voit encore quand on travaille sur les archives du centre Pampidouf et la création du centre Pampidouf, ça a été vraiment une révolution complète mais il a tenu bon. Il y a aucun des de ces ministres ou de ses conseillers qui qui l'ont vraiment appuyé quand il a eu cette volonté et en plus de construire le ce lieu en plein Paris, en plein centre de Paris, à quelques centaines de mètres de Notredame de Paris. Et c'est ça qui est vraiment intéressant et je pense que c'était un vrai visionnaire parmi tous les présidents français. recherche qui est-ce que je C'est peut-être une question à poser suite suite au prochain épisode, je pense que c'est la la prochaine table ronde.

Je pense que la prochaine session sera peut-être le moment de le faire. Je suis conscient qu'il fait très chaud euh et que il est probablement le bon moment de s'arrêter pour se rafraîchir. Je crois qu'il y a du café et du thé qu'on va reprendre dans une trentaine de minutes à pour la deuxième partie qui sera en anglais Politics of Culture Europe and Power où on va peut-être répondre à votre question.

Et entre-temps, je voudrais remercier à nos trois participants pour ce qui a été pour moi absolument euh superbe parce que j'ai beaucoup appris que vous Heureusement également Merci beaucoup. Merci beaucoup madame cè [Musique] C'est