Procès Depardieu, la défense nie en bloc - C à vous : l’intégral - 28/10/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 20 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Le procès de G.Depardieu a été reporté. Qu'en pensez-vous ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Ces arrêts-maladies des fonctionnaires coûtent-ils trop cher au gouvernement ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement veut moins indemniser les arrêts-maladies. Est-ce une bonne idée ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Le budget 2025 est en discussion. Que pensez-vous des économies prévues ?
- 10:00OuverteRéponse directe
La contribution française à l'UE a été supprimée. Est-ce une bonne décision ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Faut-il instaurer un jour de carence pour les fonctionnaires ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00P.CohenChiffre
« Un fonctionnaire s'arrête en moyenne 14,5 jours par an, hors maternité ou paternité. »
- 12:00E.HeyerChiffre
« Les enseignants s'arrêtent moins que dans le privé. On est à 18 jours à l'hôpital et 17 dans les collectivités territoriales. »
- 13:00E.HeyerChiffre
« Le nombre de jours d'absence est passé chaque année, tous corps confondus, de 43 millions à 77 millions en 10 ans. »
- 17:00E.HeyerFait
« Le coût de l'inaction est bien supérieur à tout cela. »
- 20:00L.SénéchalFait
« La Russie est accusée de trucages d'élections à grande échelle par la présidente de Géorgie. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec Emilie, Pierre, Patrick, Mohamed et Lorrain. Emilie? - E.Tran Nguyen: Le procès de G.Depardieu aurait dû démarrer aujourd'hui.
Il a été reporté au 24 et 25 mars en raison de l'état de santé de l'acteur. - A.-E.Lemoine: Ca provoque le dépit de ses 2 accusatrices.
On en parle avec M.Turchi, à l'origine de la 1re enquête sur les violences sexuelles. Mohamed? - M.Bouhafsi: Après une greffe de barbe en Turquie, un généticien de 24 ans avait développé une dysmorphophobie.
Il s'est suicidé en juin. Son père témoigne. - P.Cohen: Les arrêts-maladies des fonctionnaires...
Le gouvernement veut moins les indemniser pour faire des économies. - A.-E.Lemoine: E.Heyer, bonsoir.
Merci d'avoir accepté notre invitation. Lorrain? - L.Sénéchal: La Russie est accusée de trucages d'élections à grande échelle par la présidente de Géorgie. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: On parlera de la chanson d'E.Presley sur laquelle il a eu un formidable fou rire.
On reviendra sur ce moment joyeux et culte avec l'un de nos invités. - A.-E.Lemoine: Qui en est fan.
C'est B.Poelvoorde, à l'affiche de de "L'amour ouf". Il est mercredi à l'affiche de "L'Art d'être heureux", qui sort mercredi.
On reçoit J.Bugier, présentateur du 13h de France 2. Louane chante la pluie et le beau temps dans son 5e album.
Elle interprétera "Soleil" en live, aux côtés du chanteur P3gase, son compagnon à la vie. Notre cheffe est aux côtés de Bertrand. - B.Chameroy: "Miam miam", pour cette belle recette d'automne. - On va farcir ces petites courges.
On va les manger en entier avec des châtaignes, du foie gras végétal... - B.Chameroy: On a les 1res clémentines. - On va faire des zestes au dernier moment. - A.-E.Lemoine: Merci.
Tout de suite, l'Edito de Patrick. Le gouvernement Barnier s'attaque à l'absentéisme des fonctionnaires. - P.Cohen: 5 milliards d'euros supplémentaires d'économies doivent être faits.
Pour 1,2 milliard, il s'agit de baisses de dépenses liées aux arrêts-maladies des fonctionnaires. Ces dépenses se sont envolées ces dernières années pour atteindre 15 milliards d'euros en 2022, d'après un récent rapport de L'Inspection générale des finances et de celle des affaires sociales. Ca équivaut à 350 000 postes.
Le nombre de jours d'absence est passé chaque année, tous corps confondus, de 43 millions à 77 millions en 10 ans. Un fonctionnaire s'arrête en moyenne 14,5 jours par an, hors maternité ou paternité. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement pense qu'il y a des abus? - P.Cohen: S'il y en a, pas partout.
Les enseignants s'arrêtent moins que dans le privé. On est à 18 jours à l'hôpital et 17 dans les collectivités territoriales. 34 jours dans les grandes collectivités. 40 jours et plus à Marseille, Toulon, Bordeaux.
Ca veut dire qu'il y a des abus ou du moins que ces absences sont corrélées au niveau d'indemnisation. C'est ce qui a été observé dans l'Education où un jour de carence a été instauré en 2018. Le 1er jour d'arrêt-maladie n'est plus indemnisé.
Pour les épisodes d'un jour, c'est -44 %. Mais pour un petit salaire, une journée payée en moins, ce n'est pas rien. On ne mesure pas bien le présentéisme.
Ce sont les salariés qui viennent travailler, même souffrants. - A.-E.Lemoine: Ces arrêts seront moins indemnisés pour tous les fonctionnaires? - P.Cohen: Economies attendues: 300 millions d'euros.
Il s'agit de réduire l'indemnisation à 90 % du salaire pour les 3 premiers mois d'un congé maladie ordinaire contre 100 % aujourd'hui. Economies: 900 millions. 3 jours et 90 %, comme dans le privé, dit le gouvernement.
Sauf qu'un grand nombre de salariés du privé sont protégés par des conventions collectives qui prévoient le paiement de la carence et le maintien du salaire à 100 %, ce qui ne sera pas le cas dans la fonction publique. Encore qu'il y a des mutuelles qui le prévoient ou le proposent aux salariés du public. - A.-E.Lemoine: Voilà les mesures annoncées par le gouvernement hier soir.
Vous ne nous parlez pas du budget, en discussion toute la semaine à l'Assemblée. - P.Cohen: Ce qui a été discuté et voté est un objet non identifié qui n'a aucune chance de devenir réalité.
Le bloc central, en résumé, a déserté les bancs, laissant les oppositions, gauche et RN, s'en donner à coeur joie. Un exemple: le RN a réussi à faire voter vendredi une baisse de 5 milliards d'euros de la contribution de la France à l'UE. Pris de court, le reste de l'Hémicycle s'est divisé.
La gauche a fait voter la suppression complète de l'article. A l'heure où nous parlons, l'enveloppe de 23 milliards dédiée à l'Europe est réduite à zéro. Elle n'existe plus.
Reprise des débats le 5 novembre. - A.-E.Lemoine: Avant d'en venir à ces jours de carence supprimés pour les fonctionnaires, votre réaction sur ce parlement qui supprime comme ça la contribution française à l'UE?
On est dans une discussion absurde, virtuelle, mais qui fait qu'on est peut être la risée de nos voisins européens? - E.Heyer: Sans doute, et qui peut inquiéter.
On s'est demandé si on n'inquiétait pas les investisseurs. Si on dit qu'on sort de l'UE, qu'on ne paye plus, c'est structurel. C'est un énorme changement.
Ce n'est pas ce que veulent les députés. C'est du temps perdu. - P.Cohen: Un mot sur la risée de l'UE.
L'Allemagne est dans la même situation. Le Parlement allemand n'est pas en mesure de voter son budget. - A.-E.Lemoine: Scène symptomatique de la confusion qui a régné la semaine dernière à l'Assemblée nationale, quand N.Moutchou, qui présidait vendredi la séance, a eu bien du mal à gérer un amendement sur la taxation des chips. - N.Moutchou: Voici les résultats du scrutin...
J'allais dire: "Nombre de patates..." Nombre de votants...
Huées. Nombre de patates...
Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Du temps perdu et un drôle de spectacle. - E.Heyer: Il y a une telle urgence à essayer de voter ce budget qu'on pourrait un peu aller à l'essentiel.
Peut-être que l'essentiel, c'est qu'on fasse tout de suite le 49-3. On sait à peu près que ça va se finir comme ça. Faisons-le, tant qu'à faire.
Ce n'est pas comme ça que les choses se passent, mais c'est peut-être la façon de faire la plus efficace aujourd'hui, compte tenu des débats que l'on voit. - P.Cohen: Le problème du 49-3, qui pourrait s'appliquer à l'Assemblée et pas au Sénat...
Au Sénat, le gouvernement a une majorité à peu près à sa main. Mais dans le cas d'un 49-3, c'est le gouvernement qui choisit quelles sont les modifications qu'il accepte, les amendements qu'il approuve, et ceux qu'il n'approuve pas. Le budget est entièrement formé par le gouvernement, sauf si la censure est votée et que le gouvernement est renversé. - A.-E.Lemoine: On en revient à la mesure annoncée par le ministre du Budget: la suppression du jour de carence pour les fonctionnaires.
C'est une bonne idée où on pointe les fonctionnaires de façon assez idéologique, qui coûtent plus que ce qu'ils ne rapportent? - E.Heyer: Ca a été rappelé dans l'Edito.
Ils s'alignent sur le privé, mais ils s'alignent sur les moins-disants, les moins bien lotis. On s'aligne sur le tiers restant, le moins-disant dans le privé. On sait pourquoi il y a plus de taux d'absence dans la fonction publique que dans le privé.
Les études indiquent qu'avec l'âge, vous êtes plus souvent absent. Par genre aussi, quand vous êtes une femme, vous avez plus d'absences maladie. Puisque dans le public, le salarié moyen est plus âgé et plus féminin que dans le privé, ça explique qu'il y ait plus de jours d'arrêt.
On parle d'absentéisme mais dès que vous dites "absentéisme", vous dites qu'il y a un arrêt qui n'est pas justifié. L'Insee ne parle pas d'absentéisme, mais d'absence. C'est important d'utiliser ce vocabulaire.
Quand on dit que l'absentéisme a explosé, on pense qu'il y a abus. Globalement, vous êtes malade, et c'est pour de vraies raisons que vous êtes malade, et quand on vous rajoute un jour de carence, vous venez travailler alors que vous êtes malade. - A.-E.Lemoine: Le fameux présentéisme, qu'on ne mesure pas. - E.Heyer: Là, c'est la catastrophe pour la productivité.
Quand vous allez travailler alors que vous êtes malade, vous êtes moins productif et vous contaminez le reste de l'entreprise. Globalement, c'est peut-être un très mauvais calcul. C'est dans certaines collectivités où il y a du dérapage.
Faisons plus de contrôles plutôt que de faire une mesure générale sur toute la fonction publique alors qu'on sait qu'il n'y a pas une fonction publique, mais beaucoup, et qu'il y a quelques collectivités locales qui abusent. Faisons des contrôles dans ces collectivités locales. - A.-E.Lemoine: Ca coûte cher? - E.Heyer: Oui... - P.Cohen: Ca dépend des collectivités locales et pas du gouvernement. - E.Heyer: Est-ce un problème de management? - P.Cohen: C'est un problème de management, évidemment. - E.Heyer: C'est une remise en cause.
On a énormément embauché dans les catégories C, dans le plus bas de l'échelle des fonctionnaires, peut-être pour faire plaisir à 2 ou 3 personnes et pour faire baisser le chômage. On se rend compte que ces emplois ne sont pas très intéressants, que les personnes recrutées ne sont peut-être pas intéressées. Ce sont des ressources humaines. - P.Cohen: Un mot sur le présentéisme.
Il y a une étude récente de Malakoff Médéric qui a montré que 2/3 des travailleurs disent qu'au moins une fois, récemment, ils sont allés travailler en étant malades. Pour beaucoup, des managers, des commerçants, mais aussi des salariés parce qu'ils pensent qu'ils sont indispensables au fonctionnement de la boîte. - E.Heyer: Le taux d'absence qui augmente, on l'observe dans tous les pays européens.
On constate cela dans tous les pays européens. Aux Etats-Unis, on appelle cela "la grande démission". Depuis la crise sanitaire, on a du mal à retourner travailler.
On n'est pas forcément malade, mais on est en burn-out. Les arrêts-maladies augmentent un peu partout. Il faut parler des conditions de travail, savoir pourquoi, dans tous les pays...
Tout le monde ne paye pas des jours de carence dans les pays. Pourtant, ces jours de carence augmentent partout. C'est plus structurel.
Il y a une remise en cause à faire dans le privé comme dans le public. Ce gouvernement, me semble-t-il, indique depuis le début que si c'est de l'absence, c'est de l'absentéisme. Que si c'est du chômage, c'est volontaire.
Que si les seniors ne veulent pas travailler à partir de 55 ans, c'est un problème... - A.-E.Lemoine: C'est punitif. - E.Heyer: Au lieu de comprendre, on va forcer.
On passe en force. Quand vous passez en force, il y a des effets de bord qui sont gigantesques. Ce sont les personnes qui jouent le jeu qui se voient punies alors qu'elles jouent le jeu. - A.-E.Lemoine: De façon générale, vous trouvez que le gouvernement a mal abordé le problème des économies à faire? - E.Heyer: Complètement.
Il faut faire des économies. Il y a eu un dérapage extraordinaire. On devait être à 4,4 % de déficit et on est à 6,1.
Et encore, la facture va augmenter d'ici la fin de l'année. C'est un dérapage historique. Il faut prendre des mesures.
Le calcul que l'on fait nous mais que beaucoup font, notamment le Conseil d'analyse économique, qui travaille pour le Premier ministre, dit que l'on doit trouver 110 milliards. Une fois qu'on a le chiffre, il faut se dire en combien d'années on le fait. Si c'est en 20 ans, ce n'est pas crédible.
Si on le fait en 2 ans, ça va être trop dur sur l'activité et ça va faire un choc trop brutal sur la croissance et donc, les déficits. Le Conseil d'analyse économique propose 5 ans. 110 milliards en 5 ans, c'est à peu près 20 milliards par an.
C'est ce que nous demande de faire la Commission européenne. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement veut faire 60 milliards d'économies. - E.Heyer: Quel est l'intérêt de faire 3 fois plus à part à ne pas être crédible, au bout du compte?
On n'arrivera pas à faire ces 60 milliards. Si on les fait, ça va trop peser sur l'activité. Le chômage va repartir à la hausse.
On va devoir compenser l'année suivante. Il vaudrait mieux s'engager sur 20 milliards? De façon structurelle.
Ces 60 milliards ne sont pas structurels. Si vous dites aux retraités que vous ne les indexez pas pendant les 6 premiers mois, ça veut dire qu'ils seront indexés les 6 derniers mois. S'il faut refaire des économies...
Et ce n'est pas possible. Chacun doit y contribuer. Il faut dire qui va payer.
X % pour les retraités, Y % pour les plus aisés...
Le retraité, que vous geliez sa pension ou que vous augmentiez la CSG, c'est pareil pour lui. Ce qui lui importe, c'est de combien on lui retire et de combien on retire aux autres. Là, jour après jour, on apprend de nouvelles mesures, mais on a oublié la mesure précédente.
On ne veut pas payer parce qu'on a l'impression d'être le seul à payer. - P.Cohen: A leur décharge, ils ont fait le budget en 15 jours. - E.Heyer: Certes, mais la DG Trésor avait bien préparé le terrain.
Apparemment, 40 milliards étaient déjà programmés. Ils ont rajouté quelques milliards en plus. - E.Tran Nguyen: Une autre solution pour faire des économies: l'administration a dépensé 151 milliards d'euros en achat de fournitures et d'immobilier en 2023.
On peut trouver moins cher ailleurs. - Vous seriez peut-être surpris de trouver une lampe comme celle-ci à 163 euros alors qu'en quelques minutes, nous trouvons un modèle similaire sur Internet à 65 euros. Des catalogues aux milliers de références, pratique, car tous les produits répondent aux critères des marchés publics.
Pas besoin de faire un appel d'offres, quitte à perdre un peu d'argent. C'est l'argument du patron de la plus grosse centrale d'achat public. - Le temps, c'est de l'argent.
Quand vous passez votre temps à relancer des fournisseurs qui ne livrent pas, ou pas correctement, c'est du temps que vous prenez sur les autres activités plus stratégiques. - E.Tran Nguyen: Comment vous le qualifiez?
C'est de la "gabegie", comme le titre "Le Parisien", ou c'est un excès de règles sur les commandes publiques? - E.Heyer: C'est surtout un excès de règles.
Pour prendre le train, vous devez passer par une agence particulière, qui n'est pas la moins chère. Là, c'est pour les fournitures. Quand vous cumulez tout ça, ça commence à faire des sommes.
Pour remettre de la concurrence et qu'on enlève un certain nombre de normes et de règlements, oui. Mais ce n'est pas comme ça qu'on trouvera 60 milliards ou 110 milliards. Il faudra le faire dans la durée pour essayer d'utiliser au mieux cet argent.
Encore une fois, ce n'est pas de l'argent perdu pour tout le monde. - A.-E.Lemoine: C'est réinjecté dans l'économie. - E.Heyer: Ca ne part pas dans un sous-sol.
Ca reste en France. C'est des citoyens français qui vont en bénéficier. Mais il faut quand même faire une limite.
Ce n'est pas complètement une gabegie, mais du gaspillage. - A.-E.Lemoine: Merci.
C'est l'heure de la Story de Mohamed. - Les commentaires qu'on me faisait auprès de la clinique, c'est: "Vous m'avez psychologiquement détruit." - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un drame, symbole d'une pratique dangereuse qui s'est démocratisée ces dernières années.
Chaque année, plus de 10 000 Français se rendent en Turquie pour subir une greffe de cheveux ou de barbe. C'était le cas de cet étudiant de 24 ans qui s'est rendu à Istanbul pour une opération esthétique. Le début de l'enfer. - Il ne s'est pas reconnu.
Je ne suis pas barbu. Je n'ai jamais eu de barbe. La limite de la barbe se fait progressivement et les poils sont implantés obliques.
Lui, ça avait été implanté perpendiculairement et sans dégradé. Il s'est fait opérer par un agent immobilier et non un médecin. Un chirurgien spécialiste l'a récupéré, mais l'étudiant avait eu un choc post-traumatique qui s'est poursuivi par une dysmorphophobie. - M.Bouhafsi: Pour seulement 1300 euros, il s'est fait prélever près de 4000 bulbes à l'arrière du crâne.
L'opération a eu lieu dans un cadre hygiénique catastrophique. L'opérateur perd 1000 bulbes pendant l'opération. C'est la racine essentielle à la repousse du poil.
Un médecin tente de rattraper la greffe ratée en Belgique, mais informe le jeune qu'il y aura des petites séquelles. Il a mis fin à ses jours seul dans sa chambre d'étudiant. - A la maison, il ne dormait pas très bien.
Il tournait la nuit et essayait de reprendre ses cours le jour. A côté de ça, il y avait des moments où il allait bien. Il y avait une balance.
C'était très difficile à dire qu'il allait mal, qu'il fallait le traiter, médicalement parlant. La veille de son suicide, il m'a téléphoné. Nous devions partir en week-end nous promener.
Le lendemain, il a fait ses courses et il s'est pendu après. - M.Bouhafsi: Il a développé une dysmorphophobie, un trouble mental qui s'est beaucoup développé ces dernières années, avec l'explosion de l'utilisation des réseaux sociaux et du culte de soi. - Quand on souffre de dysmorphophobie, on focalise son attention sur un défaut, un défaut imaginaire, quelque chose d'exacerbé dans le reflet qu'on a de soi-même.
Si on met dans cette opération chirurgicale tous l'espoir de résoudre son trouble, sa souffrance, et que l'opération est ratée ou décevante, vous imaginez à quel point la désillusion crée le choc et de la souffrance supplémentaire. - M.Bouhafsi: Les réseaux sociaux sont à la racine du problème.
Les plus jeunes sont confrontés à la multiplication des publicités ciblées pour leur donner envie de passer le cap de la chirurgie esthétique. - Les jeunes sont confrontés sans arrêt à des images retouchées. Ils ont à disposition des filtres qu'ils essaient et qui leur donnent envie de se changer.
Il suffit qu'il y ait un défi sur TikTok, de mettre son nez de profil pour voir s'il est droit, pour que la mécanique s'enclenche et que le jeune soit obsédé par son nez. Vous avez des influenceurs qui se montrent au bloc opératoire, posent aux côtés de leur chirurgien, comme si c'était un ami et comme si c'était simple. Les chirurgiens esthétique postent des avant/après sur les réseaux sociaux.
Ca donne l'impression que ces actes sont des coups d'effaceur magique. C'est un système rentable. On est passé de la banalisation à l'industrialisation. - M.Bouhafsi: Les conséquences sur le long terme sont désastreuses. - Sur Internet, il y a du rabattage.
Ils promettent monts et merveilles aux jeunes patients vulnérables, influençables. Ils les amènent dans des structures non médicalisées et les actes ne sont pas réalisés par des médecins. Ca va coûter plus cher de réaliser une greffe low cost que de réaliser dès le départ une greffe dans une structure médicale correcte.
Très souvent, on est amenés à refaire d'autres interventions pour corriger les résultats inesthétiques de la 1re greffe. - M.Bouhafsi: Après le suicide de son fils, le père de Mathieu, a alerté.
Aucun suivi n'est assuré dans une clinique low cost à l'étranger. Sur le cas d'une greffe de barbe aussi importante, on rencontre un psychologue en France avant l'intervention. - A.-E.Lemoine: Ce qui n'est pas le cas en Turquie.
Pierre? - P.Cohen: L'information a été révélée par "Le Télégramme".
A Brest, un propriétaire a détruit l'intérieur de son immeuble à coups de masse pour expulser les squatteurs qui logeaient chez lui. Il risque 3 ans d'emprisonnement et jusqu'à 30 000 euros d'amende car agir ainsi, c'est potentiellement se faire justice soi-même. Il vaut mieux suivre les procédures, même si elles sont longues...
J'ai envie de vous interroger sur la lenteur de la justice. Quand il s'agit de contentieux économiques comme c'est le cas, la lenteur coûte très cher. - E.Heyer: Oui, mais dans ce cas de figure, si mon information est bonne, il y avait un gros problème.
Il n'y avait pas de bail. Il ne pouvait pas aller devant la justice et demander des loyers impayés. Il l'a acheté avec les personnes à l'intérieur et c'était insalubre.
Sinon, c'est long, mais il y a quand même des garanties de loyers impayés qui, à mon sens, devraient être plus automatiques. Il y avait la loi Alur en 2015. C.Duflot voulait imposer cette garantie de loyers impayés.
Il y avait même une garantie de l'Etat. C'était 400 millions d'euros. Puisque c'est lent, pendant ce temps, vous pouvez piocher dans ces 400 millions pour vous garantir les loyers impayés et attendre que la justice...
C'est long. A partir de vendredi, on rentre dans une période où pendant 5 mois, vous ne pouvez pas expulser votre locataire qui ne paye pas. Pour les propriétaires, ça peut les mettre en grande difficulté s'ils ont un prêt.
Ces garanties de loyers impayés, c'est la chose qu'il faut faire pour un peu rassurer les propriétaires. - A.-E.Lemoine: C'est un procès inédit en France.
G.Depardieu, mis en examen pour viols, était appelé à comparaître pour répondre des accusations d'agressions sexuelles sur 2 femmes, une assistante réalisatrice et une décoratrice, qui ont porté plainte pour des faits susceptibles d'avoir été commis en 2021, lors du tournage du film de J.Becker, "Les Volets Verts".
Le procès s'est ouvert en l'absence du prévenu. Les médecins lui ont prescrit une interdiction de se présenter. Le procès a été renvoyé au 24 mars. - G.Depardieu entend se présenter devant le tribunal correctionnel.
Il souhaite ardemment se défendre. Depuis plus de 3 ans, un très grand nombre d'inexactitudes, de fausses informations et de mensonges, ont été diffusés, relayés systématiquement. Ses médecins ont malheureusement prescrit une interdiction de se présenter aujourd'hui. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, M.Turchi.
Vous êtes journaliste au service enquête à Mediapart. Vous êtes à l'origine de l'enquête dans laquelle 13 femmes accusent G.Depardieu.
Vous avez assisté à l'audience. Le procès de G.Depardieu ne se tiendra qu'en mars.
C'est le temps qu'une expertise médicale évalue la santé du prévenu à sa capacité ou non d'assister aux débats. Ce renvoi vous paraît logique parce que les parties civiles y semblaient favorables? Il était important que G.Depardieu soit présent à l'audience? - M.Turchi: C'est un point sur lequel tout le monde était d'accord.
Les parties civiles voulaient qu'il y ait un débat de fond et que G.Depardieu fournisse des explications et des réponses. Lors de la garde à vue de G.Depardieu en avril, il avait été placé en garde à vue de 9h à 17h.
Il avait été en état...
On examine votre état médicalement. Il avait été totalement en état d'être en garde à vue. - A.-E.Lemoine: Il avait subi le quintuple pontage pointé par son avocat. - M.Turchi: Ce que disent les parties civiles, c'est qu'aujourd'hui, on a des manoeuvres dilatoires.
C'était le terme à l'audience. C'est pour gagner du temps, pour repousser l'audience. En tout cas, elles étaient stressées, mais elles voulaient que ce débat de fond ait lieu. - A.-E.Lemoine: L'une des plaignantes craint que l'acteur se dérobe.
Amélie nous a confié son sentiment. - Je ne suis pas surprise. C'était prévisible.
Je me doutais bien que monsieur Depardieu allait se défiler, qu'il allait parler de sa santé. C'est tout. Il était tout à fait en forme en avril pour venir faire sa confrontation.
Je ne sais pas si quelqu'un croit à cette histoire de santé défaillante. J'ai hâte que monsieur Depardieu se déplace et qu'on puisse enfin rétablir la vérité. Il faut parler du fond du dossier plutôt que d'écouter tous ces délires. - A.-E.Lemoine: Le conseil de G.Depardieu a déclaré qu'il n'y avait aucune urgence à juger cette affaire.
Vous lui répondez quoi? Ces 2 plaignantes se sont préparées à témoigner. Ce n'est jamais anodin de prendre la parole, de dénoncer des agissements d'un homme aussi puissant dans le milieu du cinéma dans lequel elles évoluent toutes les deux. - M.Turchi: Ce qui a été dit à l'audience, y compris par les parties civiles, c'est est-ce que l'état de santé de G.Depardieu sera différent dans quelques mois?
On dit qu'il est diabétique depuis 25 ans, qu'il a 75 ans, qu'il a subi un quintuple pontage...
La situation ne sera sans doute pas différente en mars. C'est ce qu'elles ont mis en évidence. Elles sont stressées.
Elles l'ont dit. Il y en a une qui a mis en avant une attestation de sa psychologue clinicienne qui la suit depuis un an. Elle est en stress suite à cette affaire, aux demandes des médias...
Ca n'a pas été évident pour elle de venir aujourd'hui. C'était impressionnant pour elle. Surtout que l'audience a été assez mouvementée.
Un nouvel avocat de G.Depardieu a été très agressif à l'égard des plaignantes, parlant de "pseudo-agression"...
Il a parlé de traumatisme relatif. Il y a eu des attaques contre les journalistes. Mediapart, mais pas seulement, contre le parquet, accusé d'avoir mené une enquête tronquée, à charge, pendant seulement 2 mois...
On a entendu beaucoup cela dans sa bouche pendant son intervention. - A.-E.Lemoine: Amélie était décoratrice sur le tournage des "Volets Verts".
G.Depardieu l'aurait attrapée avec brutalité avant de lui toucher la taille, le ventre, les seins, avec des paroles obscènes. L'accident semble avoir été pris au sérieux.
Le directeur de production est au courant, le réalisateur également. On ne diligente pas d'enquête pour y voir plus clair sur cette accusation. Amélie continue à être au contact de G.Depardieu.
Il ne change pas d'attitude à son égard et surtout, il lui reproche d'avoir signalé son comportement. - J'ai été sous le choc. Je n'ai pas compris ce qui s'était passé.
Je n'ai rien vu arriver. J'ai mis du temps à réaliser. Mercredi matin, devant notre local déco, monsieur Depardieu attendait sur un tabouret et il m'a vue arriver de loin, en disant: "La voilà, l'emmerdeuse qui fait des histoires." Ca a été une douche froide. - A.-E.Lemoine: Il a juste été demandé à G.Depardieu de s'excuser? - M.Turchi: C'est ce que disent plusieurs personnes de l'équipe de tournage.
Il lui a été demandé de s'excuser auprès des 2 femmes, par seulement 2 plaignantes. Il explique qu'il n'y a pas eu d'incident, qu'il n'y a rien eu. Il explique qu'il a eu simplement une discussion de 5 minutes avec cette décoratrice et qu'il n'y a pas eu de problème.
Dans la version de G.Depardieu, dans ce qu'il a déclaré aux policiers en garde à vue, il ne l'a pas touchée et il n'a pas à s'excuser. C'est contraire aux éléments matériels, au message vocal qu'il a laissé le soir des faits.
C'est un message de Depardieu. Il ne peut pas dire qu'il n'était pas informé, a minima. - A.-E.Lemoine: En quoi l'enquête aurait été menée à charge? - M.Turchi: C'est ce qu'il a répété aujourd'hui, à l'audience.
Sur la cinquantaine de personnes qui ont été entendues, n'auraient été gardées que celles qui ont été...
Il explique qu'il y a d'après lui 18 personnes qui ont été contactées et qui auraient dit qu'elles n'avaient pas été témoins de cela. C'est un appartement qui fait 120 m2. Les parties civiles ont fait valoir que pour elles, ce n'était pas une petite pièce.
Sur un tournage, s'il y a une cinquantaine de personnes présentes, tout le monde n'était pas au même endroit dans la même pièce. C'était un petit couloir proche de l'entrée, en l'occurrence, dans lequel Amélie a dénoncé ces faits. - A.-E.Lemoine: C'est ce qu'assure la plaignante...
Les personnes qui assurent la sécurité de G.Depardieu auraient interrompu l'agression en le menant avec elles? - M.Turchi: Elle dit que des mains l'ont tirée en arrière.
D'autres personnes ont tiré G.Depardieu, d'après son récit, en arrière et l'ont fait desserrer ses mains. A sa connaissance, c'était par les gardes du corps de Depardieu.
Il aurait été hurlant. - A.-E.Lemoine: Ils disent qu'il aurait interdiction de rentrer sur le plateau. - M.Turchi: Elle dit qu'elle était dans un état de sidération.
C'est attesté par d'autres témoins. Elle ne savait plus où elle était. Est-ce qu'elle a cru voir une personne qui était le garde du corps?
Je ne sais pas. C'est quelque chose qu'on verra à l'audience, sur le fond. Il y a des personnes qui attestaient avoir vu une forme d'altercation, de quelque chose qui se passait.
La 2e assistante réalisatrice sur le tournage dit qu'elle a vu G.Depardieu coincer Amélie entre ses cuisses. C'est aussi ce qu'elle déclare dans la procédure. - E.Tran Nguyen: Il y a une tribune de soutien aux victimes de Depardieu publiée ce matin dans "L'Humanité".
Ils appelaient à un rassemblement devant le tribunal de grande instance cet après-midi. - AMELIE, SARAH, ON VOUS CROIT! - On s'est rassemblés aujourd'hui pour soutenir les victimes de G.Depardieu qui ont le courage de porter plainte publiquement. - C'est hyper symbolique, emblématique.
Enfin, la parole se libère et les récits s'inversent. - C'était aussi souligner à quel point les violences commises par G.Depardieu sont très fréquentes en France.
Ce procès est un peu symptomatique des mécanismes de violences. - J'ai envie de croire que de l'impunité est terminée, que l'on peut traduire en justice des personnes qui se sont crues pendant des années au-dessus des lois. - E.Tran Nguyen: On voit que ce procès est très attendu par ces militantes et qu'elles ont peut-être envie d'en faire figure d'exemple.
Quand on entend l'avocate de G.Depardieu, elle veut qu'il soit jugé comme tout autre client, tout autre agresseur. - M.Turchi: Il y a eu une enquête assez solide.
Parfois, on ne trouve pas d'enquêtes aussi poussées pour d'autres personnes. L'avocat de G.Depardieu trouve que ça a été bâclé.
Il y a les versions divergentes par rapport à ça. Il y avait du monde à l'audience, ce rassemblement devant. Les plaignantes sont sorties en disant qu'elles avaient été touchées par ce rassemblement et qu'elles se sentaient moins seules.
Devant, il y avait du soutien. C'est le premier procès post-MeToo d'une personnalité aussi emblématique que G.Depardieu.
Il est connu à l'étranger. Il y avait beaucoup de journalistes internationaux. C'était une audience importante, attendue.
Il n'était pas là. Celui qui a commencé le débat sur le fond, c'est l'avocat de G.Depardieu.
Le président du tribunal doit le recadrer en lui disant qu'il était là pour une demande de renvoi qu'il formulait. - A.-E.Lemoine: Le procès s'ouvrira le 24 mars avec peut-être G.Depardieu. - P.Cohen: Il y a un débat sur le niveau des sanctions qu'il convient d'appliquer aux célébrités avant qu'elles ne soient jugées.
Cette mise à l'écart de ces personnalités, que ce soit des politiques, des acteurs, des cinéastes, des musiciens, se justifie souvent par la notion d'un devoir d'exemplarité. C'est une notion qui a été invoquée pour J.Bayou, l'ex-numéro 1 des Verts.
Quand son parti diligente une agence privée, qui dit qu'ils n'ont rien trouvé, qu'ils ne peuvent pas faire avancer l'enquête, qu'est-ce que vous en tirez comme leçon? - M.Turchi: On ne peut pas mettre tout le monde dans le même panier.
On a fait une enquête très prudente sur J.Bayou. On peut estimer que certaines personnes, notamment des responsables politiques, ont un devoir d'exemplarité.
Est-ce le cas de G.Depardieu? Je ne sais pas, mais en tout cas, il y a une question qui était beaucoup autour de célébrer ses oeuvres, censurer...0 Le débat s'est plutôt dirigé là-dessus et sur un autre élément.
Sur les tournages, il y a des producteurs qui sont des employeurs et qui sont responsables légalement de la sécurité des employés. La question se posait de combien de témoignages...
Les producteurs, dans leur réaction à Mediapart, m'ont dit que oui, c'était un pari risqué, mais qu'ils avaient fait le choix de respecter la présomption d'innocence, de l'engager sur ce tournage. D'autres ont estimé que c'était prendre un risque. Une personne de l'équipe de production m'a dit qu'ils savaient à quoi s'attendre en prenant G.Depardieu.
C'est quelqu'un de très difficile sur un tournage. C'est quelqu'un qui peut partir pendant 4 heures et dont on ne sait pas s'il va revenir...
Tout ça entre en compte dans l'évaluation de ce risque potentiel. - P.Cohen: De fait, il n'a plus tourné depuis "Les Volets Verts" - M.Turchi: C'est son dernier tournage.
La question de J.Bayou, de s'il doit ou pas... - P.Cohen: Est-ce que le corollaire de l'exemplarité que l'on demande aux personnalités publiques, ce n'est pas le fait qu'elles puissent retrouver leur activité si la preuve n'est pas rapportée des faits délictueux? - M.Turchi: Je ne demande pas qu'il soit sorti de l'Assemblée nationale quand il était député.
Je pense que ce qui est important, c'est de voir les faits qui sont amenés, de voir quels faits ont été amenés. Il y a eu une enquête interne au sein du parti. Une plainte a été déposée ensuite.
La question, c'est "de quoi on parle et où on met le curseur". Ce qui lui a été reproché, c'est de s'exprimer sur des questions de féminisme ou de violences sexuelles ou sexistes alors qu'il était lui-même accusé de violences psychologiques sur une ex-compagne. Je ne suis personne pour dire qu'untel doit arrêter de travailler ou pas.
On peut entendre que la question de l'exemplarité peut se poser pour des responsables politiques, notamment pour des ministres. Il faut aussi regarder les faits dont ils sont accusés. Parfois, il faut pouvoir se mettre de côté pour se défendre.
Ca a été beaucoup le cas pour G.Darmanin à un temps où il est resté au gouvernement. Se mettre de côté, assurer sa défense...
G.Tron l'avait fait au moment de son accusation... - P.Cohen: G.Tron été condamné définitivement.
Ce n'est pas le cas de G.Darmanin. - M.Turchi: Tout à fait. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.
Je renvoie à votre compte rendu d'audience dans les colonnes de Mediapart. Tout de suite, le 5/5 de L.Sénéchal. ...
Matignon publie un communiqué surprise sur l'état de santé de M.Barnier. - L.Sénéchal: Il a été opéré ce week-end d'une lésion cervicale.
Les résultats seront connus d'ici quelques semaines. C'est signé du médecin du Premier ministre. Il précise que tout s'est bien passé et que M.Barnier a repris son travail normalement aujourd'hui.
Pas de vacances du pouvoir en pleines discussions du budget, dont on parlait tout à l'heure. Il est censé recevoir les oppositions à Matignon. M.Barnier ne sera pas aux questions au gouvernement à l'Assemblée et au Sénat.
Il a 73 ans. On parle souvent de la santé des présidents, mais moins de celle des Premiers ministres. J'ai découvert que c'est la première opération en 40 ans pour un chef du gouvernement français en exercice.
La dernière fois, c'était P.Mauroy. C'était pour soigner une pneumopathie aiguë. - A.-E.Lemoine: Ca ne nous rajeunit pas.
Après les intempéries, 600 personnes se retrouvent coupées du monde dans le Var. - L.Sénéchal: C'est un village loisirs qui se retrouve isolé.
Il y a aussi des personnes qui vivent dans ce village. A cause des inondations de ces derniers jours, le seul pont menace de s'effondrer. Pour les 600 personnes coincées du mauvais côté, les vivres commencent à manquer. - Voici l'état de nos réserves.
On a un peu de pommes de terre, quelques conserves. Vraiment pas grand-chose. - Ce qui est problématique, c'est le fait qu'il ne reste pas grand-chose à manger.
On va tenir, 2 ou 3 repas. Heureusement, il y a de la solidarité dans le domaine. - L.Sénéchal: Si le pont s'effondre, il pourrait même couper les tuyaux d'eau potable. *-L'eau risque de couper parce que le pont est redescendu. - Il est encore bien descendu. *-Il risque de péter les canalisations. - On a rempli des gamelles d'eau et des casseroles.
Il faut au moins qu'on puisse faire chauffer des pâtes. - L.Sénéchal: Au-delà de ce cas particulier, des inondations ont touché le Var tout le week-end.
Une personne est morte d'une crise cardiaque en essayant d'évacuer l'eau de son domicile. Le port de Saint-Tropez a été inondé. Les épisodes dopés par le réchauffement climatique se succèdent.
Je vous ai parlé de ceux de l'Ardèche et du Rhône. 400 millions d'euros de dégâts, d'après les assurances. E.Heyer, la COP29 va commencer.
On a le sentiment que ces épisodes climatiques vont coûter de plus en plus cher. Ca ne coûterait pas moins cher d'investir massivement dans la transition écologique? - E.Heyer: On le sait depuis longtemps.
On sait que le coût de l'inaction est bien supérieur à tout cela. Plus on attend, plus ces coûts vont être exorbitants. Aujourd'hui, il y a eu des rapports.
Il faudrait investir 66 milliards par an pour la France pendant 10 ans. Comment on les finance? Il faut trouver 60 milliards, mais il faudrait en soulager 660 pour prévenir ces accidents.
On ne le fait pas. Ca va nous coûter de plus en plus cher. - A.-E.Lemoine: En Guadeloupe, le pillage d'un commerce à l'aide d'un tractopelle. - L.Sénéchal: C'était en marge du mouvement contre la vie chère qui déborde régulièrement aux Antilles.
Malgré le couvre-feu, les pilleurs sont arrivés dans le quartier de Pointe-à-Pitre au volant d'un tractopelle. Ils ont défoncé la clé de la bijouterie. Des pillages ont eu lieu toute la nuit.
Un supermarché a été saccagé, une banque également. Les commerçants n'ont pu que constater les dégâts. Un entrepôt a été incendié.
Il y a une forme de colère, de lassitude, chez les commerçants de Guadeloupe. - Lorsqu'on fait partie d'un grand groupe, on est sécurisé. A Pointe-à-Pitre, il n'y a pas de sécurité.
Nous sommes livrés à nous-mêmes. - On est obligés de continuer, parce qu'il y a des salariés, des gens qui comptent sur nous, mais on n'a plus envie. - L.Sénéchal: Le seul point positif pour les habitants de Guadeloupe, c'est que la centrale électrique a pu rouvrir ce week-end.
Elle a été fermée 24 heures par les grévistes de la CGT qui s'oppose à la direction locale d'EDF. - A.-E.Lemoine: La présidente de Géorgie accuse la Russie d'avoir volé l'élection. - L.Sénéchal: Le vote a eu lieu hier, en Géorgie.
Des bagarres ont été filmées. Des bourrages d'urnes au vu et au su de tous ont été constatés. Tout ça été filmé. ... - L.Sénéchal: Nous avons contacté la présidente de Géorgie, trop européenne.
Elle nous a accordé un entretien il y a quelques minutes. Elle évoque un système de fraude généralisée au profit du parti prorusse du Premier ministre au pouvoir en Géorgie. - Ces élections ont été des frauduleuses, violées, volées avec des fraudes massives, généralisées et systémiques.
C'est de l'intimidation. Il y avait moins de présence extérieure et moins de présence internationale. La même carte d'identité a été utilisée 17 fois.
Ca me fait dire que c'est une opération aidée et inspirée par notre grand voisin du nord et par les services du grand voisin du nord. C'est une opération spéciale russe en imitation de ce qui peut se faire dans un régime dictatorial. - L.Sénéchal: Les prorusses ont célébré hier leur victoire.
Ils ont reçu la visite de V.Orban, visite dénoncée il y a quelques minutes par les ministres des Affaires étrangères de 13 pays européens, dont l'Allemagne et la France. La Russie a déjà amputé en 2008 le territoire géorgien de 2 provinces.
S.Zourabichvili alerte ce soir les Occidentaux. Ca pourrait presque servir de mètre étalon. - S.Zourabichvili: Je pense qu'il faut être prudents.
Nous ne sommes pas les seuls exposés. Nous nous sommes mieux défendus parce que nous connaissons la propagande russe. J'ai peur pour les élections en Moldavie.
Je pense que tout le monde doit les surveiller de très près. Nous sommes tous dans le même bateau et nous avons fortement conscience en Géorgie que nous sommes dans ce bateau européen. Nous finirons en Europe. - L.Sénéchal: A 10 jours du scrutin présidentiel, D.Trump a rassemblé des milliers de personnes au coeur de New York, au Madison Square Garden.
C'était loin d'être glamour. E.Musk éructe.
Il y avait aussi l'animateur T.Carlson. Il y avait aussi le catcheur Hulk Hogan, qui essaie de desserrer son débardeur pour montrer son t-shirt pro-Trump.
Ca s'est terminé en bras de fer avec D.Trump. Un humoriste compare les habitants de Porto Rico, un territoire américain des Antilles, à des déchets. ... - L.Sénéchal: K.Harris a rassemblé aussi des soutiens.
M.Obama a dit sa peur réelle que Trump l'emporte. Beyoncé était venue dire son soutien à K.Harris. - L.Sénéchal: L'élection est déjà en cours.
Le président sortant J.Biden a voté en avance. Il n'y a pas d'enjeu dans cet Etat, où K.Harris a des points d'avance.
Pour pousser les électeurs à aller voter, quelqu'un est un peu en avance sur la saison de Noël. C'est M.Carey. ... - L.Sénéchal: Elle va sans doute revenir d'ici quelques jours pour lancer la vraie saison des fêtes.
D'ici là, il y a une élection aux Etats-Unis, le 5 novembre. - A.-E.Lemoine: Merci.
Merci, M.Turchi. Merci, E.Heyer.
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