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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 7 mai 2021 45 minAutoproduit

#RDLS137 - BTS en lutte / Vaccins en licence libre / Colombie / Gauche obsolète ou de rupture

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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

137e revue de la semaine, ça vous change hein, on est à nouveau dans mon bureau.

La dernière fois qu'on s'est vus, j'étais sur le palier dans un hôtel à La Paz et je vous montrais les montagnes qui nous entouraient et j'étais un peu speed parce que j'avais un rendez-vous pour rencontrer le nouveau président de la République plurinationale de Bolivie, Lucho Arce, qui me recevait, donc j'avais intérêt à arriver à l'heure et il s'est passé toutes sortes de choses, bon bref, et là maintenant il va se passer encore autre chose, c'est que vous allez découvrir le nouveau générique, hein, et moi aussi parce que je ne l'ai jamais entendu non plus, c'est Antoine qui a décidé ça tout seul dans son coin et on espère que c'est beau, allez, vas-y, envoie.

Bon alors vous vous êtes rendu compte sans doute, j'espère en tout cas que je suis rentré de Bolivie, ça a été un peu sur les chapeaux de roue parce que moi je bouillais les derniers jours que j'ai passé là-bas, parce que j'ai envoyé mes tweets, j'avais plein de choses à faire là-bas, et on était décalés de 7 heures avec vous ici, mais bon il y avait l'affaire de l'appel des généraux et bon je ne peux pas moi depuis la Bolivie me mettre tout d'un coup dans une grosse polémique nationale, en plus avec des militaires même à la retraite de mon pays, ça ne le fait pas trop, je n'ai pas envie de faire ça depuis la Bolivie, donc j'ai attendu d'être rentré le lundi, toc, conférence de presse et la vie a redémarré sur les chapeaux de roue alors que j'étais censé avoir une semaine pour récupérer, qui plus est, je m'étais mis en septaine, bon alors tous ceux qui ont fait des septaines, des confinements ou des choses de cette nature, savent que résultat, bon on se fatigue plus que quand on va et vient pour aller au boulot et en revenir parce qu'il y a toutes sortes de pauses qui n'existent plus et vous êtes là dans ce qu'il y a à faire du matin au soir.

J'espérais un peu dessiner, je n'ai pas eu une minute à moi, d'autant qu'à la fin de la semaine et fin de la septaine, il y avait le 1er mai, je suis allé à Lille, vous avez dû suivre aussi mes aventures. Bon bref, je suis rentré de Bolivie et comme on avait préparé ça pendant qu'on faisait le voyage, on a sorti une brochure qui est une brochure électronique, vous allez trouver le lien à la fin de la revue de la semaine et elle est disponible, elle est gratuite, numérique. Alors on appelle ça une brochure, mais en fait ils m'en ont fait ici mon équipe un tirage papier qui est assez beau et moi je suis émerveillé de voir ça.

Alors il y a les discours, les choses comme ça, des encadrés qui expliquent une chose, une autre, il y a des couleurs, des photos qu'on a fait sur place et à la fin on a même rajouté un carnet de séjour que j'avais fait en 2006 parce que j'étais passé en Bolivie et c'est le début, c'était le 1er gouvernement d'Evo Morales.

Alors il y a des choses, j'espère qu'elles vous intéressent, pour ceux qui s'intéressent à, vous savez, les débats dans la longueur du temps, à la fin il y a un truc où on traite de l'universalisme et de la place des indigènes, là on parle des indigènes de Bolivie, c'est-à-dire les indiens pourchassés, massacrés par le colonisateur espagnol, puis survivants, et à l'époque en 2006, j'avais eu une discussion avec un homme que j'admirais beaucoup, qui était un peu folklo à l'époque, mais qui auparavant était déjà un militant extrêmement déterminé du syndicat de la mine que j'ai connu dans les années 70, un gars qui avait fait sa formation au fond de la mine parce qu'il y était réfugié, vu toutes les histoires qu'ils avaient avec le dictateur du coin qui s'appelait Hugo Banzer.

Et donc j'ai retrouvé cet homme et c'est lui qui m'expliquait pourquoi dans le passé on s'était trompé en ne comprenant pas qu'au-delà de la classe sociale à laquelle appartenaient les indiens, ils se définissaient eux d'abord comme des indiens, c'est-à-dire des hommes et des femmes qui avaient une culture d'appartenance qui fondait leur identité profonde. Et moi à l'époque, c'était pas trop le genre de choses que je pouvais entendre.

Et bon, alors des années après, je retrouve ce que j'ai écrit en lui, en prenant des notes de ce qu'il avait dit, et je me rappelle que quand je l'ai publié, c'était autant pour, comment dire, un peu secouer mes amis, dire oh là là, que peut devenir quelqu'un qui a pensé comme nous et qui a changé d'avis. Et maintenant, des années après, je mesure toute la part de vérité qui à ce moment-là m'a été donnée et qui a dû travailler en moi pendant des années parce que mon point de vue a un peu évolué comme vous le savez, et aujourd'hui pour moi l'universalisme, c'est non pas une règle abstraite donnée dans le vide, c'est un processus et il porte un nom, ce processus, c'est la créolisation.

Bon, bref, ce que le mouvement des idées, le travail intellectuel à travers nos luttes intéressent, bon, ben, regarderont tout ça, j'espère qu'ils en feront leur miel. En tout cas, moi, je voulais vous dire que quand on l'imprime, ben, elle est drôlement jolie, cette revue, et elle est publiée sous le timbre Le Monde en Commun qui est notre site international auquel je vous renvoie aussi pour suivre pas seulement mes aventures qui, à la vérité, ils sont ultra minoritaires, on parle de tout le reste et la parole est donnée à toutes sortes de gens qui sont des penseurs au niveau mondial.

Bon, alors, comme je suis dans l'Amérique latine, je fais un lien qui n'en est pas un, mais qui me permet de passer sans transition à une autre question qui m'a aussi beaucoup occupé les jours derniers, c'est la vague de répression qui a eu lieu en Colombie. Alors, si vous voulez, en Colombie, il y a une grève générale qui maintenant dure depuis deux mois avec des rebondissements dans la lutte.

En Colombie, comme vous le savez, aux dernières élections présidentielles, au deuxième tour, nous avions un candidat que nous soutenions qui s'appelle Gustavo Petro et qui est un camarade d'un très grand courage parce qu'ils ont essayé de le tuer de reprise sans y arriver et évidemment, ils le persécutent de toutes les manières possibles. Alors, la totale, procès judiciaire, attentat, bon, bref, tout. Et donc, tout ça est en train de... Je vous parle de lui parce que tout ça est en train de cristalliser et que Gustavo a appelé à une manifestation qui aura lieu dans la capitale, à Bogota. Il a dit à tout le monde, allez, venez, donnez le coup de main. Moi, je crains le pire parce que...

Bon, il assume, il est courageux, mais les autres vont essayer de le tuer. C'est sûr, c'est un pays où on tue beaucoup et facilement les opposants, surtout ceux de notre famille politique.

Mais voilà, ce qui s'est passé, c'est qu'en début de semaine, tout d'un coup, on a eu une alerte, bon, c'était la nuit, nous, on dormait, donc le temps qu'on se réveille et qu'on la voit, un appel au secours de nos amis en Colombie qui nous disent, faites quelque chose, ils sont en train de nous tuer partout parce qu'en effet, les policiers et les paramilitaires qui sont des sortes de brigades, bon, de soi-disant civils, on les appelle paramilitaires parce qu'on pense que c'est des militaires qui enlèvent leur uniforme et qui viennent la nuit en tenue de paramilitaires pour tuer les gens.

Donc, ils sont entrés dans les quartiers populaires et bon, outre qu'ils ont fait comme en Bolivie, c'est-à-dire tuer les gens au hasard pour leur faire très peur, pour que les gens aient peur de ressortir dans la rue, bon, ce qui s'est passé en Bolivie, vous rappelez peut-être m'avoir vu devant une murale qui rappelle ce genre de massacre, eh bien, il faut que vous sachiez qu'en Amérique latine, les méthodes déployées par les amis de la CIA et des Américains sont tout le temps les mêmes partout. Alors, ils essayent à un endroit, après ils font à l'autre et ainsi de suite.

Donc là, ils ont dû trouver que c'était une technique qui leur avait permis de faire un bon coup d'État en Bolivie à l'époque, donc ils ont recommencé, mais dans un pays, il faut dire les choses comme elles sont, qui a une tradition de violence de l'État et de la police surtout, qui est une sorte de milice du parti au pouvoir et qui est d'une violence totale et qui tue. Donc là, ils ont tué du monde dans la nuit, ils rentraient chez les gens, en leur ayant une maison sur trois, c'est un des nôtres.

Et la semaine d'avant, déjà, ils avaient tué presque 20 camarades au total, mais surtout, ils les tuent dans la jeunesse du mouvement, c'est-à-dire ceux qui ont entre 25 ans et 32-33, c'est-à-dire tous les cadres de relève, un peu comme chez nous, bon, ceux que vous voyez à l'Assemblée nationale, les Bernalicis, Catenas, Panneau et compagnie qui sont dans cette génération-là et vous savez de quel poids ça pèse d'avoir une génération de jeunes dirigeants qui sont en train de s'affirmer, de se former, de n'avoir peur de rien, donc là-bas, ils ont trouvé la solution, ils les tuent comme ça, ils en sont débarrassés et évidemment, pour leur famille, évidemment, c'est un drame abominable, mais pour notre mouvement aussi, c'est une catastrophe parce que c'est toute une génération de relèves qui se fait tuer comme ça, alors soit à domicile, soit dans la rue, ils assassinent dans la rue.

C'est un pays vraiment très violent. Donc on a appelé, moi, dès que j'ai ouvert un oeil et que j'ai vu ça, j'ai lancé mes alertes et mes tweets et ça a donné des résultats, c'est que dans toute une série d'endroits, les gens se sont mis en mouvement.

Mes camarades au Parlement européen et c'est Léla Chebi qui s'occupait de ça, ont relayé beaucoup l'action, tout le monde s'y est mis, ça a pris ensuite dans les différents parlements nationaux où les blocs de gauche se sont mis à intervenir et puis grâce à l'effet d'alerte que ça produisait, tous ces tweets qui arrivaient de partout, il y a eu aussi une réaction officielle de l'ONU et de différentes instances latino-américaines, mondiales, européennes pour demander que la tuerie s'arrête parce qu'ils étaient partis pour nous tuer des gens toute la journée quoi.

Donc, on a toujours une situation de violence, on a tous les jours des morts mais la mobilisation a retenu le bras de ces sauvages, de ces barbares qui tuent, bon, pour essayer de surmonter l'ampleur de la mobilisation populaire qui a lieu en ce moment en Colombie et qui va se prolonger en fin de semaine. Donc, on suivra ça de près et vous autres qui m'écoutez, faites ce que vous pouvez.

Je sais bien que des fois vous dites mais qu'est-ce qu'il veut qu'on le fasse, on n'y peut rien, la Colombie c'est loin, bon, d'abord, vous renseignez, vous regardez, vous faites une petite recherche pour voir ce qui se passe, pour vous tenir informé et puis ensuite, eh bien, quand c'est le moment, vous faites des petits messages dans des réseaux, vous pensez que c'est des gens que ça peut intéresser, soit vous reprenez les tweets des copains, soit vous-même vous en faites ou bien vous relayez les notes qu'on met ici et là. Il faut bien vous dire une chose, c'est jamais du temps perdu, à chaque fois, ça provoque un effet et cet effet, il sauve la vie à des camarades.

Donc, il n'y a pas de petite action dans ce domaine, ça a toujours été utile et si vraiment, vous ne savez que faire de plus, vous prenez une carte postale ou vous prenez un bout de papier, vous écrivez une lettre à l'ambassadeur de Colombie en France et vous lui dites et que je ne comprends pas pourquoi vous faites ça, ce n'est pas normal, respectez les gens, enfin bref, les choses qui vous semblent importantes à dire, exactement comme si vous le rencontriez.

Il n'y a pas à faire des cérémonies, vous faites comme ça et ça, ça paye parce que ça montre qu'il y a une opinion internationale qui ne laisse pas faire n'importe quoi alors qu'eux, ils comptent sur le fait que la Colombie, tout le monde s'en fout quoi, genre, où c'est ? On ne sait pas où c'est, etc. La Colombie, c'est le porte-avions des Nord-Américains sur le continent d'Amérique du Sud, d'accord ? Il y a là-dedans cinq bases nord-américaines, c'est pour vous dire, l'ambiance qui règne dans ce pays. Donc il y en a évidemment beaucoup trop et c'est pour dire que c'est un pays tout à fait clé dans la zone.

Alors, ils ont servi aussi de prétexte parce que dans la campagne, dans le pays à côté, en Équateur, on accusait notre candidat d'être lié à la guérilla des narcotrafiquants, enfin, une histoire de fou, mais en attendant, ça a marché parce que ça faisait du bruit, il y a des gens qui disaient « Ah, quand même, il y a de la bulle, on ne peut pas être avec la guérilla ». En fait, c'était tellement mal monté leur histoire que la guérilla dont ils se réclamaient n'existe plus, c'est-à-dire que le gars qui fait ça, il n'est vraiment pas au point.

Et puis, il y a eu une histoire rigolote, c'est qu'on entendait le chant des oiseaux derrière et il y a un ornithologue, c'est-à-dire un gars qui est spécialiste de ces questions des oiseaux et qui a dit « Ah, mais ce genre d'oiseaux, il n'y en a pas en Colombie, donc ce n'est pas possible que ça ait été filmé là-bas ». C'est pour vous dire « Eh bien, ça, ça a aussi arrêté un peu la divulgation de la fake news ».

Voilà, je voulais vous dire tout ça parce qu'il faut prendre l'habitude de vivre la tête dans le monde avec les problèmes qu'il y a partout mais aussi l'intérêt que tout ça soulève parce qu'on apprend, on regarde, on reçoit des leçons de courage, vous savez, on commence à baisser les bras et dire « Ah, j'en peux plus » parce que bon, il faut voir ce qu'ils me mettent quoi, tous les jours. Bref, quand je n'ai pas le moral, je me dis « Moi, je suis en vie, enfin pour l'instant, tandis qu'en Bolivie, ils tuent les camarades ». Donc je me dis « Il faut avoir un autre courage là-bas pour militer, pour aller à la manif qu'il m'en faut à moi ici pour faire tout ça ».

Donc je ne vous cache pas que je les admire et j'essaye d'aider. J'essaye d'aider comme je peux à chaque étape. Bon, là par exemple, en Espagne, on a pris une tôle en acier chromé à Madrid. Bon, ben, je vais envoyer un petit mot à Pablo Iglesias parce que j'imagine que je sais que les bras lui tombent, forcément, ben oui, mais il faut surmonter notre trajectoire. D'abord, ce n'est pas une affaire personnelle, il ne faut donc pas le prendre pour soi tout le temps, même si on y est poussé, on se sent responsable devant les autres. Il faut se rappeler que c'est une lutte de longue haleine, que des générations se sont targboutées, que les moments de victoire n'ont pas été si fréquents que ça.

Et puis des fois, on s'est fait voler les victoires et c'était une honte comme avec Hollande. Bon, je dis Hollande parce qu'il y a Cazeneuve qui ont ressorti de la naftaline pour venir dire du mal de moi. Alors le gars, c'est à la une de l'Express, s'il vous plaît, ça c'est une information. Bernard Cazeneuve s'est exprimé à mon sujet parce qu'il n'a rien d'autre à faire que de parler de moi et c'est dans le journal. Alors le titre, c'est il faut combattre Mélenchon. Ah, quelle idée nouvelle ! Et alors, qui est-ce qui vient dire ça ? Monsieur Cazeneuve !

Monsieur Cazeneuve qui lui vient de devenir directeur ou président ou je ne sais pas quoi de ce genre-là d'un groupe d'avocats qui fait du travail dans les tribunaux d'arbitrage internationaux. Vous savez, là où il y a les voyous des grands patrons et des multinationales qui viennent agresser les États, ben lui, il fait ce boulot-là. Voilà. Et c'est ce gars-là qui vient dire qu'il y a un problème avec moi. Je crois que c'est plutôt avec lui qu'il y a un problème mais honnêtement, ça me fait plutôt rigoler parce que bon, c'est la gauche, la vieille gauche qui n'est pas vraiment de gauche, qui est toute pleine de poussière.

Ils viennent là juste parce qu'ils n'en reviennent pas de s'être pris une raclée pareille et ils en reviennent encore moins de se préparer à recevoir bientôt une nouvelle. Bon, maintenant que j'ai dit des choses pas aimables, je vais passer à d'autres sujets mais enfin, j'ai un peu vidé mon sac et vous ne m'en voulez pas parce qu'il faut bien aussi de temps à autre que la vapeur sorte parce qu'on passe son temps à se contenir. En ce moment, on est à l'Assemblée nationale parce que c'est ce qu'on appelle notre niche parlementaire.

J'ai horreur d'autres mots là mais ça veut dire niche c'est pour dire c'est un moment où c'est nous qui faisons l'ordre du jour de l'Assemblée et pas du tout qu'on va se coucher à la niche. Et donc, bon, c'est plutôt chaud, ça discute, bien. Ce matin, on a commencé avec une loi pour les parrainages citoyens. Alors, si vous avez du temps que vous ennuyez, ça peut arriver à certains, regardez ça en replay parce que vous allez rigoler, quoi. Vous les voyez, c'est tous des faux culs comme c'est pas possible.

Ils défilent et ils disent nous sommes tout à fait d'accord avec vous, il faut donner le pouvoir aux citoyens mais il y a toujours un mais, mais pas comme si, mais pas pour ça, ils inventent des arguments en cours de route pour dire ah j'étais presque d'accord avec vous mais là, ah non, il y a un point, c'est pas supportable. En général, bon, quand il n'y a qu'un point, on mange le reste, bon, non, eux non, c'est des puristes, vous comprenez ? Bon, et puis alors, surtout, neuf fois sur dix, le point qui conteste, ce qu'ils racontent est complètement aberrant et on le leur démontre et alors, ça ne les gêne pas du tout, ils continuent leur truc tranquillement.

Donc, on a eu, la bonne surprise, c'est que les socialistes ont voté avec nous, les communistes aussi, donc on a fait, on a voté tous ensemble et il y avait des gens sur plein de bancs qui disaient ouais, ils ont raison, il faut permettre que le parrainage par des citoyens permette d'investir un candidat à l'élection présidentielle.

Ce que vous avez fait avec moi, moi j'avais dit, vous vous rappelez, je prends 150 000 parce que c'est le chiffre qui avait été proposé par la commission Jospin pour le parrainage citoyen et donc, je suis candidat si 150 000 personnes parrainent ma candidature et vous l'avez fait en très peu de temps même tellement vite que nous on est resté comme de ronds de flancs parce qu'on pensait qu'il y en aurait pour un mois et demi, deux mois à ramasser 150 000 signatures et ça s'est fait en quelques jours, vraiment quelques jours.

Alors maintenant, on est à 230 000 et vous pouvez continuer à parrainer ma candidature parce que, en réalité, le bloc des gens qui parrainent ma candidature, c'est la nouvelle forme du mouvement qui était autrefois la plateforme insoumise avec les gens qui avaient cliqué, vous n'êtes pas automatiquement sur les deux. Vous êtes là où vous avez, vous, décidé d'être. Si vous avez cliqué pour être sur Action Populaire, le site nous sommes pour.fr, alors bon, vous parrainez ma candidature, vous soutenez, vous recevez des infos et le reste et surtout, vous pouvez passer sur l'application que nous venons de mettre.

L'application, c'est le site sur le téléphone et ça fonctionne comme un réseau social. C'est-à-dire que vous êtes informé de tout ce qui se passe, vous pouvez échanger avec d'autres, vous pouvez passer des informations ou des consignes sans être obligé de transiter, pas mettre un mail, trouver l'adresse mail de la personne, etc., etc. Donc, c'est vraiment l'application, c'est la manière pour nous de vivre et d'agir tous ensemble.

Après, vous avez l'application, vous faites ce que vous voulez, personne n'est obligé de faire ce que l'application indique, mais ça nous met en lien et surtout, je vous le redis, pour que vous compreniez bien pourquoi on fait tout ça, c'est que le jour où ils décideront de tout couper, c'est-à-dire de couper Facebook, de couper les fils WhatsApp, peut-être les fils Telegram, peut-être les fils YouTube, vous aurez un endroit où vous pouvez retrouver l'organisation, ses consignes, son matériel, ses appish, ses champs et des points de vue et c'est l'application que nous venons de créer.

Donc, l'application, c'est le mouvement, le mouvement c'est l'application, l'application c'est le mouvement, ça s'appelle Action Populaire et peut-être que ça sera d'ailleurs demain le nom de ce que nous allons entreprendre parce que vous avez tous compris qu'il se passe des choses, hein, bon parmi tous les gens qui discutent alors il y a cette histoire bon pas sérieuse l'Union, l'Union, l'Union, alors les mêmes qui baillent l'Union et sautent en cadence l'Union, ils nous font des coups tordus partout, bon dans les Hauts-de-France vous vous souvenez on avait dit bon allez on est d'accord la tête de liste sera verte et donc tout le monde se rassemble, tout le monde se rassemble, la tête de liste est verte et comment ils disent merci ?

ils nous virent de tout accord au départemental bon on se passera d'eux voilà tout bon mais quand même c'est pour dire c'est quand même des beaux fauchetons et puis alors en région PACA c'est encore mieux parce que la responsable nationale vert est arrivée elle dit bon bon on fait l'Union on ne me veut pas des insoumis alors tous les autres pardon notre bon maître où est-ce qu'on doit signer bon voilà ils sont tous d'accord et alors ce que je trouve le plus écœurant de tout c'est les journaux qui disent Union de tous sauf LFI comme si c'était de notre faute bon mais vous connaissez tout ça bon on sait pour qui dans ce pays et qui fait quoi donc pour nous tout ce que ça donnera il faut faire maintenant super attention parce que en PACA le Front National est très haut les autres ça ne les dérange pas qu'ils soient très hauts ils s'en foutent il faut quand même dire toi on ne veut pas de toi toi on ne veut pas de toi bon bref donc les maigres chances qu'on pouvait avoir d'espérer mettre en difficulté le président sortant ou éventuellement même l'extrême droite bon à partir de là vous avez bien compris que ça va être comment dire pas trop dans nos moyens là-bas bon alors ça bon tout ça c'est la vieille gauche traditionnelle bon on a essayé on a été sympa on continuera ils font des réunions on va aux réunions ils font des et puis il y a toutes sortes de gens qui s'agitent oui on va organiser une primaire et on va vous l'imposer bon tout ça n'est pas sérieux c'est pas à la hauteur il s'agit de prendre la présidence d'un pays qui va très mal dans un contexte hyper tendu dans toute l'Europe et dans le monde entier donc il faut quand même traiter ces questions-là avec sérieux c'est-à-dire avec un programme et avec des équipes capables de gouverner pas des gens qui sont capables seulement de faire des congrès ou des disputes dans les journaux il faut des gens sérieux qui connaissent les dossiers qui sont capables de les approfondir qui sont capables de mener une action et de tenir bon parce que si vous croyez qu'un gouvernement comme le nôtre ou même des autres seraient acclamés par le monde entier vous fourrez le doigt dans la rue jusqu'au coude parce que les français nous posons un problème tout le temps quelle que soit la période et puis en plus il va falloir se relever des dégâts qu'aura fait Macron qui a détruit détruit détruit encore et discrédité la parole de la France bon il y a bien du boulot il faut être sérieux alors ce qui se dessine c'est vrai c'est que d'un côté vous aurez la gauche traditionnelle obsolète je dis obsolète parce que c'est comme un produit qui a fait son temps et qui ne sert plus à rien vous ne pouvez pas le faire marcher bon ça ne marche pas quand vous prenez les sociodémocrates nous on est sociodémocrates mes pauvres amis comme je vous plains donc vous comptez encore comme dans le passé corriger les inégalités par une répartition inégal des fruits de la croissance vous voyez je répète le catéchisme des années 90 mais mes pauvres amis ça ça suppose qu'il y a une croissance sans fin c'est précisément ça le problème de notre époque et c'est pour ça qu'il y a un changement climatique donc le logiciel comme ils disent ils aiment bien les grands mots comme ça il est complètement obsolète et puis des gens valables comme monsieur Jadot bon il a des idées c'est un parlementaire européen il a ses idées en général il connaît aussi ses dossiers en général en général bon mais comment on fait de l'écologie avec le capitalisme sans rompre alors je ne dis pas surtout et en tout point mais encore que si c'est possible pourquoi pas mais au moins sur les sujets essentiels ce n'est pas possible de faire de l'écologie comme il a dit on va faire comme avait dit à un moment donné mais je crois que c'est lui je ne me rappelle plus c'est lui au Montbourg un des deux avait dit ben oui ben on ne pourra pas changer sans la FNSEA ben si il va falloir changer sans la FNSEA parce que la FNSEA ne veut rien changer du tout par conséquent il va falloir rompre dans une série d'endroits dire ben écoutez on vous respecte vous avez vos idées mais nous on fera autrement donc il faut être capable de ça comme quelqu'un a dit l'écologie sans la lutte contre le capitalisme et ben c'est du jardinage ben je crois que c'est un peu méchant c'est un peu exagéré mais enfin la formule dit bien ce que ça veut dire voilà donc il y a ça d'un côté et puis de l'autre côté il y a un autre axe qui se dessine qui pourrait se dessiner j'ai pas dit qu'il se dessine qui pourrait se dessiner et on s'est retrouvé là les trois à Lille c'est-à-dire Benoît Hamon Sandrine Benoît Hamon vous connaissez ses générations Sandrine Rousseau qui est une des trois compétitrices de l'investiture interne d'Europe Ecologie Les Verts d'accord et c'est quelqu'un qui est sur une ligne de l'écologie de rupture avec le capitalisme donc ça nous intéresse parce qu'on est dans des espaces totalement mitoyens quoi on va voir si ça c'est possible il faut voir il faudrait qu'il y ait aussi des communistes qui viennent avec nous ça se fera j'espère que bon le vote des communistes de cette fin de semaine va laisser ouvert la possibilité de l'union avec nous parce que quand même sinon c'est un événement majeur vous ne croyez pas on a été alliés dans deux présidentielles dans deux séries d'élections législatives et puis on a eu un programme ensemble et tout d'un coup oui que c'est fini alors bon moi je sais que j'ai de réponse à rien j'ai écrit deux fois aux dirigeants communistes personne ne m'a jamais répondu ni invité ni téléphoné ni rien pas un mot que dalle bon alors pour les ruptures on a connu plus civilisés plus courtois alors j'ai entendu des trucs qui m'ont fait rire d'abord parce que quand même Fabien Roussel disant que bon notre affaire là d'emploi garanti c'était les emplois des colchoses bon pour un communiste français se plaindre des colchoses voilà qui est nouveau ben non c'est pas un colchose il ne sait pas ce que ça veut dire ma parole et puis qu'est-ce qu'il a dit aussi il a dit oui Biden il a pris sa carte au parti communiste français ah ben il faudrait savoir parce que si vous trouvez Biden bon pour être membre de votre parti je pourrais bien faire comme d'habitude votre candidat et qu'on s'accorde sur un programme ensemble parce que le programme que moi je soutenus à la dernière élection et que je soutiens encore cette fois-ci mis à jour et tout ça bon ben Biden il ne peut pas le signer je vous signale alors vous choisissez c'est Biden ou moi mais vous ne pouvez pas voir les deux en même temps dans le même sac bon je vous le dis moitié en fait je suis amer parce que je ne comprends pas je n'accepte pas moi j'ai milité toute ma vie avec des communistes alors chacun chez soi d'accord sinon on aurait été dans le même parti ce n'est pas le cas et voir comme ça tout d'un coup sans crier gare alors que là depuis l'élection présidentielle on me parle des histoires qu'il y avait au moment de l'élection présidentielle qu'il y a eu des erreurs bon moi je vais bien prendre ma part mais j'aimerais bien que tout le monde vienne pas se battre la coupe sur ma poitrine parce que bon les erreurs il y en a quelques-uns aussi qu'on en fait et des plus fameuses que moi bon donc ce n'est pas la peine de comme ça passer son temps à touiller dans l'amertume pour être bien sûr que ça va pas que ça fait mal et tout ça fait 4 ans qu'on est là dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale on milite ensemble on se soutient les uns les autres dans des amendements on se parle enfin on a des relations les communistes sont le banc en dessous de nous et nous on est le banc au-dessus et bon tout ça pour vue de l'extérieur c'est tout du pareil au même c'est pas vraiment du pareil au même on le sait tous mais quand même ça mérite mieux que d'un texte comme ça allez hop on vote et puis au revoir et on ne sait même pas comment tu t'appelles on ne parle pas de toi ou seulement pour dire des choses désagréables et méchantes à mon égard que j'estime ne pas avoir mérité parce que quand même j'étais le candidat qui nous a amené une première fois à 11% et une deuxième fois à 19,5% je pense que tout le monde est capable de le faire bien sûr mais quand même ça mérite un peu peut-être un peu juste de sympathie jamais ils m'ont dit t'es un mauvais candidat t'es bon à rien tu ne sais pas faire le travail personne ne m'a jamais dit ça on ne me dit rien du tout que je veux faire des colcoses et que je vaux moins que le président des Etats-Unis d'Amérique franchement il y a d'autres manières plus élégantes de se quitter peut-être si on doit se quitter moi en tout cas je continue à tendre la main je continue à considérer que les communistes sont des camarades dans la lutte et je dis à tous ceux qui veulent venir dans la campagne avec nous qu'ils sont les bienvenus que leur identité sera respectée qu'ils ont leur place toute leur place dans le combat et que évidemment c'est avec eux que nous conviendrons des accords qu'il faudra passer pour les élections législatives et ceux qui ne veulent pas ben elles ne veulent pas ils font autre chose ils font des alliances avec les socialistes leurs vieux amis c'est des couples inséparables apparemment moi je n'y suis pas arrivé je pensais que mes copains Coco auraient repris goût à la bonne bataille parce que quand même bon tout d'un coup on repasse un score à deux chiffres et puis d'un peu on était au deuxième tour bon je pensais qu'ils avaient pris goût et qu'ils avaient tous compris ce qu'on est en train de faire c'est-à-dire de construire un pôle populaire de la rupture qui bon alternatif à la social-démocratie et la gauche obsolète bon c'est autre chose c'était nous qui étions jusque-là devant donc je vais me battre pour qu'on reste devant pour qu'on soit capable nous de donner le ton et le l'a et moi je suis sûr qu'on peut y arriver à l'élection de 2022 eux tous ils pensent que c'est perdu si vous voulez la clé de leur comportement comprenez qu'ils pensent que c'est perdu moi non ni mes camarades ni ceux qui sont avec moi dans la lutte c'est le contraire on pense que c'est une situation qui est mouvante qui est tellement volatile qui est avec des des formes de lutte de classe absolument inouïe et imprévue avec une forme de polarisation de la société où les ultra-riches deviennent encore plus riches bon et les autres sombres dans la pauvreté et bien dans des périodes comme celle-là c'est le moment où des gens comme nous et bien jouent leur va tout convainquent entraînent expliquent alors évidemment pour l'instant le rapport de force est horrible et c'est clair que la désertion de la direction communiste qui décide d'aller de son côté faire pour affirmer l'existence de leur parti comme si le parti communiste n'avait jamais disparu quand il était allié avec moi non il n'a jamais disparu je le rappelle à tout le monde mais bon c'est la vieille maladie des appareils c'est qu'à un moment donné ils privilégient ce qu'ils croient être leur existence à la cause qu'ils servent la cause que nous servons et que nous avons servi ensemble en 2012 et en 2017 c'est la cause du peuple et on l'a fait avec un programme de rupture avec le capitalisme et il n'y a rien d'autre à faire que ça et il n'y a rien d'autre à faire que de travailler pour mobiliser autour de ces axes politiques parce que bon on saura faire on a les équipes tout ça ensemble bon je verrai bien ce que ça donne ils vont voter la fin de cette semaine je ne cache pas que ça me rend un peu anxieux mais bon on fera face la dernière chose dont je veux vous parler c'est de la jeunesse du pays et dans cette jeunesse du pays celle vis-à-vis de laquelle je me sens des devoirs et je veux parler là des jeunes gens qui sont en BTS bon BTS ça signifie brevet de technicien supérieur il y a 270 000 jeunes qui suivent ce parcours d'études c'est Bac plus 2 c'est une caractéristique du système éducatif et qualifié en français qu'il y a des diplômes à Bac plus 2 voilà du temps où j'étais ministre de l'enseignement professionnel j'ai créé les licences professionnelles c'est à dire là cette fois-ci on est à Bac plus 3 l'idée c'était que ceux qui font des diplômes de BTS brevet de technicien supérieur puissent ensuite préparer une licence professionnelle qui est quand même en top de qualification dans le monde professionnel il faut comprendre que les diplômes professionnels les gens de la haute ils regardent ça de loin parce que leurs gosses ne font pas ce genre d'études bon ils ne savent pas de quoi c'est fait ils ne connaissent strictement rien je ne leur en veux même pas mais ils ne savent pas par exemple que quand on dit un diplôme de chaudronnier un chaudronnier ne fait pas de chaudron il fait des carlingues de bateaux il fait des carlingues d'avions il fait des carlingues de fusées et c'est des choses qui se règlent pour les unes au je ne sais pas quoi d'ailleurs à une toute petite unité de mesure mais j'ai vu de mes yeux vu un travail fait sur un fuselage d'avions bon alors là c'était au micron que ça se réglait les gens c'est du sérieux donc qu'est-ce que c'est à votre avis vous ne le savez même pas alors qu'est-ce que c'est comment on fait ça vous croyez que c'est au pif avec un marteau non il y a là tout un programme qui fonctionne les programmes la machine quand c'est une machine à commande numérique et une machine à commande numérique pour que ça marche il ne suffit pas de donner une banane au gars quand il appuyait sur le bon bouton parce que si vous faites ça vous n'arrivez à rien d'abord parce que la machine coûte un fric fou deux yo parce que la matière première coûte un fric fou et trois parce que le gars que vous avez mis derrière ou la fille eux aussi c'est du plus plus cerveau parce qu'ils sont capables de faire tout ça et en particulier quand vous parlez d'une carlingue ou d'un objet comme ça là je suis en train de faire la forme avec mes mains et bien vous voyez qu'il y a des points dedans qu'il s'agit de calculer pour qu'il soit bien à la bonne forme et vous devez calculer comment tout ça s'organise entre soi et bien ça s'appelle la géométrie dans l'espace j'aime mieux vous dire qu'il faut avoir une tête comme ça pour arriver à suivre et bien eux ils le font donc les gens qui les regardent de haut ferait bien de se regarder eux-mêmes parce qu'il y a un problème ils ne comprennent pas ce qu'est un BTS et c'est vrai dans tous les domaines là j'ai pris un domaine spécial je pourrais prendre la maintenance des systèmes automatisés je pourrais prendre les BTS de commerce les BTS tout ça c'est le haut niveau et il n'y a pas de pays capable d'avoir une industrie ou d'avoir une économie qui soit de haut niveau sans tous ces cadres intermédiaires si vous croyez que vous faites tourner une économie avec des gens que vous capturez dans la rue pour faire le boulot et que vous y contentez d'y foutre des architectes et des ingénieurs vous avez perdu votre temps vous n'y arriverez pas il faut qu'il y ait toute cette chaîne et le BTS c'est le diplôme d'excellence d'accord alors on fait d'abord un bac pro qui est plus dur qu'un bac ordinaire et puis après après il faut il y a une marche qu'il faut passer qui n'est pas toujours simple quand on passe de la filière techno ou de la filière pro à BTS il faut avoir du courage c'est du boulot parce que vous découvrez des choses que vous ne saviez pas faire avant quand vous faites bac pro ou quand vous faites la filière technologique vous ne savez pas forcément on ne vous a jamais appris à prendre des notes en cours on ne vous a pas forcément appris tout un tas de choses qui sont du niveau d'un BTS donc quand ils sont là-dedans ils cravachent comme des fous ils suivent ils suivent c'est des bosseurs qu'il y a là-dedans il n'y a pas de glandeur dans cette branche-là il n'y en a pas ça n'existe pas et souvent ils font ça plus un boulot pour vivre parce qu'ils sont à l'âge adulte et qu'ils viennent de milieux populaires où on ne peut pas payer des études aux enfants forcément aussi longtemps que ça représente pour peu que vous ayez une petite année de retard ce qui souvent se présente dans la vie scolaire quelle que soit la filière il y a qu'on prend bon ben voilà vous êtes 18, 19, 20 ans bon des fois il y a un petit à la maison voilà et les jeunes ils continuent leurs études alors en ce moment qu'est-ce qui leur arrive ?

ils crèvent de faim parce qu'il n'y a plus de sous parce qu'ils ne savent pas comment faire parce que tous les petits boulots ne tiennent plus vu que tout est fermé et que c'est le confinement et que comme ce n'est pas des travailleurs qui ont un contrat de travail ben le chômage partiel ça n'existe pas pour eux et ainsi de suite notamment dans le travail partiel et puis arrive la période des examens donc ceux de l'année dernière déjà ils avaient été bien secoués hein ben oui il y a eu quand même un confinement l'année dernière je rappelle alors l'année dernière on a trouvé une solution on a dit bon on fait un contrôle continu et on juge de la capacité de ces jeunes gens sur la base de ce contrôle continu bon alors c'est sérieux quoi il faut quand même que les gens à qui on donne le diplôme BTS ils soient bons au niveau BTS parce que si jamais ils y sont pas ça va être un problème après et ils le savent les jeunes hein parce qu'ils ne sont pas fous ils connaissent bien les métiers et ils ont la trouille qu'on leur dise ah ouais ouais toi t'as un t'es un BTS Covid c'est ça leur peur et je les comprends parce que vous pouvez faire le mariole avec un bac général de l'année 68 hein mais pas avec un BTS parce que BTS vous êtes devant la machine vous êtes devant le poste de travail quel qu'il soit hein et puis ben faut le faire et puis si vous ne savez pas le faire ça se voit tout de suite hein donc le niveau du diplôme c'est très important l'année dernière on s'en est sorti avec le contrôle continu puis comme c'est des gens sérieux ceux qui savaient eux-mêmes qui ils sentaient qu'ils avaient du retard ici ou là ils ont complété en travaillant pour leur propre compte pour être à niveau et cette année les jeunes ils disent pareil ils disent écoutez vous pouvez pas nous obliger à venir enfin si vous nous obligez à venir qu'est-ce qui va pour passer l'examen bon qu'est-ce qui va se passer mais je vais vous le dire moi ce qui va se passer celui qui est malade celle qui est malade il va pas dire je suis malade il vient pourquoi il vient parce qu'il a bossé justement toute l'année que c'est la fin de son de son cycle d'études de deux ans il n'a pas envie que ça soit perdu il peut pas se permettre c'est un luxe qui n'est pas dans ses moyens et puis deuxièmement il se dit mais si j'ai pas le bts cette année comment je fais pour entrer en licence professionnelle l'année prochaine donc celui qui est malade il vient et il rend malade les autres il n'y a pas besoin d'être très intelligent pour comprendre ça sauf que monsieur Blanquer qui lui aura jamais le moindre diplôme de logistique parce que c'est un diplôme la logistique et le diplôme que j'ai créé moi il est européen de logistique il n'aura jamais un diplôme de logistique ce gars parce que c'est incapable de penser une organisation il ne savait pas qu'il y avait des examens qui arrivaient il ne savait pas qu'il y a 270 000 bts il ne pouvait pas trouver une idée dire bon voilà les petits on regarde tout ça comment on va faire s'il y a du retard comment vous rattraper pour que ça soit prêt pour la période de l'examen et on va vous faire on va trouver autre chose on peut faire le contrôle continu alors on me dit ah tiens Mélenchon maintenant tu es pour le contrôle continu alors que tu dis tout le temps que tu es contre bien sûr que je suis contre bien sûr que je suis contre je suis pour l'examen mais là c'est la crise petit il faudra quand même se rappeler dans quel monde on vit donc vous faites comme si le monde n'existait pas alors il y a eu des mois de confinement ils ne sont pas au courant ça ne les intéresse pas et on laisse les jeunes bts tourner en rond dans une situation inextricable donc les bts de cette année il faut leur donner le contrôle continu pour qu'ils puissent avoir leurs examens sans être obligés de venir en présentiel et si on constate qu'il y a du retard ici ou là et que les jeunes gens font eux-mêmes l'évaluation eh bien il faut qu'il y ait des cours complémentaires qui aient lieu pendant l'été pour après le bts faire du rattrapage parce que je vous rappelle qu'un bts c'est une fille ou un garçon très sérieux c'est pas des amateurs c'est des professionnels donc ils sont capables de dire ah là j'aimerais bien savoir j'aimerais bien savoir plus j'aimerais bien faire mieux donc il faut leur proposer ces compléments mais d'abord laissez-les passer les examens et faites-le avec le système continu donc moi je veux dire que si c'était les gamins de la bonne société ils s'en préoccuperaient hein ça les travaillerait nuit et jour comment mon fils peut pas ma fille peut pas faire tel diplôme et vous savez ce qu'ils ont trouvé à dire ?

c'est justement ça ils ont dit au bts ils leur ont jeté ça à la figure en disant ouais ceux des classes préparatoires ils demandent pas qu'on annule le concours voilà comme si les conditions sociales les conditions d'études des classes préparatoires où il n'y a jamais eu d'arrêt des cours présentiels étaient comparables à ce qu'on a infligé aux jeunes des bts et c'est dans des remarques de cette nature qu'on voit la morgue de classe des gens qui dirigent ce pays qui connaissent rien à la formation professionnelle qui ne savent pas de quoi c'est fait et qui pensent que tout ça bon pour eux c'est pas très important et toute façon on va finir par se rattraper voilà moi je voulais vous le dire c'est un cri du coeur si vous avez autour de vous des jeunes camarades ou des jeunes gens que vous connaissez qui sont des bts donnez leur le coup de main aidez-les ils sont en action en ce moment soutenez-les aimez-les parce que c'est le nec plus ultra de la jeunesse de ce pays la plus sérieuse et la plus disciplinée la plus organisée pardon pour les autres hein moi je dis ce que j'ai sur le coeur parce que j'ai début au boulot j'étais pas capable de faire le dixième de ce qu'ils faisaient à leur âge bon donc oui même pour quelqu'un qui s'occupe de poésie du 16e siècle ben les bts ça m'impressionnait voilà mes amis je vous ai parlé tout ce que je voulais vous dire pour aujourd'hui je peux parler comme ça pendant une heure vous le savez si bien que moi mais je crois que je vous ai dit l'essentiel de ce que j'avais sur le coeur et je vous dis à la semaine prochaine si ça vous plaît toc toc les petits pouces bleus comme ça Antoine a le moral après si vous découvrez que ça vous plaît ben vous vous abonnez c'est gratuit ça sera tout le temps et puis bon ben le jour où ça vous intéresse plus ben ça vous intéresse plus et le jour où ça continue à vous intéresser et ben toc vous êtes prévenu exactement du jour et du moment où je vais parler alors cette semaine j'ai pas été économe de mes paroles vous pouvez si ça vous intéresse regarder la petite le pied de nez que j'ai fait avec le 5 mai puisque pendant que l'autre célébrait Napoléon qui est quand même un auteur d'un coup d'état et du rétablissement de l'esclavage moi je célébrais le 5 mai l'ouverture des états généraux c'est à dire le peuple souverain alors un mini Macron là il fait pas trop le flambard en ce moment parce que pendant des semaines j'ai été avec mes amis insoumis et puis quand même quelques autres faut le dire on était quasiment seul à réclamer les licences libres sur les vaccins à lui prenez son maire très important il a tout compris plus intelligent que tout le monde non non c'est un débat inutile a-t-il dit à la presse anglo-saxonne en Angleterre et ailleurs non non ça n'est pas le sujet hein c'est comme pour la dette c'est pas le sujet tu verras mon bonhomme donc ce n'est pas le sujet mais sauf que papa Biden le président des états-Unis d'Amérique lui il a dit qu'il était d'accord pour qu'il y ait une licence libre sur les vaccins et alors du coup toute cette bande de chiffres molles alors la présidente de la commission européenne qui prenait son air de prussien là pour dire pas question pour les licences libres tous ceux qui ont voté au parlement européen contre la licence libre tous hein toute la droite européenne et une partie de la gauche les sociodémocrates notamment hein et bien maintenant qu'est-ce qu'ils font ?

et bien quand papa Biden a parlé tout le monde est au garde-à-vous ils sont tous pour les licences libres alors bon je... faut quand même sourire hein parce que c'est une victoire totale pour ceux qui comme nous se sont mobilisés vous savez que moi j'avais fait un appel international avec Lula je suis allé devant le parlement en d'un pour...

au moment de l'adoption de cette idée enfin bon on a tous fait quelque chose là où on pouvait pour nous c'est une victoire et puis c'est surtout une victoire pour les peuples parce que si ça se décide rapidement on va pouvoir produire des vaccins dans le monde entier en France on va arrêter de mettre des vaccins dans les flacons on va fabriquer le vaccin et pour peu que nos amis de l'institut Pasteur à Lille aient au point un bon...

un bon médicament pour soigner les gens qui se chopent cette cochonnerie ou ces variants hein et bien on pourra enfin sortir de la crise parce qu'il y aura des vaccins pour tout le monde et un traitement qui tient la route donc c'est un beau jour pour l'humanité voilà pour l'humanité tout entière parce qu'aujourd'hui et bien vous savez les vaccins il y a plus de 50 pays je crois ou 60 qui n'ont pas fait un seul vaccin parce qu'il n'y en a pas, on leur en donne pas, ils n'ont pas l'argent ou qu'ils n'ont pas l'argent pour les acheter donc c'est une bonne nouvelle pour l'humanité et pour nous tous parce que il y en a quand même qu'on finit par comprendre que tant qu'il y avait quelqu'un qui pouvait tomber malade tous les autres pouvaient tomber malade hein bon c'est un grand progrès aussi de la réflexion voilà donc j'ai fini avec le sourire aux lèvres parce que je suis heureux pour l'humanité que cette décision soit prise bientôt j'espère qu'elle le soit allez au revoir !