Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFM TV (sur YouTube)· 18 juillet 2025 15 min

Budget 2026, travail, fin des 35h... L'interview en intégralité de Éric Coquerel (LFI)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les grandes annonces budgétaires de François Bairou continuent à faire des remous, à provoquer un débat, un toll parfois. On va en parler avec notre invité Éric Okrel. Bonjour, vous êtes député de la France insoumise, président de la commission des finances à l'Assemblée.

Vous avez parlé dès le juste après les les annonces de François Boyerou de Musée des horreurs. À mesure que vous entendez les détails de certaines mesures, vous maintenez ces propos ? Ah bah c'est clair, ça le renforce.

Et alors là notamment cette nouvelle polémique sur l'idée que on monétait les semaines une semaine de congé pay la 5e semaine c'est le recul en gros au fur et à mesure sur toutes les conquêtes sociales. Ils ont commencé sur les retraites là maintenant c'est les congés payés. Voilà le problème de le problème en France c'est que le travail n'est pas assez payé. travail qu'on fait déjà, les salaires ne sont pas suffisants.

Bon, donc la question elle est là, elle est pas de forcer les gens à travailler plus pour gagner plus parce que à ce compte là, on revient sur tout, c'est-à-dire on revient sur pourquoi on se contenterait après tout de revenir sur une semaine de congé payé, on pourrait bien décider 5 semaines et puis on pourrait décider que c'est pas 64 65 mais c'est 67 bien qu'au fur et à mesure on revient sur en gros toutes les conquêtes sociales depuis la libération. Alors ce que dit la ministre du travail c'est que à ce stade c'est une proposition les partenaires sociaux sont invités à en discuter. Donc la ministre elle nous dit c'est c'est pas du tout une mesure c'est c'est une proposition au partenaires sociau de François qu'on a parlé l'autre jour de même il a parlé après le budget de l'idée de déréguler le marché du travail de s'attaquer encore un peu plus au code du travail c'est qui protège des salariés s'attaquer aussi à l'assurance chômage.

Vous voyez bien que tout ça c'est à chaque fois on nous dit après ah ben on a peut-être pas voulu dire ça mais n'empêche tout est vers la même dans la même ligne directrice c'est également ce qui conduit à s'attaquer au retraité on s'attaque au revenus du travail ou revenus qui découle du travail voilà donc c'est exactement l'inverse de ce qu'il faut faire moi je pense que dans ce pays c'est pas le travail qui coûte trop cher c'est le capital qui a un coûte trop cher voilà et c'est la politique qui a été menée qui aujourd'hui nous emmène dans la situation économique mauvaise dans laquelle nous sommes. Mais si on revient sur cette idée donc de de pouvoir racheter une semaine la 5è semaine de de congé payé et de se la faire évidemment rémunérer en échange si c'est sur la base du volontariat que certains salariés bah soient gagner un peu plus et se disent qu'ils ont trop de vacances. Oui, on nous a fait le même coup sur le travail de dimanche.

C'estàd c'est ah mais sur la base du volontariat et au nom du volontariat finalement on revient sur tout ce qui est j'allais dire et du domaine des conquêtes sociales justement auquel je tiens. Les salariés ont le droit de s'arrêter et c'est même bien qu'il puisse s'arrêter pendant 5 semaines par an. les salariés devraient pouvoir continuer à partir à la retraite en bonne santé à un âge suffisamment tôt et cetera et cetera.

Tout ça au départ c'est pas des choses qui l'ont été donné, c'est des conquêtes qui ont été obtenues. Tout simplement parce que je vous rappelle que sans la force de travail des gens, des salariés, il y a pas de richesse dans ce pays. Donc c'est quand même normal que en contrepartie, il y ait des avantages.

Et là, c'est surtout ça qu'on va revenir. En plus économiquement, c'est stupide. Je vais vous dire pourquoi.

Parce qu'on est dans un moment où la productivité baisse. C'est la première fois depuis la 5e République. Ça veut dire que les entreprises estiment qu'elles ont déjà trop de gens par rapport à richesse qu'elles produisent.

Tant qu'on ne règle pas ça, c'est pas la peine d'aller s'inventer des 5èes semaines qui finalement seraient pay seraiit seraiit où les salariés devraient travailler et cetera parce que vous n'allez pas créer comme ça de la productivité. Donc économiquement c'est mauvais, socialement c'est injuste et puis j'allais dire que c'est quelque chose qui note finalement ce gouvernement. gouvernement s'attaque au monde du travail.

Mais mais là du côté du socle commun de la droite aussi, on entend un autre constat que le vôtre. Évidemment, vous allez me dire c'est que il y a pas assez de productivité effectivement parce qu'on travaille pas assez en France. Et donc là, on a parlé à l'instant de l'idée de racheter une semaine de vacances, mais vous avez entendu ce que proposent certains dans le sole commun.

Mathieu Le Fè, on l'a entendu he dire que finalement, il faudrait peut-être remettre en question, remettre en cause les 35 heures. Bien sûr. Donc derrière ça, voilà, ça c'est un bon exemple que vous dites.

Au début, il y a eu les 35 heures. C'est en fait les 35 heurs, c'est quoi ? C'est un cadre légal hebdomadaire.

Bon, ces gens-là rêvent d'en finir avec ça. Ils rêvent de venir au fait que les salariés sont corvéables à merci. Et ils le disent très clairement d'ailleurs, le vrai sujet.

Voilà. Comment en plus on baisse les salaires, bah les gens sont obligés de travailler toujours plus pour arriver à gagner leur vie. Voilà, c'est le monde dont il rêve.

Et donc les les 35 heures au début on a dit "Ah mais il sera peut-être possible de faire des heures supplémentaires et on va par exemple les payer deux fois plus." Puis après on s'est on a dit "Ah ben non, on va les payer une fois et demi de plus." Et puis au bout d'un moment on considère qu'en réalité il faudrait plus de 35 he du tout.

C'est la même semaine la question sur la 5e semaine de congé payé. on va dire bah il y a la 5e semaine finalement on peut la monétariser. Alors au début on va la payer plus puis après vous verrez qu'on la payera autant et puis après bah ça sera finalement considéré euh comme une semaine normale.

Donc cette politique-là en en réalité pense que les trailleurs doivent être corvéables à merci sous la pression euh j'allais se dire du entre guillemets du capital et je parle surtout des grandes entreprises. Donc moi ce mondeel je ne le souhaite pas. Ça c'est le monde du 19e siècle.

Est-ce qu'elles ont donné les résultats escomtés ? L'un des l'un des objectifs c'était de de créer de l'emploi aussi. Est-ce que ça fonctionné ?

Est-ce que ça marché ? Savez quand les 35 heures ont été créés en France, il y a eu la plus grosse augmentation de retravailler dans ce pays. La plus grosse augmentation.

Bon donc progressivement on est revenu dessus mais il y a eu parce que en même temps il y avait du partage de de du travail. Donc c'est pas la c'est pas cette question. Moi je crois que la question de fond qui est posée et qu'on ne peut pas contourner en disant aux gens vous ne gag vous gagnerez plus que si vous travaillez plus, c'est de faire en sorte de créer les conditions pour que alors par la croissance, par la une bifurcation écologique qui fait marcher l'économie, par aussi une augmentation des salaires.

Voilà, parce que dans le partage de la valeur ajoutée, ce que ce qu'on partage, comment on partage des richesses, il y a de plus en plus d'argent qui va vers le capital et qui part en dividende surtout et pas assez vers les salaires. Il faut augmenter les salaires et vous verrez que les gens consommont la consommation c'est de l'activité économique, c'est des rentrées, des recettes, des impôts, des cotisations et à mon avis ça marchera mieux que la politique qu'on a aujourd'hui. Il y a pas de problème de temps de travail en France.

On n'est pas en dessous de la moyenne européenne. Les Français ne travaillent pas moins que les autres. Non, c'est pas vrai.

Vous avez vu, il y a même eu une fake news. On on a il y a la ministre Améie Monchalin qui a dit "Ah, on travaille 100 he de moins que les Allemands, les salariés allemands." Puis on s'est aperçu qu'en réalité, ils avaient pris l'ensemble de la population, ce qui ne veut rien dire.

Non non, il y a les les Français travaillent pas moins. Par exemple, les fameux jours fériers, la France est en dessous de la moyenne européenne. Donc, il faut arrêter avec avec Par contre, ce qui est vrai, c'est que pendant des années, la productivité des Français, des travailleurs en France était supérieure, y compris largement supérieure aux Allemands et que ça aujourd'hui c'est remis en question.

Et donc il faut s'interroger sur comment on recrée de la richesse. Pour recréer de la richesse, par exemple, ça passe par le fait qu'au lieu d'avoir une politique euh j'allais dire chiche, d'austérité comme on connaît où on réduit les moyens de l'État, au contraire, on investit par exemple, on investit dans la furcation écologique, on investit on on investit dans des mécanismes de solidarité qui fait que les gens bah ils ont de l'argent à dépenser et on crée de la richesse. C'est comme ça que ça peut se relancer.

La politique qui menée aujourd'hui, c'est une politique de récession à terme. Vous avez d'orget déjà annoncé que vous alliez voter la censure. Pour vous, il y a pas moyen de discuter, de négocier.

Est-ce que c'est pas une manière de se défausser finalement, de pas avoir envie de d'apporter des solutions face à à la situation dans laquelle se trouve la France ? Mais on on a fait l'expérience de ça l'an dernier, en septembre 2024, excusez-moi, on a eu un budget et l'assemblée l'a complètement transformé. Donc voilà, l'assemblée a donné sa loi.

Qu'est-ce qu' a fait le gouvernement ? C'était le gouvernement Barnier. Il a dit "Oh ben moi les ce qui a été amendé par l'Assemblée, je veux pas en entendre parler.

On fait le 493, on réimpose notre budget." Donc on les connaît, ils sont là. Monsieur Macron a décidé de laisser des minoritaires gouvernés pour appliquer sa même politique qui consiste en gros à au nom de cadeaux plus riches pour aller vite.

On attaque le monde du travail, on attaque l'État, on attaque les services publics, on attaque la protection sociale et cette politique là, il veut pas en déordre. C'est la raison pour lesquelle il y a un an, il ne nous a pas laissé la possibilité de gouverner. Donc ne croyez pas que ces gens-là vont essayer de modifier tout le leur budget.

Ils sont pas là pour ça. Donc ils vont aller jusqu'au bout et nous en conséquence on les censurera. Est-ce que vous comprenez que les socialistes bah ils pensent autrement on a entendu François Hollande notamment l'ancien président qui qui dit on peut améliorer cette copie, on peut obtenir des résultats pour la France pour les France.

Alors j'ai entendu François Hollande mais jusqu'à preuve du contraire il est pas le président du groupe socialiste ni le responsable du PS. Donc moi je regarde ce que dit Olivier Fort. Ce que dit Olivier Fort ce qu'ils ont ce que disent les c'est que ce budget ne va pas et que ils veulent bien discuter.

Ça je pense que c'est déjà un problème parce qu'à mon avis ça laisse peut-être penser que François Berou peut nous diviser puis essayer de comme il l'avait fait la dernière fois en échange de quelques miettes arrivé avir la non censure. Donc pour ça je dis qu'à mon avis on ferait mieux de ne pas faire sant de discuter. Mais par contre ce que j'entends aujourd'hui donc moi je j'écoute c'est que tout le budget est mauvais.

Ils sont pas le le le Parti socialiste ne dit pas que ce budget il est modifiable sur quelques aspects seulement. Il explique qu'il faudrait complètement le remettre le remettre sur la table. Ce n'est pas ce que va faire François Berou.

C'est pour ça que vous verrez que je pense que ça terminera par une censure. Mais les socialistes par exemple qui qui voudrait obtenir une contribution des des plus aisés, des plus fortunés, c'est quelque chose qu'il pourrait obtenir au terme de négociation ? Mais la contribution des plus des plus aisés, on l'a encore une fois l'année dernière, on l'a obtenu à l'Assemblée nationale, on a voté 60 milliards de cotisation des plus aisés.

Je rassure tous les les gens qui vont payer plus d'impôts cette année puisqu'ils auront leurs barê qui ne remontrent pas, nous on ne touchait que les plus riches et ils ont tellement accumulé de richesses qu'on qu'on permettait à l'État de gagner 60 milliards de recettes en plus. Bon, c'est pas ce qu'ils ont fait. Donc François Berérou ne va pas pour l'instant ils ont dit on va mettre à peu près 4 milliards on va taxer les plus riches c'est 10 % sur le monde de l'effort national tout le reste c'est tous les Français qui vont le devoir le le compenser.

Donc je ne pense pas je ne crois pas une seconde que François Berou par exle va appliquer la taxe dupan. Ils nous ont dit, ils nous ont dit non, on part, on porte la taxpan 2 % sur le patrimoine, ça rapporte 15 milliards d'euros. 2 % sur les très très riches, les ultra riches d'euros.

Je rassure tous les gens qui nous écoutent la plus la plupart sont pas concernés. 2 % ça rapporte 15 milliards 15 à 20 milliards d'euros. François Berou a déjà répondu, il a dit il en est hors de questions.

Bon donc et à partir de là moi j'entends ce qu'il se dit et je ne pense pas. J'espère en tout cas, c'est pour ça qu'à mon avis, je préférerais qu'il n'aillent pas discuter avec François Bureau, je le dis aux socialistes, mais je ne pense pas que cette fois-ci, ils vont accepter quelques miettes comme la dernière fois. Alors, les leaders des des organisations syndicales se sont réunis cet après-midi.

Ils se disent très agacés, très énervés même par certaines des propositions du gouvernement. Ils ils se donnent rendez-vous le 1er septembre pour discuter d'une éventuelle journée de mobilisation. Vous la souhaitez cette journée de mobilisation ?

Bah euh oui oui. Moi je pense que il y a tellement de raisons pour que les gens euh se mobilisent et je sais que parce que j'ai j'écoute un peu ce qui se dit dans la rue, dans le métro et autres, les gens en ont marre, les gens en ont assez dans ce pays réellement parce qu'ils ont l'impression qu'on demande toujours l'effort au même aux classes populaires, aux classes moyennes, à tous ceux qui travaillent. Bon donc ils en ont assez.

Donc je pense que c'est bien qu'il y ait des mobilisations pour pousser. Il faut que la situation change. On peut pas continuer comme ça.

Bon et donc pour que les changurer et moi ce que j'espère c'est de retourner aux urnes. Alors le mieux ça serait qu'il nous permett de gouverner. Je crois pas que monsieur Macron va le faire mais après tout pourquoi pas.

Nous, on est prêt à gouverner. Voilà, on est prêt à être premier ministre. On est prêt à gouverner ce pays.

On a un programme, il a été majoritaire il y a un an. Si c'est pas le cas, je pense qu'il faut retourner aux urdes. Le mieux, ça serait que monsieur Macron démissionne.

Vous ne craignez pas de déstabiliser encore un peu plus la France ? On a vu le constat qui a été fait par François Baou, la France en très grand danger. Oui, mais vous savez au nom de la la stabilité, on peut pas laisser des minoritaires appliquer un programme qui est minoritaire dans le pays parce que ça c'est pas démocratique.

Et après ça c'est l'extrême droite. On a connu dans le passé des expériences pareilles où les gens qui étaient minoritaires sur une politique très inégale ont voulu garder le pouvoir et on sait comment ça va se terminer. C'est l'Allemagne dans les années 30, c'est exactement le scénario.

Il y a plein de très excellents bouquins d'histoire qui sont actuellement. Donc ne recommençons pas ces mêmes erreurs. Et en plus de ça, le pays déstabilisé, il est déstabilisé aujourd'hui parce que un homme, monsieur Macron en juillet dernier a voulu faire en sorte de donner laisser le pouvoir au minoritaires.

Ce n'est pas possible de gouverner comme ça. En tout cas, le pays, selon le ministre de l'intérieur, il est déstabilisé par vous, par la France insoumise. Je voulais vous faire réagir à ce qu'a dit Bruno Rotaillot, on a pu le lire notamment dans le Figaro.

Le parti, la France insoumise, pardon, est la première et la pire des menaces politiques aujourd'hui. Jour après jour, les insoumis franchissent toutes les limites de ce qui est acceptable, comme lorsqu'ils se réjouissent de la libération du terroriste George Ibrahim Abdallah en le désignant comme prisonnier politique en faisant allusion à à donc ce militant proalestinien libanais qui a été libéré après 40 ans de détention, qui est qualifié de de terroriste. Il est il a été euh condamné pour des complicités d'assassinat dans la la mort de deux l'assassinat de deux diplomates.

Vous êtes particulièrement visible. Et d'ailleurs vous remarquerez, il a pas dit George Ibrahim Abdallah, il a dit Ibrahim Abdallah, il a dû se dire que ça faisait plus terroriste. Il a oublié la consonance de du prénom George.

Je parle de Retaillot. Écoutez, je vais dire une chose au au ministre de l'intérieur. D'abord, il ferait peut-être bien de se mêler de son ministère et pas sans pas de la justice parce que là en l'occurrence, c'est la séparation des pouvoirs, c'est une décision de justice.

D'accord ? Et la deuxième chose, c'est que quelqu'un qui pense que l'état de droit on peut finalement s'en passer, je pense que le le danger est bien plus important pour le pays qu'une force d'opposition qui est républicaine comme la nôtre. Mais il insistait surtout sur le mot terroriste.

Pour lui, George Ibrahim Abdallah reste un terroriste et vous ne le qualifiez pas de terroriste. George Ibrahim Abdallah, il vient de passer 41 ans en prison. Il est libérable théoriquement depuis la fin des années 90.

Bon, la seule raison pour lesquelle il était maintenu, c'est la demande des Américains. On le sait, c'est politique et donc par rapport en plus à des faits qu'il a toujours niés. Donc encore une fois, monsieur Retaillot juge à la place de la justice.

C'est son droit. hein. Moi, je considère qu'un ministre de l'intérieur qui se mêle de tout, qui se mêle euh des affaires étrangères avec l'Algérie, qui se mêle euh de la justice de ce point de vue-là, je vous le répète, c'est lui le danger de la République.

Surtout que c'est quand même quelqu'un qui nous a expliqué qu'il fallait revenir au droit du sang, Sol Vichi l'a fait et qui estime que euh c'est normal qu'un ministre de l'intérieur dit à le voile et qui fait qu'après il y a des gens qui le prennent au mot et qui vont assassiner des gens dans les mosquées. Donc le danger pour la République aujourd'hui, le vrai danger pour la République, c'est qu'on a un ministre de l'intérieur qui en réalité ne sait pas très bien ce qui est la République. Le ministre d'intérieur, lui, donc il fait allusion, il parle de terrorisme parce qu'il a été condamné dans l'assassinat de diplomates, on le rappelle, deux diplomates, un américain et et un français. et il est choqué par le fait que non pas que vous non il est choqué par le fait que de ce que j'ai compris en tous les cas que vous vous ne qualifiez pas de terroriste.

Alors déjà une première chose c'est pas un terroriste. Première chose je vous fais remarquer que la France à certains moments par rapport à la cause palestinienne puisque là on parle de faits qui ont lieu dans les dans les années 80 qu'il a toujours contesté par ailleurs hein. Mais la France dans les années 80 je pense par rapport par exemple par rapport à l'OLP qui a utilisé des moyens qu'on peut éventuellement contester mais des moyens violents pour lutter pour la cause palestinienne. remarquer que les mêmes après on a discuté avec eux, on a même été aidé Yasser Arafat, rappelez-vous François Mitteran.

Donc arrêtons avec cette appellation, j'allais dire qui disqualifie par essence des gens qui se mobilisent pour une cause. Là en l'occurrence, c'est la cause palestinienne. Et que je sache aujourd'hui là au moment où on se parle, l'extrême violence vis-à-vis dans cette région du monde, elle est plutôt d à un état qui pour le coup utilise des moyens de terreur au Liban, à Gaza et cetera.

Et c'est peut-être plutôt à ça que monsieur Rotaillot devrait s'attacher plutôt que de penser que quelqu'un qui vient de passer 41 ans en prison de aurait dû parce que c'est c'est fondamentalement ce qu'il pense, il restait toute sa vie. Voilà, ça ça n'existe pas. C'est pas la condation à mort.

Donc il s'occupe de son ministère et qu'il arrête de s'occuper des affaires qui ne concernent pas dans ce pays. Merci beaucoup Éric Okrel. Merci d'avoir accepté notre invitation sur BFM TV.

Yeah.

Budget 2026, travail, fin des 35h... L'interview en intégralité de Éric Coquerel (LFI) — Éric Coquerel · Pourquijevote