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Discours / meetingJardins botaniques du Grand Nancy· 15 mai 2023 94 minAutoproduitDivertissementCulture, médias & sport

Bonsaï, technique, art et philosophie - Conférence de Jean-Marc Pouillon - Jardin botanique de Nancy

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:55?Fait
    « Voilà, ça c'est un bonsaï. L'autre avant aussi. Et voilà ce que ce vers quoi on doit essayer de tendre. »
  • 5:15?Chiffre
    « les premières vraiment repérées remontent euh à la dynastie des Han en Chine, c'est-à-dire -200 à 220. »
  • 6:00?Fait
    « la première représentation connue d'un arbre en pot qui se trouve qui a été découverte en 1971 par les archéologues dans la tombe d'un prince chinois qui s'appelait le Zhang Huai dynastie des Tang. »
  • 8:07?Fait
    « le bonsaï va traverser la mer avec les moines bouddhistes et va se développer par la suite au Japon. Il est emmené vers les à peu près vers l'an 800 »
  • 10:42?Fait
    « la première trace qu'on trouve au niveau des du de la France enfin du du Moyen-Âge pour nous. »
  • 12:56?Fait
    « En 1852, Charles MacFarlane publie un compte-rendu détaillé des coutumes japonaises où il parle des arbres miniatures. »
  • 14:23?Fait
    « Dans les expositions, les gens vous disent "Vous les torturez." et cetera. »
  • 15:07?Fait
    « la curiosité végétale de ce jardin, c'est la forêt en miniature le massif forestier si l'on préfère composé d'arbres géants dans leur état naturel dont les Japonais, comme les Chinois excellent à arrêter le développement jusqu'à pouvoir les conserver dans un pot à giroflée. »
  • 16:34?Fait
    « Beaucoup d'hommes d'affaires quand ils se trouvent en présence d'une collection précieuse de bonsaïs peuvent passer d'une sphère politique animée du monde des affaires à un imaginaire contemplatif des scènes paysagères calmes et paisibles. »
  • 18:13?Fait
    « le bonsaï prend pied aux États-Unis dans un premier temps par ce biais-là. Grâce à la présence des maîtres japonais qui étaient sur place et qui s'étaient expatriés. »
  • 22:05?Fait
    « un des premiers producteurs de bonsaï français, c'est André Montaigne, ingénieur en agronomie »
  • 1:15:50JEAN-MARC POUILLONFait
    « Il y a des gens qui font du bonsaï partout. Et euh ces gens-là se rencontrent, échangent, travaillent sur des espèces différentes parce que ce qui pousse en Martinique, nous nos clubs français en Martinique et en Guadeloupe ou à la Réunion n'ont pas du tout les mêmes espèces. »
  • 1:16:35JEAN-MARC POUILLONFait
    « Ils pensent que le l'avenir du bonsaï est en Europe, chez les Occidentaux principalement, euh parce que au Japon, ça se perd énormément. Les jeunes Japonais euh n'en ont que faire. »
  • 1:17:18JEAN-MARC POUILLONFait
    « Pour moi, c'est quelque chose qui devient un petit peu universel. Ça fait partie de la mondialisation certes, mais euh on aura notre bonsaï de type européen très probablement. »
  • 1:26:25JEAN-MARC POUILLONFait
    « La pumice est un est une pierre volcanique un petit pierre ponce, on appelle ça comme ça pour imager les choses mais qui a la la faculté d'être d'avoir une rétention d'eau très importante non pas à l'int à l'intérieur du grain »
  • 1:30:44JEAN-MARC POUILLONChiffre
    « Il y a eu un gros effort un gros essor du bonsaï euh en Europe et en France particulièrement, et euh le monde asiatique, moi j'ai vu je vous ai dit, j'ai vu en Chine 70 hectares de bon de pré-bonsaï. »
  • 1:31:28JEAN-MARC POUILLONFait
    « Un arbre, comme toute plante, c'est dehors. Là, je suis en train de tuer tout. Vous avez plus rien comprendre, mais mais c'est un argumentaire commercial qu'ont utilisé les grandes surfaces »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00

J'ai un très grand plaisir à être devant vous et avec une assemblée garnie aujourd'hui, ça fait plaisir. On n'a pas fait cette conférence pendant l'exposition pour des raisons évidentes de logistique, c'est-à-dire que la pièce où vous êtes, hier, il y avait plein de bonsaïs qui étaient exposés aussi ici. Donc on a préféré montrer des arbres et puis peut-être pour ceux que ça intéresse plus de poursuivre avec euh la partie qu'est-ce que c'est que le bonsaï. Le titre que j'ai choisi est : bonsaï. Alors on dit bon saï. Ah, on dit pas bonsaï parce que ça c'est notre ami Coluche qui nous a un peu perturbés. Mais on dit bonsaï technique

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parce que c'est de la technique art pour une interrogation ou philosophie parce que en réalité derrière, vous verrez qu'il y a une part de philosophie dans dans la pratique du bonsaï. Je sais Je pense que beaucoup d'entre vous pratiquent un peu l'art du bonsaï. Donc vont être des connaisseurs, vont connaître plus de choses. Les personnes qui ne savaient pas voulez connaître et ben vous poserez des questions, il y a aucun problème pour que on puisse échanger sur le sujet. On va se diviser en plusieurs parties, on va déjà voir comment le bonsaï est arrivé, d'où il vient. Vous allez voir que c'est ça sera

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peut-être un peu fastidieux, j'irai peut-être un peu plus vite à un moment donné, de toute façon accéléré. Dans la deuxième partie, vous aurez la partie technique et dans la partie technique, les subdivisions, c'est-à-dire la partie codification, la partie pratique et la partie vieillissement. Et puis en finale, on passera sur la partie artistique et sur la partie philosophique. Donc on va démarrer, on va jouer, on va s'amuser entre nous au début. Je vais vous mettre des images et puis vous allez me dire si pour vous c'est un bonsaï ou pas.

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Non, oui, oui, non.

2:19

Et ?

2:25

? Il y a pas de tronc. ! On avance. ?

2:41

Non ?

2:51

Non ? C'est un genévrier de Californie, oui.

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Mais c'est un bonsaï. Ne parlerait-on pas de pré-bonsaï plutôt parce que on l'a mis en forme, il est au départ, il a un pot mais un pot en polystyrène, ça va pas aller bien loin.

3:23

Vous êtes ? Ah ? C'est un paysage, c'est Ça c'est ce qu'on appellera un painting. C'est-à-dire On utilise des techniques qui permettent de représenter des paysages. ? Tout le monde est d'accord ? Bon.

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Voilà, ça c'est un bonsaï. L'autre avant aussi. Et voilà ce que ce vers quoi on doit essayer de tendre. Alors c'est dans un style, dans une une présentation particulière, c'est en Chine hein sur un un grand concours en Chine où vous avez euh plus de 1800 mais entre 1800 et 2000 bonsaïs qui sont présentés dans des grands halls avec les présentations classiques et cetera. C'est à l'image de la Chine. Alors le mot bonsaï s'est divisé en deux parties, c'est un mot japonais, bon saï saï étant la plante ou l'arbre. Donc

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c'est un arbre en pot. Petite digression, au départ, c'était pen Le mot venait de la Chine et c'était le mot pen saï qui s'est transformé en japonais en bon saï puisqu'ils ont utilisé la vraie variation, il y a une variation qui existe du chinois qui euh ce que je vous ai dit tout à l'heure, pen jing aussi qui donne ce qu'on a vu tout à l'heure, on a des difficultés à savoir si c'est un arbre en pot, un paysage et cetera.

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On constate quand on fait un peu d'historique parce que moi j'ai cherché beaucoup pour essayer de comprendre que euh des plantes en pot, ça fait depuis longtemps que l'homme met des plantes en pot. Après qu'il les travaille d'une manière ou d'une autre, c'est beaucoup plus difficile et on va s'apercevoir que en réalité euh les premières vraiment repérées remontent euh à la dynastie des Han en Chine, c'est-à-dire -200 à 220. On avait là déjà des arbres en pot, on a des écrits, on a des enfin des des choses qui nous disent que mais on a rien d'imagé. Euh il y a une autre dynastie, c'est pour ça que je vais aller vite dans cette partie-là parce que je vais pas vous vous vous prendre la tête avec les

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dynasties chinoises, les dynasties japonaises. Euh l'utilisation du mot pen saï et puis en théorie, si vous voulez on a la première représentation connue d'un arbre en pot qui se trouve qui a été découverte en 1971 par les archéologues dans la tombe d'un prince chinois qui s'appelait le Zhang Huai dynastie des Tang. Voilà. Et là on a manifestement quelqu'un qui porte une composition d'arbres dans un pot qui a une forme de lotus. C'est la première trace euh visuelle du bonsaï

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dans dans l'histoire de l'homme. Par la suite, et ben on va on va cheminer ensemble. Je vous ai sorti extrait des des des lithographies ou des photos qui qui existent de ces arbres. Voilà. La Chine sur la dynastie En voilà encore.

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Celle-ci, c'est 2e siècle. 11e siècle avant.

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On en retrouve dans d'autres lithographies du 16e siècle.

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En voilà encore. On est toujours en Chine hein. Pour le moment, on n'est pas on n'a pas traversé la mer. Et puis voilà euh les premières aquarelles du 17e siècle où on voit manifestement là que la culture du bonsaï c'est pas qu'un qu'un arbre qui est dans un pot euh dans un jardin mais que là manifestement, il y a euh la pépinière si on peut appeler le le mot comme ça avec ou un jardin avec des bonsaïs en présentation.

8:07

Alors on bascule au Japon. Et le le bonsaï va traverser la mer avec les moines bouddhistes et va se développer par la suite au Japon. Il est emmené vers les à peu près vers l'an 800 pour vraiment euh franchir le le la mer et passer du côté japonais.

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On a retrouvé là aussi des documents qui permettent d'attester le fait que euh cette pratique commençait à se faire. On va avancer parce que là aussi on va faire de l'historique assez rapidement. C'est pas les plus Voilà par exemple dans la période de Katsura Gongen Genki, c'est des des samouraïs, les grands maîtres féodaux qu'on appelle les les chefs féodaux qui qui développaient dans leur jardin euh les bonsaïs. En voilà par exemple encore.

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1351 18e siècle.

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En 1771 là aussi on voit manifestement que il y en a pas qu'un, il y en a nettement plusieurs et c'est une c'est peut-être même de la production déjà sur sur ces estampes. Et puis on va continuer. 1788, 1786 on a des représentations là de vraiment de de pins qui sont en pot sur des lito on a Là, on arrive chez nous. Parce qu'on se disait mais en Europe, il s'est rien passé. Qu'est-ce qui est Et c'est la seule trace qu'on a aujourd'hui dans d'une dans la période moyenâgeuse d'une lithographie qui représentait manifestement un arbre en pot. Alors vous dire qu'il avait la même allure que ceux du jardin et tout et cetera, non. C'est sûr et certain. Mais c'est la première trace qu'on trouve au niveau des du de la France enfin du du Moyen-Âge pour nous.

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Vous voyez que c'est compliqué la le Japon et la Chine, c'est Vous avez toutes les périodes. Mais pour faire très vite, si vous voulez, ce qui se passe c'est que vous allez avoir La le Japon va fonctionner comme un poumon, quoi. Il va s'ouvrir vers le monde extérieur et puis il va se fermer. Et tout ça va faire que et ben le bonsaï qui est une plante commerciale comme les autres va pouvoir sortir ou pas pouvoir sortir. Et en réalité, de par le la respiration du Japon au travers des périodes de son histoire et ben il est jamais sorti. Le bonsaï est sorti du Japon que vers les années pour arriver en Europe par la suite, mais que vers les années 1800 et quelques. Et c'est là qu'on qu'on que nous on va

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les on va nous Européens, on va les découvrir. Ce que je vous ai mis là, c'est ce qui est ce qui sont les ouvertures commerciales, les périodes où le Japon s'est ouvert vers les marchands portugais et espagnols qui venaient euh caboter dans les ports euh et faire du commerce. Mais ce qu'on s'aperçoit, c'est que dans ces périodes-là, il y avait pas de départ de bonsaï. D'autres plantes partaient des épices, ce que vous voulez, des des des des des des matériaux qui étaient produits, mais le bonsaï, jamais. Pour une raison très simple et vous allez comprendre par la suite pourquoi c'est On a eu des périodes entre les deux de fermeture. La première période, c'est celle euh où les seigneurs féodaux

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ont complètement bloqué le Japon en disant "On interdit les bateaux, on interdit tout. On veut pas de la culture occidentale chez nous." Donc on fermait les frontières. La deuxième, c'est la période de la guerre où pendant ce temps-là, il s'est produit un certain nombre de choses et un isolement du Japon aussi. Par contre, ce qui est intéressant c'est qu'on a commencé à trouver quand même des gens qui partaient en voyage, des Occidentaux qui allaient au en Chine au Japon et qui ramenaient dans leur récit un certain nombre de choses. Récit de voyage de l'histoire du Japon. Voilà les documents. Alors je les ai pas moi parce que j'ai jamais pu le trouver. J'ai j'ai j'en ai loupé un une fois sur sur une vente.

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Euh Là, en 1852, Charles MacFarlane publie un compte-rendu détaillé des coutumes japonaises où il parle des arbres miniatures. C'est la première fois qu'on a une trace dans notre culture occidentale par écrit. Et chose très importante, c'est qu'il met que les Japonais placent aux fenêtres OK. Et font pousser dans la pierre ponce poreuse. Et ceux qui pratiquent le bonsaï en France depuis quelques années savent que nous on on a démarré le bonsaï dans les années 80 et qu'on s'est retrouvé à mettre nos arbres dans un mélange de terreau de sable et de terre végétale. Ce qui n'a rien à voir.

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En 17 1852 on savait déjà qu'on devait cultiver ces arbres dans de la pierre ponce, dans ce que l'on appelle maintenant aujourd'hui de nos jours la pumice. Mais ça abstraction totale et vous allez comprendre que ça nous a handicapé pendant un certain temps. Si je continue très rapidement l'évolution différentes personnes qui sont parties pareil des Il y a une une femme là qui est Lady Anne Brassey qui est partie caboter avec ses ses navires et qui ramenait des choses du Mais elle aussi dans ses journaux parlait de pépinière pour euh examiner l'art japonais d'arbres nains.

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Mais tout le monde avait toujours cette connotation l'arbre nain. Quoi en réduit en il y a cette espèce de de de de mentalité qui nous qui nous traverse encore hein, qui arrive encore. Dans les expositions, les gens vous disent "Vous les torturez." et cetera. Et ben ça, ça vient de de de ces périodes-là où on était très réticent à ce genre de choses. Ce qui s'est passé après en septembre 1878 c'est la première fois que dans la Gazette des Beaux-Arts par Paul Sedille, on l'entend parler en en France et aussi lors de l'exposition universelle que tout le monde connaît, la grande exposition de Paris où il y avait le pavillon du Japon qui présentait des bonsaïs à cette exposition-là. Mais les voilà.

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Mais quand on voit les commentaires qui étaient faits par les comment s'appelle les les scientifiques de l'époque ou les horticoles les horticulteurs de l'époque euh dans le journal hebdomadaire, la critique est très peu sympathique. Vous allez voir ce qu'ils ont écrit. La curiosité végétale de ce jardin, c'est la forêt en miniature le massif forestier si l'on préfère composé d'arbres géants dans leur état naturel dont les Japonais, comme les Chinois excellent à arrêter le développement jusqu'à pouvoir les conserver dans un pot à giroflée. Vous voyez déjà tac tac tac tac, on a cassé un peu. Cet art ne nous séduit guère mais ce n'est pas une raison pour ne pas en tenir compte. En gros, on sait

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que ça existe mais euh ça nous emballe pas. On continue un petit peu plus tard l'exposition suivante 1889, la présence là n'étonne plus vraiment, mais on est toujours quand on lit le texte dans des commentaires pas vraiment élogieux en ce qui concerne cette technique. Ce goût qui nous paraît bizarre, ce caprice qui nous semble puéril est une des faces diverses et multiples de leur passion dominante. On sent là aussi la la xénophobie un peu qui qui se qui se marque très probablement, mais surtout par rapport aux plantes donc un une espèce d'allergie à à faire du bonsaï.

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Alors on note quand même donc qu'il existe. C'est la première chose. Et puis ça va se débloquer quand même un jour. Euh voilà, il y a Frank Brinkley qui est un auteur anglais donc qui a rédigé à un moment donné un un texte et là il je le cite "Beaucoup d'hommes d'affaires quand ils se trouvent en présence d'une collection précieuse de bonsaïs peuvent passer d'une sphère politique animée du monde des affaires à un imaginaire contemplatif des scènes paysagères calmes et paisibles. Ainsi, ils peuvent ressourcer leur cerveau fatigué par des visions réalistes de la nature paisible."

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Et là, on touche directement la compréhension de ce qu'est la pratique du bonsaï.

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Par la suite 1850-1940 on commence à exporter les bonsaïs. Et vous savez la la le mais c'est ça commence à peine, quoi. C'est parce qu'on a des problématiques qui sont les problématiques de comment entretenir ces arbres. Et il va se passer la chose suivante c'est que comme on a rien pour vraiment les entretenir on va avoir la chance grâce à la période de la guerre où on va avoir des Japonais qui vont quitter le Japon, qui vont s'expatrier sur la côte ouest des États-Unis. Et en étant sur la côte ouest des États-Unis, ce qui va se passer

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c'est que euh quand il va y avoir des bonsaïs qui vont arriver parmi ces gens qui ont émigré en quelque sorte, il y a des maîtres japonais de l'art du bonsaï. Et quand les plantes vont arriver sous l'importation par importation on va avoir la connaissance parce que ces gens-là vont dire "Mais nous on sait comment on doit les travailler." Et c'est seulement à ce moment-là que le bonsaï prend pied aux États-Unis dans un premier temps par ce biais-là. Grâce à la présence des maîtres japonais qui étaient sur place et qui s'étaient expatriés. Voilà, donc on va passer sur les noms hein, Bungo, Miyaze. Par contre, si vous cherchez dans la dans la les documents et cetera, de leurs

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écrits, vous pouvez les trouver sur sur Internet ou sur dans des bouquins en bibliothèque et cetera. Donc c'est un certain nombre de de de maîtres qui sont qui ont permis cette en gros, ils sont venus, ils connaissent la connaissance a permis de développer le bonsaï sur euh sur le territoire euh américain dans un premier temps, côte ouest des États-Unis. Et puis 1902, en français, le premier texte et je suis fort mécontent parce que il y a 2 ans, je l'ai loupé sur une vente aux enchères. C'était la formation des arbres nains japonais par Albert Momméney

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qui est ce bouquin-là. Et voilà il s'intitulait "Arbres nains japonais".

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Voilà. Je je reprends ce que je vous ai dit tout à l'heure concernant la la présence des Japonais, mais surtout on va donc avoir pour ceux qui pratiquent l'art du bonsaï les plus connus qui sont qui sont qui ont commencé et par qui le bonsaï a pu se développer en Occident, c'est Yuji Yoshimura qui était ce monsieur-là et qui a sorti les premiers bouquins en anglais qui permettent la la connaissance du transfert de la connaissance. Ensuite, on a eu des gens que beaucoup connaissent dans le monde du bonsaï puisque nous faisons référence à ces deux traités qu'il a écrit

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qui sont qui est Yoshio Naka, John Naka. Euh beaucoup de bonsaïka savent quand ils parlent on parle du Naka, c'est la Bible. Euh voilà John Naka au milieu de ses arbres aux États-Unis. Il a créé entre autres il est mort en 2004 et les deux livres connus donc et surtout sa fameuse forêt qu'il a qui était une création qu'il avait réalisée euh euh lors de démonstration. Voilà. Et le fameux bouquin numéro 1 tome numéro 1 de John Naka. Il y en a un dernier que j'ai eu la chance de croiser qui est Ben Oki.

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Je sais plus sa date de décès parce qu'il est décédé depuis, mais moi je l'ai croisé au Japon en visitant les maîtres japonais euh sur place et euh Ben Oki euh était aussi un des trois grands qui ont vraiment marqué l'influence du bonsaï et il a il a travaillé jusqu'à je crois que il a dû mourir il y a 6 ou 7 ans, un truc comme ça. Voilà un genre le genre de de d'arbre qui qui pouvait produire. Alors, en France par contre on va faire référence à l'histoire française quand le bonsaï arrive, c'est vers les années 80 il y a plusieurs personnes. Il y en a

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une que je n'ai pas citée qui est issue qui a fait beaucoup pour le bonsaï au démarrage en France, c'est monsieur Duda qui est à l'origine des clubs de Metz et de Nancy. Mais euh un des un des premiers producteurs de bonsaï français, c'est André Montaigne, ingénieur en agronomie qui était dans la région de Saint-Sornin en Valois et qui disait parce que les gens bien sûr véhiculaient toujours cette idée on on torture les arbres, vous leur faites mal et cetera. Et quand une une dame euh lui faisait cette remarque, en général il disait "Attention madame, vous allez écraser un pissenlit." Et ça remettait les choses l'église au milieu du village en disant

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"Attention." Voilà. Euh André Montaigne, voilà sa production de pépinière. Ensuite, il y a eu bien sûr euh Carlo Colnec qui a donné le musée de et Paul Lesniewic qui ont eux créé leur musée euh l'un en Allemagne, l'autre en France, le premier à Biot en France et l'autre en Allemagne à Heidelberg. Le musée de Biot je pense est tombé. Il n'a pas pu sur survivre ces derniers temps. Le musée euh d'Heidelberg est toujours existant. Si vous allez en visite en Allemagne, vous voulez voir des arbres, il y a possibilité d'aller à Heidelberg.

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Et puis euh la il y a eu comment il s'appelait euh

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Rémi Sanson, voilà. Le ça me revenait pas. Rémi Sanson qui est donc est fondateur euh de l'association française des amateurs de bonsaï, la FAB à Paris qui était le seul club existant dans les années 80 qui a lancé un petit peu la machine en France et qui a permis la création après par la suite de plein de clubs en France. À ce jour euh il y a de l'ordre de 117 120 clubs euh à la plus de 30 ans d'existence parce que c'est au moment où j'ai rédigé le le le PowerPoint puisqu'elle date de 1987. Et euh il y a 115 à 120 clubs et environ

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2000 adhérents en France. C'est pas les fédérations de football ou de judo, mais voilà, ça a le mérite d'exister. Donc voilà pour la partie historique. Est-ce que vous avez quelques ? Non, ça va, j'ai pas été trop long. Parce que il faut que je presse là. Alors le bonsaï c'est avant tout une technique. Vous avez différentes techniques de production et le bonsaï c'est une technique horticole avec quatre points importants qui sont la technique horticole les formes codifiées

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les techniques de vieillissement, ce que l'on appelle le motchikomi en japonais et au final l'expression artistique. On va regarder ces quatre points-là l'un après l'autre. La partie horticole, ? Mais parce que on a affaire à des plantes et que c'est un savoir-faire. Il faut savoir comment fonctionnent les plantes, il faut savoir comment utiliser les substrats, comment utiliser les engrais, comment tailler, comment fonctionne le système d'une plante, c'est très important. Avant de commencer à faire de l'esthétique ou de la taille, il faut savoir. La connaissance botanique des espèces

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parce que vous allez pas travailler de la même manière sur un type d'arbre ou sur un autre. La la connaissance physiologique des arbres, comment ? Ont-ils des racines ? Est-ce que c'est et ça les gens qui pratiquent le bonsaï s'en rendent compte sur des espèces on fait "Ah ouais, je crois savoir, je vais me faire la même chose sur une autre espèce." Et puis la réaction est pas du tout la même. Donc ça ça va être important. Et puis la connaissance des sols parce que vous allez pas faire pousser une une une azalée dans un même sol que un pin ou un ou un un un conifère ou un feuillu. Autre point, connaissance des besoins nutritionnels. Est-ce que c'est des plantes qui mangent

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beaucoup, qui ont besoin de de soleil, qui ont besoin de et ? Donc comment on va ? Est-ce qu'on leur met plus d'engrais, moins d'engrais, à quelle période et ? Comme toutes les plantes, hein. Là on est dans la c'est de la technique, c'est pas autre chose, c'est un savoir. La connaissance des engrais pour savoir ce qu'on apporte ou pas, on complémente ou pas. Et puis la technique horticole, c'est aussi savoir rempoter savoir pincer quand on va travailler sur les sur les branches et sur les feuilles savoir tailler parce que quand vous donnez un ciseau à quelqu'un qui a jamais pratiqué ah il connaît bien le taille et mais avec le ciseau et le sécateur j'ai amené des outils là que vous verrez par la suite vous allez vous dire bon ben il

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faut savoir utiliser ces outils-là. Et puis savoir supprimer les bourgeons parce qu'à certains moments on enlève des bourgeons, on choisit où on favorise certains bourgeons plus que d'autres et cetera. En bref, c'est de la culture. C'est rien d'autre que de la culture. Et vous pouvez démarrer le bonsaï qu'avec ça. Viendra le reste ou viendra pas le reste, mais il faut savoir ça et il faut savoir aussi la deuxième chose. Là je vous montre un petit aperçu, voilà les productions de pins noirs au Japon. Ce que vous voyez arriver dans des belles coupelles

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ben sont produits en série comme n'importe quel producteur de pépinière chez nous. Ça fait partie et ça ces pins-là sont présentés en motte en en butte comme des pommes de terre. ? Parce que tous les deux ans on va les sortir de terre tailler les racines, les préparer au racinaire et les rempoter sur la butte. Et on va les garder comme ça. Donc le bonsaï est préparé en pleine terre. Migre, c'est bien une affaire pour nous. Donc il est voyant dans les pots. Mais la pleine terre fait partie du travail des bonsaïs, ça permet de renforcer les arbres, de leur redonner une une certaine vigueur pour permettre après de

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les de de de de les mettre en pot et les travailler plus en avant.

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Alors là vous êtes sur l'île de de de Shikoku, c'est un peu partout parce que en réalité il y en a pas. Disons qu'il y a des spécialisations qui se produisent. Mais euh beaucoup de de de Japonais. Je vais vous montrer aussi par la suite je crois que j'ai d'autres photos là. Voilà, ça c'est un érable de Burger. Ils sont commercialisés sous cette forme-là quand vous êtes un pratiquant de bonsaï. Vous allez à la Kokufu sur les les les stands des marchands vous achetez un érable de Burger que vous allez mettre en pot chez vous. Pour nous, pour les Occidentaux, on a un gros problème, c'est qu'il y a euh un monsieur qui s'occupait de la mathématique et des choses comme ça, un Cartésien

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qui nous a inculqué dans notre système de fonctionnement culturel c'est qu'en réalité quand on est occidental la codification c'est des tiroirs. On a une forme droite ah mais vous avez la forme penchée la forme cascade mais avant votre arbre là non c'est pas ça peut pas être c'est pas un penché c'est pas on les a classé et nous classons nous occidentaux on classe nos affaires. Dans le monde japonais et dans le monde asiatique principalement la codification en réalité c'est un moyen de communication. N'oubliez pas qu'on a le mot code

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chez nous le code morse par exemple le code c'est un langage et ça permet d'imager les choses pour pouvoir en discuter. Et c'est ce qui se produit dans le monde asiatique. Dans le monde asiatique les formes codifiées permettent un petit peu comme les idéogrammes. Vous visualisez les choses et après vous pouvez dire et ben cet arbre tiens j'ai une racine il est relativement droit mais j'ai une racine qui est là sur le côté si je le rempote différemment je vais pouvoir avoir une racine tirante donc je pourrais en faire un penché. Si j'ai pas ça ça vaut peut-être pas le coup d'aller essayer d'en faire un penché puisque j'aurai pas les éléments pour pouvoir monter mon arbre.

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Donc l'objectif de la codification dans le monde asiatique c'est d'en parler de permettre d'échanger entre nous. On va donc rentrer dans cette codification je vous propose quatre

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types de classification pour nous occidentaux les arbres simples avec des formes déterminées par les racines les arbres simples avec des formes déterminées par l'état du tronc comment se tient le tronc est-il droit est-il ondulé et cetera les formes déterminées par le nombre de troncs un deux trois plusieurs troncs une forêt et puis les combinaisons de formes parce qu'on peut avoir des racines apparentes une forêt avec des racines apparentes et cetera et cetera. Donc c'est ce que c'est ce qu'on appelle les compositions. Si on va passer dans les arbres simples avec des formes déterminées par les racines je vous mettrai le terme japonais et en

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même en même temps le terme français qui correspond à la forme. Donc ça on a des racines apparentes c'est ce que l'on appelle en japonais neagari et c'est ce qu'on appelle les racines aériennes. Ça vous envoyez beaucoup en arbres d'importation sur les ficus des choses comme ça qui ont des racines très visibles. L'autre famille c'est que là on a toujours des racines aériennes mais elles sont sur une roche. On va parler d'ishigami. Autre possibilité là c'est une ce qu'on appelle un netsuranari en réalité vous avez des racines

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rampantes qui sont au sol et qui ont permis la repousse de plusieurs arbres ou d'un seul arbre des fois mais surtout plusieurs arbres. C'est ce qu'on appelle les formes et vous avez ce qu'on appelle les formes radeaux les choses comme ça. Et puis vous avez euh le deuxième point donc on va passer de catégorie faut pas que je me loupe dans mes appuis. Les arbres simples avec des formes déterminées par l'état du tronc. Alors là c'est là que c'est là en général le maximum les arbres sont dans cette catégorie là et vous allez avoir ce schéma là. Ce schéma là c'est la synthèse des formes qui existent

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en bonsaï par rapport au tronc. Vous avez un seul tronc et vous pouvez avoir du droit jusqu'à la cascade. Et quand on a mis ça on garde ça en tête quand on fabrique un arbre quand on travaille sur ces arbres ça permet de visualiser les choses.

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Je vais faire l'imagerie moi. Je suis le droit formel vous savez militaire. Ça c'est le droit formel. Je vais commencer à pencher un peu. Ma tête dépasse mon racinaire. Je penche. Un petit peu avant j'ai peut-être pas envie de me pencher trop vite je vais garder ma tête à l'aplomb de mon racinaire mais entre les deux je me suis un peu tordu. Ce qu'on appelle le moyogi le droit informel. Je tourne droit mais et puis quand même je finis par pencher je penche je penche je penche je penche et plus je penche quand vous tombez qu'est-ce que vous ? Vous mettez une main pour essayer de vous retenir mais les arbres dans la nature ils font pareil. Ils ont des branches basses qui qui poussent et puis ils essaient de re-compenser euh et derrière il y a une racine qui est là qui dit oh accroche-toi gars. Et donc là vous avez la visualisation et plus vous allez pencher un arbre plus votre branche d'appui ce qu'on appelle la branche d'appui devra être horizontale. Vous allez pas faire un arbre penché avec une branche qui descend sur le sol. Donc il va falloir penser dans votre

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création d'arbre à respecter ces formes là. On va arriver dans la bordure la zone en bord du pot. Ça c'est le pot. Je vais franchir l'horizontal du pot on va passer en semi-cascade et puis quand on l'aura franchi complètement on sera en cascade. Au passage vous noterez que sur ce tableau là vous avez les largeurs de pots qui correspondent aux formes quand vous êtes droit vous pouvez avoir des pots très larges et plus vous allez vous pencher plus les pots vont être réduits et c'est ce qu'on appelle les fameux pots à cascade pour ceux qui

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donc un peu plus long un peu plus étroit et permettant la la pousse des arbres quand même. Donc voilà. Des ? Là j'ai résumé le monde du bonsaï tac tac tac tac. J'y avais pas pensé hein. Alors dans les formes déterminées par l'état du tronc voilà les exemples. Donc ça c'est ce qu'on appelle le droit formel la tête est à l'aplomb du racinaire le shokan le rigoureusement droit. Ensuite vous avez une autre forme le droit formel aussi mais ce qu'on appelle en forme balai c'est-à-dire le kideki qui est un tronc droit et puis une variété de de feuillage qui va se développer sur la partie supérieure de l'arbre en sachant qu'on n'est pas obligé d'avoir que ça c'est-à-dire on a aussi des arbres droits avec un travail en balai mais un peu plus sur la hauteur c'est-à-dire tout ne part pas du même point à la à la à la au sommet du du tronc. Vous allez avoir des arbres qui vont être montés doucement sur une branche euh centrale et qui vont s'alterner tout et pour obtenir quand même cette forme balai. Ensuite là

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après ce que je vous ai expliqué c'est quoi ? C'est un ? Ah bon euh il faut que je refasse le cours là c'est c'est pas bon. Là vous avez la tête qui est à l'aplomb du racinaire. ? La tête est à l'aplomb du racinaire. Donc je suis toujours dans un droit. Vous savez tout à l'heure je me suis fait mal au dos là en vous et ben c'est Là vous avez ce qu'on appelle le droit informel. En japonais on appelle ça le moyogi

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ou libre vertical. Ensuite on va avoir c'est quoi ? Vous dites ça commence. Qu'est-ce qui commence ? Presque presque une cascade. Une ? On commence est-ce que notre racinaire est à l'aplomb du ? Je suis limite je commence à franchir le racinaire hein. Donc on va considérer que on travaille sur du penché. C'est ce qu'on appelle la forme shakan. On va continuer comme je vous ai expliqué on va encore avoir un penché mais un peu plus penché qu'un autre. Ouais celui-là il est penché hein mais

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pourtant il est pas droit avec euh il replie la tête et cetera mais il est classé en penché parce que son sa cime sa tête en quelque sorte dépasse le racinaire. Ça c'est un penché aussi.

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Des cerises. On peut pas on peut pas les les obtenir euh non c'est plutôt des pommes. Des petites pommes des petites pommes de prunus euh le hum comment il s'appelle ? Vous en avez chez vous en plante en général sont vendus euh avec les petites pommes oranges là. Oui. Là vous avez un penché aussi, un pin penché. La tête dépasse le racinaire et on est parti plus ou moins penché en fonction de. Ensuite on a la semi-cascade. Je franchis je commence à franchir la la base du pot, la la tête du pot. Et ici

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voilà. Vous avez après là on la franchit carrément la limite du pot, on est parti on commence à partir en cascade. Semi-cascade dans un premier temps et puis la cascade proprement parler où là on descend par rapport à l'horizontal du pot, on perd tout.

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Ensuite toujours dans les formes déterminées par les axes du tronc on a ce genre d'arbre là très fin, très léger très aérien, on dit on dit nous dans le langage bonsaïka très frais très féminin. C'est des arbres que l'on va appeler de forme Bunjingi donc tout ce qu'on appelle le Literati la forme lettrée qui vient d'une d'une mouvance à un moment donné au Japon qui faisait que par réaction par rapport aux arbres en place imposés forts robustes, on avait tendance à rechercher des choses qui ressemblaient un peu à la calligraphie. Normalement sur un sur un ce qu'on appelle un lettré, faut que vous ayez plusieurs changements aussi

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bien de direction aussi bien dans le plan que dans l'espace de façon il faut qu'on ait je crois sept ou huit ruptures de de direction pour que ça soit parfait.

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Là c'est quoi ça pour ? Forme de venteuse. La forme venteuse. Ah oui celle-là aussi oui. Le Fugui Nagashi battu par les vents. Voilà. Donc là la pression de la nature sur le sur le la pousse de l'arbre et l'abandon d'un certain nombre de choses au profit de de d'un certain nombre d'autres.

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Ah ça c'est plus compliqué ça. Parce que vous en voyez pas beaucoup en expo ça. C'est pas un Sceptre non. C'est ce qu'on appelle la forme torsadée c'est-à-dire qu'on a un tronc très torsadé sur lui-même ramassi ramassé et assez puissant en en diamètre.

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Ça c'est encore plus poussé, c'est le Bankan c'est-à-dire quasiment la torsade fait quasiment comme si c'était un seul tronc avec la conicité. Et puis on va passer sur les l'autre famille les formes déterminées par le nombre de troncs. Double tronc.

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Alors beaucoup de bonsaïka vont dire ici mais c'est pas possible c'est pas un vrai tronc. C'est un double tronc mais ce qui dérange les gens ici c'est qu'il est en ouverture comme ça. Et pour les puristes on dit non c'est pas possible. Cet arbre-là a été primé au niveau européen. C'est un arbre à tirifond pour ceux qui connaissent et c'est des prélèvements naturels qui ont été faits comme ça. Et puis trois troncs trois troncs penchés.

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Plusieurs troncs. Voilà. Tronc multiple Kabudaki. La forêt il y a plusieurs individus, plusieurs troncs mais qui sont pas connectés.

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En voilà une autre.

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Celle-ci elle est montée sous forme forêt mais vous souvenez dans les racines rampantes on parlait tout à l'heure et donc elle est montée à partir d'une d'une racine rampante c'est le même individu mais qui est alors on a dans naturellement des choses qui se font avec les les hêtres en Bretagne et cetera il y a des endroits où vous avez donc des des gros arbres qui sont énormes qui sont euh de plusieurs mètres de de de circonférence mais qui sont en réalité composés comme des Kabudakis comme des Kabudakis oui et qui qui repartent d'une d'un même racinaire.

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Ça c'est sur roche composition sur roche c'est ce que l'on appelle un Ishitsuki et ça c'est une azalée qui est sur roche aussi. Et son racinaire en robe la roche et participe comme si c'était un seul tronc finalement. La roche est complètement incluse dans la dans le système de fond de de racinaire de l'arbre. Et puis nous avons la combinaison de formes.

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Ça c'est c'est quoi pour ? Semi-penché. Il y a pas de semi hein penché il y a penché tout court hein. Il a la tête qui dépasse mais c'est un double tronc. Donc on va parler de double tronc penché. On va parler de une forêt de penchés.

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On va parler maintenant dans la deuxième partie des techniques de vieillissement. On a vu la culture les formes codifiées on vient de finir les formes codifiées, on va passer donc maintenant aux techniques de vieillissement où en japonais ça s'appelle le Motchikomi. Alors pour comparer pour que vous compreniez ce que c'est que le Motchikomi c'est l'art de rendre les arbres vieux entre autres. Il y a pas que ça on l'applique le Motchikomi aux pierres, on applique le Motchikomi à différents objets. Une chose pour nous européens qui marche bien c'est celle de vous dire quand vous allez visiter un château vous remarquerez que les marches quand vous montez un escalier de château, les marches ont une certaine

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patine une certaine usure. C'est ce que les japonais appellent du Motchikomi. En réalité c'est un ressenti par rapport à un objet que vous contemplez.

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On va pratiquer le Motchikomi par la mise en forme des branches par le travail du bois mort les techniques de pincement et l'action du temps parce que celle-là elle est inexorable et elle doit être présente. Vous faites pas un arbre en huit jours. Vous fabriquez vous réalisez un bonsaï sur plusieurs années. Et c'est l'action du temps qui va vous aider vous aider à travailler le bois mort vous aider à faire ce rendu qui est nécessaire pour que le vous ayez cette impression de vénérabilité. Mise en forme des branches ?

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On va lui donner l'aspect vieux. Vous savez comme moi que un arbre qui pousse jeune il a les branches vers le haut. Rien que le fait de déjà lui baisser les branches ça va lui donner un autre aspect. Je vais vous montrer.

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Tout de suite. Il y a pas photo.

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On peut aussi obtenir une modification de la forme du des branches et du tronc par des pliages. Pour les pliages on va utiliser des techniques de pliage qui sont des certaines techniques semblent très très dures et très violentes quand on les regarde pratiquées mais ça ne se pratique que sur des arbres en super état. C'est-à-dire ils ont été nourris préparés pour le travail qu'on va réaliser qui va permettre de plier des branches. Des branches de diamètre là ça peut se plier. C'est ce que il faut savoir. Il y a des techniques il y a un respect d'un certain nombre de choses. On va renforcer l'arbre, on va le gainer, on va le le serrer dans des une espèce de bandage et cetera pour permettre la

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pliure le mieux possible et on va pas la faire du jour au lendemain on va la faire sur plusieurs années s'il le faut. Ça va permettre de ne pas casser les fibres et les circulations des cellules de au sein des cellules les circulations de sève de façon à permettre la la bonne vie de l'arbre quand même. Parce que c'est pas le tout de plier une branche ce moment-là si elle casse vous avez tout gagné et on va faire un Jin avec enfin bois mort et puis c'est tout. Donc les techniques de pliage existent ça c'est des pliages artificiels et vous voyez qu'ici, la le bandage de l'arbre l'arbre a été armé avec du du fil que vous avez là. Des fils comme ça. On va l'armer, on va

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le protéger et on va l'aider à plier. On jouera après avec les fils, vous allez voir. Ouais. Alors, on a dit aussi qu'on pouvait ligaturer il y a pas que les troncs, il y a les branches surtout. ? Donc on va poser des fils sur ces arbres-là avec ce genre de fil-là ou des fils de cuivre ou des fils anodisés euh d'aluminium anodisé qui vont permettre de positionner dans l'espace la forme des branches. On peut travailler aussi parce qu'on n'est pas obligé de ligaturer, on peut travailler par aubanage. Donc on va accrocher

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une branche et on va mettre un poids pour la baisser ou la ou la ou l'ancrer sur le fond du pot de façon à pouvoir obtenir un mouvement de la branche dans un plan. Voilà.

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Là aussi. Et puis on a le fameux travail du bois mort que beaucoup de débutants en bonsaïka sont admiratifs. Mais on ne fait du bois mort que quand on maîtrise la technique de la pousse des arbres. Et on fait pas du bois mort n'importe quand. Certains arbres supportent un bois mort. Parce que c'est des ça va aller dans leur caractère. Un arbre de montagne, un arbre qu'on veut qui a une forme très torturée supportera du bois mort. Quand vous avez un arbre emballé vous allez pas lui faire un bois mort qui va sortir du tronc comme ça, ça c'est complètement ridicule. Et donc pour le bois mort, voilà les le travail, on va faire soit des écorçages

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partiels

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soit beaucoup plus. Ça c'est des genévriers qu'on travaille souvent comme ça. Donc vous avez euh toute la partie là qui est qui est travaillée en jin et en bois mort, tout le long là. Euh pas que je me gourre. ! L'action du temps parce que une fois que vous avez fait le bois mort, vous avez un bois qui est tout tout jeune qui est qui est tout tout frais écorcé comment on va ? Et donc quand vous regardez cet arbre-là on le voit pas bien à cause de la la photo est pas terrible. Et quand je regarde le détail voilà ce qu'a fait l'action du temps. Les craquelures que vous avez sur le bois mort ça vous les obtenez pas

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vous pouvez faire ce que vous voulez il y a que le temps qui va vous donner ça. Et donc il va falloir attendre un certain temps que le bois réagisse en fonction de. Et puis on va rentrer dans la dernière partie enfin deux troisième partie pardon qui est ce qu'on appelle l'expression artistique. Donc on a vu les formes, l'orticole, les formes, les techniques de travail et là on va aborder la partie jusqu'à présent, n'importe qui peut faire du bonsaï. Là où je vous ai amené jusque jusqu'à aujourd'hui, n'importe qui peut faire du bonsaï. Faire de très beaux bonsaïs peut-être, mais faire un arbre exceptionnel

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il va se passer la chose suivante, c'est que vous allez avoir besoin d'exprimer quelque chose et c'est dans la nature humaine. Il y a trois points, je vous en ai parlé j'en j'en ai parlé pendant les la journée là hier. Euh vous avez en premier on va comparer trois arts principaux japonais qui sont l'ikebana donc l'art des bouquets le bonsaï et le suiseki, l'art des pierres. La différence entre les trois elle vient de quelque chose qui nous est propre nous surtout occidentaux, c'est que quand vous travaillez sur un ikebana vous allez choisir des des végétaux qui sont naturels mais dont la durée de vie va être limitée dans le temps. Donc vous allez créer une œuvre

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instantanée. Selon les règles, selon un certain nombre de choses, mais vous allez créer vous être humain, vous allez pratiquer sur le sur le sur les bouquets la une création. Sur le bonsaï, on va pratiquer cette même création mais sur quelque chose qui va vivre plus longtemps et mais qui va quand même permettre que nous euh petits êtres humains qui aimons bien être en évidence, et ben on puisse montrer ce qu'on sait faire et exprimer des ressentis qu'on a. En exposition, quand vous allez voir certaines expositions en France et cetera, nous on se connaît un petit peu entre nous, on sait quand on arrive sur un arbre, on dit ah ça ça doit être un arbre à monsieur untel. Parce que on sait qu'il a tendance à

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fabriquer des arbres de cette manière-là euh penchés euh il faut il va pas me faire des droits formels lui, c'est pas possible. Il va nous faire des arbres de ce type-là. Et puis la dernière chose, c'est les suiseki. Les suiseki, c'est beaucoup plus difficile parce que c'est le la les pierres de contemplation. Vous trouvez une pierre dans la nature. Je suis l'individu qui a trouvé la pierre. Je m'exprime. Mais je ne fais rien dessus à part la nettoyer la patiner à la main. Aucune création artistique sur le suiseki. C'est beaucoup plus dur à admettre pour nous occidentaux de se de se dégager de l'objet que vous êtes en train de créer. Il va être très beau mais c'est lui qui va être beau.

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On va pas dire c'est vous qui avez créé cette œuvre-là, c'est la nature qui l'a créée. Et c'est les grosses différences entre les trois les trois arts principaux japonais euh qui sont utilisés en en présentation de tokonoma. Donc comme je vous l'ai dit, les créateurs de formes l'homme l'arbre, c'est la nature. Euh ! Les sentiments des êtres humains où que vous soyez dans le monde on a les mêmes ressentis. Donc quand on va représenter des choses ça va avoir un impact mise à part l'aspect culturel. Et je vais m'expliquer sur l'aspect culturel, c'est que quand vous faites un

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arbre penché qui part de ce côté-là parce que je le fais pour vous. Il part sur votre droite. ? Nous occidentaux, comme nous écrivons de gauche à droite le ressenti va être dynamique. On a l'impression d'un sprinter, de quelque chose qui va se s'élever. Ça c'est le ressenti. Le Japonais qui va regarder votre arbre que vous croyez être un arbre dynamique lui, il va le ressentir à l'envers. C'est-à-dire quand vous présentez un arbre qui a cette forme-là à un Japonais son ressenti culturel est tel que lui, il va le voir comme un arbre

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mélancolique. Les arbres dynamiques au Japon, ils sont de ce côté-là. À cause des principes de l'écriture. Et ça c'est culturel, on n'y peut rien. Alors maintenant que les brassages de cultures se font, quand les Japonais viennent chez nous, qui travaillent sur nos arbres, ils savent que bon les occidentaux, c'est comme ça, eux c'est comme ça. Et la chose principale, c'est qu'un bonsaï quelle que soit sa forme, son style, ce que vous en avez fait et cetera, ce qu'il faut, c'est que ça doit faire vibrer le ressenti de l'observateur. Il y a pas de des petits arbres, de rien du tout des fois créent quelque chose à leur observateur. Et c'est le plus important.

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On va voyager un petit peu avec quelques beaux arbres. Voilà par exemple on choisit une face sur un arbre. Alors si vous avez une chance inestimable d'avoir deux faces sur un arbre c'est fantastique. Parce que vous pouvez choisir en fonction de. Mais en général, les arbres sont montés de telle manière que on choisit une face et on va monter l'arbre en en conséquence pour ça. Et donc il est très difficile sur certains arbres de les retourner parce que de la secousse, si vous avez fait une courbe de tronc par exemple dans ce sens-là euh quand elle va être comme ça, elle va être sympa parce qu'elle va accueillir le l'observateur, mais si dans l'autre sens, ça va faire une bosse, ça va vous

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repousser le la vision de l'observateur. C'est pas en théorie oui, c'est-à-dire que là je vous fais un inversion d'image, vous allez dire oui, OK. Mais c'est pas le cas dans la parce qu'il y a la 3D. Faut pas oublier qu'on est en 3D. Voilà par exemple des genévriers avec beaucoup de bois mort bien entendu, c'est un arbre qui s'y prête.

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Ah oui oui le bois mort n'empêche pas la la vie en extérieur. Ça c'est un picea aussi. Voyez que les branches sont volontairement elles ont été descendues. Ça c'est des arbres sur roche.

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C'est génial ça. Et vous avez vu comme il est léger ? Il a pas du tout la il en impose pas comme le

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Celui-là il en impose par contre, c'est un genévrier aussi qui en impose. C'est un Kimura ça. C'est un genévrier. Ouais. Les genévriers de de prélèvement au Japon qui sont très très vieux et Ils résistent au ? Ah oui oui oui, ils résistent mais on fait attention. De toute façon les arbres si vous restez plusieurs jours à -10, c'est pas bon. Une journée ça va s'il y a un cycle de de réchauffement, ça va. Si c'est très très vieux, c'est 50 ans 100 Ça ces arbres-là non, ils ont plus de 100 ans. C'est des yamadori, le terme de yamadori pour ceux qui connaissent pas c'est le l'action de prélever des arbres dans la nature. Ce sont des yamadori donc qui

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qui sont faits sur des sites anciens très anciens.

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Mais on a vu des choses classiques là. Mais voilà le type d'arbre chinois. Et quand vous regardez le détail Alors là tous les bonsaïka qui sont dans la salle disent "C'est pas possible, il y a que des droits et des verticaux." Et ça c'est voulu, c'est une taille technique de taille où ils ont amené l'arbre à être carrément géométrique quoi. On peut pas dire que c'est pas beau hein. Moi je trouve ça esthétique hein honnêtement. Et ça n'a rien à voir avec les conventions euh On dirait oui une Ça

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c'est un ficus. Et ils ont eu le l'audace de le présenter sur un mur comme ils font quand ils envahissent les temples thaïlandais et compagnie. Et vous allez avoir quand vous regardez bien voilà comment il est monté. Donc il a toute la réserve de vie potentielle dans le pot qui est arrière qui est dissimulé derrière le mur. Et pourtant l'aspect visuel quand vous regardez le truc c'est c'est absolument génial. Là vous voyez on tape la là on rentre dans l'artistique proprement parlé hein. Chacun fait

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Ça c'est une seule racine. C'est une seule souche.

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Alors on aime ou on n'aime pas madame hein.

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Là encore il y a beaucoup de travail de de prise de forme et cetera. Les bonszaïka qui sont dans la salle vont encore dire "Mais oui mais ça ferme, c'est fermé, ça se croise." Ça a certaines une certaine qualité de de à à regarder.

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Ah voilà un autre. Alors celui-là il est tout petit. Il fait cette taille-là, moins de 20 cm.

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Voilà.

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Ça c'est un arbre à kimura aussi qui est un montage de d'ishitsuki donc arbre sur roche. C'est une lame de lave la pierre qui supporte le Non non, on travaille avec euh comment ? Avec du keto qui est une une espèce d'argile et on va imprégner les racines de cet ensemble-là et les fixer le long de des parois de la roche.

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Alors vous avez vu ces beaux arbres mais on se pose toujours la question est-ce que c'est de l'art ou ? Parce que Ah pour vous ? Alors si on s'en on utilise la la la l'étymologie exacte, le mot art vient du mot ars en du latin. Artis ça veut dire habileté, métier, connaissance technique. C'est une activité humaine, le produit de cette activité ou l'idée que l'on s'en fait. Ça c'est la définition du mot art. Pour moi on peut parler d'art du bonsaï.

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La mise en forme des arbres il y a une capacité d'évocation, ce que je vous dis c'est ressenti par rapport à l'individu. Vous apercevrez qu'en exposition quand vous présentez des arbres, il y a certains arbres il y a rien à faire. Tout le monde s'arrête devant quasiment. Très rare qu'il y en ait un qui dise "Ah bon je l'aime pas." Mais quelque part tout le monde a ce ce ressenti. Au Japon ils ont euh un peu les expositions qu'on a eu Alors ça c'est pas au Japon, ça c'est le 1er congrès qui a eu lieu à l'orangerie du parc de la Tête d'Or à à Lyon. On avait monté un système au lieu d'avoir une exposition très linéaire on était partis en labyrinthe

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ce qui faisait que les gens avançaient et découvraient trois arbres suivant trois arbres. C'était une découverte fantastique, ça ça avait ça avait extrêmement bien fonctionné. Voilà d'autres expositions françaises. À Houdaincourt celle-ci. Et puis tout ça parce que là on a vu les la partie esthétique, artistique et cetera. Puis il y a la façon de les présenter. Dans dans ce qu'on parle on va parler des présentations dans un ce qu'on appelle Alors le tokonoma c'est l'alcôve dans la maison japonaise qui est souvent orientée au nord mais qui permet de donner l'ambiance de la maison. Il y a pas d'autres décorations au mur et machin comme ça. Non c'est extrêmement

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dénué mais cet emplacement-là sert à montrer l'ambiance soit la saison soit l'ambiance de la personne de la du propriétaire ou des propriétaires. Euh ils sont joyeux, mélancoliques et cetera, il fait beau et ça s'exprime et donc le bonsaï vient pendant deux trois jours être exposé dans ce tokonoma au même titre que l'ikebana, au même titre que la calligraphie, au même titre que les suiseki et cetera. Et euh les règles de présentation donc sont les suivantes. Voilà typiquement ce que ça rend. Ils ont rien d'autre en exposition, le reste c'est c'est il y a pas de machin au mur ou des choses comme ça. Quelques peintures des fois sur certaines parois de mur mais c'est tout.

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Et euh c'est en voilà une présentation, ça c'est une présentation occidentale. Ça a été fait en Suisse romande lors d'une exposition. Lors d'une exposition pardon. Ça c'est un autre type de présentation dans la maison japonaise.

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Vous les avez dans les jardins. Et vous avez la présentation sur armoire à shoin qu'on appelle. Donc là vous avez plusieurs petits arbres qui font moins de de 12 cm, entre 12 et 22. À plusieurs arbres avec beaucoup moins d'arbres.

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Faut pas oublier que on est en sculpture vivante et qu'il faut travailler le 3D. Quand vous faites des photos par contre on écrase. Donc des arbres qui semblent très beaux des fois parce qu'on les voit à l'œil dès qu'on se retrouve en les regardant à la photo à la maison finalement euh ben non mais parce qu'il il nous manque une une Je rappelle cet arbre-là surtout qui est qui est exceptionnel. Et puis voilà par exemple des ressentis que vous allez pouvoir ça c'est une cascade. Mais une cascade ce qu'il faut savoir c'est que quand vous regardez le détail de la cascade c'est ça. Quand vous faites une cascade quand vous fabriquez une cascade d'un arbre, vous avez soit la chute d'eau du

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Niagara une masse d'eau qui descend, une lame soit le principe de la cascade. Et le principe de la cascade, il faut savoir que une cascade c'est des l'eau qui tombe qui rebondit qui retombe qui rebondit et c'est ça. C'est ce foisonnement-là. Et quand on va créer une cascade il faut tendre vers ça. Se dire que les allées les mouvements de tomber d'eau il faut que j'essaie de les créer. C'est important pour améliorer le rendu de ma cascade. À l'autre à l'autre de de l'autre côté

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vous avez ce type d'arbres qui sont des arbres imposants matures calmes sécurité et cetera. Un instant de nature. Je suis parti en promenade en forêt.

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J'attendais à voir les vaches sous le sous l'arbre là. Je suis sûr. Et voilà les des expositions en extérieur en Chine.

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Ça c'est typiquement des présentations chinoises qui évoquent bien souvent un paysage. Et quand vous voyez en Chine la Chine du Sud euh vous avez ce genre de de spectacle dans la dans la nature. On peut considérer aujourd'hui que vous pouvez arriver à à finir un arbre entre 10 ans et 20 ans. Avec plus pour les feuillus que pour les conifères. Oui, feuillus c'est beaucoup plus difficile sur le rendu à long terme. En gros, on dit 12 et 15. ? Il faut avoir du temps devant soi, mais c'est aussi pour ça qu'on transmet les arbres hein dans la culture asiatique, on transmet on se transmet les arbres. C'est une problématique qu'on a nous en

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Europe, c'est qu'aujourd'hui euh certains arrivent à un certain âge et puis euh qu'est-ce qu'on va faire des ? Moi, j'ai vu beaucoup des copains qui sont décédés qui étaient plus âgés que moi, euh les arbres sont partis euh soit chez des marchands, soit euh la famille euh sait pas quoi faire. Et donc, on n'a pas encore ce cette culture de de de reprendre et cetera. Il y en a qui peuvent oui. Voilà un autre arbre.

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C'est vous qui aimez les battus par les vents. Regardez. On a l'impression d'entendre le vent là.

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Donc, on va partir dans la rentrer dans la dernière partie qui est la partie philosophique.

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Quand vous pratiquez le bonsaï, c'est une forme de je dirais de philosophie de vie que vous allez appliquer. L'arbre, donc il y a toute une relation avec la matière vivante. Il y a euh certes l'expression personnelle, mais euh vous êtes contraint, il faut les arrosages, il faut les engrais, il faut les rempotages, aussi il faut ça. Donc, on dit "Ah ouais, il faut du travail." Oui. OK. Par contre, il faut faire les choses quand elles doivent être faites. Donc, ça vous oblige à vous cadrer, à vous réguler. Parce que vous n'allez pas faire n'importe Ah j'ai un Tiens, aujourd'hui je vais couper les branches. Non. C'est pas aujourd'hui que tu vas couper les branches. On va attendre que ça soit la bonne période, les retraits de sève et cetera

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permettent d'intervenir sur sur sur l'arbre. Parce que sinon, vous allez massacrer l'arbre. Et puis on peut On les a sous toutes les saisons. Le printemps, l'hiver, l'au- automne-hiver, pardon. Et sous la neige. Je disais, ils sont dehors, ils sont dehors. Il fait 20 cm de neige, ils prennent 20 cm de neige. Puis la neige, c'est intéressant parce que la neige, elle apporte de l'azote. Quand elles fondent dans les pots, elles amènent de Alors, il faut pas les laisser euh 3 semaines comme ça parce que ils vont pas aimer en général.

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Mais voilà. Présentation en jardin. On est pas obligé de les mettre sur des sur des bois et des étagères comme on dit. Et puis les arbres, si vous voulez, représentent bien souvent le caractère de la personne comme je vous ai dit euh dans la création certes, mais aussi dans leur dans le fait de d'être propriétaire d'un arbre. Certaines personnes sont propriétaires d'un arbre euh sur un arbre comme celui-ci, c'est un arbre puissant qui est majestueux, c'est un c'est un Saint-Lucie, c'est un cerisier hein. Ça veut dire qu'au printemps, il est couvert de petites fleurs blanches. Mais là, bien souvent les gens qui possèdent ce type d'arbre imposant et cetera sont des gens qui ont une position sociale établie

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ou qui ont un caractère extrêmement stable, extrêmement euh posé et cetera. À l'opposé, les arbres plus fins, c'est les gens qui vont vers l'essentiel, qui quelquefois sont plus plus philosophiquement euh intéressés par la réflexion, par des choses simples. Qui sont Il peut y en avoir des tordus, oui, mais en général, vous le verrez sur l'arbre. Ceux-là, ils donnent pas Enfin, je pense pas qu'ils vous donnent l'impression d'être tordus ceux-là. Si. Mais il y en a Il y a des gars Il y a Il y a des arbres chez qui on arrive à ressentir ça ce genre de chose. Et là, on va rentrer dans un petit jeu,

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on va revenir puisqu'on a joué au départ et puis on va arriver sur la fin. C'est-à-dire, qu'est-ce que c'est des images de publicité où on utilise le bonsaï. Et là, moi je vais vous poser la question euh ce que ça peut évoquer pour vous. Vous voyez une publicité, qu'est-ce qu'on pourrait mettre comme comme ?

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Alors, on a le gars qui est en costume. Donc, il y a toujours Vous verrez que c'est souvent utilisé par les banques ou par les organismes de crédit. C'est ce genre d'images que vous verrez Regardez bien maintenant, vous allez regarder les magazines, vous allez chercher les bonsaïs. Moi, je les cherche.

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Et celui-là. ! Donc là, c'est pareil. On a On a le côté très sérieux du du personnage avec l'arbre à côté qui rappelle le côté raisonnable, il faut être sérieux et cetera et puis le côté un peu frivole euh des deux jambes qui descendent

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Lui, il dit "J'aime votre argent." Je vais Je vais vous faire fructifier votre argent. Voilà.

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Là, c'est pareil. On a quelque chose de très classique "Je pense à l'avenir, je je je vais établir quelque chose." Là, en plus avec la le côté euh pensée, c'est je m'évade. Je vais pouvoir créer quelque chose et cetera. Voilà. Donc euh comme je le On va bientôt finir. Il existe la Fédération française Il y a les clubs, la Fédération française de bonsaï. Tous les clubs de Français ne sont pas au sein de la Fédération. Mais au-delà de la Fédération, il y a la l'Européenne et il y a la Mondiale qui existe dans chaque continent, aux États-Unis, en Amérique du Sud et

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cetera. Il y a des gens qui font du bonsaï partout. Et euh ces gens-là se rencontrent, échangent, travaillent sur des espèces différentes parce que ce qui pousse en Martinique, nous nos clubs français en Martinique et en Guadeloupe ou à la Réunion n'ont pas du tout les mêmes espèces. Ils ont une chance inestimable d'ailleurs parce que ils attrapent ils coupent une un morceau de tronc, ils le mettent dans un pot et ça reprend. Nous, on peut essayer tant qu'on veut, je pense pas que ça marche. Voilà. Mais en ben donc, il y a des il y a des adaptations de des techniques de culture qui doivent être faites. Moi, euh les rencontres que j'ai eu avec les maîtres japonais euh ont été les suivantes, c'est-à-dire que ils pensent que le l'avenir du bonsaï

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est en Europe, chez les Occidentaux principalement, euh parce que au Japon, ça se perd énormément. Les jeunes Japonais euh n'en ont que faire. Même si on leur montre leur culture des fois, ils disent "Ah ben oui, ah ben c'est ma culture, ouais. Ah ben vous êtes intéressés par ça ?" Nous non, mais par contre, quand ils viennent chez nous, ils ont été très surpris de voir la capacité des Occidentaux à comprendre, c'est-à-dire qu'en gros, tout ce qu'ils ont mis des années et des années à apprendre, on est capable nous au niveau occidental de les assimiler très vite de par notre façon de fonctionner et de les restituer. Et donc euh les clubs et cetera, aujourd'hui les les évolutions en bonsaï sont extrêmement rapides en Europe

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parce que notre façon de fonctionner est différente. Mais on se sert aussi quand même de ce qu'ils ont enseigné. Voilà. Pour moi, c'est quelque chose qui devient un petit peu universel. Ça fait partie de la mondialisation certes, mais euh on aura notre bonsaï de type européen très probablement. Voilà. Je vous remercie.

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Je vous ai un petit peu emmenés en voyage. Je Je vous ai amené là des outils, vous pourrez regarder les fils pour savoir ce que c'est que le fil que on va faire un petit jeu d'ailleurs s'il y en a qui qui veulent s'y prêter. Si euh vous voulez jouer avec moi, ?

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Alors, prenez-le. Pliez-le pour voir. Il est relativement dur hein. Regardez celui-ci, il est beaucoup plus gros. Montrez-leur, montrez-leur. Regardez. Voilà.

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Il est gros bourg. Qu'est-ce que c'est que cette ? Eh ben oui, il est très souple. Alors, ça c'est c'est l'aluminium anodisé, c'est le c'est le genre de fil qu'on utilise principalement pour les feuillus, ça évite de blesser les arbres et ils ont besoin de moins de force pour être euh modifiés dans leur position, tandis que euh ce qu'on appelle le cuivre euh qui est recuit, voilà. Le cuivre recuit, il a l'avantage que quand vous allez le le le pratiquer tout au début, il est souple. Vous le mettez dans la position, vous mettez la forme en position et il durcit.

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Ce qui fait qu'il est beaucoup plus fort et donc à diamètre moindre on va pouvoir euh utiliser le tel ou tel un fil plus petit pour avoir le même effet qu'un qu'un fil qui aurait été plus gros. Et alors je vais vous demander un petit un petit truc. N'ayez pas peur, n'ayez pas peur. Je vais pas vous faire mal.

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Est-ce que vous pouvez me mettre votre doigt comme ça s'il vous plaît ? Vous avez pas ? Pas encore un peu. Alors je vais me permettre de glisser le le là. Voilà. Et je vais vous ligaturer Oh là ! le doigt. Voilà. Vous arrivez à le ? Oui. Oui. ! C'est pas bien ligaturé madame, je veux ! Ah ça fait mal. Non non là voilà. ! Ah vous êtes pas à sa place et ils disent non. Attendez, remettez. ! Voilà. Ah ouais. Ah oui là ça bouge plus. Voilà. Donc la position de la ligature a

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une importance. Soit vous la faites trop lâche et vous avez aucune force soit vous la mettez en spirale comme un ressort et là vous pliez comme vous voulez parce que c'est hyper souple. Et si vous mettez bien mettez bien la ligature selon un angle par rapport à la branche, vous allez avoir un maximum de force pour pouvoir après mettre en forme l'arbre. Vous arrivez à vous en défaire ou je vous ? Non ça va. Ça ? Merci à vous. Merci j'ai pas trop Non Non c'est dur. Bon OK. Voilà. Il reste combien de ? Alors les ligatures elles restent en général le temps qu'il faut, on va dire. La seule chose c'est que on a le la ligature peut s'incruster dans l'écorce et donc ça marque l'arbre, ça

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va faire quelque chose de disgracieux qui va être très long à récupérer. Donc en général on surveille et dès que la ligature on voit que la ligature commence à s'incruster, on enlève. En général c'est 1 an, 2 ans, ça dépend des types d'arbres et du type de de pousse d'écorce, de puissance que l'arbre s'il fabrique de l'écorce c'est qu'il est en bonne forme. Donc Et ça ? ? Les marques disparaissent à la ? Elles disparaissent mais c'est très difficile. Quand vous avez un arbre qui a déjà été marqué, vous le voyez hein et c'est pas c'est pas esthétique. Voilà. Donc il faut Donc il vaut mieux enlever une ligature et puis on en remet une autre pour continuer le Oui. Et les bois morts ça se travaille ? Alors les bois morts c'est comme je vous

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ai expliqué, c'est le temps. Il y a tout un travail qui peut être fait éventuellement euh dans la réalisation euh c'est un écorçage. Il y a un travail après le pour rendre l'aspect le plus naturel possible, on va utiliser des pinces spéciales qui permettent d'écorcer euh est-ce que j'en ai une ? Voilà. Par exemple ce genre de pince qui permettent de prendre les écorces et d'écorcer l'arbre pour lui enlever cette partie vivante, il va rester la partie morte. Et la partie morte après on va travailler par cassa par cassure pour rendre l'aspect le comme si la branche avait cassé naturellement c'était fabriqué naturellement parce que c'est le plus important ça. Et après, il y a certains qui font des

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traitements, on fait des on arrive à faire des traitements mais là c'est les gars qui qui maîtrisent bien. Alors on fait des traitements euh thermiques. On peut y aller avec certains vous savez le truc pour faire les les crèmes brûlées. Mais ! Il faut surtout pas qu'il y ait à côté de la une partie vivante. Donc c'est très difficile de l'utiliser correctement. Quand il y a qu'un bois mort complet un jin ce qu'on appelle, c'est-à-dire qui est plus long, là on peut le chauffer et pour le travailler, pour le durcir un peu. Et sinon il y a des techniques de sablage avec des sablages avec des produits euh pas de l'émail de fer mais encore plus petit plus plus plus fin et plus plus délicat. Euh des fois on sable à

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au cerneau de noix. On con con casse des des des noix. ? Comme les statues anciennes en bois. Oui tout à fait pour Voilà, tout à fait. Donc on travaille avec des des des des des produits qui sont pas agressifs, qui sont pas toxiques, pas agressifs et cetera pour travailler, pour sabler. Alors le sablage a un effet de de mater un peu le bois et donc de renforcer. Mais vous empêcherez pas un bois dans la durée de toute façon de d'évoluer. Euh on met des du du durcisseur des fois pour les protéger un peu plus longtemps. Vous allez gagner 1 ou 2 ans pas plus. Le problème c'est que comme tous les arbres un arbre quand vous les voyez en exposition, c'est un instant. Vous on les a préparé pour qu'ils

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arrivent à ce moment-là. Ils vont être jolis pendant un certain temps dans leur format que vous avez choisi mais le problème c'est que ces arbres-là vont être dans le temps le bois va disparaître, va pourrir et cetera. Et donc un arbre un bonsaï c'est un instant. Après, il faut continuer à vivre avec lui. Donc en général, il faut savoir que les arbres certains sont qui sont partis en exposition pendant 1 an ou 2, après vous les ramenez, vous les remettez en pleine terre, vous les remettez euh à vous relancez, vous retaillez un certain nombre de choses et des fois même on crée une forme différente. C'est une sculpture instantanée quoi. Oui. J'ai j'ai beaucoup plus de plaisir

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et à aller trouver un arbre en nature et à le prendre. Mais le prendre, ça veut pas dire le prendre Ah je le vois je le veux. Euh le problème d'un d'un d'un yamadori c'est que euh soit pour certaines fois vous les préparez longtemps à l'avance. D'ailleurs des fois dans les Alpes vous préparez des arbres et puis vous revenez l'année d'après, ils sont plus là. Parce que vous avez préparé les racinaires, vous avez par un certain nombre de choses, amené de l'engrais pour le préparer à être prélevé et puis euh il y a Suisse qui est passé il l'a ramassé. Voilà un peu la problématique. Mais c'est plus la quête moi qui me qui me la recherche quand vous regardez après les arbres et vous prélevez pas tout parce que c'est pas c'est déjà c'est

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c'est c'est c'est pas un comportement normal. Il faut avoir les autorisations des des propriétaires de terrain et cetera. Et quand vous prélevez un arbre il y a il y a il si c'est pour en prélever 50, c'est pas la peine. Il y en a la moitié qui vont mourir donc c'est pas il faut vraiment euh pratiquer respectueusement les choses. Oui. Vous avez parlé des pierres ponces Alors moi je vais beaucoup de gens on en a parlé ce weekend beaucoup. C'est 100 % la pumice 100 % Alors pourquoi 100 ? Parce que c'est un la pumice est un est une pierre volcanique un petit pierre ponce, on appelle ça comme ça pour imager les choses mais qui a la la faculté d'être d'avoir une

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rétention d'eau très importante non pas à l'int à l'intérieur du grain c'est-à-dire le grain représente le volume mais ses parois. Ses parois extérieures sont suffisamment alvéolées pour capter de l'eau lorsque vous arrosez. Un arbre, il fonctionne en alternance air eau. Donc quand vous vous allez créer vous avez besoin de créer un racinaire vous allez prendre un gros grain de pumice associé à d'autres gros grains. Ça va créer des des trous entre les grains qui sont suffisamment importants pour permettre à la racine de frayer son chemin, de se nourrir et d'alterner air eau. Entre deux arrosages, il faut qu'il y ait de l'air qui rentre dans les substrats.

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Si vous avez un substrat qui est complètement fermé votre arbre n'avance pas, il peut pas pousser, il va pas fabriquer de racines. S'il fabrique pas de racines il fabrique pas de branches ni de feuilles. C'est ça le fonctionnement. Alors Excusez-moi, vous avez dit quoi comme ? J'ai pas j'ai pas compris. La pumice la pumice en italien p o m i c e ou pumus p u m i c e. Ça c'est des des des le le genre de substrat, vous prélevez un arbre quel qu'il soit, conifère, feuillu, ce que vous voulez vous travaillez avec ça. Travaillez gros grain pour les rempotages, pour les pour la période de travail de l'arbre. Tant qu'on va faire des interventions sur l'arbre, on lui donne de l'eau, de

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l'air et l'avantage de la pumice c'est qu'elle est neutre. Donc je vais pas déséquilibrer d'un côté ou de l'autre. Si je lui donne à manger je donne à manger ce que je dois donner à manger à l'arbre. Et donc il va le profiter. Si vous me faites une erreur d'engraissage le fait que ça soit drainant vous allez pouvoir laver le substrat et donc éviter le choc qui peut être fait à surdose d'engrais. Euh par contre l'arbre c'est il est dans on parle dans sa partie prélèvement reprise de racines, fabrication de racines et puis plus on va évoluer dans la préparation de l'arbre au cours des années, quand vous allez arriver à la fin l'arbre va arriver en présentation.

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Et là en présentation excuse-moi mon camarade mais on va te faire un peu serrer la ceinture parce que si je te donne encore à manger tu vas profiter, tu vas me faire des grandes feuilles, tu vas me faire tout Moi je veux plus que tu fasses des grandes feuilles, je veux que tu sois en présentation dans dans 1 mois, dans 2 mois, dans dans dans 1 an, je vais t'amener en exposition. Donc ce que je veux c'est que tu aies des petites feuilles. Et puis donc qu'est-ce qu'on va ? On va jouer aussi sur le substrat. Substrat, on va diminuer la granulométrie. Je vais mettre de la pumice plus petite. Et puis si je vais beaucoup plus loin, je vais mettre pumice et akadama, l'akadama étant une argile d'origine volcanique. Mais le fait de mettre de l'akadama mélangée avec des grains de pumice va me

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boucher les pores. Et donc, une rétention d'eau plus importante, les pores bouchés, euh moi, je peux pas mettre mes racines comme je veux, euh je fais des petites feuilles. Je caricature, mais c'est le principe. Donc, un arbre un arbre qui arrive en phase d'exposition, on réduit la granulométrie de son substrat. J'ai répondu à votre ? Voilà. Est-ce qu'il faut rincer la pumice avant euh Il faut toujours rincer un substrat avant, toujours. Parce que Alors, c'est la différence si on avait cru nous en France qu'on avait gagné la la guerre avec la la pouzzolane. Le problème de la pouzzolane, c'est que c'est une c'est aussi une roche volcanique, mais elle a une capacité à

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se friabiliser plus importante. Ce qui fait que vous allez en général boucher les pores des des fonds de pots. Vous faites une pellicule de de d'argile en fond de pot qui obs- qui qui tue les racines, qui fait la la que ça va stagner et cetera. Donc, aujourd'hui, même les les les on met des pouzzolanes dans certains plans, pour certains arbres qui ont besoin de fer, parce que la pouzzolane va vous amener des minéraux métalliques. Voilà. Sinon, vous pouvez Mais nous, comme je dis, moi j'ai commencé il y a 30 ans, on nous a dit un tiers d'argile, un tiers de de sable, un tiers de terreau, un tiers de terre végétale. Catastrophe.

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Et on a mis 10 15 ans avant de s'en rendre compte. Donc, il y a toute une génération d'anciens là dans la salle qui savent de quoi je parle, parce qu'on est passé par là, quoi. Il faut le savoir, il s'est produit dans les années euh 95 à peu près, il y a eu un gros effort un gros essor du bonsaï euh en Europe et en France particulièrement, et euh le monde asiatique, moi j'ai vu je vous ai dit, j'ai vu en Chine 70 hectares de bon de pré-bonsaï. Nous, on est en train de faire du blé, mais eux, ils font du du pré-bonsaï et ils ont des orga- Donc, c'est du commercial. C'est du commercial, et à partir de là, on véhicule l'image qu'un bonsaï qui arrive des tropiques, là-bas de chez eux, sous la la région de Canton et

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cetera, doit être mis en appartement. Bah non. Je suis désolé, un arbre, comme toute plante, c'est dehors. Là, je suis en train de tuer tout. Vous avez plus rien comprendre, mais mais c'est un argumentaire commercial qu'ont utilisé les grandes surfaces et cetera pour faire Donc, c'est un c'est une filière de production. Il y a aujourd'hui des gens qui produisent des bonsaïs européens. Euh il y a Mistral Bonsaï, il y a en Hollande et cetera, il y a des il y a des il y a des il y a des productions. Euh la seule chose, c'est que au au coût de production chez nous, euh ça demande beaucoup de main-d'œuvre, le bonsaï, contrairement à d'autres cultures, euh les prix sont plus chers.

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Vous aurez pas un truc que vous avez acheté 20 euros dans un dans une pépinière dans une une grande surface, euh qui va être au même prix que quelque chose qui aurait été produit plus différemment, sérieusement et cetera, par ces producteurs-là. Donc, on a toujours ce fameux ce dilemme entre le le le prix, la la la nature de l'objet et cetera, quoi. Mais moi, ça me j'ai j'ai trouvé des des des des arbres dans les grandes surfaces, j'ai acheté des petits arbres, j'ai dit "Tiens, celui-là il arrive à la maison, on changeait la terre, on changeait tout, on remettait dans nos conditions, nous. C'est c'est c'est le marché, quoi. C'est Là, on y peut rien, c'est la seule chose, c'est que bon

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beaucoup d'arbres finissent euh même pour certains très beaux, moi j'ai vu des érables euh japonais euh finir sur un rebord de cheminée dans la maison. Cadeau pour un copain. Ah ben, il est mort d'une semaine après. Camarade, qu'est-ce que tu as fait qui qu'est-ce que tu m'as fait ? Bah, je l'ai posé sur la cheminée pour le regarder. Voilà. On a affaire à du vi- à du vivant, hein.

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Bah, je vous remercie de votre attention.