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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 14 janvier 2025 44 minActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Crise politique : François Bayrou est-il à la hauteur ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 14:00François BayrouFait
    « la pression de la droite parlementaire qui s'est exprimé ce weekend elle a porté ses fruits »
  • 45:00Laurent WauquiezFait
    « la proportionnelle sera la garantie que le désordre politique exceptionnel que nous connaissons aujourd'hui deviendra la règle »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

sens public spécial déclaration de politique générale de François Baayou près de 90 minutes de discours pour un premier ministre sur une cord raide a-t-il réussi à convaincre les socialistes de ne pas le censurer sans se couper de ses ministres de droite avant d'en débattre avec nos experts on voit comment le grand oral du préministre a été accueilli au Sénat c'est un reportage de Marion lompageux après une heure de lecture dans l'hémicycle les sénateurs ressortent mitigés de ce discours de politique générale l'annonce d'une mise en chantier de la réforme des retraites ne convint pas ça veut dire qu'on réouvre tout auquel cas j'y suis opposé parce que ça veut dire que clairement on aura pas d'accord évidemment que si vous réouvrez tout avec les partenaires sociaux dont beaucoup se sont opposés au passage à 64 ans ça veut dire qu'il y aura un désaccord entre les majorités parlementaires et et la majorité des partenaires sociaux donc je je sais pas trop bien où que ça va et je suis un peu inquiet quand on sait l'état de nos finan publ par contre il est hors de question effectivement de revenir sur le financement même de notre système de retraite donc oui à une conférence de financement oui à une négociation avec les partenaires sociaux pour améliorer le système mais dans un équilibre financier qui doit de toute façon être maintenu je pense notamment la question des des retraites où on suspend sans suspendre on aura besoin d'avoir des éclaircissements on parle de mission flash confié à la Cour des comptes on parle de conclave s'agissant du dialogue social j'aurais tendance à dire et le Parlement dans tout ça les membres de l'opposition veulent interpeller le Premier ministre lors de son allocution prévue demain au Sénat et l'éventualité d'une motion de censure elle n'est pas écartée moi je le redis la question de la censure c'est pas c'est pas quelque chose comme ça qu'on utilise qui amuse non au contraire c'est quelque chose de grave moi je préférerais ne pas censurer je préférais avoir des orientations je préféreris avoir un Premier ministre qui comprenne qui comprennent ce que veulent les Françaises et les Français qui comprennent aussi son opposition on a fait les écologistes ont fait des position sur la question écologique sur la question sociale rien n'a été repris très clairement en l'état le compte n'y est pas on peut qu'en faire le constat par rapport aux annonces qui avaient été faites la censure est un outil offert par notre Constitution mais comme nous avons été nombreux à le dire ces dernières semaines ce n'est évidemment pas une fin en soi parce que notre pays a besoin aujourd'hui évidemment d'un budget mais d'un budget qui soit juste qui défende d'AV age nos services publics l'examen du budget justement il en sera question dès demain soir en séance François Baayou est-il à la hauteur de cette crise politique on en débat avec annechline beina bonsoir bienvenu constitutionnaliste maître de conférence en droit publici et vous publiez cette Constitution qui nous protège chez XO édition Mathieu souquier bonsoir et bienvenue vous êtes essiste et consultant et vous avez contribué à cet ouvrage collectif la France à 20h ou l'heure d'être ensemble aux éditions de l'eau jeansébastien Ferjou bonsoir bienvenue vous êtes le fondateur et directeur d'Atlantico et Sophie dravinel éditorialiste politique bonsoir Sophie que retenez-vous de ce de ce discours cette déclaration de politique est-ce qu'il était ti la question générale de notre débat à la hauteur de cette crise alors j'ai le sentiment que en tout cas quand on a parlé de nouvell méthodes c'était vraiment la vieille ancienne on nous en a parlé en 2022 on en a encore parler avec Michel Barnier Emmanuel Macron l'a dit dans tous ses discours possibles et imaginable là pour le coup on a inc ané pour la première fois c'est-àd qu'on a des conférences intergouvernementales à en pleuevir on a les partis politiques qui sont associés à ce qu'il a appelé de l'utilité publique les partis sociaux aussi tout ce qui va être mouvement social et CEA donc euh moi j'ai le sentiment quand même qu'on incarne quelque chose du temps long aussi beaucoup cette idée de s'installer dans dans du pluriannuel sur certains chiffres et cetera donc moi ce que je dirais c'est que il y a en tout cas des propositions suffisamment floues aussi pour que tout le monde puisse y trouver son compte c'est un peu ça l'idée c'est-àdire que il y a des appels aux uns aux autres pour euh empêcher un peu cette logique de bloc j'ai le sentiment si vous voulez qu'il est pas tellement aller chercher le PS qu'il est pas tellement aller chercher le RN mais qu'il est allé essayer de mettre tout le monde un peu face à ses responsabilités en disant je frappe un peu de partout et puis chacun devra essayer d'y trouver son compte je crois que la référence à Pierre mandz- France est assez maligne étant donné que c'est quand même le président du conseil qui a été élu avec les voix les plus composites de toute l'histoire de notre République donc peut-être une référence à cette idé-là Mathie sou est-ce que vous vous retenez le grand flou euh alors ce qui est sûr c'est que on on retient peu de choses précises dans tout ce qui a été dit je partage ce que disait enen on a quand même un exercice qui est plutôt réussi par rapport à des débuts relativement calamiteux en terme de prise de parole et de prise de position de la part de François berraut même son premier plateau télévisé que j'avais regardé attentivement ne disait rien de plus précis et quand même était quand même très très flottant très hésitant et sur le fond et sur la forme donc là pour le coup c'est plus réussi en particulier parce qu'il y a une vraie habileté je rejoins ce que ce que vous disiez sur le sur la méthode ou sur le style berou qui diffère quand même de tous ses prédécesseurs et l'abilté tient précisément au fait que Al je sais pas si on peut parler de flou euh en tout cas sur aucun des grands sujets il n'a été précis alors pas pas les sujets sur lesquels en particulier certaines oppositions l'attendaient on sait que la gauche avait posé un certain nombre de conditions en tout cas avait un certain nombre d'attentes sur quelques grands sujets de ce point de vue-là François berou n'a n'a répondu à rien de de précis et y compris sur ceux dont il dit qu'il qu'il en fait ses priorités je pense en particulier à l'école euh c'est c'est un symbole tout à fait particulier que d'avoir nommé ellisabeth B élisizabeth band ministre d'État ministre de l'éducation nationale donc de mettre l'école statutairement et politiquement en en haut de en haut de ses priorités et j'avoue que il a été ministre de l'éducation nationale il dit avoir beaucoup réfléchi beaucoup pensé à cette question au cours des années et j'ai trouver ça un peu sec un peu court quand on dit que on veut en faire sa priorité et qu'on connaît bien le sujet ouais les premiers mots de François Baou pour parler du du surendettement de de de la France Jean Sébastien Ferjou c'est dire que la la pression de la droite parlementaire qui s'est exprimé ce weekend elle a porté ses fruits je crois que ça a toujours été un engagement de François Barou qui a été un de ceux qui portaiit justement avant d'autre la question la problématique de la dette lors de ces campagnes présidentielles il y a déjà pas mal de quinquen pres et même peut-être même de SEPA en 2007 notamment moi ce que j'en retiens peut-être plus que le fond c'est que c'est un discours de la méthode on voit un François Baayou qui détaille ce mode de gouvernance qui selon lui est adapté à l'état du Parlement et je pense qu'il est sur une ligne de crête avec un côté où effectivement c'est assez maîtrisé et assez habile y compris dans ce que peut-être vous appelez flou mais qui est aussi une forme d'ouverture par définition il n'est pas dans une situation où il arrive avec un programme qui a été validé par les Français dans une élection par définition il arrive en n'ayant pas une majorité qui serait déjà d'accord sur des grandes orientations estce que c'était une petite erreur de Michel Barnier dans sa déclaration de politique générale d'être peut-être un peu plus je sais pas pemptoire avec une majorité quand même très faible je pense que Monsieur Baou bénéficie aussi de l'expérience Barnier parce que les observateurs enfin y compris les parlementaires eux-mêmes ont changer d'attitude mais comme quand je disais c'est une espèce de ligne de crête ça l'est parce que ça me semble assez adapté à ce qu'est le Parlement et il faut bien effectivement acquérir une culture parlementaire et une culture parlementaire c'est une culture du compromis et pas une culture de la verticalité en arrivant en disant j'ai X ou x vision sur l'éducation ou peu importe que la vision d'ailleurs soit bonne ou mauvaise il s'agit de pouvoir faire avancer les choses face aux gens qui se trouvent là par ailleurs malgré tout quand on écoute un peu vous vous posez la question sur le surendettement euh le problème c'est que dès qu'il donne un peu de détail alors là on se rend compte que le diable s niche parce que moi je veux bien croire à ses engagements enfin d'ailleurs non plus précisément je veux bien l'entendre sur ses engagements sur la réduction du déficit français avec les hypothèses de croissance qu'il évoque ça n'est tout simplement arithmétiquement pas possible donc je pense qu'il a bien fait par ailleurs de ne pas trop donner de détails parce que quand il en donne y compris sur les retraites c'est certainement très habile politiquement très habile d'un point de vue sémantique enfin ne nous cachons pas c'est une forme d'illusion parce que le seul critère sur lequel il puisse jouer enfin sur lequel pas lui en tant que tel mais sur lequel collectivement nous puissions jouer dans le contexte politique actuel dans l'absolu il y en a d'autres on pourrait jouer sur la productivité l'innovation qui bref qui font évoluer le taux d'emploi et cetera le seul critère sur lequel il puisse véritablement jouer c'est l'âge de la retraite et on voit bien que là on en revient au fait qu'il n'y a pas de majorité on y reviendra sur la la conférence sociale c'est pas le terme qu'il employé mais c'est ce que ce que ça veut dire comment ça peut seou le Conclave le Conclave oui effectivement c'était une référence vaticanisque un endroit que vous connaissez bien pour avir été correspondant de fig oui c'est ça effectivement donc ça on en parle dans un instant avec Jonathan du Pr mais il y a il y a au moment où on enregistre l'émission une question centrale qui est la question de du Parti socialiste qui ne ferme pas complètement la porte qui pour l'instant ne dit pas on va censurer mais qui attend un certain nombre de réponses je vous propose d'écouter un extrait de la déclaration de Boris Vallot au pupitre à l'Assemblée nationale le président des députés socialiste bon voilà il est un peu comme lui aussi sur ligne de crête monsieur le Premier ministre à vous écouter je dois vous dire que le conteniez pas où sont vos engagements où sont vos compromis où sont les an que les Françaises et les Français attendent et qu'ils pourront dire de nous nous avons été utiles à quelque chose et nous avons servi l'intérêt général et le pays aujourd'hui l'avenir de ce pays l'avenir politique institutionnel est entre vos mains mesdames et messieurs du bloc central Monsieur le Premier Ministre mesdames et messieurs du gouvernement nous avons pris nos responsabilités à vous de prendre les vôtres einin Bina c'est aussi un moment décisif pour l'alliance du nouveau frond populaire oui et non c'est-à-dire que à mon avis nécessairement ce soir c'est tempête sous un crâne que ça soit chez Boris Vallot ou B dans tout le groupe socialiste et de toute façon on l'a vu depuis le mois de décembre la motion de censure n'a pas du tout été profitable en fait au groupe PS alors que le RN on est resté à peu près sauf et il y a toute cette question de se dire quelle est l'attitude qu'un ancien parti de gouvernement doit avoir face à l'instabilité gouvernementale qui nous frappe et qui nous fait revivre en fait un peu la 4e République mais en fait on a complètement rétabli ce qu'on appelait justement sur la 4e République la double investiture c'est-à-dire que on peut dire oui à un premier ministre sur son nom et puis lui dire non quelques semaines plus tard sur sa première mesure ou sur le nom d'un des ministres qui va vous irriter c'est exactement ce qu'a fait le RN avec Michel Barnier septembre oui puis finalement octobre peut-être novembre non et puis décembbr motion de censure donc le PS est là-dedans quand bienen même il voterait une motion de censure ce soir c'est symbolique c'est important mais il peut aussi se dire je me laisse ainsi une possibilité de voir les premiers résultats et de me raviser ensuite ce qui peut être finalement en de temps dans son attitude tout dépend en fait de ce que le PS a envie de faire est-ce qu'il attend des résultats ou est-ce qu'il attend vraiment de se désolidériser d'une alliance électorale qui est celle du NFP c'est vraiment ça la question du soir oui c'est la question du soir d'autant plus que vous l'avez lu les uns et les autres Jean-Luc Mélenchon bon voilà a apostrophé le Parti socialiste en disant que le PS a mis le NFP le nouveau front polaire à terre en négociant avec le gouvernement et en jeanchon se moque des concession grotesque c'est le le terme employé par par le leader insoumis ma ce qui à mon avis chiffonne Mélenchon et justifie en particulier ces points d'agressivité c'est précisément que il n'y a pas que le PS en réalité ce qui se passe de façon ce qui se passe de très important me semble-t-il au sein du NFP c'est pas seulement le fait que le PS potentiellement décroche ce qu'on attend depuis des mois et des mois c'est le fait que en réalité LF se soient autoornérisé car le seul parti qui est dès le départ dit censure censure censure au moment où Michel Barnier est tombé c'est LFI les trois autres composantes de la gauche du NFP ont dès le soir de la censure de Michel Barnier totalement bougé et dit autre chose et en réalité c'est ce qu'on appelait du temps Lionel josin la gauche plurielle qui à ce stade reste souors ce qui qui mène les députés écolo enfin écologiste pardon dit clairement censure je ne suis pas sûr mais je ne suis pas sûr que les autres composantes de la gauche et en particulier le Parti socialiste se retrouve dans le discours de politique générale de François ce qui a changé quand même tout à fait depuis l'époque de Michel Barnier c'est précisément le fait que trois des qu de la gauche on bougé et on dit que et on dit qu'en tout cas dès le départ elles allaient rechercher les conditions d'un accordinstant pardonant on apprend à l'instant que la motion de censure déposée par Mathilde Panau au nom de LFI a été signé par plusieurs députés écologistes et plusieurs députés communistes ça veut pas dire la totalité mais voilà on en est là voula sinc trouver accordite je ne crois pas je pense que le PS veut acheter du temps Olivier fort à compris que si François Baayou devait tomber ça pourrait entraîner le départ d'Emmanuel Macron et donc une présidentielle anticipée il a aussi compris que dans le casre d'une présidentielle anticipée Jean-Luc Mélenchon était bien mieux préparé que le Parti socialiste ne l' en état donc ils veulent juste acheter du temps ils ne veulent ni rompre avec le NFP parce qu'ils sont tout à fait conscients de la menace que vient à nouveau de formuler Jean-Luc mélonchon mais toujours une dimension sadomazo dans la relation entre Jean-Luc Mélenchon et et Olivier fort non mais fa voir quand même les épithètes dont il s'affuble c'est rapport de force politique rien de sadomazou bah toutes les familles politiques des rapports de force il me semble qu'il y en a ailleurs dans la manière de le formulé et y compris avec la vééence et le mépris ostensiblement affiché pour ses partenaires il me semble qu'on est qu'on est au-delà du rapport de force mais bref Olivier fort ce qu'il veut c'est acheter du temps il ne veut en l'état ni divorcer de la France insoumise parce qu'il sait qu'il a besoin en cas de législative anticipée que le NFP existe encore plus ou moins ou à minima que les insoumis ne se mobilisent pas pour faire battre ses députés et par ailleurs il ne veut pas non plus véritablement évidemment participer à un gouvernement ni à une coalition parce qu'il mesure très bien la distance politique qui le sépare de Monsieur baayrou et des autres composantes de ceux qui soutiennent monsieur Baou ensuite on parle des partenaires sociaux un petit point fra rapide pour dire qu'il y a aussi l'enjeu du budget parce qu'il y a le vote aujourd'hui sur le discours de politique générale mais la gauche elle joue à deux temps les socialistes jouent à deux temps en particulier je trouve que le discours des écologistes était assez peu audible parce qu'ils sont allés très loin dans les négociation est revenue très vite alors que les socialistes eux semblent jouer une carte plus apaisée entre guillemets en se disant que ils peuvent voter la ceinsure là qu'ils voteront pas celle pour le budget celle qui compte vraiment parce que on verra comment réagira le RN au moment du budget c'est là où ça va se jouer et donc là je trouve que les socialistes sont sont sont sont plus fins et plus malins dans leur attitude alors la réforme des retraites l'ouverture de de négociation entre les partenaires sociaux on en parle tout de suite avec Jonathan du priez bonsoir Jonathan bienvenue c'était évidemment le le sujet sur lequel François Baayou était le plus attendu bienvenue cet après-midi les retraites il y a eu des annonces du Premier ministre absolument sans totem sans tabou je le cite François Baayou il entend remettre donc le sujet des retraites sur la table on s'y attendait mais sans suspendre la réforme ni la brouer celle qui avait été adoptée au force ses en 2023 consacrant le report de l'âge légal de départ à 64 ans alors qu'est-ce qu'il veut faire le le Premier ministre et bien il veut trouver une autre voie passage réunir sous forme de de conclave il a utilisé ce mot aussi les partenaires sociaux et selon lui il pourrait permettre d'obtenir à la fois les mêmes résultat que la réforme actuelle tout par des moyens dit-il plus justes ben on l'écoute sur la méthode allons-y je choisis donc de remettre ce sujet en chantier avec les partenaires sociaux pour un temps bref et dans des conditions transparente selon une méthode inédite et quelque peu radicale une méthode inédite est quelque peu radicale comment compte-t-il s'y prendre alors avant toute négociation François baayerou il veulent repartir sur des bases communes avec dit-il des chiffres indiscutables alors pour se faire il va demander à la Cour des comptes la création d'une mission flash de quelques semaines pour établir le constat et un diagnostic sur les équilibres financiers du système de retraite puis communiquer ce ce résultat au français à compté de la remise de ce rapport le compte Arbour commence François baayerou confira aux partenaires sociaux qu'il réunira dès ce vendredi dit au sein d'une délégation permanente le soin de réviser la réforme dans un temps assez contraint 3 mois mais en leur laissant toutefois les coups des franche pour explorer de nouvelles pistes avec une condition écoutez-le nous pouvons j'en ai la conviction rechercher une voie de réforme nouvelle sans aucun totem et sans aucun tabout pas même l'âge de la retraite à condition qu'elle réponde à l'exigence fixée la seule exigence fixée que nous ne pouvons pas laisser dégrader l'équilibre financier que nous cherchons et sur lequel presque tout le monde s'accorde et immédiatement après il le dit aussi he si rien ne sort et bien ce sera retour à la case despart je souhaite que cet accord soit trouvé mais si les partenaires ne s'accordaient pas c'est la réforme actuelle qui continuerait à s'appliquer et donc pour conclure on résume ce calendrier Jonathan bah le calendrier si tout se passe comme l'a prévu François Baayou un accord en tout cas on pourrait trouver dès l'automne 2025 d a justement à la réforme des retraites si un accord aboutit bien sûr avec les partenaires sociaux c'est cette réforme pourra être intégrée directement au projet de loi de financement de la sécurité sociale le budget de la SC euh de 2026 donc voter à l'automne 2025 si vous me suivez bien mais la route est quand même encore longue il devrait bien sûr éviter la censure d'ici là mais on a l'impression qu'en tout cas en renvoyant la balle aux partenaires sociaux il gagne un peu de temps il donne quelques gages aussi au PS et à LR pour ne ne pas tomber du moins temporairement avec des équilibres assez précaires merci beaucoup Jonathan Dupri pour pour C ce ce rappel précis du du calendrier justement un char Bina 3 mois pour trouver une solution pour une réforme qu'on pourrait quasi qualifier de de maudite ou de quasi maudite c'est quand même un peu court c'est non seulement très court mais en plus cette méthode du conclave elle est particulièrement drastique c'est-à-dire que en fait il faut enfermer tous les partenaires sociaux secouer bien fort et essayer d'obtenir quelque chose ça paraît complètement inédit même si mon avis c'est malin notamment parce que au fond c'est une inversion de la responsabilité c'est-à-dire c'est pas moi qui refuse mais c'est vous qui n'arrivez pas donc en quelque sorte en terme de responsabilité politique je pense que c'est assez bien pensé notamment parce que si toutefois il pouvait arriver que d'autres chemins soient possible la réalité est très loin d'être arithmétique en matière de réforme des retraites c'est-à-dire que vous pouvez toujours privilégier d'autres leviers la cotisation certains types de profession les régimes spéciaux l'assouplissement les points donc il y a il y a beaucoup de choses qui peuvent être rediscuter étant donné que comme il l'a dit la la la marge est large absolument rien n'est à bout donc 3 mois c'est court mais à la fois c'est aussi une manière de renvoyer chacun devant l'idée que si toutefois on narrivait pas à se mettre d'accord ça veut dire queon a un pisalé et qu'on va le garder donc il y a il y a il y a une manière de gagner du temps il y a une manière aussi de se dire que c'est c'est une manière de de faire un peu vous savez en science administrative on appelle ça le bottom up ou le Top Down c'estàd soit la décision vient d'en haut et on l'impose en bas ce qui l'a plusieurs fois refusé soit finalement on essaie de laisser du temps pour un usé de la base en essayant de s'en inspirer donc là on est sur du du du bom up politiquement ça dit deux choses différentes il s'ad il adresse le problème des retraites effectivement je suis d'accord avec ce que vous venez d'exposer je vous le disais tout à l'heure ça relève un peu d'une illusion d'imaginer qu'on pourrait aboutir à une autre solution dans le délai imparti et avec les contraintes budgétaires qui sont celles de la France à l'heure actuelle mais c'est aussi un enterrement discret du macronisme parce quand je vous disais que ce discours était avant toute autre chose un discours de la méthode François Baayou n'a cessé en quelque sorte de point de mettre en lumière tout ce que le macronisme avait raté depuis 7 ans et il n'a cessé finalement de dire regardez le dépassement du clivage gauche- drroite voilà comment il aurait dû être mené c'est-à-dire en y associant beaucoup plus les corps intermédiaire en associant beaucoup plus les partenaires sociaux en respectant ses adversaires politique il a tenu tout un discours sur la démocratie il est allé jusqu'à dire ressortons des caves des préfectures les cahiers des doléances des gilets jaunes quand vous l' écoutter c'est un enterrement discret mais magistral du macronisme dans sa substance en terme de gouvernance pas forcément idéique enant mais TER de Gou les Cahet de doléance ont déjà été remis sur le devant par Michel Barnier c'était il le souhaitait il a pas eu le temps de le faire ce que je veux vous dire par là c'est que quand vous écoutez tout ce qu'il dit il vous explique et notamment dans cette partie consacrée à la démocratie à sa vision de la démocratie au respect du à ces adversaires c'est un démenti singlant de la méthode d'Emmanuel Macron depuis 7 ans est-ce que vous êtes d'accord avec ça oui effectivement l'habilité de François Berrou sur cette question des retraite tient précisément au fait de réhabiliter les partenaires sociaux qui ont été totalement ignorés et même méprisés depuis 7 ans donc de ce point de vue là c'est habile il y avait déjà quelque chose avec astrrid panosion ils étaient déjà en débat il y avait quand vrai il y avait une tonalité une tonalité qui avait commencé à changer parce que Michel Barnier était lui-même dans un rapport plus politique pour le coup on est vraiment dans les travaux appliqués donc c'est plutôt intéressant en tout cas si on fait confiance à la démocratie sociale on ne peut-être que intéressé par la démarche impulsée même si elle est comprimée en 3 mois et qu'elle s'impose effectivement avec la méthode du conclave alleer voir d'ailleurs l'excellent film qui porte ce titre en ce moment on est d'accord j'ai vu très bon filmc ça parle de ça parle du Vatican mais ça parle de politique et ça peut être un exemple qui peut inspirer nos parlementaires aujourd'hui ça met quand même en lumière le fait que si on dégage le ballon vers les partenaires sociaux c'est bien que les forces parlementaires elles-mêmes ne parvienent pas c'est aussi une pierre dans le jardin des les forces syndicales sont renvoyé à leur responsabilité mais précisément du coup les forces politiques sont ell mais d'ailleurs pardon pardon séastien on l'a vu dès le début puis qu'il y avait une négociation parallèle entre avec Éric Lombard d'un côté et François Baayou de l'autre Éric Lombard avec les politiques et François Baayou avec les avec les les partenaires syndicaux donc ils ont peut-être aussi tiré les leçons discionentend bien tous les deux l'AB Lombard et François berou je crois qu'il y a un lien des graqu entre eu oui l'abilé en l'occurrence a quand même ses limites si la question des retraites est sur la table alors c'est effectivement parce qu'elle elle marque la rupture du macronisme avec avec l'opinion en 2024 ou 2023 même je ne sais plus enfin en tout cas c'est la rupture entre le pouvoir exécutif et l'opinion la réforme des retraites mais c'est aussi parce que c'est ce qui permettrait à François berou précisément de s'attirer les Bones grâce des oppositions de gauche et en l'occurrence malgré tout la méthode proposée je ne vois pas que la méthode proposée lui épargne quand même une motion de censure oui parce que parce que comme je vous le disais de toute façon si on se projette dans le temps il y a assez peu d'illusion à se faire sur ce à quoi il pourrait aboutir ça pourrait aboutir en revanche ça correspond à une conviction profonde de François Baayou mais vous savez c'est comme le jour où il est allé à peau plutôt que d'aller au conseil en réalité François baayerou se comporte comme s'il venait d'être élu président de la République en expliquant toute sa vision de la politique et tout et ça peut être intéressant à écouter sur un certain nombre de sujets en faisant part finalement de son expérience accumulée au fil des années et de l'idée qu'il se fait de l'efficacité en politique et précisément sur les réformes sociales il l'avait déjà dit au moment où le gouvernement s'enferrait un peu dans une attitude très rigide en disant il ne peut pas y avoir d'efficacité dans la dans les réformes même si vous parvenez à les faire voter si elles sont imposées au corps social qui les refus ça c'est une conviction ancienne de François Baayou maintenant la limite de l'exercice c'est que précisément il ne vient pas d'être élu président de la République précisément François Baayou il n'a pas de majorité et donc il est obligé de jongler entre ces deux aspects l'expression de la conviction de sa conviction de ce que la politique devrait être avec l'habilité qui lui impose d'essayer de construire une coalition de briquet broc avec des gens qui n'ont pas forcément très très envie de jouer le jeu d'un François Baayou président virtuel alors je vous donne la parole tout de suite mais on va écouter un autre extrait du du discours de François Baayou il a conclu cette déclaration de politique générale par ce qu'il appelle la promesse française voilà le projet qui s'appelle que nous appelons la promesse française nous n'avons pas le droit au nom de nos passion politique d'hypothéquer la vie de nos concitoyens c'est des actes qu'ils attendent et c'est sur nos actes qu'ils jugeront de nos paroles de nos promesses et de nos indignations c'est sur nos actes qu'ils nous jugerons tout simplement nous n'allons pas d'un seul coup passer de l'ombre à la lumière nous n'allons pas vivre le grand soir mais si nous parvenons à nous faire entendre de vous élu de la Nation alors nous pourrons passer du découragement à un espoir ténu mais raisonnable passer du découragement à un espoir ténu mais mais raisonnable la phrase elle s'applique aussi au destin du Premier ministre enfin des premier ministrre depuis 3 mois d'une certaine façon il il y a même tout un passage qui qui n'a pas été transansmis ici qui est sur lui sur le risque où il dit je suis conscient des risques mais finalement et c'est là qui cite MZ je crois où il dit justement la le risque en politique c'est aussi le risque de ne rien faire donc il est pas dans l'immobilisme il a envie d'essayer quelque chose et moi je me demande justement si les mots ne suffisent pas au moins en matière de réforme des retraites c'est-à-dire que quand on prend l'été où on avait justement ces consultations partout on avait un totem qui était celui de la réforme des retraites on savait que Bernard casen en quelque sorte avait été cornérisé par le simple fait d'en parler et donc là on a quand même un Premier ministre qui dans son discours de politique général dit je remets tout à zéro on va voir ce que ça donne clairement sur les résultats on ne sait pas ce que ça va donner mais déjà dans les termes est-ce qu'il y a pas quand même quelque chose de l'ordre alors est-ce que Emmanuel Macron a été dans la confidence ou pas mais est-ce qu'il y a pas quelque chose de l'ordre de la volonté en tout cas de se départir d'une limite qui est celle de sa majorité rejo ce que disébasti tout à l'heure sur le le le le bilan Macron en même temps il ne la suspend pas parce que les mot on leur ance c'est ça n'est pas que de l'AB Séti message n ça n'est pas qu' ça n'est pas qu'un habillage ça a des effets extrêmement concrets c'est-à-dire que la prochaine le prochain moment oui mais il y avait pas de rendez-vous prévu sur la réforme des retraite y a pas au 1er mars où l'âge devait augmenter de 3 mois en revanche c'est le cas au mois de septembre parce que dans la loi borne qui a été voté précisément il y a tous les 6 mois on prend ENF je sais plus quelle est la règle exacte mais bref ça décale de 3 mois il peut se permettre de le faire puisque nous sommes dans une fenêtre de tir où justement on peut réfléchir à nouveau au système sans que ça ne produise d'effet si le rendez-vous avait été au 1er mars là il aurait fallu qu'il suspende la réforme et on sait que quand on la suspend ça devient très difficile alors déjà il y a des questions juridiques pour le faire et ça devient très difficile en général ensuite de revenir sur la fameuse suspension puis juste un mot on ne suspend pas une loi en réalité cette suspension n'existe pas c'est soit on prend des décrets d'application qui vont venirer ce qu' a fait la réforme actuelle et donc bon on est dans du bidouillage et ça ne peut vraiment être que très marginal soit on vraiment reprendre et vous aviez totalement raison soit si on veut reprendre complètement les animités et cetera là c'est toute une nouvelle négociation encore un mot et ensuite on vient à la forme du du discours il y a quand même une part d'affichage ou en tout cas le discours a un sens c'est pour ça que je suis pas tout à fait d'accord avec ce que vous disz tout à l'heure je crois que c'est pas du théâtre en fait la posture des parties de gauche n'est pas du théâtre si pour de vrai François il ont aussi des convictions je vous disais juste que si d'une façon ou d'une aut sur le divorce par rapport si vous voulez en tout cas d'une façon ou d'une autre François berou avait aujourd'hui annoncé une suspension même temporaire ok juridiquement c'est mais pour faire de la politique une suspension temporaire en disant je suspends la réforme pendant 6 mois et jeou 3 mois ou en tout cas pendant le temps imparti je demande aux partenaires sociaux et aux forces politiques de discuter mais je suspends temporairement je pense que les trois composantes du NFP qui avaient décidé de discuter avec Éric Lombard et François Berrou étaient entre guillemets coinc ou en tout cas que il s'épargnait une censure cette semaine je pense sincèrement que c'était le cas et donc je ne comprends pas en fait le Bouget qu'il a fait qui à la fin à mon avis quandême compte ce que disait sopie il prend en compte le fait que le vrai rendez-vous sera au moment dans la mesure où le rassemblé nationale n'a pas exprimé de volonté de voter cette sens v sujet ça sera vous voyez bien que le sujet c'est à quel moment tout le monde enfin tout le monde en tout cas à quel moment le NFP voterait la censure en même temps que le rassemblement national parce que sinon ils peuvent voter autant de motion cens c sin il all perdre le soutien desz la drite bon on a compris vous étiez pas tout à fait d'accord et c'était très intéressant c'était passionnant mais je reprends la main puisque vous allez tout pour moi j'espère pour téspect téléspectateur sinon à quoi ça sert qu'on soit là tous les soir à 18h 22h bon franchement allez on s'intéresse Sophie à ce discours c'était un peu le discours d'une vie absolument au moins d'une vie politique ce discours a prévenu François berou en amont il l'avait en tête depuis 2007 depuis ses heures à la tête de l'UDF ses rêves de conquête de la France n'est de quelques sondagees glorieux et une 3è place tout de même au 3è tour au premier tour de la présidentielle vers 18 % là s'il terminera loin de ses espoirs en 2012 à moins de 10 % une revanche donc ce discours une sorte de condensé aussi ce mardi 14 janvier 2024 un peu ce qu'il faut retenir de François berou à 73 on lui souhaiterait que ce soit enfin mis en place avec on l'a évoqué toujours chez lui cette envie de réconcilier et mais que voulez-vous Thomas c'est son héritage barnis son côté avec la figure tutellaire celle d'Henri VI ce roi d'il y a un peu moins de 400 ans capable selon sa sœur Éléonore de méicis de se faire aimer des pierres elle-même François berot a toujours voulu suivre sa trace alors on l'entend reparler de la banque de la démocratie qui tient au cœur du RN un projet pourtant retoqué en 2017 7 souvenez-vous pour trop de complexité lorsqu'il fut 35 jours ministre de la justice il a aussi salué Jean-Luc Mélenchon un feu vous me un fait vous me l'accorderez peu courant ces temps-ci il a salué sa culture et son sens de la stratégie avant de fustiger une volonté de tout conflictualiser bon on l'a évoqué il se cherche surtout un chemin de survie le Premier ministre absolument avec la conviction que ces racines peut-être vont lui permettre de tenir pas seulement ses racines rurales perceptibl par une comparason plus ou moins juste d'ailleurs entre les enfants qui contrairement au poireaux ne poussent pas tous pareils plutôt par ses racines spirituelles et intellectuel et je pense à l'hommage à Marc Sanier décédé en 1950 promoteur de la démocratie chrétienne et figure de l'éducation politique certains se souviendront peut-être du mouvement du Sion en tout cas çaen est certainement la meilleure illustration de ces racines centristes et souple donc qu'il pense adapter autant de tempêtes traversées par la France mais on sent bien que vous avez un petit doute quand même je me demande si tout cela ne vient pas un peu tard pour lui au moment où l'assemblée n'est plus constituée pour l'écouter on a perçu de l'émotion d'ailleurs dans son discours dans le désordre des ces notes aussi écouté ou le silence je suis là [Musique] il y a eu un peu de mélange dans mes [Applaudissements] pages merci beaucoup dans ce nouveau monde c'est parce que je suis un néophite et donc et donc je suis bien obligé d'apprendre ce métier François berou a ironisé sur son ancienneté il lui manquait en réalité quelqu quel chose Thomas quelqu'un surtout quelqu'une en particulier Marielle de sarnaz décédée un 13 janvier il y a 4 ans elle a été sa plus grande compagne en politique celle en qui il avait une confiance absolument totale elle pouvait tout lui dire et lui pouvait tout lui confier elle lui manque incontestablement est-ce que vous vous diriez que on va pas revenir sur ce ce ce moment ce grand moment de solitude c'est tiré par une pirouette bon finalement est-il un néophy en politique on peut on peut les les autres en douter mais est-ce que si on doit résumer Mathieu souquier je commence avec vous est-ce qu'il a été fidèle à son histoire finalement dont nous parle dont nous parle Sophie oui alors je pense qu'il a été totalement et dans les convictions qu'il a affirmé et dans le style qui a été le sien il y a une vraie rupture de style quand même y compris vis-à-vis de Michel Barnier on a un centriste à Matignon et un centriste ne s'exprime pas de la même façon qu'un homme de droite donc ça ça fait quand même une vraie différence ensuite comme vous le disiez si c'est le discours auquel il pensait depuis 2007 c'est dommage si ça ne lui permet pas précisément de trouver les clés quand même d'une durabilité à Matignon qui excède les quelques semaines à ce stade on a tous écouté son discours et on a quand même un doute sur la longévité qui va être la sienne et donc ça prouve que s'il réussit pour parti l'exercice peut-être quand même passe-t-il pour parti à côté de l'exercice car encore une fois il y a plein de choses qui n'ont pas changé par rapport au moment où Michel Barnier a été nommé son socle de confiance est très bas encore plus bas que celui de son prédécesseur les débuts de François berou ont été assez calamiteux quand même voilà on perd pas la partie dès les premières minutes mais objectivement les premiers jours les premières semaines n'ont pas été totalement convaincantes on a un doute sur son fonctionnement avec Emmanuel Macron en tout cas on ne sait pas comment va fonctionner ce ce couple présidentiel la côte de popularité du président de la République et du Premier ministre additionné n'ont jamais été aussi basse donc c'est compliqué il y avait quand même encore une fois un bouger par rapport au moment où Michel Barnier a pris ses fonctions encore une fois une partie des oppositions a manifesté quand même sa volonté de ne pas censurer le gouvernement parce que on voit bien que même si l'opinion considère ce pouvoir très impopulaire l'opinion ne veut pas d'une instabilité chronique et y compris une partie des parties de gauche en fait ne veulent pas précisément alimenter cette instabilité donc il y a un contexte qui avait au moins pour parti changé et on n'est pas sûr que pour de vrai ça permettre à François berou de durer sur sur le l'aspect là aussi on peut on peut considérer qu'il y a une une continuité dans les prises de positions de de François Baayou les propositions on va dire pour le fonctionnement de notre démocratie une banque de la démocratie euh alors il a ouvert la porte à une réforme du scrut une dose de de proportionnelle il a pas dit qu'il fallait le faire mais il a ouvert la porte là aussi il est cohérent an Charline besina complètement il est cohérent avec sa famille politique depuis presque 25 ans en réalité projet de proportionnel il existe au modem dans les parties centristes donc moi j'ai vraiment le sentiment non seulement c'est le discours d'une vie mais c'est c'est vraiment la la plus grande sincérité qui a été la sienne aujourd'hui c'est-à-dire d'être fidèle à ce qu'il est et notamment moi je je trouve qu'il y a beaucoup de réalisme contrairement à ce qu'on a pu affirmer parce que c'est vrai qu' beaucoup de nuance mais il y a beaucoup de réalisme dans sa posture par rapport à l'Assemblée nationale c'est-à-dire que Michel Barnier était encore sur une posture justement de socle commun en se disant je suis soutenu au moins par une partie alors que ici vraiment François Baayou me semble être dans l'idée de jeter des des des pistes à droite et à gauche pour essayer de trouver à s'engager alors l'idée qu'il est pas fait de bouger du côté de la gauche moi moi je me demande jusqu'à quel point c'est pas aussi une manière de se dire qu'il est pas en otage parce que on a Olivier fort qui nous dit on attend que le mot suspension et et finalement François Baayou nous dit bah voilà moi je je ne vais pas forcément donner ce gage à ce moment-là mais je m'ouvre à d'autres choses donc il y a il y a peut-être à mon avis cette logique de de de prendre en compte l'idée d'une assemblée fracturée en en donnant desgag dans dans plusieurs groupes c'est un peu vous savez sur la 4èe République il y avait deux choix c'éta soit on faisait partie d'une coalition initiale c'est-à-dire voilà tout le monde participer à un gouvernement d'ouverture soit on allait chercher des majorités glissantes au cas par cas et j'ai le sentiment qu'il s'est un peu engagé là-dedans alors justement sur la proportionnelle je vous donne la parole tout de suite mais sur la proportionnelle c'est intéressant parce que alors on peut dire qu'il donne des gages c'est vrai aussi pour la banque de la démocratie le P au rassembl national mais peut-être aussi à d'autres familles politiques qui souhaitent la proportionnelle depuis longtemps mais al en revanche ça ça fâche plutôt lesr Laurent voquier en tête on l'écoute la proportionnelle sera la garantie que le désordre politique exceptionnel que nous connaissons aujourd'hui deviendra la règle la proportionnelle Monsieur le Premier Ministre ancrerait au cœur de nos institutions l'instabilité politique et la primauté des intérêts partisans sur l'intérêt général nous nous y opposerons et la droite républicaine assumera ses responsabilités alors vous l'avez compris Monsieur le Premier Ministre un soutien mais un soutien exigeant texte par texte ce sera la feuille de route de la droite républicaine et nous veillerons à ce que dans les semaines à venir elle se traduise en acte on est de nouveau sur la ligne de crête dont on parlait tout à l'heure jeansébastien fer c'est peut-être la limite à son réalisme justement c'est-à-dire que oui et Sophie a rép enfin ou a expliquer avec plus de talon ce que j'essayie de dire tout à l'heure en disant c'est le discours d'une vie on voit bien que François Baou exprime comme s'il venait d'être élu président de la République avec toute la somme de la réflexion qu'il a porta depuis des années avec probablement un angle mort c'estàdire que oui il enterre le macronisme c'est en l'état il dit le dépassement gauche- droite ça n'a pas fonctionné parce qu'Emmanuel Macron n'a pas su le porter de la manière qui convenait le problème c'est est-ce que le dépassement gauche-doite peut fonctionner tout court et c'est très vite ce à quoi il va être confrontter parce que on peut dire et argumenter comme le fait François baayrou que oui on peut trouver des majorités ou miser sur la bonne volonté des uns et des autres ù on peut argumenter que la négation du clivage gauche- droite fragilise des facto la démocratie en empêchant justement parce que le clivage est aussi la polarisation est nécessaire en politique je parle pas de la polarisation absolue qui consiste à considérer que tout ce que dirait un de vos adversaires est nul et nonvenu au simple motif qu'il est un adversaire mais quand même parfois la politique c'est l'art de choisir des priorités et choisir des priorités c'est aussi savoir choisir des renoncements en disant je veux ça et je m'is à telle personne et donc je renonce aussi à ça et lui est un peu dans un monde en disant mais non finalement tout ça pourrait quand même marcher si chacun il met du sien et moi je pense que la limite de son raisonnement c'est que la négation de CVAC gauche droite ça ne marche pas et qu'il y est confronté aujourd'hui on voit bien une gauche qui n'a pas renoncé à être de gauche on voit bien une droite parce que Lauren voquier je pense que peut-être sa conviction sur la proportionnelle elle a pu être variable dans dans le temps enfin comme d'autres ont des convictions qui évoluent il voulait affirmer quelque chose sur l'identité de la droite et probablement mais peut-être que l'histoire va me démentir dans les mois qui viennent la limite que rencontrera François Barou c'est que si il y a dans le pays une droite qui veut exister il y a dans le pays une gauche qui veut exister il ne faut pas confondre la désérance des partis qui les représente avec le fait que la gauche ou la droite n'existerait plus Mathieu sou il y a eu on parle de beaucoup de bouger il y a eu un bouger de la gauche en tout cas une participation réel à des discussions des négociations peut-être un peu moins de de de leenvoquer etite c'était précisément mon point en fait je note que deux personnalités n'ont pas du tout bougé en fait depuis les élections du printemps ce sont jeanluc M chon et se sont ce sont leurenvoqués qui je pousserai même le bouchon un peu plus loin qui en réalité ont tenu à peu près le même discours Jean-Luc Mélenchon l'a fait en premier de façon extrêmement ferme notre programme rien que notre programme tout notre programme Laurent vquier a dit exactement la même chose en fait dès le 7 juillet et il ne cesse de le répéter c'est toute la différence c'estd que Jean-Luc Mélenchon n'a pas bougé depuis le mois de juillet ça n'est une surprise pour personne les autr gvernement amis plus je pas que lequ a jamais dit ça et d'ailleurs ils n'ont pas censuré le gouvernement de Michel Barnier tout en acceptant des choses qui n'était absolument pas dans la logique de par qu'on avait entendu des liges rouesp le 7 juillet le r voqu a bien dit que s'il venait au gouvernement c'était précisément pour que le programme des républicains soit appliqué et il redit exactement la même chose aujourd'hui donc je dirais que dans les chiquers politiqu et parmi les forces politiques qui ont vocation à participer programme des républains soit pris en compte ce qui n'est pas exactement la même chose quand même que la pure de Jean-Luc Mélenchon disant rien que le programme du NFP tout le programme du NFP je vous mets au défi en fait de donner a fait d'une souple et d'une disponibilité à bouger un seul sujet pas du tout précisément depuis le départ en fait j'ai le sentiment quand même que Laurent voquier affiche des positions extrêmement fermes et être au gouvernement et autant représenter au gouvernement il le vit mal parce que effectivement il a moins de ministr LR et il n'a plus Matignon comparativement à l'époque de Michel Barnier mais précisément être dans un gouvernement et dire on verra quand même ce sera texte par texte c'est une drôle conception en fait une drôle je reprends les propos de de Mathieu en les simplifiant qui Mélenchon mêmeê ouais je le dis j'ai j'ai le sentiment qu'on a on a on a beaucoup de ligne rougge hein depuis depuis cet été en effit chacun a dit je pas je ne serait pas et bon au final moi moi ce que je me dis c'est qu'on est vraiment dans l'aair où tout le monde va perdre je pense qu'il faut vraiment que les partis politiques se mettent en tête cela et je pense que François Baayou dans ce discours de politique générale l'a dit c'est-à-dire que les LR vont perdre sur la proportionnelle mais on pourra compter sur le vote favorable des RN le PS va gagner peut-être sur la réforme des retraites et on perdra le vote du centre mais c'est ça en fait la nouvelle donne de l'Assemblée nationale c'est que tout le monde ne peut plus fonctionner avec l'idée des lignes rouges il y a des moments où les textes ne seront pas votés par les uns et seront votés par les autres et moi je crois que finalement en ne donnant de gage à personne il a donné des gages à tout le monde c'est-à-dire que il sera glissant suivant les priorités et et moi j'ai le sentiment que c'est ça un petit peu la nouvelle donne al on me dit souvent c'est pas la culture de la France moi je crois qu'on elle a bon dos hein cette culture parlementaire c'est complètement fau hein qu'on est incapable de consensus au sein de l'Assemblée nationale on l'a été pendant notre histoire on l'utê moins aujourd'hui mais au fond tout le monde a accepté aujourd'hui de perdre faire partie du socle commun comme vous le disiez c'est une posture que Laurent vquier vit mal donc il va sûrement lui-même mettre des limites et puis ceux qui ne font pas partie du socle commun seront bien obligés de faire partie d'une opposition et c'est ça toute la gageure du PSC est-ce qu'il fera partie des majorités négatives est-ce qu'ils vont aller jusqu'à la censure et finalement coaliser avec des contraire je rappelle quand même que dans la démocratie parlementaire il y a trois niveaux s'abstenir sur un texte voter contre et laens et on est tout de suite dans l'extrémisation du débat on va renverser ce gouvernement attendons de voir il y a à mon avis des opportunit on est dans l'extrémisation du débat je suis absolument d'accord avec vous pour une raison qui tient aussi à une forme de paresse intellectuelle des parti c'està-dire que il y a pas forcément de cohérence regardez les républiains pour le coup les républiains n'ont pas voté la réforme des retraites par une partie des députés républi n'avait pas voté la réforme des retraites en 2023 et puis aujourd'hui ils en font une ligne rouge n revenons sur surtout pas dessus parce que sinon on s'en va mais je pourrais vous le dire de tous les partis et précisément on est dans cette extrémisation là parce que nous avons des partis qui dans la mesure où ils travaillent assez peu sont obligés de jouer sur les symboles plus que sur le contenu réel des politiques mises en œuvre et ce qui nous distingue d'autres démocratie parlementaire c'est quand vous avez des vrais accords de coalition c'est sur un contenu précis pas sur du symbolique et des lignes rougesci beaucoup merci à tous d'avoir participer à ce débat je vais rappeler les titres de vos livres Charline beina cette Constitution qui nous protège publiée aux éditions Mathieu souquier un ouvrage collectif la France à 20h ou l'heure d'être ensemble c'est aux Éditions de l'Aube vous pouvez retrouver nos débats sur publicsena.fr évidemment sur notre plateforme en podcast ça marche aussi et puis noter que demain matin Aurore berger la min délégé chargé de l'égalité entre les femmes et les hommes sera l'invité de la matinale Doriane Mancini à 8h du matin belle soirée merci beaucoup [Musique]