20 heures : [émission du 23 juillet 2009]
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:33OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction ce soir ? La colère, j'imagine ?
- 9:55OuverteRéponse directe
Est-ce que vous demandez ce soir réparation à l'armée et quel type de réparation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:45PrésentateurFait
« Le Premier ministre, François Fillon, qui s'est rendu sur place cet après-midi, parle d'une faute professionnelle inexcusable. »
- 7:10PrésentateurFait
« Hier matin, sept légionnaires s'entraînent au FAMAS avec des balles traçantes. »
- 7:44PrésentateurFait
« Le chef de section a ordonné l'utilisation de balles traçantes. »
- 8:01PrésentateurFait
« Sauf que là, on n'a pas ratifié les haïts. »
- 8:09Invité politiqueFait
« Depuis ce printemps, nous avons eu beaucoup de pluie. Et donc la pluie a fait pousser l'herbe. Donc on avait un tapis d'herbe sèche. »
- 8:52Invité politiqueFait
« Bien entendu, la colère devant une stupidité avec 32 degrés de chaleur, avec un jour de vent très fort. »
- 9:01Invité politiqueFait
« On ne fait pas ce genre d'exercice militaire. Et voilà ce que cela produit. »
- 10:01Invité politiqueFait
« Vous savez, déjà, dans la nuit, nous nous sommes téléphonés avec le Premier ministre, puis avec le ministre de l'Intérieur, avec Mme Joanneau, avec M. Morin. »
- 10:10Invité politiquePromesse
« Et j'ai dit à M. Morin et au chef d'état-major de l'armée de terre que puisque l'armée était visiblement responsable de ces dégâts, il faut qu'elle contribue largement à aider celles et ceux qui sont en difficulté. »
- 12:11Invité politiqueFait
« Donc, c'est l'acte de gens qui sont vraiment les responsables. Et je pense que là, il va falloir vraiment que ça s'arrête, parce qu'on fera tout pour ça. »
- 12:19PrésentateurFait
« Pour vous, c'est volontaire, donc c'est criminel ? »
- 12:21Invité politiqueFait
« Oui, c'est certain. »
Temps de parole
- Présentateur84 %
- Invité politique9 %
- Invité3 %
≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Madame, Monsieur, bonsoir. Bienvenue au 20h. L'incendie aux portes de Marseille ne progresse plus mais il est toujours. Il n'est pas totalement été encore. En tout, 1300 hectares de garricks sont partis en fumée. Le pire a été évité. Les flammes ont parfois été stoppées au pied des immeubles. Alors ce soir, les Marseillais ne décolèrent pas. Vous entendrez leur maire, Jean-Claude Godin. Il est avec nous et il est particulièrement remonté contre le militaire qui a déclenché le feu par un tir de balle traçante pourtant interdit. Bonsoir, Monsieur Godin et à tout à l'heure.
Toujours au sujet des incendies, nous nous rendrons en Espagne où un cinquième pompier est mort aujourd'hui alors qu'il luttait contre les flammes en Catalogne. La région, ce soir, lance un appel à l'aide aux pays voisins. Aux Etats-Unis, nous vous raconterons aussi cette incroyable histoire d'un professeur noir de Harvard qui a eu le malheur d'oublier les clés de sa maison. Trop belle pour lui, ont pensé les policiers qui l'ont pris pour un cambrioleur. Il a été arrêté. La filière bio à la cote chez les consommateurs mais la production ne suit pas, en tout cas pas en France. Alors pourquoi ? Nous poserons la question. Ce sera le dossier de ce journal.
Dans le Tour de France, Contador a littéralement écrasé ses poursuivants tout à l'heure dans le contre-la-montre à Annecy. Sauf accident, il est désormais assuré de remporter la grande boucle. On commence bien sûr avec le gigantesque incendie qui s'est déclaré hier après-midi aux portes de Marseille. Il n'est toujours pas totalement éteint ce soir mais il est maîtrisé selon les pompiers. Ces derniers ont réussi à éviter le pire la nuit dernière. Mais ce matin, au réveil, le spectacle était celui de la désolation. Vincent Fischmann, Pierre Monégier, Nicolas Ouerre. A perte de vue, la terre brunit par les flammes. Ce matin, les Canadaires poursuivent leur travail colossal.
Au sol, sur 1300 hectares plus un buisson, l'incendie a tout ravagé et il ne s'est pas arrêté là. Tout à l'est de Marseille, le feu s'est frayé un chemin jusqu'à ses premières maisons. Quelques mètres à peine et ce bâtiment était dévasté par les flammes. Au petit matin sur les crêtes, les flammes sont encore bien vivaces. Dans le quartier des Trois-Ponts et de la Barrasse, les habitants reviennent peu à peu chez eux, malgré tout.
Ça faisait peur, quoi. Parce qu'on était entouré de flammes.
Toute la nuit, cet homme a lutté aux côtés des pompiers avec ses propres moyens. Au petit matin, il a découvert les dégâts.
C'était dans Marseille, encore un des derniers petits coins de paradis qui existaient. Et maintenant, c'est un coin de sable.
Plus loin, la colère gagne les esprits depuis qu'ils savent qu'un entraînement militaire est à l'origine du feu.
C'est vraiment d'être inconscient de faire quelque chose avec les risques que ça comporte de tirer des balles fraçantes. Ils veulent s'entraîner, ils nettoient tout, ils nettoient ce qu'ils ont brûlé et ils replantent. Jusqu'à la fin de leur vie, il faut qu'ils replantent des arbres.
Dans le quartier de La Panoue, cet après-midi, le sol fume encore. Plus bas dans cette maison de retraite, les résidents sont de retour. Ils ont été évacués dans la nuit. Les flammes étaient toutes proches.
C'était perturbant quand on toussait, on avait mal aux yeux. Vous savez, on ne réagit pas tout de suite, c'est qu'après.
Ennemi juré des pompiers, le vent n'a pas faibli de toute la journée. L'inquiétude est grande pour demain. C'est le Mistral qui, cette fois, pourrait bien redonner de la vigueur au premier grand incendie de l'épée. Alors, de la colère, vous l'avez compris, il y a eu la peur cette nuit. Par endroits, les flammes ont été arrêtées au pied des immeubles. Vous l'avez vu, une maison de retraite, un centre pour handicapés aussi ont dû être évacués. Jusqu'à l'aube, les pompiers ont lutté sans relâche pour protéger les habitations. Arnaud Comte, Pierre Monégy et Christophe Larocard. Un front de feu de 8 kilomètres. A 23h, 1200 hectares de mâts qui ont déjà brûlé.
Et voilà les flammes aux portes de la ville. Les habitants observent, impuissants, sidérés. C'est pas possible. Oh, Jacques, c'est la tête là.
On a le feu au pied des collines qui lèchent les maisons. Et on nous a obligés de partir parce qu'il y a des cuves qui doivent certainement exploser.
Des riverains reçoivent l'ordre d'évacuer. En fait, on vérifie s'il ne reste pas déjà à l'intérieur. D'autres apeurés fuient spontanément leur maison.
En principe, ils disent que ça ne monte pas. Non, je ne sais pas.
Depuis la nuit tombée, les Canadaires ont cessé leur rotation. Dans ces collines escarpées, les véhicules ne peuvent accéder bien loin. Avec des moyens dérisoires, certains habitants tentent eux-mêmes d'étouffer les flammes en attendant les pompiers. Certains Marseillais, parfois en tenue de plage, n'hésitent pas à prêter main-temps. C'est une motopompe. Vous allez pomper l'eau de la piscine, là ? Oui, on va pomper l'eau de la piscine. Ici, la piscine a sauvé la villa. Deux heures 30 du matin, le feu progresse encore, attisé sans cesse par des vents tourbillonnants. Dans cette maison de retraite, il faut évacuer en urgence.
Ces occupants, pour la plupart invalides, viennent d'être réveillés en plein sommeil. Et il ne faut oublier personne. Il va falloir en transporter en tout 116. Tous des gravataires, mon ami. Soit chaises roulantes, soit... Enfin, c'est vraiment... C'est vraiment... C'est dur. 116 personnes acheminées par ce bus de la ville vers un gymnase voisin. Si dans Marseille, ces sirènes ont résonné toute la nuit, le pire a été évité. Le feu maîtrisé au petit matin n'a fait aucune victime. Alors, pour bien comprendre ce qu'il s'est passé, regardez cette image maintenant. C'est le point de départ de l'incendie.
On voit très bien qu'il démarre exactement sur le terrain militaire du camp de Carpiagne, dont on voit les bâtiments ici. Nous vous le disions dès hier soir. C'est donc bien un tir militaire qui est à l'origine du sinistre. Un tir à balles traçantes, pourtant formellement interdit. Le Premier ministre, François Fillon, qui s'est rendu sur place cet après-midi, parle d'une faute professionnelle inexcusable. Une enquête a été ouverte. Et en attendant, un sous-officier a été suspendu. Stéphane Dépinois, Christophe Larroca, sur place. Les Canadaires projettent leur masse d'eau sur les derniers foyers embrasés. Nous sommes en lisière des quartiers situés au sud-est de Marseille.
C'est dans ce relief très escarpé qui surplombe les calanques que le feu a pris. L'incendie a démarré très exactement dans le camp militaire de Carpiagne, situé sur les hauteurs entre Marseille et Cassie. Hier matin, sept légionnaires s'entraînent au FAMAS avec des balles traçantes. Après leur pause déjeuner, les militaires détectent des fumeroles, tentant vain de les éteindre trop tard. Selon le Premier ministre qui s'est rendu sur place cet après-midi, c'est inexcusable. Nous sommes donc en présence d'une faute. Une enquête de commandement est en cours. Naturellement, une instruction judiciaire est également en cours.
Nous attendrons les résultats de ces deux enquêtes pour prendre des décisions. Mais il y aura des décisions. C'est-à-dire qu'il y aura des sanctions qui seront prises contre ceux qui ont commis ces fautes professionnelles graves. Le chef de section a ordonné l'utilisation de balles traçantes. Ce sont des balles munies d'un procédé pyrotechnique pour marquer leur trajectoire. Elles sont proscrites l'été dans le sud. Tous les jours, les soldats, comme mission et comme instruction, ont enlevé les balles traçantes. Sauf que là, on n'a pas ratifié les haïts. L'adjudant a été suspendu de ses fonctions et placé en garde à vue. Si négligence il y a eu, elle s'est produite au pire moment.
Depuis ce printemps, nous avons eu beaucoup de pluie. Et donc la pluie a fait pousser l'herbe. Donc on avait un tapis d'herbe sèche. Le feu est parti dans cette herbe et s'est propagé très rapidement.
Des élus s'étonnent que l'armée ne déploie pas de moyens anti-feu lors des exercices. L'été dernier déjà, un incendie avait parcouru le camp militaire de Canjouers dans le Var. Et en direct de Marseille, on retrouve maintenant le maire de la ville, Jean-Claude Godin. Bonsoir, monsieur Godin. Quelle est votre réaction ce soir ? La colère, j'imagine ?
Oui, d'abord, Dieu merci, nous n'avons pas déploré de mort devant cet incendie gigantesque. Et vous venez de le décrire depuis le début de votre journal. Bien entendu, la colère devant une stupidité avec 32 degrés de chaleur, avec un jour de vent très fort. On ne fait pas ce genre d'exercice militaire. Et voilà ce que cela produit. Un feu sur 8 kilomètres qui descendait vers les habitations des quartiers Est de Marseille, où nous avons passé toute la nuit à organiser, comme vous l'avez dit, le déplacement de deux établissements, justement, notamment de personnes âgées et de handicapés moteurs.
Et ensuite, le fait qu'il y a eu plus de 500 personnes, avec un dévouement extraordinaire, marins-pompiers, sapeurs-pompiers, police municipale, police nationale, qui a permis d'éviter, qui a permis, laissez-moi terminer, d'éviter des pillages, car il y avait déjà des maisons abandonnées, où des individus peu scrupuleux auraient pénétré dans les maisons si nous n'avions pas été là.
On a bien compris, M. Godin, votre colère. Est-ce que vous demandez ce soir réparation à l'armée et quel type de réparation ?
Vous savez, déjà, dans la nuit, nous nous sommes téléphonés avec le Premier ministre, puis avec le ministre de l'Intérieur, avec Mme Joanneau, avec M. Morin. Et j'ai dit à M. Morin et au chef d'état-major de l'armée de terre que puisque l'armée était visiblement responsable de ces dégâts, il faut qu'elle contribue largement à aider celles et ceux qui sont en difficulté. Quelques maisons qui ont été abîmées par le feu et ensuite, surtout, faire en sorte de revitaliser et de redonner vie à, justement, ces collines de Marseille. Notamment, quelqu'un l'a dit dans votre reportage, nous avions le parc des Bruyères, un parc public qui est totalement anéanti.
Comprenez que le maire de Marseille, ce soir, ne soit pas content.
Merci, M. Godin. On l'avait, effectivement, bien compris. Et d'ailleurs, on le comprend. Et puis, un autre incendie, maintenant, en Corse. Le vent a soufflé fort aujourd'hui, alors que les températures ont atteint les 40 degrés à l'ombre. Autant dire que les pompiers sur l'île étaient sur le pied de guerre. Et heureusement, vous allez le voir. Reportage, Amaury Guibert, Chloé Cormery. Les températures sont si élevées, les vents si forts ici. Ils sont sur leur garde, les pompiers de Bocognano. Aujourd'hui, plus que jamais, depuis le début de l'été, c'est une journée de tous les dangers. On est en risque très sévère.
Donc, niveau rouge, il y a des journées comme ça, avec une chaleur aussi forte, où ça peut réveiller certains instincts. Et donc, c'est là qu'on doit redoubler de vigilance. Donc, aujourd'hui, on a accru le dispositif. Instinct d'incendiaire, et déjà un premier départ de feu près d'Ajaccio. Simple incendie de broussaille, pour le moment, traité par un hélicoptère bombardier d'eau. Mais le thermomètre n'incite pas à l'optimisme. 42 degrés en milieu de journée, et le vent qui se lève. Là, il faut vraiment, vraiment être vigilant, parce que chaque départ de feu peut dégénérer. Et ça dégénère effectivement. Dans la vallée de la Gravonne, des dizaines d'hectares sont en train de brûler.
Le feu près d'Ajaccio a quant à lui avalé une bergerie. Les flammes se rapprochent d'une maison. Et pour les combattre, on fait avec les moyens du bord.
Donc, c'est l'acte de gens qui sont vraiment les responsables. Et je pense que là, il va falloir vraiment que ça s'arrête, parce qu'on fera tout pour ça.
Pour vous, c'est volontaire, donc c'est criminel ?
Oui, c'est certain.
Il y aura eu en tout six départs de feu aujourd'hui en Corse du Sud. Ce soir, les pompiers affrontent toujours trois foyers principaux. Cette journée de tous les dangers n'est pas encore terminée pour eux. Et selon un tout dernier bilan, avec ces six départs de feu, c'est un millier d'hectares qui est parti enfumer aujourd'hui en Corse. Et puis, concernant l'incendie en Espagne, maintenant en Catalogne, on l'a appris tout à l'heure, un cinquième pompier est mort en combattant les flammes qui ravagent depuis trois jours maintenant un parc naturel. Visiblement, les soldats du feu espagnol n'arrivent pas à faire face. Un appel à l'aide a été lancé ce soir au pays voisin. Gilles Rabin.
Même quand l'hélicoptère bombardier d'eau passera du feu, il ne peut pas voler plus bas rien n'y fait. Les températures sont si élevées, les vents si forts et si changeants que l'Espagne ce soir ne parvient plus à maîtriser la situation. En Catalogne et en Aragon, la montagne brûle. Mais aussi en Navarre et en Castille, il a fallu évacuer des villages entiers. Près de 10 000 hectares ont déjà été brûlés et un cinquième pompier est mort aujourd'hui. Les obsèques des quatre pompiers du mardi dernier ont été célébrés aujourd'hui dans un recueillement intense. Ce soir, l'Espagne appelle au secours. Elle demande de l'aide aux pays voisins.
Elle est à la recherche de tous les moyens disponibles en hommes et en matériel. Avec la nuit qui tombe, les Canadaires ne peuvent plus voler. Le feu redouble en intensité et progresse de nouveau. Sur le bassin d'Arcachon, c'est un vent de fronde qui souffle, une fronde des austréiculteurs qui remettent en cause les tests sanitaires sur leurs huîtres. Aujourd'hui, certains ont décidé de braver une nouvelle interdiction de vente. Sur place, David Bazier, Philippe Dumail. Décidément, sur le bassin d'Arcachon, personne ne semble respecter l'interdiction préfectorale de consommer et de vendre des huîtres. Dégustation spéciale devant les caméras pour ces 60 élus de la région.
En aucun cas, on veut braver une interdiction. Nous sommes des élus républicains irresponsables. Mais là, c'est une question de survie par rapport à une profession qui est totalement en danger parce qu'elle ne va pas survivre à cette succession de fermetures que nous connaissons depuis 5 ans. Sur les marchés ce matin, les banduites étaient ouverts. Aujourd'hui, on a un test qui n'est pas fiable. Ça fait 5 ans qu'on nous l'applique abusivement qu'on nous ferme abusivement. Ça ne vous gêne pas d'acheter les huîtres aujourd'hui ? Non, pas du tout. Pas du tout parce que je ne vois pas en quoi elle est mauvaise et non.
J'ai des cousins qui sont là, qui arrivent de Paris, je vais leur en faire manger. J'avais l'impression de prendre un risque et je n'en aurais pas acheté. Le test de la souris qui consiste à injecter des prélèvements d'huîtres à un animal de laboratoire et d'attendre s'il meurt au bout de 24 heures est plus que jamais contesté. J'ai donc pris l'engagement que nous allions à l'échelle européenne dès le début du mois de septembre travailler sur un nouveau test plus performant que le fameux test de la souris qui sera plus précis et plus efficace que celui dont nous disposons. Ce soir, la préfecture de la Gironde appelle les consommateurs à la plus grande vigilance.
Nouvelle annonce de restructuration aujourd'hui. 850 postes doivent être supprimés chez Alcatel-Lucent. Le site le plus touché est celui 2 en Seine-Maritime. Les salariés en grève bloquent depuis ce matin leur usine qui fabrique du matériel de télécommunication. Autre colère, celle des salariés de New Fabrice à Châtellerault dans la Vienne. Ils n'acceptent pas la proposition d'indemnité de 11 000 euros par personne faite par le gouvernement lors d'un vote. Aujourd'hui, ils ont donc décidé de maintenir leur ultimatum. Ils menacent, vous le savez, de faire sauter leur usine au 31 juillet. En revanche, ils n'ont pas ressorti leurs bonbonnes de gaz.
Elles restent pour l'heure dans un local fermé où elles ont été remisées afin de pouvoir poursuivre les négociations. Cette fois, c'est fait. Le Parlement a définitivement adopté la loi sur le travail du dimanche. Le vote a eu lieu cette nuit. Un texte qui a divisé les sénateurs. 165 voix pour, 159 comptes. Tout s'est donc joué à 6 voix d'écart. FO dénonce une loi qui légalise des pratiques jusqu'alors condamnées. La CFTC, quant à elle, estime que ce texte menace désormais des centaines de milliers d'emplois. et l'EPS a décidé de déposer un recours au Conseil constitutionnel. Stupide, c'est l'adjectif employé par le président des Etats-Unis pour qualifier l'attitude de policiers américains.
Pensant agir dans le cadre d'un cambriolage, ils ont arrêté un homme de couleur noire qui tentait de s'introduire dans une maison d'un quartier huppé. Le problème, c'est qu'il en était le propriétaire. Professeur dans la prestigieuse université de Harvard, il avait simplement oublié ses clés. Correspondance, Alain Chalvon. Henry Gates est un des intellectuels noirs les plus connus et respectés des Etats-Unis, professeur à la prestigieuse université d'Harvard. La semaine dernière, il rentre de Chine avec son chauffeur. Mauvaise surprise, la serrure de la porte de la maison est grippée. Les deux hommes la poussent, la secouent et finalement, la force.
Seulement, entre-temps, une voisine a appelé la police. Deux noirs essayent de cambrioler une maison. Comme d'habitude, les policiers arrivent en force. La suite, c'est le professeur qu'il raconte. Le policier m'a dit sortez de cette maison. Je lui ai dit certainement pas et d'abord, que faites-vous ici ? Il m'a répondu, j'enquête sur une effraction. Je lui dis, mais ceci est ma maison. Je suis professeur à Harvard, je vis ici. Il m'a demandé, prouvez-le. Et je lui montre deux pièces d'identité, lui demande son nom et son matricule. Bien que cette demande soit parfaitement légitime, le policier lui passe les menottes et l'embarque au poste pour trouble à l'ordre public.
L'affaire devient alors nationale. Jusqu'au plus haut niveau, le professeur n'aurait été traité de cette façon qu'en raison de sa couleur de peau, commentaire de Barack Obama. Je suis le témoignage vivant des progrès qui ont été faits, mais pourtant, la réalité est que ce problème nous hante toujours.
La police a classé l'affaire.
Trop tard, le mal est fait. Au Proche-Orient maintenant, il est souvent compliqué d'expliquer la situation sur le terrain, mais il y a parfois des anecdotes, des petites histoires qui parlent plus que de grands discours. En voici une. Il s'agit d'un spot de publicité télévisée autour du mur de séparation entre Israéliens et Palestiniens. A l'origine, il se voulait un message de paix. On vous avait raconté le début de l'histoire la semaine dernière. En voici la fin. Claude Semper. Offset n'allemandien. Voici le spot publicitaire israélien qui depuis deux semaines provoque une vive tension entre Israël et les territoires palestiniens. Un spot de 50 secondes pour une compagnie de téléphone.
On y voit des soldats israéliens jouer au football devant le mur de séparation. Ils envoient le ballon côté palestinien et une jolie partie commence. On oublie la guerre, on oublie le mur, symbole de séparation et de division et tout le monde s'amuse. Cette publicité a profondément choqué les palestiniens. Il y a quelques jours, ils ont tenu à réagir à leur manière. A quelques kilomètres de Jérusalem devant le mur, des palestiniens ont commencé une partie de football. Et comme dans la publicité, ils ont envoyé le ballon de l'autre côté. Les israéliens ont réagi tout de suite. Ils n'ont pas renvoyé le ballon, mais des grenades lacrymogènes.
Ce matin, nous avons retrouvé sur place deux des joueurs. On s'attendait à cette réaction israélienne. Nous, on voulait simplement jouer pacifiquement et leur réaction a été très violente. La réalité est plus complexe que dans la publicité. Nous voulions montrer cette réalité. Ici, personne ne s'amuse.
Commencé en 2003,
le mur s'étend aujourd'hui sur plusieurs centaines de kilomètres. En 2004, la Cour de justice internationale a déclaré illégale cette construction là où elle empiète sur les terres palestiniennes. Ici, le mur entre Israël et les territoires palestiniens est composé de plusieurs barrières de fils de fer barbelés. Pour les israéliens, il s'agit d'un mur de défense. Les palestiniens, eux, l'appellent le mur de la honte. Il est 20h18 à suivre l'histoire d'un homme égaré dans le massif du Mont-Blanc. Il peut converser avec les sauveteurs par téléphone, mais il ne sait pas expliquer où il se trouve. Nous parlerons aussi du déficit de la filière bio en France. Il y a moins d'offres que de demandes.
Et puis, nous reviendrons sur le contre-la-montre du jour dans le Tour de France. Contador a écrasé la concurrence. Mais d'abord, on commence avec cette incroyable histoire d'un homme qui s'est égaré dans le massif du Mont-Blanc. Il est apparemment blessé à une jambe. Les secouristes du peloton de gendarmerie de haute montagne ont pu converser avec lui par téléphone pendant une heure avant que la communication ne soit coupée. Il a disparu hier midi et ils n'ont toujours pas réussi à le localiser. L'identification des relais déclenchés par son téléphone semble prouver qu'il ne s'agit pas d'un canular. Alors, ce type d'opération de secours est plutôt fréquent en montagne pendant l'été.
Mais d'ordinaire, les personnes qui appellent arrivent toujours à expliquer là où elle se trouve. Voyez ce reportage dans les Hautes-Pyrénées auprès d'une brigade spécialisée. Il s'agit de CRS dont la seule armée le mousqueton Yacine Benjanet David Bress. Les sauveteurs viennent de recevoir l'appel d'un randonneur en détresse. Je me suis paumé. J'ai plus de jambes, j'ai plus rien. Heureusement, l'homme a un téléphone portable. Il peut donner quelques indications sur sa position. Et là, par la main, il s'est perdu. Il a dû se perdre à l'arbre. Immédiatement, l'hélicoptère part à sa recherche. La forêt est dense, mais au bout d'une demi-heure, l'homme est localisé.
Impossible de se poser, il faut élitroyer. L'homme est indemne, juste déshydraté. Pour lui, rien n'a déboursé car en France, les secours sont gratuits. Mais accidents graves aux touristes étourdis. Pour les sauveteurs, chaque intervention est une urgence. Il y a des gens qui, si on va les chercher de suite, il n'y aura rien. Et si on ne va pas les chercher, ils sont dans un milieu qui leur fait peur, qui est hostile. Et là, on peut assister à un drame. Autre intervention. Un touriste anglais a fait une mauvaise chute de cheval. Ça n'a pas l'air très grave. On a quand même immobilisé la jambe. Et on descend au poste pour faire un bilan plus approfondi.
Traumatisme du genou, il est finalement évacué vers un hôpital pour faire des radios. Comme lui, 230 personnes ont été secourues l'année dernière dans les Hauts-Pyrénées. Mais ces montagnes en ont tué 12 autres. C'est souvent des alpinistes en hauteur, en très haute altitude qui font des chutes. Après ça, il peut y avoir des malaises cardiaques, des gens qui s'aventurent sur des sentiers, pas préparés à leur randonnée, mal équipés. Les sauveteurs ne sont pas épargnés. Crash délico ou avalanche, cette section a perdu 4 hommes en 8 ans. Prudence donc si vous êtes en vacances à la montagne. Prudence aussi si vous prenez la route ce week-end dans le sens des départs.
Elle est classée orange à partir de demain, rouge samedi. Cette journée de samedi sera d'autant plus difficile qu'elle sera celle du premier chassé croisé. Vous le voyez, la circulation sera très chargée y compris dans le sens des retours, en particulier dans le sud-est du pays. Le bio dans les assiettes est à la mode. La demande est même très forte et pourtant, en France, la production ne suit pas. Nous sommes même très en retard par rapport à nos voisins européens. Alors pourquoi certains agriculteurs rechinent-ils à se convertir ? C'est le dossier de cette édition. Il est signé Laurence Descherf et Frédéric Faure.
Oui,
je voudrais un petit pavé bio s'il vous plaît. Acheter bio est devenu une habitude pour certains, une occasion pour d'autres.
Plus 25% rien qu'en 2008, une croissance record pour ce marché bio qui explose. Mais problème, la production française n'est toujours pas au rendez-vous. En maraîchage et notamment en légumes de printemps, on a des difficultés à s'approvisionner. On a les pommes de terre nouvelles, il nous en manque régulièrement. Les carottes-bottes, les radines, des courgettes en début de saison, il nous en manque aussi.
On a aussi des produits laitiers, on a des difficultés à s'approvisionner. L'année 2008 a été une année où on a eu de sérieuses ruptures.
Résultat, la grande distribution et même les magasins spécialisés sont obligés de s'approvisionner ailleurs. Un tiers des produits vient de chez nos voisins. 2% des surfaces sont cultivées en bio en France, contre 3,7% en Espagne, 4,8% en Allemagne et plus de 9% en Italie. Alors, pourquoi si peu d'engouement chez les agriculteurs ? Henri Cormorèche s'y est mis peu à peu il y a 10 ans. Aujourd'hui, il croule sous la demande endive, carotte et céréales, mais se convertir au bio, c'est souvent être montré du doigt. Il y avait deux choses. Il y a eu la première chose, il a fallu se faire sa conversion dans sa tête. Après, il a fallu faire sa conversion par rapport à ses amis, à ses collègues.
Qu'est-ce qu'il lui prend ? Il passe en bio. Des moments, on croyait qu'on avait pratiquement une maladie. Et puis après, il a fallu faire la preuve. Preuve est faite, il faut alors abandonner les idées reçues. Il faut que toutes les carottes soient de la même grandeur, de la même couleur, de la même diamètre. Et là, on s'aperçoit qu'en bio, on est capable de vendre une qualité gustative, mais la qualité esthétique n'est pas la raison première. La raison première, c'est la culture sans pesticides, sans OGM ou l'élevage sans antibiotiques. Si cette année, la moisson est bonne, 36 millions de tonnes de blé en France, seules 100 000 tonnes sont bio. Une goutte d'eau dans un océan.
Le rendement, en lui, n'est plus prioritaire. Ça fait à peu près 25 à 30 % de moins. Et ça, c'est normal ? Oui, oui, c'est à peu près normal. Vendu près du double, le producteur bio reste gagnant. Ce blé est transformé dans ce moulin qui fabrique 15 000 tonnes de farine pour le pain et pour l'alimentation animale. Les patrons peuvent doubler, voire tripler leur production bio, mais il faut plus
de matières premières. On pourrait faire plus parce que la demande, le marché est ici et les transformations se font ailleurs alors qu'en France, on a des transformateurs tout à fait opérationnels qui pourraient transformer beaucoup plus de produits en agro-bio. C'est certain.
Les trois premières années, le producteur bio doit continuer à vendre sa production au même tarif qu'auparavant. Le gouvernement a donc débloqué des aides, 200 euros par hectare pendant cette période pour inciter plus d'agriculteurs à se convertir. L'objectif de la France, rattrapait le retard et triplait la production en trois ans. Alberto Contador n'a peut-être pas seulement remporté l'étape aujourd'hui sur le tour en écrasant ses rivaux. Tout à l'heure, il a probablement décroché aussi la couronne de grand roi de la petite reine. L'Espagnol a été stupéfiant dans ce contre-la-montre.
Il a même devancé le champion olympique de la discipline en parcourant les 40 km de l'étape à plus de 50 km heure de moyenne. Lance Armstrong n'est arrivé qu'une minute et 30 secondes après. Ce tour de France est donc en passe de s'achever dans trois jours l'occasion pour nous de faire un bilan sur les contrôles anti-dopage. Aucun cette année et pour l'heure ne s'est révélé positif. Alors, de deux choses l'une, soit le dopage a totalement disparu du peloton, soit les tricheurs ont appris à ne plus se faire prendre. Enquête Julien Benedetto, David Dameda. Ligne d'arrivée franchie, Christophe Moreau est prise en chasse par un drôle de personnage.
Le chaperon, comme on l'appelle, est chargé d'escorter le coureur jusqu'au contrôle anti-dopage. Interdiction pour l'athlète de se soustraire à son regard jusqu'au prélèvement. C'est le contrôle anti-dopage comme tous les jours sur le tour pour tous les athlètes, tous les vainqueurs. Voilà, c'est la routine. Ce tour 2009 est l'événement sportif le plus contrôlé de l'histoire. 400 contrôles urinaires et sanguins ont déjà été effectués et ce soir, toujours zéro cas positif. Et ça prouve que la lutte anti-dopage marche, même si il y a quelques temps encore on disait que les dopés, soit dit en passant, avaient une longueur d'avance sur tout le monde.
Aujourd'hui, je dirais que la marge se réduit et donc ceux qui utilisent des manières illicites sont en train progressivement de diminuer et de quitter le peloton. Peut-on alors parler de tours propres ? Pour ce spécialiste du dopage, les meilleurs utilisent des produits et des méthodes indétectables. Hormones de croissance, certaines formes de PO mais surtout transfusion sanguine. Le plus important notamment, c'est la transfusion sanguine autologue qui est faite avec son propre sang qui est indécelable et c'est un dopant hyper efficace. A moins d'être suicidaire, les sportifs utilisent ces substances indécelables. Comment voulez-vous que la lutte anti-dopage soit efficace ?
C'est pas possible. Dans son duel avec les tricheurs, l'agence française de lutte contre le dopage possède une arme très dissuasive. Elle a le droit de conserver les échantillons 8 ans. Les dopés peuvent être confondus à postérioré. Je pense qu'il y a des molécules nouvelles qui sont utilisées. J'ai des informations dans ce sens. Ils ont peut-être trouvé une parade au quotidien mais sur la durée certainement pas. On peut détecter en 2015 des positifs autour de France 2009. Dans ce tour sous haute surveillance, certaines performances laissent encore sceptiques mais les taux se resserrent autour des tricheurs. Sport encore. A priori, celui-ci n'est pas vraiment concerné par le dopage.
On va parler de golf maintenant. En ce moment, se joue le tournoi féminin à Evian. Avec une nouveauté pour ceux qui ne connaissent pas les règles, le parcours est truffé de souffleurs des passionnés qui se sont donnés pour mission de murmurer à l'oreille du public ce qu'il faut comprendre du jeu en cours. Virginie Fiché, Philippe Évec.
C'est une variante atypique des randonneurs. Une balade de 6 km sur tapis vert où la mise en jambe est aussi une première mise au point.
Quand un trou est en par quatre, on a quatre coups pour le faire. C'est le coup normal.
Golfeur confirmé, Claude Alphonse est un habitué de ce parcours. Mais aujourd'hui, il guide. Bénévolement, presque religieusement, il conduit son petit groupe le long des ferroïes.
Dès qu'elle se présente devant la balle, c'est fini. Plus un bruit. Plus un geste, plus un bruit.
Golfeur amateur ou novice découvre ainsi le cœur du plus grand tournoi féminin mondial. Cette ambiance de compétition, ça fait l'impression d'une grande messe. Et lorsque les joueuses ont quitté le green, ces spectateurs privilégiés ont droit à une intrusion dans le sanctuaire pour un cours pratique.
Il y a quatre sortes d'herbes ici. Il y a le roff qui est très épais, qui est en dehors du green. L'avant-roff qui fait cette partie. L'avant-green et le green et ça roule très très bien.
Grâce à ce guide très discret, les randonneurs se glissent au point de vue les plus stratégiques. Au fil du parcours, Claude Alphonse dissèque pour eux le jeu des 90 meilleures golfeuses du monde.
Alors ça, c'est pas un bon coup. On va voir, on va voir, elle va être obligée de faire une approche. Ce qui veut dire qu'elle est loin de faire le pas. même pour des gens qui sont un petit peu habitués au golf, je trouve que c'est très très très intéressant. Parce qu'en fait, c'est vrai, il y a trois quarts du temps, on voit ça à la télévision, donc on voit que des petits bouts et puis quand on joue, on voit rien du tout, sinon c'est une petite balle.
Une petite balle qui captive ici chaque année 50 000 spectateurs. Pour la première fois dans ce monde feutré, les souffleurs lèvent une part de son mystère.
Avant de refermer ce journal, je vous en rappelle le principal titre, l'incendie aux portes de Marseille ne progresse plus mais il n'est pas totalement éteint ce soir. La vigilance sera donc de mise pour les marins pompiers de la ville et puis concernant les responsabilités, le maire de Marseille, Jean-Claude Godin, a demandé ce soir sur notre antenne réparation aux militaires. L'origine du feu, je vous le rappelle, l'est dû à un tir de manœuvre de l'armée. Fin de ce journal, merci de l'avoir suivi tout de suite. C'est la météo avec Laurent Romeshko à 20h35, les carnets de voyages d'envoyés spéciales avec François Jolie et Guylaine Chenu.
Pour le journal, demain à 13h, vous aurez le plaisir de retrouver Sophie Lecain à 20h, Marie Drucker. Pour ma part, je vous donne rendez-vous lundi. Excellente soirée sur France 2.
L'info continue. C'est aussi sur France 2.fr.