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interviewBFMTV· 28 juin 2025 44 min

François Ruffin a lancé son mouvement "Debout !" à Paris

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] Merci chers amis, chers camarades, chers amis, chers camarades, alors ça y est, C'est fait. Vous êtes content ? [Applaudissements] Parce que ça fait des années que vous me tanez dans les débats dans les ciné.

Alors, comment on peut t'aider ? Moi, je réponds Picardi debout. Ouais, mais tu comprends là à Renn en plein milieu de la Bretagne.

Moi, je réponds Picardie debout. Je suis pour une grande Picardie socialiste. Je suis même quand je vais en Wallony, je suis même ratchiste.

J'ai prévu une camarade Bruxellois. Donc ça me pose pas de problème mais ça posait davantage de soucis en Alsace, en Corse ou en Bretagne. Donc ça y est, vous avez la Bretagne debout, vous avez la Loren debout, vous avez la Corse debout et je remercie tous les délégués qui ont été envoyés ici par le département.

Merci à vous d'être présent. Merci aussi quand on vient s'exprimer comme ça dans la lumière, quand la sono fonctionne, quand il y a de la déco, c'est pas arrivé par la main invisible du marché, c'est pas arrivé par la grâce de la providence, c'est arrivé parce que il y a eu du travail, du travail bénévole, du travail salarié et des gens qui sont arrivés à 5h du matin, des gens qui bossent là-dessus depuis des semaines. Et je veux le dire, nous sommes travaillistes.

Nous sommes travaillistes. Nous ne sommes pas travaillistes à la Tony Blair. Nous ne sommes pas travaillistes comme en Angleterre, mais nous avons la conviction profonde que la société repose sur du travail, du travail qui soit salarié ou bénévole, mais c'est du travail qui est mis en commun.

Il y a pas de jus dans le micro si jamais il y a pas des salariés de chez Nedis qui sont devant le grand d'ordinateur pour éviter pour vérifier que ça passe bien. Il y a pas de jus s'il y a pas monsieur derrière qui a l'air de contrôler en train de contrôler je sais pas trop quoi mais voilà la société c'est du travail mis en commun. Nous sommes travaillistes.

Je dirais même nous sommes des travaillistes climatiques. Notre conviction c'est que le travail doit être orienté vers l'adaptation climatique en priorité. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que quand on demande à en finir avec les 5 millions de parsoirs thermiques, c'est du travail. Quand on veut que les marchandises passent moins sur la route et davantage sur le rail, c'est du travail. Quand on veut qu'il y ait un atelier de réparation par quartier, par canton pour la mécanique, l'électronique et ainsi de suite, c'est du travail.

Quand on veut changer l'industrie, l'énergie, les déplacements, les logements, la culture, l'agriculture, tout ça c'est du travail, c'est une immense masse de travail pour adapter notre société au choc climatique dans ce temps où on nous parle d'un dme de chaleur qui s'étale sur la France, il nous faut du travaillisme, il nous faut du travaillisme climatique. Tout ça donc pour remercier les maîtres d'œuvre de cette journée, je veux remercier en particulier Julian et Robin. Un grand merci à vous pour votre travail.

Picardi debout passe à debout de l'échon régional à l'échelon national mais on ne le fait pas en solitaire on le fait avec nos partenaires et je veux ici remercier saluer la présence de nos invités le député Laurent Baumel pour le Parti socialiste. Thomas Do pour les écologistes, Julien Layant et Marine David pour Génération, Hélène Bidard pour les communistes, Marine Loman Liman pour GRS, mon camarade Alexis Première, mon compagnon de route Gérard Philoche et Olivier Madol pour la prè, Roland Merrieux pour ensemble et je salue aussi des compagnons de route intellectuel RVC, Christophe Armau, Pascal Boniface que j'ai vu dans la salle. Je vous salue.

Je vous appelle camarade. Je vous appelle camarade parce que nous avons devant nous un long chemin. Un long chemin pour l'unité.

Merci à vous. Il y a pour moi une part de mystère, vous savez en l'homme, en la femme, quand je vous vois venu de Laoren, de Touren, quand je vois syndicaliste, chariste, soignant, enseignant, il y a une paire de mystère quand il fait beau, quand il fait chaud et plutôt que d'aller à la mer alors qu'il y a 1000 choses à faire, de venez passer ici une journée entière à discuter d'un manifeste debout, d'un document d'orientation, de comment va fonctionner le parlement debout et ces D'autant plus mystérieux que vous avez signé pour en baver. Ah oui, pour en baver avec joie mais pour en bav, c'est l'évrest en tongue plusieurs fois qu'on va devoir monter avec une fanfare.

Mais ça sera quand même l'évrest en tongue. Quand je croise des copains de gauche en ce moment, ils me disent "Mais c'est dur en ce moment ?" Non, je me dis "Mais j'ai une maladie, on me l'a pas dit ou quoi Mais quand est-ce que ça a été facile ?

Quand est-ce que c'est facile pour la gauche ? Quand est-ce que pour la gauche ce n'est pas David contre Goliath ? C'est l'histoire de nos vies David contre Goliath et c'est l'histoire de ma vie.

Il y a 25 ans, je lance Fakir et quasiment aussitôt après, je me retrouve en procès et de bon fo de bonne fois de bon droit, je vais au tribunal pour diffamation. Je il me semble que je vais l'emporter, que j'ai la justice avec moi et finalement me voilà l'on cowboy à la barre condamné à 80000 francs d'indemnité de peine. Je comprends rien ce qui me se passe et je sors de là.

Je suis chaos, je suis grogi. Je suis prêt à abandonner. Et il y a Thérèse Courau, une nonne des froqué qui me dit "Non, non, non, François, tu vas pas lâcher." Et là, alors que j'étais à genou avec les syndicats, avec les associations, elle m'a fait passer du jeu au nous et ça a été un nous debout.

Debout au côté d'Hctor Loubota, de sa famille. un jeune garçon congolais mort sur le chantier de la citadelle écrasé sous 600 kg de pierre et il y avait eu aucune enquête en matière de sécurité menée par le maître d'œuvre la ville d'Amien pendant 14 années pendant 14 années nous avons affronté le silence de la presse locale. Nous avons affronté le mépris des élus locaux et nous avons affronté une justice locale qui enterrait le dossier.

Et après 14 années, c'est mon affaire brefus, le maire d'Amien Gillorbien a été condamné en appel et nous avons obtenu une plaque en l'honneur d'cteur Louota sur la citadelle au côté de la Faille Louota durant 14 années. Nous sommes tenus debout debout évidemment avec les gouilleurs, les whpol, les parisaux, les flot d'or, debout contre la mondialisation, debout pour des protections, debout avec les clur de Merci patron qui risquaient de perdre leur maison. Debout contre la première fortune française, debout contre le premier groupe de luxe au monde, debout contre le premier flic de France et c'est nous, c'est nous qui l'avons apporté debout.

Debout nuit debout contre la loi travail et son monde de François Hollande Emmanuel Vals, place de la République à Paris. Debout debout les femmes pendant la crise Covid et puis Picardi debout nous gagnons trois fois trois fois face à un rassemblement national arrivé largement en tête à l'élection précédente avec Marine Le Pen ou Jordane Bardela. 20 points de retard sur la ligne de départ.

Mais grâce à vous, grâce à vous mes camarades Picard en bête de somme en labourant la Circo et oui, c'est dur, oui, c'est dur mais toujours nous avons vaincu et nous avons vaincu debout. David contre Goliath, les petits contre les gros. C'est notre B à bas, c'est notre ligne, c'est notre colonne vertébrale.

Le bas contre le haut, le travail contre capital. On nous accuse et on nous accusera d'être maniquéin, archaïque, marxiste. Nous répondons non, nous sommes bufettistes de Waren Buffett, première fortune mondiale à époque qui déclarait la guerre des classes existe, c'est un fait mais c'est la mienne, la classe des riches qui mène cette guerre et nous sommes en train de la rapporter.

Nous répondons non, nous sommes la gardiste de Christine Lagarde, président de la Banque centrale européenne qui nous dit là maintenant que ça fait 40 ans que le capital l'emporte sur le travail. Nous sommes même lombardiste de Éric Lombard qui quand il était président la Caisse des dépôts et consignations nous disait voilà quand j'ai commencé comme banquier la rentabilité exigée par le capital c'était 7 % aujourd'hui on est passé à 15 % vous voulez comment vous voulez avec 15 % de rentabilité que derriè il y a de quoi payer les salariés que derrière il y a de quoi investir investir dans la durée investir sur la transition écologique. Nous sommes donc bufettistes, la gardiste, lombardiste, mais simplement nous avons souci de maintenir cette vérité.

Et c'est dans toutes mes lettres de députés, vous connaissez, je le fais par cœur avec vous partout où je vais. Il y a 30 ans à la naissance du clissement de challenge, les 500 fortunes françaises possédaient 5 % du PIB. À l'arrivée d'Emmanuel Mocron au pouvoir, c'était 10 20 % du PIB et aujourd'hui c'est 45 % du PIB.

Très bien. C'est gros comme une vache au milieu du couloir mais ils ne veulent pas la voir. Il la contournent, ils passent par en dessous mais où ça il y a une vache.

Ils font comme s'il y avait rien. Nous nous venons juste énoncer cette évidence. Il y a une vache au milieu de couloir.

Entre le capital et le travail, nous devons rétablir les plateaux de la balance. Moins pour les rentiers, plus pour les salariés, moins pour les milliardaires, plus pour les familles ordinaires. Cette vérité, on doit la répéter mais en cherchant à innover tout le temps.

Est-ce que vous vous souvenez de Serge Bouka ? un perch soviétique. Et on se réveillait tous les lundis matins et le gars il avait battu le record du monde.

Il il battait il a battu 38 fois le report du monde mais plutôt que de le faire de 38 cm d'un seul coup, il le faisait 1 cm par un parce que à chaque fois on lui remettait un prix. D'accord ? Et ben, on a l'impression que c'est pareil en ce moment avec les dividendes.

En 2022, les échos de mon ami Bernard Arnaud titre la distribution de dividendes atteint un record en France. Donc on est là. En 2023, c'était les dividendes atteignent de nouveaux records.

En 2024, là les échos étaient extatiques, toujours plus haut des ailes au bours mondial. Le CAC 40 a pulvérisé son dernier record et en cette année 2025, je peux pas, mais le record des records est battu avec des sommets inédits et la France médaille d'or la en France les entreprises tricolores ont une nouvelle fois été les été les premières contributrices à l'échelle européenne. Cocorico, nous sommes les champions.

Nous sommes les champions, les champions du gavage. Pour eux, c'est champagne et confetti à tous les étages. et nous nous n'attirons pas le champagne.

On veut le champagne pour tous. On de la veu de la veuve clic pour les prolots. Nous sommes debout debout partout.

Est-ce qu'on est contre les élites en général ? Non. Non.

Cro on croit pas que toutes les élites nagent dans les eaux froides du calcul égoïste. Non, on est l'ami de Marbati, des sans entrepreneurs qui signent avec lui une tribune taxez-nous, taxez-nous sur nos héritages. Non, pas quand les élites remplissent leurs missions partagé et protégées.

Mais que voit-on ? Comme dirigeant économique, nous avons des prédateurs mu par la rapacité, mu par la voraité qui dévore la richesse et la planète. Vous avez aujourd'hui le mariage de Jeff Buzos.

Amazon ne paye pas d'impôt sur les sociétés en France, ne paye pas d'impôt sur la société en Europe, passe par le Luxegembourg et réussit même l'exploit de toucher du crédit d'impôt. Là, il vient de privatiser Venise. Il y a 95 jets qui sont venus pour 200 invités.

Vous me direz déjà, ils font du code jetta, ils sont moins de par jet. Bon, qu'est-ce qu'on dit nous ? On dit pas seulement pas de Jet, on dit pas seulement ça, on dit pas de Jeff Buzzos.

On dit qu'on l'interdit de séjour, on dit qu'il dégage. Il dit qu'on dit qu'on veut pas le voir chez nous. Mais bon, Jeff Bezos n'est pas élu.

Mais nous avons des dirigeants politiques dont le rôle devrait être de nous protéger de ces prédateurs, de les modérer, de leur remettre les pieds sur terre. Il nous faut la démocratie pour contenir l'oligarchie. À la place que nous qu'est-ce que nous avons ?

Nous avons des dirigeants politiques qui font la dansuvance trous France devant Jeff Bos et G femme. Nous avons des dirigeants politiques qui les encouragent dans leur gavage. Je sais pas si vous avez vu Améline Monchalin qui nous parle d'autérité.

Mais pour qui elle parle d'austérité, madame la ministre du budget ? Est-ce qu'elle en parle pour Jeff Buzzos ? Est-ce qu'elle en parle pour les actionnaires ?

Est-ce qu'elle en parle pour les milliardaires ? Elle est là posant en photo avec ses petits doigts comme ça pour faire la très sévère comme si c'était une allégorie de l'austérité alors qu'en vérité madame de Montchalin et ses amis sont une allégorie de la faillite française. Si la gauche avait fait 6 % de déficit 3 années d'affilé sans investissement tous les jours, on aurait 1000 éditorialistes qui nous diraient que c'est le Titanic.

Tous les jours, ils ont fait ces 6 % de déficit parce qu'ils ont fait des cadeaux à leurs amis. les riches. Mais elle nous dit là qu'il faut avoir du courage.

On se doute que le courage sera toujours pas d'aller contre les actionnaires et les milliardaires, mais plutôt contre les caissière et les infirmières. Et elle ajoute qu'il va falloir se serrer la ceinture. Mais à qui elle va serrer la ceinture ?

Aux actionnaires, aux milliardaires, aux 500 fortunes ? Non, eux, ils vont même pouvoir la desserrer d'un cran. Parce que toujours dans le Parisien, on apprend quoi ?

Que Berou et ses amis viennent de supprimer la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. dans le même temps. Ça veut dire quoi ?

Ils osent tout hein. C'est à ça qu'on les reconnaît quand même hein. Mais ils osent tout.

Ça veut dire qu'il nous parle d'austérité et Michel Barnier était sans doute trop à gauche puisqu'il avait institué une contribution exceptionnelle qui devait durer 2 ans sur les revenus et une autre sur les sociétés sur les grandes sociétés qui devait rapporter 2 x 2 milliards pendant 2 ans et que là berou monchalin et ses amis ont décidé de le supprimer au bout d'un an et ils font 4 milliards d'euros comme ça discrét fiscaux aux plus riches et aux grandes sociétés et dans le même temps là pour moi on est au-delà de l'économique on est dans le sadic, il faut comprendre qu' il y a un ressort psychologique chez le dirigeant qu'ils ont envie de faire souffrir le pays, ils ont envie de faire souffrir le peuple. Qu'est-ce qui il sur qui ils vont taper ? 7 et 10 ce matin sur les services à domicile, sur les auto-entrepreneurs, sur les artisans, sur les travailleurs du bâtiment, sur les taxis, les ambulanciers qui sont sans doute les nouveaux privilégiés, mais voilà qu'ils ont le courage comme ils disent, ils ont le courage de s'en prendre au diabétiques, ils ont le courage de s'en prendre au mala de longue durée qui s'ouvrent de sclérose en plaque, qui se remettent dans cancer.

Voilà leur courage. Et bien nous sommes debout. Nous sommes debout contre les rapasses et les voraces.

Nous sommes debout pour chasser Jeff Bos. Nous sommes debout contre leur complice trollis, les petits marquis et marquis du budget. Debout contre les roitelés l'orité.

Nous sommes debout. Mais je vous le dis, les millions, les milliards qu'on partage, le fric, l'oseille, le flous, le pognon, le grisbill, la fraîche, c'est pas pour nous une fin. Ce sont seulement des moyens.

Ça ne dit pas notre but. Quel est notre but à debout ? été dit aujourd'hui évidemment se déroule ce samedi 28 juin la marche des fiertés.

Elle est née en 1969 après une descente de police à New York dans un barguet et après des jours des des meutes et ça nous correspond bien cette marche des fiertés que les homos, les lesbiennes, les trans, les billes revendiquent leur sexualité, leur genre comme une fierté plutôt que de le subir comme une honte. Qu'il se rassemble dans la rue plutôt que de s'isoler, qu'il crie qu'il scande des slogans plutôt que de faire silence. qu'ils fassent la fête plutôt que de déprimés et qu'ensemble par leur force communes, ils lèvent un un obstacle à leur bonheur parce que c'est notre but à nous ici, le bonheur, le bonheur commun, non pas de faire le bonheur mais de lever les obstacles bonheur.

Oui, nous sommes bonheuristes. Cette semaine, je passe dans la cour de l'assemblée, jour de canicule et il y avait tous les policiers, les agents de sécurité, les chauffeurs qui était à l'ombre dans un petit coin comme ça. Je leur dis pise, j'avais demandé à la présidente de l'Assemblée nationale mais ça serait quand même mieux que vous auriez une salle, on pourrait mettre dedans un baby foot.

Moi, je suis d'accord pour jouer la primaire au Babyfoot et pour jouer la présidentielle au Babyfoot aussi, hein. Mais ouais, il me dit "Ouais, le c'était un policier, il me dit "Ouais bah vous avez bien raison, monsieur Ruffin." Puis c'est vrai que dans les années 2000, on parlait de salon de masseur dans les entreprises, mais maintenant c'est comme ça.

Il faut qu'on souffre. Les laborieux, on les veut à la peine. Et bien nous, nous sommes pour le droit à la joie, le droit au repos, le droit à la tendresse et pour tous, pour les chauffeurs des ministres et pour leurs agents de sécurité. la marche des fiertés parce que c'est notre rôle à nous aussi de nous tenir debout partout quand des femmes et des hommes se relèvent viennent clamer leur fierté.

Évidemment, je songe au samedi 17 novembre 2018, premier jour des gilets jaunes, premier samedi où je me rends devant le carrefour à Amien Nord qui est à l'époque ce matin-là rempli de cadis. Je suis sur la Harley Davidson de Didier qui va nous permettre de franchir les obstacles et de se rendre à Flix secours puis àville de que mon petit cahier serve de carnet de doléance comme ensuite on aura on fera à travers la France avec la caméra de Gilles Peré. Cet instant au fond, je l'attendais, nous l'attendions depuis 20 ans.

Cet instant où les invisibles se rendent visible dans leur chasuble fluorescent. Cet instant où les mu deviennent bavards et racontent leur histoire. Cet instant où la honte, la honte du frigo trop vide, la honte de pas pouvoir emmener ses gamins en vacances, c'est cet instant où la honte devient fierté.

C'est nous le peuple, le peuple imparfait mais le peuple qui fait cet instant où les isolés se rassemblent, cet instant surtout où les résignés sont traversés d'une espérance. J'insiste sur cet instant, sur cet hiver argone parce que c'est nous debout, c'est nous, c'est nous quand disons-le à gauche, la gauche comme il faut se pincer le nez. N'y mettez pas les pieds parfois plein de préjugés.

Le dé debout pour nous, c'est le dé du démo c'est le dé de la démocratie parce que nous sommes démocrates, profondément démocrates parce qu'il y a le risque aujourd'hui le danger que peuple de gauche devienne presque un oxyort. Le peuple pour nous c'est comme l'arbitre foot, c'est l'arbitre de la nation. Il a toujours raison.

Notre peuple, notre peuple debout, c'est le nom de 2005. 80 % des ouvriers, 71 % des employés, 67 % des chômeurs qui disent non. Non à la concurrence libre et non faussée, non à la libre circulation des capitaux et des marchandises.

Notre peuple, notre peuple debout, ce sont les manifestations contre le plan Jupé en décembre 95, les chemin et les postiers qui déjà à l'époque disent non à un mot compliqué qu'on comprend pas très bien mais qui a maintenant 1000 réalités néolibéralisme, ils le disent avec 10 ans, 20 ans, 30 ans d'avance. Merci à eux. Voilà notre peuple debout.

Mais avant avant il y a nos ancêtres, ceux dont nous sommes les rééritiers, ceux de la grande révolution française, le peuple des villes qui prend la Bastille, le peuple des campagnes qui fait la grande peur et prend les châteaux. Voilà notre peuple debout. Et je le dis, c'est toujours une chance pour nous et je regarde mon camarade Alexis Corbière, nous avons cette chance.

La gauche en France a toujours cette chance. Même quand le divorce paraît consommé entre la gauche et le peuple, même quand ça paraît acté, nous avons une chance et d'aller nous ressourcer à la révolution française parce que c'est à la fois l'acte de naissance du peuple français et l'acte de naissance de la gauche française. Et donc ça nous fait un creuser commun et on le voit les gilets jaunes qui sans doute se défileraient pas de gauche dans le dans une grande diversité politique.

Quel imaginaire ils ont aussitôt embrassé ? Ils se sont définis comme les nouveaux sans culottes. Ils ont demandé la chute du roi Macron et de sa Brigitte Marie-Antoinette.

Ils ont rempli les caillots de déléance. Ils ont fait des états généraux et c'est l'imaginaire de la révolution française qui sont venus ranimer en soufflant dessus parce que ce souffle cette braise ne sont pas éteints et nous sommes là nous pour les maintenir et pour les ranimer. J'ai dit j'ai dit le peuple des villes qui a fait la Bastille, le peuple des campagnes qui a fait la grande peur parce qu'il nous faut un peuple de rassemblé, le peuple des villes et des campagnes ensemble et non pas un peuple fragmenté, non pas un peuple divisé.

D'autant plus que dans et hors des quartiers, qu'est-ce qu'on voit ? Il y a les mêmes priorités. un sondage est paru.

Les cinq premiers thèmes non seulement étaient communs dans les quartiers et en dehors des quartiers, mais il arrivait dans le même ordre. Vous aviez un le logement, la santé, le travail, l'éducation et c'est seulement sur le 6e thème qu'on se séparait avec dans les quartiers la police avec hors des quartiers l'immigration. Et je dis pas que ces thèmes-là, il faut les mettre de côté.

Je dis pas qu'il faut ne faut pas les traiter. La police dans les quartiers, on doit réclamer et d'autant plus depuis la condamnation de la France pour d'élite fèesse cette semaine, nous devons réclamer un moratoire sur les contrôles d'identité. L'immigration, nous disons des du travail, des papiers pour tous ceux qui sont sur le territoire.

Mais non, nous refusons l'immigration choisie. Nous ne voulons pas qu'on fasse avec les services ce qu'on a fait hier avec l'industrie, avec les mines ou la métallurgie. Voilà notre ligne.

Donc ces sujets, nous ne les mettons pas de côté, mais c'est pas là-dessus que nous choisissons de centraliser. Et le thème numéro 1 là, c'est le logement. Thème numéro 1.

Pourquoi le logement ? Parce que le pouvoir d'achat, le gros souci, c'est le logement. C'est là-dedans que par en loyer en crédit les revenus, les salaires.

Parce que même la natalité, quand on regarde, on interroge les jeunes coupes, pourquoi ils retardent le fait d'avoir un enfant ? 40 % de ceux qui retardent leur premier enfant répondent par souci de logement. Et bien voilà à quoi on doit s'attacher dans un moment où on a jamais aussi peu construit.

Et quand on construit, on construit pour quoi ? 3 millions de logements vacants dans notre pays, une explosion des résidences secondaires et du Airbnb. Et donc, qu'est-ce qu'on a besoin ?

On a besoin d'une gauche qui porte, voilà, un enjeu populaire qui porte tout simplement un usage comme logement, des logements. Nous sommes debout pour ça. Nous sommes debout pour ça tout simplement.

Le peuple a toujours raison. Je disais tout à l'heure comme l'arbitre de la nation. Et même quand il a tort, il faut en comprendre les raisons.

Nous sommes là pour ça. Nous à debout, nous sommes utiles à ça. Nous devons casser le sav de soi de l'entre soi.

Notre rôle, c'est d'écouter, c'est de noter même quand ça nous déplaît, quand des salariés répètent assister et disent nous on doit n'a droit à rien, on doit noter. Quand il pointe l'écart entre le salaire brut et le salaire net, on doit le noter. quand les agriculteurs, les maires se plainent des contrôles et des normes.

D'ailleurs comme tout comme les associations, on doit le noter quand le beau mot d'écologie quand le beau mot d'écologie devient l'un des plus détestés du pays, on doit le noter. On doit le noter non pas comme un chien qui opinerait à l'arrière des voitures d'accord avec tout ça, mais pour se demander comment on fait du judo avec ça. On ne ferme pas les yeux, on se bouge pas les oreilles, on récite pas un catéchisme, on ne laisse pas tomber, on dialogue, on réfléchit, on cherche des solutions, on dépasse les contradictions parce que oui, notre peuple, notre pays est traversé par des contradictions et nous aussi.

Est-ce qu'on va arriver aux affaires comme des planeurs d'en haut en sachant tout, en ayant tout prévu, en ayant toutes les réponses à la clé en main ? Ça doit pas être notre attitude ni aujourd'hui ni demain. Ces contradictions, il faudra les démêler avec le pays, avec son appui.

Notre peuple, ce sont ces gilets jaunes qui écrivaient sur leur chasuble. Faire l'amour une fois tous les 5 ans, ce n'est pas une vie sexuelle. Voter une fois tous les 5 ans, ce n'est pas une vie démocratique.

Et nous nous disons oui. Nous disons oui à des nouveaux outils. Oui au ricoprire.

Oui aux conventions citoyennes, oui aux États généraux. Nous faisons le pari du peuple qui est un paris politique. Le Front populaire quand je lance ça l'année dernière et que c'est avec l'espoir que le peuple s'emmêle.

Si on laisse les partis, nous sommes fichus mais le peuple s'emmêle 400000 pétitions en 24 heures et qui force à dire au parti "Soyez unis, arrêtez vos conneries" et ça se fait et on retrouve l'unité. Quand je parle de primaire aujourd'hui, c'est avec l'espoir que le peuple s'emmêle par millions et qu'il viennent construire une unité, rouvrir un espace et nous faisons le pari que dans 2 ans, nous aurons une majorité. Nous aurons un peuple debout, un peuple debout pour des choses saintes, pour des évidences, pour que les Français, tous les habitants de notre pays, puissent vivre de leur travail, bien en vivre et pas en survivre.

Un peuple debout pour qu'en matière d'impôt les petits payent petits et que les gros payent gros. Un peuple debout pour l'égalité. L'égalité devant la santé, l'éducation, la police, la justice.

Qu'importe le lieu d'habitation, qu'importe la couleur de peau, qu'importe la religion, nous faisons le pari que dans 2 ans, nous aurons pour tout ça un peuple debout. Hier, j'étais au village des Aans à Aville et c'est des barnomes qui sont installés par des associations pour venir appuyer tous ceux qui dans leur famille s'occupent des personnes âgées, s'occupent d'un d'un d'une personne qui souffre de handicap et vous savez c'est grosso modo un/ers des aidants qui d'épuisement meurent avant les aider. Il y avait là des tas de métiers auxiliaires de vie évidemment, des socioesthéticiennes, des neuropsychologues, des ergothérapeutes, des relayeuses.

Et ce que je leur disais c'est quand on a l'impression partout dans le monde que la civilisation recule, vous êtes celle qui discrètement fait avancer la civilisation. Évidemment, ça avait l'air un peu décalé, un peu grandi auquant, mais venant de moi, elles sont pas tellement surprises. Je leur disais bah il y a 50 ans maintenant, un peu plus, on disait un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité quand on marchait sur la lune.

Et sans doute que aujourd'hui le progrès, c'est ce que vous faites, c'est vous qui faites faire des grands pas à l'humanité. À l'entrée de la salle, quelqu'un m'a vané, je me souviens plus en disant "Oui, bien sûr, il y aura des auxiliaires de vie." Bah oui, parce que c'est notre projet politique.

C'est le projet politique que nous portons. Auxiliaire de vie, accompagnante d'enfants, situation de handicap, assistante maternelle, assistante familiale. Vous êtes l'incarnation du projet politique que nous portons.

Comment ça se fait que cet immense continent, 5 millions de femmes en comprenant les femmes de ménage ? Comment ça se fait que cet immense continent, on ne le voit pas comme en immense continent ? Comment ça se fait qu'on le voit juste comme des petits îot ?

Comment ça se fait qu'il y a pas une conscience de classe pour ainsi dire ? Comme on a réussi à la construire au 19e siècle avec le mouvement ouvrier sur la figure plus masculine ? Comment ça se fait ?

Je pense je réfléchis, je me dis d'abord il y a que c'est un salariat qui est plus éclaté. Il y a aussi que au fond cet état social et je vois Christophe Ramo qui a publié une somme sur l'état social et qui nous dit dans son livre finalement vous vous rendez pas compte arrêtez nous nous embêter avec l'état cassé et puis tout ça je caricature évidemment mais qui nous dit mais regardez en vérité l'état social il continue de progresser et de fait ces métiers là il continue d'y en avoir toujours de plus en plus mais c'est comme si à la place d'être voulu à la place d'être organisé C'était subi, c'était du malgré soi dans la société. Nous, nous sommes là pour le vouloir et pas pour le subir.

Nous sommes là pour l'organiser et pas pour que ça soit du malgré soi. Parce que là, c'est du malgré soi, je les interroge. Il y a des prestataires, il y a des mandataires, il y a des auto-entrepreneurs, il y a des temps partiels évidemment beaucoup.

Donc c'est-à-dire ça se construit par le petit sans que ça se voit dans un coin parce que il faut racommoder des bouts de budget comme ça. Je veux je pense que les gilets jaunes dont je parlais ont été un premier moment dans une conscience de classe. Vous savez quand on allait sur les gilets jaunes, chez les hommes c'était des charistes, c'était des camionneurs, c'était des métiers du flux et de la géologistique pour beaucoup.

Et chez les femmes, bah c'était ces métiers, ce que j'appelle les métiers du lien. Deuxème grand moment de prise de conscience de classe, c'est évidemment la crise Covid où ça perce jusqu'au sommet de l'État qui vient dire président de la République, oui, je sais, je radote mais profitons des 12 secondes où Emmanuel Macron a été de gauche. Il faudra se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd'hui sur ces femmes et ces hommes que nos économies reconnaissent si mal et qui ajouté citant la déclaration des droits d'homme de 1789, les distinctions sociales reposent sur l'utilité commune.

Voilà notre projet parce que placer ça en notre cœur et j'utilise le mot cœur à dessin, c'est le cœur de notre projet. C'est un projet du cœur. Placer ça en notre cœur, c'est à la fois une lutte. populaire, 5 millions de femmes populaires, c'est une lutte sociale des femmes qu'il s'agit de sortir de la pauvreté.

C'est une lutte féministe parce que à 95 % ce sont des femmes. Et enfin, c'est une lutte antiraciste aussi parce que très largement dans les métropoles, ce sont des immigrés ou des enfants d'immigrés. Mais peut-être qu'avant tout, c'est un projet écologique.

C'est un projet écologique parce que ça vient interroger ce qu'est le progrès. Est-ce que le progrès c'est l'innovation technologique ou est-ce que le progrès c'est du progrès humain ? Et dès les années 70, il y a une disjonction.

Jusque- là, pendant un siècle, le plus a signifié du mieux. Jusque- là, il y avait une corrélation entre le PIB et les indices de bien-être. Et à partir de des années 70, vous avez une disjonction.

Le PIB n'entraîne plus automatiquement une heureuse des indices de bien-être. Ça veut dire qu'il y a pour nous un autre chemin de progrès humain que celui de la croissance, que celui du PIB, que celui de la technologie. Il s'agit pas de la refuser, mais peut-être que la modernité, il faut une bataille sur ce qui est l'imaginaire de la modernité.

Peut-être que la modernité c'est moins des nouvelles technologies que ces héroïnes de la transition qui rendent notre société vivable. La modernité, c'est le professeur, c'est pas la téléconférence. Et je veux ajouter aux femmes que je cite d'autres visages qu'on ne voit pas non plus, qu'on pense bien sûr aux soignants, aux enseignants, mais au ménage et à l'administratif.

À l'administratif, vous savez. Euh il y a des maires là, qu'est-ce que vous feriez sans votre secrétaire de mairie ? C'est la secrétaire de mairie qui est là et qui tient tout en vérité et dans les petits villages en particulier.

Mais c'est la même chose dans les hôpitaux, c'est la même chose dans les tribunaux, c'est la même chose dans les commissariats. C'est-à-dire que sur le plan administratif, sur le plan du ménage ou sur le plan du soin, c'est celle qui assure l'intendance derrière, c'est celle qui assure la base qui permettent la production devant. Et bien voilà ce qui je crois est au cœur de notre projet est au cœur de notre projet politique et est au cœur d'un paris électoral un paris électoral de parler de réussir à parler de parler que les auxiliaires de vie dans le pays les femmes de ménage les secrétaires [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] Vincent Beoget, candidat de la gauche aux élections municipales et nous serons avant ça mercredi autour de Lucy Casté avec vous tous ici présents et les absents qui ont toujours tort.

Je veux le dire parce que nous n'irons pas nous en solitaire, nous irons pour rencontrer des partenaires. Nous irons parce que nous voulons une primaire et une primaire de débordement qui se chiffre en millions. Nous irons pour porter aussi un plan de redressement qui ne soit pas qu'un contrebudget avec des chiffres, mais qui soit aussi qu'est-ce qu'on peut faire pour remettre un pays qu'ils ont mis à genou ?

Comment on va faire pour le remettre aussi moralement debout ? Et à l'automne, à l'automne, nous aurons un média debout. Nous erons un média debout pour donner des voix, des vies, des visages à nos colères et à nos espoirs pour ne jamais oublier pour qui on se bat.

Nous y verrons notre France. Notre France c'est Laurent qui raconte les galères pour sa mère grabataire, les épates trop tristes, trop sinistres qu'il a visité pour finir chez Oréa. Les économies avalé chaque mois parce que après tant de promesses, il n'y a toujours pas de loi grand âge.

Rien pour vieillir dignement à la fois à son domicile et en établissement. Et la dernière étape de la vie devient une angoisse, une incertitude. Notre colère, elle est là.

Notre France c'est Jean-Michel dans sa ferme fabrique de yaourt à Blin. Un patron oui avec ses 13 salariés. Jean-Michel, il est venu du côté obscur de la force de la très grande multinationale américaine et qui s'est mis en repenti à l'artisanal.

Et nous avons besoin debout. Nous avons besoin d'entrepreneurs, de créateurs, d'innovateurs pour notre France. des entrepreneurs, des créateurs, des innovateurs, des start-upers, même si vous voulez, qui ne feront pas ça pour des dividendes, qui ne feront pas ça pour les profits, mais pour l'humain, pour le pays, pour la vie.

Notre espoir, il est là. Notre France, c'est Ahmed, cadre à la SNCF, trésorier d'un club de foot. lui qui est né et grandi en Picardie, passé comme il le dit par les écoles de la République qui aime la France et qui l'assé d'écouter se prépare à l'exil et confie à son fils protège projette-toi dans l'avenir projette-toi dans tes études mais ne te projette pas en France notre colère elle est là.

Notre France c'est Sadia ma coiffeuse au quartier nord sur la place Marivau. Sur le parking devant chez elle. Il y a bien sûr des jeunes qui traînent et elle sert de médiatrice pour sa clientèle.

Elle me raconte j'avais ma journée LGBT, tout est nasso qui venaient pour se faire coisser. On les repère à des kilomètres. J'ai prévenu les jeunes du quartier.

Je leur ai dit "Ils sont comme vous. Ils souffrent du rejet, ils se sentent étrangers. Ils sont arrivés mais LGBT et tout s'est bien passé.

Notre espoir, il est là. Notre France, c'est Jérémie, un ami qui nous dit "Avant à l'étranger, j'étais fier d'être français, maintenant j'ai honte et je me tais." La honte, la honte née du silence sur Gaza. 2 millions de personnes, de femmes, d'enfants bombardés, déplacées, affamé et le président de notre France qui se tait.

Le président de notre France qui n'a toujours pris aucune sanction. Oui, il nous faut un embargot quand on l'a fait avec l'Afrique du Sud du temps de l'appartide. Oui, il nous faut priver de visa tous les alliés politiques, culturel, sportif de Benjamin Netaniaou.

Oui, il nous faut reconnaître tout de suite et sans condition la Palestine comme état. Notre France, c'est Patrice Patrice Leclerc, maire de Jeun Viller et qui fait flotter sur sa mairie le drapeau palestinien. Lui se fait sermonner par le préfet qui lui demande en urgence de je cite retirer sa décision de pavoisement.

Mais Patri lui répond courtoisement vous ne m'avez rien dit quand il y a quelques mois nous avons fait flotter sur notre mairie le drapeau ukrainien parce que pour lui comme pour nous il n'y a pas de poids de mesure. Pas un droit international à géométrie variable pas d'émiplégide en humanité notre espoir il est là. Nous éprouvons de la colère pour notre pays un sentiment d'abaissement, d'abaissement économique, industriel, écologique, diplomatique, mais par-dessus tout sans doute un sentiment d'habissement moral.

Heureusement avec Laurent, Émilie, Claire, Jean-Michel, Ahed, Sadia, Jérémie, Patrice, heureusement, nous sommes là. Nous sommes là pour élever ça. Nous sommes là pour la France qui qui l'ont mis à genoux.

Nous allons la remettre debout avec vous. Notre espoir, il est là. Voilà le plan.

Et à la fin, c'est nous qu'on va Et à la fin, c'est nous qu'on va Merci à vous. [Musique] son [Musique] il [Musique] de la terra [Musique] de la raison travers c'est les rues sont de la fin du passé faisons race sous l'esclave debout debout le monde va changer de base nous ne sommes Rien soyons c'est la lutte finale pournous et demain. L'international [Musique] sera le genre humain.

C'est la lutte finale. pour nous et demain la terre nationale