Vaccination anti-Covid, fête de l'Assomption... Le "8h30 franceinfo" de Monseigneur Patrick Chauvet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:47OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est aussi un hommage à la fraternité qui sera rendu tout à l'heure ?
- 2:21OuverteRéponse partielle
Est-ce que ce drame aurait pu être évité, selon vous ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Pour vous, ça ne remet pas en cause, justement, le rôle de l'Église dans l'accueil de certaines personnes, justement, sous contrôle judiciaire ?
- 3:39OuverteRéponse directe
Que vous inspire la présence d'Éric Dupond-Moretti ?
- 4:39OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est justifié selon vous ? Est-ce qu'il y a une inquiétude, j'allais dire, au sein de toute la communauté ?
- 6:06OuverteRéponse directe
Comment elle se présente cette fête de l'Assomption ? Est-ce que tous les pèlerinages vont avoir lieu ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueFait
« Je pense que c'est un hommage. On a tous été bouleversés naturellement par ce meurtre. »
- 1:11Invité politiqueFait
« Et on a là un modèle. Je dis que ce n'est pas un martyr en tant que tel parce qu'il n'est pas mort au nom de sa foi, mais lui, il est mort au nom de l'amour. »
- 2:25Invité politiqueFait
« C'est-à-dire qu'il aurait pu être évité, par exemple, s'il était resté peut-être plus longtemps dans l'hôpital psychiatrique. »
- 6:15Invité politiqueChiffre
« Alors, j'entendais pour Lourdes, où vous avez quand même beaucoup moins de pèlerins, puis il n'y a que 3 000 pèlerins, alors que d'habitude ils sont 10-12 000 au national. »
- 8:53Invité politiqueFait
« Alors, est-ce que c'est justifié ? Oui, c'est justifié. »
- 10:15Invité politiqueFait
« J'ai vu des Antillais qui sont dans ma paroisse, qui ont du mal à franchir le pas. »
- 12:13Invité politiqueFait
« Donc, je me dis, il faut oser le faire. Moi, écoutez, je suis vacciné depuis le mois de janvier, je n'ai pas un troisième bras et je suis à peu près encore normal. »
- 15:11Invité politiquePromesse
« j'espère qu'en janvier on va commencer à restaurer maintenant la cathédrale. »
- 15:30Invité politiqueFait
« Car on s'est aperçu quand même que par l'eau des pompiers les voûtes avaient pris un coup ce qui est normal. »
- 16:02Invité politiqueFait
« ce serait formidable que le 15 août on puisse ouvrir les portes de la cathédrale et découvrir une nouvelle cathédrale parce que on fait des essais je peux vous assurer que vous allez voir une cathédrale toute blanche comme un peu à chartes »
Temps de parole
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France Info.
Bien sûr, on est déchiré parce que Père Olivier, c'est un familier, tous les matins, il venait nous voir, on blaguait, on parlait de choses profondes. Pour moi, si vous voulez, Père Olivier, c'était un petit peu une canne qui permet un boiteau de marché.
Alors est-ce que c'est aussi un hommage à la fraternité qui sera rendu tout à l'heure ?
Je pense que c'est un hommage. On a tous été bouleversés naturellement par ce meurtre. Mais peut-être que ça a réveillé aussi quelque chose en nous, en tout cas pour moi prêtre, ça a réveillé le fait qu'aimer, c'est tout donner et se donner soi-même. Et on a là un modèle. Je dis que ce n'est pas un martyr en tant que tel parce qu'il n'est pas mort au nom de sa foi, mais lui, il est mort au nom de l'amour. C'est donc un martyr de la charité. Et donc, je pense qu'on touche là la fraternité. Dans notre monde, suite à la pandémie, je trouve qu'effectivement, on a, et pour cause, puisqu'on était enfermé chez soi, tout ce qui était de l'ordre de la relation a été quand même cassé, brisé.
Et qu'aujourd'hui, avec ces gestes barrières, ces distances, il n'y a plus la proximité avec l'autre. Voilà, ce père, il a voulu vivre cette proximité avec les plus pauvres. Au fond, cet homme était bien blessé et donc il a fallu l'accueillir. Je pense qu'il a discerné pour savoir si la communauté était capable d'accueillir une telle personne. Et puis, le drame est arrivé.
Justement, le suspect rwandais de 40 ans a été hébergé par la congrégation du père Olivier Mer dans l'attente de son procès pour l'incendie de la cathédrale de Nantes. Est-ce que ce drame aurait pu être évité, selon vous ?
C'est-à-dire qu'il aurait pu être évité, par exemple, s'il était resté peut-être plus longtemps dans l'hôpital psychiatrique. On l'a lâché, sans doute parce qu'il allait beaucoup mieux. Et puis qu'on ne peut pas garder non plus, elle est malade, comme ça, pendant des mois et des mois. Donc, je comprends pourquoi on l'a laissé sortir. Mais je pense qu'il y avait une fragilité qui était peut-être imprudente. Mais moi, je pense que le père a eu raison de l'accueillir. Enfin, c'est notre rôle.
Pour vous, ça ne remet pas en cause, justement, le rôle de l'Église dans l'accueil de certaines personnes, justement, sous contrôle judiciaire ?
Non, ça, je pense que ça ne doit pas remettre... Au contraire, ça serait dramatique qu'un incident qui est grave, comme celui-là, puisse nous dire « Maintenant, on ne s'occupe plus de la charité, c'est l'État qui doit en être responsable, c'est la justice qui doit en être responsable. » Non, l'Église, elle a joué un rôle, et j'allais dire que c'est notre rôle essentiel. Si nous nous mettons à l'école du Christ, il faut quand même qu'on essaye de vivre l'Évangile, nous aussi.
Le gouvernement sera représenté aux obsèques cet après-midi par le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, alors que le ministère de l'Intérieur et de la Justice ont été montrés du doigt cette semaine, notamment par le Rassemblement National et une partie de la droite, car le suspect rwandais était sous le coup d'un arrêté d'expulsion, mais non expulsable, car sous contrôle judiciaire, on l'a dit après l'incendie de la cathédrale de Nantes, « Que vous inspire la présence d'Éric Dupond-Moretti ? »
Il me semble important quand même que la présence de l'État soit là. C'est quand même un drame national. Alors peut-être qu'il y a une erreur au niveau de la justice, peut-être que c'est une lenteur au niveau de la justice, mais je pense que c'est bien que le garde des Sceaux soit là pour représenter le gouvernement. Notre communauté est quand même profondément blessée, et donc il faut qu'il y ait quand même une solidarité et une présence de l'État au moment où... Alors après, on pourra critiquer la politique, mais ça c'est pas mon travail. Je pense quand même que c'est normal que l'État soit représenté.
L'une des conséquences du meurtre survenu lundi en Vendée, c'est aussi que la sécurité des luttes cultes va être renforcée dimanche pour les messes de l'Assomption. Est-ce que c'est justifié selon vous ? Est-ce qu'il y a une inquiétude, j'allais dire, au sein de toute la communauté ? On se souvient qu'il y a eu d'autres faits, l'attentat à la basilique Notre-Dame à Nice, notamment.
Oui, il y a toujours l'inquiétude de se dire qu'il peut y avoir aussi une personne dangereuse qui rentre dans l'Église et qui braque le prêtre qui célèbre. Heureusement, moi j'ai jamais pensé à ça, parce que sinon je ne célébrerais plus. Si j'avais toujours l'idée qu'il y allait quelqu'un qui allait m'assassiner, ça serait invivable. Je suis allé, justement après Nice, je faisais une interview sur le parvis et j'ai vu trois gendarmes qui sont venus vers moi en disant « Non, mais mon père, vous ne vous rendez pas compte, c'est dangereux comme tout. » Moi je ne voyais rien, aucun danger, mais eux, ils voyaient sans doute les dangers, avec raison d'ailleurs.
Alors ils m'ont accompagné après l'interview chez moi, mais voilà, on vivait dans un esprit de terreur, de crainte, de peur. Ah non, moi je ne peux pas vivre comme ça.
N'ayez pas peur, c'est un peu votre message aussi.
Oui, n'ayons pas peur, n'ayons pas peur, voilà. Et donc on va, moi je suis très content que le ministère de l'Intérieur nous mette à chaque porte quelques gendarmes bien armés pour nous protéger. Je pense que c'est bien, parce que le 15 août c'est quand même une fête où il y a beaucoup de monde, les gens viennent, ça fait partie de la tradition des catholiques d'aller à la messe au moins, ou d'aller voir la Vierge Marie dans l'église.
Justement, comment elle se présente cette fête de l'Assomption ? Est-ce que tous les pèlerinages vont avoir lieu ? Est-ce que les conditions sanitaires vont permettre malgré tout les rassemblements ?
Alors, j'entendais pour Lourdes, où vous avez quand même beaucoup moins de pèlerins, puis il n'y a que 3 000 pèlerins, alors que d'habitude ils sont 10-12 000 au national. Chez nous, dans les églises, on a toujours maintenu, c'est-à-dire le masque, le gel, on essaye de garder un peu les distances. Il n'y a pas de grande procession, il y aura une procession dans Paris, qui va partir de Saint-Laurent, l'église de Saint-Laurent, jusqu'au Parvis. Ils s'arrêteront à Saint-Germain-l'Auxerrois, parce qu'il y a la Vierge du Pilier qui est là, donc ils feront un geste de prière. Bon, et puis, mais, voilà, je ne pense pas qu'on aura des grandes processions. Vous le regrettez ?
Ah oui, je le regrette, naturellement. Mais je pense qu'il faut être prudent. Je pense que là, là-dessus, je vais dire que ça doit être une prudence pour chacun d'entre nous. C'est le bien commun qui est en jeu, donc je ne vais pas mettre les gens en péril. Je crois qu'il faut être prudent.
On va continuer à parler de la situation sanitaire, notamment de l'absence de passe sanitaire dans les lieux de culte, dans un instant avec vous, Mgr Patrick Chauvet. Mais d'abord, à 8h40, le fil info, c'est avec Margot Karoff.
Les obsèques du père Olivier Maire vont être célébrés cet après-midi. Ce prêtre a été tué en Vendée lundi. Dans ce contexte, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, demande au préfet de renforcer la surveillance des lieux de culte pour les fêtes de l'Ascension dimanche. La mairie de Paris annonce débloquer une aide financière d'urgence à destination de la Guadeloupe et de la Martinique. 50 000 euros pour chaque collectivité durement frappée par l'épidémie de Covid. Un budget pour notamment inciter à la vaccination dans ces territoires. Washington redéploie aujourd'hui ses troupes à l'aéroport de Kaboul pour évacuer les diplomates et ressortissants américains d'Afghanistan.
Une décision qui intervient alors que les talibans accélèrent encore leur progression. La moitié des capitales provinciales est désormais aux mains des insurgés. Et puis, Britney Spears n'est plus sous la tutelle de son père. Jamie Spears, qui contrôlait jusque-là la fortune de la chanteuse depuis 13 ans maintenant, renonce à être son tuteur. Une décision annoncée cette nuit, après des mois de bataille judiciaire.
Avec toujours ce matin, Mgr Patrick Chauvet, recteur archi-prêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Je le disais juste avant le fil info, les lieux de culte font partie des rares exceptions à l'extension du pass sanitaire. Est-ce que c'est justifié ? Est-ce que vraiment le QR code aurait nuit au bon déroulement des messes ?
Alors, est-ce que c'est justifié ? Oui, c'est justifié. Dans le sens où, la liberté de culte, nous ne devons pas savoir qui entre dans une église. Donc ça, je pense qu'on aurait peut-être fait un recours d'ailleurs au Conseil d'État. Mais au niveau de la liberté spirituelle, on ne peut pas dire qui vient. On n'a pas...
Même au nom de la sécurité sanitaire ?
Alors, même au nom de la sécurité, parce que d'abord, on fait attention dans l'accueil. Je vous ai dit, les gens ont un masque, les gens ont de l'alcool. On fait attention, ils repartent avec les papiers, on ne jette rien. Vraiment, je crois qu'on est là-dessus très prudent. Bon, alors maintenant, si l'État nous imposait, il faudrait déjà qu'on s'arme d'appareils pour... Et puis attention, nous, on n'est pas... Ce n'est pas une terrasse de café, on a du monde dans nos églises. Au moins à Paris, vous vous rendez compte ? Alors là, il y aurait une procession dehors, pour le coup. Non, non, je crois qu'il faut...
Je crois qu'on a montré, en tout cas depuis le début de la pandémie, pas au Dequin, sans doute, mais on a montré qu'on était attentifs à tout ce qu'il fallait faire et qu'on n'était pas là pour transmettre la Covid.
Le pass sanitaire est une forte incitation à se faire vacciner. Est-ce que vous comprenez les réticences d'une partie de la population ? Est-ce que ça pose à vos yeux un problème de liberté de conscience ?
Alors, je rencontre des gens qui ne sont pas vaccinés. J'ai vu des Antillais qui sont dans ma paroisse, qui ont du mal à franchir le pas. C'est lié aussi à leur culture, à leur tradition, à leur relation aussi avec Dieu. C'est-à-dire qu'on fait confiance, on s'abandonne, et on ne se soigne pas. Voilà, c'est Dieu qui décide. Non, ce n'est pas comme ça que ça se fait. Donc, moi, je suis là pour les catéchiser et leur montrer qu'il faut aussi aider le bon Dieu. Aide-toi et le ciel t'aidera, mais il faut d'abord s'aider. Le vaccin aide le bon Dieu ? Je pense que ça peut aider.
Quand il y a une telle épidémie, je pense qu'il faut que nous, on puisse réagir pour qu'on puisse sauver quand même des vies. Alors après, le Seigneur, lui, il n'a rien à voir là-dedans, le bon Dieu. Si ce n'est qu'il peut donner sens aux événements que nous sommes en train de vivre, qui paraissent quand même un peu le non-sens.
Justement, est-ce que l'Église catholique ne devrait pas avoir une position plus claire, plus affirmée sur ce sujet-là ? C'est un sujet qui fracture la société. Et l'Église est aussi là pour tenter d'apaiser justement ces fractures.
Oui, mais je comprends bien. La liberté de conscience, de se dire chacun est libre de se faire soigner, s'il ne veut pas se faire soigner, le problème, là, c'est un peu différent. C'est que s'il ne se fait pas soigner, il risque aussi de transmettre la Covid. Et donc, on a une responsabilité. Et je pense qu'il faut que l'Église soit là pour dire, attention, vous avez une responsabilité. Le point, c'est le bien commun. Est-ce que vous vous trouvez seul et puis voilà, vous mourrez ? Bon, ça, j'allais dire, c'est grave, vous n'engagez personne. Mais si vous transmettez, là, nous avons une responsabilité.
Comme chrétien, comme français, bon français sûrement, mais comme chrétien, parce que je ne veux pas la mort de mon prochain, au contraire. Donc, je me dis, qu'est-ce que je vais faire ? Et aujourd'hui, si j'ai bien compris, nous n'avons que le vaccin. Donc, je me dis, il faut oser le faire. Moi, écoutez, je suis vacciné depuis le mois de janvier, je n'ai pas un troisième bras et je suis à peu près encore normal.
On parlait de Lourdes tout à l'heure. Emmanuel Macron s'est rendu au sanctuaire le mois dernier, premier président à visiter ce haut lieu du catholicisme. Lui qui, en 2018, a prononcé un discours devant les évêques réunis au Collège des Bernardins à Paris. Il avait dit vouloir réparer le lien abîmé entre l'Église et l'État. Ce lien était-il abîmé et est-il réparé ?
Il est venu... J'étais au Bernardin quand il nous a engagé, nous, chrétiens, à avoir une parole forte et qu'on puisse s'engager au sein de la société pour dire une parole. Et je pense que nos évêques disent cette parole, que ce soit Mgr Éric de Moulin-Beaufort, que ce soit mon archevêque, Mgr Opetit, on dit une parole qui est un peu notre façon de voir la société et d'éclairer les consciences. Est-ce que le lien a été réparé ? Je pense qu'il n'y a pas de tension aujourd'hui entre l'Église et l'État. Mais je pense que nous, nous voulons garder notre liberté de parole.
Pas même sur la loi séparatisme, puisqu'on sait que le Conseil constitutionnel se prononce aujourd'hui. Oui, on va voir. Sur cette loi qui permet à l'État de fermer certaines écoles hors contrat, confessionnelles notamment, est-ce que ça, c'est pas de nature à abîmer le lien ?
Eh bien, nous allons regarder de près. Effectivement, on a déjà regardé de près. On a dit nos difficultés et les conséquences de cette loi. Vous avez été entendu ? On va voir ça. J'espère qu'on a été entendu. Je pense parce qu'il en va de la liberté. C'est quand même la richesse de notre tradition républicaine quand même. Je serais dommage que l'Église soit muselée comme l'Islam, comme les Juifs. Y compris la liberté d'enseigner à domicile ? Alors, là, je trouve que la liberté d'enseigner à domicile, il y a des règles.
Vous savez, quand les parents disent c'est nous qui allons enseigner, il y a des règles quand même parce que l'éducation nationale est là quand même pour surveiller ce qui se passe. Alors peut-être qu'il faut resserrer un peu les boulons pour être sûr de savoir qu'est-ce qui se passe s'ils suivent les programmes, parce qu'il faut suivre les programmes et comment c'est enseigné.
On en vient à Notre-Dame, à l'incendie de la cathédrale en 2019. Vous êtes donc recteur, cathédrale ravagée par les flammes. Voici ce qu'a promis et répété Emmanuel Macron malgré la crise sanitaire. Nous reconstruirons Notre-Dame en 5 ans, ai-je promis. Nous ferons tout pour tenir ce délai. Où en est-on dans la reconstruction ? La phase de sécurisation est en train de s'achever. Quand vont commencer les travaux en tant que tels ?
Eh bien écoutez, j'espère qu'en janvier on va commencer à restaurer maintenant la cathédrale. Ça a été un travail énorme ce qu'on a fait. Sécuriser le bâtiment qui bougeait au début. Il a fallu enlever cet échafaudage et maintenant il a fallu soutenir toutes les voûtes. Car on s'est aperçu quand même que par l'eau des pompiers les voûtes avaient pris un coup ce qui est normal. Donc il a fallu soutenir toutes les voûtes. C'est quasiment terminé. Donc j'espère qu'on va commencer. C'est une... Enfin voilà puisqu'on va on va vous fêter le 15 août c'est quand même pour moi une espérance.
C'est que la cathédrale voilà le président a dit 15 août il a dit 15 août c'était 15 août non attendez il avait dit 15 avril je l'ai vu dans le... Alors 15 avril je lui donnais quelques mois mais ce serait formidable que le 15 août on puisse ouvrir les portes de la cathédrale et découvrir une nouvelle cathédrale parce que on fait des essais je peux vous assurer que vous allez voir une cathédrale toute blanche comme un peu à chartes et donc les gens vont dire mais c'est plus Notre-Dame c'est la même mais elle va être restaurée et embellie sûrement.
Vous imaginez déjà ce que vous feriez le 15 août 2024 à la réouverture de la cathédrale ? Vous projetez déjà ?
Ah naturellement on se projette et je peux vous dire qu'il y a même des équipes qui sont là pour préparer les liturgies parce qu'il va falloir gérer vous savez une fermeture d'une cathédrale pendant 5 ans alors qu'on accueillait 10 millions ça fait 50 millions donc il va falloir gérer ces millions de personnes qui vont vouloir regarder ce qui est normal contempler la nouvelle cathédrale toute blanche toute belle alors il va falloir gérer donc ça ça se prépare et puis il y aura toute la liturgie il y aura la liturgie officielle naturellement mais il y aura aussi les ambassadeurs il y aura la liturgie du bon peuple de Paris qui va vouloir venir et je pense qu'ils seront prioritaires et puis il y aura tous les provinciaux et puis il y aura les étrangers si les étrangers ont la grâce de pouvoir revenir en France et puis vous savez il va falloir gérer cela pendant au moins un an parce qu'il faut y penser la musique les oeuvres qu'on va chanter des oeuvres on va composer oui ça va être la fête heureusement que vous avez encore 3 ans pour vous y préparer
finalement vu le programme qui vous attend merci beaucoup Monseigneur Patrick Chauvet recteur archiprêtre de la cathédrale Notre-Dame de Paris invité ce matin du 832 France Info merci à vous Yannick Falt on se retrouve lundi