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interviewLCI (sur YouTube)· 20 mars 2026 66 min

Iran : Trump va-t-il envoyer des troupes au sol ? |LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous. Bienvenue dans votre émission le grand dossier 21e jour de guerre. Et cette question qui se pose Donald Trump va-t-il devoir envoyer des troupes au sol ?

Cette option est-il inévitable pour l'avancée de cette guerre des militaires envoyés à nouveau en renfort par les Américains ? Mais pourquoi faire ? Un débarquement sur l'île de Car.

Vous savez ce poumon économique du pétrole iranien est-il inévitable ? Est-ce qu'il faut jouer pour prendre l'avantage ? Donald Trump en tout cas pour l'instant il se refuse à dévoiler un tel plan.

Non, je ne déploie pas de troupe nulle part. Si c'était le cas, je ne vous le dirai certainement pas, mais je ne déploie pas de troupe. Et le grand dossier, c'est donc parti.

On est ensemble jusqu'à 18h et pour m'accompagner pour vous éclairer aujourd'hui Hélène Bonet indispensable journaliste au service international de LCI. Bonjour Hélène. Galager Fenoui, grand reporter spécialiste des questions internationales.

Le général Nicolas Richou bonsoir en bonjour. On a dit bonsoir en même temps tout à l'heure. C'est Marc Châssillan qui m'a dit bonsoir en arrivant ingénieur et expert en système d'armes.

Bonjour, merci en tout cas d'être là. On va revenir évidemment donc sur l'actualité, ce 21e jour de guerre en Iran et ce message audio diffusé tout à l'heure il y a quelques minutes à la télévision iranienne. Un message présenté comme celui de Moshta Baramenei mais lu par un journaliste.

Mhtaameney, guide suprême de l'Iran qui a remplacé son père tué dans une frappe au début de la guerre. Alors, c'est vrai que euh Hélène Moshtaba Hameney, on ne l'a plus vu ni entendu depuis plusieurs jours. Il y a énormément de spéculations autour de son état de santé.

On parle de lui en soin intensif, dans le coma, une jambe amputée défigurée. On ne le voit toujours pas. On le voit toujours pas.

C'est vrai qu'on a on n pas entendu parler de lui depuis cette fameuse frappe initiale le 28 février contre le compound du guide suprême où il se trouvait visiblement également. Euh on ne l'a pas vu depuis qu'il a été élu guide suprême. Vous avez beaucoup de de bruits selon lesquels il serait blessé.

Alors, notamment entretenu par les prises de parole des responsables américains notamment le secrétaire d'État à la le secrétaire à la guerre Pitec qui le dit défiguré. On comprend qu'il n'est pas mort mais qu'il est potentiellement en mauvaise santé. En très mauvais état.

Euh le problème de ce message, s'il a été lu et qu'il ne s'agit ni de sa voix et qu'on a pas d'image, c'est que ça ça ne permet pas de d'évaluer son état et d'aller dans le sens de du fait qu'il peut reprendre les reines du pays. Alors repartir dans un instant justement até mais tout d'abord Galager Fenoui, qu'a-t-il dit ? Qu'est-ce qu'il y avait dans dans ce message ?

Notre gouvernement reste en place, l'ennemi est vaincu. Effectivement et c'est là qu'on qu'on comprend l'importance pour ce régime, pour ce système de donner l'apparence réelle ou mensongère d'une forme de continuité continuité par rapport à à son père. Et ce qui est intéressant, c'est que vous voyez la superposition que vous avez faite à l'écran où on voit Massou Péch le président, on voyait un peu plus tôt Ali Laridani qui lui a été tué depuis.

Donc ça ça peut expliquer aussi la les raisons pour lesquelles il est tenu au secret, c'est tout simplement afin de de le protéger. Il est très probablement blessé. Hélène Bonel a expliqué. s'est déplacé vers une courde intérieure juste avant euh la frappe qui a tué son père et une bonne partie de de sa famille, ce qui lui aurait permis d'avoir la vie sauve mais avec un un impact quand même physique, biologique très très fort.

Après, l'autre question qu'il faut se poser, c'est que s'il a été éliminé, quel est l'impact réel sur le fonctionnement à la fois de la défense, de la résistance, de l'organisation de l'appareil étatique et militaire, sachant qu'il est véritablement le choix des gardiens de la révolution islamique qui font partie de ces pôles de pouvoir à l'intérieur de l'Iran et qui gardent quand même très largement la main sur la conduite des opérations. Is faut rappeler que ce message, il intervient pas à n'importe quel moment. C'est ce sont les célébrations du nouvel en perse en ce moment.

Donc c'était alors attendu forcément par rapport à son état de santé, on pouvait se poser des questions mais c'était attendu quand même qu'il en tout cas qu'il puisse prendre la parole ou au moins qu'il y ait un message de lui. Bien sûr les premiers interlocuteurs ou plutôt les les les premières personnes auxquelles le le guide suprême s'adresse sont d'abord les Iraniens et les Iraniennes à l'occasion d'une rouse. Donc qu'on peut d'ailleurs fêter à tout tous les Iraniens et les Iraniennes chez eux et et à l'étranger qui peut-être nous nous regardent.

Donc no m d'abord effectivement à à eux et à elle qu'il s'adresse parce qu'il faut pas oublier que ce régime il est en guerre à l'extérieur de ses frontières, il est aussi quand même en guerre à l'intérieur de ses frontières contre une bonne partie de sa population. Il l'a montré en janvier dernier. On parlait de Larry Jan en effet assassiné aussi cette semaine qui est mort donc dans dans des frappes et encore cette nuit parce qu'on parle des fissures justement de du régime iranien de porte-parole qui ont encore été aussi tués cette nuit.

Oui. Alors, un un porte-parole des gardiens de la révolution qui justement avait pris la parole pour dire "Attention, l'Iran continue de produire des arbre et nous vous réservons des surprises." Il se trouve que quelques moments après, quelques heures après, il a été il a été tué.

Et puis vous avez aussi un responsable des milices Bassid qui a été éliminé. Donc on voit que Israël continue de cibler des membres du pouvoir de l'appareil sécuritaire iranien. Et euh c'est intéressant cette prise de parole de Mtaba Reméenei parce que c'est vrai que ces derniers jours le nombre de figures iraniennes publ connu à l'intérieur mais aussi à l'extérieur commence un peu à s'amenuir.

En tout cas là au niveau de la structure ça peut poser des questions là général vous en tant que militaire sur on voit toutes ces fissures, ses décès tous les jours quasiment. Euh il y a en tout cas un dirigeant quel qu'il soit, gardien de la révolution, en effet appartenant au régime, un porte-parole qui est frappé et qui est en fait ciblé et éliminé par les Américains et Israël. C'est un but de guerre sol.

Oui, c'est un but de guerre. C'est très abrasif. C'est-à-dire effectivement, on a du mal à peu à retrouver la qualité quand on dégrade pour des tas de raisons.

C'est que même s'il y a des gens prometteurs en dessous, ils ont pas forcément l'expérience, ils ont pas forcément la légitimité, ils n'ont pas forcément l'influence au au sein du régime et donc ça peut poser des problèmes. Mais ça veut dire aussi que la structure tient et c'est c'est ça qui est intéressant. Alors, elle se fissure, elle peut avoir des tas de problèmes mais pour le moment rien ne montre que le régime est véritablement est en train de s'écrouler.

Et dans le cas de de Ramene, c'est ce qui est intéressant, c'est que sa mort n'a pas été confirmée par les ni par les Israéliens ni par les Américains, ce qui prouve que il doit être en vie. Alors, il peut-être mal en point, mais il y a un brouillard de la guerre que les Iraniens maintiennent avec vraisemblablement beaucoup d'habiletés pour des à la fois pour des raisons de sécurité puis pour des raisons de politique pour bien montrer que le fonctionnement de l'État se déroule absolument comme d'habitude. Alors, vous savez comment ça se passe he depuis 21 jours, c'estàd que on suit évidemment l'évolution de cette guerre minute par minute.

Encore une déclaration cet après-midi, c'est celle de Donald Trump sur réseau social. L'OTAN et lâche et ne nous l'oublieront pas. Ils n'ont pas voulu se joindre à la lutte pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nutrière.

Sans les États-Unis, l'OTAN n'est qu'un tigre de papier. On va partir tout de suite à Washington pour retrouver notre correspondante sur place Sonia Dridi. Sonia, on l'a clairement compris, les en colère Donald Trump contre l'OTAN.

C'est pas une première, on y reviendra aussi. Il fustige donc l'OTAN, il reproche en gros de ne pas soutenir les États les États-Unis dans le déblocage dans la sécurisation du D3 d'Ormous en jeu de cette guerre. Seigneur.

Oui, Donald Trump qui on l'a vu toute cette semaine he sa colère, sa frustration grandir vis-à-vis des pays de l'OTAN qui ne lui ont dit qu'il n'allait pas se joindre à une opération militaire dans pour débloquer le Détroit d'Ormouse. Et donc, il a publié ce message en disant que sans les États-Unis, l'OTAN était un tigre de papier. Il a accusé les pays de l'OTAN d'être lâche et a dit "Nous nous en souviendrons." Un peu plus tôt cette semaine, il a dit que l'OTAN commettait une erreur stupide, même si en même temps, il assure que les États-Unis n'ont besoin de personne.

En tout cas, c'est un Donald Trump frustré parce qu'il a une pression de plus en plus forte de l'opinion publique par rapport à au blocage du D3 d'Omous avec les prix de l'essence qui augmenté de plus 20 depuis de plus de 20 % depuis le début du conflit. Et on a appris euh aujourd'hui par le Wall Street Journal et Reuters qui confirme une information euh publiée hier dans un média conservateur euh que les États-Unis euh vont déployer un nouveau groupe amphibie depuis euh la côte ouest, direction euh le Moyen-Orient. Un groupe qui comprend quelques 4000 membres des forces d'armée américaines dont 2500 marines.

Et donc pour certains, c'est un signe de plus que cette administration se prépare éventuellement à déployer des troupes au sol pour débloquer le D3 d'Ormouse. Il y a notamment le média Axios aujourd'hui qui cite des sources proches de l'administration et qui assure que l'administration Trump envisage d'occuper ou de bloquer l'île de Carg pour mettre la pression sur l'Iran pour qu'il débloque le des trit d'ormouse. Il y a notamment une source qui confie à Axios en parlant de Donald Trump.

Il veut que Hormous rouvre. S'il doit prendre l'île de Cargue pour que cela arrive, il le fera. Si il doit déployer des euh des des troupes sur les côtes iraniennes pour le faire.

Perdu l'allaison avec Sonia Dri aux États-Unis. En tout cas, alors on va revenir sur toutes ces actualités, ce dont elle nous parle, sur aussi ces soldats qui sont envoyés en renfort, l'île de Carg aussi qui est là est devenu un enjeu en tout cas stratégique dans dans cette guerre. Mais tout d'abord sur l'hostilité à l'OTAN, faut être très clair.

Euh Hélène, c'est pas nouveau. Euh de la part de de Donald Trump, on l'a vu le sans sans les États-Unis, l'OTAN est qu'un tigre de papier. On sait qu'il est très en colère contre les pays de l'OTAN depuis quelques jours.

Oui, mais même bon, il a il a mis une énorme pression au pays de l'OTAN pour que chacun augmente ses dépenses. Il a beaucoup critiqué l'OTAN qui sans les États-Unis ne serait rien. Il Donald Trump, oui, se se montre très hostile et là c'est une forme de menace de dire que il saura son souvenir.

C'est vrai que les les relations étaient déjà compliquées entre les Européens notamment et les États-Unis. Il y a une rupture de confiance, il y a eu l'affaire du Groenland. Euh c'est sûr que là, vu la vision que Donald Trump a de l'autre, c'est-à-dire une forme de vasale, finalement, c'est euh euh je j'ai besoin d'aide, vous êtes censé venir.

Il met complètement de côté le fait que on n'est pas dans cette zone géographique normalement la la zone euh où l'OTAN doit doit agir, qu'on est avant tout une organisation défensive, en fait, rien ne s'applique. Donc Donald Trump d'un côté ne veut pas du multilatéralisme si ce n'est quand lui il l'a décidé et ça peut servir ses intérêts. On sent que la la rupture elle elle se renforce toujours un peu plus.

Marcassant, qui visent-il en fait ? Quel pays peut-être plus directement que d'autres quand il dit ça Donald Trump ? Bah il vise à l'évidence les pays majeurs.

Donc les pays majeurs, c'est c'est toujours les mêmes. C'est Royaume-Uni, Allemagne-Fance, voilà. Dont deux sont dotés de de l'arme nucléaire.

Mais ce serait peut-être bien aussi que quelques juristes rappellent à monsieur Trump comment fonctionne l'OTAN et lui rappelle les quelques articles. Enfin le le traité de l'Atlantique Nord, c'est un A4 rectroverso, hein. Donc ça se lit en 3 minutes.

Et on voit que aucun article ne s'applique et oui juridiquement au cas de figure qui nous intéresse qui est qui est la guerre en Iran. C'est une guerre qui se qui a été déclenchée par un membre de l'OTAN en l'occurrence les États-Unis. Une guerre d'agression à l'extérieur très loin de chez nous si j'ose dire.

Voilà. Il y a pas de notion de défense, personne ne nous attaque. Ni la France ni le Royaume-Uni sont formellement attaqués.

C'est pas parce que quelques C'est pour ça qu'il met en alevant d'ailleurs le prix élevé du pétrole en disant voilà maintenant c'est sans danger pour eux, ils vont se plaindre du prix élevé du pétrole donc il faut intervenir. Alors la question c'est est-ce que c'est une raison suffisante pour rentrer en guerre à côté des États-Unis ? À l'vidence non.

Général Richou. Bah écoutez l'article ça a été dit l'article 5 de l'OTAN c'est pas purement défensif. Donc il y a absolument rien qui s'applique pour une intervention.

Moi ce que je constate, c'est que petit à petit les États-Unis sont en train de perdre leurs alliés. Alors pas tous he parce que l'Allemagne et cetera, la Pologne a encore besoin d'eux et puis pour des raisons historiques et puis pour des raisons que l'on connaît face à l'Est. Mais ils sont quand même étrangement silencieux ces pays qui sont traditionnellement proatlantistes.

Et puis ensuite ben quand on a menacé, quand on a taxé, quand on a insulté, quand on a menacé d'envillir un pays de l'Étatmembre le Danemark avec le Groenlande et cetera et cetera et qu'on s'étonne quand on traite ces alliés comme des vassaux, pas comme des vassaux d'ailleurs, comme des supplétifs, c'est-à-dire avec une espèce de je te siffle et tu arrives et et et tu la fermes. Voilà, c'est à peu près ça. Faut pas s'étonner que ils sont en train de se couper de de tout ce qui fait leur soft power en fait, c'est-à-dire l'influence américaine.

Alors, c'est peut-être pas sur le long terme he je pense que si demain il y a Donald Trump disparaît, queil y a quelqu'un de plus normal revient au pouvoir, les choses peuvent revenir tel qu' au moins en partie tell qu'elles étaient. Mais aujourd'hui, ça va être difficile dans la période Trump de retrouver des relations apaisées au sein de l'OTAN, ça c'est sûr. Donald Trump a des déclarations tellement contradictoire, y compris sur ses objectifs qu'on peut imaginer qu'aussi bien du côté des pays membres de l'OTAN que des alliés du pays du golf, on se dit "Mais jusqu'où va-t-il aller ?

Est-ce qu'il peut mettons que les au moment on se demandait, on se posait la question de l'engagement des pays du golf ?" Il s'interroge est-ce que Donald Trump ne pourrait pas les laisser tomber si jamais il s'engage militairement ? Et je pense que c'est la même chose du côté des pays de l'OTAN.

Donald Trump pourrait-il se défausser de sa responsabilité et accuser finalement ses alliés de ne pas avoir fait ce qu'il fallait dans le D3 si jamais ces derniers s'engageaient. Donc je pense qu'il y a ça aussi à l'esprit des dirigeants européens, c'est de pas servir de fusible dans cette affaire. Gagar très rapidement.

Bah c'est quand même un immense service qui nous rend en disant cela et c'est pas la première fois qu'il le dit. Je rappelle qu'il a fait campagne sur la thématique euh moi, j'encouragerai même la Russie à aller attaquer les pays de l'OTAN s'il ne paye pas leur 5 %. Il a dit ça en campagne, rappelez-vous.

Il a dit qu'il s'était adressé à une salle d'Européens et qu'il leur avait dit soit vous payez soit mais je vais encourager le pays à côté à à à vous attaquer. Donc si vous voulez vous c'est un service dans quel sens vous voulez dire ça quand vous service que qu'on commence à comprendre en tant qu'européen que l'autonomie stratégique c'est un impératif et qu'on ne peut pas si vous voulez au 36e ou 370e à la 370e fois que le que que le réveil sonne de de tirer la couette en se disant encore encore quelques minutes. Euh par ailleurs ce qui est intéressant avec Donald Trump, je note l'utilisation tigre de papier qu'il avait utilisé concernant la Russie il y a pas si longtemps que que ça.

Et un dernier point, et là c'est un peu la la psychologie qu' a fait du commerce. En fait, ce qu'il faut comprendre avec Donald Trump, c'est qu'il estime probablement à tort être tellement puissant que ça n'est pas à lui de lire l'article 5 ou la charte du traité de l'OTAN. Ça n'est pas à lui de comprendre le monde.

Il estime que c'est au monde de le comprendre lui et effectivement de se soumettre à sa volonté et au réel de se conformer à sa simple parole. C'est-à-dire que il estime que depuis ces 1000 milliards de dollars de budget militaire annuel, il peut décréter des choses et le miracle Fiat Look, la lumière va apparaître. Il peut convoquer voilà tout un univers de personnes selon des traités qu'il n'a jamais lu et encore une fois pour évoluer dans un écosystème qui est le sien à l'intérieur duquel et il le dit un des avantages de Donald Trump c'est qu'il ne se cache pas, il n'a aucune limite si ce n'est sa propre moralité.

C'est ce qu'il a expliqué récemment au New York Times. Donc il faut commencer à intégrer tout cela et effectivement et c'est pour ça que je dis que c'est une grande chance pour nous à s'en prémunir. Ce qui veut dire prendre des décisions et les mettre rapidement en application.

Alors on a vu beaucoup de déclarations. En effet encore aujourd'hui ce message en effet audio donc de de Ramene mais aussi la guerre qui se poursuit sur le terrain. C'est évident et ça continue et on voit l'Iran qui continue de frapper notamment les infrastructures énergétiques des pays du golf.

L'Iran qui met le feu au golf, une raffinerie de la de la compagnie pétrolière nationale du Kit. Vous voyez sur ces images en feu cette nuit, l'Arabie Saoudite des attaques notamment de drones, des attaques iraniennes. Quelle est la stratégie Marc Châssillant ?

Est-ce que c'est celle de la terre brûlée et de vouloir créer un choc sur le marché de l'énergie ? C'est ça la stratégie aujourd'hui de l'urant, notamment dans les pays du golf. Alors, c'est très difficile à à concevoir parce que l'Iran est le premier intéressé à vendre du pétrole et et du gaz.

Donc, on voit pas très bien dans cette affaire. Enfin, d'ailleurs, c'est c'est le grand paradoxe, c'est-à-dire que il ils incendient un certain nombre de d'installations pétrolières de leurs voisins de leurs voisins arabes. Alors, effectivement, ça crée des paniques sur le sur le marché, on est tous bien d'accord.

Euh mais en même temps, ça fait monter le prix du pétrole et du gaz euh qui est la première ressource, enfin première approximation, qui est la première ressource aussi de de l'Iran. Donc euh la lecture de cet événement, elle n'est pas forcément très simple en terme en terme géoéconomique, euh si j'ose dire. Ceux qui souffrent en tout cas euh ce sont les pays asiatiques.

À la limite, nous on est relativement alors pas protégé mais relativement épargné parce que nos sources d'énergie euh euh gaz et pétrole, on les on les trouve ailleurs. Mais c'est l'Asie qui souffre énormément. Et puis ce qui est ce qui est aussi qui n'est pas toujours mis en valeur, c'est que les pays arabes et l'Iran ont développé des industries pétrochimiques extrêmement puissantes.

C'estàd qu'il ne vendent pas que du pétrole et du gaz. Ils vendent tout un tas de produits chimiques dérivés qui sont euh absolument indispensables euh au fonctionnement des économies asiatique et européenne. Euh exemple l'hélium, exemple le le euh le méthanol, exemple les euh les les produits azotés.

Donc on a encore du mal en fait à savoir vraiment quelle est la stratégie qui est utilisée en tout cas par l'Iran. cette lisibilité aujourd'hui enfin elle n'est pas évidente. Elle est pas évidente parce que d'un côté effectivement il y a cette stratégie du chaos qui leur profite inconttexablement mais de l'autre côté vous avez une une inflation sur les prix de de l'énergie qui qui en fait profite du monde hein.

Poutine d'ailleurs ne ne dit pas grand-chose sur ce sujet. Poutine il est comme le chat au pied de l'arbre qui attend que l'isillon tombe du nid. Ouais il y a une question.

Exactement ça. Voilà, parce qu'à un moment donné, on va aller voir monsieur Poutine en lui disant il nous faut votre gaz. Il y a une autre question évidemment qui qui se pose euh depuis ces jours 21 jours maintenant de guerre, c'est combien de temps ça va tenir ?

Je pense que chez vous aussi vous vous demandez, vous dites "Mais combien de temps ça va tenir ? Qui va pouvoir tenir ?" Et qui a encore les moyens ?

Et sur l'Iran, forcément, on se pose cette question. On dit "Mais est-ce quand quand est-ce qu'ils vont avoir un moment plus de munition, plus de stock, plus de missile ? Est-ce que ça va arriver ?" C'est une des questions centrales de cette guerre.

Et hier, Benjamin Etanou a tenu une conférence de presse. Il a répondu sur la capacité militaire de l'Iran. Écoutez, après 20 jours, je peux vous l'affirmer, aujourd'hui, l'Iran n'a pas les moyens d'enrichir de l'uranium ni de produire des missiles balistiques.

Nous continuons à démantler ses capacités. Nous les anéantirons complètement jusqu'à ce qu'il n'en reste plus rien. Et en même temps après, il y a eu la réponse évidemment des Iraniens qui assurent que la production de missile continue.

C'était notamment une déclaration bah d'un des pores-paroles des gardiens de la révolution qui a été en plus donc touché, tué par une frappe cette nuit qui dit "Nous, il y a pas de problème sur ce sujet, on continue à fabriquer des missiles." Alors, on s'est évidemment interroger sur les chiffres et vous allez venir avec moi général Richou parce que on va vraiment pour ceux qui nous regardent essayer d'avoir des réponses en effet précises qui n'est pas forcément évident parce que sur l'arsenal militaire iranien, est-ce qu'on connaît vraiment les stocks ? Alors, ce sont des évaluations bien entendu.

Donc, vous voyez, les chiffres sont inscrits 2500 ballistiques et 8000 drôles shaed. C'est c'est le principal. Alors euh ce qu'il faut bien voir, c'est que vraisemblablement depuis juin euh 2025, ils ont vraisemblablement euh recompléter leur stock et donc vraisemblement avec l'aide des Chinois euh notamment, ils ont une capacité qui les a permis de réconstituer une partie du stock qui a été consommée à cette époque-là.

On se rappelle qu'ils avaient beaucoup tiré sur Israël. On c'est très difficile d'avoir finalement aussi un chiffre hein d'avant-guerre de Non mais c'est Oui, c'est très c'est très difficile. Alors pour les missiles balistiques bien entendu le nombre de lanceur est important parce que sans lanceur on peut pas tirer.

Pour les drones c'est moins important parce que le drone en fait vous le vous le tirez un petit peu n'importe où. Vous avez vous avez des espèces de de de grillage là sur lesquels euh des étagères finalement sur lesquelles on peut les tirer. On l'a vu chez les Russes notamment qui les ont.

Et donc euh le drone a une capacité de production beaucoup plus importante vraisemblablement. Ils en produisent encore les missiles balistiques, c'est moins certain, mais on n'a pas de certitude véritablement, mais le drone a quelques milliers de de dollars pièces, on peut vraisemblablement en fabriquer euh pendant une partie de la guerre. Alors, il y a une indication qui est très intéressante, c'est sur la fréquence la fréquence des tirs notamment et elles ont baissé.

Oui. Alors, il semblerait d'après les chiffres, c'est des chiffres assez étonnants qui est 90 % de tir de drone de de missile en moins. Américain, 90 % de de missile en moins et 95 % sur les drones.

Alors moi, j'ai cherché un peu les chiffres. On a très très peu de certitude sur ce qui a été tiré, mais on peut penser dans ce que j'ai vu que c'est entre 20 et 25 %, c'est-à-dire 5 à 700 euh missiles sur les 2500 qu'ils aient qu'ils ont et puis grosso modo 2000 drones sur les 8000. Mais là-dedans on n'inclut pas la capacité de production.

Donc il faut quand même être très prudent là-dessus. Ce qui veut dire que s'ils en ont encore, s'ils ont encore disons allez 70 75 % de leur stock, ça veut dire qu'ils ils s'inscrivent dans la durée. C'est-à-dire qu'ils ne les tirent pas tous, ils veulent inscrire leur capacité de nuisance dans la durée.

Car on l'a vu notamment pour tout ce qui est drone. Les drones ne tirent pas dans le champ militaire. Ils n'ont pas d'effets militaires, mais ils ont un effet très important dans le champ économique.

Et donc, vraisemblablement euh les Iraniens veulent tirer, être capable de tirer pendant des semaines en tirant quelques drones par jour pour pouvoir durer le plus longtemps possible avec des lanceurs de missile. Vous en avez parlé. Alors, des lanceurs qui sont sommèes, hein.

Voilà, qui sont qui sont très très sommaire. Alors qu'effectivement pour les missiles, détruire le lanceur c'est rédibitoire. Après, on ne peut plus tirer le missile s'il y a pas le lanceur.

Gay Tempois est avec nous aussi journaliste spécialiste justement des questions de défense. Ces chiffres, on se pose cette question est-ce qu'à un moment ils peuvent être à court et à court domicile ? Est-ce que ça peut changer le tournant de la guerre pour les Iraniens ?

Gaetan concrètement, je suis entièrement d'accord avec l'analyse du général. Ça peut se jouer sur la durée, mais il faut voir au niveau des missiles si les Iraniens produisent encore les euh des euh alors à la fois bien évidemment les missiles, ça c'est sûr et certain, c'est quasi impossible que euh les Israéliens et les Américains aient totalement détruits. Alors certes, il y a eu des destructions, ils l'ont mis image à l'appui, mais tout n'a pas été détruit, c'est sûr et certain.

Et en plus, il faut voir au niveau des euh au niveau des lanceurs, actuellement, c'est un des c'est l'un des systèmes les plus prioritaire à détruire pour l'aviation de combat à la fois américaine mais aussi israélienne. S'il n'y a plus de lanceur comme expliquait le général, il n'y a plus moyen de tirer les missiles. En revanche, on a parlé des drones.

Les drones là, c'est tout à fait l'opposé. Les drones sont tout à fait produisibles. Quand on regarde en Ukraine, l'Ukraine n'a plus de grandes installations de production de drone, mais a réussi à délocaliser son ses installations de drone.

C'est peut-être désormais des simplement une grande ferme, un grand hangar situé en plein milieu d'une ville qui commence à produire des drones. Alors certes moins efficacement mais là derrière c'est quelque chose qu'il va falloir trouver, qui va falloir analyser, qui va falloir bref difficile à pouvoir identifier mais entre-temps l'Iran pourra continuer à produire des drones. Donc voilà c'est je je suis totalement d'accord avec ce qui vient d'être dit.

L'Iran peut se projeter dans la durée au niveau des frappes dans la région. Le général Richou respire. C'est bon parce que vous voyez il est d'accord il est d'accord avec vous.

On l'a bien compris. Il y a les missiles confirmé par voilà c'est confirmé et les drones drone on l'a compris bien plus simple en tout cas en effet à produire qui coûte bien moins cher ma question elle va être simple à un moment c'est s'il n'y a plus de missile est-ce que les drones peuvent suffire parce qu'on voit que les drones ils font mal donc Marc Châssillant est-ce que ça ça pourrait suffire il pourrait continuer encore d'avoir une force de nuisance et de tenir dans cette guerre sans missile oui bien sûr dans une stratégie de de harcèlement ça suffit largement alors petite Petite petite parenthèse historique hein. Quand les les alliés sont rentrés en Allemagne en avril 45, toutes les usines allemandes avaient été rasées.

C'est pas compliqué. Et il y avait quand même encore des avions de chasse dans le ciel. Il y avait encore des des chars qui roulaient et il se demandaient mais mais ils sortent d'où ?

En fait, les Allemands fabriquaient des missiles et avions de chasse dans des mines de selle, dans des grottes dans les Alpes. Et il y avait même des halles d'assemblage d'avions dans les forêts. C'estàd qu' il y avait plus de mur, il y avait plus rien.

Ils prenaient un lon dans une forêt et ils assemblaient des des faux vulfes et des messers schmit dans les voilà. Et il a fallu rentrer en Allemagne. Il a fallu rentrer en Allemagne pour s'apercevoir de cette industrie fantôme qui continuait à produire alors qu'on pensait que tout avait été matraqué et et rasé.

Donc compte tenu de la géographie de l'Iran, moi je ne m'étonne guerre qu'il puisse y avoir dans les montagnes de l'Iran, des des cavernes, des grottes et comme il vient d'être dit, il suffit d'une d'une cour de ferme et d' hangar de d'imprimant de 3D pour fabriquer des drones. Donc voilà, on n'est pas au bout du chemin de de l'épuisement des ressources. Au bout du chemin de l'épuisement des ressources, venez de le dire et on va se poser justement cette question parce qu'on parle des tournant.

Qu'est-ce qui pourrait être un tournant dans la guerre ? Est-ce que Donald Trump va devoir envoyer des troupes au sol ? Est-ce bien on se pose cette question, on y répond dans un instant.

à tout de suite. On est de retour donc dans votre grand dossier avec toujours cette question, cette question qu'on vous posait au début de l'émission qu'on se pose. Donald Trump va-t-il devoir envoyer des troupes au sol ?

Cette option est-il inévitable ? Est-elle, pardon, inévitable pour l'avancée de cette guerre ? Des militaires ont été envoyés en renfort par les Américains.

Pourquoi faire ? Et bien peut-être pour débarquer sur l'île de Carg, poumon économique du pétrole iranien, on va en parler de cette île de Carg et avec vous Gadager, on va tout de suite justement se diriger vers l'écran pour bien expliquer aux téléspectateurs parce que l'île de Carg, c'est un point névralgique de de l'économie iranienne. Petite île he 25 km 25 km², c'est le bijou de la couronne du régime.

Vous la voyez, elle était 483 km au nord-ouest de ce fameux D3. Dormous. C'est de là que par 90 % du pétrole brut qui est exporté par l'Iran, pour vous donner un ordre d'idée de ce que ça représente pour l'économie iranienne, c'est 40 à 50 % du budget de l'État, 50 milliards par an.

L'enjeu, il est économique. Sans saisir, ce serait étranglé les finances de l'État. Il est symbolique parce que c'est un bout de terre qui appartient à l'Iran et ça permettrait aux Américains en éventuellement y posant un pied voir des pieds de multiples pieds et bien tout simplement d'accroître peut-être leur maîtrise du trafic maritime dans cette zone hautement stratégique et qui concentre désormais beaucoup de notre attention à savoir le fameux Golf Persique.

Vous le voyez sur cette animation de de l'île de carg, ces terminaux pétroliers. L'un de ses avantages et vous le voyez avec ces eaux sombres autour, c'est que l'eau, elle est très profonde. Ça permet ces ports en eau profonde à des grands vraquers, des pétroliers d'y accoster et de transporter du pétrole pour croiser, pour sortir du D3 à Dormous afin d'amener ce pétrole en direction des pays destinataires.

Est-ce que c'est suffisant pour mettre la main sur le le Droit d'Ormous ou en tout cas débloquer la situation ? L'idée, ça n'est pas tant de contrôler le D3 d'Ormous depuis l'île de Carne, mais plutôt de s'en servir comme un immense levier de pression économique et géostratégique. Attention, en revanche, ça représenterait un effort amphibie absolument colossal qui nécessiterait un soutien aérien, de la logistique.

Les troupes qui seraient disposées subiraient, vous voyez, ces 20 km entre l'île de Cargue et les côtes iraniennes. un harcèlement de la part des Iraniens avec tous les moyens qu'on leur connaît aujourd'hui, drone, missile et cetera. Donc, il faudrait peut-être à cela ajouter un dispositif le long des quelques 1300 km de côte iranienne, le long du golfe Persique.

Mais même cela, ce serait une mission extrêmement exigeante et franchement, c'est une évidence que de le dire très périlleuse pour ces éventuelles troupes qui seraient déployé. Oui, on comprend la situation est en tout cas très délicate sur place. C'est compliqué, c'est très complexe pour pouvoir débloquer en tout cas ce ce D3.

On va partir à DOA pour rejoindre notre notre envoyé spécial sur place, Elisa Cléch. Elisa, pourquoi c'est si compliqué de débloquer ce D3 d'Ormouse ? Et bien, on le voit bien, on parle très régulièrement de guerre asymétrique et pour cause, l'Iran fait très souvent planer la menace de drone, la menace de missile, la menace de mines même tout au long de ce D3 pour empêcher les navires des États-Unis, les navires d'Israël, les navires de leurs alliés de s'en approcher.

Je vous le rappelle, ce détroit, il est extrêmement étroit, seulement 33 km de large par boie navigable. Donc tout navire qui tenterait de s'en approcher pour pourquoi pas par exemple escorter des pétroliers et bien pourrait bien être la cible d'une attaque aérienne ou navale de la part de l'Iran. Pour autant, il est possible que Donald Trump joue le jeu de Teron à son tour en menaçant de son côté d'une possible intervention au sol de l'armée américaine avec ces nombreux soldats américains qui sont actuellement en route pour le Moyen-Orient et qui pourraient tenter de neutraliser ces drones, ces missiles qui se trouvent sur les côtes iraniennes.

De son côté, l'Europe ossille entre deux positions, à la fois conserver sa place dans le jeu diplomatique mais surtout ne pas adopter de posture offensives. Merci beaucoup Elisa Clé et Arthur Grelet. Donc en direct de dos avec tous nos envoyés spéciaux, vous voyez qui sont bien sûr mobilisés un peu partout sur sur tous les terrains de guerre justement pour vous faire vivre cette actualité. 4000 soldats américains supplémentaires mobilisés.

Euh on parle donc de navires général avec des marines, des navires qui sont équipés d'avion de chasse F35. D'ailleurs, un de ces avions de chasse, on le sait, était visé et touché par par un tir qui serait un tir supposé, en tout cas iranien. C'était c'était cette nuit, des véhicules amphibies.

Et c'est là que c'est aussi intéressant des missiles sur ces navires. Mais les véhicules amphibies, ils sont capables de décoller, de mener en fait un assaut terrestre. Donc forcément cet envoi de 4000 soldats avec toutes ces infrastructures et cet arsenal militaire, on peut se dire que ça laisse en tout cas la possibilité d'envoyer des troupes au sol.

Ils en sont capables. Bah ce sont des des bâtiments qui sont spécialement bâtis pour faire des opérations amphibie. On a les même avec le discus, c'est un petit peu plus petit, le tonner et cetera, on on a ce genre de bâtiment qu'on appelle le porte hélicoptère en fhibu avec un radier à l'arrière, c'est-à-dire un port intérieur où on peut embarquer des troupes terrestres avec des blindés et cetera, débarquer et et là, on voit là, vous voyez, un aéroglisseur.

Donc effectivement, la première remarque que je ferai, c'est que le le nombre de d'hommes qui est qui est indiqué indique une opération limitée. Ça peut pas être une opération bien entendu avec quelques milliers d'hommes d'invasion. fais hommes brigade ait pu sécuriser l'aéroport de Rissie dans son intégralité mais pas plus donc vous voyez donc effectivement les quelques îles dans le détroit d'Ormous l'île de Cargue pourrait aller si ce n'est que pour aller dans l'île de Cargue il faut avoir il y a le péril mortel de s'engager dans une mer intérieure où aujourd'hui n'importe quel missile peut atteindre n'importe quel bâtiment qui navigue là-dedans.

On a vu le piège mortel notamment en mer Noire notamment où la marine russe s'est fait désinguer à part l'Ukraine qui n'a pas de marine. Donc c'est c'est très compliqué. L'île de Car, je la verrai plus moi pour une opération aéroportée ou des opérations de d'unité spéciale parce que aller sur 800 km, il faut la force aéronavale qui va autour.

Donc c'est toute une force aéronavale qui doit franchir le D3 Normous et ensuite sur près 800 ou oui 800 km aller à l'intérieur du golfe Persic longeant les cotraniennes. Ça me paraît très risqué comme opération amphibie. En tout cas ce qui est certaines stratégiques et petits.

Quand on parle de déployer des troupes au sol, il faut pas s'attendre en effet que ce soit vraiment sur l'Iran, que ce soit avec une direction vers Téreran. Ce seront des sites comme ceci qui sont petits et plus stratégiques. Oui, tout à fait.

Alors, plusieurs remarques sur ce sur ce sujet. La première, c'est que l'île de Carg n'a de valeur que si elle reste intacte. C'est-à-dire qu'il ne faut pas que les que le débarquement éventuel ou le parachutage importe euh bousie l'île parce que elle elle n'a plus sinon l'objet du chantage n'a plus d'être, j'ai envie de dire ou du levier.

Ce qui s'est passé, c'est que les Iraniens ont mis en place un garau dans le détroit d'ormouse. Bon, nous que que faut-il que nous fassions ? que nous mettions un garau autour de la gorge des des des iraniens.

On l'a pas ce garau. Enfin, à ma connaissance, nous l'avons pas. Donc la prise de l'île de Carg ne peut se faire qu'en laissant intact de carg.

Ce qui fait que et c'est un peu le paradoxe, moi c'est ce que j'appelle le le syndrome de Zaporijja, c'est que à partir du moment où vous prenez pied sur l'île de Carg et que vous la tenez, en fait vous êtes protégé. Les Iraniens ne vont pas aller raser l'île de Cargue pour vous déloger des bijoux de la couronne de la même façon que personne n'a bombardé Zaporijja au moment où les Russes ont pris la centrale. Donc il faut il faut être enfin c'est un jeu extrêmement subtil mais comme le disait le général l'île de carg il faut y aller.

Et c'est pour ça que Donald Trump ne dévoilera pas son plan. C'est ce que je disais en début d'émission c'est ce qu'on a entendu dire en Corè, c'est-à-dire non je vais pas envoyer troupe au sol mais je vais faire de toute façon je ne vous le dirai pas. C'est ça, c'est au niveau stratégique Hélène il a la guerre, il ne peut pas dévoiler ce plan.

Ce sera on le saura quand ce sera fait presque. C'est toujours la même chose avec Donald Trump qu' s'agisse du Venezuela quand si on parlait déjà l'année dernière au mois de juin des frappes sur l'Iran, il a toujours euh tout un tas de déclarations contradictoires. Il laisse entendre qui pourrait le faire.

Puis après il dit "De toute façon, je le fais pas mais de toute façon, si je le si je le faisais, je ne vous le dirai pas." Donc voilà, c'est ça fait partie d'une certaine manière pour lui une manière de brouiller un peu plus les lignes. Il occupe l'espace médiatique au passage d'un coup il rassure peut-être un peu les Américains et puis au final il fera ce qu'il voudra et au moment où il l'aura décidé.

Justement, on va en parler après de l'opinion américaine publique américaine. C'est important aussi pour de l'altres. Megalager vous vouliez ajouter ?

Mais non, en fait une des choses qui qui me frappe le plus, c'est que et je m'adresse à moi-même, on a tendance à regarder ces deux personnages Trump et eteney avec nos lunettes, j'allais dire occidentales, françaises, européennes, cartésienne. Et il y a chez ces acteurs, chez Belligérant une part d'irrationalité qu'il faut pas, de notre point de vue, sous-estimer. C'estd que ça n'est pas parce que l'opération n'a pas de sens, objectivement parlant, militairement parlant, d'un point de vue conventionnel que Donald Trump ne la fera pas.

Et je suis tout à fait d'accord avec votre remarque sur la valeur de l'île deocar. J'ai rappelé hein, c'est 50 milliards par an, 40 à 50 % du budget euh euh de l'État iranien vient des vendes 90 % du pétrole brut qui part par donc c'est pour ça qu'on dit que c'est le joyau de la couronne. Mais il faut pas sous-estimer la dimension eschatologique de la pensée de ce régime et notamment du guide suprême parce que cette guerre pour lui elle est existentielle.

Et rappelez-vous le cas de Vladimir Poutine puisque vous parliez du syndrome que j'ai beaucoup aimé de Zaporijja. Ça n'avait aucun sens pour Vladimir Poutine économiquement, militairement, politiquement, diplomatiquement, géopolitiquement d'aller en l'Ukraine. Il l'a fait et il continue d'y rester et de s'acharner.

Et le grand danger avec ce un côté très égotique en fait aussi de ces personnages peut-être. Et et le grand danger en fait avec cette situation dont on est en train de parler, c'est que les bégiants, ils sont face à un choix assez classique. J'allais dire l'apaisement qui peut être perçu comme une forme de capitulation ou d'humiliation ou l'escalade.

C'est ça qui est qui est face à eux. C'estàd qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on trouve une porte de sortie honorable pour tout le monde ou alors est-ce qu'on continue ?

Et quand on voit tout à l'heure, on voyait Yambu du côté saoudien qui a été touché, on voyait l'image. Il faut comprendre ce que c'est Yambu. Yambu, c'est pas le golfe persique, c'est de l'autre côté.

C'est-à-dire, c'est le point d'arrivée de l'oléoduc construit à coût de milliards de dollars par les Saoudiens pour justement éviter le détroit d'ormous. Donc c'est une manière pour les Iraniens, ça c'est la réponse à la question que vous posiez tout à l'heure sur leur stratégie de dire c'est pas la Terre brûlée, c'est toute l'économie brûlée. Et attention, c'est pas la fin de l'escalade.

C'est-à-dire que on en a parlé brièvement, pas assez à mon sens. les installations de désalinisation et de dessement, vous rendez pour 100 millions de personnes le golf le le la péninsule arabique inhabitable. Donc on voit qu'il y a quand même des paliers à franchir et l'île de Carg clairement en serait un.

En tout cas, il sait Donald Trump que cette décision d'envoyer les troupes au sol, c'est une décision qui est délicate auprès de son opinion publique. 7 % des Américains seulement sont favorables à une intervention terrestre, c'estàdire un envoi des troupes au sol. Sonia Dridi, vous faites partie évidemment de nos envoyés spéciaux qui couvrent donc cette guerre sur sur le terrain et vous êtes vous à Washington.

Il faudra, vous êtes devant la Maison Blanche, il faudra convaincre convaincre la population américaine du bien fonder d'une intervention au sol des troupes américaines. Ça c'est certain pour Donald Trump. Oui, puisqu'une majorité de l'opinion publique est opposée à au déploiement de troupes au sol dans cette guerre en Iran.

Selon ce sondage Reuters et bien 7 % seulement des Américains interrogés approuvent le déploiement de troupes au sol. Ils sont un peu plus nombreux nombreux un/3 à soutenir l'opération de le l'envoi de force spéciales pour des opérations spécifiques. Mais aujourd'hui, il y a un autre sondage également qui est publié dans Politico concernant les électeurs de Donald Trump et 80 % des électeurs maga de Donald Trump disent soutenir l'envoi de troupes au sol.

Alors, la porte-parole de la Maison Blanche est empressée de publier ce matin ce sondage sur son code compte social euh compte de réseaux sociaux X en disant que les électeurs de Donald Trump n'étaient pas divisés comme les médias le disaient et et bien qu'il souhaitait que Donald Trump garde les Américains en sécurité. Mais il y a ces dernières semaines plusieurs voies dans le camp maga qui se sont élevées pour dénoncer cette cette guerre et beaucoup préviennent qu'il ne faut absolument pas selon eux que les États-Unis envoient de troupes au sol. C'est le cas de commentateurs comme Turker Carlson ou encore le chef du contreerrorisme qui a annoncé sa démission il y a quelques jours.

Donald Trump lui laisse planer le suspense lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il allait envoyer de des troupes au sol. Il a dit non. Mais dans tous les cas, je ne vous le dirai pas.

Donald Trump qui peut-être s'exprimera sur la question euh dans les prochaines heures parce qu'il est actuellement euh dans le bureau Val et il doit décoller euh d'ici peu de de la Maison Blanche pour se rendre euh ensuite en Floride. Voilà, tout près du bureau Val, vous vous trouvez aussi tout près donc euh devant la Maison Blanche, Sonia Dri notre notre correspondante à à Washington. C'est important Hélène les mots qu'elle a aussi précisé.

Fissure dans le camp maga. On le sait et on narrête pas de le dire. Donald Trump, il fait des choses en fonction de ses intérêts, de son intérêt et bientôt il va y avoir des élections de mi-mandat qui sont importantes pour Donald Trump.

Donc une fissure dans le camp Maga, ce n'est pas dans son intérêt du tout. C'est pas dans son intérêt effectivement. Ce serait mauvais pour les élections.

Mais tout en écoutant Sonia parler, je pensais aussi à autre chose et de plus en plus, je m'interroge, j'ai pas la réponse mais Donald Trump, il a beaucoup d'ego. Il est aussi attaché à son image et sans doute aussi à la trace qu'il va laisser en tant que président américain. Et je me souviens d'une de conversation qu'il avait eu avec sa petite fille, vous savez qu'il va souvent faire du golf, il se met en scène et à un moment, au moment de l'élection, il avait dit "Mais qu'est-ce que tu veux de plus maintenant que tu as été élu président ?" Il avait dit "Je veux pas simplement être élu président, je veux être un grand président." Un grand président.

Et donc alors évidemment tout ça c'est une opération de communication toujours mais euh je me demande de plus en plus s'il y a pas un tout petit peu dans l'esprit de Donald Trump cette idée que si lui il parvenait euh pour le s'il était le premier président à trouver une solution à ce problème qui est le régime iranien et bien s'il ne percevait pas comme ça comme son héritage comme s'il allait si c'est ce qu'il allait pouvoir laisser et donc je ne sais pas dans quelle mesure par rapport à au poids que représentent les élé les élections de novembre, comment ça peut peser ? Je je m'interroge mais je de plus en plus je pense vous pensez qu'il serait prêt finalement à laisser en tout cas le camp adverse prendre la main même si tant pis parce qu'au bout des 4 ans il aurait fait son décompte vous savez il l'a fait son décomte de nombre de fois il a arrêté le nombre de guerres qu'il a arrêté il est oben qu'il n'a pas arrêté non plus il a le prix Nobel qui qui le qui l'obsède mais rien que d'aller frapper en Iran c'était pas dans son intérêt de la même manière que c'était pas dans l'intérêt de Poutine d'aller en Ukraine. Donc de plus en plus, moi je me demande s'il y a pas une autre dimension que celle des élections, de la réélection qui qui joue aussi dans l'esprit de notre Ouais, c'est une question qui se pose et on aura peut-être en effet la réponse en tout cas dans les prochains jours, dans les prochaines semaines.

À 17h36, on va partir tout de suite en Israël parce que il y a une frappe encore cet après-midi, une frappe au-dessus de Jérusalem. Des débris de missile sont tombés tout près de la vieille ville. Nicolas Rouget, vous êtes notre correspondant dans la ville de Haifa en Israël.

On voit pendant que vous allez nous parler justement ces image très symbolique de la vieille ville de Jérusalem. Le mur des lamentations est très près. Il y a plusieurs lieux sains où des débris donc domicile sont tombés avec des impacts.

Nicolas oui c'est c'est ça. C'est à côté d'un d'un bâtiment qui s'appelle l'hôtel Sepharade. Alors c'est un bâtiment qui abrite une une communauté juive qui est qui accueille la communauté juive.

C'est farad, c'est vraiment à 400 m du mur des lamentations, 400 m aussi à peu près du mur de l'esplanade des mosquées. On est vraiment très proche. C'est un mouchoir de poche, la vieille ville de Jérusalem.

Alors pour l'instant, ce n'est pas un impact domicile direct hein, même si évidemment la communication du gouvernement israélien a bien voulu montrer aime montrer ces images évidemment montrant à quel point les Iraniens la riposte iranienne a des conséquences pour les civils israéliens. Euh mais on pour l'instant on ne s'est pas encore déterminé. On il y a des bruits qui courent comme quoi il y avait des démineurs sur place he donc cela pourrait être une une tête qui qui n'aurait pas explosé une tête remplie d'explosif donc il n'aurait pas d'explosé donc peut-être vraiment un blessé léger seulement à à des côtés donc c'est vraiment peut-être un un hasard un peu de chance évidemment dans cette dans cette guerre qui continue.

Alors, mais il faut le dire quand même, c'est cela a un impact aussi donc pas seulement sur la population israélienne, sur la population palestinienne ici, mais aussi sur toute une communauté religieuse. He les trois grands monothéismes ont leur ont leur lieu sain à très à à proximité de cette de cet impact. une ville une ville une vieille ville de Jérusalem qui a été complètement sous-cellée depuis ces trois dernières semaines.

Donc évidemment cet impact spirituel, il est il est est très conséquent et et sera répercuté à travers le monde. Merci beaucoup Nicolas Rouget, donc notre correspondant en direct d'Israël. C'est vrai que Marc Châs on en parlait tout à l'heure, malheureusement c'est la guerre et quand c'est la guerre, il y a aussi en effet donc des impacts humain et puis d'autres impacts aussi religieux symboliques dans des villes comme ça où sont touché en effet des lieux saints.

Rien n'est épargné. On parlait tout à l'heure de la Syrie où on se rappelait à l'époque de Alep, la ville d'Allep, de Palmir, tous ces vestiges culturels, religieux qui avaient été complètement détruit. On sait que certaines villes aujourd'hui comme Isparan, qui en a aussi beaucoup euh sont touchés, sont impactés et sont détruits.

Oui. Alors euh je Mais c'est symbolique mais mais c'est symbolique. Alors je je rappelle quand même que ce qu'on appelle l'Israël utile, hein, c'est-à-dire le triangle tel aviv Jérusalem, euh c'est grand comme les Yvelines et les Sonnes, c'est-à-dire que c'est tout petit et que dans ce dans cet espace extrêmement réduit, vous avez tout un tas d'objets qui volent.

Alors, beaucoup d'objets viennent d'Iran forcément, hein. Ce sont des des missiles. Et puis euh de l'autre côté, vous avez la défense israélienne qui fait euh tout ce qu'elle doit faire pour euh pour empêcher ses attaques.

Euh après, si si j'ose dire, ce sont les lois de de la balistique et des statistiques. Euh c'est-à-dire que le le l'objet qui est tombé près du mur du vieux mur de de Jérusalem, en fait, d'abord, on sait pas si c'est un missile anti-aérien israélien, un débris de missile anti-hérien israélien, ce qui est possible, ou si c'est le débris de l'objet volant. iranien qui est arrivé sur sur Israël.

Euh, il a été intercepté finalement, on sait pas trop où et après le reste les lois de la gravité font que ben il est tombé là. Voilà. Mais mais c'est de la forcément une cible visée d'près la déclaration.

Oui. D'après la déclaration israélienne, il me semble qu'ils ont dit que c'était c'était un débri de l'intercepteur. Voilà.

Ex il peut y avoirus aussi dedans mais je de toute façon les dommages collatéraux qui arrivent malheureusement de toute façon de toute manière encore une fois dans un espace aérien israélien extrêmement réduit encore une fois c'est les sonnes et les Yvelines voilà et vous avez tout un tas d'objets très rapides qui volent dans ce petit espace alors la durée cette guerre on en parlait évidemment encore déjà tout à l'heure elle est bien sûr dans toutes les têtres des déclaration je vous le disais il y en a eu, on en a vu tout à l'heure du côté iranien du côté américain et Autre déclaration, le régime eranien est déterminé, on le sent, on l'a senti avec donc ce message lu attribué à Ramene, à Mostaba Ramene, le nouveau guide suprême. Et puis il y a eu un autre message qui a été diffusé à la télévision iranienne cet après-midi. Chearchi a déclaré désormais d'après les informations dont nous disposons à votre sujet, les stations balnées, les zones de loisir et les centres touristiques du monde entier ne seront plus sûr pour vous.

Donc ça c'est une journaliste qu'on entend qui est en train de lire un message d'un des pores-paroles des gardiens de la révolution qui menace donc de traquer jusque sur leur lieu de vacances les dirigeants américains israéliens qui sont impliqués dans cette guerre guerre phénouique. Ce n'est pas surprenant en même temps cette pression. On a déjà vu ça d'ailleurs par le passé en en parlant aussi dans la rédaction on se disait mais et ça nous fait aussi penser peut-être à Vladimir Poutine B.

Alors oui, alors pour cette idée non mais pour les pour les Iraniens également alors pas nécessairement sur des lieux de vilégiature ou de vacances mais dans l'arsenal asymétrique dont il dispose le terrorisme le le ciblage notamment de cibles dites molles à l'étranger ça fait tout à fait partie de de leurs options. Ils se sont d'ailleurs adressés aujourd'hui aux britanniques en leur disant vous laissez les Américains utiliser vos installations. on vous considère comme étant des bégiants ou que vous soyez.

Euh et donc effectivement dans ce qu'ils ont, on a beaucoup parlé des drones, des missiles et cetera euh à un moment va forcément et on y est déjà quelque part arrivé sur la conversation sur les cellules dormandes qui peuvent avoir notamment tradu c'est cette menace là qui peut être prise au sérieux les cellules tout ce qu'on peut appeler un peu les ennemis de l'intérieur comme on est les appelé chez nous sur les terroristes excellent spécialiste police justice Guillaume Farde il y a pas très longtemps sur ce même plateau parler d'une menace qui se rapproche notamment de la France et faisait des mentions d'action revendiquées par un groupe lié au régime iranien qui ont eu lieu en Hollande à Rotterdam me semble-t-il à Liège. Donc là on est quand même géographiquement on est en train de se rapprocher de de nous. Donc ça effectivement, on a vu au tout début de la game des renforcements autour de l'ambassade américaine à Paris parce que justement c'est un lieu américain et on pouvait se poser cette question et il y a dû avoir en effet au niveau des services de renseignement des alertes.

Non non bien sûr et autour de de lieux liés à à à la vie de de nos compatriotes de confessions juive également. Donc euh ces propos font partie, j'allais dire du champ euh informationnel et psychologique. Et c'est aussi une manière et ça c'est très euh iranien, j'allais dire de rappeler le principe de la patience stratégique.

C'està dire peut-être qu'on va pas vous toucher après-demain ni même dans dans un an, mais même si ça nous prend 20 ans. Et les Israéliens, il faut le rappeler, ont la même culture, c'està-dire après Munich, ils ont passé des années à traquer chaque personne dont ils estimaient qu'elle était directement indirectement responsable et elle les éliminer un par un. 20 ans.

Exactement. 20 ans, de décennies. Donc les les Iraniens sont capables également juste je me permets de revenir vraiment quelques secondes sur des cibles qui touchent sur la vieille ville de Jérusalem.

Ça fait une transition. Je je pense qu'il faut faire très attention à ne pas sous-estimer les conséquences cataclysmiques que un missile qui tombe sur le dôme du rocher, sur le mont du temple ou peut-être le saint sépulcre peut avoir c'est une ville qui est trois fois sainte. Troisème ville sainte de l'Islam première pour les juifs pour les chrétiens la via dolorosa.

Vous voulez dire quoi qu'après ça il y aura plus de de rationalité du tout c'estàd que ça peut entraîner un déchaînement irrationnel justement. On en a beaucoup parlé jusqu'à il y a énormément de rationalité mais deuxièmement non vous rentrez sur quelque chose d'une ampleur parce que vous allez justement mobiliser le côté le caractère religieux de de ce conflit qui peut avoir des répercussions qui vont irradier très au-delà de cette simple région. Je rappelle, on a célébré tout à l'heure, j'ai souhaité un un joyeux n rous, c'est laï aujourd'hui.

Donc vous avez énormément de fidèles musulmans qui sont empêchés d'avoir accès justement à l'esplanade des mosquées et à 3e lieu sien de l'islam par euh par la police israélienne. C'est un lieu d'une immense tension, mur des lamentation, Ala, saint sépulcre et au lieu de la cré chrétienté dans un mouchoir de poste poche qui s'appelle la vieille ville de Jérusalem. Alors Benjamin Netaniaou hier il a tenu une conférence de presse et à la question sur la combien de temps va durer la guerre, lui il a affirmé justement qu'elle pourrait se finir peut-être plutôt que prévu.

Je pense qu'il y aura un véritable changement à la suite de cette guerre mais je pense aussi que cette guerre finira plus tôt que les gens ne le pensent. Je pense qu'en temps de guerre, il faut serrer les dents. Bon, tout semble quand même prouver le contraire général, j'ai envie de dire.

Il tente de convaincre ou est-ce qu'il en est persuadé ? On attendait pour pour Gaza aussi que ça se termine rapidement et puis ça a duré longtemps et le problème est pas résolu non plus avec Gaza avec le Esbola non plus. Donc vous avez en fait trois trois manières de terminer cette guerre.

La première et ben c'est le régime qui s'écroule parce que il s'écroule sur lui-même, il est il est épuisé et puis il a voilà. Euh la deuxème, c'est parce qu'on a envoyé des troupes au sol et donc là c'est une option absolument lourde et qui peut durer des mois parce que le temps de rassembler les troupes des ou des années éventuellement puis la troisème et bien c'est euh le la population qui renverse le régime et donc vous avez quand même des options qui sont quand même euh très aléatoires si vous voulez pas immédiate j'ai envie de dire non plus vous voyez qu' on y est pas arrivé je crois qu'il y a il s'adresse à sa population intérieure mais mais qu' il y a rien de mécanique il y a rien de qui qui qui qui qui va de soi, c'est pas parce qu'on bombarde que le régime s'écroule, vous voyez. Donc je crois qu'il faut rester très très prudent dans ces dans ces déclarations.

Il voulait détruire le Hamas, on sait que le Hamas a pas été détruit, ils voulaient détruire le Esbola. Ils sont en train de se cogner dessus ensemble au Liban. Donc je pense qu'un pay un pays de 92 millions d'habitants et de 1800000 km² sera pas détruit comme ça.

Ça va être ça ça pourrait être long. Et je rappelle quand même que ne serait-ce que les troupes qui veulent faire venir de San Diego vraisemblement c'est déjà le CD Marines, il va y avoir 15 jours, 3 semaines de navigation déjà pour les pour les pour les faire venir. Donc vous imaginez donc la guerre vous rajoutez déjà vous en serez à 6 7 8 semaines de guerre à ce moment-là sans qu'on ait commencé à faire le déploiement des troupes au sol.

Donc ça peut durer avec une détermination sans faille de tous les côtés. Et justement, ça y est, on a justement l'intervention tout à l'heure, je vous disais lue par un journaliste justement de MTA et on va pouvoir enfin l'écouter. En ce moment, en raison de l'unité particulière qui s'est créée entre vous, nos compatriotes, malgré toutes vos différences d'origine religieuses, intellectuell, culturelle et politique, l'ennemi a été vaincu.

Pardon, je suis en train en même temps en effet de me repoudrer. Quand on entend ça, en tout cas, on le sent bien. Là aussi, on est sur de la rhtorique.

C'estd que tout le monde veut être déterminé. Personne ne lâchera, ça c'est certain. Mais jusqu'à quand ça va tenir ?

C'était une des questions qu'on se posait tout à l'heure du côté israélien. Jusqu'à quand aussi quand Benjamin Naniaou dit va ça va se terminer plus vite que prévu. Peut-être que là aussi sur l'arsenal militaire, on a parlé de l'Iran avec vous général Richou tout à l'heure mais sur Israël est-ce qu'ils peuvent aussi tenir longtemps ou est-ce qu'à un moment eux aussi en terme d'homicile et en terme d'une dome de fer où on voit que les interceptions évidemment sont faites mais sont peut-être de plus en plus difficiles ou en tout cas le ciel est saturé clairement.

B, ça c'est le poser cette question. Oui, c'est c'est la la question euh l'éternelle question euh récurrente des euh de l'épuisement des ressources. Voilà.

Et et en fait aujourd'hui, on n' pas euh des on a on n' pas d'indicateur extrêmement fiable euh ni d'un côté ni de l'autre parce que évidemment du côté israélien, du côté américain, il y a une chape, tout ceci est gardé parfaitement secret. Du côté iranien aussi. Et euh la la question de savoir quel est celui qui va épuiser ses ressources le premier euh c'est une question qui hanete tout le monde.

Mais euh on a bien vu que euh sur un certain nombre de ressources et un certain nombre de types de munitions. Alors c'est sûr que les patriotes Oui. Les patriotes quand vous passez commande, vous les avez 3 ans après.

Voilà. Euh les les drones euh les drones Chaed, vous passez commande, vous les avez 10 jours après. On on on n'est pas du tout dans le dans le dans la même euh équation ou dans la même temporalité et la même production et distribution.

Les am et les Américains on se posent cette question parce que le coût des opérations militaires pèse déjà évidemment très lourd. oblige l'administration américaine aujourd'hui à solliciter un budget supplémentaire auprès du Congrès. Une demande de près de 200 milliards de dollars pour soutenir les opérations.

Le secrétaire à la défense américaine PET exet a assumé cette demande avec une formule, vous allez entendre très simple, je la fait courte, c'est il faut de l'argent pour tuer les méchants. En ce qui concerne les 200 milliards de dollars, je pense que ce chiffre pourrait évoluer. Il est évident qu'il faut de l'argent pour neutraliser les méchants.

Nous allons donc retourner voir le Congrès et ses membres pour nous assurer que nous bénéficions des fonds nécessaires pour ce qui a été fait, pour ce que nous pourrions avoir à faire à l'avenir et pour veiller à ce que nos stocks de munition soient non seulement réapprovisionnés, mais qu'il dépasse largement nos besoins. Ouais. Mais c'est donc plus long et plus coûteux que prévu, ça c'est clair.

Ouais. C'est quand même très inquiétant d'avoir Pitxeth au Pentagone dans un moment comme celui-ci. Il y a une contradiction évidente hein qui consiste, ils en sont ils n'en sont pas à une prêt à constamment dire "On a gagné, on les a décimé économiquement, militairement et a demandé 200 milliards de plus." Comme l'a dit le général Richou, ils sont en train potentiellement de s'installer dans une situation attritionnaire avec une guerre qui peut baisser d'intensité, moyenne basse et éventuellement durer enfin c'est aller dans la durée avec possiblement des paliers de nouvelles flambées li escalades et cetera.

En fait, dans le schéma entre l'Iran et les États-Unis où Israël adossé aux États-Unis, vous avez du côté de l'Iran clairement beaucoup moins de moyens mais peut-être davantage de volonté parce que cette guerre, elle est existentielle. Du côté des États-Unis, vous avez beaucoup plus de moyens mais possiblement moins de volonté. Ne pas oublier Hélène Bolen a dit tout à l'heure, il y a une échéance électorale aux États-Unis, les midterms.

Quel impact ça peut avoir ? C'est difficile quand on regarde des personnages comme Donald Trump. C'est son deuxè et en théorie dernier mandat.

Je pense qu'il est davantage obsédé et ça a été dit par la trace qu'il va laisser dans l'histoire que par des élections demi-mandats. Sachant qu'il il entretient quand même un rapport très méprisant à l'égard du Congrès, qu'il soit de coloration républicaine ou démocrate. En revanche, pour Benim Netanio, l'équation, elle est quand même compliquée parce que lui, il a d'autres échéances judiciaires normalement notamment et cetera.

Et puis quand on se pose cette question à la fois des moyens et de la volonté, il faut aussi être capable, et ça c'est extrêmement compliqué du côté des États-Unis, je pense que c'est plus simple du côté iranien, de définir ce qu'est la défaite et ce qu'est la victoire. Pour le régime iranien, c'est très très simple. La victoire, c'est juste la survie.

Et ce qu'on voit, c'est que du côté iranien, ils n'ont besoin que d'un drone qui touche une cible à haute valeur ajoutée, qu'elle soit civile, militaire ou lien à l'industrie pétrolière. Ce sont des images qui font le tour du monde. Donc on ne regarde pas les 95 % de munition interceptées.

Ça, on estime que c'est normal vu les moyens colossaux qu'il y a de l'autre côté. En revanche, du côté de ce qui est effectué par les Américains, les Israéliens à l'encontre du du régime, ben on est dans une espèce de ronronnement où il y a une séquence très très forte au début avec l'élimination du guide. Et puis aujourd'hui, on voit que dans la banque de cibles, quand on commence à toucher à l'île de Carg qui est quand même très dangereux pour plein de raisons symboliques, économique, politique et cetera.

Euh veut dire quelque chose en tout cas sur peut-être une fébrilité. Je viens vers vous général mais tout d'abord on va partir à Téran pour rejoindre notre correspondant, le correspondant de France 24 et des refi, Si Gazi qui fait partie évidemment des correspondants qui sont sur place, qui nous font vivre ces actualités. Euh, on a entendu il y a quelques minutes si euh Benjamin Netaniaou et que cette conférence de presse hier qui affirme la guerre va finir plus tôt que prévu.

Pourtant, on peut être très clair et on l'a vu encore aujourd'hui avec ce message diffusé euh de de Ramene du nouveau guide suprême. Le régime ne montre aucun signe d'effitement. Absolument.

C'est c'est le cas en Iran. C'est ce qu'on constate ici en Iran. Euh il n'y a aucun signe de faiblesse.

Euh c'est plutôt l'inverse qu'on entend euh du côté du pouvoir iranien. pas question de céder face aux pressions et aux attaques américaines et israéliennes. Euh des attaques qui ont très fortement euh baissé en en en depuis plus de 48 heures maintenant puisqu'il y a il n'y a pas eu les mêmes frappes que qu'on avait euh vu sur Terran mais aussi d'autres d'autres villes iraniennes.

Mais l'Iran de son côté a a aussi envoyé de nombreuses vagues de missiles contre Israël mais aussi les bases américaines dans la région. euh Teran qui affirme que euh affirme disposer de suffisamment de stocks pour tenir euh le même rythme de de combat sur plusieurs mois, 6 mois. Euh un un autre responsable du gardien de la révolution avait affirmé il y a quelques mois que l'Iran pouvait mener une guerre euh intense en lançant des missiles tous les jours pendant 2 ans.

Donc suffisamment de stock et côté iranien, on affirme également que en fait ce sont les stocks domicile antimissil que en Israël mais aussi sur les bases américaines dans la région et dans les dans les monarchies arabes du de du golf pers qui sont en train de s'épuiser et que l'Iran a les mains libres pour frapper toute cible donc potentielle dans dans ces en Israël mais aussi dans le pays de la région. Donc pour Terran, il n'est pas question de céder et c'est un ton de fermeté qu'on qu'on entend ici à Terran. Merci beaucoup aussi à V Casi en direct de Terran.

Bon, de toute façon, on l'a compris, on vous l'a dit tout à l'heure et depuis le début de l'émission, on a essayé de montrer ces chiffres qui sont déjà de toute façon très compliqués. On sent que de toute façon ces déclarations surdéclaration pour que chacun reste sur sa ligne. Mais évidemment après il y a un calcul mathématique en effet très simple.

De toute façon, plus on continuera dans cette guerre, moins il y aura de stock, moins il y aura munition qui seront le plus difficiles en effet à produire. Il y a une citation qui est très intéressante, une déclaration que je voudrais vous montrer, c'est celle du PDG de Raine Metal. Alors Raine Metal, c'est une entreprise allemande de production, de distribution de missiles et de requettes.

Voilà ce que dit son PDG. Il affirme que les stocks de missile et de système de défense antiaérien sont pratiquement épuisés. Si la guerre dure un mois de plus, nous n'aurons presque plus de missile.

Oui. C'est pas impossible parce que le fabriquer un missile, c'est plus on en consomme plus qu'on en qu'on en fabrique actuellement. Donc là, on peut avoir effectivement un problème.

On l'a vu avec les Français, les les missiles Mika, on a 24 rafales qui sont déployées. Il y en a quatre à six sous chaquel. Donc si chaque fois qu' qu'il s'envole, s'il il tire sans missile, on en a quelques centaines en stock.

Vous voyez ça forcément on peut on peut arriver à à la rupture. Et donc le problème de stock, on l'a vu tout à l'heure, il ne s'adresse pas qu'aux Ianiens, il s'adresse aussi aux Américains et on l'a vu parce qu'ils les ont demandé qu'on quadruple la production domicile, mais un missile, il s'agit pas de de le décréter et il est pas prêt demain matin. Enfin, je crois que là, il y a quelqu'un qui est plus compétent que moi sur ce domaine.

Il faut des fois 6 mois pour construire un missile. Alors oui, si si 6 mois, c'est le temps qu'il faut simplement pour approvisionner la matière. Ah ben voilà.

Alors voyez donc encore loin. Oui ou ensuite une fois qu'on a la matière il faut encore entre 6 et 12 mois pour le fabriquer. Et c'est la raison pour laquelle ça devient ça va devenir de plus en plus une guerre de drone parce que le drone lui n'a pas ses contraintes industrielles et c'est pour ça en effet pas dans la même logique.

Voilà mais c'est vrai. On va partir tout de suite aux États-Unis. Retour devant la Maison Blanche parce que notre correspondante sur place Sonia Ridi nous attend.

Sonia, ça devient en tout cas de plus en plus clair. La prochaine bataille pour Donald Trump, c'est celle du D3 d'Ormouse. Oui, un officiel confié notamment au médias Axios à propos du président.

Il veut rouvrir ce D3. Donc si il doit déployer des troupes à l'île de sur l'île de Cargue, il le fera. Si il doit déployer des troupes sur la côte iranienne pour débloquer ce D3, il le fera.

Pour l'instant, la décision n'a pas été prise. C'est ce que dit ce responsable américain à Axios. Mais en tout cas, on sent il y a de plus en plus de signes que Donald Trump veut euh débloquer au plus vite ce des trois dormous.

Donald Trump qui a encore montré sa frustration ce matin en publiant sur son réseau social Truquel il dans lequel il accuse les alliés de l'OTAN d'être des lâches parce qu'il ne veut pas ils ne veulent pas se joindre aux États-Unis pour une opération militaire pour débloquer ce D3 d'Ormous. Et puis on a notamment eu la confirmation aujourd'hui via le Wall Street journal que les États-Unis allaient envoyer un nouveau groupe depuis la côte ouest pour rejoindre la région. Merci beaucoup Sonia Dridi.

On rappelle pour ceux qui nous regardent en Phibie exactement colonel général, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est vraiment qu' ça permet en tout cas de pouvoir envoyer et déployer d'un navire des troupes au sol. Oui, ce sont ce sont des bâtiments qui sont spécialement créés pour pouvoir faire le 6 juin 44 si vous voulez.

Voilà, c'est ça. De manière moderne, c'est-à-dire que ils embarquent des troupes d'assaut à partir d'un port intérieur, un radié à l'intérieur ce qu'on appelle et ils emportent de l'équivalent peut-être de 1000 2000 hommes sur ces bâtimentsl. Chez nous, c'est un bataillon à peu près 500 hommes avec des on peut mettre des Charlesclairs, on peut mettre tout ça avec la capacité de le débarquer sur une plage avec tous les instruments pour pouvoir faire la navette comme ça c'est fait là on le voit là avec des des blindés qui sont qui qui permettent d'aller sur l'eau et donc ça donc ces déclarations de pression elles veulent quand même dire quelque chose en tout cas en s c'estàd que là l'énervement de de Donald Trump et son agacement et cette pression elle veut bien dire quelque chose là dans dans cette guerre au 21e jour de cette guerre bien sûr c'est aussi un agachement d'impuissance c'estàd C'est dire que conformément à ce qu'il avait prévu, enfin non pas conformément mais contrairement à ce qu'il avait prévu, ils n'ont pas cédé tel qu'il l'avait mécaniquement prévu.

C'està-dire qu' il attaquait, il se rendait. Et là on voit bien qu'on est dans un autre schéma et puis que la victoire militaire ne signifie pas la victoire politique aussi. C'est ça, il faut toujours le dire.

Il y a des grandes victoires comme en en Libye par exemple, on a on a contre Kaddafi, c'est c'est un désastre stratégique. Je rappelle que la guerre d'Algérie, on l'a gagné sur le terrain, l'armée française a gagné la guerre d'Algérie et on l'a perdu politiquement. Ils sont devenus indépendants.

Donc, je veux dire, gagner sur le terrain, ils sont ils sont supérieurs sur le terrain. Ça veut pas dire qu'ils ont le dernier mot. La victoire militaire ne veut pas dire la victoire politique.